Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils ne peuvent pas savoir et on est censé les accepter ; il n’y a aucune vraie conséquence aux actions, mais en même temps, il n’y avait pas non plus de cause ; il n’y a même pas une bonne scène d’action. Autant il y avait des qualités dans les quatre premiers épisodes, autant ce dernier épisode s’inscrit déjà comme l’un des plus mauvais que je verrai en 2024. C’est rare que je descende si bas dans ma notation, mais vraiment, l’épisode n’est juste pas construit. Quel gâchis, quelle honte.

Spoilers 

Fisk s’en prend à la famille de Maya parce que ouin ouin elle est méchante avec lui.

(Ce scénario ne mérite pas une citation)

Taloa

Bien sûr qu’après avoir fait le tour des trois ancêtres de Maya la série décide de terminer par nous dire que Maya est elle-même une héroïne. Nous la voyons blesser un oiseau avec un lance-pierre, parce qu’elle voulait voir si elle était capable de l’atteindre. Elle regrette aussitôt, demandant à sa mère de soigner l’oiseau.

La série nous révèle alors que la mère de Maya avait bien un pouvoir de guérisseuse et était capable de sauver l’oiseau, un « Biskinik », un oiseau traditionnel qui a son importance dans la mythologie de la tribu. Une fois l’oiseau sauvé, on repasse à l’accident de voiture, donnant l’impression qu’il restait quelque chose à en dire, mais finalement, non. Taloa est morte, il faut s’y faire.

Echo

Que faire de cet épisode ? Il ne reste pas grand-chose en théorie. Et pourtant, les scénaristes ont encore quelque chose à raconter, pas vrai ? Pas sûr. La ville organise la foire Pow Wow, comme suggéré dans l’épisode précédent et c’est là qu’aura lieu le cœur de l’action de ce dernier épisode. Le problème, c’est que Biscuits est à la sécurité de Pow Wow… autant dire qu’il n’y en a pas. Il s’inquiète tout de même de l’absence de Chula et Bonnie à la foire, et envoie ainsi des SMS à Maya, qui venait de repérer un Biskinik, ces oiseaux portant normalement les messages en temps de guerre dans sa tribu. C’est gênant.

Maya fait aussitôt demi-tour et rentre chez sa grand-mère pour savoir ce qu’il se passe. Nous avons une longueur d’avance sur elle : Chula a passé sa journée à essayer de récupérer sa machine à coudre pour faire un costume à Maya, puis a rencontré… Fisk. Celui-ci s’est fait passer pour un homme très poli afin de gagner sa sympathie et l’a probablement enlevée.

Bon, il n’empêche que Maya est inquiète et ne sait pas tout ça. Quand elle arrive chez sa grand-mère, elle tombe alors nez à nez avec… sa mère. What the fuck. Sa mère lui explique que Maya porte en elle les voix de toutes ses ancêtres et qu’elle beaucoup souffert, mais qu’il est important de comprendre qu’elle a ses échos en elle. Echos. Voilà donc pour le titre de la série. Chaque ancêtre a apporté une qualité indispensable à Maya aujourd’hui et elles sont réunies dans la tenue cousue par Chula.

C’est… n’importe quoi. La mère sort de nulle part et sans vraie raison pour expliquer le concept de la tenue, en repassant par l’accident de voiture. Pourquoi pas, en vrai ? Juste, ce serait bien de nous expliquer ce qu’elle fout là. Elle est morte, d’où vient cette vision ? Les échos se manifestent dans les cas de vie ou de mort, mais Maya n’est pas en danger à ce moment-là ? C’est paresseux et ça casse l’émotion de nous laisser face à tant de questions. Une fois de plus, ça donne l’impression que la série s’est précipitée vers cette scène sans réussir à l’introduire correctement. Et aussi, c’est le genre de révélation qui fonctionnerait encore mieux s’il y avait plus d’épisodes pour y mener. C’est passé trop vite.

PowWow

Bon, on était en début d’après-midi, mais voilà que nous sommes désormais en fin de journée avec le Pwo Wow qui commence. Maya a enfilé la tenue de sa grand-mère et fait partie du défilé pour… euh ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’elle fait là en fait ? Elle devrait être en train de chercher sa grand-mère et s a cousine, pas de défiler ? Il manque très clairement une étape pour justifier sa présence.

En plus, l’épisode est plutôt court, mais on perd beaucoup de temps dans la représentation de Pow Wow. Ce n’est pas dérangeant si en parallèle on nous explique pourquoi Henry pense que le festival va devenir dangereux, mais là, c’est juste frustrant. D’où sort Henry ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais il décide de dire à Biscuits qu’il devrait avoir une arme car ça va mal tourner à Pow Wow. Pourquoi pense-t-il ça ? Pas la moindre idée. Il manque un épisode où quoi ?

Maya finit par quitter le défilé pour se rendre dans ce qui ressemble à un restaurant de fête foraine, mais complètement désert. Pendant que tout le monde fête Pow Wow, Maya se retrouve donc confrontée à Fisk. Une fois de plus, elle tend son flingue vers lui dans cette grange/restaurant. Fisk a avec lui Bonnie et Chula, ce qui fait que Maya range son arme. Pourquoi ? Aucune idée. Faut que j’arrête de poser la question, je sais.

