Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles,

Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et les séries plus que sur le reste de ma vie, parce que j’ai eu le temps d’aller une dizaine de fois au cinéma quand même… et de lire trois romans. Rien que ça !

Je reviens toujours à l’écriture à un moment ou un autre, cela dit, et j’ai plein d’idées d’articles qui me trottent dans la tête. Comme j’ai justement 25 minutes devant moi, j’ai envie de commencer par un petit bilan de lecture, parce qu’il me semble que j’avais dit que je le ferai. Bref, comme le titre l’indiquait, je suis là pour vous parler de Game Changer de Rachel Reid.

Oui, je me suis mis à lire la saga à l’origine d’Heated Rivalry. Je l’avais dit que la série me restait en tête et que, si elle ne m’avait pas convaincu du tout au premier abord, j’allais inévitablement y revenir d’une manière ou d’une autre. Rien de mieux que la lecture pour découvrir cette histoire comme elle a été écrite à l’origine. Oui, mais voilà, la série s’attarde sur le tome 2. Et avant ça, il y a le tome 1.

Ainsi donc,Game Changer, c’est le premier tome d’une saga de six (bientôt sept) romans, alors quand je me suis lancé, je savais que je m’embarquais dans une grande galère. Six romans, tous de la romance gay, tous dans l’univers du hockey auquel je ne connais rien. Bon, cette partie, évacuons-là tout de suite : le hockey a certes son importance dans les intrigues, mais ce n’est vraiment pas le cœur du livre et ne rien y connaître ne pose pas tant problème ; on nous explique ce qu’il y a à savoir et pour le reste, ma foi, on comprend quand il y a pénalité sans connaître les règles parce que le personnage est vexé d’aller sur le banc, par exemple.

Du côté de l’écriture, les chapitres sont assez longs pour que ça prenne plus de dix-quinze minutes pour les lire (je lis en anglais), donc j’ai fini par calculer que ça me prenait entre quatre et cinq heures pour lire les tomes de cette saga. Finalement, ce n’est pas tant que ça, pas vrai ? Game Changer raconte l’histoire d’amour entre Kip, un serveur de smoothie (en attendant de trouver meilleur job), et Scott Hunter, une superstar canadienne de hockey. Et grosso modo, les trois quarts du roman tiennent dans l’épisode 3 de Heated Rivalry.

Comme c’est l’épisode que j’ai préféré, j’étais plutôt content de découvrir ce roman. L’idée est assez simple et basique, avec une romance comme on en voit dans tous les livres du genre : les personnages se rencontrent, tombent amoureux, rencontrent quelques problèmes qui les éloignent un temps et paf, ils se remettent finalement ensemble pour un happy end. D’ailleurs, c’est bien simple, c’est publié chez Carina Press qui garantit le happy end ! Si on ajoute à ça le fait que je connaissais déjà l’histoire, il ne restait vraiment pas tant de suspense que ça.

Oui, mais voilà : Scott et Kip sont vraiment des personnages que j’apprécie. Et puis, j’ai eu la surprise de découvrir que François Arnaud n’avait rien à voir avec la description physique de Scott dans le livre – il est blond, mince, qu’est-ce qui s’est passé dans le casting ?

On est sur une romance toute douce, où chacun apprend à se connaître et où tout se passe bien et, finalement, ben ça fait du bien de lire ça parfois. J’ai beaucoup écrit sur l’importance de la représentation et sur le fait que ça faisait du bien de voir ça dans une série (particulièrement quand on les revoit dans l’épisode 5) : je vais répéter ici les mêmes idées si je m’étale plus ! Le fait d’avoir les pensées des personnages était sympathique. Bien sûr, la série saute inévitablement plein de choses, alors j’ai bien aimé avoir quelques infos de plus et voir comment tout s’enchaînait.

Le truc que je n’ai vraiment pas aimé et pour lequel il faut vraiment s’accrocher dans cette saga ? Les scènes de cul. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise car je savais très bien à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment eu le sentiment que la moitié du bouquin consistait à voir les personnages coucher ensemble dans toutes les positions. Au départ, ça se comprend, il y a même, toujours dans cette idée de la représentation, un intérêt à avoir certains détails de l’intimité du couple et de voir comment ça se passe quand tout est safe et fait avec le consentement (et l’excitation) des deux partenaires.

