The Rookie – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 14/20
Il se passe un milliard de choses dans l’épisode, mais comme je le pensais, ça ne m’a pas trop passionné. J’ai accroché à quelques personnages, alors pourquoi pas continuer de temps en temps quand l’envie m’en prendra. C’est une bonne série policière avec des surprises bien écrites, mais je ne suis pas trop série policière.

Saison 1


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So, happy divorce day !

John. Le héros de la série s’appelle John. Ce n’est pas hyper original, mais au moins, ça devrait être facile de m’en souvenir. C’est un homme fraichement divorcé, qui était confortablement installé dans sa routine et se retrouve à ne pas savoir quoi faire de sa vie alors qu’il se rend à la banque pour déposer son alliance et les papiers du divorce.

Sale journée quoi. Elle ne fait que commencer : il se retrouve ensuite pris en otage dans la banque, et il se retrouve à vouloir empêcher le pire d’arriver à Stacy, sa banquière. Cela laisse le temps à celle-ci d’enclencher l’alarme, notamment parce qu’il distrait le cambrioleur. Et plutôt deux fois qu’une ! La police intervient juste à temps pour l’empêcher de mourir et Stacy le trouve super courageux… ce qui fait naître en lui la vocation de devenir flic.

Bien. Tout ça, je l’avais déjà vu dans la bande-annonce, et ça me laisse sceptique sur ce que sera la série ensuite. Elle enchaîne vite les choses : neuf mois plus tard, John se retrouve prêt à entrer au commissariat. Les choses ne sont pas faciles pour lui : c’est un bleu de base, qui se fait avoir dès le début de journée par deux supérieures qui l’envoient auprès de la capitaine, histoire de se foutre de lui.

Il est bien mal accueilli au commissariat quoi, tout le monde s’en prend à lui tout le temps, y compris le sergent qui n’hésite pas à lui dire qu’il ne l’aime pas.

Il n’y a pas que John qu’on suit dès le départ, mais aussi Chen, qui arrête un criminel en se rendant au travail, et West, le fils d’un supérieur que tout le monde connaît. Concentrons-nous d’abord sur John, qui se retrouve à bosser avec Bishop et est envoyé, après une première vérification de son véhicule, auprès d’un couple qui a appelé la police pour des violences conjugales. Et les choses ne sont pas forcément ce qu’elles paraissent être.

Cela dit, ils n’interviennent pas, parce qu’ils n’ont pas assez de preuve pour ça. Cela nous mène donc à une deuxième affaire où ils arrêtent, en pleine rue, un type hyper énervé. Ce n’est pas dingue non plus, mais ça permet de relier l’intrigue de John à celle de Chen. De son côté, Chen passe une moins bonne journée que prévue, parce qu’elle se retrouve forcée de bosser avec un type horrible dont je n’ai pas encore le nom. Il la teste en permanence et autant dire qu’elle se plante à chaque fois.

A chaque fois, certes, mais elle parvient à mener l’arrestation à son terme, quand John, lui est coincé dans un grillage. Je l’aime bien cette bleue, c’est déjà ça de pris dans un épisode que je trouve long et qui ne parvient pas bien à me convaincre. Cette arrestation leur permet d’apprendre qu’en fait l’homme pète un câble parce qu’il a perdu son fils, enfermé dans une voiture sous un soleil de plomb. John parvient tout de même à le retrouver, c’est déjà ça de pris pour sa première journée.

Le meilleur bleu dans l’affaire ? West, qui réussit lui aussi sa première arrestation, deux femmes qui aiment s’introduire dans des maisons pour coucher ensemble. Il faut dire qu’il bosse avec Angela, et c’est la plus sympa des trois tuteurs en charge des bleus. C’est en tout cas ce que donne à penser ce premier épisode pour l’instant.

Sans trop de surprise, Bishop et John sont renvoyés super vite dans la maison du couple, et ça nous confirme que c’est bien l’homme qui se faisait battre par sa femme. Le truc, c’est que John s’en doutait, mais il n’a pas agi… et il arrive trop tard cette seconde fois, car l’homme est mort.

Pas fou comme journée, quoi, mais ça fait au moins une journée de terminée, avec une soirée entre bleu au bar. La surprise de l’épisode est alors que John et Chen sont en couple, mais le cachent à tout le monde. C’est une bonne surprise, qui rajoute du piment à toutes les histoires, on va dire, parce qu’on sent bien que ça leur posera vite problème.

