Euphoria – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.

> Saison 1


Spoilers

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And then, the night got weird.

Oh la, je voulais être réveillé, c’est réussi dès les premières images avec un début d’épisode qu’il sera difficile d’oublié. On assiste donc à la naissance de Rue, le personnage principal, quelques jours seulement après le 11 septembre. C’est un excellent début avec une voix off très convaincante : Zendaya nous raconte l’enfance de son personnage et c’est brillamment drôle malgré une enfance loin d’être drôle.

Elle a des troubles de l’attention et est sur le spectre autistique, ce qui perturbe ses parents. Sa mère essaie de lui trouver des artistes auxquels se comparer, ce qui n’est pas brillant, et la série s’inscrit clairement dans notre monde, avec plein de références parlantes pour tout le monde. Rue grandit bien vite, s’isolant du reste du monde et ayant clairement des tendances à la dépression – et aussi une petite sœur. Pardon, tout se mélange, parce que le début d’épisode allait super vite. Je m’attendais à une série lente, moi.

Dans tout ça, elle n’a pas trop de choix pour se sentir en vie : elle se défonce. Bon, allez, je savais ce qui m’attendait en me lançant dans cette série. On a plus l’impression d’être dans un clip que devant une saison, mais ce début est extrêmement prenant : ça va vite, on est guidé par la voix de Zendaya et l’on englouti plein d’informations d’un coup. Je tiens à noter, pour m’en rappeler, que je suis content d’avoir vu cet épisode dans le noir – parce que les images sont magnifiques.

On la retrouve rapidement à la sortie d’une détox, à retrouver sa petite sœur et apercevoir une nouvelle en ville, mais elle nous explique qu’elle n’a pas envie de rester sobre pour autant. Cinq jours plus tard, elle se retrouve donc à acheter de la drogue à un enfant et faire un bad trip où elle fantasme sur la nouvelle. Tu m’étonnes que les puritains pètent un câble ! Après ça, Rue croise Nate, qu’elle n’aime pas beaucoup, acheter de la drogue.

Et encore juste après ça, Nate tombe sur la nouvelle, qu’il fait tomber. La nouvelle s’appelle Jules et finit sur son lit à chercher des rencards en ligne – beaucoup de photos de mecs nus, et finalement peu de dick pics – pour finalement trouver un « sexy daddy » qui lui plait et refuser d’aller à une soirée où sa pote l’avait invitée. À la place, elle se prépare donc pour son rencard, à coup de botox dans les fesses (edit : on me dit qu’il s’agit plutôt d’hormone vu le perso, mais comme ça reste non annoncé dans la série, we’ll see).

Le seul problème, c’est qu’on a les avertissements un peu angoissant de Rue en fond sonore qui nous indique que Jules fait le mauvais choix de soirée. Je pense que c’est un parti pris plutôt intéressant pour la série : la voix-off prend une vraie distance avec tout ce que l’on voit et elle est nécessaire pour apporter la morale à tirer de ce… traumatisme permanent qu’est la série.

Le traumatisme est d’autant plus réel qu’elle se rend en rencard avec… Eric Dane. Et il a encore pris un coup de vieux depuis la dernière fois que je l’ai vu dans une série. Il est aussi beaucoup plus nu – bon, lui ou sa doublure – puisqu’on le voit enfiler son préservatif, de manière floue, certes. La scène de sexe qui suit est dérangeante comme tout, puisque Jules en disparaît totalement, alors même que la caméra se centre sur elle.

Bref, elle est un défouloir qui s’oublie et est oublié par son « sexy daddy », qui est bien marié avec des enants, comme elle le voit sur son portable. Elle sort finalement du motel glauque et envoie un message à sa meilleure amie, trop occupée ailleurs.

En parallèle, on continue bien sûr de suivre Rue : elle a repris la drogue, mais elle a tout de même sa mère pour s’occuper d’elle comme elle peut. Elle veut la forcer à faire un test d’urine, pour vérifier si elle se drogue ou non. Pas de bol, Rue sait comment sortir de sa chambre sans se faire prendre et elle en profite pour aller chez son amie d’enfance, Leslie, qui accepte de pisser dans un pot pour elle. Et du coup, de retour chez elle, Rue parvient à endormir la méfiance de sa mère.

La série n’a aucun tabou et y va fort dès son pilot, peut-être même un peu trop fort. Je veux dire, on a quand même l’héroïne qui nous explique en toute tranquillité comment passer un test anti-drogue sans se faire prendre si on s’est drogué. Bien sûr, l’héroïne ne va pas vraiment chez Leslie, hein, mais en soirée – la même soirée que celle où était invitée Jules. Elle tombe sur les « amies » de Jules au passage, et elle se drogue à nouveau ; alors qu’elle vient juste de se souvenir de son overdose où sa petite sœur l’a retrouvée… et elle semblait culpabiliser.

Tout ça fait qu’elle s’imagine ensuite marcher au plafond. Oula. La réalisation est sacrément belle et impeccable pour le coup. Pendant ce temps, Nate organise une soirée entre mecs chez son pote Chris, qui est le seul à ne pas être torse nu avec ses petits frères jumeaux. Comme toute soirée entre mecs d’après Rue, ça finit par regarder des photos de nudes, mais pas de n’importe qui, non. Des photos de Cassie, la petite sœur toute gentille de Leslie qu’on était loin d’imaginer si dévergondée. Oui, mais c’est parce qu’elle n’est pas dévergondée du point de vue de Rue, qui nous explique que les nudes sont juste la nouvelle manière de chercher l’amour en 2019. Et c’est pour ça que je suis célibataire !

J’aimerais être en train d’exagérer, mais non. La série nous enchaîne ensuite avec le rencard entre Cassie et Chris, qui finit très vite en scène de cul, à la limite du viol. Nate lui ayant montré des vidéos pornos avec, soi-disant Cassie, il se montre en effet trop violent avec elle. Rue en profite pour une petite morale sur le porno et les scènes de violence, avant de nous montrer que ça se termine bien pour le couple qui couche à peu près normalement – mais ça, on ne nous le montre pas du coup.

La soirée peut donc continuer après tout ça : je n’ai pas encore tous les noms, mais on a clairement l’ex de Nate qui décide d’aller coucher au beau milieu de la piscine avec le premier gars qui lui plaît, juste pour faire chier Nate ; et la pote de Jules qui, pour la première fois de sa vie, décide de se lâcher un peu, parce qu’on n’est plus dans les années 80 et qu’elle ne peut, selon Jules, restée vierge. Quand je vous disais plus haut qu’elle était occupée ailleurs, c’était donc à ça qu’elle était occupée.

Le problème, c’est que Jules se retrouve seule dans la cuisine avec un Nate énervé, qui n’hésite pas à péter des bouteilles pour montrer qu’il est énervé par son ex. Il finit par s’en prendre à Jules, parce qu’il ne la connaît pas et parce que personne ne la connaît. Pour se défendre, elle attrape donc un couteau et n’hésite pas à se taillader le bras devant tout le monde.

Et c’est comme ça que tout le monde connaît la nouvelle, y compris Rue, qui est fascinée et décide d’aller à sa rencontre… pour mieux finir chez elle quand elle se déshabille et s’allonge dans son lit. En parallèle, la seule amie de Jules perd sa virginité et finit sa nuit à scroller Insta alors que Nate rentre défoncé chez lui… pour que l’on découvre que son père est le « sexy daddy » de Jules. Je m’y attendais un peu, c’était le père de Nate ou le père de celle qui venait de perdre sa virginité, au choix. Le choix est fait du coup, et ça finira probablement mal, ce que la voix-off nous suggère en permanence.

Vraiment, la voix off est la plus grosse réussite de la série, avec son esthétique, parce qu’elle permet une prise de distance intéressante. Ce recul fait du bien pour ne pas trop rester au premier degré de lecture de la série – le trash – mais pour entrer dans le second, qui est une sorte de commentaire pseudo-sociologique sur la jeunesse de la génération post-2001. Reste à voir si ça se développera de manière intelligente ou si ce sera juste un prétexte pour toujours plus de cul et trash…

> Saison 1

The Rain – S02E03-06

Épisode 3 – Gardez le contrôle – 15/20
Cet épisode est moins rapide que les précédents finalement, et aussi moins malin dans la manière de faire avancer son intrigue. Je m’attendais à mieux, même si les quelques révélations de l’épisode sont plutôt chouettes pour la série à long terme. Les personnages continuent d’évoluer dans un monde de plus en plus complexe.