En tout cas, Maya a jeté sa lentille, ce qui fait que Bonnie est obligée de traduire Fisk. En post prod, le choix est fait de ne pas nous faire entendre ce qu’il dit. Bonnie traduit comme elle peut en langue des signes. Fisk confirme qu’il a tué le père de Maya, mais aussi qu’il compte tuer tout le reste de sa famille.

C’est gênant, hein ? Eh bien non ! Les ancêtres de la famille décident de se manifester à nouveau. Nous les voyons donc apparaître aux côtés de Maya, mais aussi aux côtés de Chula et Bonnie. Chacune ressent et vit les échos, ce qui leur permet de mettre KO les hommes de mains de Fisk. Oui, oui, Chula la grand-mère met KO des gardes du corps. Ca vaut le détour.

En parallèle, Biscuits utilise un monster truck pour détruire les camions pleins d’hommes armés (????) de Fisk (d’où sortent-ils ? Quel est leur but ? Comment Biscuits le sait-il ?) et Henry tue le sous-chef de Fisk (je ne vais pas m’épuiser à écrire plus que ça, ça n’a aucun sens).

Plutôt que de tuer Fisk, Maya décide finalement de poser ses mains sur sa tête. Cela nous permet de voir qu’il est encore un petit garçon frustré par les violences paternelles dans sa tête. Elle tente de le calmer, de le réconforter, de l’empêcher d’aller tuer son père et de faire taire sa rage. Pourquoi pas. Du coup, elle ne tue pas Fisk et, en fin d’épisode, il part dans sa voiture avant l’arrivée des flics, comme si de rien n’était.

Pardon ?

Happy end

La conclusion de l’épisode voit alors l’oiseau du flashback initial s’envoler, libéré par Taloa et Maya, puis Maya se souvenir de sa dernière soirée heureuse avant la mort de sa mère. Une fois que c’est fait, elle remonte sur sa moto pour se rendre à un pique-nique familial qui semble bien se passer. Soit. Cela permet surtout de repasser par tous les décors de la série et de voir les personnages heureux d’être ensemble. Apparemment, tout est réglé entre eux, personne ne parle de ce qu’il s’est passé à Pow Wow, personne n’est en prison non plus (après tout, un meurtre ce n’est rien pour Henry…) et… happy end ?

Moui. En post-générique, on apprend que Fisk veut réunir toutes les têtes restantes avant que la situation dégénère. Quelle situation ? On ne saura pas trop. En tout cas, il est ensuite captivé par la télévision qui annonce que les élections pour la mairie de New-York sont en train de se jouer et que l’arrivée d’un autre candidat capable de comprendre la souffrance des new-yorkais ne serait pas de trop.

En bref

C’est définitivement un immense gâchis. Je ne sais pas comment ça se justifie. Le covid ? Les coupes budgétaires ? Mystère. Une chose est sûre, la série avait de quoi proposer une intrigue plus intéressante que ça avec les personnages qu’elle utilise – Daredevil, Fisk, Maya… Tous ont de quoi être de super héros de séries, mais tous sont sous-exploités en cinq épisodes.

Réduire le nombre d’épisodes est une décision conne, en plus. On sent que les scénaristes ont condensé le contenu de bien plus d’épisodes : les relations ne sont donc pas développées, les intrigues sont décousues, on manque d’informations et d’explications… et surtout, surtout, il n’y a finalement aucun enjeu ! C’est fou, mais ces cinq épisodes ne savent pas ce qu’ils veulent raconter et ça se sent.

J’ai l’impression que ça aurait pu le faire sur un temps plus long, en développant davantage les perspectives de chacun et les backstories. À la place, on a juste trop de personnages qui se croisent, se font du mal, ne sont pas introduits correctement (franchement, ne serait-ce que nous dire les liens entre Chula et le vendeur ou entre Henry et Maya, ça aurait aidé) parce qu’ils viennent de comics et… c’est un immense gâchis. La série passe à côté de son potentiel et bâcle carrément son dernier épisode, en oubliant d’essayer d’apporter des explications aux actions de ses personnages. Des conséquences, mais aucune cause, donc.

Malheureusement, je crois qu’Echo sera vite oubliée. Enfin, elle l’est déjà en fait alors que je la vois avec à peine un mois de retard et que personne n’en a parlé. Tant de potentiel gâché…

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Echo – S01E04 – Taloa – 13/20

Une fois de plus, Marvel passe par la case « énorme raccourci » dans l’écriture du scénario. L’épisode est aidé par le fait qu’il s’appuie sur un personnage déjà bien établi et bien écrit, mais malgré tout, le rythme a du mal à suivre. C’est un épisode de transition et d’explication qui manque d’intensité dans les explications, même si les explications sont nécessaires. On en manque encore.

Spoilers 

Le Caïd a une proposition pour Maya.

Please tell me you’re not that stupid.

2008

Comment le dire poliment ? La série n’a que cinq épisodes, mais c’est suffisant pour ne pas respecter son format où chaque scène d’introduction nous présente un ancêtre de maya, c’est ridicule. Cette scène nous présente plutôt la relation entre Maya et Fisk. Bon. On en sait déjà suffisamment, pourtant !

Maya, écolière, essaie donc d’acheter une glace à un marchand qui se moque d’elle parce qu’elle n’est pas capable de parler. Cela énerve légitimement Fisk, qui décide alors d’aller défoncer la tronche du marchand malgré son joli costume blanc. Le costume est vite tâché de sang et Fisk appelle donc un homme de main pour pouvoir se changer sans effrayer Maya.

