Orphan Black Echoes – S01E01 – Pilot – 15/20

La foudre peut-elle frapper deux fois au même endroit ? Ce n’est pas sûr. C’est un premier épisode qui prend son temps et auquel il manque vraiment un ingrédient pendant un long moment, mais une chose est sûre : j’ai très envie de voir la suite et d’en savoir plus. Bref, la série a réussi à m’accrocher, mais il faut encore qu’elle fasse ses preuves pour me convaincre à 100%.

Spoilers 

Une femme se réveille sans se souvenir de qui elle est.

Why don’t I know who I am.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Le réveil

Des bruits d’animaux et un gros plan sur un œil qui s’ouvre, la série semble construite pour donner des points d’anciennes éditions de Bingo Séries. L’œil qui s’ouvre ? Celui de l’héroïne qui se réveille, même si elle ne dormait pas vraiment, totalement amnésique. Et elle a un grain de beauté juste à côté de l’œil, qui pourrait avoir son importance pour la suite.Elle est capable de répéter des mots, mais pas de dire l’année en cours ou son nom. Ou de reconnaître un bébé sur une photographie.

On peut comprendre qu’elle se mette à s’énerver bien rapidement, mais ça paraît tout de même un brin rapide, justement. J’imagine que ça doit être flippant de ne se souvenir de rien et d’avoir une médecin faussement compatissante en face de nous. Par contre, je dois le souligner immédiatement, outre « Was I asleep ? », j’ai trouvé que le jeu de l’actrice faisait énormément penser à celui d’Eliza Dushku dans Dollhouse. Les parallèles me font rire, en plus, parce que la série de la Fox aussi a été lancée post grève des scénaristes avec bien peu de promo. Tout le monde critiquait le jeu d’Eliza, mais voilà qu’on se retrouve avec le même type de mimiques quinze ans plus tard (outch).

Bref. Il est peut-être temps de me concentrer davantage sur ce qui se passe dans ce premier épisode, non ? Si on est loin de l’incroyable pilot d’Orphan Black et de Sarah Manning qui découvre une femme lui ressemblant comme deux gouttes d’eau, le côté mystérieux prend bien dès ce début d’épisode. On se demande forcément où est cette femme et ce que les scientifiques ont bien pu lui faire.

Elle semble être dans une maison toute sympathique – mais méfiez-vous des apparences. Après une longue lutte avec tous les éléments, les portes, les vitres blindées et tout ce qui l’empêchait de sortir de la pièce chaleureuse dans laquelle elle était enfermée, notre héroïne découvre subitement qu’elle est en fait dans un hangar. Et au sein de cet hangar, il y a un petit préfabriqué lui faisant croire qu’elle est dans une chouette maison de banlieue.

Bon, je trouve que la sécurité n’est vraiment pas ouf si ce n’est pas fait exprès : elle n’a pas tellement de mal à s’enfuir de la pièce dans laquelle elle était enfermée et se retrouve bien trop vite dans un laboratoire attenant au hangar. Par contre, OK, je dois avouer que je suis pris à fond dans le mystère de ce début d’épisode – et de série. Je me demande ce que seront les échos au projet des clones, forcément, et on voit bien qu’on repart bien vite dans un mystère d’expériences scientifiques sur des humains. On espère juste que ce sera un peu plus clair et moins confus que la série d’origine.

Bref, l’héroïne finit par tomber sur une machine de taille humaine avec un étrange liquide fluorescent ressemblant beaucoup à ce qu’elle a sous les ongles. À l’intérieur de ce liquide, il y a un corps qui flotte. La médecin débarque alors à nouveau pour révéler à l’héroïne qu’elle a été créée – imprimée – à partir de cette machine. On s’en doutait un peu, mais ça retire une grosse partie du mystère. Cela n’empêche pas l’héroïne de s’enfuir et de découvrir bien vite qu’elle est à proximité d’une ville très futuriste.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

2052

Le générique est sympathique, mais un peu trop vite expédié à mon goût. Il n’a pas non plus la classe addictive de celui d’Orphan Black, malgré un look très similaire. Post-générique, nous découvrons (trop rapidement à mon goût) que nous sommes en 2052 – deux ans après le réveil de l’héroïne. Par conséquent, elle a désormais une vie bien rangée – une voiture, une maison de campagne, tout qui va bien… mais aussi des bribes de souvenirs étranges, avec clairement la supposition qu’elle est une meurtrière.

Pourtant, nous n’en saurons pas plus pour l’instant. On découvre juste bien vite qu’elle a une fille adorable, muette et parlant en langue des signes. Forcément. La relation Kira/Sarah était un énorme point fort de la série d’origine, alors ça ne devrait même pas m’étonner que l’héroïne soit de nouveau une maman. Elle s’occupe bien de sa gamine et la relation qui nous est montrée entre eux est vraiment chouette.

Oui, ça commence par un moment où elle doit l’engueuler parce qu’elle a fouillé ses affaires, mais en vrai, ce n’est absolument pas dérangeant : bien au contraire, ça montre à quel point ils s’entendent. La gamine n’est peut-être pas son fils pour autant : quand le père débarque, elle l’appelle Lucy. Ou alors, la gamine sait qu’il ne s’agit pas de sa mère biologique. À ce stade de la série, le puzzle semble se mettre en place avec l’idée que la mère biologique est morte et qu’on a imprimé un clone pour la remplacer. Charmant.