Cela ne manque pas dès la deuxième journée, où ils sont envoyés à la recherche d’un trafiquant de drogue dangereux. En chemin, Chen se fait tester une fois de plus par le connard qui s’appelle Tim et n’est pas qu’un connard. De manière prévisible, on lui ajoute une petite humanité : sa femme est une junkie qu’il revoit pour la première fois depuis un an en intervention avec Chen. Cela le bouleverse un peu…

Et juste assez, en fait, pour qu’il se fasse tirer dessus en pleine intervention, laissant Chen bouleversée elle aussi, mais encore capable de bien faire son job. Ou presque : elle manque de peu de se faire tirer dessus, étant sauvée de justesse par John qui débarque… en ayant toutefois fait l’erreur de laisser Bishop seule pour arrêter un type qui faisait juste semblant d’être inconscient. Oups !

C’est une erreur de bleu qui ne coûte rien à personne, et même qui sauve la vie de Chen, mais cela lui est quand même reproché en fin d’épisode, et ça, même s’il a eu ce qu’il fallait pour arrêter le criminel du jour.

De son côté, Bishop termine l’épisode en disant à Chen qu’elle sait qu’elle est en couple avec John et que ce n’est pas une bonne idée pour sa carrière. West, lui, se fait engueuler par Angela parce qu’il s’est stoppé en pleine action. Cela dit, le lendemain, tout reprend comme si de rien n’était pour une nouvelle journée au commissariat, que nous n’aurons pas le droit de voir.

Côté réalisation, j’aime bien le choix qui est fait d’utiliser les caméras que porte les flics sur eux, ça permet d’être plus dans l’action. Rien de dingue, mais bon, ça apporte un petit quelque chose. Si je continue la série, je n’en ferai peut-être pas une critique aussi complète à chaque épisode… je réfléchis de plus en plus à un nouveau format pour ces séries qui n’arrivent pas à me passionner à 100%.

Saison 1

God Friended Me – S01E20

Épisode 20 – Que Sera Sera – 18/20
Ma foi, il y avait tout ce qu’il fallait dans cet épisode, à commencer, justement, par la foi ! Outre ce jeu de mots, les scénaristes bouclent très bien leur saison : tout aura été hyper fluide et logique cette année. Certes, la crédibilité est souvent à remettre en cause dans cette série, mais à part ça, tout y fonctionne à merveille et je suis très, très impatient de revenir pour une saison 2 !

Saison 1

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Henry values his privacy. He doesn’t want to be found.

Oula, le résumé repart loin et nous rappelle l’existence d’un tas de rôles secondaires de la saison. Franchement, tout ça promet, et nos héros n’en ont aucune idée. Pour l’instant, ils se rendent surtout compte qu’ils sont tous virés, à l’exception de Miles pour qui ça ne devrait plus tarder. Voilà de la destruction mutuelle assurée !

Cela ne casse pas leurs espoirs, parce qu’ensemble, ils peuvent tout faire… Surtout maintenant qu’ils ont tant de temps libre. Le but ? Reconstruire le code qu’ils ont aidé à détruire, même si c’est impossible à première vue, surtout en 43 minutes, parce qu’il faut pour cela retrouver l’introuvable Henry. Rakesh et Miles se rendent auprès de Simon pour s’excuser et pour mieux découvrir ses vraies intentions : il voulait se servir du Juliet Code et le partager au reste du monde. À la place, il risque juste d’être viré.

Les choses avancent bien vite dans l’épisode, mais ça n’empêche pas Rakesh et Miles de parler des sentiments naissants de ce dernier pour Cara. Histoire de. Ils la récupèrent pour aller voir Graham, parce que c’est le seul qu’ils connaissent qui avait déjà rencontré Henry. C’est parfait et une excellente idée : Graham n’a pas trop envie de les aider à retrouver Henry qui ne veut pas être trouvé, mais l’équipe en face de lui est assez convaincante.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il avoue avoir joué aux échecs avec lui moins de 48h avant. C’est trop simple tout ça, et ça fonctionne drôlement bien : Graham et Henry jouent en ligne, donc Rakesh va pouvoir nous hacker tout ça. Dans tout ça, Cara est virée même si l’article qu’on voulait qu’elle écrive aurait été faux, mais ce n’est pas grave : elle a désormais Miles sur qui compter et une éditrice qui veut qu’elle écrive un livre sur ses histoires.

Miles n’a pas tant de chance avec son travail, puisque FreeVerse n’a pas vraiment le choix de couper la diffusion de son podcast suite à un procès assez moche qui leur tombe sur le nez après le hack de la veille. Voilà qui est fait. Miles n’a quand même pas le temps de s’apitoyer sur son sort ou de craindre de pires coïncidences : il retombe par pur hasard sur Priya, parce que New-York est une toute petite ville.

Tellement petite, d’ailleurs, qu’il la suit en utilisant un taxi conduit par… Hasan. Ben oui, forcément que leur chauffeur de taxi est là pour lui : en chemin, il lui apprend que sa fille va se marier et invite tout le monde à son mariage – ça peut faire un début de saison 2 sympa, je trouve. C’était une manière sympa de faire une parenthèse sur tout le bien que fait le compte de Dieu, dans la vie de Miles, mais aussi dans celle des autres.