Pourtant, Maya a déjà tout vu. Elle est loin d’être effrayée : elle préfère au contraire foutre elle aussi des coups de pieds au marchand. Et voilà comment elle est devenue ce qu’elle est, à suivre les leçons de Fisk.

Treize ans. Fisk passe ensuite treize ans avec Maya sous son aile et il ne prend pas un moment pour apprendre la langue des signes ? Il abuse. Il explique finalement à Maya, en 2021, que son entraînement est terminé et qu’elle sait désormais tout ce qu’il y a à savoir. Sa dernière leçon est d’apprendre à Maya à ne faire confiance qu’à lui… Et en démonstration, il fait tuer l’interprète en langue des signes qui traduisait tout ce qu’il lui disait. What the fuck. C’est vraiment un horrible personnage, je ne comprends pas les gens qui l’adulent – même si, OK, cette scène est effroyable comme on aime quand on aime les méchants.

Dîner

Bon, heureusement, la série ne traîne pas trop pour autant à en revenir à son cliffhanger. Maya est donc confrontée à Fisk, mais aussi à tout un tas d’hommes de mains qui viennent l’immobiliser beaucoup trop simplement. Je ne comprends pas pourquoi elle se laisse faire, même si le but est sûrement pour la série de gagner un peu de temps.

En effet, Fisk en profite pour mettre une lentille à Maya. Dès lors, tout ce qu’il dit est traduit en langue des signes ; et tout ce qu’elle dit est traduit dans une oreillette qu’il porte. Comme bien souvent, Fisk reste très calme et affirme qu’il n’est pas en colère : il souhaite juste un dîner en famille avec Maya pour comprendre ce qu’il s’est passé. C’est franchement une solution de facilité cette histoire de lentille technologique pour traduire la langue des signes… mais c’est très Marvel dans l’esprit. Et puis, je comprends que ça leur fasse gagner du temps.

Elle le croyait mort, mais il est sûr qu’elle est quand même contente de le voir en vie ; et il l’a vue être soulagée. Maya accepte en tout cas de lui parler, même si elle sait qu’il est le meurtrier de son père. Comme ils prennent le temps de parler, Fisk retire le patch qu’il porte à l’œil. Je suis un peu surpris : il a encore son œil en fait.

Cela ne l’empêchera pas, je pense, d’avoir un désir de se venger. Il ferme les rideaux et elle ferait mieux de se méfier. Loin d’être conne, elle se méfie : elle jette donc le vin qu’il a ramené, préférant boire du coca qu’elle fournit elle-même. C’est moins risqué. J’ai de la peine pour ce Château Laffite, mais je comprends Maya. Malgré tout, Fisk ne s’énerve toujours pas et ne menace pas Maya, même si tout est ambigu entre eux.

En fait, il propose à Maya un marché bien différent : il comprend qu’elle veut un empire et il est prêt à lui offrir. Il lui demande de le suivre à New-York où ils pourront reprendre ses affaires ensemble, comme une famille. A-t-on vraiment envie d’être de la famille du Caïd ? Je ne suis pas sûr.

Famille

Après tout ça, Maya se confie à Henry pour avoir son avis sur la situation. Celui-ci a bien peur qu’elle n’accepte le marché de Fisk : le chauve lui a pris tous les gens qu’il aimait durant toute sa vie et il sent que Maya aura la même vie que lui si elle le suit. Bon, la scène ne mène pas vraiment quelque part, on sent que Maya reste hésitante. Pourtant… Le Caïd reste coupable de la mort de son père, bordel !

La scène est interrompue toutefois par une nouvelle vision des ancêtres de Maya. Cette fois, elle partage la vision avec Chula, qui est en ville à organiser une sorte de foire/fête traditionnelle. La vision de Maya dure un bon moment et elle reste inconsciente. Henry en profite donc pour l’amener directement chez Chula, sachant que c’est la grand-mère qui détient les réponses dont elle a besoin.

Après la confrontation express et ratée avec la cousine dans l’épisode précédent, il est donc temps pour Maya de croiser sa grand-mère. On pourrait croire que celle-ci apporterait de vraies réponses, mais ce n’est pas le cas. Elle a beau dire que tout est clair maintenant et que tout a du sens, c’est loin d’être le cas.

Plutôt que de parler de la gêne familiale entre elles, parce qu’il y a tout de même des années de silence, elles se mettent à parler uniquement des visions. Le truc, c’est que ce que voit Maya correspond très précisément à ce que sa grand-mère a vu en donnant naissance à sa mère. L’accouchement était compliqué, mais ses ancêtres sont venus à son aide parce qu’elle avait vraiment besoin d’aide – ils lui sont apparus dans une situation de vie ou de mort.

D’accord. On s’éloigne quand même vachement des problématiques de Maya et je ne vois pas ce que ça apporte d’avoir cette explication qui n’en est pas une. La grand-mère explique tout de même que Taloa, la mère de Maya, était une guérisseuse et tout ça permet d’en arriver à la rancœur entre elles. Maya en veut sa grand-mère d’avoir rejeté la faute de la mort de sa mère sur elle ; la grand-mère lui explique que c’était un crève-cœur de la voir car elle lui ressemblait trop (je ne sais pas si ce « lui » désigne le père ou la mère par contre). En tout cas, comme souvent dans les histoires de famille, tout n’est pas clair, même après en avoir parlé.