> Saison 2


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Allez, c’est bien beau de commencer plein de séries, mais il faut aussi se donner la peine de les continuer, sinon on ne s’en sort plus. La semaine est passée bien vite et je n’ai pas pris le temps de voir tous les épisodes de cette seconde saison. Qu’à cela ne tienne, me revoici pour l’épisode 3, qui sert également de mi-saison, du coup.

Un brin narcissique, Rasmus commence cet épisode par se regarder à moitié à poil, sous prétexte de voir comment le virus fonctionne lorsqu’il sort de lui. Il ne s’en rend pas compte, mais il tue au passage les insectes dans sa « chambre ». C’est pratique d’avoir un virus mortel en soi dis-donc, on m’avait caché ça !

Pendant ce temps, Fie continue ses recherches et explique à Simone que les mutations du virus sont trop dangereuses pour être ignorées maintenant qu’elles sont en Rasmus : chaque fois qu’il libère le virus, celui-ci mute d’une nouvelle manière, plus dangereuse que la fois précédente. C’est vrai que c’est embêtant quand même.

Par conséquent, Simone prend la décision de changer son frère de pièce. Sa petite salle avec vitre, ce n’est pas terrible pour sa vie privée, j’imagine. Rasmus endort alors la méfiance de sa sœur et réussit à trouver le moyen de se barrer de sa nouvelle cellule, parce que même si c’est une chambre, Simone entendait l’y enfermer, hein. Pourquoi s’enfuir ? Pour retourner voir la jolie blonde qui est venue le narguer dans sa chambre, bien sûr.

Le type ne contrôle ni le virus en lui, ni ses hormones, clairement : il prend le risque de la rejoindre alors même qu’il a failli la tuer en s’énervant… Mais bon, ça fonctionne parce qu’il pense être capable de contrôler le virus désormais : en début d’épisode, il a réussi à le sortir de lui et l’y faire re-rentrer.

En parallèle, Martin organise un rencard pour Simone, sur le toit du QG où ils écoutent de la musique, boivent du mauvais vin et s’embrassent. Ce n’est pas glorieux tout ça. Ils sont heureusement interrompus par Patrick qui veut montrer ses nouveaux jouets à son pote. Cela ne sert pas à grand-chose, si ce n’est amplifier le mystère autour des recherches scientifiques qui ont eu lieu dans le QG.

Toujours du côté des héros, Leah et Jean continuent de faire du jardinage sur le toit pour mieux voir arriver vers eux un étrange paquet… contenant en fait un hologramme qui leur met un ultimatum. Apollon a retrouvé la base et leur laisse 24h pour livrer Rasmus avant de mettre le feu à la base. Mieux que ça encore : si Rasmus leur est livré, il les aidera à quitter la zone de quarantaine pour reprendre une vie normale.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour diviser, avec Jean et Patrick qui seraient plus ou moins prêts à livrer Rasmus. Jean envisage aussi de partir avec Lea, mais celle-ci est tout de suite moins d’accord, inévitablement : ça craint beaucoup trop comme plan. Elle ne veut pas abandonner Simone, en plus. Cette dernière bosse toute seule sur un vaccin pour Rasmus, parce que Fie est un peu occupée aussi de son côté : elle se découvre enceinte, rien que ça, et semble ravie de la nouvelle avant de comprendre tout ce que ça implique. Le plus drôle est encore quand elle l’annonce à sa belle-sœur, quand même, parce que celle-ci n’en a rien à foutre.

Elle rejoint malgré tout Simone pour l’aider à trouver un remède, ce qui n’est pas efficace du tout. Pire : Jean surprend Rasmus en-dehors de sa cellule et en train d’être énervé par sa nouvelle copine. Ces deux idiots font quand même des tests en extérieur plutôt que dans la base, et je n’arrive pas à savoir si c’est intelligent ou complétement débile. Bon, la simple idée du test est complétement débile cela dit.

Jean voyant ce que Rasmus est capable de faire amène tout le monde assister à la sortie du virus, finalement stoppée à temps par Simone qui perd le contrôle de ses amis. En effet, toute la base découvre qu’elle a menti : Rasmus a tué les scientifiques – ce n’était pas un accident. Bon, on avance toujours dans cet épisode au moins. Le vrai problème, c’est que Rasmus obtient aussi confirmation qu’il a tué tout le monde.

Après tout ça, Lea et Jean décident de quitter le QG et Martin comprend que Rasmus est incontrôlable, avec Simone, qui a découvert le test de grossesse, il prend donc la décision de livrer Rasmus… en enfermant au passage Simone dans le laboratoire. Malgré cette trahison, elle y fait une découverte : le virus n’a pas un seul marqueur, mais deux.

La série prend aussi le temps de se concentrer plus longuement sur Kira, qui a son propre secret bien caché : la méchante a bossé pour les scientifiques qui étaient auparavant dans le QG, et elle a encore un collègue, prisonnier, qui peut l’aider apparemment. Elle le libère, tout en le prévenant qu’elle est prête à le tuer si Apollon se rend compte de quoique ce soit. Magnifique. Elle l’envoie alors dans un sous-terrain… qui débouche évidemment sur le QG.

Là, il tombe sur Patrick qui a récupéré l’étrange pistolet après lequel il est. Un combat s’ensuit, pendant lequel Patrick se fait voler le pistolet, puis mettre K.O. Par chance, il a vidé le chargeur avant et réussit à s’en tirer de justesse, en déclenchant au passage une alarme qui les rend tous les deux sourds. Et y a pas âme qui vive pour venir en aide à Patrick pendant toute la scène hein. Il finit l’épisode en découvrant une salle de contrôle avec des caméras pour toute le QG. Mystérieux.

Sinon, Lea et Jean préfèrent se barrer… mais bon, Lea n’est quand même pas d’accord pour livrer Rasmus et trahir sa seule amie. Du coup, c’est elle qui libère Simone, qui rejoint Fie à temps pour lui annoncer sa découverte et s’apercevoir au passage que Rasmus s’est barré. Beaucoup trop de découvertes tout le temps dans cette série. On sait toutefois ce qui est arrivé à Rasmus : il s’est barré avec Sarah, évidemment.

Fie cache autrement un passé de grosse fêtarde pas tellement en contradiction avec son intelligence. Bourrée, elle s’est amusée à chatouiller son mec alors qu’il conduisait ; et ça a logiquement fini en accident de voiture. Son mec meurt sur le coup et elle apprend qu’elle ne pourra désormais pas porter d’enfant. L’infirmière lui explique quand même qu’elle est chanceuse d’être en vie, malgré tout ça. Moui.


Épisode 4 – Sauvez-vous vous-mêmes – 13/20
Bon, le début de cet épisode n’a pas trop de sens du côté de l’évolution des personnages : c’est en train de devenir un problème pour la cohérence globale, et c’est dommage. Bon après, ce n’est pas la première fois que je fais la réflexion non plus au cours des deux saisons, mais là, j’ai trouvé qu’on enchaînait les longueurs et les passages auxquels je n’accrochais pas. Ca m’embête bien, surtout après le début de saison réussi !

> Saison 2


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Rasmus et Sarah sont donc en fuite tous les deux, ce qui n’a pas trop de sens. Ils n’ont aucun plan et envisagent donc de se rendre à Bakken, une fête foraine. Franchement, leur amitié ne tient pas trop debout, elle sort de nulle part… mais voilà Rasmus prêt à filer ses vêtements à sa nouvelle petite amie malgré tout. Et sans s’en rendre compte, il contamine aussi un arbre, simplement en le touchant.

Tout en lui parlant, elle apprend à mieux le connaître, surveillant pour ça la couleur de ses veines qui lui indique chaque fois qu’il s’énerve ou est frustré. Ils s’arrêtent dans un magasin de maquillage où elle décide de le peindre en clown, histoire de rire un coup. Allez, je suis forcé de reconnaître que ça fait un meilleur ship qu’en saison 1 tout ça. Ils s’amusent bien, hésitent à s’embrasser, mais sont évidemment arrêtés par Apollon, sinon, ce ne serait pas drôle.

Ils s’enfuient donc en courant, ce qui est évidemment un problème, avec la santé fragile de Sarah. Ils refont donc une pause pendant laquelle Rasmus comprend qu’il ne pourra jamais toucher Sarah. Bien vu, c’est que ça monte vite au cerveau dis donc (non). Cela dit, ça ne monte pas beaucoup plus vite au cerveau de Sarah qui fait des blagues stupides sur sa survie. Non seulement c’est une mauvaise blague, mais en plus ça l’énerve lui et ça provoque la sortie du virus.