À part le sexe, j’ai vraiment eu l’impression de lire ce que j’avais déjà vu mis en image. Et c’était très bien comme ça.

Par contre, il y a un moment du livre où, vraiment, ça m’a fait trop. Genre, avançons dans l’histoire un peu, non ? Malgré tout, je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé ma lecture. Elle est complètement portée par ces deux personnages que j’aime beaucoup et ça m’a permis de me rendre compte à quel point la série était fidèle au matériel d’origine. Et ça m’a surpris un peu, parce que j’ai l’habitude d’adaptations prenant bien plus de libertés.

Bref, pour répondre à la question du titre si vous avez aimé Scott & Kip dans Heated Rivalry, vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin… façon de parler) : vous aimerez aussi Game Changer. Les pages se tournent un peu toute seule, vous verrez. Si vous ne les avez pas aimé ? Eh, passez votre chemin, je crois. Et faut-il forcément lire le tome 1 avant de lire le tome 2 ? Absolument pas. Chaque tome est indépendant et peut se lire sans jeter un œil au reste. Après, si vous êtes complètement amoureux (bon, ou amoureuses, je sais) d’Ilya, il y a (aha) des miettes à se mettre sous la dent dans ce tome. Et oui, ce tome est un game changer pour les gens qui ne lisent pas tellement de romance, gay ou non, précisément parce que la représentation y est si réussie. Et ça fait plaisir.

9-1-1 Nashville – S01E08 – All Hands – 15/20

C’est encore un bon ensemble cette semaine, avec une grande intrigue qui fonctionne bien pour nous accrocher et nous donner envie de savoir comment tout sera réglé. Malheureusement, ça se fait un peu trop au détriment des personnages dont on ne sait pas encore assez de choses, je trouve : on passe plus de temps sur les urgences que sur le développement des personnages et je n’ai pas l’impression que c’était autant le cas dans les autres séries de la franchise. En même temps, les autres mettaient trop vite en danger les personnages, ce qui avait tendance à leur retirer en crédibilité. Existe-t-il une bonne formule ? Pas sûr !

Spoilers

Il est temps d’en finir avec le hack ET le chantage familial.


You wanna cut her open in the back of a moving ambulance?

Quel étrange début d’épisode cette semaine : on se retrouve à l’hôpital où une maman chante une berceuse à son bébé (enfin, une berceuse, je suis trauma par cette chanson depuis Angel) prématuré. Samantha, la fiancée de Ryan, vient s’occuper de cette maman en larmes qui ne dort plus tellement elle s’inquiète pour son bébé. Son but est de la convaincre de rentrer chez elle.

Seulement voilà, son application type Uber lui indique qu’elle en a pour deux heures pour rentrer. Elle décide donc de prendre un café et de rentrer en voiture. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Même pas besoin de s’endormir au volant : la ville est hackée et tous les feux passent au verte en même temps. Bim.

Une heure plus tôt, Cam et l’agent du FBI contactent le maire, sur son lit d’hôpital, pour lui expliquer où ils en sont de leur enquête. Leur suspect principal est maintenant Ariella, la nana qui était embauchée pour faire des coupes budgétaires. Son passé révèle qu’elle était dans toutes les villes hackées. Ce sera donc son assistante la coupable, mais en attendant, ils ont besoin de 45 minutes pour localiser l’appareil qu’elle pourrait utiliser.

Elle paraît effectivement coupable dans l’attitude quand on se rapproche d’elle. À dix minutes de la fin du compte à rebours, elle se rend dans un bureau qui n’est pas le sien avec une excuse pourrie pour y être. Et pourtant, Cam observe de loin tout ce qu’il se passe et remarque que l’assistante d’Ariella s’échappe bien vite pour aller vers les toilettes.

