Trinkets (S01)

Synopsis : Une ado en deuil devient amie avec deux autres lycéennes qu’elle rencontre dans son groupe de cleptomanes anonymes…

Saison 1Saison 2

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Pour commencer, je n’ai pas vraiment de raison de commencer cette série, si ce n’est qu’elle est dispo sur Netflix et que la bande-annonce m’a bien tenté à nous présenter ces trois voleuses comme aussi discrètes que très remarquables. C’est mal de les trouver géniales, je le sais bien, mais elles me rappellent les personnages bien marrants du Bling Ring, et j’ai envie d’en savoir plus sur chacune d’elle et sur leurs relations entre elles.

Comme quoi, il ne faut vraiment pas grand-chose pour avoir envie de débuter une série… Sur cette page, les critiques des épisodes sans spoiler. En cliquant sur les titres, en revanche, vous aurez des résumés des épisodes avec avis. Comme d’habitude, donc ; mais tout le monde n’a peut-être pas ses habitudes sur le blog…

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Mirror Faces – 18/20
C’est un excellent premier épisode qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance lycéenne de la série. Les trois adolescentes que l’on nous propose de suivre dans cet épisode sont attachantes dès le départ : chacune a ses problèmes qui la pousse à faire de la merde, et c’est ça qui va être intéressant à découvrir. Côté réalisation, c’est impeccable et avec une bonne bande-son, en plus.
S01E02 – Paper Tiger – 17/20
Voilà une série qui se laisse regarder toute seule. C’est très fluide, il y a déjà un bon équilibre et une bonne alchimie entre les trois actrices et tout est traité avec beaucoup de justesse. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cette série pour ados qui réunit tous les éléments nécessaires à une bonne série pour ados, à commencer par des répliques hyper bien senties.
S01E03 – P*ssy Palace – 16/20
Bien qu’un peu moins prenant, cet épisode continue de nous présenter les trois personnages et de développer de plus en plus leurs caractères bien trempés. Franchement, je suis parti pour me dévorer cette saison plus rapidement encore que ce que je pensais, parce que c’est très fluide et accrocheur, même sans vraie intrigue fil rouge.
S01E04 – Happy F**king Birthday – 18/20
Pas facile tous les jours d’avoir 17 ans, surtout dans une série télévisée où il t’arrive plein de trucs dignes de la vingtaine. Cet épisode fait le drôle de choix de séparer un peu ses héroïnes, mais du coup, ça fonctionne plutôt pas mal pour mieux développer chacune d’entre elles et découvrir de nouvelles facettes de leurs personnalités. C’est en plus addictif, car cette fois, ça donne bien trop envie d’enchaîner sur l’épisode suivant !
S01E05 – Big Mistake – 17/20
Cet épisode emprunte une voie prévisible qui permet à la saison d’avoir soudainement un fil directeur. Il fallait au moins ça pour marquer la mi-saison, et ça fonctionne bien : de nouveaux mystères surgissent alors que l’intrigue principale prend un tournant plus dramatique. Tout ne peut rester fun dans cette série qui est souvent limite, mais c’est justement ce qui rend le tout bien plus crédible et plus cool à voir.
S01E06 – Rearview Mirror – 16/20
C’était un peu moins prenant alors que cet épisode avait de bonnes bases pour repartir vers quelque chose de réussi. J’ai trouvé qu’il manquait d’une conclusion, finalement, ou d’un élément en tout cas. C’est dommage parce qu’autrement la série réussit à me faire enchaîner ses épisodes sans problème, ce qui est toujours très bon signe quand même.
S01E07 – Truth Serum – 16/20
Et voilà, forcément, nous sommes sur Netflix, il fallait un épisode comme ça pour que cette saison soit complète… C’est toujours pareil avec cette plateforme, surtout pour les séries adolescentes. Et puis, bon, je savais à quoi m’attendre en me lançant dans une série sur trois ados à problèmes, j’imagine. Après, j’ai adoré la fin de l’épisode, alors je ne peux pas trop cracher dessus non plus. Disons qu’il fallait passer par quelque chose que je n’aime pas pour en arriver là, selon les scénaristes en tout cas.
S01E08 – Monday I’m In Love – 17/20
Cet épisode prend le choix d’une structure différente, alors je vais le suivre pour la critique. Il faut dire que ça marchait plutôt bien, même si je n’accrochais pas forcément aux duos mis en avant. En fait, ça me prouve que même quand on n’accroche pas à certaines dynamiques, une série peut rester géniale à regarder : les répliques sont bonnes, les personnages bien construits et il se passe toujours quelque chose.
S01E09 – Night Market – 17/20
Plutôt bien senti cet épisode qui mêle astucieusement les différentes intrigues en cours pour les faire avancer et mener à un épisode final (déjà !) qui promet d’être intense : il y a beaucoup de choses à dénouer dans les trente dernières minutes !
S01E10 – The Great Escape – 18/20
Bon, je n’ai plus qu’à militer et espérer fortement une saison 2, je crois. Cette fin de saison est très bien ficelée, mais elle est loin de totalement me plaire du côté des décisions qui sont prises. En effet, j’aurais aimé une fin différente pour plusieurs intrigues… mais bon, c’est la vie devant la série et le fait que je sois autant impliqué dans la conclusion est une bonne chose. La saison est en tout cas vraiment bonne, c’était une super série, je ne regrette pas d’y avoir passé ma soirée (oups).