Miles retrouve ensuite Priya dans un temple où elle apprend qu’elle n’a pas détruit le compte de Dieu, mais une très bonne action de la part de Simon. C’est con, parce qu’elle voulait faire elle-même une bonne action maintenant qu’elle est malade. Pff. Cela lui permet d’obtenir une rédemption bien rapide, alors que Rakesh arrive à retrouver Henry grâce à la partie d’échec de Graham. Pfiou, c’est du rapide.

On découvre donc enfin Henry dans la série ! Il était temps et il apporte quelques réponses au sein d’Identity Seal, le boulot de Miles. C’est géant tout ça et ça apporte toutes les réponses que tout le monde voulait, ou pas. Henry n’est pas derrière le compte de Dieu, même s’il est au courant de ce que c’est depuis genre la mi-saison : quand Miles, Cara et Rakesh sont tombés sur Priya dans l’appartement des parents d’Henry, il les a vu en vidéo et il s’est débrouillé pour découvrir qui ils étaient.

Ce n’est pas terminé dans les révélations et liens qu’on aurait pu voir arriver : la greffe de moelle épinière de Simon ? Elle était pour la leucémie de Priya, mais malheureusement, ça ne l’a sauvée que temporairement. Finalement, Henry demande quand même à rester tout seul et ça casse tout : ce n’est pas le happy end attendu, et surtout, on se rend compte qu’on n’aura pas de réponse sur le compte de Dieu. Tout ça pour ça !

Ce dernier est toujours là pourtant, et il propose à Miles de se rendre à une Bar Mitzvah : celle d’une certaine Erica Katz. Il n’en faut pas plus pour redonner de l’espoir à Miles et ses amis et pour inviter le trio Henry/Simon/Prya à s’y rendre aussi. Il faut pour ça retrouver Henry, et ça se fait en demandant de l’aide de Dieu sur le compte facebook. Ben oui, c’est à se demander comment il est possible d’avoir passé vingt épisodes sans que Miles ne réessaye d’envoyer un message. En plus, c’est efficace : aussitôt le message de Miles posté, Dieu se met à aimer un parc.

Là-bas, Miles retrouve Henry et réussit à gagner assez sa confiance pour l’emmener à la Bar Mitzvah. Bien sûr, celle-ci est célébrée par la pote rabbine de Miles, Zoe, qui est heureuse de retrouver Miles. Tout ça permet de conclure à merveille la série par un happy end tant attendu : Henry retrouve sa foi et son amitié pour Simon en apprenant que grâce au Juliet Code, Simon a réussi à sauver Erica, en avertissant d’une catastrophe à venir.

Grâce à ça, le trio est heureux de découvrir l’utilité du Juliet Code et récupère toute son amitié initiale… Cela ne sauve pas le travail de Simon qui est viré malgré tout, mais ça lui en donne un nouveau : il veut recréer son travail, avec l’aide de Priya et Henry, à Paris. C’est beau comme tout, et ça ne s’arrête pas là, parce que Priya doit aussi avouer son amour à Henry.

Oh, et Simon joue également les bons samaritains : il sauve le podcast de Miles en annulant le procès et en leur faisant une jolie offrande ; il créé un poste spécialement pour Rakesh et, à défaut de pouvoir sauver le projet de livre de Cara qui est clairement du genre à enfreindre plein de copyright, il lui propose un poste à Paris pour écrire un livre sur Priya, Henry et lui-même. Tristesse.

Autrement, en début d’épisode, on a aussi une sous-intrigue bien moins intéressante qui nous est proposée : Arthur apprend qu’il n’a pas obtenu la promotion qu’il espérait tant. Elle revient en effet au révérend Thompson, son concurrent direct pour les élections. C’était bien la peine tout ça. Cela l’envoie dans une crise de foi assez importante, parce qu’il n’est plus sûr d’être à sa place en tant que révérend, y compris dans sa propre paroisse. Miles fait ce qu’il faut, en tout cas…

Arthur décide donc de lâcher son poste, puisqu’il a de toute manière Andrew pour le remplacer. C’est extrêmement perché tout ça, mais ça lui permet de faire une grande déclaration d’amour à Trish, qu’il demande donc en mariage. Celle-ci est heureuse d’accepter, même si c’est complétement précipité, je trouve.

Je suis le seul à le penser apparemment : tout le monde est super heureux de l’apprendre… ou alors c’est parce qu’Al décide de payer les verres de tout le monde pour l’occasion, allez savoir ! Cela permet donc de terminer l’épisode de la manière la plus chouette possible : Arthur accepte la proposition de Miles de participer à son podcast et le père et le fils parviennent à tomber d’accord pour dire que le plus important avec la foi, c’est qu’elle permet d’aider les gens.

