Wolf Pack – S01E06

Épisode 6 – After Party – 13/20
A minima, donnez un budget effets spéciaux à cette série, qu’elle puisse avoir les moyens de ses ambitions. Côté écriture, il y a de gros raccourcis et des échecs cuisants par moment ; mais aussi d’autres scènes bien plus réussies. Certaines intrigues sont prenantes et j’ai envie d’avoir le fin mot d’une partie de l’histoire, mais bon, ça irait tout de même mieux si je n’avais pas en permanence le sentiment qu’on se fout de ma tronche.

Spoilers

La police cherche à arrêter Cyrus, dont Harlan s’est désormais entiché.

Is the possum going to kill us ?

Je pensais sincèrement me contenter d’un épisode par semaine, mais voilà, le cliffhanger de l’épisode précédent m’a vraiment donné envie de passer une partie de ma nuit de vendredi à samedi devant la série. Ce fut très inattendu comme feeling, mais voilà, la série a réussi à me convaincre de rester devant elle alors qu’elle me manquait la veille… C’est fou !

Encore quelques épisodes, et je vais finir super fan. Bon, non, faut pas abuser quand même. C’est tout de même marrant à constater, c’est tout. BREF, et si je commençais la critique ? L’épisode reprend dans la magnifique villa de Tia où tout le monde est apeuré.

Alors que dans l’épisode précédent, on voyait très bien le monstre sortir de l’eau devant tous les lycéens, les voilà qui se mettent à penser qu’il peut s’agir d’un possum et à ne pas savoir où il est allé se planquer. C’est décevant comme suite d’intrigue, mais c’est à la hauteur de la série, j’imagine. Comme ils sont tous sous champignons, on va dire qu’ils ont une excuse pour douter de ce qu’ils ont vu.

Austin qui semblait s’être barré le plus loin possible dans la maison est désormais le plus proche de la porte-fenêtre. Sous champignon, Tia envisage d’aller prendre l’air, le copain d’Harlan va jusqu’à ouvrir la porte, avant de faire demi-tour, terrifié par ce qui pourrait être là à les attendre dehors. C’est un peu n’importe quoi parce que les portes vitrées me paraissent peu résistantes à la force d’un loup-garou.

Everett et Blake assistent à tout ça, tandis que Phoebe et Tia sont persuadées d’avoir affaire à un simple possum. Austin s’énerve assez légitimement de passer pour un abruti si ce n’était que ça, forçant Everett à intervenir et Harlan à lui demander de « lui dire ». C’est la pire réplique possible avant un générique, ça.

Après le générique, Everett explique à tous les ados que le monstre qu’ils ont vu est réel, qu’il est sorti de la forêt à cause de l’incendie et que c’est ça qui faisait fuir les animaux. Quand Austin lui demande ce que c’est que cette bête, Everett prend la décision de mentir et d’expliquer que c’est un ours.

Sans trop de surprise, Austin s’énerve soudainement. Par contre, sa réaction est clairement trop excessive et ça m’a sorti de l’épisode. Bon, la série m’aura eu une quinzaine de minutes en tout avant de redevenir trop n’importe quoi. C’est dommage !

Alors que tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un monstre à l’extérieur, Cyrus et Harlan décident de sortir pour aller chercher un autre type qui a disparu soudainement. C’est Everett qui s’en inquiète, parce que le type qu’il a vu avant sa disparition ne se souvenait même pas de son nom. C’est sûr que c’est inquiétant, mais quand même moins qu’un loup-garou qui veut tous les buter. En théorie.

En pratique, les deux mecs sortent de la villa et partent à la recherche d’un inconnu, juste au cas où. Ce n’est pas bien glorieux, comme idée. En parallèle, dans la maison, Luna confronte Everett pour savoir pourquoi il n’a pas dit toute la vérité. Elle devrait en être plus soulagée qu’il ne le paraît.

Malheureusement, la série prend aussi le temps de développer le personnage de Blake en expliquant pourquoi elle n’a pas de téléphone. Ils auraient mieux de s’abstenir de l’expliquer : c’était très bien qu’elle soit anti-technologie. Savoir que c’est à cause du divorce de ses parents et que c’est aussi pour ça qu’elle ne parle plus à Phoebe, ça ne fonctionnait pas du tout, à mon sens. Vraiment, c’était comme si la série voulait que je recommence à la trouver nulle.

Dans le même genre, Ramsey explique que le gardien n’est jamais revenu avec les clés qu’elle avait demandé au téléphone, et personne ne semble vouloir lui poser plus de questions que ça. La perquisition chez Cyrus n’ayant rien donné, l’ado étant chez Tia, tous les flics se rendent finalement à la fête où le loup-garou les attend.