Saison 1Saison 2

Trinkets – S01E01-03

Épisode 1 – Mirror Faces – 18/20
C’est un excellent premier épisode qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance lycéenne de la série. Les trois adolescentes que l’on nous propose de suivre dans cet épisode sont attachantes dès le départ : chacune a ses problèmes qui la pousse à faire de la merde, et c’est ça qui va être intéressant à découvrir. Côté réalisation, c’est impeccable et avec une bonne bande-son, en plus.

Saison 1


Spoilers

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I kinda felt like I deserved it.

Pfiou, la série démarre très vite avec les présentations de ses personnages, et il faut clairement s’accfocher : Elodie est donc notre personnage principal qui arrive au lycée après la mort de sa mère et rencontre rapidement Rachelle qui est gentille, mais horriblement gênante avec ses questions et remarques assassines dites avec le sourire.

Elodie se fait inviter à une soirée, rencontre avant cela Kendall et Kylie et s’y rend avec Rachelle qui l’abandonne vite pour aller draguer un mec. Assez clairement, Elodie n’arrive pas à se faire d’amis, ni au lycée, ni à la soirée, mais elle rencontre toute une galerie de personnages que l’on va découvrir un peu plus avec le temps j’imagine.

Si c’est parfois cliché, la série en elle-même fonctionne plutôt bien je trouve. Dès la première scène, Elodie nous est présentée comme une cleptomane et c’est sans surprise qu’on la voit reprendre ses activités nocturnes dans un magasin. Elle se fait toutefois surprendre par un garde… sur qui elle vomit son cocktail de la soirée. Pas mal du tout ; j’ai surtout aimé la scène de vol, toute en poésie au son de Everlasting Love.

Prise la main dans le sac – ou plutôt dans la poche, Elodie est ensuite forcée d’aller à une réunion anonyme avec d’autres cleptos… Le problème, ce n’est pas si anonyme que ça quand elle aperçoit deux lycéennes qu’elle connaît déjà. Forcée de partager son histoire avec les autres, elle le fait et attire l’attention de ses camarades en ayant une histoire beaucoup trop semblable à la leur, clairement.

C’est autour du buffet que les trois filles apprennent à se connaître un peu mieux, en interagissant avec Luca, qui semble être un volontaire pour leur réunion : on rencontre ainsi Moe, qui est très rapidement en train de devenir mon personnage préféré de manière super prévisible, et Tabitha, qui se faisait appeler Tabie quand elle était petite. Mais ça, on le sait juste parce que Moe était en maternelle avec elle.

Le problème, c’est que ces trois lycéennes se retrouvent ensuite dans une boutique où elles se retrouvent évidemment à faire une compétition à celle qui volera l’objet le plus cher. C’est marrant, totalement illégal et ça leur permet de commencer à tisser de moches liens d’amitié. Les mauvaises fréquentations, tout ça. Moe et Tabitha passent leur temps à se tailler l’une l’autre, mais elles sont en tout cas sacrément surprises de voir qu’Elodie est très clairement celle qui gagne, avec un collier à 400$.

Pourtant, les techniques utilisées ne sont pas des plus subtiles, mais c’est sûrement pour que la production s’évite de vrais ennuis. Après tout ça, Moe s’enfuie avec un pote, Tabitha avec son mec, Brady, qui nous a été présenté comme un beau gosse ne la rendant pas heureuse et Elodie… retourne auprès de son père, clairement débordé par la situation.