Là, Cam la voit récupérer un portable qu’elle avait planqué. Oh, Tilda, l’assistante, essaie d’attaquer Cam au couteau, mais c’est peine perdue : elle a un spray au poivre à lui balancer au village. Cela suffit à stopper Tilda, mais pas l’attaque malheureusement. Il pourrait y avoir du suspense, mais on est déjà au courant que ça va arriver : tous les feux de la ville vont être vert. Tilda est arrêtée, mais elle assure ne pouvoir rien faire : elle s’est juste contentée de voler des mots de passe dans les centres d’appel, mots de passe qu’Ariella lui donnait quasiment les yeux fermés, pour les vendre aux terroristes contre une belle somme d’argent.

Allez, ça se tient, mais j’aurais aimé une petite réaction d’Ariella, surtout qu’elle est clairement la coupable idéale à cause de son assistante qui a fait en sorte de la présenter comme telle.

Du côté de nos pompiers, c’est difficile d’apprendre à les connaître au milieu du chaos, en vrai. Roxie et Taylor s’amusent à faire des paris sur Blue qui a de bonnes idées pour faire le plein malgré les hacks de la ville ; Blue finit par apprendre le chantage odieux du père de Blythe et… voilà, en fait, il n’y a pas grand-chose à dire.

Ils sont rapidement envoyés à l’hôpital pour s’occuper de la mère du prématuré qui se retrouve coincée sous un camion. Ce n’est pas bien inspiré, il s’est passé la même chose dans 9-1-1 dans l’épisode diffusé juste avant tout de même. On va dire que ce n’est qu’une coïncidence. La femme est rapidement sauvée et les pompiers peuvent l’emmener à l’hôpital. Sur quelle route ? Mystère. Il y a des accidents à travers la ville, mais le camion semble pouvoir avancer vite. En plus, Millie, la jeune maman, a beaucoup de chance : Roxie est celle qui l’emmène à l’hôpital et c’est une ancienne chirurgienne. Cela lui permet de commencer une opération et lui sauver la vie – on se croirait dans Station 19.

Millie peut donc arriver à l’hôpital où Taylor et Roxxie deviennent infirmière et chirurgienne pour la journée, parce qu’on manque de personnel à l’hôpital. La série peine à nous montrer le chaos dans l’hôpital et cette histoire est un peu déjantée, mais admettons. L’essentiel est de sauver des vies après tout, surtout que c’est juste avant une autre attaque des hackers. L’opération se passe bien, jusqu’à ce que la troisième attaque intervienne justement. On était au courant qu’il y en aurait une, avec les hackers ne laissant qu’une demi-heure pour payer une rançon improbable et impossible.

Remplir les hôpitaux et couper le courant ? Ces hackers sont diaboliques et malins. C’est un classique – provoquer un mouvement de foule vers une bombe, tout ça tout ça. On l’a vu dans des tas de films, on l’a vu dans la réalité aussi probablement, c’est terrible car ça fonctionnera toujours. L’opération doit continuer le noir et c’est la catastrophe car les hackers ont réussi à faire en sorte de bloquer aussi les générateurs.

Pas d’inquiétude à avoir : nos pompiers sont dans l’hôpital et savent comment travailler ensemble pour rétablir le courant. C’est un beau travail d’équipe qui réunit tous les personnages de la série : le père de Blythe passe un coup de fil à Cam qui en passe un à Hart qui en passe un à Blue, et hop, problème de générateur réglé. Grâce à ça, tout est bien qui finit bien : Millie est sauvée.

En parallèle, le bébé de Millie, Jude, est en bonne santé grâce à Blythe et son père. Bien qu’elle soit patiente de l’hôpital, elle promet à Samantha de venir en aide comme elle peut et s’occupe donc de faire respirer le bébé de Millie quand le respirateur tombe en panne à cause du hack. C’est simple et efficace : ça permet d’oublier la rancœur que le père et la fille ont depuis qu’il a découvert qu’elle connaissait l’existence de Blue depuis 20 ans et ça permet aussi au père de voir que la caserne 113 fait du bon boulot. Il s’efface donc un temps pour aller payer la rançon très généreuse demandée par les hackers, puis pour payer tout le département des pompiers, y compris Blue. Yeah.

Tous les problèmes sont donc résolus en un rien de temps : il n’y a plus de hack, personne ne parle des multiples autres conséquences qui ont dû avoir lieu pendant ces hacks successifs, on se contente de se concentrer sur nos héros qui sauvent des vies plutôt que sur toutes celles inévitablement perdues et… C’est tout.