Plus précisément, il semble attendre Cyrus. Harlan a peur pour lui, l’embrasse longuement dans le jardin gigantesque de la villa avec accès sur la forêt, puis lui conseille de rentrer. Alors qu’ils le font, Cyrus se met à parler de la meute d’Harlan qui ne l’accepterait pas… Il n’en faut pas plus pour qu’Harlan se remette à le soupçonner, alors qu’il est en-dehors de tous soupçons pour moi.

Le loup-garou semble toutefois le menacer, parce que comme Cyrus le souligne lui-même, la meute d’Harlan ne l’accepte pas vraiment. Effectivement. Ramsey sort alors de nulle part, pointant son flingue sur le loup-garou. Elle n’hésite pas à tirer, mais pas avant d’avoir demandé à Harlan de courir. Garrett aussi se met à courir quand il entend le coup de feu. Il a son flingue à portée de main, ce qui craint plus qu’autre chose, et parvient à blesser le loup-garou.

Dans les bois, Ramsey explique que les coups qu’elle tirait n’étaient que des avertissements : elle ne veut pas faire mal à la créature – car elle sait qu’elle est humaine. Cela confirme qu’elle n’est pas le loup-garou protégeant la meute elle-même. Elle fait alors un petit monologue pour affirmer qu’elle n’a pas peur et qu’elle pourrait aider le loup-garou s’il le voulait.

Bon, Sarah Michelle Gellar, je t’adore, mais dans quoi est-ce que tu t’es encore embarquée au juste ? Ramsey continue d’expliquer qu’il s’agit d’un ours à qui veut l’entendre, et principalement à son collègue. Celui-ci est un peu vexé d’avoir fait chou blanc concernant Cyrus, cependant. En effet, Harlan et Cyrus se rendent compte que les flics sont là pour Cyrus et se barrent évidemment. Ramsey ne dit même pas l’avoir trouvé dans les bois, c’est abusé.

La relation qui s’installe entre Ramsey et Garrett est un peu énervante : ils savent tous les deux à quoi ils ont affaire, mais ils continuent de faire comme il s’agissait d’un ours entre eux aussi. On voit bien que Ramsey veut protéger le loup-garou – et l’existence des loups-garous – quitte à menacer Garrett de le décrédibiliser. L’avantage, c’est aussi qu’elle décide de ne pas harceler Harlan pour en savoir plus sur Cyrus, probablement pour se mettre Garrett dans la poche.

De son côté, Harlan ramène Cyrus dans les écuries chez lui et vérifie qu’il n’est pas le pyromane en lui demandant de le répéter, tout en écoutant les battements de son cœur. Je ne sais pas trop comment on en est arrivé là, mais la série essaie à présent de nous vendre Cyrus et Harlan comme un couple hyper mignon. Je ne suis pas convaincu, mais allez, la scène où ils font la petite cuillère était mignonne comme tout – et à nouveau une belle manière de faire remonter les audiences. On les voit faire.

Contre toute attente, la série revient ensuite dans la villa de Tia. Cette dernière a besoin de sommeil tellement elle a pris de champignons, mais elle peut compter sur les soins et la surveillance de Phoebe. En revanche, personne ne prend soin de Phoebe quand elle décide d’aller se faire un petit bain de minuit toute seule. Heureusement que la police lui a dit très explicitement de rentrer se mettre en sécurité et de ne plus sortir, hein.

Phoebe n’a même pas le temps de hurler quand le loup-garou débarque au-dessus d’elle. Elle se fait tuer sur le coup, et ça passerait totalement inaperçu si Austin ne se réveillait pas pour voir le cadavre de Phoebe être trainée le long d’une baie vitrée. Le pauvre !

Le lendemain matin, la police apprend donc la disparition de Phoebe, mais elle constate aussi celle de Cyrus et Harlan. Ces deux derniers ne sont pas si disparus que ça, cependant : ils sont toujours dans les écuries où ils sont rejoints par Luna, Blake et Everett. Ce dernier a eu une nuit chargé également, avec son père insistant pour qu’il recommence à prendre ses médicaments et une énième fugue pour aller embrasser Blake.

Bref, pour en revenir à l’écurie, Cyrus raconte à toute la meute qu’il a reçu lui aussi des appels d’un numéro masqué. Cette fois, la personne qui l’appelait affirmait savoir comment son père était mort dix-sept ans plus tôt. Cyrus a donc pris la décision de bloquer le numéro (bloquer un numéro masqué, il est fort putain) et de passer en numéro masqué aussi (parce que c’est logique bien sûr ??), parce qu’il n’est pas intéressé par ce genre de théories du complot sur son père.