Lucy et la fille s’entendent en tout cas super bien et font quelques projets scientifiques ensemble. Le papa ? La définition du DILF, mais il est surtout le propriétaire de la maison de Lucy en fait. Reste donc à savoir si la gaine a un lien avec la photographie montrée à Lucy à son réveil – elle ressemble au bébé qu’on voit dessus – et à comprendre les relations entre ces personnages. Devant la gamine, Lucy et le père font comme s’ils étaient amis. Dès qu’elle est couchée, ce sont eux qui couchent ensemble. Allez, on en est à la quinzième minute de la série, il était temps d’avoir l’inévitable scène de sexe pour la retirer du cahier des charges. C’est cela dit bien plus prude que la série originale !

Elle permet aussi de développer un peu le personnage de Lucy, avec une cicatrice dont elle ignorerait la provenance, et celui de son mec, un ancien paramédic militaire – à qui je ne fais pas confiance. Lucy aussi commence à se poser des questions sur son mec apparemment, parce que ça fait un an qu’elle est en couple avec, mais il ne parle toujours pas de sa relation à Charlie, la fille. Le monsieur contourne vite la question, préférant poser les siennes. En vrai, ça se comprend : il souhaite comprendre pourquoi elle a quitté la ville si précipitamment pour venir s’installer à la campagne… Avant d’en faire la belle-mère de sa fille, c’est plutôt logique de vouloir découvrir les mystères qui entourent Lucy.

Lui, il s’appelle Jack. Alors que l’ambiance s’échauffe à nouveau entre eux, on a droit à un magnifique cut qui nous montre que Lucy fait quelques cauchemars de son passé. C’est un passé sanglant dans une salle de bain qui ressemble un peu au complexe du début d’épisode.

Elle passe la nuit à réfléchir à son cauchemar, à le dessiner et forcément, le lendemain, elle s’en confie à une de ses collègues. Comme elle parle espagnol, on peut en déduire qu’elle doit être proche du Mexique. Une chose est sûre : elle est parfaitement bilingue. Cela dit, ses capacités mentales ne l’empêchent pas d’être bouleversée quand elle se retrouve avec un liquide fluo sur les mains. En fait, elle est tellement bouleversée qu’elle se prend une voiture dans la tronche.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Traquée

Si Lucy demande à ne surtout pas aller à l’hôpital, c’est parfaitement impossible après s’être pris une voiture dans la tronche. La voilà donc qui se réveille là-bas, en parfaite santé. En fait, d’après son médecin, elle est parfaitement normale et les résultats d’examen n’indiquent rien d’étrange. Lucy a bien du mal à le croire et s’interroge aussitôt sur son état. Pour une nana qu’elle veut être discrète, elle pose aussi une question bien étrange, demandant à sa médecin si elle est capable de voir avec les tests si Lucy a déjà accouché ou non.

Par chance pour Lucy, Jack débarque avant que la médecin ne puisse pousser les questions qu’elle se pose plus loin. Jack embarque Lucy chez elle, à sa demande, et lui propose de vivre avec lui désormais. Ben oui, la peur de la perdre, tout ça, tout ça. Le seul problème, c’est que le scan à l’hôpital attire évidemment l’attention des créateurs de Lucy.

La médecin du début d’épisode est bien heureuse de la localiser et envoie aussitôt un type la chercher. Et ça va vite : à l’hôpital, il se fait passer pour son frère (beaucoup trop souriant pour quelqu’un inquiet pour sa sœur, hein) et hop, il est capable de la traquer jusqu’à chez elle. La scène tourne très vite à l’agression, avec un détective qui sait parfaitement ce qu’est Lucy et qui souhaite évidemment la ramener avec lui.

On note au passage qu’une lumière bleue permet de révéler des inscriptions sur le bras de Lucy, ça aura probablement une importance plus tard. En attendant, elle se bat avec le type et parvient de justesse à s’échapper, non sans être aperçue par Charlie avant. Lucy s’échappe dans un champ juste à côté et pense vraiment s’en tirer, mais ce n’est pas le cas. Son agresseur la retrouve bien vite dans le champ et s’apprête à la tuer avec un flingue.

Pas de chance pour lui : Charlie tient vraiment beaucoup à Lucy. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de les rejoindre et n’hésite pas à tirer dans la gueule de l’agresseur de sa belle-maman préférée. Je veux bien que ce soit de la légitime défense, mais elle aurait pu viser ailleurs, tout de même. En tout cas, la situation change radicalement pour Lucy d’un coup : elle comprend qu’elle doit fuir, et elle veut fuir avec Charlie et Jack, tant qu’à faire. Ce dernier ne voit pas tout à fait les choses ainsi et s’engueule en toute logique avec sa copine. Voilà, fallait percer les mystères de ta copine avant de te mettre avec, c’était sûr ça !

Malgré tout, quelques scènes plus tard, il accepte de partir avec elle et de changer complètement de vie. Finie la vie à la campagne, voilà Charlie et Jack qui se rendent chez Tina, une amie de Jack, histoire qu’ils soient à l’abri le temps que Lucy règle son problème. Elle a en effet décidé de riposter pour pouvoir mener à présent sa vie tranquillement. Soit.

Par chance pour elle, elle a encore des amis en ville : elle se rend donc auprès d’un ami qui a apparemment beaucoup d’informations. On apprend assez vite qu’il a des ressources, mais qu’il est aussi quelqu’un de bien généreux : il a aidé Lucy à se construire une vie quand il l’a retrouvée dans la rue et qu’elle ne savait pas qui elle était. Je trouve tout de même que c’est un peu confus comme début de série, avec l’impression qu’il me manque quelque chose pour accrocher à fond. En plus, l’ambiance ressemble tellement à Jessica Jones, c’est perturbant.