C’est efficace comme introduction, avec aussi Moe qui se retrouve ensuite à embrasser Noah, qui semblait bien parti pourtant pour draguer Elodie, qui n’avait pas l’air si intéressée que ça elle-même. Ma scène préférée reste la dernière, avec Elodie qui renverse volontairement son plateau repas non payé sur Brady parce qu’il faisait des réflexions désagréables à Tabitha. Celle-ci n’a d’autres choix que de comprendre qu’Elodie est cool, en fait, et elle lui file la veste en cuir qu’elle lui devait. Bref, un premier épisode efficace.


Épisode 2 – Paper Tiger – 17/20
Voilà une série qui se laisse regarder toute seule. C’est très fluide, il y a déjà un bon équilibre et une bonne alchimie entre les trois actrices et tout est traité avec beaucoup de justesse. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cette série pour ados qui réunit tous les éléments nécessaires à une bonne série pour ados, à commencer par des répliques hyper bien senties.

Saison 1


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You want to talk about my grandpa?

Elodie a désormais une veste en cuir, même si ce n’est pas trop son style, et ça ne suffit pas à être amie avec Tab, trop populaire pour elle. En tout cas, ça ne suffit pas officiellement dans le lycée où elle est coincée avec Rachelle. C’est d’autant plus difficile à vivre qu’elle est invitée par sa meilleure amie à un anniversaire à Albuquerque, alors qu’elle est coincée à Portland et que son père refuse de lui payer l’avion, trop occupé qu’il est avec Jenna, sa nouvelle copine.

Qu’à cela ne tienne, elle décide de vendre sa nouvelle veste en cuir pour réussir à se payer par elle-même l’avion. Et elle le fait depuis sa réunion de clepto anonymes où elle se fait ensuite inviter par Luca à un concert. L’invitation est étendue, évidemment à Moe et Tabitha qui sont totalement des connasses l’une envers l’autre. J’adore déjà leurs échanges de répliques franchement.

De son côté, Moe, qui m’envoie des vibes Eliza Dushku de manière bien trop dérangeante pour que je ne le souligne pas dans une critique, travaille son orientation et continue de flirter avec Noah. Leur relation est toutefois censée être secrète, parce qu’elle aime bien garder son indépendance et sa vie privée privée.

Comme sa vie privée, c’est sa mère et que sa mère la laisse tomber pour la soirée, Moe décide de se rabattre sur Noah, qui n’est pas disponible, puis sur le concert, évidemment. C’est l’occasion pour elle de retrouver Elodie et pour les deux de commencer à être de plus en plus amies. Bien sûr, Tabitha rejoint rapidement le concert aussi, parce que sa soirée avec Brady tourne au désastre.

Il ne la rend vraiment pas heureuse, c’est super triste : il préfère manger avec elle chez ses parents – dont la mère est une influenceuse – et enchaîner ensuite avec des jeux vidéos. Pas étonnant qu’elle préfère aller draguer Luca dans un bar, donc, mais Moe lui fait remarquer ensuite qu’Elodie est clairement en crush sur Luca, alors Tabitha s’en veut un peu de lui faire ça.

En parallèle, Elodie réussit à se faire voler sa veste en cuir de manière totalement débile, ça se voyait dès le départ qu’elle se ferait avoir. Cela lui permet toutefois de créer de vrais liens avec Moe et Tabitha à qui elle confie que Zoe est en fait sa petite amie. Les deux autres la consolent comme elles peuvent et sont soulagées d’avoir le concert pour les aider à faire passer ce mauvais moment. Forcément, l’absence de Tabitha inquiète Brady qui est un peu dégoûté et la harcèle de coups de fil. Comme il a toutes les qualités du monde, il est aussi jaloux et colérique en fin d’épisode quand Tabitha décide de créer une conversation de groupe avec Moe, bavarde alors qu’elle est en train de coucher avec Noah après avoir lu (ce personnage, je tombe amoureux, c’est mal) ?, et Elodie.

Cette dernière rentre après son père et sa belle-mère, et ça ne se passe pas super bien, même si franchement, les adultes sont plutôt très cool avec elle, grâce à la carte « ma mère est morte »… pas le meilleur des plans sur le long terme, mais bon.