Maya finit par partir, frustrée et fatiguée. On suit alors Chula dévastée face à un mannequin qui porte les vêtements de sa fille, Maya sur sa moto et Bonnie (hein, qu’est-ce qu’elle fout là ?) qui regarde par la fenêtre. Ah. Bon, l’épisode est pas super subtil, en vrai : Maya est face à un dilemme entre sa famille biologique et Fisk, sorte de famille adoptive.

C’est à elle de réparer les liens dans sa famille biologique, et ça se fait avec une métaphore où Biscuits tente de trouver de quoi réparer la voiture de la grand-mère. Pendant que Chula se met à créer un costume (forcément pour sa petite-fille), Maya se décide finalement à se rendre à l’hôtel de Fisk. Reste à savoir le choix qu’elle fait : le rejoindre ou le tuer ?

Confrontation

Maya s’introduit donc dans la chambre d’hôtel de Fisk, qui est ouverte pour elle de toute manière, un flingue à la main. Il tente tout de même de la convaincre qu’elle a toujours été une fille à ses yeux et qu’il a tout fait pour elle. Il y a de quoi débattre, en vrai : il n’a jamais appris la langue des signes et elle lui fait remarquer.

Soudainement, Fisk explique donc à Maya qu’il a bien conscience de l’avoir déçue comme son père à lui l’avait déçu. Par conséquent, il décide de lui faire comme cadeau le marteau qu’il a utilisé pour tuer son père. Le fameux marteau. Ce n’est pas rien comme cadeau. Maya en retient surtout que c’est comme ça que le père est mort et que Fisk attend à présent d’elle qu’elle se serve du marteau pour le frapper.

La haine dans les yeux de Maya peut faire croire qu’elle compte l’utiliser, mais bien sûr que non. Ce serait lui faire trop plaisir, je trouve… Et en même temps, ça laisse l’opportunité à Fisk de faire à nouveau la proposition à Maya de rentrer avec lui. C’est énervant, bordel, qu’elle se décide à la fin. Le veut-elle mort ou non ? Je ne pense même pas qu’il mérite d’être tué pour ça – pour plein d’autres choses sûrement… mais bon, c’est un personnage increvable, on le sait.

Bref, face à ce choix difficile et plein de flashbacks de sa relation avec Fisk, Maya prend finalement la décision de… le quitter, et de quitter l’état au passage. D’accord, mais il reste un épisode, qu’est-ce qu’elle va en faire ?

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The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E02 – Gone – 18/20

Wow, c’est l’un des meilleurs épisodes de la franchise depuis fort longtemps, malgré quelques petites longueurs et des défauts qui sont loin d’être spécifique à cet épisode mais qui sont installés dans ces séries depuis un moment. Il n’empêche que ce deuxième volet apporte plus de réponses que je ne le pensais, va plus loin dans son intrigue et pose quelques questions qui font que j’ai hâte de voir le prochain épisode. Plus encore que la semaine dernière, oui.

Spoilers

Qu’a bien pu faire Michonne pendant toutes ces années ?


I don’t leave people behind.

Ben oui, je suis déjà de retour devant la série, parce qu’AMC diffuse en avance sur internet l’épisode et que j’aurais tort de m’en priver, non ? Je suis vraiment curieux de voir ce que l’épisode 2 va proposer, sachant que je me doute bien que ce sera un long épisode sur Michonne. Pourtant, ça commence par un plan sur un zombie qui me fait mentir par rapport à la semaine dernière : dans le premier épisode, je trouvais les effets spéciaux jolis, mais là, on voit très bien que le zombie n’est pas réellement en feu, hein. Le générique rattrape tout ça, heureusement.

Toujours en mouvement

Comme je m’y attendais, l’épisode se concentre sur Michonne. Celle-ci raconte son histoire à une femme, ce qui est l’occasion pour une suite de flashbacks. Franchement, il y a une bonne partie de ce que l’épisode nous montre que j’avais oublié, mais bon, c’était il y a quelques années déjà le départ de Michonne. Voilà donc que nous la voyons secourir un couple sur le bord d’une route, et c’est vrai que c’est là qu’on l’avait laissée.

On la retrouve à peu près au même moment : elle a réussi à ramener le couple à sa communauté, et on découvre qu’elle a eu la bonne idée de sauver la sœur de la cheffe, justement. Je suis tellement content de voir qu’ils ont repris les mêmes acteurs. Je suis à peu près sûr que j’étais heureux de voir Faith d’Unreal castée dans The Walking Dead à la base, et je le suis encore aujourd’hui.

Pour le reste, ce début d’épisode nous montre que Michonne n’a pas oublié ce pourquoi elle était partie : elle veut retrouver Rick maintenant qu’elle le sait en vie. Elle continue de parler à sa radio pour tenter d’entrer en communication avec Judith et elle est prête à tout pour réunir sa famille. J’espère vraiment que la série réussira à le faire, mais il faudrait se dépêcher, l’actrice jouant Judith grandit forcément à vue d’œil là.