Il est ainsi forcé de s’isoler en extérieur et de découvrir un peu plus sa connexion avec la nature infectée, qui rend jalouse Sarah. Bien sûr, logique. Le lendemain, il comprend peu à peu (mais alors vraiment tout lentement hein) que Sarah n’est pas en bonne santé du tout. Cela ne les empêche pas d’arriver dans le parc d’attraction, où Sarah veut absolument monter sur le roller-coaster.

De son côté, Simone décide de partir à la recherche de son frère et Martin se refuse de la laisser faire ça seule… même s’il était à deux doigts de livrer Rasmus. Pour compléter ce duo de choc, Fie leur annonce qu’elle les accompagne aussi. Simone ne veut pas d’eux, mais elle se laisse faire malgré tout. Soit, on n’est plus à ça prêt.

Elle découvre que son frère a infecté un arbre et Fie que Sarah a retiré sa combinaison, ce qui ne plaît ni à l’une, ni à l’autre. Le pire est encore la manière qu’à Martin de vouloir protéger Simone alors qu’elle ne veut rien avoir à faire avec désormais. Ils sont en tout cas rapidement sur les traces de Rasmus et Sarah, c’est rapide. Dès qu’elle a l’occasion d’être seule avec, ce que les scénaristes provoquent bien vite, Simone explique à Fie qu’elle sait qu’elle est enceinte et qu’elle comprend le pourquoi de sa trahison.

Elles sont toutefois interrompues par Martin qui s’est fait prendre en otage par Klaus qui traînait par là. Il les prend donc tous en otage, à la recherche de Rasmus pour se venger de la mort de sa copine. Et bien sûr, Martin est rapide à trahir Simone, imblairable avec lui depuis le début de l’épisode. On n’est plus à une trahison de Martin près aussi – même si je n’y crois que moyennement. Certes, il emmène Klaus sur la piste de Rasmus, mais c’est probablement pour mieux le désarmer au dernier moment.

Restées ligotées en arrière, Fie et Simone sympathisent et se libèrent, ce qui fait qu’elles rattrapent hyper vite Rasmus et Sarah qui ont pourtant une sacrée longueur d’avance, en théorie. Comme elle est un peu conne, Simone hurle le nom de Rasmus – trop occupé à suivre Sarah pour faire demi-tour, même quand il l’entend. Cela permet à Klaus de vite la retrouver… mais il est finalement désarmé et tué rapidement par Martin.

En haut de l’attraction la plus haute du parc, Sarah, elle, envisage de se suicider au désespoir de Rasmus. Il parvient toutefois à la convaincre de ne pas se tuer, parce qu’ils ont passé une bonne journée ensemble. C’était un brin neuneu et beaucoup trop relou. Ils sont finalement retrouvés par Simone, Martin et Fie… eux-mêmes retrouvés par Kira qui veut récupérer Rasmus et menace même Sarah au passage. Rasmus révèle alors à quel point il maîtrise le virus : il parvient à effrayer et faire fuir Kira sans menacer personne. C’est merveilleux comme pouvoir ça.

Après tout ça, Martin et Simone prennent de nouveau le temps de s’expliquer, dans une scène qui ne m’a pas fasciné, je dois dire. Le couple finit par se séparer, parce que Simone est très naïve et est sûre de pouvoir venir en aide à son frère. Relou. Il se réveille au matin pour voir sa sœur en larmes et ne pas pouvoir lui faire vraiment un câlin pour la consoler.

Dans le genre bien relou, on aussi les personnages de Lea et Jean. Finalement, ils sont encore au QG… où il n’y a plus personne. Utiles, franchement. Heureusement qu’Apollon est censé les cerner. Bon, à l’extérieur Kira est toujours là, mais bon, elle ne sert pas à grand-chose. Bon, Jean et Lea non plus hein. Après avoir tout arraché dans l’épisode précédent, Lea retourne dans la serre de nouveau intacte pour découvrir que Jean lui a peint une chapelle. Elle trouve ses dessins enfantins magnifiques… Ben putain, c’est pas Michel-Ange pourtant !

Lea annonce donc à Jean qu’elle pense que cet endroit les tuera, mais quand elle entend des bruits qui sont très clairement l’assaut d’Apollon, elle se dirige tout tranquillement vers eux. Allez, ça faisait de belles images pour sa fuite, on va dire.

De son côté, Patrick est coincé dans le sous-terrain : l’alarme qu’il a déclenchée (et qui s’est arrêtée) à fait s’abattre une porte… qu’il parvient finalement à ouvrir grâce à un levier. Il récupère sur le cadavre du « prisonnier » pote de Kira un tas de carte SD contenant des vidéos pour lesquelles il était donc prêt à mourir. Patrick abandonne le pistolet pour aller visionner les vidéos : il y découvre la mère de Kira et Kira elle-même, accompagnées de tout un tas de scientifiques. Et leur pistolet est clairement une arme qui cherche à se débarrasser des puces dans le cou.

Patrick est finalement interrompu dans son visionnage par Jean et Lea qui le retrouvent un peu par miracle. Le trio s’isole dans la salle de contrôle, galérant un peu avec la porte blindée qui, par magie refonctionne normalement quand Lea s’en occupe. Du coup, Patrick peut leur montrer sa trouvaille qui tue tous les hommes d’Apollon d’un coup… inutile de dire que Lea ne trouve pas ça génial du tout comme découverte, bien au contraire.

Elle nous pète donc encore un câble et prend la décision de foutre le feu à sa serre, parce qu’une plante semble atteinte par le virus. Je n’ai pas suivi du tout son délire, mais elle est toute contente de dire ensuite à Jean qu’il la rend heureuse, et il en est tout content aussi alors voilà, contentons-nous de ça.

En fin d’épisode, Martin qui s’est débarrassé de Simone (une décision intelligente ?) rentre au QG pour découvrir qu’il s’est fait attaquer. Heureusement, Patrick tombe sur lui et lui explique qu’il a découvert une vidéo parlant d’une base Apollon où ils peuvent se faire retirer les capsules. Les deux amis prennent la décision de quitter définitivement le groupe (alors que Martin faisait la morale à Léa il y a un épisode, oui) pour s’enfuir rien qu’entre eux. Pff, heureusement que Martin voulait sauver tout le monde, hein ; super développement du personnage !


Épisode 5 – Ne craquez pas – 17/20
La qualité revient un peu plus avec cet épisode qui prépare déjà la fin de saison. Cela se sent : le rythme accélère de nouveau et la progression des personnages y est meilleure. Quelques rebondissements sont inattendus et l’ensemble m’a fait me poser pas mal de questions. Bref, c’est plus réussi que les deux précédents et ça me rassure.

> Saison 2


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Le reste du groupe arrive au QG et retrouve Lea et Jean. Ils prennent la décision de dormir au QG… où Rasmus se met à avoir des hallucinations et se voit lui-même enfant. Merveilleux. Cela déclenche un flashback de son enfance, qui nous apporte quelques réponses. Le dirigeant d’Apollon y avertit Rasmus qu’un jour, il découvrira son vrai potentiel.

Son vrai potentiel, c’est donc d’avoir des visions de lui enfant lui proposant de tuer Simone, avec qui il s’entend pourtant toujours aussi bien. C’est marrant, comme idée : le virus veut se protéger du remède en train d’être créé. Rasmus en parle à Sarah qui n’en a pas grand-chose à faire : elle est en train de mourir à petit feu à cause de sa propre maladie et elle entend les regrets d’un type que sa maladie rend invincible. Elle a de quoi être énervée, surtout qu’elle n’a aucune idée du potentiel flippant du petit Rasmus. Une fois de plus, je suis bluffé par le talent de l’acteur enfant, qui est excellent dans chacune de ses scènes.

Simone retrouve quant à elle Léa qui lui explique que Patrick est parti, lui aussi. Oui, lui aussi, parce qu’elle voit bien que Martin n’est plus là. Simone en est toute perturbée. Elle n’a pas des journées faciles dans cette saison : après la rupture amoureuse, elle envisage de donner un vaccin à son frère qui peut avoir pour effet de le tuer, parce que bon, aucun moyen de savoir ce que ça donnera. Ah, ça, donner des vaccins qui ne marchent pas aux souris on sait faire ; mais quand on a une version finale, on la donne direct à Rasmus. Logique.