Épisode 3 – P*ssy Palace – 16/20
Bien qu’un peu moins prenant, cet épisode continue de nous présenter les trois personnages et de développer de plus en plus leurs caractères bien trempés. Franchement, je suis parti pour me dévorer cette saison plus rapidement encore que ce que je pensais, parce que c’est très fluide et accrocheur, même sans vraie intrigue fil rouge.

Saison 1


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Your instinct as a new girl is to blend in, but it should be to blend out.

Brady est un mauvais copain jusqu’au lit où il ne fait pas du tout attention à Tabitha, préférant clairement son plaisir à lui à celui de sa copine. Quelle angoisse ! Ils sont interrompus par l’arrivée de son père à la maison, qui lui a déjà acheté un nouveau portable – l’ancien ayant été cassé par Brady. Je sens que ce dernier va vraiment m’horripiler et devenir un des pires personnages de 2019.

De son côté, Elodie a de plus en plus de mal à supporter sa nouvelle vie, parce qu’elle a désormais un petit frère, Spencer, et une belle-mère trop insupportable à vouloir bien faire. C’est d’un banal, mais ça marche bien.

L’épisode nous propose de suivre une sortie scolaire pour le « Service Day », où les lycéens travaillent pour la ville. C’est tôt dans la série – on ne les a jamais vus en cours sérieux – donc je trouve ça un peu dommage d’aller si vite en besogne, mais je comprends l’idée générale : cela force à nous montrer le comportement des ados dans le bus. Et tout est dit.

Tabitha est forcée de passer son temps avec Brady, qui n’est vraiment pas la compagnie rêvée. Moe, elle, refuse de s’asseoir à côté de Noah, alors qu’il aurait bien voulu. C’est bien d’être la nana difficile d’accès, mais ça ne l’empêche pas de passer sa journée à être jalouse d’une camarade de classe qui drague très, très clairement Noah, y compris devant Moe. Et puis, bien sûr, les deux se détestent.

Enfin, Elodie est coincée dans le bus : AJ lui propose de s’asseoir à côté de lui, ce qui est un soulagement, mais AJ est tout de même un personnage tellement cliché qu’il doit être assez insupportable à vivre ; avec les photos pour son compte instagram et ses grandes idées (politiques dès le deuxième épisode ; ici, plutôt sur la vie en général).

Pourtant, le personnage le plus humain dans l’affaire, c’est encore Tabitha : elle prend la décision de filer une banane à un SDF parce que Brady s’est montré un pur connard avec. Elodie la voit faire, et je trouve ça plutôt chouette. À la pause déjeuner, cela dit, Elodie se retrouve toute seule et elle s’isole pour mieux aller « faire du shopping ». Elle est interrompue par Tabitha et Moe qui parlent dans leur conversation de groupe, et c’est très chouette comme ça.

Les trois nouvelles amies se rejoignent parce que Moe leur propose de faire une virée dans un sex-shop. C’était inattendu, mais plutôt marrant parce que ça leur permet de confronter leurs vies amoureuses. Elodie reste bien muette, se gardant bien de dire qu’elle a arrêté de suivre Zoe sur Instagram parce qu’elle postait des photos avec une autre, alors que Moe et Tabitha passent comme toujours leur temps à s’envoyer des piques. J’aime tellement ce trio !

Moe analyse rapidement la relation de Tabitha comme étant uniquement centrée sur le plaisir de Brady et Elodie finit par révéler qu’elle n’a jamais été en couple avec Zoe, qui a une copine, mais pas elle. Triste. Comme toujours, les filles n’ont aucun mal à voler quoique ce soit puisque Moe détourne l’attention de la vendeuse sans le moindre problème. En revanche, en sortant du magasin, elles voient surtout le père de Tabitha avec une autre que sa mère. Triste, bis.

Après tout ça, Tabitha, qui a volé un sex-toy, propose à Brady de changer un peu leur routine sexuelle et, évidemment, il le prend super mal. Pouvait-il être plus con ? C’est dingue. Elle n’ose toutefois pas contacter les filles en sortant, préférant aller à une soirée où Luca les a invitées. Evidemment. Son but ? L’embrasser, directement. Bien sûr. Pas de bol, elle se prend un méga râteau.

De son côté, Moe est celle qui est insupportable avec Noah, et même si j’aime beaucoup Moe, elle abuse totalement avec lui, lui reprochant de traîner encore avec son ex sans prendre sa défense. Chez elle, Elodie se rend compte que sa belle-mère a changé ses rideaux, comme elle le voulait, et elle décide donc de s’isoler pour profiter elle aussi du sextoy qu’elle a volé. C’est du beau.