Lucy est toutefois moins badass que Jessica, hein. Elle a des connaissances techniques intéressantes, lui permettant de tracer le GPS du portable de son agresseur, malgré un portable qui n’arrêtait pas d’effacer toutes les données.

Avec ces informations, on comprend que Lucy avance dans une enquête qui ne fait que commencer, mais surtout que nous allons avoir plus d’informations sur ceux qui la traque. Il s’agit donc d’une société nommée « Additive », qui jure dans sa com qu’elle a la vie humaine en valeur de base. C’est toutefois difficile pour la patronne de convaincre son interlocuteur (Reed Diamond !) quand celui-ci est convaincu que Lucy a tué son homme de main et possiblement Jack et Charlie au passage.

Allez, Reed Diamond sera donc un méchant, tandis que la patronne d’Additive est une semi-méchante – elle est pleine de bonnes intentions, mais c’est de ça qu’on pave l’Enfer paraît-il. Si elle paraît très assurée lors de sa réunion, un détour dans les toilettes nous la montre bien plus fragile et complètement catastrophée par ce qui est en train de se passer. Difficile de savoir si on doit accrocher à elle ou non, mais par principe, j’aurais tendance à dire que non…

Malheureusement pour moi, le cliffhanger m’a retourné le cerveau et remis à fond dans la série, en révélant que cette médecin un peu odieuse, peu sûre d’elle et si énigmatique n’était autre que Kira. La fille de Sarah. Qui appelle Cosima au secours. WHAT. THE. FUCK. OK, ce spin-off a le moyen d’être efficace s’il joue efficacement cette carte par la suite.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

Ado

En attendant, Lucy continue son enquête, et ça commence à être beaucoup mieux pour nous impliquer dans ce qu’il se passe. Alors qu’elle est en train d’essayer de trouver un moyen d’entrer dans le bâtiment localisé par les données GPS (dans une scène bien écrite et jouée, je trouve, c’est crédible), elle se retrouve nez à nez avec une adolescente qui lui dit vraiment quelque chose. Et pour cause : c’est exactement à ça qu’elle ressemblait lorsqu’elle adolescente.

Bim. Il n’en faut pas plus pour que Lucy essaie d’en savoir plus sur cette adolescente un peu terrifiée d’être abordée dans la rue par une inconnue un peu cinglée. Quand Lucy fait tomber malgré elle le casque de l’adolescente, elle remarque que la musique qui s’en dégage est sa chanson préférée, mais aussi que l’adolescente a la même cicatrice qu’elle. Mieux que ça : elle repère une autre femme à proximité, qui semble totalement être là pour surveiller l’adolescente. La Paul version 2023, quoi.

Assez vite, une course poursuite s’engage entre l’adolescente, Lucy et cette femme qui essaie de vérifier que Lucy ne fasse pas tout capoter. Autant dire que c’est évidemment ce qu’il se passe : Lucy parvient à prendre en otage l’adolescente, comprenant bien qu’il s’agit de son clone. Elle se barre donc en voiture avec elle en fin d’épisode et, j’avoue, ce double cliffhanger me rappelle le mindfuck qu’Orphan Black savait provoquer à l’époque. Je suis eu.

Le réveil | 2052 | Traquée | Ado

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The Irrational – S01E05 – Lucky Charm – 14/20

Voilà, je retrouve davantage ce que je cherche avec ce procédural : c’est un peu fun dans l’intrigue proposée, ça fonctionne bien du côté du fil rouge et de l’équilibre de l’épisode, les personnages donnent envie d’apprendre à les connaître à nouveau et les scénaristes savent miser sur les bonnes dynamiques pour ne pas nous ennuyer. J’espère que la suite de la série continuera davantage sur cette lancée, parce que ça redevient un divertissement efficace – ce n’est pas exceptionnel, mais ça permet de se divertir, quoi.

Spoilers

Pourquoi une experte en poker perdrait-elle soudainement dans un tournoi contre un amateur ?


It doesn’t look like someone who is in control

Est-ce une bonne idée d’enchaîner sur cet épisode alors que je n’ai pas aimé le précédent ? En vrai, peut-être : j’ai espoir que ça me permette de changer d’avis sur la série !

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Las Vegas

L’épisode commence de manière surprenante, parce qu’il ne commence pas immédiatement par une scène entre Kylie et Alec comme d’habitude. Bon, elle arrive assez vite, avec Kylie qui sert désormais d’assistante à son frère apparemment. Elle l’aide à faire du tri entre des sacs à main jusqu’à ce qu’Alec reçoive un appel de la protagoniste de la première scène de l’épisode, une joueuse de poker.

Contre toute attente, cette joueuse professionnelle qui semble être dans la merde après avoir perdu contre un certain Ethan est en fait une ancienne étudiante d’Alec. Alors qu’il se rend à Las Vegas pour l’aider, avec Kylie, Phoebe et Rizwan, on découvre donc que Camille, c’est son nom, a tout plaqué pour le poker… mais est maintenant dans la merde. Pour s’en sortir, elle a besoin de gagner, mais elle soupçonne Ethan de tricher et a besoin d’Alec pour le prouver.