Ce n’est en effet pas la première fois qu’il entend parler de son père n’importe comment, car le corps n’a jamais été retrouvé. En fait, de toute l’équipe du père de Cyrus, il n’y a eu qu’un seul corps retrouvé : celui du survivant. Oui, il y a eu un survivant et ça tombe bien, car ça permet à tous nos ados d’aller l’interroger – l’homme travaillant encore à l’hôpital.

Il finit par tout leur raconter quand Luna ose parler de loup-garou devant lui. On apprend ainsi qu’à la base les pompiers ont juste attaqué un loup, parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix pour leur survie. Le loup en question les attaquait aussi. Bref, une balle entre les yeux plus tard, le loup respirait toujours et le feu le transformait en loup-garou. Rien que ça. D’autres loups ont ensuite décimé les pompiers, alors que le survivant (qui a super bien géré le récit de la transformation, malgré un jeu peu crédible lui aussi) a pu s’enfuir en entendant le massacre. Mouais.

Sinon, Garrett est toujours aidé par Prisha, la secouriste des épisodes précédents. Je ne sais toujours pas ce qu’elle fout là dans le puzzle de la série, mais admettons. Il lui explique que sa balle en argent a eu un vrai effet cette fois sur le loup-garou, avant d’assurer qu’il a vu quelque chose qui changeait tout… Alors qu’il n’a probablement rien vu de plus putain, c’est quoi ces répliques de merde ? Bon, la fin de l’épisode confirme qu’il a vu un truc, mais bon…

Heureusement, la série enchaîne vite avec autre chose, à savoir un Garrett très énervé qui débarque dans la grange pour interroger Cyrus sur les incendies. Putain, mais cet acteur était bon il n’y a pas si longtemps que ça, comment cela se fait-il qu’il joue si mal désormais ?

Le soir, il joue les papas énervés aussi auprès d’Harlan qui n’hésite pas à lui foutre un coup de poing dans la tronche quand il apprend qu’il a dénoncé Cyrus à la police. Le problème, c’est que l’énervement d’Harlan est tel qu’il se transforme en loup à son tour, entraînant avec lui la meute. Les quatre ados sortent aussitôt les crocs et ont une véritable envie de tuer.

Ce n’est toujours pas une série exceptionnelle du côté des effets spéciaux. Côté écriture, Prisha débarque de nulle part avec un flingue, révélant aux loups-garous qu’elle connaît leur secret. Quant à ce qui change tout dans ce qu’a vu Garrett durant la nuit ? Eh bien, le loup-garou s’est retransformé en humain quand il s’est fait tirer dessus.

Il ne s’agissait pas du père d’Harlan et Luna… mais de leur frère, le fameux type qui ne se souvenait pas de son nom en début d’épisode. Everett, lui, est sûr de connaître son nom, même s’il ne sait pas comment ou pourquoi : ce frère prodigue s’appellerait Baron. Et je suis prêt à parier qu’il a une maman nommée Sarah Michelle Gellar – ça expliquerait son comportement.

Wolf Pack – S01E05

Épisode 5 – Incendiary – 15/20
Que se passe-t-il ? J’ai trouvé cet épisode drôlement plus efficace, notamment grâce à sa construction qui permet de mener à quelques révélations et à des cliffhangers bien sentis. Disons que ça fait plaisir de voir la série assumer certaines évidences qui restaient cachées jusque-là… Après, ça reste quand même une série qui vise à foutre à poil tous les ados bien plus que nécessaire juste pour les audiences, et ça, c’est dommage car ça la dessert plus qu’autre chose.

Spoilers

Les ados en apprennent plus sur la créature qui les protège bien malgré eux.

It kills every night.

Qu’est-ce que Sarah Michelle Gellar est belle ! Désolé, mais il faut bien reconnaître que c’est l’une des seules raisons pour lesquelles je m’accroche encore à la série, avec mes trois semaines de retard. En fait, elle m’a même manqué jeudi, parce que j’ai repris le boulot et que j’avais pris l’habitude de les voir le jeudi après le travail ces épisodes. Mieux vaut tard que jamais, en tout cas, je reprends cette série pas terrible et je suis content que la première scène du résumé nous ramène Sarah Michelle Gellar. Pourtant, Buffy n’a jamais été mon personnage préféré… Mais cette voix, eh. Elle sera Buffy à jamais.