Saison 1

In the Dark – S01E11

Épisode 11 – I Woke Up Like This – 13/20
La tension retombe brutalement dans cet épisode qui sert surtout de transition pour la suite. Si l’impact émotionnel voulu est plutôt compréhensible et bien amené, il n’a pas réussi à me convaincre. Peut-être que j’en attendais trop de cet épisode après les excellents rebondissements précédents, mais là, j’ai surtout eu l’impression que la série revenait en arrière plutôt que d’avancer. Bref, pas convaincu.

Saison 1


Spoilers

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You ask me to throw my entire life away.

Si je n’ai pas vu cet épisode plus tôt, c’est parce que j’avais plein de choses à faire aujourd’hui et que je n’avais pas beaucoup repensé à la série ces derniers jours. En revanche, dès que j’ai repensé au cliffhanger de l’épisode précédent, je me suis précipité pour savoir ce que nous réservaient les scénaristes cette semaine, parce que purée, ce stress !

Murphy se réveille au petit matin dans sa barque, grâce à Pretzel qui comprend qu’ils ont touché la côte. C’est violent comme intrigue : il fait jour, mais elle ne voit rien, et il fait surtout froid vu la masse de neige. Elle se retrouve perdue au beau milieu d’une forêt enneigée, et en plus, elle a une chaussure de moins, parce que la vie est mal faite et qu’elle ne sait où mettre les pieds.

C’est super triste comme intrigue : elle se retrouve seule à parler à son chien, sans savoir où aller. Elle en arrive à manger de la neige, parce qu’elle a beau hurler pour avoir de l’aide, personne ne l’entend. Ce n’est pas son idée la plus brillante : elle a toujours un tueur qui peut potentiellement être à sa recherche. Elle n’y pense pas tout de suite, heureusement, mais elle y repense quand elle se retrouve sans le savoir au beau milieu d’une zone de chasse et qu’on lui tire dessus car elle n’a pas de gilet orange.

Finalement, dans la panique, elle parvient à s’en sortir, et Pretzel aussi. J’ai eu peur pour lui, mais non, ils rejoignent la route et sont récupérés par un bus religieux. C’était plutôt rigolo d’avoir Murphy sauvée comme ça. Elle se rend au plus vite à Guiding Hope où Jess soigne Pretzel et où Felix est dans son propre pétrin cette fois.

Sa mère a envoyé un « espion » vérifier qu’il n’avait pas fait une erreur en volant au secours du centre et pour observer une journée de travail. Felix a beau prévenir Murphy et Jess, elles font leur vie. Bon, elles ont une bonne raison puisqu’il a eu Max au téléphone, ce qui confirme qu’il est encore en vie, mais ça n’aide vraiment pas Felix. Il a même la joie de recevoir la visite du détective Barnes, à la recherche de Max.

Le pauvre Felix est donc débordé par ce qu’il se passe, et ce n’est que le début : Jess et Murphy volent une voiture et leurs collègues parlent de « l’incident » ayant eu lieu la veille entre Jess et Felix, parce que oui, elle l’a raconté. Toujours plus. Ce pauvre Felix, il prend si cher tout le temps : comme il n’a pas de camionnettes, il ne peut mener à bien la transaction professionnelle qu’il voulait. Tout ça est censé apporter de l’humour, mais je trouve surtout ça triste pour lui.

Il perd donc l’opportunité d’acheter le centre, parce que sa mère lui coupe les vivres et appelle Murphy pour l’engueuler, ce qui est le minimum. Pendant ce temps, Jess et Murphy sont à la recherche de Max qui est bien en vie : il a dormi chez Jenny la veille, une de ses ex. C’est plutôt marrant, parce qu’elle a le même caractère de garce que Murphy et qu’elle trouve ça drôle de voir que Max a vraiment un type – pour les addicts.

La bonne nouvelle, c’est quand même que Max est bien en vie, mais Jenny affirme qu’il ne reviendra probablement pas. Elle envoie donc bouler les filles, leur demandant d’aller attendre dans un bar où elle enverra Max si elle le voit revenir vers elle. C’est donc ce qu’elle fait, ce qui permet à Murphy de retrouver Max. C’est chouette : il passe un moment dans la voiture avec elle, lui expliquant qu’il ne veut pas se rendre à la police. Oui, ça permettrait de garder Nia en prison, mais ça risquerait aussi de le tuer si la police n’est pas en mesure de le protéger.