La fin d’épisode voit même Hart et son beau-père se réconcilier officiellement et nous laisser sur un happy end alors que cette intrigue a dû tuer des centaines de gens, l’air de rien. Mais bon, ça valait le coup : en parallèle, Cammie a pu se rendre compte que l’agent Turner du FBI était tout à fait charmant. Un petit câlin de victoire instaure ce qu’il faut de gêne entre eux ; une dernière scène les voit échanger leur numéro parce qu’ils ont en commun d’être veufs et qu’il lui propose de rejoindre un groupe de paroles. Eh, en vrai, je parais être un peu mauvaise langue, mais je trouve que c’était plutôt bien comme scène finale pour ces deux-là, même si le rapprochement est bien peu crédible. Un peu comme pour Taylor et Blue la semaine dernière (d’ailleurs, on a rien à ce sujet cette semaine ; les scénaristes semblent se chercher plus que les personnages ne se cherchent).

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9-1-1 Nashville – S01E07 – You’ve Been Boarded – 15/20

La série reprend sur un épisode qui fonctionne plutôt bien du côté du drama, pas tellement du point de vue de l’humour. Elle souffre ainsi de la comparaison avec la série-mère (c’est bien la première fois de la saison !), surtout que l’on ne connaît pas encore bien tous les personnages et qu’il y a des parties peu crédibles. L’ensemble reste sympathique.

Spoilers

Les officiels de la ville doivent décider quoi faire face à la cyber-attaque.


That’s a creative way of saying citywide hack.

La dernière fois que j’écrivais une critique pour cette série, j’étais plein de bonnes résolutions et je pensais finir Lone Star pendant la pause. C’est un fail, mais pas grave, me voilà de retour pour voir la fin de ce hack monumental avec 6h pour trouver 10 millions. J’ai hâte de voir ce que les scénaristes vont nous pondre !

La série reprend avec un résumé complet de l’intrigue autour de Blue, histoire qu’on se souvienne de tout le bordel. Le résumé termine avec la chute de Blythe après l’alerte tornade. Elle est tombée sur du fil barbelé, ce qui est quand même un sacré manque de chance. Pour ne rien arranger, son cheval est pris aussi dans le fil barbelé, ce qui fait qu’elle est reliée directement à lui et que chaque fois qu’il bouge, ça la blesse au bras. Faudra quand même m’expliquer comment le fil s’est enroulé comme ça autour de son bras.

Bien sûr son mari s’inquiète pour elle, mais comme elle est supposée être énervée après lui, il se dit qu’elle ne fait que lui faire la gueule. Elle, elle se débrouille pour récupérer sa sacoche dans laquelle se trouve son portable. Malheureusement, le portable est éclaté par la chute et probablement quelques coups de sabot. Conte toute attente, elle a aussi une pince pour couper le fil, heureusement. C’est un peu ridicule de l’imaginer se balader avec ça franchement, mais allez, pourquoi pas, c’est rigolo.

En se relevant, Blythe découvre qu’elle s’est aussi tordue la cheville. Bref, tout semble aller pour le mieux, elle parvient même à retirer le fil de fer qui est pris dans le sabot de sa monture. Dès que le cheval est libéré, cependant, il décide de se barrer sans attendre sa cavalière. C’était presque drôle : je m’attendais tellement à ce que le cheval la blesse par accident que le fait qu’il l’abandonne à son triste sort comme ça, ça m’a fait sourire. Je suis un monstre.

Blythe se débrouille en tout cas pour se faire une attelle de fortune (ce serait rigolo qu’elle perde trop de sang à la jambe, aussi, histoire qu’on lui coupe comme à la belle époque de Grey’s Anatomy), puis part en randonnée pour rentrer chez elle. Elle prend le temps de marquer son chemin, tout de même, parce qu’elle n’est pas idiote.

Pendant ce temps, en ville, c’est la panique mais, bien vite, les alarmes s’arrêtent. C’est presque frustrant, j’aurais adoré un épisode de chaos complet avec les alarmes en fond sonore. Quitte à ce que tout soit piraté, montrez-nous l’urgence. Là, on retrouve les pompiers tranquillement devant la télévision pour entendre le maire dire qu’il ne s’agissait qu’un petit bug dans le système. Lol.