Par contre, tout ça ne m’aide pas à me concentrer sur la série et sur la critique. L’épisode commence dans des bois non ravagés par un incendie. On y voit un gamin qui fait appel à son sens de loup-garou et on comprend bien vite qu’il s’agit d’Harlan avant qu’il ne grandisse pour coucher avec tout les mecs qu’il croise.

À cette époque, il écoute encore son père adoptif ; et ça lui réussit plutôt bien. Le but est de l’entraîner à écouter les sons qu’il pourrait capter, parce que son père s’est rendu compte qu’il avait une ouïe excellente. Ce ne doit pas être facile à vivre tous les jours ce genre de pouvoir. Par contre, cette première scène trainait un peu en longueur, je trouve. Harlan gamin finit par être terrorisé quand il entend des craquements de branches et brindilles.

Son premier réflexe est d’aller se cacher dans une grotte, alors qu’un loup se rapproche de lui. On n’en saura pas plus pour l’instant.

La série revient au présent, où Harlan et Luna décident de se rendre chez Everett où Blake est encore là. Bref, la meute se réunit. Blake leur explique qu’elle s’est énervée contre Danny quelques instants avant que le loup ne s’attaque à lui : aussitôt, ils déduisent que le monstre ne fait que les protéger. Pourquoi pas ?

J’aime bien comment la scène est assez fluide pour nous redonner toutes les informations nécessaires et pour avancer l’air de rien dans l’intrigue. Bon, par contre, ça va vite et il ne se passe pas forcément grand-chose. On en arrive quand même à la conclusion que Connor a été mordu mais ne s’est pas transformé parce qu’il était blessé – on abat les chevaux blessés, mais aussi les mauvais loups dans la meute. Le pauvre, bordel. La série perd ensuite du temps à faire sonner le téléphone d’Everett, puis de Luna, puis d’Harlan. Les ados ne veulent pas décrocher parce que Garrett leur a dit de ne pas le faire – et c’est comme ça qu’on se retrouve avec 50 minutes d’épisodes quand 42 suffirait.

Depuis quand les ados écoutent les adultes, franchement ? Depuis jamais. Ainsi, Harlan finit par décrocher… et le regrette aussitôt quand il a juste droit à un ultrason peu agréable. Après ça, c’est le téléphone d’Everett qui se remet à sonner. Le message de la voix déformée ? Un poème d’Ovide sur les loups. L’histoire de Lycaon dans une série, je ne m’y attendais pas, même celle-ci. Cela ne devrait pas me surprendre d’avoir une petite référence mythologique, après tout.

La série paraît de nouveau mal écrite en tout cas : l’interlocuteur mystérieux raccroche juste le temps que Luna explique ses connaissances d’Ovide, avant de rappeler aussitôt vite le portable d’Everett. Je continue d’entendre Sarah Michelle Gellar malgré la déformation de la voix, par contre. Est-ce que ce n’est que moi ? Est-ce que je suis cinglé au point de vouloir l’entendre partout ?  

Bon, l’étrange voix affirme que les loups ont besoin de tuer, et que le loup tuera toutes les nuits de pleine lune, qu’ils le veuillent ou non. Il y a tout de même un moyen de l’arrêter : tous ensemble, d’après Blake.

Les ados n’ont pas envie de savoir que le loup va encore tuer, en tout cas, alors ils décident de tout faire pour l’empêcher de recommencer. Comme Everett reçoit sur son portable une localisation, ils savent exactement où se rendre pour ça. Malheureusement, ils arrivent trop tard : ils trouvent une voiture renversée avec une infirmière blessée à l’intérieur. Elle affirme qu’un médecin, qui conduisait, est mort avant d’assurer que c’est encore là.

La créature est encore là, oui : elle aspire la voiture, puis l’infirmière pour mieux la tuer, malgré les efforts peu efficaces ou convaincants des ados pour ça. Les ados en ont trop vu, et ils prennent donc la décision de se barrer au plus vite. Luna, qui voulait que tout le monde contrôle ses émotions jusque-là, par crainte que la créature ne s’en serve, pète d’un coup un câble. Quand elle hurle à la meute de s’arrêter, ça se passe bien mieux.

Ils n’ont plus qu’à constater leur triste réalité : la créature tue toutes les nuits, pour eux. Ils n’ont plus qu’à l’empêcher de recommencer le lendemain. Simple et efficace comme intrigue, surtout quand la créature continue de leur envoyer encore et encore des informations. Ainsi, Everett reçoit une autre localisation GPS sur son portable : la maison d’une certaine Tia.

J’étais heureux qu’il en parle à la meute, car ça passe bien mieux quand les quatre ados sont ensemble. Dans le même genre, Harlan qui reproche à Everett de ne pas être capable d’utiliser sa super-force était une réplique bienvenue.