Il explique donc à Murphy qu’il préfère fuir et il le fait quand… la police débarque pour arrêter non pas Max, mais Murphy. En effet, Felix a porté plainte pour le vol du véhicule. Max peut donc se barrer alors que Murphy et Jessica sont arrêtées par la police. Et c’est la goutte d’eau pour Jessica qui décide donc d’expliquer à Murphy qu’elle est bien addict : pas à l’alcool ou à la drogue, non, à l’enquête sur la mort de Tyson. C’est trop pour Jess qui décide alors de prendre ses distances avec Murphy.

Elle perd donc son mec et sa meilleure amie en l’espace d’un épisode, mais je trouve ça plutôt logique. Disons qu’elle aurait pu le voir venir en étant moins égocentrée. Finalement, c’est sans surprise que Felix demande à ce que les charges contre les filles ne soient pas maintenues. Jessica peut donc revenir auprès de Felix et passer la nuit chez lui, toujours aussi déprimée.

Tout aussi déprimée est Murphy qui rentre à l’appartement, sans sa meilleure amie, et qui continue malgré tout ses recherches sur le cas de Tyson plutôt que de lâcher l’affaire. Elle est sûre que Darnell n’est pas le coupable, et elle veut le prouver. En attendant, il n’y a pas assez d’éléments à charge pour maintenir Nia en prison, et elle est donc libérée dès le lendemain matin.

De son côté, Jules apprend qu’elle n’est pas virée, mais assignée à du travail de bureau. Le vrai problème, c’est qu’en apprenant que Darnell va vraiment être arrêté pour meurtre, elle décide d’expliquer à Dean qu’elle est son alibi parce qu’ils sont ensemble. Et elle le connaît depuis qu’il a quatorze ans.

Dean découvre donc qu’elle a arrêté volontairement Darnell pour lui éviter une lourde peine, et plutôt que de la dénoncer, il prend le parti de la couvrir et d’être à son tour un complice de Darnell. C’est n’importe quoi. Jules veut toutefois prouver l’innocence de son mec et avoir l’aide de Dean l’aide bien, parce qu’elle ne peut pas vraiment compter sur Barnes sur ce coup-là.

Elle prend donc des risques idiots et contacte des amis de Darnell, ce qui lui permet de comprendre que Wesley n’est finalement pas coupable du meurtre de Tyson : il a retrouvé l’arme du crime dans une poubelle APRES le crime. C’est problématique.

Saison 1

Chernobyl – S01E05

Épisode 5 – Vichnaya Pamyat – 20/20
Cet épisode est extrêmement satisfaisant comme conclusion de la série : on y voit toutes les pièces d’un puzzle se mettre en place alors qu’on ne savait même pas qu’il y avait puzzle. Du côté de l’Histoire, c’est assez respectueux malgré une dramatisation évidente pour le bien de la fiction. Du côté de la série, c’est une production bien huilée et impeccable qui apporte une bonne fin à l’ensemble de ces cinq épisodes. Si vous ne l’aviez pas encore compris à ce stade, cette série est un must-see.

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Spoilers

05

I apologized for this unsatisfactory result.

Suis-je vraiment à une heure quinze près ? Il ne me reste qu’un épisode, autant en profiter pour terminer cette saison. Une soirée et puis s’en va, alors que j’avais prévu de n’en voir que deux épisodes max, et alors que j’ai hésité à lancer le second !

Cet épisode revient en arrière à ses débuts, nous plongeant dans la vie avant l’explosion. Je trouve que cette scène d’introduction aurait pu avoir sa place dans le premier épisode, pour que l’impact émotionnel des pertes soit encore plus grand. Douze heures plus tôt, nous assistons donc à la réunion des trois idiots dans le déni du début de saison et ils prennent la décision d’ignorer des ordres… C’est parce qu’ils veulent respecter les quotas intenables imposés par leur hiérarchie qu’ils font un test qu’ils n’auraient pas dû faire et qui va foirer ; espérant ainsi obtenir une promotion.