L’excuse du bug dans le système ne convainc pas Cam non plus, évidemment. Elle en parle directement avec le capitaine des pompiers, qui est venu lui rendre visite au centre d’appels, allez savoir pourquoi. L’épisode reprend trois heures après le hack et c’est ce qui explique cette visite surprise : il y a une réunion d’urgence des officiels pour décider quoi faire de ce chantage dans lequel ils sont.

En attendant, notre capitaine des pompiers continue de gérer son propre chantage avec son beau-père : il lui rappelle ses conditions et la situation est bloquée. Du côté de la ville, le FBI débarque pour expliquer à la ville que ce sont probablement les mêmes hackers qu’à Los Angeles il y a cinq ans. La violence de cette scène : les animaux du zoo dans 9-1-1, c’était déjà il y a cinq ans ? Je ne me souvenais même pas que c’était un hack, en plus.

En tout cas, ils comprennent que c’est la catastrophe : il est possible que les hackers déclenchent un tasde catastrophes. Bien sûr, Cam, et une bonne partie des officiels s’offusquent de considérer qu’il est possible de ne pas payer les hackers. Pourtant, c’est la décision qui est finalement prise une fois que le père de Blythe s’en mêle : c’est bien beau de parler de catastrophes, mais si la ville cède, rien n’empêchera les hackers de lancer une autre alerte et de leur extorquer en plus d’argent.

En vrai, je trouve son argument tout à fait juste, mais quand il est question de la sécurité et de millions de vies, j’ai plus de mal à voir les choses exactement comme lui. De toute manière, la majorité du conseil d’urgence considère qu’il ne faut pas payer.

Ryan avertit aussitôt la caserne de la décision qui est prise et qui les affecte tous : en l’absence de son père, il dirige et ils doivent se préparer à faire face à plein d’urgences sans tout leur matériel. Par exemple, ils n’ont pas accès à tous les médicaments et ils doivent se préparer à communiquer par radio. On a une scène super étrange et sortant de nulle part où Taylor en profite pour draguer ouvertement Blue, en lui apprenant à aiguiser une hache. C’était bizarre et gênant, mais eh, grand bien leur fasse si les hormones les travaillent à ce point au boulot, devant Roxxie qui s’en amuse apparemment.

Au centre d’appel aussi on se prépare à gérer l’urgence en utilisant des radios et… des annuaires téléphoniques. J’ai ri. C’est fou de se dire à quel point on a pris des bonnes habitudes avec toute la technologie. Bien sûr, tout ça était un début facile pour le centre d’appels : ils doivent aussi remettre tous les appareils électroniques présents sur le site au FBI. L’agent en charge de l’enquête annonce également une quarantaine avec interdiction de sortir du building tant que l’enquête sera en cours – ce qui fait que le comité chargé de virer les gens est aussi coincé sur place.

Les trois heures passent si vite que nous en sommes déjà à la fin du compte à rebours. Franchement, la série y met beaucoup de stress pour pas grand-chose : on sait déjà que le premier élément piraté va être le bateau touristique.

J’ai eu du mal à accrocher à ces cinq minutes de l’épisode où l’on voit comment le centre d’appel a un rôle capital dans la gestion de crise. Cam s’amuse beaucoup trop de tout gérer à mon goût quand on connaît les enjeux, avec l’écroulement possible d’un pont de la ville… Et en même temps, je la comprends : c’est kiffant de réussir à gérer et de faire face à des situations de stress quand on parvient à les maîtriser comme elle le fait.

Du côté des pompiers, tout se passe bien : ils interviennent à temps grâce à l’emprunt d’un bateau à moteur. Ils soignent le capitaine, qui se réveille et peut leur donner des instructions pour réussir à éviter que le bateau ne se dirige vers le pont, comme prévu. Cela demande un sacré travail d’équipe, de la communication par radio entre les pompiers et avec le centre d’appels, mais tout est bien qui finit bien, avec une attaque qui est finalement un échec pour les pirates. Une fois que tout va bien, par contre, tout va mal : les 6h du timer repartent à zéro et promettent une nouvelle catastrophe à venir. Ils ne font que commencer…

De son côté, le capitaine Hart continue de s’inquiéter pour Blythe. Elle ne lui répond toujours pas, alors il demande à Ryan de l’appeler pour voir si elle va bien. Comme elle ne répond pas, il laisse son fils gérer la caserne, conscient que cela signifie qu’elle est probablement en danger quelque part. Et il a raison : en arrivant au ranch, il voit arriver le cheval de sa femme, toujours avec le fil barbelé.