Cela motive Everett à se rendre à la salle de sport pour faire un peu de musculation. J’ai ri du choix musical pour ce montage, mais bon, ça a l’air de satisfaire Everett et ça finit en concours de qui a la plus grosse (haltère) avec Harlan, alors c’était marrant. Toute la salle les regarde aller d’haltère trop lourde pour eux en haltère, et ça finit par manquer de crédibilité.

Everett réussit en tout cas le défi d’Harlan sans trop de difficulté. Piqué dans son orgueil, Harlan essaie à son tour, avec moins de succès. Ce qui est intéressant est qu’il arrive malgré lui à porter l’haltère, mais uniquement quand il ne se concentre pas sur son pouvoir. Exactement comme Blake avec sa super-vitesse, finalement. L’avantage de cette scène un peu blasante pour savoir qui avait le plus gros kiki, c’est qu’elle permet enfin à Everett et Harlan de s’entendre.

Les deux adolescents se mettent à se parler, pour mieux comprendre comment gérer les pouvoirs… et ils en arrivent à la conclusion qu’il serait peut-être possible de faire redevenir humain le père biologique de Luna et Harlan. Ce n’est pas gagné, cette affaire, comme ce n’est pas gagné de voir les quatre adolescents se rendre à la soirée privée chez Tia.

Blake dans une soirée de lycée ? Voilà qui promet. Harlan promet qu’il sera capable de les faire rentrer et il a raison : il utilise ses contacts pour ramener des champignons à Tia, parce qu’il l’a entendue dire qu’elle espérait en trouver. Cela leur permet en effet d’entrer, même lorsque c’est Phoebe qui garde l’entrée. Cela en dit long.

A la soirée, Luna retrouve Austin en train de se bouffer des champignons. Ils prennent ça comme s’il s’agissait de champignons sur une pizza, c’est abusé. En même temps, Austin est clairement dans l’abus avec Luna – ce qui est risqué pour lui. Comme Everett le souligne, il vaut mieux éviter de regarder les gens avec des regards meurtriers.

Luna est pourtant la seule personnage que j’aime encore après ces scènes : c’est la seule à résister à l’appel des champignons. Je ne comprends pas comment c’est possible que les scénaristes trouvent ça fun de faire en sorte que tous les personnages se mettent à consommer des champignons comme ça. Austin, c’était déjà un peu limite, mais Blake, puis Everett ? Cela ne semble pas correspondre du tout aux personnages.

Blake, l’introvertie qui a un maillot une pièce, prend des champignons pour le fun, sans se poser plus de questions que ça. Oui, oui, maillot de bain. On enchaîne sur une scène où tout le casting se met en maillot de bain. C’est l’occasion de quelques gros plans de nudité, pour s’assurer une audience qui continuera de grimper… comme la gêne face à Everett qui décide de se baigner. Franchement. Il garde d’abord ses chaussettes, puis met quinze plombes à entrer dans la piscine sous les yeux gourmands de Blake.

Clairement, on oublie le but de cet épisode juste pour les voir tous à poil, quoi. Moi, je me rends compte que je commence à confondre les persos, d’ailleurs ; Cyrus et le nouveau copain d’Harlan se ressemblent beaucoup trop… En même temps, Harlan donne ensuite son numéro à Cyrus, alors bon, ça finira peut-être par être son copain aussi. La série essaie d’abord de nous faire croire qu’il pourrait être le grand-méchant, parce que lui aussi, il masque son numéro quand il appelle.

En parallèle de tout ça, la série nous ramène aussi l’enquête des flics sur le pyromane. Ils cherchent toujours la personne qui a bien pu allumer ce feu, et leur soupçon se porte désormais sur Cyrus Nix, un autre lycéen – celui à qui Harlan donne son numéro le soir, en toute connaissance de cause. S’ils sont persuadés que c’est un lycéen, c’est parce que l’objet qui a lancé le feu vient du labo du lycée. Ce n’est pas super discret comme manière de mettre le feu, effectivement.

Cela dit, le but du pyromane n’était évidemment pas d’être discret – ça se saurait si c’était son but. Ainsi, Ramsey ramène Garrett et d’autres flics sur le fameux échafaudage de la série, depuis lequel on peut voir toute la forêt en feu. Alors que Garrett répond à ses questions sur Luna et Harlan, trouvés dans les bois pendant l’incendie ayant tué le père (pompier !) de Cyrus (AH), Ramsey en profite pour dévoiler qu’elle avait un fils – qui est mort dans un incendie. Décidément, ça en fait des flammes d’un coup.