Bon, OK, je comprends un peu mieux l’idée des russes de faire une série pour accuser les américains, parce que les américains ne se gênent pas pour rappeler les torts de l’URSS. La série fonctionnant bien en Russie et dans le monde, j’imagine que leur réaction s’explique… Après, la théorie américaine qui fait de l’URSS le responsable de la catastrophe est cohérente, les rapports internationaux parlant bien de personnels inexpérimentés – sans compter les cassettes audios de Legasov, qui avaient soulevé une large part de vérité dans les défaillances ayant eu lieu à Tchernobyl.

Quelques mois après la catastrophe, Legasov s’est donc rendu à Vienne pour « dire la vérité »… et il ne l’a pas fait. Il a expliqué que la catastrophe était due à une erreur humaine, contentant tout le monde par son mensonge : les pays de l’Ouest, qui ont une réponse, et l’URSS qui en fait un héros soviétique. Oui, évidemment qu’il est promu et reçoit des honneurs, comme l’espéraient les trois idiots du début qui sont encore en vie.

Ulana débarque chez lui et est déçue, évidemment, mais elle ne lui reproche rien. Elle veut surtout lui montrer qu’elle est persistante et qu’elle veut qu’il dise la vérité sur le réacteur défectueux lors du procès qui aura lieu prochainement et auquel il est évidemment invité. Ouep, elle est sûre que la vérité peut éclater s’il y met du sien.

Le procès ? Il s’agit d’attaquer en justice les trois idiots, comme je les appelle car ils ont des noms trop compliqués pour que je les retienne, même s’il s’agit de vrais personnages historiques. La théorie mise en avant par la série, et quelque peu confirmé par les vraies cassettes de Legasov, est donc qu’une suite d’erreurs humaines a provoqué la catastrophe. Boris propose ainsi un discours bien fichu pour les accuser devant tout le monde.

Par tout le monde, j’entends donc les juges, les jurés, la presse, mais aussi un parterre de scientifiques invités. Ce sont ces derniers qu’Ulana espère convaincre. Pourtant, en passant après Boris – qui tousse beaucoup dans cet épisode (inévitablement), il est dur de faire un choix. Les scénaristes avaient un choix à faire aussi ici, puisque le personnage d’Ulana est un personnage fictif… Et elle fait un très bon récit des événements qui se sont produits, flashback à l’appui en plus.

J’aime beaucoup ce choix de la série de tout révéler, et finalement, je comprends la construction qui apporte les réponses à la fin, pour faire un tout cohérent. On découvre donc dans le discours d’Ulana qu’il y a bien eu des erreurs humaines conduisant à un test précipité qui n’aurait pas dû avoir lieu si le management avait été meilleur. Effectivement, donné un travail impossible à un jeune de 25 ans qui n’a pas été informé précisément de ce qu’il doit faire, ça ne paraît pas une idée merveilleuse.

Ulana se concentre toutefois sur les erreurs humaines – les vraies, les confirmées par l’Histoire. Elle laisse alors le soin à Legasov de révéler (ou non) la vérité de la série sur le problème du réacteur 4. Une fois de plus (la dernière ?), le personnage nous fait un petit cours sur le fonctionnement d’un réacteur nucléaire, et c’est une simplification et vulgarisation vraiment bienvenue. Je trouve ça clair et facile à comprendre, quand c’est loin d’être un sujet facile – et c’est d’autant plus impressionnant que ce n’est pas dans ma langue, mince, ça devrait être complexe mais ils rendent ça simple. Qu’est-ce que c’est que cette magie ?

On repart en flashback de la nuit de la catastrophe pour voir ce qu’il s’est passé au moment de l’explosion et c’est effectivement une suite d’erreurs humaines qui apparaît être la vraie coupable ici. C’est un peu facile de charger les trois chefs, néanmoins, et il y en a tout de même un qui prend très cher car son égo est mis en avant : c’est Dyatlov, particulièrement lorsqu’il force Leonid et son supérieur direct à faire monter la température.

De retour au procès, Dyatlov clame son innocence et assure qu’il était aux toilettes au moment des forces, malgré les témoignages disant le contraire. Les juges en profitent pour faire une pause après avoir réaffirmé leur accusation, ce qui permet à Boris de révéler à Legasov que sa santé est en mauvais état, puisqu’il tousse du sang. De son côté, Legasov perd ses cheveux de toute manière.