Malgré tout ça, la série prend encore le temps de nous rappeler qu’elle a aussi une dimension humaine. C’est un peu tout ce à quoi servent Jean et Lea. Dans cet épisode, Jean vient donc demander des conseils de cœur à Simone, la surprenant à la sortie de sa douche. L’angoisse, quoi. Malgré tout, ça mène à une scène totalement cucul de la part de Lea qui a fait plein de dessins à Jean et arrive à le convaincre de danser avec elle. Oh lala, ce n’est pas possible, on dirait des enfants !

Ce sont d’ailleurs des photos de Rasmus enfant que Simone contemple ensuite sur l’ordinateur de son père… pour mieux découvrir ensuite que son frère est complétement énervé et veut absolument son vaccin au plus vite. Pas de bol, il n’est pas encore prêt. Ce n’est pas grave, Rasmus est prêt à se l’injecter malgré tout, même si c’est trop tôt. Le jeu d’acteur n’est pas brillant pour le coup, mais ça ne doit pas être simple.

S’il s’affaiblit, Rasmus ne se débarrasse pas du virus : c’est trop tôt. À son réveil, Rasmus explique à Simone qu’il a eu des hallucinations, mais se garde bien de lui expliquer que celles-ci lui demandaient de la tuer. Fie le rassure, lui rappelant que le virus lui fait croire des choses qui ne sont pas forcément vraies, comme ce sentiment de devoir vivre avec le virus toute sa vie.

Il a l’occasion de reparler avec Sarah, qui lui confirme au contraire que le virus fait partie de lui. Il passe donc d’un état où il est prêt à se vacciner avec un vaccin non-prêt à un état où il ne veut plus prendre le vaccin. Il en parle à Simone, mais celle-ci est clairement exaspérée cette fois. Je la comprends : son frère lui dit ça juste avant de s’endormir. Elle l’a drogué pour ne pas avoir à entendre ça, je pense.

Pendant ce temps, Patrick révèle à Martin qu’il n’a aucune idée de comment se débarrasser des capsules, ce qui énerve Martin. Le personnage est tellement bien construit qu’il a déjà quelques remords d’avoir dégagé Simone de sa vie. Mais bon, l’amitié, ça semble lui suffire pour l’instant. Ils entendent toutefois deux femmes devoir jeter de la bouffe infectée par le virus, puis se faire arrêter par Apollon.

Cette arrestation n’a rien à voir avec ce qu’elles étaient avant : bien au contraire, on réunit désormais les survivants pour leur expliquer qu’en livrant Rasmus, ils pourront sortir de la zone de quarantaine. Les deux femmes prennent aussitôt la décision d’être les premières à trouver Rasmus.

En parallèle, Martin et Patrick continuent leurs pérégrinations et parlent de leurs envies une fois sortis de la quarantaine. C’était plutôt mignon à voir, ils ont des projets d’avenir et tout, même Patrick. Ils hésitent à faire demi-tour en voyant que le virus affecte énormément la nature, quand même, mais Martin s’y refuse. C’est qu’il est vraiment énervé après Simone, le petit !

C’est bien beau de contourner le virus, mais celui-ci les suit malgré tout jusqu’au centre suivant qu’ils n’ont pas trop de mal à trouver. Eh, ça me rendrait presque nostalgique des bunkers… mais non, ils trouvent un laboratoire immense cette fois. C’est un vrai laboratoire des horreurs, avec des animaux morts, des traces du virus et plein de machines dont on ne sait rien. Oh, il y a aussi quelqu’un quelque part dans cette nouvelle base, évidemment.

Il y a l’homme au tatouage que Jean est censé avoir tué, si j’ai bien compris. Il est très clairement infecté par le virus, mais plus comme les arbres que comme les autres humains. Il y a aussi un scientifique pour s’occuper de lui et pour avoir perdu pied avec la réalité. Il manque de nous tuer Patrick et Martin au passage, parce qu’il injecte quelque chose au malade qui finit par le faire… exploser. De mieux en mieux cette série.

Le scientifique révèle alors, avant de demander à Patrick de le tuer, qu’ils sont dans un laboratoire qui avait pour but de battre le virus… Sauf que le virus se développe toujours un peu plus et se bat contre eux. C’est embêtant car ce n’était pas prévu. Plus embêtant encore : ils découvrent, avant de s’enfuir, que le virus explose et est encore plus meurtrier quand on essaie…

Et effectivement, l’essai n’est pas très concluant au QG : Martin se réveille avant d’être injecté et n’a pas du tout envie de l’être. Forcément, il explose. Lea, qui observe tout ça, prend la décision de se sacrifier. Ce n’est pas une surprise : sa scène cucul avec Jean était un adieu, après tout. Comme lorsqu’elle s’était explosée à la pluie, elle décide donc de sauver Simone en se jetant dans le virus, en fermant les yeux et probablement en priant.

Cela n’est pas très efficace pour elle, mais comme le virus est occupé à l’infecter, il ne se méfie plus de Simone, qui peut vacciner Rasmus sans problème… histoire qu’il regrette d’avoir tué Lea, qui a à peine dit au revoir à Jean.


Épisode 6 – La loi du plus fort – 18/20
Plus réussi que le final de la saison 1, cet épisode alterne assez bien les moments de tension et les moments de révélations. Sa fin m’a paru bien plus prenante que tous les épisodes précédents et j’espère désormais que nous aurons bien une saison 3 pour continuer cette histoire qui le mérite, malgré les moments où la qualité et cohérence manquaient parfois, faute de temps notamment.

> Saison 2


206

Pas de doute, Lea est bien morte. C’est dommage, le personnage méritait mieux que ça quand même. Et puis, du coup, on se retrouve avec Jean en pleine déprime, alors que Patrick et Martin courent aussi vite que possible pour prévenir le QG du danger… où tout le monde se demande si Rasmus est guéri ou non. Cela dit, en cours de route, Patrick s’effondre bêtement.

On notera qu’il s’effondre et se pète le genou de fatigue, mais qu’une fois à terre, il n’est pas essoufflé du tout. Bon, de toute manière, ils n’ont pas le temps de se rendre au QG car ils sont repérés par un drone d’Apollon et rapidement pris en otages. Ils sont amenés auprès des autres rescapés qui ont pour mission de retrouver Rasmus, histoire de voir qu’il y a toute une armée en train d’être mise en place.

Cela dit, les soldats d’Apollon savent bien qui ils ont arrêté : ils les amènent ensuite auprès du Big Boss et de Kira. Le plan n’est pas de trouver Rasmus pour le tuer ou pour en tirer un vaccin, non : le but est de comprendre comment il s’est adapté au virus pour faire de même. C’est beau comme plan.

On en apprend plus sur le passé de Kira lorsqu’elle est chargée d’exécuter Patrick et Martin. Honnêtement, je n’ai pas eu peur pour eux du tout, et j’ai bien fait : Kira n’a jamais été une méchante, elle a été forcée de tuer sa mère par celle-ci, qui s’est suicidée afin qu’elle gagne la confiance des soldats d’Apollon… C’est gros.

Bon, ça a fonctionné pour elle et du coup, elle décide d’aider Patrick et Martin à rejoindre les autres au plus vite : si les hommes d’Apollon arrivent avant eux, ils tueront tout le monde. Par chance, Kira connaît l’emplacement d’une entrée du tunnel. Ils y laissent Patrick en veilleur avant de s’infiltrer dans le tunnel pour rejoindre tout le reste du groupe.

Au QG, Rasmus se réveille sans se souvenir ce qu’il s’est passé, évidemment. Il apprend donc qu’il a tué Lea et finit en larmes, à peu près autant que Jean. Heureusement pour lui, lui, il a toujours Sarah. Elle s’est inquiétée pour lui mais a quand même le droit d’être traitée comme de la merde : il a peur de l’infecter.

Rasmus cherche ensuite à s’excuser auprès de Jean qui schématise la situation de façon bien traître à mon goût : il lui explique calmement qu’il a tué Lea qui tentait de l’aider… Euh, ce n’est pas vraiment comme ça que j’ai vu les choses se dérouler, moi. Elle s’est sacrifiée pour arranger la situation, oui, mais elle s’est suicidée quand même. Ce n’est pas tout à fait comme le meurtre de Jakob ou le meurtre de Simone qui aurait pu avoir lieu sans Lea, je trouve. M’enfin bon. C’est plus marrant de faire culpabiliser Rasmus – surtout qu’il se croit guéri.

Il faut dire que Fie et Simone sont sûres de leur coup, il n’y a que moi pour douter encore. De toute manière, guéri ou pas, les gens de l’extérieur de la base s’en foutent pas mal… Ils veulent juste récupérer Rasmus pour avoir leur liberté. Alors que Rasmus nous propose une scène toute mignonne avec Sarah de l’autre côté d’une vitre, Jean se fait agresser sur la tombe de Lea pour savoir où est Rasmus. Il n’a d’autres choix que de laisser entrer les deux femmes de l’épisode précédent qui n’ont aucun mal à s’attaquer à lui et Sarah.