Sinon, les deux en arrivent à la conclusion que le feu a été déclenché depuis l’échafaudage, à coup de drones, parce que les lycéens ont d’abord appris à faire des drones en cours. AH. Après tout ça, Ramsey demande à rester seule pour inspecter les lieux pendant que le reste de son équipe (et Garrett) se rendent exécuter un mandat ailleurs. La série espère alors nous surprendre en révélant que Ramsey est loin d’être la gentille flic qu’on supposait : elle trouve tous les corps entassés sous l’échafaudage en compagnie du gardien des lieux.

Elle lui explique alors le plus simplement du monde que c’est un loup-garou qui a fait ça, avant de le tuer de deux coups de lampe torche. Oui, apparemment, c’est possible. Oui, Sarah Michelle Gellar est là pour jouer la méchante. Cependant, elle n’est peut-être pas pour autant le loup-garou – elle pourrait très bien être juste une chasseuse (ou une Tueuse ?), parce qu’on ne la voit pas se transformer.

Pendant ce temps, Luna a beau considérer qu’Austin est un connard, elle décide de passer plus de temps avec lui. Cela se fait autour d’un piano. Bordel, mais cette série va vraiment nous faire toutes les scènes les plus clichées possible sur les amours adolescentes, c’est dingue. Le but est de faire en sorte qu’on l’aime bien, parce qu’il se retrouve ensuite en danger.

En effet, à l’extérieur de la maison, Blake vient déshabiller encore Everett en lui volant sa serviette. Moi, je me demande où il a pu trouver des tongs alors qu’il était en basket chaussettes, mais ce n’est sûrement qu’un détail. L’intérêt de la scène est ailleurs : Blake en apprend plus sur les anxiétés d’Everett et ses manières de se calmer, Everett demande à Blake de se prendre un téléphone pour qu’il puisse lui envoyer des SMS. Oh, c’est meugnon, il est namoureux. Il arrive même enfin à l’embrasser, alléluia.

Phoebe n’apprécie pas que Blake passe une si bonne soirée et leur tombe dessus, demandant à ce qu’ils partent car ils n’étaient pas invités. Ce n’était pas une bonne idée de sa part : elle demande le soutien d’Austin, qui préfère récupérer le message vocal qu’Harlan a réussi à choper, allez savoir comment, dans lequel Phoebe dit bien du mal de Blake.

Austin m’a fait rire à transformer ça en son pop très sympathique (faites-en une chanson, je la réécouterai, je me connais)… mais ça n’a pas fait rire Blake, qui a préféré jeter son portable dans la piscine. Cette scène mène alors à un cliffhanger inattendu : au fond de la piscine, le loup-garou est là. Il manque de peu de nous tuer Austin, qui a heureusement un bon instinct de survie.

Si les autres ados se moquent d’abord de lui, tout le monde est d’un coup terrifié de l’apercevoir au fond de l’eau. Tout le monde rentre à l’intérieur de la maison et la créature sort de la piscine pour… la suite au prochain épisode. Eh. Cela fonctionne bien comme cliffhanger !

The Watchful Eye – S01E07

Épisode 7 – Out Like a Light – 18/20
J’ai adoré ce que l’épisode parvenait à mettre en place l’air de rien, parce que maintenant que l’on connaît bien les personnages, on peut commencer à avoir des quiproquos savoureux et des révélations de secrets inattendues au détour d’épisodes. Chaque épisode de la saison semble aussi construit pour mener à un évènement marquant, et ça fait qu’on se retrouve avec un très bon épisode.

Spoilers

Elena se retrouve à ramer maintenant que ses amis lui tournent le dos.

We’re not giving up.

J’aurais aimé voir cet épisode plus rapidement, mais voilà, la vie n’est pas tendre tous les jours et je voulais avoir le temps de le regarder en étant posé sur mon canapé. J’avais faim et j’étais fatigué au moment de le lancer, mais eh, j’avais faim de cette série également. En plus, le résumé m’a remis dans la série super rapidement.

La première scène de l’épisode est la suite directe de l’embrouille entre Elena et Roman : il lui fait toujours la tronche et il est bien énervé de se rendre compte que la seule raison pour laquelle Elena continue de lui parler est sa quête du rubis. La quête est vaine, cependant, d’après lui en tout cas. Il sait que la pierre n’est pas chez Mrs Ivey parce qu’il a eu le temps de tout fouiller… pourtant, il reste tout de même travailler au guichet de l’immeuble.

J’imagine que son but est de pouvoir continuer à draguer et se rattraper de l’horrible malentendu de l’épisode précédent, mais pour le moment, nous n’y sommes pas encore. Roman continue de lui faire la gueule, et de mon point de vue, il fait bien. J’aime beaucoup Elena, mais elle a été horrible avec lui, franchement.