Lorsque le procès reprend, c’est le cours de Legasov qui redémarre, et c’est tellement bien expliqué dans la série que je ne sais pas trop comment en faire une critique qui expliquerait mieux les choses. J’ai trouvé ça superbement bien écrit, et c’était bien interprété bien sûr. La reconstitution des faits est passionnante, c’est de la révélation d’éléments d’une enquête qu’on n’a pas eu à suivre dans ses moindres détails, mais qui nous fournit les moindres détails de ce qui est arrivé. C’est quand même complétement fou.

Oui, complétement fou, c’est aussi comme ça que je peux caractériser Legasov dans cet épisode : il révèle toute la vérité, et notamment que le bouton AZ-5 qui devait arrêter la réaction nucléaire ne pouvait le faire dans les conditions créées par Dyatlov, parce que le bouton d’arrêt est aussi un détonateur, à cause du graphite. Ainsi, Legasov accuse directement les économies que son gouvernement faisait dans la construction des réacteurs. Il se grille totalement au passage, accusant le gouvernement de mentir et d’avoir des secrets ; et expliquant tranquillement qu’il a aussi menti à Vienne.

Bon, j’imagine que là, on s’éloigne de la vérité historique ; mais en même temps, il me semble qu’on ne connaît pas celle-ci puisque l’URSS s’est bien gardée de tout révéler. Une chose est sûre, Legasov n’a jamais eu les honneurs accordés aux héros de la patrie, alors qu’il était bien censé les recevoir. La vérité a un prix. Il est aussitôt mis en cellule, parce qu’on n’accuse pas le gouvernement sans conséquence, mais il n’est pas tué pour autant. Son témoignage n’est pas reçu par le gouvernement, et il n’est pas diffusé dans la presse non plus.

La punition choisie est simplement d’en faire un homme banal : il reste scientifique, mais il n’a plus le droit de travailler, ni d’avoir des collègues. Bien qu’il couvre Ulana et Boris (qui a insisté pour qu’il finisse son témoignage), il est évident que Legasov ment pour la première fois de la journée. La punition est assez horrible, tout de même : c’est tout son héritage qui est bafoué et distribué à d’autres, bienvenue en URSS.

La conclusion de cette scène est brillante, avec un homme déchu qui repère encore l’ironie de la question qu’on lui pose : « pourquoi se préoccuper de quelque chose qui n’arrivera pas ? ». Ben oui, pourquoi, hein ?

Et la série se termine de la meilleure des manières, et comme toutes les adaptations d’ailleurs, par un retour à la réalité assez tragique avec le sort de chacun des personnages, fait de décès tragiques pour la plupart. C’est un bon check-up historique pour conclure, et ça m’a là aussi collé à mon écran. Comme le reste de la série finalement.

05-2

Why worry about something that isn’t going to happen?

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EN BREF – Je n’avais entendu que du bien de cette série avant de me lancer, et je dois dire que je ne vais pas avoir une voix discordante. Je n’aime pas les séries historiques habituellement, mais là, le travail de reconstitution est impressionnant, dans l’ensemble largement véridique (même si j’ai eu peur sur les deux derniers épisodes) et cinq épisodes permettent bien de faire le tour de l’ensemble des grosses questions éthiques à poser.

C’est impressionnant, d’ailleurs : la série parvient à révéler une page de l’Histoire avec beaucoup de détails tout en ayant un message à porter sur l’humanité en général et sur l’actualité, avec les dangers que représentent les fausses informations quand elles sont trop répétées. C’est par là que s’ouvre la série et le message me paraît assez clair.

En termes de construction, la saison se tient bien, même si son épisode 4 est un peu moins prenant par les détours qu’il prend et l’éloignement inévitable qui s’opère avec la catastrophe. Cependant, même là, il y a encore du travail pour maintenir l’intérêt, et ça fonctionne. C’est donc une série marquante par son intrigue, par la qualité de ses images et par la réflexion qu’elle propose.

Définitivement, c’était hyper prenant, parce qu’il était quand même plus de quatre heures du matin quand j’ai terminé cet épisode. Oui, bon, vous l’aurez compris, je suis en « vacances » cette semaine et, de toute manière, il pleuvait des cordes, alors je n’aurais pas dormi, hein. Pfiou. Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas terminé une série si tard ; je me suis laissé complétement embarquer et j’en ai perdu toute raison. Et c’est très bien comme ça, ça prouve à quel point elle était passionnante : je n’ai pas décroché de mon écran pendant les cinq épisodes – quasiment six heures. C’est… mal ?

> Saison 1

05-3
C’est une photo du monument devant le sarcophage de Tchernobyl.