Et bon, quand Ethan explique à Alec qu’il pense gagner grâce à un porte-bonheur, on comprend bien qu’il va y avoir autre chose à creuser. C’est plutôt intéressant comme manière de surprendre que d’amener tous les personnages à Las Vegas… mais par contre amener Kylie à voler le porte-bonheur, c’était un peu naze. En plus, pardon, mais bon, où est la discrétion ? Elle lui fait prendre des photos d’elle, ce qui est une excuse pourrie pour le voler, et passe la soirée dans son costume orange à côté d’Alec qui a déjà parlé avec Ethan avant. Quel foutage de gueule, quoi.

Bon, malgré la perte de son porte-bonheur, Ethan gagne au poker à nouveau, et ça continue de foutre Camille dans la merde. Elle a besoin de cash, en théorie, pour payer des types qui décident de la menacer jusque dans sa chambre d’hôtel. Ce n’est pas hyper malin de leur part : ils tombent ainsi nez à nez avec Alec, qui réussit, comme toujours, à blablater la situation. Une fois les agresseurs sortis de la chambre, il prend la peine de parler avec Camille pour comprendre un peu mieux ce qu’il se passe dans sa vie.

Elle finit par reconnaître qu’elle a mis en jeu plus qu’elle n’avait. C’est débile, mais c’est ce que beaucoup d’autres gens font quand ils tombent dans l’addiction au jeu, après tout. J’aime bien qu’Alec prenne la décision de ne pas la juger, mais de l’aider tout de même. Et il le fait en prouvant que les statistiques ne sont pas logiques quand il est question d’Ethan. Ce n’est pas suffisant pour que Camille gagne à nouveau au poker – même quand Ethan décide d’arrêter de jouer. J’ai bien aimé les observations d’Alec et Kylie pendant la partie de poker, en tout cas. Cela nous faisait une nouvelle manière de voir le poker – la psychologie des joueurs.

Pour autant, ça n’aurait pas été suffisant pour que l’épisode soit top. Finalement, ce qui fonctionne dans cet épisode, c’est la présence de Kylie, un personnage qui est top et à la dynamique efficace avec Alec… Et le fait d’avoir une double intrigue, parce que ouais, il y a deux enquêtes et ça donne un peu plus l’impression d’être devant une série comme ça. L’épisode précédent ne fonctionnait pas si bien.

Après, je ne peux pas en faire trop pour celui-ci non plus : quand Alec s’est fait kidnapper par les méchants, là… Pff, j’ai soupiré et j’ai trouvé ça nul. L’idée est toutefois bonne : ça permet finalement d’avoir leur aide pour retrouver Ethan. Et hop, Ethan révèle qu’il trichait bel et bien avec un dispositif dans ses baskets lui indiquant quoi jouer. C’est naze tellement c’est évident qu’un casino verrait forcément une triche si grossière !

Je mets de côté ce détail pour apprécier pleinement la suite : c’est chouette, parce qu’Alec refuse que Camille triche à son tour mais propose plutôt un stratagème bien pensé pour que Kylie perturbe le système de triche et que Rizwan distribue des boissons… permettant de voir qui se sent surpris et coupable. J’ai bien aimé ce petit détail. Je ne sais pas s’il fonctionnerait vraiment, et surtout de manière si visible, mais ça fonctionnait dans l’épisode.

Et tout est bien qui finit bien : Camille règle ses dettes en gagnant le tournoi de poker, la gérante du tournoi est finalement celle qui gérait la triche, et hop.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Phoebe

En parallèle de tout ça, on comprend assez vite, quand Phoebe arrive à Las Vegas, qu’elle n’aime pas beaucoup Camille. Il y a une tension évidente entre elles, une rivalité au minimum, une histoire qui s’est mal terminée, assurément. Ainsi, on découvre que Phoebe n’est pas fan de poker et de jeux… Mais ça ne l’empêche pas, comme tout le monde, de tomber dans l’addiction des jeux. Il faut dire qu’elle gagne sa première partie à une machine, c’est assez fou.

Bon, son but est de réussir à se mêler à la foule des joueurs pour pouvoir les étudier du point de vue psychologique. Cela mène à quelques scènes amusantes avec Phoebe et Rizwan dans les allées du casino. J’aime bien. J’aime bien aussi la scène entre Camille et Phoebe – avec une Phoebe qui en veut à Camille de l’avoir abandonnée alors qu’elles étaient amies.

Bien sûr, l’épisode se termine sur une réconciliation, ça va de soi, mais ça prend assez son temps pour que ça passe comme intrigue. Franchement, j’espère qu’on reverra Camille. C’est un personnage surprenant pour une série, mais je pense qu’elle fonctionnerait bien sur du plus long terme.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Fil rouge

Loin de Las Vegas, Marisa continue de bosser avec son mec, mais bon, on sent que ça ne se passe pas si bien entre eux. Après l’épisode précédent où ils s’envoyaient des petits piques, nous nous retrouvons avec un épisode où son mec est saoulé de voir Marisa s’enfermer beaucoup trop dans le travail. Le problème n’est pas le travail en général, mais plutôt le fait qu’elle enquête sur le fil rouge de la saison.

Nous la retrouvons à nouveau en train d’interroger son seul témoin de l’explosion, celui qui a été arrêté. Son but ? En savoir plus sur le logo du camion devant l’Eglise, car elle est sûre d’avoir là une preuve tangible. Certes. Par chance pour elle, en cours de route, elle récupère l’aide de son petit-ami.