Ce n’est toutefois pas la toute fin d’épisode : Miles motive en effet Cara à quitter New-York pour suivre ses rêves, même s’il l’aime. On dit donc au revoir à Cara pour les six prochains mois, alors que Rakesh envisage de se trouver un appartement avec Jaya. Comme si ce n’était pas suffisant pour me donner envie de voir la saison 2, il faut encore que Miles soit contacté par une inconnue qui dit avoir reçu une notification et une proposition d’amitié pour Miles de la part du compte de Dieu. Oula, voilà une avancée de l’intrigue qui m’a pris par surprise, mais qui est en même temps assez logique pour une deuxième année. Il fallait au moins ça pour regagner en intérêt après cette intrigue bouclée de la saison 1 qui ne nous aura pas fait avancer sur l’identité cachée derrière le compte de Dieu.

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EN BREF – Je n’attendais pas grand-chose de cette série, mais j’ai été vraiment positivement surpris par la qualité globale de l’histoire proposée. C’est un vrai bon divertissement, à l’intrigue finalement beaucoup plus prenante que ce je n’aurais cru après avoir vu le premier épisode et qui aura réussi à déverser son flot de bons sentiments du début à la fin, sans jamais de véritables fausses notes. Par conséquent, c’était intéressant à voir et ça donnait envie de revenir à chaque épisode.

C’est tout à fait le genre de série-bonbon pratique à regarder quand on a quarante minutes à tuer, quand on a envie de passer un moment qui ne soit pas prise de tête. Elle va vraiment me manquer en attendant son retour pour une saison 2, dont l’intrigue a déjà réussi à me convaincre. J’ai hâte d’en savoir plus. Je ne sais pas encore si j’ai envie qu’on reprenne directement six mois plus tard pour avoir Cara, ou si je préfère qu’on reprenne exactement où l’on en est.

La série a prouvé qu’elle arrivait bien à gérer les relations à distance de ses personnages avec Jaya, mais de là à faire pareil avec Cara, ça risque d’être un peu violent. On verra. Dans tous les cas, je suis au rendez-vous, on se posera ces questions plus tard !

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Saison 1

In the Dark – S01E02

Épisode 2 – Mommy Issues – 16/20
De l’humour, des sous-intrigues sympathiques et un bon mystère général permettent de confirmer ce que j’avais pensé du pilot : on a là une série qui tient juste assez la route pour être un très bon divertissement. Comme je n’en attendais pas tant d’une série CW, je suis plutôt content de ce que ça donne !

Saison 1


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Don’t try to bond with me.

Allez, j’avais dit que je regarderai cette série et pas de raison que je ne le fasse pas de manière hebdomadaire après un bon début de série. Ce n’est pas génial de le voir commencer sous la neige et dans le noir, surtout qu’on devine rapidement que l’idée est de nous montrer l’agression de Murphy. Celle-ci est sauvée in extremis par Tyson, ce qu’on savait déjà.

On reprend ensuite là où la série nous avait laissé, avec Murphy se confiant sur sa vie misérable à Jess, sa meilleure amie et colocataire plus occupée à gérer sa vie sentimentale avec Vanessa. La série s’éloigne un peu de Murphy pour se concentrer sur ces personnages secondaires que sont Jess et Vanessa, et c’est plutôt bien, parce qu’il y a du potentiel par là aussi pour les intrigues marrantes. Cette semaine, ça se voit donc avec Jess quand elle découvre que Vanessa est surprise qu’elle soit une « vraie lesbienne » qui n’a jamais été avec un homme avant.

Pendant ce temps, Murphy couche avec un inconnu un peu geek conseillé par Jess dans le bar, histoire qu’elle puisse lui faire son année au moins. C’est plutôt drôle, parce que c’est lui qui donne le titre de l’épisode et l’intrigue qui va suivre. Ouep, Murphy le fait jouir et il parle de sa mère à ce moment-là, ce qui la fait flipper, certes, mais c’est ce qui lui offre aussi le lendemain l’idée de contacter la mère de Tyson pour qu’elle puisse porter plainte pour sa disparition.

Ainsi donc, on continue aussi de voir le flic cette semaine, parce que Murphy le recontacte pour obtenir un moyen de joindre la mère de Tyson. Le flic ne peut rien faire, mais comme Chloe est là, c’est l’occasion de les voir parler entre elles et de commencer ce qui pourrait être un ship entre Murphy et le père de Chloe.

Cette dernière veut en tout cas voir son père s’inscrire sur un site de rencontre suite à sa conversation avec Murphy, et elle permet aussi quelques gags quand elle est dirigée vers les toilettes par un cliché de prostituée… qu’elle invite à dîner avec son père. C’était plutôt drôle.