Il peut donc partir à sa recherche, ce qui permet de voir qu’elle a laissé une piste pour qu’on la retrouve. Si elle s’est effondrée en cours de route, elle se relève encore, sachant que c’est une question de vie ou de mort. C’est mal connaître son mari : il la retrouve très vite, à temps pour la voir soulagée, avant qu’elle ne s’effondre.

C’est une chance : il peut s’occuper d’elle et lui faire une transfusion de sang sauvage parce qu’il est donneur universel et qu’elle a besoin de beaucoup de sang tout de suite. La série abuse un peu à nous montrer qu’elle se réveille presqu’aussitôt que le sang lui arrive. En tout cas, ce qui est bien, c’est qu’elle est sauvée.

Elle se réveille ainsi à l’hôpital, où son père et son mari sont à son chevet, inquiets pour elle. Elle est heureuse de les voir ensemble, mais il ne s’agit bien sûr que d’un petit cessez-le-feu entre eux. Dès qu’elle apprend que la ville est sous attaque, toutefois, elle congédie son mari (et son fils qui passait par là, tout de même) pour qu’ils retournent sauver la ville.

Ben oui, parce que la ville est dans la merde quand même. Alors qu’il reste plusieurs heures au compteur avant la prochaine attaque et en pleine conférence de presse, le maire fait un malaise qui ressemble fort à une crise cardiaque. On nous fait croire que ce sont nos pompiers qui interviennent, comme s’il n’y avait pas de base une équipe para-médicale avec lui, surtout dans ce contexte de hack !

Comme pour 9-1-1, je suis plutôt énervé de voir que les pompiers doivent intervenir alors que la pièce est pleine avec tout le public de la conférence de presse et plein de caméramen. Où est la décence des gens ? Les pompiers vont jusqu’à opérer le maire en live quand Rox comprend ce qu’il se passe : le pacemaker du maire est hacké, comme tout le matériel médical de plusieurs officiels dans la pièce. Cette fois, Rox balance donc devant toute la presse que quelqu’un a piraté les implants et matériels médicaux de ces officiels. Le problème, c’est qu’il y en a qu’on peut sauver facilement… et d’autres qui ont un pacemaker. Voilà qui n’est pas du tout stressant.

En parallèle, au centre d’appel, Cam est mise à part dans une salle où elle doit être interrogée. Elle est en effet soupçonnée d’être derrière l’attaque, car le FBI a eu confirmation que l’attaque venait de l’intérieur et qu’elle est en pôle position des suspects puisqu’elle a fait installer tout le nouvel équipement informatique du centre.

Après deux heures d’attente, l’agent du FBI informe alors Cam que la nouvelle attaque a eu lieu pendant qu’elle attendait son retour. Il est horrible avec elle, l’informant à demi-mot qu’il y a eu une nouvelle attaque concernant le maire, mais sans rien lui dire de plus. C’est dur comme manière de la traiter alors qu’elle clame son innocence.

Cela dit, il faut bien pouvoir la suspecter pour se faire une idée de son innocence. Une fois libérée, Cam mène sa propre enquête sur les personnes qui n’ont pas été affecté par la seconde attaque de l’épisode. Elle comprend alors qu’ils ont un problème bien plus gros que prévu : leur pirate est bien quelqu’un de l’intérieur, quelqu’un qui a assisté à la réunion d’urgence du matin ou qui bosse au centre d’appel. La série nous laisse donc sur un cliffhanger où Cam doit suspecter tous ses collègues et ne rien dire en attendant la prochaine attaque, une heure plus tard.

Moi, je me méfie quand même de l’agent du FBI, parce que lui aussi il est bien placé pour savoir tout ça, mais bon, nous verrons ce qu’il en est la semaine prochaine !