Elle finit même par trouver un suspect au mugshot photoshoppé comme jamais. La suite au prochain épisode, pour avoir quelques réponses ? Théoriquement, oui. En pratique, les nouvelles ne sont pas bonnes : son suspect s’est suicidé avant qu’elle n’arrive chez lui. Pardon, mais… Le copain du FBI là, c’est clairement une taupe ! Souhaitons plus de chance à Alec dans ses rencards avec Rose, l’experte en kidnapping, parce que oui, c’est apparemment un truc.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

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The Irrational – S01E04 – Zero Sum – 10/20

Arf, ce quatrième épisode n’est pas glorieux pour plein de raisons : le concept scientifique proposé n’a pas vraiment besoin de science pour être expliqué – on le connaît tous. Les acteurs secondaires ne sont pas au top niveau. L’intrigue est prévisible de bout en bout. Le fil rouge est complètement oublié ; c’est un cheveu sur la soupe. Et je n’aime pas la soupe, surtout quand elle est tiède comme ça. Bref, je me suis ennuyé et c’est embêtant pour une série procédurale.

Spoilers

Pourquoi kidnapper quelqu’un si la famille n’a pas de quoi payer la rançon ?


It looks like a win-win-win

Tiens, j’ai déjà pris une semaine de retard dans ma seule série network du moment, ce n’est pas bien malin de ma part, ça. Après, c’est du procédural, c’est si rapide à rattraper de toute manière.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Kidnapping

Pendant la signature d’exemplaires de son bouquin, Alec se retrouve contacté par un homme on ne peut plus malpoli qui décide de profiter de sa présence pour le faire enquêter sur la disparition de sa fille. En effet, la police ne peut pas encore l’aider car elle a disparu depuis trop peu de temps, mais il sait qu’Alec est son meilleur espoir pour retrouver sa fille, et tant pis si c’est une manière de parler censée flatter Alec uniquement. En effet, ça fonctionne et Alec se décide à aider l’homme, sans même faire payer le couple qui cherche sa fille. Non mais attendez, on se fout de nous ?

Je crois que oui, parce que l’actrice choisie pour jouer la mère n’est pas excellente non plus. Bon, après, ça ne doit pas être évident de jouer la mère éplorée par le kidnapping de sa fille – et par la rançon élevée qu’on n’a pas les moyens de payer. Et oui, évidemment, les kidnappeurs contactent la famille quand Alec est là pour entendre ce qu’il se passe.

Les kidnappeurs de Veronica refusent que la police se mêle de leur affaire, mais bon, Alec est déjà là, alors évidemment, il fait appel super vite à Marisa. Pour complexifier le cas, on découvre alors que la mère de famille a aussi eu une affaire avec son ancien patron richissime. Elle fait appel à lui pour retrouver plus vite Veronica, parce que Ted, l’ancien patron, a plein de contacts pour aider à faire face à des kidnappeurs.

Hop, il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Alec détermine que la rançon n’est pas si idiote que ça si quelqu’un est déjà au courant de la liaison entre la mère et son patron – sauf que personne ne le savait, à part les principaux concernés et la kidnappée. Et l’ex copain, aussi. Bim, un suspect facile quand je soupçonne déjà le fils du patron moi.

L’épisode part ensuite en vrille totale, avec un faux deal de drogue organisé contre l’avis du FBI qui ne peut pas le faire sans accord, mais qui se rend quand même sur place pour kidnapper le petit ami, sauf que le petit-ami se rend compte de leur présence, et bim, course poursuite ; bim Alec peut deviner où ira le gamin en s’enfuyant. Pff. J’aime bien l’idée de tourner à droite sous la panique, c’est un vrai truc, mais c’est quand même un peu n’importe quoi.

L’interrogatoire de l’adolescent permet en tout cas de constater que le gamin est toujours amoureux de Veronica, que celle-ci avait besoin d’argent et qu’elle est possiblement responsable de son propre kidnapping. Les grands classiques. Il est dur de surprendre encore en 2023 avec ce genre d’intrigue. Bien sûr, cette théorie ne plaît pas du tout aux parents, et surtout au père, de Veronica. En plus, Alec n’est plus si convaincu que ça après un deuxième coup de fil des kidnappeurs. La vidéo semble convaincre Alec que Veronica ne fait pas semblant d’être terrifiée… alors que bon, elle est mauvaise actrice tout de même.

Finalement, le seul qui s’en tire en acting est son père, mais le personnage est particulièrement énervant à être un cliché ambulant. Cela dit, toute l’intrigue l’est : c’est sans la moindre surprise qu’Alec en arrive à la conclusion que le kidnappeur n’est autre que le fils du daddy riche. C’était une évidence dès le départ, et j’en arrive à me demander pourquoi ils font encore des enquêtes dans ce genre de cas.

Allez, ça donne tout de même des scènes marrantes, notamment l’experte en kidnapping qui se retrouve à devoir prétendre avoir trouvé un GPS dans les billets… Quant à l’aspect scientifique de l’épisode, il vise simplement à nous expliquer ce qu’est la jalousie en compliquant énormément les choses les plus simples du monde. Ce n’est pas bien grave, vous me direz, mais c’est un peu dommage tout de même.