Quand Simone ne trouve pas Rasmus dans sa chambre, elle décide de se rendre auprès de Jean, imaginant son frère sur la tombe de Lea. Raté : celui-ci n’a aucun remord à les trahir. Il est complétement con et débile. Apparemment, il n’a rien compris au plan et aux ambitions de Lea, ou n’a rien retenu. Là, il se venge aveuglément franchement et c’est débile. Il finit par expliquer calmement à Simone qu’ils ont pris Rasmus et qu’il espère qu’il mourra. Sympa. Il n’a pas tout à fait tort de dire que tout est de la faute de Simone, mais quand même, il est en train de rendre inutile le sacrifice de Lea, ça n’a pas de sens (une fois de plus !).

Finalement, Rasmus s’en tire sans problème : Sarah lui suggère de faire semblant d’être malade et ça suffit à ce que les deux nanas après lui dégagent en vitesse, comme des bleus. Cela permet à Simone de lui dire qu’il est guéri, de lui faire un câlin, puis de le laisser s’isoler dans sa chambre avec Sarah pour qu’il l’embrasse.

Oui, mais non : les drones d’Apollon approchant, Fie et elle sont forcées de l’en empêcher. Toutes les intrigues se mêlent alors : plein de rescapés débarquent pour tuer Rasmus, alors que dans les sous-sols, Jean prend en otage Martin et Kira. Il envoie Martin chercher Rasmus, l’accusant au passage d’être responsable de la mort de Lea parce qu’il les a abandonnés. Pff. Ben voyons. Bon, ça permet à Martin de rejoindre Simone et de l’embrasser, c’est mignon comme tout.

Tout ça mène à une scène finale plus rythmée encore que la fuite de l’an dernier : Jean n’hésite pas à sonner l’alarme quand il voit Rasmus, parce qu’il le veut vraiment mort. Aussitôt fait, aussitôt regretté : il imagine Lea qui lui dit de ne pas le faire. Il serait temps, hein. Il est pris de remords, mais c’est trop tard. Heureusement, Kira est plus maligne que les autres : elle tire sur les enceintes de l’alarme, histoire de ne pas mourir.

Ils sont cependant poursuivis par des rescapés qui n’en ont pas grand-chose à faire de leur survie. Ils tirent dans le tas, et c’est évidemment Sarah qui se prend une balle. Elle meurt dans les bras de Rasmus, qui lui offre quand même un baiser. Il prend cher, sentimentalement parlant, tout de même. Le truc, c’est que ça permet alors de découvrir que Rasmus n’est pas si guéri que ça. Le virus reprend ses droits en effet et Rasmus pète un câble total, contrôlant le virus mieux que jamais. Il tue donc des dizaines de rescapés qui en avaient après lui, parce qu’ils sont responsables de la mort de sa bien-aimée.

Plutôt que de s’enfuir, Simone le suit, persuadée de pouvoir l’aider. Mouais, il ne l’entend pas vraiment comme ça, cela dit. Il pète donc de nouveau un câble et n’hésite pas à s’en prendre à sa sœur. Martin finit par l’arrêter toutefois, parce que Simone n’ose pas encore tirer sur son frère pour se protéger. Par contre, quand celui-ci dirige sa colère contre Martin, Simone n’a plus aucun doute et tire sur son frère. Cela stoppe le virus, mais pas Rasmus, qui bouge encore comme si de rien n’était.

Il s’enfuit, choqué de voir la décision de sa sœur qui privilégie l’amour à sa famille. Ce n’est toutefois pas là le cliffhanger de cette saison. Il y en a deux, et ils sont excellents : Rasmus retrouve le big boss d’Apollon et Sarah… se réveille, possédée à son tour par le virus ! L’ambition d’Apollon peut donc bien se concrétiser…

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EN BREF – Cette saison plus courte avait malgré tout ses hauts et ses bas. Son rythme était beaucoup plus intensif que la saison 1, surtout au début et à la fin, mais le milieu parvenait à manquer de souffle. Plus encore qu’en saison 1, un certain nombre de décisions et de développement de personnages n’ont pas vraiment de sens – une expression que j’ai beaucoup utilisée durant ces six épisodes.

Par ailleurs, un certain nombre de choses sont précipitées. C’est inévitable en six épisodes, je le sais bien, mais c’est dommage parce que ça affecte la qualité générale de la saison. On sent qu’ils ont voulu faire beaucoup de choses sans en avoir le temps et ça mène à des moments un peu brouillons. Malgré tout, l’ensemble est encore assez solide. L’histoire prend un nouveau tournant, plus perché dans la science-fiction, qui était vraiment sympathique.

Bref, c’est en demi-teinte : d’excellents épisodes, mais beaucoup de scènes qui auraient mérité d’être plus travaillées pour éviter des moments qui n’avaient pas de cohérence avec ce qui précédait. Tout cela ne m’empêchera pas d’être retour pour une saison 3… enfin, en espérant que Netflix nous en donne bien l’occasion, parce que j’en veux une maintenant.

> Saison 2

Trinkets – S01E08-10

Épisode 8 – Monday I’m In Love – 17/20
Cet épisode prend le choix d’une structure différente, alors je vais le suivre pour la critique. Il faut dire que ça marchait plutôt bien, même si je n’accrochais pas forcément aux duos mis en avant. En fait, ça me prouve que même quand on n’accroche pas à certaines dynamiques, une série peut rester géniale à regarder : les répliques sont bonnes, les personnages bien construits et il se passe toujours quelque chose.

> Saison 1


Spoilers

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You’re kissing me like you’re afraid to hurt me.

Elodie – La journée commence pour Elodie par un examen avant lequel elle a l’occasion de parler avec Tabitha et qui permet de savoir qu’elles sont toujours en froid avec Moe. Bien qu’elle doive témoigner pour le procès de sa mère ensuite, Elodie prend la décision de retrouver Sabine avec qui elle continue de flirter. Ca m’énerve, parce que je n’arrive pas à accrocher à ce couple, alors que j’aime bien les deux personnages.

Oui, oui, même Sabine est un personnage que j’apprécie parce qu’elle a une vision de la vie fêtarde assez cool. C’est marrant, certes, mais ça finit par être très frustrant quand elle pousse Elodie à lui voler une paire de lunettes de soleil. Bon, d’accord, finalement, je n’aime pas Sabine : elle met en retard Elodie à son audition et la pousse à faire des conneries qui vont clairement lui retomber dessus. Tout ça pour un baiser, franchement, c’est naze.

C’est en revanche top qu’elle tombe ensuite sur son père, qui a tout vu et est forcé de la punir pour son retard… du coup, on ne sait pas bien qui est à la porte pour lui rendre visite le soir même.

Moe – Moe passe le même examen qu’Elodie, mais contrairement à elle, elle ne parle pas à Tabitha, forcément. À la place, elle se retrouve nez à nez avec Noah qui ne lui parle pas. C’est l’une des premières à quitter la pièce, mais en même temps, on sait qu’elle est brillante. Elle apprend donc qu’elle peut partir en Corée, parce qu’elle a réussi à avoir l’acceptation qu’elle attendait.

C’est la classe, mais elle n’a pas vraiment d’amis avec qui le partager. Elle se rend voir Noah au skate-park, et il s’éclate en voulant faire son beau gosse devant elle. Au moins, il lui dit quand elle l’emmène à l’hôpital. Et juste comme ça, ils se réconcilient parce que Moe avoue qu’elle est bien amoureuse de lui. Et c’est marrant, parce que c’est la mère de Moe qui s’occupe de lui faire la radio.

Il découvre donc qu’il a une entorse et… rentre à pied sous la pluie avec elle. C’est du beau. C’est en tout cas tout chouette de les voir ensemble. C’est là un couple auquel j’accroche depuis le départ et deux personnages super mignons ensemble. Trempés comme ils sont, ils décident donc d’aller coucher ensemble, sauf que… Noah préfère être sincère avec elle et lui dire qu’il a couché avec Kayla pendant la nuit du bal, parce qu’il n’a pas entendu son message à temps.

Forcément, elle le dégage, et c’est super triste, surtout qu’elle lui dit qu’elle ira un semestre en Corée et qu’il lui conseille d’arrêter d’éloigner tout le monde d’elle. Ce que je note en tout cas, c’est qu’il est aussi confirmé dans ce segment que c’est bien son père qui a appelé.