En attendant, nous découvrons donc la communauté du couple que Michonne a décidé d’aider. C’est une communauté en mouvement permanent, une suite de voitures, caravanes et chevaux. J’aime bien l’idée, qui est que cette communauté a à présent décidé que quoiqu’il arrive, elle ne s’arrêterait jamais. Cela me rappelle aussi Twisted Metal, on ne va pas se mentir. Bref, même si Aiden, la sœur de la cheffe, est restée en arrière pour venir en aide à son mec à la cheville foulée, personne ne s’est arrêté pour lui venir en aide.

C’est un concept simple et efficace, en vrai, de même que les personnages que cet épisode introduit, à commencer par Nat. J’ai cru que je n’allais pas l’aimer du tout lors de son introduction, avec sa manière d’engueuler la cheffe de la communauté sans avoir pour autant fait demi-tour lui aussi. Seulement voilà, Michonne le remet à sa place assez vite et son caractère est plutôt drôle ensuite. Au moins, il dit ce qu’il pense et fait le nécessaire pour aider Michonne, même quand elle se lance dans une mission suicide.

Eh oui, on retrouve Michonne exactement comme on l’avait laissée : prête à tout sans trop réfléchir aux conséquences. Elle se dirige donc vers le Nord alors même que c’est franchement déconseillé car il y a chaque année un mouvement de zombies. On sent bien que c’est orchestré comme cela depuis toujours par CRM : des centaines et des centaines de zombies à perte de vue qui suivent le même itinéraire à chaque fois ?

Cela ne fait pas peur à Michonne qui a pour plan d’exploser quelques-uns d’entre eux pour leur faire faire demi-tour. Malheureusement, CRM a aussi prévu des plans de secours au cas où cela arriverait apparemment. Un autre zombie continue donc de marcher à contre-courant et explose, des morceaux de lui heurtant Michonne et la faisant tomber du cheval qu’elle venait juste de négocier. C’est une excellente scène franchement.

L’air de rien, l’épisode en regorgera. Je n’ai pas trop aimé ce qui a suivi, avec un plan qui nous compare Michonne à Moïse séparant les océans. En effet, Nat réussit à faire exploser des bombes chimiques des deux côtés de la masse de zombies, permettant à ceux-ci de s’écarter et laissant le chemin libre à Michonne. Pourquoi fait-il ça ? Eh bien, parce qu’il aime la philosophie de Michonne qui est de n’abandonner personne. Partant de là, il a décidé, avec Aiden et son copain, de la suivre dans son aventure et de quitter la communauté itinérante qui n’en a pas grand-chose à faire d’eux.

Le gaz

C’est plutôt chouette, mais ça mène à quelques longueurs ensuite. En effet, les scénaristes passent un temps fou à nous faire accrocher à ces personnages secondaires – notamment à Nat qui monologue beaucoup trop sur ses parents et le type qu’il aimait là. On ne va pas se mentir, j’ai commencé à décrocher à ce moment-là, mais c’est précisément à ce moment que l’épisode est reparti en vrille d’un coup d’un seul avec une scène plus qu’inattendue.

Michonne, Aiden, son mec et Nat poursuivaient leur chemin avec une partie des survivants aimant beaucoup Nat lorsqu’ils aperçurent un hélicoptère dans le ciel. Et là, contre toute attente, la série m’a filé des vrais frissons dans le dos : l’hélicoptère balance sur les survivants du gaz meurtrier. Non seulement, la situation est absolument atroce avec plein de leurs amis qui meurent aussitôt, mais en plus, les morts se transforment très rapidement en zombies. Le gaz meurtrier n’est pas encore dissipé qu’il y a déjà des survivants qui se font bouffer par leurs amis. Pas cool.

Pas cool non plus de voir Aiden avoir les poumons cramés. Michonne a eu de la chance : elle avait une écharpe et a pu se protéger à temps. Elle n’est donc pas trop cramée de l’intérieur et survit, avec quelques amis. Elle fait ce qu’elle peut pour venir en aide à tout son nouveau groupe, donc.

Malheureusement, quand Michonne revient avec des bouteilles d’oxygène, Aiden est décédée et transformée en zombies. Elle a bien été attachée au lit, comme conseillé, ce qui permet à Michonne de la tuer une seconde fois, mais bordel, qu’est-ce que je suis triste de la voir déjà morte. C’est bien la peine de caster une actrice que j’aime pour la faire repartir aussi vite les deux fois où elle est là ! Cela dit, c’est la première fois depuis un moment que quelqu’un meure dans la franchise et que ça m’affecte un petit peu. Jusque-là, dans les spin-offs, je n’en avais jamais rien à faire des décédés. Bon, après, c’est juste parce que j’aime l’actrice en vrai. La situation est triste aussi, parce qu’elle réussit à transformer en zombie son mec au passage.

Bref, Michonne doit tuer ses nouveaux amis zombifiés, mais est rassurée tout de même de découvrir que Nat est encore en vie. J’avoue que ça m’aurait fait chier qu’il meure, mais le voir pseudo-suicidaire, ça ne m’a pas plu non plus, et j’ai un peu levé les yeux au ciel. C’était pourtant nécessaire pour la survie de Michonne que Nat survive lui aussi. En effet, avec le gaz, les deux personnages ont quelques effets secondaires à supporter. La convalescence est longue : on nous propose un montage qui montre Michonne tenter de faire du sport et se reconstruire une endurance. Nat aussi semble galérer au départ.