Elena croise également Ginny au moment de rentrer dans l’ascenseur, mais comme je m’y attendais, tout le monde lui fait la tronche désormais. C’était bien senti. L’avantage, c’est que Ginny est encore au Greybourne, au moins. Elle continue de vivre dans sa toute petite chambre et y reçoit Kim avant une petite soirée entre nourrices.

C’est l’occasion pour Ginny d’expliquer qu’elle est en froid avec Elena et j’ai hâte qu’ils la croisent tous en plein rencard avec Matthew. Oui, parce que Matthew invite Elena à un dîner chic, pour faire plaisir à Jasper, soi-disant. J’appelle totalement ça un rencard, qu’elle le reconnaisse ou non. Finalement, ça n’arrivera pas, parce que l’épisode avait autre chose en réserve, autre chose que je n’ai pas réussi à voir venir.

Il faut dire qu’il y a plein de sous-intrigues en même temps : Elena s’inquiète de voir que Dick, le mari de Tory, semble avoir disparu depuis le gala où elle l’a vu se faire torturer. Sa théorie, qu’elle confie à Scott en allant chercher ses affaires chez lui après la rupture, est que Tory a pu tuer Dick. Je n’y crois que moyennement, mais il est vrai que Tory couvre l’absence de Dick en expliquant qu’il a été faire du golf. Le seul problème ? Bennet nous apprend que le matériel de golf de son père est toujours dans l’appartement.

C’est louche. Scott promet d’enquêter sur le sujet, tout en laissant la clé de son appartement à Elena malgré la rupture. Hâte de voir comment elle s’en servira, car je doute que ce soit laissé au hasard ; De son côté, Roman se fait engueuler par Cecil, l’autre portier du Greybourne, parce que la porte du sous-sol est ouverte, une fois de plus. Il sait pourtant qu’il n’y est pour rien – et c’est donc forcément Elena qu’il suspecte. Il monte donc l’engueuler.

C’est loin d’être une bonne idée, car Bennet est justement au dernier étage au même moment. Cela lui permet d’entendre une conversation entre Roman et Elena, qu’elle pense toujours en couple. Pourtant, il est dit clairement qu’Elena a un dîner avec Matthew, ce qui semble rendre jaloux Roman. Le vrai problème, pour moi, c’est surtout qu’Elena dit qu’elle trace Tory et que les deux affirment qu’ils ne devaient pas se mélanger avec les habitants de l’immeuble. Bref, ils passent clairement pour des voleurs, mais Bennet ne semble pas s’en formaliser.

Contre toute attente, il y a alors une grande coupure de courant générale. Elena tombe directement sur Bennet quand elle sort de chez elle, avec Roman dans son sillage. Bennet en profite pour faire une autre crise de jalousie, alors qu’Elena tente d’appeler l’ascenseur. En vain, puisqu’il n’y a pas de courant. J’ai aimé le côté passif-agressif de Ginny dans cette scène, ça fonctionnait bien de la voir souligner qu’il n’y avait pas d’ascenseur sans courant – apparemment, embrasser Kim lui a donné des ailes.

Le truc, c’est que tout le monde découvre au passage que sans ascenseur, ils se retrouvent coincés au dernier étage de l’immeuble. Il n’y a pas d’escaliers de secours – et ceux du toit ne sont pas en bon état. Voilà qui promet.

Coincés à l’étage, les personnages improvisent une soirée différente de ce qui était prévu. Kim propose donc à Ginny d’allumer des bougies chez elle – alors qu’ils viennent juste d’établir qu’en cas d’incendie, ils étaient coincés au dernier étage. Bennet décide de passer du bon temps avec elles, probablement pour rester loin de Roman et Elena. Malheureusement pour elle, Kim propose aussi à ces deux-là de les rejoindre.

Après tout, ils n’ont nulle part où aller, pas vrai ? Ben non, pas vrai : il y a toujours l’escalier secret menant chez Mrs Ivey. Toutefois, Elena ne souhaite pas le révéler aux autres pour le moment. Bien sûr, Roman est de nouveau en désaccord avec Elena. Ils s’engueulent de manière peu discrète et j’ai aimé voir Ginny les espionner. Tout le monde espionne tout le monde dans cette série.

Ginny est évidemment suspicieuse de ce qu’il se passe entre Elena et Roman : pourquoi le portier serait-il venu la voir alors qu’il est censé être en plein service ? Elle aussi aimerait en savoir plus, c’est assez évident, et elle en parle même à Kim, plus tard dans la soirée. En attendant, Bennet propose plutôt d’aller chercher une planche oui-ja pour répondre à l’idée de Kim qui veut justement organiser une séance de spiritisme.