Tabitha – Est-il seulement possible que Brady croit encore possible que Tabitha puisse vouloir l’écouter ? Oui ! Il essaye donc de lui parler avant son examen et elle l’envoie assez logiquement chier. Après le test, Tabitha retrouve « par hasard » Luca qui lui apprend qu’il déménage de chez Sabine – à qui Elodie a d’ailleurs révélé qu’il continuait d’aller à ses séances de voleurs anonymes.

Tabitha en profite pour l’accompagner faire du shopping, du vrai shopping, et en savoir plus sur Sabine et lui. Je n’accroche pas à ce couple non plus ; il est sympa, je ne dis pas, mais ce n’est pas forcément le couple que j’attends de voir autant que Noah et Moe ensemble. Cela dit, Luca emmène ensuite Tabitha dans son nouveau chez lui déjà bien emménagé quand même, et hop, les deux s’embrassent. Pas vraiment une surprise.

Tabitha rentre ensuite chez elle, toute heureuse d’avoir embrassé Luca, pour mieux retomber sur Brady. Ce connard veut absolument la récupérer, et il lui balance au passage que sa voiture a été récupérée. Ouep, je m’y attendais – en fait, quand on la voit rentrer en voiture, je pensais qu’elle allait voir la police repêcher ses conneries. Mais même pas. Elle arrive toutefois à forcer Brady à partir, c’est déjà ça.

Ce n’est pas au goût de sa mère cependant et c’est là que Tabitha pète un câble et lui révèle enfin que son père la trompe. Outch. Sans surprise, c’est elle qui vient voir Elodie ensuite (ses chaussures blanches l’avaient trahie). À défaut de pouvoir lui parler, elle envoie un message aux filles dans leur conversation de groupe.


Épisode 9 – Night Market – 17/20
Plutôt bien senti cet épisode qui mêle astucieusement les différentes intrigues en cours pour les faire avancer et mener à un épisode final (déjà !) qui promet d’être intense : il y a beaucoup de choses à dénouer dans les trente dernières minutes !

> Saison 1


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You know, Mom’s buying a vase, Dad’s moving out.

Malgré sa révélation deux épisodes plus tôt, Moe continue de se pointer aux réunions d’anonymes, ce qui est un peu osé. Elle s’y rend toutefois pour annoncer la vérité à tout le monde : elle n’a jamais rien volé et a simplement décidé de prendre la peine d’un ami de son frère, majeur. Ca se tient et c’est en accord avec le personnage, mais ses amies le prennent mal malgré tout. Les trois sont donc virées de la réunion pour en parler entre elles.

Elodie continue d’en vouloir à Moe, parce qu’elle trouve que sa trahison est trop grande. C’est naze franchement. Tabitha est moins énervée, mais elle laisse quand même Moe seule, alors qu’elle mériterait un peu d’attention, la pauvre. Son père la recontacte évidemment à ce moment-là et elle se décide à le voir, pour mieux arriver chez l’oncle qui l’héberge quand il est absent.

Chez elle, Tabitha a le droit de voir son père quitter la maison. Je trouve ça rapide du coup, après tant d’épisodes à garder le secret, mais c’est bien de voir que ça permet à la mère de se libérer du poids de l’adultère de son mari, qu’elle savait depuis un moment. C’est dingue comment une scène peut parfois suffire à donner beaucoup de profondeur à un personnage. Les deux décident d’aller ensemble à un marché nocturne.

C’est marrant parce qu’Elodie s’y trouve aussi : elle est punie depuis l’épisode précédent et doit servir de babysitter à son frère pendant que son père et sa belle-mère y travaillent. Le problème, c’est qu’elle voit Tabitha et Moe s’y parler, parce que oui, Moe y est aussi avec sa mère, qui apprend au passage que sa fille va partir en Corée. C’est le problème quand tout le casting est réuni au même endroit.

Tout le casting ? Non, Sabine est à un concert qui fait rêver Elodie. Forcément, ce marché nocturne est une tentation beaucoup trop grande pour Elodie qui vole tout un tas de trucs… et perd Spencer au passage. Elle demande aussitôt l’aide de Tabitha, qui amène aussi Moe. C’est une bonne idée en théorie. En pratique, il y a un grand souci : Brady est toujours après Tabitha et il la voit rejoindre les filles.

Rien qui les unit, hein. Bon, dans tout ça, les filles retrouvent Spencer, coincé dans une attraction de la fête foraine inactive autour du marché nocturne et tout est bien qui finit bien, avec même Elodie dans les bras de son père parce qu’elle lui avoue enfin son sentiment de culpabilité dans la mort de sa mère. C’est idiot, mais c’était prévisible.

Après tout ça, Tabitha invite Luca chez elle… sauf que Brady est toujours en train de la suivre. Il voit donc qu’ils sont en train de s’embrasser et ça ne sent pas bon. De manière bien plus chouette, Noah se sert de Paula, l’ex boss de Moe, pour l’attirer dans le restaurant où elle bossait (et où ils se sont rencontrés si j’ai bien suivi). Il lui a réservé tout un rencard tout mignon, avec quelques mots en coréen. Les voilà réconciliés, ouf.

La fin d’épisode voit Elodie enfin faire sa déposition concernant l’accident de voiture de sa mère et Spencer… jouer avec la valise sous le lit de sa grande sœur, en gardant les clés de la voiture volée en main. Oups.


Épisode 10 – The Great Escape – 18/20
Bon, je n’ai plus qu’à militer et espérer fortement une saison 2, je crois. Cette fin de saison est très bien ficelée, mais elle est loin de totalement me plaire du côté des décisions qui sont prises. En effet, j’aurais aimé une fin différente pour plusieurs intrigues… mais bon, c’est la vie devant la série et le fait que je sois autant impliqué dans la conclusion est une bonne chose. La saison est en tout cas vraiment bonne, c’était une super série, je ne regrette pas d’y avoir passé ma soirée (oups).

> Saison 1


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Why is everyone garbage?

Mince, c’est déjà le dernier épisode de cette saison. C’est trop court, dix épisodes – ou juste assez long pour s’attacher vraiment et être ensuite en manque. L’épisode reprend par Elodie se confiant en séance anonyme sur le besoin de se confier et d’avoir quelqu’un pour l’écouter. Un peu lourd, mais ça permet de bien comprendre que tout le monde est réconcilié pour ce début d’épisode. On en arrive même à une Elodie qui décide de manger à table avec son père, son frère et sa belle-mère… histoire de demander la permission de sortir dans la soirée, pour retrouver Sabine évidemment.

Elle la retrouve en répétition d’un spectacle, et a le droit de monter sur scène pour chanter avec elle. Franchement, Elodie a une superbe voix, elle devrait tenter de finir chanteuse. En attendant, elle va surtout avoir le cœur brisé d’apprendre que Sabine envisage de partir en tournée dès le lendemain. Et bien sûr, elle invite Elodie à la suivre, mais ça ne peut se faire comme ça, si ? Humph, le début d’épisode suggérait qu’elle était prête à partir en même temps…

En parallèle, Moe prend la décision d’expliquer à sa mère que son père essaie de la recontacter… Celle-ci a une super réaction : ni trop énervée, ni trop calme, elle est plutôt de bons conseils sans en donner. Finalement, elle prend donc la décision de se rendre au restaurant de Paula pour enfin rencontrer son père… sauf qu’il ne se pointe pas. Dur.

Enfin, Tabitha file le parfait amour avec Luca, qui reprend sa vie en main, avec même un entretien pour un nouveau job. Le truc, c’est qu’il y a tout de même un problème : sa mère a décidé de se remettre avec son père et veut qu’elle reste passer la soirée avec eux pour un événement professionnel de ce dernier. Pire encore, Brady revient à la charge, avec une bonne théorie qui tient la route pour prouver que Tabitha est celle qui a volé la voiture.

Il force donc celle-ci à sortir de nouveau avec lui, sauf que les filles ne peuvent laisser faire ça. Elodie prend donc la décision d’envoyer paître Rachelle et de confronter Brady à qui elle explique qu’elle peut prouver qu’elle a volé la voiture elle-même. Le truc, c’est qu’il repère son tatouage, et qu’il repère aussi celui de Moe quand celle-ci prend la décision de le frapper après avoir entendu un commentaire sexiste.

Elle se fait suspendre et je le sens mal pour la Corée quand même. Les choses prennent une tournure un brin dramatique pour la fin de saison, avec Elodie qui rentre chez elle pour mieux découvrir que Spencer s’excuse et que son père a retrouvé la valise. Aussitôt punie, Elodie envoie un message à ses amies qui viennent l’aider.