Quoiqu’il en soit, Murphy pense ensuite à retrouver Dornell, le cousin de Tyson, pour lui demander l’adresse de sa mère. Sans grande surprise, Dornell refuse de lui parler, mais le vendeur du foodtruck avec qui il est la drague lourdement et lui fournit l’information en échange d’une heure de son temps. C’est n’importe quoi, tout ça. Pour leur rencard, il décide de la faire escalader une grille pour mieux pouvoir contempler une vue de la ville qu’elle ne peut évidemment pas voir.

Je ne sais pas trop à quoi tout ça sert, mais je l’aime bien ce nouveau personnage. C’est un con de base et il est évidemment révélé qu’il n’avait aucune idée de la disparition de Tyson. Il lui conseille quand même de ne pas aller annoncer à la mère que son fils est mort avant d’être sûre, mais elle l’est.

Du coup, elle s’y rend le lendemain… mais n’ose pas révéler ce qu’elle pense savoir. Par conséquent, la mère pense juste avoir affaire à une amie s’inquiétant pour son fils. Mignon comme tout. Elle laisse Murphy se diriger vers les toilettes et celle-ci passe un peu de temps la chambre de Ty à la place, retrouvant notamment son ipod.

Elle finit en larmes et la mère la retrouve, inquiète comme tout désormais de ne pas avoir de nouvelles de son fils. Cette fois, Murphy lui révèle tout ce qu’elle a vécu dans le premier épisode. C’est triste, franchement, mais ça permet à la mère de Tyson de signaler sa disparition.

En fin d’épisode, Murphy se rend au travail en robe, à la demande de sa mère, et la robe est absolument immonde. Comme en plus, elle est en retard, ça n’a pas grand intérêt ; donc elle s’échappe vite pour aller voir Dean, le flic. Celui-ci lui apprend que le téléphone a été vidé et qu’il sait que c’est de sa faute s’il s’est retrouvé en rencard avec une prostituée. Cela fait une scène bien drôle à voir et ça m’embête car je me retrouve pris au piège de ce triangle amoureux qui se dessine entre Dean, Murphy et le vendeur du foodtruck avec qui elle a eu rencard et qui insiste pour en avoir un autre le lendemain. La suite au prochain épisode, dans lequel Murphy partira à la recherche de Kira, la petite amie de Tyson, tout en étant recherché par Donnell qui n’apprécie pas de la voir fouiller dans la vie de son cousin ; surtout quand il en parle avec une femme en prison qui lui demande s’il a bien vidé le téléphone. Oups.

Autrement, Murphy se découvre aussi en début d’épisode une infection urinaire qui va la suivre tout au long de l’épisode et qui est l’occasion de la voir passer quelques scènes avec Jess, qui s’occupe d’elle. Cet épisode s’éloigne un peu de Murphy grâce à ça en s’intéressant plus longuement à Jess, qui stresse de savoir que Vanessa est en manque de pénis suite à sa blague du début d’épisode.

Elle achète donc un god-ceinture que la CW n’ose jamais nous montrer, ce qui est ridicule. En revanche, c’est une intrigue mignonne qui leur fait dire qu’elles s’aiment l’une et l’autre, avec pas mal d’humour. C’est expédié, mais c’est réussi.

Les flashbacks continuent tout au long de l’épisode également, histoire qu’on comprenne mieux pourquoi Murphy est si proche de Tyson. Ils ont une vraie relation amicale très sympathique ; c’est chouette. Après, je ne sais pas si j’ai envie d’une énième série à flashback, alors j’espère que ça s’arrêtera à cet épisode. En attendant, ce n’est pas du tout flippant de découvrir que Murphy sait faire un joli origami parce qu’il lui a appris quand moi, avec des yeux et un tutorial, mes cygnes de Prison Break ne ressemblent à rien.

> Saison 1

The Punisher – S01E12-13

Épisode 12 – Home – 16/20
Dans l’ensemble, c’était long et trop bavard, et même l’excellente fin d’épisode ne parvient pas à tout leur pardonner. Je m’attendais à plus d’action, mais finalement le choix est fait de privilégier la tension dramatique. Cela met du temps à vraiment fonctionner, même si je reconnais que l’épisode est marquant et qu’il y a pas mal de moments de celui-ci qui me resteront en tête.

> Saison 1


Spoilers

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You’re going away again, aren’t you ? You and Pete ?

L’épisode commence fort avec directement l’interrogatoire de Frank par Dinah, et en vidéo en plus. C’est beau tout ça, ça fait douze épisodes qu’on attendait que Frank fasse enfin le bon choix, celui d’arrêter sa vengeance. Pendant ce temps, David et Léo commencent l’épisode au commissariat, avec la petite fille qui en veut quelque peu à son père d’avoir prétendu être mort.