Les saisons passent par la fenêtre et Michonne comme Nat sont finalement prêts à repartir, enfin. Il était temps : Nat refuse d’aller seul à Alexandria, préférant suivre Michonne jusqu’au bout de son aventure. Le bout ? Elle veut se rendre à un port qui est celui où elle est sûre de retrouver Rick, puisque c’est la seule piste qu’il lui reste.

Espérer encore un peu

La série nous épargne une bonne partie du trajet, pour en arriver au moment où Michonne découvre que tous ses espoirs sont en cendre. Elle trouve bien le port, mais ce qu’elle y trouve, c’est un paquebot qui se proclamait refuge anti-zombies et des centaines de corps calcinés sur la rive. Oui, oui, des tas de cadavres, comme dans les heures les plus sombres de l’histoire. Michonne ne peut qu’envisager le pire pour Rick : elle tente bien d’identifier les cadavres, mais c’est en vain. Comment reconnaître un corps calciné ?

Le soir, Nat tente de la consoler comme il peut. La tâche est complexe : elle perd inévitablement une partie de son espoir, mais reste sûre que Rick est en vie. Pour autant, elle n’a plus nulle part où aller. J’aime toutefois que la série justifie pourquoi elle est restée loin d’Alexandria pendant si longtemps. C’est plutôt logique. À ce stade, toutefois, elle décide enfin de faire demi-tour : Nat insiste pour dire que ce n’est pas abandonner Rick que de retourner auprès de ses enfants – et elle peut garder espoir malgré tout, comme c’est écrit en chinois sur son portable.

Bon, bien sûr, l’impact de voir Michonne craquer et pleurer toutes les larmes qu’elle a en réserve est un peu atténué par le fait que l’on sait déjà qu’elle va retrouver Rick quelques minutes plus tard (on approche de la fin de l’épisode). Et c’est donc sans surprise que dans la scène suivante, nous voyons Michonne, Nat et leur zombie domestique (toujours chouette que Michonne ne perde pas ses bonnes habitudes) se diriger vers Alexandria et être interrompus par le passage d’un avion. Celui de Rick, donc.

Nat étant un chimiste hors pair, il a créé des missiles qui sont ceux qui ont explosé l’hélico de CRM. Bien sûr, ça paraît beaucoup plus justifié d’un coup quand on a eu droit à l’attaque de gaz et surtout l’audio des gens qui hurlent en mourant. La série en fait trop, à nous rappeler qu’Aiden était enceinte et faire quelques flashbacks à ce moment où Michonne va tuer les soldats, en étant couverte par Nat. On a compris que Michonne voulait se venger de cette communauté, alors pourquoi en faire tant. En plus, la scène est beaucoup plus lente que dans l’épisode précédent. On la voit découvrir les visages de chaque soldat pour les regarder dans les yeux quand elle les tue. La vengeance à l’état pur.

Retrouvailles

Et c’est là qu’elle retire le masque de Rick. Michonne s’arrête au dernier moment en voyant le visage de Rick. Heureusement, c’est le dernier, comme ça personne ne cherche à le tuer. La pluie tombe, en plus, pour rendre tout ça plus dramatique. Franchement, plein de séries en profiteraient pour tuer l’un ou l’autre de ces personnages, parce que ces retrouvailles dramatiques manquent de quelque chose, non ?

Bon, on peut savourer qu’ils soient de nouveau ensemble, au moins. Evidemment, Rick prend des nouvelles de Judith – et je trouve ça grave que Michonne lui dise qu’elle va bien alors qu’elle n’en a aucune idée à ce stade. Je pensais franchement que l’épisode allait se terminer sur le baiser tant attendu entre Michonne et Rick. Par contre, le fait que l’hélico vienne d’être éclaté et est encore en flamme à côté d’eux, personne n’en parle ?

Cela semble leur revenir en tête d’un coup, et l’écriture manque alors clairement de quelque chose. En effet, Rick supplie Michonne de cacher ce qu’elle est – forte et leader – au reste de CRM qui ne va plus tarder à se ramener. Rick lui explique qu’ils ont besoin de retourner ensemble à CRM, sauf que… il n’explique pas pourquoi ? Il le présente comme un fait inévitable parce que d’autres soldats arrivent, mais ce n’est pas si clair.

Je ne comprends pas cette décision de sa part. Je la trouve complètement conne, même. D’accord, ils risqueraient de les prendre en chasse… mais encore faut-il leur laisser le temps de voir qu’il manque un soldat, non ? Cela leur permettrait de se casser. Mais non. Rick n’essaie même pas et Michonne se laisse convaincre. Que Rick soit cassé psychologiquement, d’accord, mais Michonne ?

Parce qu’en plus, elle accepte ça avant que Nat ne se fasse tuer. Oui, bien sûr, Nat se rapproche d’eux et est content de voir qu’elle a retrouvé le fameux Rick, mais évidemment Nat se fait tuer aussitôt. C’était obligatoire que l’épisode se termine comme ça. Rick a beau tuer le soldat qui a tiré sur Nat, c’est trop tard : Nat est mort quand même. Je pensais sincèrement qu’il allait survivre à cet épisode et ça me fait chier que ce ne soit pas le cas, mais en même temps, je trouvais que ça manquait de drame. Peut-être que j’aurais pu comprendre que Michonne accepte d’être la prisonnière de Rick, et donc de CRM, si Nat était mort avant qu’elle ne prenne cette décision… Là, c’est bizarre.