On termine donc la saison sur l’organisation d’une fugue pour Elodie qui peut partir comme elle le voulait en tournée avec Sabine. C’est aussi un happy end pour Tabitha qui finit dans les bras de Luca, avec l’approbation de ses parents qui rejettent aussi – enfin ! – Brady à la porte de chez eux. La seule pour qui ça finit mal, et c’est dégueulasse, c’est Moe. Non seulement, elle effectue dans cet épisode son premier vol en récupérant le portable d’Elodie dans la maison ; mais en plus, elle se fait dégager des admissions pour Seoul parce que son dossier scolaire n’est plus impeccable.

Tout cela n’est pas franchement juste. Elle se met à son tour à voler dans les magasins – dégouté ! – et Brady décide d’appeler la police. La saison finit sur le van de Sabine et Elodie, avec des sirènes de police au loin.

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EN BREF – Je veux une saison 2. Vraiment. Toutes les intrigues concernant Moe commencent à peine. Autant le reste atteint une forme de conclusion et de happy end, autant pour elle, qui est mon personnage préféré, c’est vraiment la merde à tous les niveaux – à part la romance, d’accord.

Au-delà de ça, c’est une bonne série ado avec du punch : les répliques sont dynamiques, les relations entre les personnages vraiment crédibles et j’ai adoré le ton de la série, qui est léger tout en traitant des sujets graves avec justesse. Il faudrait être difficile pour ne pas aimer – ou alors ne pas aimer du tout les séries de ce genre. Ce n’est pas mon cas, sinon, je n’aurais pas commencé à la regarder. Concrètement, c’est super bien monté pour donner envie d’enchaîner tout du long ou pour la voir en prenant son temps, et j’apprécie quand Netflix laisse la possibilité de faire les deux sans enchaîner les cliffhangers à chaque fois.

Cela dit, j’ai tout consommé d’un coup, parce que j’étais dans une semaine de visionnage intensif et parce que tant qu’à faire, je me dis que pour les stats de la plateforme, ce n’est pas plus mal. Une vraie bonne trouvaille, cette série !

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Trinkets – S01E04-07

Épisode 4 – Happy F**king Birthday – 18/20
Pas facile tous les jours d’avoir 17 ans, surtout dans une série télévisée où il t’arrive plein de trucs dignes de la vingtaine. Cet épisode fait le drôle de choix de séparer un peu ses héroïnes, mais du coup, ça fonctionne plutôt pas mal pour mieux développer chacune d’entre elles et découvrir de nouvelles facettes de leurs personnalités. C’est en plus addictif, car cette fois, ça donne bien trop envie d’enchaîner sur l’épisode suivant !

  > Saison 1


Spoilers

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What is this, the Tabitha hour?

Oh non, cet épisode reprend encore avec cet idiot de Brady ! Normal, c’est l’anniversaire de Tabitha, alors il faut bien en passer par là. Ce grand connard remplace donc la montre de son grand-père par une montre Apple qu’elle ne veut pas, la forçant à l’enlever… L’angoisse. Oui, c’est un mot qui résume bien la vie de Tabitha : sa mère qui la force à refaire son entrée surprise pour Instagram et la bombarde de photos tout le temps, son père qui trompe sa mère mais fait un toast à toutes les femmes en lui conseillant de garder Brady… Joyeux 17 ans sur un bateau.

De manière hyper clichée, elle se réfugie donc dans l’alcool : celui servi par son père, celui qu’elle vole à d’autres invités. Classique. Un peu bourrée, complétement déprimée, elle ne supporte plus du tout Brady et n’hésite donc pas à rompre avec lui quand il se montre une fois de plus violent avec elle, étant même à deux doigts de la passer par-dessus bord.

Sa mère apprend vite la rupture et essaie de la consoler, mais c’est pire que tout, puisque Tabitha est forcée de lui cacher la trahison de son père. C’est un épisode hyper violent pour Tabitha, donc, puisqu’elle est forcée de sourire tout du long. C’est son anniversaire après tout, et tout le monde lui dit qu’elle est pourrie gâtée. Ouep, c’est ça, c’est violent et elle n’a même pas ses nouvelles meilleures amies avec elle, la pauvre.

Comme d’habitude, elle fait passer ses émotions en écrivant au rouge à lèvre sur le miroir, puis elle essaie de confronter son père qui ne comprend pas qu’elle sait et détourne les choses. Heureusement, la fête finit par prendre fin, avec Brady qui se comporte comme un malpoli même avec les parents de Tabitha. Sans trop de surprise, Tabitha s’isole donc dans une superette où elle évacue son mal-être en volant tout un tas de choses. C’est moche.

Pendant ce temps, Moe apprend à mieux connaître Elodie, en lui demandant de l’emmener chez elle pour éviter qu’elle ne passe sa soirée à stalker sur Instagram. C’est surtout l’occasion pour Moe de découvrir qu’Elodie a volé un sacret paquets de trucs, qu’elle conserve jalousement sous son lit, alors que je soupçonne de plus en plus Moe de ne rien voler du tout, mais bon.

Les deux tombent ensuite sur le père d’Elodie, qui est un brin ringard mais très cool malgré tout. Moe l’aime beaucoup, puisqu’elle n’a pas de père… sauf qu’Elodie est gênée par sa tenue de cycliste et par ses gaffes continuelles, comme ce moment où il balance que Moe est probablement la copine d’Elodie. Aïe, aïe, aïe, la gêne. Les deux amies se barrent donc et Moe emmène Elodie dans un squat où elle trouve évidemment une fille, Sam, pour la draguer de manière bien visible.

Elodie ne voit rien, mais heureusement, Moe est là pour la forcer à prendre un peu les choses en main. Sam embrasse donc Elodie qui décide en retour de… lui serrer la main. J’ai beaucoup ri, mais Elodie a juste trouvé ça bizarre d’embrasser quelqu’un, quoi. C’est finalement Moe qui se retrouve à stalker de manière dépressive sur insta, parce que Noah est évidemment à la soirée de Tabitah.

Les deux amies rentrent ensuite à pied et s’arrêtent pour contempler la vue de Portland, avant de penser à envoyer un message à Tabitha. C’est une bonne idée, car ça permet à Tabitha de ne pas trop faire de conneries et de rejoindre ses amies, pour se confier à elles. Joyeux putain d’anniversaire, ouep. Au moins, elle affirme que cette fois c’est finit avec Brady… sauf que celui-ci ne la lâche pas et la harcèle de messages qui énerve bien Moe. Reste à voir ce qu’il a osé faire dans l’épisode suivant.


Épisode 5 – Big Mistake – 17/20
Cet épisode emprunte une voie prévisible qui permet à la saison d’avoir soudainement un fil directeur. Il fallait au moins ça pour marquer la mi-saison, et ça fonctionne bien : de nouveaux mystères surgissent alors que l’intrigue principale prend un tournant plus dramatique. Tout ne peut rester fun dans cette série qui est souvent limite, mais c’est justement ce qui rend le tout bien plus crédible et plus cool à voir.

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We’re getting your watch back.

Brady s’est donc vengé de la rupture en postant sur le compte Instagram de Tabitha une photo d’elle en sous-vêtement, avec la légende « grosse erreur ». Et il n’en faut pas plus pour que tout le lycée se mette à raconter qu’il a largué Tabitha. Malgré tout, elle est carrément trop gentille et lui demande simplement de récupérer sa montre, qu’il a gardé dans sa voiture. Ce connard persiste encore et toujours, refusant de lui rendre.

Celle-ci a beau être dévastée, elle continue sa vie et tombe sur Luca, qui s’inquiète bien vite pour elle. Ce n’est pas à lui qu’elle se confie, c’est à ses amies, à qui elle dit qu’elle a déjà posté des photos du genre bizarre et qu’elle ne sait pas trop ce qui l’énerve tant. Heureusement que Moe est là pour lui faire prendre conscience du vrai problème.

Les filles s’organisent donc pour récupérer la montre. Ce n’est pas bien compliqué : on a là trois habituées des vols. Elodie récupère vite les clés dans le vestiaire des garçons, ce qui était plutôt marrant à voir. Brady s’étant garé sur une place handicapé, les filles se retrouvent vite à devoir voler la voiture, pour la déplacer parce qu’une vraie handicapée en a besoin.