Si Frank se prête au jeu des questions réponses en protestant un peu, David s’y refuse, parce qu’il ne croit plus en la justice. C’est un peu lourd comme scène, avec comme but de nous faire comprendre que l’associé de Frank a fini par épouser son point de vue. Bon ben, c’est naze, parce que moi, toujours pas ! En revanche, j’ai bien aimé la tronche de Dinah comprenant que Billy n’est pas le seul être atroce dans sa vie, parce que Frank aussi n’est pas un gentil et qu’il a suivi les ordres.

L’avantage, c’est qu’aujourd’hui aussi, il suit les ordres et ça permet de mettre au point un plan pour l’échange des otages. Tout s’y passe comme prévu, ou presque : Billy joue les petits chefs avec de quoi sniper tout le monde, Sarah et Zach sont accrochés à un bidon d’essence, pour le principe, et ils découvrent que David est encore en vie. Celui-ci n’a pas le temps de leur parler qu’il doit déjà monter dans le van des hommes de Billy.

Tout ça, c’est sans compter sur la police qui débarque, avec la ferme intention d’empêcher l’échange. Les choses tournent assez mal assez vite : le feu est allumé après les bidons d’essence, mais David sauve sa famille. Il n’empêche que ça suffit à ce que Dinah demande à ce qu’on tue David pour éviter qu’il ne soit pas embarqué par les hommes de Billy. BEN VOYONS. Si Billy y croit, moi on ne me la fait pas, je n’y ai pas cru.

Tout ça mène à un face à face croustillant entre Billy et Frank, surtout quand ce dernier demande à Billy s’il avait eu au moins le choix de tuer sa famille. Bien sûr, Billy dit qu’il n’était pas là pour cette mission, parce qu’il ne voulait pas en faire partie. Le simple fait qu’il sache sans prévenir Frank, ça me paraît toutefois un motif de meurtre suffisant pour Frank, surtout que Billy connaissait sa famille quoi. Après comme d’habitude, la scène était longue, même si elle était coupée en deux.

Bref, j’étais content de voir arriver Rawlins : sa manière de torturer Frank mettait un peu d’action dans tout ça, même si elle était entrecoupée de Frank rêvant qu’il fait l’amour à sa femme, avant sa mort parce qu’on n’est pas dans la nécrophilie non plus. Ouais, bon, classique, il s’enferme dans un bon souvenir, blablabla.

Bien sûr, ils n’ont pas le choix de le laisser en vie, puisque le décompte pour publier la vidéo en ligne existe toujours. Il finit par accepter, après une longue séance de torture et de longues conversations (trop longues) avec Billy, de désactiver ce compte à rebours… pour mieux réussir à poignarder Rawlins, puis pour lui mordre le cou, comme un chien enragé. Forcément, après ça, Billy l’assomme et Frank repasse un peu de temps avec sa femme.

Comme je m’y attendais, David est encore en vie, et il est énervé après la situation qui est pourtant son idée. Il peut enfin retrouver sa famille, et ça aussi ça fait quelques épisodes que je l’attendais. Je m’attendais à une baffe de la part de Sarah, mais non, elle se contente de repousser David quelques fois, histoire de craquer ; Il y a de quoi craquer.

Après ça, elle se montre amoureuse et… demande quand même des nouvelles de Frank, parce qu’elle n’oublie pas qu’il était là. C’est là que Dinah intervient pour engueuler David, très vexée de voir que Frank les a manipulés et s’est débarrassé de son mouchard, ne voulant pas être suivi à la trace par les flics. Il veut juste sa chance de tuer Rawlins et Billy, quoi.

Ce n’était pas si mal barré avec son coup de couteau dans le cœur de son ennemi borgne, mais pourtant il finit en encore plus mauvais état : Rawlins survit et s’acharne sur Frank, le pauvre. C’est tout à fait son but, cela dit : David révèle à Dinah que le plan, depuis le départ, est d’utiliser les caméras planquées dans le QG pour piéger Billy et Rawlins. Le truc, c’est que les caméras ne sont pas si planquées que ça, donc c’était un peu abusé comme intrigue je trouve.

Après, c’était super bien joué, surtout pour Rawlins, qui fait un excellent cinglé, au point de même faire peur au personnage de Ben Barnes. Oui, Billy se rachète une conduite au dernier moment en coupant un peu les liens de Frank.

Celui-ci décide d’abandonner Maria qui voulait l’attirer à lui et grâce un petit shot d’adrénaline donné par Rawlins lui-même, il a assez de courage et de force pour le tuer. C’était sanglant, dégueulasse et ça remonte le niveau de l’épisode de voir Rawlins finir si violemment. Et puis, après cet épisode à torturer Frank, c’était mérité, avec une jolie montée de la musique.