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Ironheart – S01E01 – Take Me Home – 07/20

Je sais bien que j’y allais en sachant que ça n’allait pas être terrible, mais bordel, qu’est-ce que c’est mal écrit ? Le casting est excellent, mais les personnages ne parviennent pas du tout à me convaincre : j’ai l’impression qu’ils agissent tous comme des (pré)adolescents alors qu’on nous dit qu’ils sont adultes et les enjeux… Pfiou. Ce n’est pas gagné du tout cette affaire, car c’est un très mauvais premier épisode qui n’introduit pas vraiment ses personnages et part du principe qu’on les connaît et qu’on va être de leur côté quand… ben ils ont tous tort, en fait ?

Spoilers

Riri se fait virer de l’université (et elle le mérite ?).

Riri Williams, Bad Girl Genius.

Oula. La série commence sans le logo Marvel Studios ? Pardon, mais non. On nous introduit la série par une petite vidéo de l’héroïne avec sa meilleure amie.

Riri nous explique donc qu’elle doit être créative pour obteinr de l’argent et devenir le prochain Tony Stark : elle fait les devoirs de physique d’étudiants et est véritablement géniale, ce qui ne l’empêche pas de faire quelques erreurs au passage. Tiens, le Dean de Community est là.

Une chose est sûre : Riri à un sacré rêve. Malgré un incident qui manque de faire exploser son laboratoire, Riri essaie de négocier un prolongement de sa bourse. C’est un génie, mais elle n’a pas la patience de faire les devoirs et d’ensuite expliquer ses réponses à ses professeurs. En fait, elle arrive en bout de courses après quatre ans de fac et pas l’ombre d’un diplôme. En fait, elle fait plus les devoirs des autres que les siens. C’est sans surprise que le chemin s’arrête là pour Riri, à qui on reproche même de faire honte à Tony Stark.

Si Riri espère pouvoir continuer ses études, elle découvre donc qu’elle est virée de MIT. OK ? Cela manque tellement d’enjeux émotionnels pour nous. L’actrice n’est pas mauvaise, mais son personnage paraît insupportable pour l’instant. C’est bien d’être une incomprise et tout, mais bon, elle ne me paraît pas vraiment être dans son bon droit.

Quand en plus, on enchaîne sur une scène où on la voit voler l’armure qu’elle a certes construite, mais pas payée, vraiment, j’ai senti que je décrochais. Et décrocher dès le début, c’est mauvais signe. L’armure ? C’est un Iron Man, mais en tout blanc. Rien d’exceptionnel, mais ça permet à l’actrice de s’éclater et c’est déjà ça.

Elle a son intelligence artificielle aussi, il s’appelle TRVOR et est un crayon à papier qui nous rappelle un trombone particulièrement agaçant de Windows et n’est pas… réaliste ? Je veux dire quand elle tape sur son casque, le crayon apparaît KO comme un Pokemon, mais… Dans quel but ? La série essaie de faire de l’humour, mais je décroche déjà. Bref. Riri demande à Trvor de l’emmener à Chicago, et puis voilà.

La scène suivante nous montre un braquage dont on ne sait rien avec plein d’acteurs que je connais et que j’aime bien… mais là non plus, je n’ai pas trop compris la manière de nous introduire ces personnages. On comprend que ça tourne mal à cause de l’incompétence d’un certain Stuart. Je suppose que ce sont les méchants de la saison, mais sans certitude non plus, parce qu’ils semblent être impressionnés par le passage dans le ciel d’Iron Mama (ce surnon qu’on lui donne pour se moquer d’elle me fait rire, honnêtement).

Riri arrive donc à Chicago en survolant la ville, mais très vite, elle ne peut plus maîtriser son armure : l’université la dégage de son système informatique et Trvor arrête donc de lui répondre. Cela me paraît plutôt mérité. C’est en revanche sacrément dangereux : elle perd un bout de son casque et finit par se crasher en plein milieu de la ville.