Rapidement, les filles sont donc avec une voiture qui n’est pas à elles à se balader en ville et à s’arrêter pour une glace, décidant aussi au passage de laisser la voiture dans une autre école pour que ça paraisse être un simple gag d’étudiants. Elles s’amusent bien toute la journée à chanter et Tabitha découvre que Moe est amoureuse de Noah grâce à un SMS – et Tabitha met en garde Moe parce que Noah a une ex, Kayla, très possessive.

Oui, parce que de son côté, Moe se rend enfin en cours de physique et se retrouve coincée en TP avec Noah, et croyez-moi, tout va bien entre eux. Tout ne va pas bien pour les filles, en revanche : elles forcent Elodie à prendre la voiture pour la conduire jusqu’à l’école suivante, sauf qu’Elodie a clairement de mauvais souvenirs derrière le volant et se prend la rambarde sur le bord de la route. OUPS. La voiture est clairement bousillée et Tabitha leur révèle que la première fois qu’il l’a frappée, c’était lorsqu’elle avait renversé du café dans la voiture. OUPS, bis.

Les filles prennent donc la décision de couler la voiture de Brady… et Elodie garde la clé, en plus. C’est une bien mauvaise idée de sa part, franchement, parce que contrairement à ce que dit Moe, si, il y a de quoi les connecter. Je crois qu’on tient là le fil rouge qu’il manquait à la série jusqu’ici, et c’est dommage que ce soit un crime, même si c’est assez logique.


Épisode 6 – Rearview Mirror – 16/20
C’était un peu moins prenant alors que cet épisode avait de bonnes bases pour repartir vers quelque chose de réussi. J’ai trouvé qu’il manquait d’une conclusion, finalement, ou d’un élément en tout cas. C’est dommage parce qu’autrement la série réussit à me faire enchaîner ses épisodes sans problème, ce qui est toujours très bon signe quand même.

  > Saison 1


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How do you feel about pizza?

Bon, c’est sans surprise que cet épisode débute par un flashback sur la mort de la mère d’Elodie, dans un accident de voiture alors qu’elle était avec sa fille comme passagère. Et la bonne nouvelle de cet épisode, c’est qu’en plus l’accident mène à un procès où Elodie doit témoigner. Comme si elle ne culpabilisait pas déjà assezau et n’avait pas assez peur comme ça après l’épisode précédent. Sans trop de surprise non plus, c’est elle aussi qui flippe le plus des trois, hein.

Pour s’en remettre, elle écoute des messages vocaux de sa mère, qui comme dans toutes les séries avec un parent mort est super sympathique. Forcément, Elodie vit une journée pourrie, se fait confisquer son portable en cours et décide ensuite d’aller passer son stress en faisant du shopping à sa manière, et en manquant de se faire prendre. Heureusement qu’elle a sa séance des voleurs anonymes pour lui remonter le moral.

Tabitha, elle, est coincée avec sa mère qui n’a toujours pas la moindre idée de ce que son mari fait dans son dos, à Seattle. C’est triste comme tout. Elle réussit toutefois à passer une journée à peu près normale au lycée, avec Kayla qui lui explique qu’elle est encore amie sur Insta avec Brady et qui lui suggère de se trouver un cavalier pour le bal. Pour Tabitha, ce n’est pas si compliqué que ça.

Par contre, supporter sa mère, c’est compliqué. Et elle s’en confie à ses amies, ce qui pose problème quand elle découvre que la mère d’Elodie est morte. Les deux filles peuvent donc sympathiser ensuite autour d’un banc : Tabitha s’excuse et emmène Elodie dans un bar pour que tout aille mieux. Là-bas, Elodie rencontre Sabine, la coloc de Luca qui est aussi une chanteuse. Celle-ci la voit voler un pin’s du groupe, mais elle décide de ne rien dire et flirte un peu trop rapidement avec Elodie pour que ce soit bien crédible quand même.

En parallèle, Tabitha se retrouve au bar avec Luca et le flirt lui fait décider de renvoyer un message à Hayden, son cavalier, pour lui dire qu’elle n’a pas envie d’aller au bal, finalement. Triste pour lui, il était choupi à tenter sa chance quand même. Oui, sauf que Tabitha tombe clairement sous le charme de Luca, alors qu’Elodie est sous celui de Sabine, de manière évidente.

De son côté, Moe arrive à l’école en même temps que Brady qui a récupéré une voiture beaucoup moins classe mais continue de se garer sur la place handicapée. Pas trop de culpabilité à avoir détruit sa voiture j’imagine. En plus, tout va bien dans sa vie, avec Noah qui continue d’avoir beaucoup trop envie de sortir officiellement avec elle. Il l’invite donc au bal de fin d’année, puis à un simple rencard quand elle refuse. Et elle finit par dire oui.

Malheureusement, ça tourne mal pour elle quand elle reçoit un appel venant de la prison (son père ?) et qu’elle n’arrive pas à contacter Noah. Elle lui envoie plein de messages auxquels il ne répond pas, et elle finit par lui dire d’aller se faire voir et de se trouver une autre cavalière. Non mais n’importe quoi, Moe, faut se calmer. Elle s’en confie le soir à sa mère, laissant de côté tout ce qui n’est pas cette rupture, et sa mère a un bon discours général pour la calmer.


Épisode 7 – Truth Serum – 16/20
Et voilà, forcément, nous sommes sur Netflix, il fallait un épisode comme ça pour que cette saison soit complète… C’est toujours pareil avec cette plateforme, surtout pour les séries adolescentes. Et puis, bon, je savais à quoi m’attendre en me lançant dans une série sur trois ados à problèmes, j’imagine. Après, j’ai adoré la fin de l’épisode, alors je ne peux pas trop cracher dessus non plus. Disons qu’il fallait passer par quelque chose que je n’aime pas pour en arriver là, selon les scénaristes en tout cas.

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Trust me, I’m very free.

Ce fut rapide : Elodie est directement invitée à une soirée chez Sabine, la chanteuse qui vit avec Luca. Et comme c’est mieux que le bal du lycée, elle invite Moe et Tabitha avec elle. La fête commence à peine qu’elles voient directement un bassiste et qu’Elodie est prise à part par Sabine. Le problème, c’est que Sabine est fan d’ecstasy.

Pendant ce temps, Tabitha et Moe sympathisent encore un peu plus : la première se rend compte que la deuxième n’est pas au courant que Noah et Kayla vont au bal ensemble et se met donc en tête de l’aider à trouver un mec. De toute manière, Tabitha a Luca pour elle.

Bref, cette soirée n’est pas une réussite pour les filles qui se décident donc à prendre de l’ecstasy toutes ensemble en même temps. C’est la pire des idées possibles et cet épisode m’a fait lever les yeux au ciel. Bon, la drogue fait rapidement effet sur les filles qui décident donc… de partager le même tatouage d’un coup : un triangle. Oui parce qu’il n’y a rien pour les connecter, hein.

Ce qui m’a le plus dérangé n’est ni la drogue, ni le tatouage, mais la manière dont Sabine me paraît beaucoup trop vieille pour Elodie. Du coup, j’imagine que Luca est trop vieux aussi pour Tabitha, et ça casse un peu tout pour ce ship qui n’est pas encore un vrai ship à mes yeux de toute manière. Bon, au moins, il s’occupe d’elle… mais il essaye ensuite de l’embrasser et est interrompu par Sabine.

Elle lui fait une soudaine crise de jalousie qui n’a aucun sens, mais c’est vrai qu’elle est la seule à s’occuper des invités alors qu’ils vivent ensemble. Bon après, Sabine explique à Tabitha qu’il y a eu quelque chose entre eux… Cette dernière prévient aussitôt Elodie et les filles décident de partir, surtout que Moe a une soudaine prise de conscience : elle est amoureuse de Noah et veut lui dire. Elles se rendent donc au bal où elles n’ont pas le droit d’entrer dans ce qui était une scène très comique.

Le problème, c’est que Moe essaie d’appeler Noah qui décide lui de ne pas décrocher, préférant s’amuser avec Kayla. Elle lui laisse donc un message vocal de l’angoisse, confessant qu’elle l’aime et qu’elle est droguée. Et quitte à être à balancer la vérité, elle explique enfin aux filles qu’elle n’a jamais rien volé. J’en étais tellement sûr ! Qu’est-ce que j’adore ce personnage. Le truc, c’est qu’Elodie, qui a passé tous les premiers épisodes à mentir, le prend super mal de découvrir que Moe aussi est une menteuse. Et c’est ainsi que le triangle se brise… ça valait le coup de faire un tatouage. Allez, encore quelques épisodes pour la réconciliation.

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