Le tout est observé par un Billy qui prend très clairement son pied à regarder tout ça se dérouler sous son nez. Pourquoi pas, chacun ses kiffs. En revanche, il ne kiffe pas découvrir qu’il s’est fait piéger par Frank quand la police intervient. C’est juste à temps pour éviter que Billy ne tue Frank, et juste à temps aussi pour le blesser à la police. Cela dit, Billy parvient à s’enfuir, parce que sinon ce ne serait pas drôle. L’épisode se termine par Frank se réveillant dans les bras d’un David heureux de l’avoir trahi pour qu’il survive… Bon, comme la majorité de l’intrigue est résolue dans ce bain de sang, j’ai un peu peur de ce que donneront les 55 dernières minutes.


Épisode 13 – Memento Mori – 18/20
Ce n’est pas leur meilleur épisode, mais c’était une sacrée conclusion de saison, même si je connais assez les comics pour avoir vu venir la décision finale de cet épisode. C’est une fin de saison réussie, qui boucle bien l’histoire. J’en profite : c’est rare avec les séries Marvel/Netflix, et il va maintenant falloir que je passe à des séries qui n’auront pas de vraie fin…

> Saison 1


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Dying’s easy. You’re gonna learn about pain.

Je m’attendais presque à une ellipse de quelques mois, mais non, on reprend dans la même soirée. Dinah accepte de ne pas emmener Frank à l’hôpital, parce que cela voudrait dire l’envoyer en prison. À la place, elle l’emmène donc chez ses parents, parce que ça sert d’avoir un père médecin apparemment. Pas génial en revanche d’avoir une fille flic, parce que Frank, il leur ruine leur drap en deux minutes.

Une petite intervention du médecin plus tard, Frank va beaucoup mieux et peut déjà parler, puis se relever et être habillé par David, qui lui offre un petit tas de billets de banque pour qu’il puisse vivre tranquillement à présent. C’est un peu gros tout ça : il vient d’être passé à tabac. Même si c’est Frank, il faudrait au moins plusieurs jours pour s’en remettre.

Et puis David et Dinah le chassent, ce qui est normal car la police va vite être à sa recherche, mais moi, je suis frustré de ne pas l’avoir revu avec Karen, même si Dinah utilise la même stratégie qu’elle pour justifier ce qu’elle a fait en le laissant s’échapper : la police n’a pas de preuve pour l’arrêter et elle s’en tire bien. Comme elle ne sait pas où est Frank désormais, elle est simplement punie à écrire un rapport. Rien de bien fou, mais elle plaît à Marion. Tu m’étonnes.

Dinah est quand même sacrément sous-exploitée dans l’épisode, forcée de rédiger que Frank a finalement réussi à s’enfuir en prenant le dessus sur elle, et apparemment, ça la dérange.

Bien que probablement recherché par tous les policiers de la ville, Billy rentre chez lui pour retirer la balle qui s’est logée dans son épaule dans l’épisode précédent. Une fois que c’est fait, il se prépare un sac de voyage et n’hésite pas à tuer tous les policiers en intervention pour l’arrêter dans son appartement. C’est un peu gros, mais ça lui fait une scène bien badass qui termine par un plan Joker à l’hôpital où il fait péter tout son immeuble. Normal.

Il se rend ensuite chez Curtis pendant qu’il dort, réussissant à prendre le flingue sous son oreiller sans même le réveiller. Quand il se réveille, c’est donc pour répondre à l’interrogatoire de Billy, vexé de découvrir que Curtis savait que Frank était en vie avant lui. Il a l’air de vraiment leur en vouloir, alors qu’il aurait pu sauver la famille de Frank et ne l’a pas fait…

Malgré tout, Curtis décide de se faire un petit café et c’était juste excellent : il fait diversion pour avoir le temps d’ouvrir les rideaux, sachant très bien que Frank est en fait sur un toit, prêt à jouer les snipers. Je ne m’y attendais pas, et ça faisait une jolie scène d’action, même si là encore, Billy s’en tire et Curtis se prend une balle dans l’épaule. C’est con.

Frank prend donc la peine d’appeler Curtis histoire de pouvoir… fixer un rendez-vous à Billy. Toute l’histoire entre eux atteint donc son apogée pour être réglée à minuit ce jour-là. Il n’empêche que Frank le laisse s’échapper en se remémorant que le lieu de rendez-vous fixé par Billy est une fête foraine où ils avaient passé de bons moments en famille, tous ensemble. Mais quelle angoisse, cette trahison de Billy.