CRM

L’épisode termine alors comme il a commencé : par Michonne qui raconte son histoire à une communauté, espérant qu’on ne la tuera pas pour ça. Seulement cette fois, elle ment : elle assure s’appeler Dina et avoir été seule bien longtemps après avoir perdu sa communauté, partant en vrille, et son mec. La scène où elle rejoint CRM avec Rick qui braque un flingue sur elle était chouette, surtout qu’il est super rare de voir Michonne sourire.

Pour autant, je ne suis pas certain de comprendre la direction que prend la série. On s’en fout un peu de CRM à ce stade, j’espère qu’elle pourra vite quitter cette communauté. Avec ou sans Rick, à ce stade. Michonne est excellente en tout cas – et l’actrice aussi. C’était chouette qu’elle regarde son reflet dans le miroir à travers lequel elle est observée. Honnêtement, à ce stade, j’ai l’impression que la série nous propose du temps bonus – j’étais sûr que l’épisode se terminerait sur les retrouvailles avec Rick. Voir Nat se faire tuer et l’hélicoptère se poser, ça m’aurait fait une excellente fin.

À la place de ça, on a une scène où Rick se débrouille tout de même pour avoir un peu de temps seul à seul avec Michonne. Les deux s’embrassent donc dans un hangar CRM sans prendre le temps de parler des gamins qu’ils ont laissé derrière eux. C’est presque animal ces retrouvailles à force. Je comprends le besoin du câlin, mais le temps étant pressé, ils ont plein d’autres choses à évoquer il me semble.

Bon, bien sûr, Michonne découvre que Rick a perdu sa main. Le problème, c’est qu’au passage, il révèle qu’il a aussi arrêté d’essayer de se rendre à Alexandria. Par conséquent, Michonne ne révèle toujours pas à Rick qu’elle a eu un enfant de lui, si je comprends bien. Elle n’est vraiment pas conne et sent qu’il y a anguille sous roche. Pourtant, Rick révèle tout, lui, en revanche, ou du moins, c’est ce qu’il semble. Il explique donc à Michonne que ce sont les gradés en rouge le problème : ce sont eux qui reviennent plein de sang à chaque fois. Michonne veut évidemment se venger et propose de partir de CRM en détruisant tout derrière elle, mais Rick lui assure que ce n’est pas possible.

Pourtant, Michonne termine l’épisode avec le briquet de Nat en main, prête à tout cramer, littéralement. Le truc, c’est qu’elle ne sait pas encore que son identité n’est pas si secrète que ça à CRM : Jadis a déjà cramé le fait que Michonne était là. C’est elle, comme par hasard, qui était derrière le miroir sans teint à observer Michonne, à la reconnaître, à comprendre qu’elle était avec Nat (pourtant, Rick avait eu la bonne idée de donner au cadavre de Nat le sabre de Michonne).

Jadis se rend donc chez Rick pour lui dire qu’elle voit clair dans son jeu et qu’elle sait très bien ce qui est en train de se passer. D’accord, mais qu’est-ce qui est en train de se passer au juste ? On ne saura pas car l’épisode se termine (enfin !) sur Jadis demandant à Rick ce qu’il pense être en train de faire, avec aussi la révélation qu’ils ont un accord secret entre eux – mais dans lequel la protection de Michonne n’est pas supposée être. Au moins, ça justifie pourquoi Rick ne s’est pas barré avec Michonne : Jadis aurait su où le retrouver, forcément…

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Wild Cards – S01E08 – Eternal Sunshine of the Therapized Mind – 14/20

Pas de fil rouge cette semaine et une enquête qui prend beaucoup trop de temps quand j’avais deviné qui serait coupable dès sa première scène… Mais la série parvient malgré tout à rester divertissante dans sa manière d’approfondir les personnages, y compris secondaires. En fait, c’est un mauvais épisode sauvé par ses personnages, et je ne m’y serais pas attendu en commençant la série.

Spoilers 

Max & Cole cherchent à résoudre le meurtre d’une psy célèbre, ce qui les envoie aussi en thérapie.

Their honeymoon phase is over.

C’est un étrange début d’épisode, avec Max et Cole qui s’embrouillent pour peu de choses. On comprend que la période dans laquelle tout allait pour le mieux dans leur amitié a pris fin. Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il est temps qu’ils couchent ensemble, hein. Bref, les collègues du commissariat mettent peu de temps à en arriver à la logique conclusion que leur période de lune de miel est terminée. Ils sont donc comme un couple, littéralement, même si on nous dit que c’est parfaitement normal entre collègues qui passent trop de temps ensemble. Mouais. Pas convaincu.

En tout cas, Max et Cole ont besoin d’un break, en parle à leur hiérarchie – malgré la difficulté que ça représente en théorie dans cette situation – et… leur chef s’en fout. Pardon, mais je le sens de moins en moins celui-là. Comment tu peux les forcer à bosser ensemble alors que la criminelle demande une pause ? C’est franchement une mauvaise idée.

Dr Sophie

Le cas de la semaine est plutôt intéressant : Docteur Sophie, une psy réputée, est retrouvée morte dans sa piscine… de cash. Bon, ce n’est pas Picsou non plus, mais elle est dans un bain de billets flottant dans l’eau. C’est quelque chose. J’aime beaucoup l’enquête que ça lance, avec évidemment la question du profit que ce meurtre rapport : comme elle est célèbre, elle écrit aussi des livres qui se vendaient comme des petits pains.