Elle doit finir son trajet à pied où on se moque de sa tenue – l’armure a tout de suite moins de gueule après le crash – et sa démarche. Riri rencontre en chemin Landon, un gamin qui se moque d’elle et m’a fait un peu rire, même si je n’accroche pas à son jeu pour le coup. Riri finit par rentrer chez sa mère où toutes ses amies sont en train de la critiquer, justement. La nouvelle de son expulsion est déjà arrivée jusqu’à la mère de Riri : elle a soudoyé un employé de ménage de l’université pour avoir des nouvelles de sa fille… Pardon, mais… Non ? What the fuck ?

Alors que Riri ne supporte plus sa mère, elle est heureuse de voir débarquer Xavier. Xavier est… un ami ? Son copain ? Son cousin ? Son frère ? Aucune idée. On ne nous le présente pas vraiment, mais il est un sauveur qui permet à Riri d’avoir une excuse pour ne pas faire face aux reproches de sa mère. Je la trouve si insupportable comme personnage. Elle est supposée être à la fac mais se comporte comme une collégienne depuis le début de l’épisode, non ? Elle ne paraît pas être un génie.

En plus, on ne la connaît pas et ce qu’on voit d’elle et de son passé ne permet pas de s’accrocher vraiment. On apprend ainsi, grâce à quelques flashbacks, qu’elle avait une meilleure amie, Natalie, et un papa (je crois ?), mais que les deux ont disparu.

Le lendemain, Riri embarque Xavier avec elle pour faire quelques emplettes. Son but est de réparer au plus vite son armure. Soit. Elle achète donc ce qu’il faut auprès de Tony, son vendeur local mais il lui manque de l’argent. Cela tombe bien, ça permet au méchant (j’adore cet acteur) de payer pour elle, parce qu’il la surveille depuis son arrivée.

Il la connaît bien, connaît tout son parcours scolaire et est heureux de voir qu’elle est une adulte à présent. C’est juste dommage qu’elle ne se comporte pas comme une adulte pour l’instant. Elle accepte même de prendre la carte de cet inconnu qui lui paie son matériel et de se rendre à un rendez-vous super louche dans une pizzeria. Il faut prendre un ascenseur dans lequel on la piège.

On ? Les méchants du début qui ne sont peut-être pas des méchants, mais qui sont clairement des marginaux. C’est un groupe de génies qui la piègent pour voir combien de temps elle mettra à s’échapper d’un ascenseur dans lequel il y a un gaz qui se répand.

Elle s’en tire bien et bat le record de Stuart pour sortir de l’ascenseur. Soit. On la teste pour voir si elle pourra le remplacer ou compléter son travail après tout. Bordel, j’ai tellement envie de croire que la série peut être bien, mais on la voit ensuite se laisser convaincre par un certain Parker de rejoindre ce groupe.

Pour convaincre Riri, il suffit de lui proposer plein d’argent en fait. Bon, après, elle connait déjà Stuart de réputation, je suppose que ça joue un peu. Elle accepte en tout cas de bosser pour eux et promet qu’elle aura son armure le lendemain. C’est beaucoup s’avancer vu l’état dans lequel elle est. Elle rentre chez elle et commence aussitôt à la réparer, tout ça pour mieux nous déclencher un autre flashback.

Elle écoute une mixtape de Xavier dans lequel il y a un message vocal de Natalie. Cela lui provoque un PTSD de la nuit où Gary (pas son père si elle l’appelle Gary ?) et Natalie se sont fait tuer. Elle nous fait une petite crise de larmes, sort s’aérer après avoir reproché à sa mère de ne pas s’être occupée du garage de Gary, puis passe la nuit à réparer l’armure. De son côté, Parker, lui décide de se faire tatouer par son homme de main. Peut-être que les tatouages permettent de savoir de quel personnage il s’agit, mais moi, ça ne me dit rien.

Si ce n’est pas le cas, ça permet de le voir longuement torse nue et ça fait toujours du bien pour l’audience, je suppose. Il va falloir au moins ça, parce que de son côté, Riri galère, détourne le courant de tout son immeuble et a encore besoin d’attendre 4h pour que son armure soit rechargée. Elle finit bien sûr par s’endormir, mais se réveille au petit matin quand Natalie la réveille. C’est un hologramme, mais on n’en saura pas plus pour l’instant, car c’est le cliffhanger. Bon, ça va être long de voir encore cinq épisodes, finalement.