Le détour par la fête foraine est intéressant, à la fois dans le passé et dans le présent. Dans le passé, Billy est grave cool comme oncle. Dans le présent, Billy est un connard qui n’hésite pas à relancer le carrousel, sachant parfaitement que ça va faire du mal à Frank, et quitte à terroriser des adolescents qu’il prend en otage et attache au manège pour ça. C’est con de se retrouver pris entre deux mercenaires comme ça, quand même.

Une fois de plus, Billy parvient à blesser Frank alors que Dinah reçoit sur son portable les coordonnées de la fête foraine, comprenant très bien de quoi il s’agit. Bien qu’ayant reçu l’ordre de ne pas bouger de son bureau, elle n’hésite pas à le faire et à se rendre sur place, où les deux soldats n’hésitent pas à s’attaquer avec des armes puissantes, y compris après être monté sur le manège en marche. Le tournage a dû être horrible franchement.

L’air de rien, Frank réussi à nous défigurer Billy (c’est dommage) qui sent une balle lui traverser la joue. C’était gore à souhait et assez pour énerver définitivement Billy qui décide de s’en prendre aux otages pour avoir la certitude que Frank sorte de sa cachette. C’est effectivement efficace et il reprend le dessus. C’est à ce moment-là que Dinah arrive. Alors qu’elle avait tous les avantages de son côté, elle se fait tirer dessus par un Billy avertit de sa présence par… ces cons d’otages ! Ils lui demandent de l’aide quoi, et paf, balle dans le crâne. C’est dégueulasse.

Cela donne toutefois l’avantage à Frank qui n’hésite pas à le prendre. Le combat est violent, sanglant et terrifiant. Et ça finit de la meilleure manière possible : Frank refuse finalement de tuer Billy, préférant le défigurer avec un miroir. La seule attache de Billy dans ce monde, c’était sa beauté, et franchement, entre la balle dans la joue et les bouts de miroir en lui, je pense qu’il n’y avait pas pire situation envisageable pour lui. C’était donc pleinement kiffant à voir, même si j’ai malgré tout eu de la peine pour lui.

Est-ce que je suis plus attaché au méchant qu’au gentil ? Oups ! Le gentil Frank libère les otages après avoir fichu Bill dans un coma dont personne ne sait s’il se réveillera (donc il se réveillera) avec ou sans souvenir (donc avec).

Frank reste malgré tout sur les lieux du crime cette fois, parce que Dinah s’est pris une balle dans la tronche, mais elle est encore en vie. Il est prêt à se faire arrêter si ça veut dire la garder en vie. C’est beau, et ça lui vaut sa liberté ensuite : quand Dinah se réveille, intacte malgré la balle, elle demande qu’il soit relâché, qu’on le dise en cavale et qu’on retire son ADN ou ses empreintes des fichiers de police. Bref, il peut reprendre sa couverture de Pete Castiglione, même si je trouve ça abusé de le voir finir l’épisode à se balader en ville et dans le groupe de Curtis comme si de rien n’était alors que genre trois jours plus tôt, il y avait sa tronche sur tous les écrans de télé. Mais bon.

Autrement, Sarah, ses enfants et désormais David sont tous sous protection policière désormais. Il reste évidemment à résoudre leur intrigue familiale, mais ça ne peut pas se faire en un petit épisode comme ça. Il faut une période de réajustement comme le dit David, mais un épisode ne peut suffire à nous la montrer. Les scénaristes prennent quand même le temps de nous montrer tout ça, ce que je trouve plus flippant qu’autre chose, parce que j’avais peur de retombées négatives imprévues.

Finalement, l’idée était de nous montrer que Sarah voulait faire l’amour dans la salle de bain pendant que tout le monde est dans la pièce d’à côté. Bon, en même temps, après un an d’abstinence, c’est probablement important d’en revenir à ça, même si c’est bref, inévitablement. La saison termine bien pour eux, avec des retrouvailles de toute la famille dans la maison. Ouep, tout est mal qui finit bien dans cette première saison.

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EN BREF – La série a su tenir l’ensemble de ses promesses sanglantes et violentes, tout en conservant le cachet Netflix, avec lequel l’habitude me fait de plus en plus regretter les longueurs de mise en scène et les lenteurs de certains épisodes. C’est regrettable, car en 45 minutes au lieu de 55 minutes, la série aurait pu être encore plus percutante je pense.

Il n’empêche qu’il est à peu près sûr que je reverrais au moins certains épisodes de cette saison et qu’en attendant, ils me resteront en tête. La saison est blindée de scènes mémorables, et ça c’est cool. Si je regrette d’avoir mis autant de temps à la voir – la saison est sortie il y a deux ans ! – je me console en me disant qu’il me reste à voir la saison 2 et toutes les autres séries de la collaboration Marvel/Netflix. Tant que je suis sur ma lancée, je crois même que je vais enchaîner jusqu’à l’overdose… Parce que cette saison me laisse presque sur ma faim, je dois dire !

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