L’enquête ne tarde pas à révéler qu’elle a un autre livre sur son ordinateur portable, livre qui représente une somme d’argent très importante à présent qu’elle est morte. Difficile de ne pas suspecter son agent, malgré l’alibi en béton qu’elle fournit à Cole quand il lui demande. En fait, c’est justement l’alibi trop parfait qui me la rend encore plus suspecte que le reste.

Bon, en attendant de savoir qui est le coupable, il faut que l’enquête continue, avec les bonnes vieilles habitudes de Max reprenant le dessus : c’est ainsi qu’elle se retrouve à se faire passer pour Maxine, avec son mari Colton – Cole, donc – lors d’une cérémonie en hommage à Dr Sophie. Comme ils sont en train de se disputer en permanence, la couverture est parfaite, en vrai. Ce qui est top, c’est que lors de la cérémonie, il y a un journaliste célèbre qui finit par prendre la parole pour se déclarer coupable du meurtre.

C’est beaucoup trop simple pour qu’il soit le vrai coupable, mais ça donne lieu à quelques scènes amusantes où le journaliste télévisé préféré de Max semble complètement drogué. Bien sûr, ce n’est pas le cas : il est simplement hypnotisé. Hypnotisé pour confirmer le meurtre, hein. Cela se termine par un psy qui réussit à briser l’hypnose, mais avant ça, il faut en passer par la découverte de ce qui est arrivé à ce pauvre monsieur bien sympathique. C’est Max qui réussit à faire les connexions nécessaires pour ça : elle se rend compte que l’un des personnages des livres de Dr Sophie est justement le journaliste, sous un pseudo qui ne le cache pas vraiment…

Bref, Dr Sophie raconte la vie de ses patients dans ses romans, donc il n’est pas bien compliqué de savoir qui sera le coupable du meurtre : le sujet de son prochain livre. Mes soupçons se sont assez naturellement portés sur l’ami d’enfance de Sophie à ce moment : c’est la dernière personne à avoir parlé au journaliste avant qu’il ne confesse le meurtre. Ce serait trop simple que nos détectives fassent ce raccourci malheureusement.

Maxine & Colton

Il faut bien qu’ils enquêtent pour combler l’épisode. Nous voilà donc arrivé à un stade où le commissaire envoie Maxine et Colton en thérapie de couple auprès des collègues de Dr Sophie. C’est plutôt chouette à voir, en vrai, parce que ça permet aux scénaristes de l’épisode de s’amuser à approfondir la dynamique conflictuelle de Max et Cole dans cet épisode, puis chacun des deux personnages. Malgré les mensonges de la couverture, il y a de quoi mieux les découvrir… et de quoi s’amuser aussi. Le gag sur les poupées était excellent, leur manière de ramener l’hypnose comme ils pouvaient dans les conversations assez efficace.

Tout ça finit par la conclusion que Cole a eu une enfance plus difficile et injuste qu’il ne le pensait, avec son frère qui a eu plus de chance que lui vis-à-vis de son père, en arrêt après sa naissance. Du côté de Max, l’idée est qu’elle ne se fait pas assez confiance pour avoir confiance dans les autres – et comme elle a confiance en Cole, ça lui fait peur. Facile.

Pour le reste, l’enquête est beaucoup trop chiante : à partir du moment où je me suis décidé sur le coupable et qu’ils ont mis une demi-heure à en arriver à la même conclusion que moi, bon, l’épisode était forcément long à subir. Il y avait toutefois du bon – j’ai notamment beaucoup aimé l’amitié qui se dessine entre Max et Yates, la flic. Cela fait plusieurs épisodes que ça dure, mais là, ça marche bien et, en plus, elle parvient à réconcilier Max et Cole en leur faisant prendre conscience qu’ils doivent pédaler dans la même direction.

Quand ils le font, ils comprennent que l’amie d’enfance de Sophie, Joan, est bien la coupable. Il me manquait une étape, à savoir qu’apparemment, Joan écrivait les livres de Sophie pour elle – alors que l’éditrice de Sophie trouvait mauvaise l’écriture de Joan. Mouais. J’ai beau croire en l’hypnose, j’ai eu du mal à croire dans le fait que plusieurs jours après, une simple phrase plutôt banale puisse trigger le journaliste à répéter en boucle sa confession.

Pour le reste, la série souffre de la comparaison avec Allegiance : Joan envisage de se suicider en sautant du toit d’un bâtiment quand elle se fait choper par les flics et la manière dont Max et Cole la sauvent me laissent vraiment sceptique. J’aime bien le fait qu’elle ne saute pas quand elle envisage d’écrire un livre depuis la prison, hein, mais Max qui se met en danger en passant de l’autre côté de la rambarde elle aussi… c’est naze.

De manière assez improbable, l’épisode révèle aussi dans sa conclusion que l’ex partenaire de Cole se rend en thérapie grâce à Cole qu’il voulait aider et qu’il ne parvenait pas à comprendre suite à la mort de son frère. J’aime bien comment les personnages secondaires sont développés depuis quelques épisodes et j’espère vraiment qu’on aura une saison 2.

PS : surprenant de voir que le générique comprend depuis le début de saison des images de l’épisode 8. Il est loin le temps où les génériques se concentraient uniquement sur les trois ou quatre premiers épisodes de la saison.

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