Bref. On en arrive assez vite à une conclusion d’épisode plutôt réussie, et c’est contre toute attente à ce stade. J’ai beaucoup aimé la logique s’appliquant au discours d’Alec pour calmer Trey, le kidnappeur. Après tout, son père délègue quand il s’agit de retrouver Veronica, mais vient de lui-même quand c’est son fils qui est en danger. Tout ça donne même envie à Rose, l’experte en négociation, de coucher avec Alec. Elle a flirté avec lui tout l’épisode.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Rizwan

Pendant qu’Alec s’amuse à jouer les négociateurs avec le kidnappeur de Veronica, il ne se rend pas au travail. Il demande donc à Rizwan de couvrir ses cours pour lui et ce n’est pas glorieux à voir. Rizwan ne voulait pas y aller, Phoebe le force, puis se fout de lui quand le cours est catastrophique. Disons que Rizwan manque un peu de confiance en lui. La sœur d’Alec s’en mêle pour découvrir les retours catastrophiques des étudiants, Alec fait un rapide speech qui redonne un peu confiance à Rizawan et hop, son cours s’améliore naturellement.

Par contre, là encore, on sent qu’on est dans une série, franchement. Je veux dire par là que son cours est une catastrophe et qu’il tente d’être cool alors que ça ne l’est pas. Et le ménage à faire après tant de serpentins ? Et le budget ? Non, vraiment, je ne suis pas convaincu. J’aime bien, cependant, que la série prenne le temps de construire une relation amicale entre Phoebe et Rizwan.

Le petit bonus plutôt sympathique est aussi que j’ai appris que la sœur d’Alec s’appelle Kylie. Ah, et qu’elle avait trois jobs, mais plein de temps libre quand même pour faire des recherches afin d’aider son frère. Cela dit, ça, c’était avant : voir comment Rizwan s’inquiétait pour son job lui a donné envie de trouver un job qui lui plaise davantage. Allez, pourquoi pas !

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Terroriste

Oh, et le fil rouge de la saison ? Ecoutez, on est sur un épisode 4 alors on sait bien qu’on aura moins à se mettre sous la dent que d’habitude. Dans cet épisode, on est donc réduit à peu de choses : Marisa se rend interrogé le terroriste supposé qui aurait mis la bombe dans l’Eglise. A force de le questionner, elle finit par comprendre qu’il n’était pas sur le lieu de l’explosion. Il a peut-être créé la bombe, mais il n’est pas le terroriste.

Bon. On s’en doutait déjà largement avec son procès ridicule là, donc on apprend vraiment peu de choses dans cet épisode. La recette est mal gérée, je trouve.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E06 – Coming Home – 14/20

La fin de saison est enfin là, mais bon, je suis déjà bien spoilé sur un élément de la saison 2 que je pensais voir intervenir dans cet épisode, alors certaines surprises n’en étaient plus. Il y a au cours de cet épisode une décision totalement irrationnelle qui m’a bien sorti de l’épisode et justifie de mettre cette note autrement, même si l’ensemble restait sympa et plutôt bien mené. Pas la série de l’année, mais bon, c’était quand même mieux que le spin-off précédent.

Spoilers

Daryl survivra-t-il à sa mise à sort orchestrée par Genet ? Le suspense est vraiment à son comble vu le titre de la série.


Today you die.

Allez, cette fois, c’est la fin, et quitte à avoir regardé la série cinq lundis de suite, je peux quand même l’effort de terminer ce sixième lundi par le sixième et dernier épisode aussi. Non ? Ne répondez pas, la réponse est oui, de toute manière.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Genet

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté et, franchement, il était difficile de ne pas avoir l’impression de perdre son temps. On savait très bien que Daryl allait survivre à son match contre le super-zombie dans l’arène. Après, c’est sûr que je ne pouvais pas deviner qu’il allait l’achever avec un drapeau français. Je pensais que ça ne pouvait pas être plus ridicule que le reste de la série – et finalement si. La Marianne n’a plus qu’à bien se tenir, on a désormais Daryl Dixon.

Ce héros international, cependant, n’est pas censé gagner son match. Laurent était sûr que ce serait le cas, mais ça pose problème à Genet de le voir s’en tirer à si bon compte. Elle ordonne donc que le jeu soit un peu plus pimenté que ça. Qu’à cela ne tienne, ses hommes s’exécutent aussitôt : ils enchaînent Daryl à son meilleur pote de cellule, le père de Laurent et lui envoient quatre super zombies à la gueule. Cette fois, même Laurent perd espoir en Daryl et se met à prier pour sa survie.

C’est mal connaître Daryl que de penser que ça pourra suffire à le faire perdre. Le match est plutôt sympa à suivre, en vrai, avec de bonnes chorégraphies et des zombies qui s’entretuent entre eux aussi. Enfin, il y en a un qui ne supporte pas la drogue et un qui en tue un autre, pour être plus précis. Je dois dire que cette drogue a un peu la classe, parce que ça semble rendre les zombies encore plus what the fuck. C’est déjà cool à voir.

Et c’est tant mieux, parce que le reste est un peu plus blasant. Genet ne supporte pas de voir Daryl l’emporter quand tout ce qu’elle voulait, c’était marquer les esprits pour les rallier à sa cause. Elle décide donc de le faire assassiner de manière un peu plus efficace par des armes à feu… sauf que c’est toujours mal connaître Daryl. Il est increvable le monsieur : alors que Quinn se fait mordre dans le dos par un zombie, les gardes chargés de les tuer se font tirer dessus par le chef de la résistance. Et oui, lui, Sylvie et d’autres ont réussi à infiltrer le camp de Genet, ça tombe bien tout de même.

Bon, ça ne tombe pas bien pour Genet qui n’aime pas du tout perdre la face comme ça. Elle parvient tout de même à s’enfuir et à mettre Laurent en cellule avec Isabelle. Quinn et Daryl ? Ils réussissent à s’échapper de l’arène. Malheureusement, Quinn y reste : il est mordu et sait qu’il va mourir, alors il accepte de se sacrifier pour que Daryl puisse s’échapper. Contre toute attente, la diversion est suffisamment efficace pour laisser le temps à Daryl à rejoindre l’extérieur. Il tombe sur Sylvie, son mec et le leader de la résistance.

Tout le monde s’inquiète alors de savoir ce qu’Isabelle et Laurent ont bien pu devenir. Par chance, Isabelle sait toujours être une excellente pickpocket. Elle a donc récupéré les clés dans la poche du garde et entraîne avec elle Laurent dans sa fuite. Le gamin n’en reste pas moins insupportable, à essayer de fuir par lui-même puis à se figer au pire moment possible. Le pire moment possible ? Eh bien, de manière pas du tout crédible, Daryl les retrouve mais est coincé par une grille. Il les voit donc se faire attaquer par un Quinn zombifié.

Bien sûr, Isabelle se fait coincer par le zombie et c’est à Laurent de tuer une deuxième fois son papa. Ce ne serait pas très drôle autrement… Mais putain, insupportable le gamin qui met trois plombes à aller sauver sa tante là. Finalement, Laurent et Isabelle sont donc sains et saufs. La grille qui les sépare de Daryl ? On ne sait pas trop, c’était juste un obstacle pour le principe : dans la scène suivante, tout le monde a réussi à sortir du QG de Genet sans retomber sur des gardes, malgré le bruit de dingue qu’ils ont déjà fait.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Le Nid

Tout est bien qui finit bien, donc. C’est un peu tôt pour que ce soit la fin, cependant : il reste encore pas mal de temps dans l’épisode. On enchaîne donc par des adieux entre Sylvie et son mec (je croyais qu’elle avait décidé de rester avec lui, mais finalement, elle préfère être aller au Nid ?) et sur une Isa qui s’excuse auprès de Laurent de ne pas avoir été là pour le protéger cette fois – mais heureusement, c’est lui qui l’a protégée. C’est-y pas beau.

La voiture qu’utilisent nos héros tombe alors en panne – un point de Bingo improbable – ce qui est finalement une bonne excuse pour une autre scène de blabla entre Isabelle et Daryl. Faut bien qu’ils continuent de flirter après tout. Isa en profite aussi pour remarquer à quel point Laurent a grandi au contact de Daryl. Pardon, mais ce n’est pas du tout mon avis : mon avis, c’est que Laurent est devenu sacrément con au contact de Daryl. Cela dit, on ne peut pas blâmer Daryl pour tout : Isabelle aussi est pas mal conne quand elle le veut.

Et pendant que la conversation traînait en longueur, Isabelle se fait donc avoir comme une bleue par Stéphane venu chercher la revanche pour son frère. Ouais, il sort de nulle part et a réussi à retraquer nos héros avec quelques hommes de Genet. Son but est de tuer Daryl et il a tout ce qu’il faut pour ça. Je veux dire, Laurent, Isa et Sylvie sont faits prisonniers ; Isabelle se prend un coup de couteau en voulant protéger Laurent, Stéphane a un flingue en main et est prêt à tuer Laurent… et… Et il change d’avis ?

Cela n’a AUCUN sens, pardon. Sylvie prie un coup, Laurent lui dit que Dieu l’aime et bim, voilà Stéphane qui tue les hommes de Genet et laisse la vie sauve à Daryl. Pardon, mais what the fuck ? Il lui dit juste « pas cette fois » ? Pourquoi laisse-t-il Laurent en vie sincèrement, ça n’a pas de sens ?! Allez, le vent l’emportera. C’est la musique choisie pour l’arrivée de notre groupe au Nid, autrement connu sous le nom de Mont St Michel. Il faut noter tout de même que Stéphane connaît leur destination, mais en même temps, il a décidé de les laisser vivre, alors je ne sais pas trop ce à quoi ça peut lui servir.

Voilà en tout cas nos héros qui arrivent vite au Mont Saint Michel. Isabelle peut s’y faire soigner l’épaule, les réalisateurs proposer de supers plans et Daryl devenir coach pour apprendre à tirer à la mitraillette. Allez, pourquoi pas. Les plans sont bons ; j’ai beaucoup aimé leur vision du Mont St Michel. Cela fait des années que je n’y ai pas mis les pieds, ça donne envie d’y retourner. La série réussit donc à remplir son cahier des charges.

Allez, qu’importe, enchaînons : la vie au Nid est très sympa pour tout le monde, grâce à son leader charismatique et très doux. Il donne des cours à Laurent, chacun peut en revenir à la religion et tout est bien qui finit bien… sauf que ce n’est toujours pas la fin. On nous impose alors une scène où Daryl aide Isabelle à se soigner le dos, une nouvelle manière très originale de les voir se draguer. Et après tout ça, c’est sans surprise qu’on demande à Daryl de rester au Nid, hein.

Daryl n’en a toutefois pas envie. Il est censé reprendre le chemin et retourner aux US après tout. Isabelle le prend assez mal, surtout quand elle comprend que Daryl a pris la décision de partir sans dire au revoir. Là, c’est trop pour elle. Elle n’est toutefois pas capable de convaincre Daryl de changer d’avis : il part sans un mot pour Laurent, même si Isabelle lui dit qu’il ne vaut pas mieux que son père à faire ça. C’est ridicule, sincèrement.

Daryl reprend donc la route, direction les USA… En théorie. En pratique, c’est la mer qu’il devrait prendre pour ça, mais il n’a pas de bateau. On le voit donc abandonner les personnages qui ont fait la saison pour entamer une longue et interminable marche à travers la France. C’est beau, la France. Les plans sont très différents de ce que la franchise propose aux USA.

Contre toute attente, une fois de plus, Daryl tombe alors dans son périple sur un drapeau américain. Le voilà qui a remonté la côte jusqu’à la Normandie, je suppose : il tombe sur un cimetière américain – cimetière de la seconde guerre mondiale. Une certaine image de la France, permettant à Daryl de retrouver son ancêtre enterré là. Ma foi, c’est une idée un peu tordue, mais c’est très beau comme plan.

Daryl se recueille un court moment, puis il aperçoit un bateau au loin et décide de s’approcher de la côte. On rappelle que le dernier bateau qu’il a pu voir était dirigé par Genet ? Cela ne semble pas angoisser Daryl outre mesure : il se signale rapidement par de grands cris. Le bateau le repère tout aussi vite, les zombies du coin aussi. Cela faisait cinq bonnes minutes qu’on le voyait marcher sans croiser âme qui ne vive pas, voilà soudainement des zombies qui sortent de tous les côtés à la fois.

Bon, il en faut plus que ça pour faire peur à Daryl cependant. Il parvient donc à se débarrasser des zombies qui surgissent de nulle part dans les vestiges de bunker de la seconde guerre mondiale et s’approche de la mer pour rejoindre le bateau.

Oui, mais au dernier moment, il y a un boulet qui crie de grands « Daryl ! Daryl ! ». Laurent a donc suivi Daryl et l’a rattrapé, ce qui est plus qu’improbable. Mais bon, est-on à ça près ? Clairement pas. Les zombies qui viennent tous d’attaquer très rapidement Daryl sont soudainement beaucoup plus lents et… c’est le plan final pour Daryl. MOUAIS, j’ai un gros sentiment de « tout ça pour ça ? » sur cette saison. Et puis, où est Isabelle ? Elle a laissé Laurent se barrer tout seul ? Ce gamin est insupportable !

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Cliffhangers

En attendant, Stéphane se retrouve à devoir expliquer à Genet, devant La Liberté guidant le peuple, pourquoi il revient tout seul et en vie. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que Genet est une grande fan d’art, mais aussi qu’elle est sacrément maligne. Elle devine donc par elle-même que c’est Stéphane qui a tué ses hommes. Pardon, mais non. C’est trop. Que Stéphane ne veuille pas tuer Laurent, d’accord, mais ça ne l’empêchait pas de tuer Daryl sur le moment ; et surtout, ça n’a aucun sens que Genet devine si vite ce qu’il s’est passé. Puis… Il pouvait tout aussi bien tuer les hommes de Genet ET Daryl, puis laisser les autres s’enfuir ?

C’est juste mal écrit, je ne vois pas d’autres explications. En plus, Stéphane se rend complètement à Genet et avoue la vérité sans aucune difficulté. Il se retrouve alors à protéger l’emplacement du Nid… Je ne comprends pas, sérieusement. Bon, qu’il parle ou non, je doute de sa survie, mais pourquoi protéger l’Union ? Ce sont censés être ses ennemis depuis le départ !

Ce n’est toutefois pas le seul cliffhanger de la saison parce que sinon, on serait sacrément mal lotis. Non, un autre cliffhanger nous révèle ce qu’on savait tous depuis plus d’un an : malgré son abandon initial de la série pour la saison 1, Melissa McBride rejoint bien le casting pour la saison 2. Alors que tout le monde sait (bon, peut-être spoilers si vous n’êtes pas parisiens et/ou pas sur les réseaux) que des plans ont été tournés il y a deux mois à la Défense avec Daryl et Carol, la fin de l’épisode nous ramène aux USA où Carol est en train de remonter la piste de Daryl.

Cela devrait être un moment badass et inattendu, avec tout plein d’excitation d’enfin revoir le personnage… Mais en vrai, ce n’était tellement pas une surprise – en plus, ils ont même annoncé qu’elle serait perso principal il y a deux ou trois jours sur les comptes officiels de la franchise – que… cliffhanger un peu raté. Même si elle a la classe !

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En bref

Je suis plutôt mitigé, mais il faut bien reconnaître que c’est un spin-off bien plus réussi que Dead City. J’ai beaucoup aimé le fait que ça se déroule en France, peut-être parce que je suis chauvin, mais surtout parce que ça permettait de jolis plans et un retour aux origines de l’apocalypse franchement appréciable lors de l’épisode 2. Après, faut pas déconner, ça a déraillé sévère en cours de route avec les histoires de religion, le passé d’Isabelle et Quinn pas si passionnant et surtout le casting de Laurent – parce que désolé, je n’accroche pas vraiment à son jeu en fait.

Dans l’ensemble, c’est donc une série qui a de la gueule, mais qui s’effondre dès qu’on creuse un peu. C’est déjà mieux que beaucoup de saisons de la série-mère, vous me direz. Il ne faut pas que je sois trop sévère. Et puis, j’ai vraiment envie de découvrir ce que donnera la saison 2 aussi, et ça, c’était pas gagné d’avance !

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