En regardant par la fenêtre, Elena comprend vite qu’ils ont été laissés dans le noir – mais qu’il n’y a que le Greybourne qui y est. Bennet finit par revenir avec une planche ouija, qu’elle laisse à tout le monde avant de se barrer. Elle n’a absolument aucun moyen de se barrer de cet étage, ça n’a pas de sens de faire ça. Pas le temps d’y réfléchir de toute manière : Elena et Ginny reçoivent un SMS de menace, soulignant que leur maître-chanteur les sait ensemble.

Ginny s’isole donc à son tour, laissant Elena et Roman seuls dans sa chambre, puisque Kim la suit aussitôt. C’est du grand n’importe quoi : c’est sa chambre, franchement ! Et cette histoire de SMS ? La série a trop de secrets. En tout cas, il ne reste plus qu’Elena et Roman pour la séance de spiritisme, qui permet de contacter Jocelyn. La série bascule à nouveau dans l’horreur avec un code secret, PETSHTXIS. Bon, on voit tout de suite que c’est écrit à l’envers quand même (enfin, quand Elena l’écrit sur une feuille en tout cas). La série me vend un point du Bingo sur un plateau d’argent, mais sans le faire vraiment. C’est un code, certes, mais ils doivent encore s’en servir et comprendre ce qu’il en est.

Si l’ambiance est glaciale entre Roman et Elena tendant de déchiffrer ce code, c’est beaucoup mieux pour Ginny et Kim qui s’embrassent enfin. Roman, lui, décide d’essayer de rattraper le coup avec Bennet. Il ne fait que s’enfoncer, à lui expliquer qu’il n’était pas en couple avec Elena et qu’il voulait tout arrêter avec elle le soir où elle les a surpris. Ce n’est pas hyper limpide tout de même.

Le pire, c’est qu’il ne ment même pas vraiment. Bennet doit le sentir, parce qu’elle est prête à écouter son portier préféré sur ce coup-là. Elle se réconcilie avec lui. De toute manière, ils n’ont nulle part où aller.

Pendant ce temps dans l’immeuble, Matthew est en tout cas coincé chez lui. Il se retrouve à devoir passer la soirée avec Tory. La pauvre avait prévu une soirée sushi avec Bennet, mais Bennet l’a laissée toute seule, en se foutant bien de l’autorité inexistante de sa belle-mère au passage. Elle ne semble pas plus inquiète que ça de la disparition de son père en tout cas.

Tory non plus n’est pas inquiète de la disparition de son mari. Au contraire, elle semble ravie de pouvoir passer une soirée ombre chinoise avec Matthew. Bon, après, je sais qu’ils sont riches et tout, mais pas un moment ils n’envisagent d’essayer d’aller remettre l’électricité par eux-mêmes ? C’est fou cette certitude d’avoir des gens pour s’occuper de tous les problèmes qu’ils ont. Le truc, c’est que Roman n’est pas à son poste pour remettre l’électricité et qu’apparemment personne ne semble vouloir aller dans le sous-sol.

Cette coupure d’électricité laisse aussi Alex et James seuls dans l’ascenseur avec Mrs Ivey. L’ascenseur est plutôt chouette, en vrai, avec un petit canapé qui leur permet de passer une bonne soirée. La soirée n’est peut-être pas bonne pour James qui se retrouve éduqué par Alex sur leur relation qui est totalement LGBT. La tronche de Mrs Ivey quand elle découvre qu’Alex n’est pas une femme était absolument géniale aussi.

L’avantage, c’est que ça me fait un autre point Bingo Séries facile tout ça, parce que James demande si être en couple avec Kim fait qu’il n’est plus hétéro. C’est une bonne question, en vrai, c’est la question de base dans cette situation et j’ai aimé la réponse de Kim sur le sujet – ce n’est pas à elle de définir la sexualité de James après tout.

Mrs Ivey finit par se décoincer d’un coup, approuvant totalement le discours d’Alex et décidant finalement de se bourrer la gueule avec eux. Enfin, elle est au-dessus de ça, elle, j’imagine. J’ai beaucoup aimé la voir se décoincer et raconter sa jeunesse… ainsi que celle de James. Euh attendez, comment sait-elle tout ça ?

On n’en saura pas plus, parce qu’Alex ne pose pas de question. Elle m’a un peu énervé à se laisser atteindre trop vite par l’alcool. En effet, Alex en révèle trop à Mrs Ivey : elle explique qu’elles sont allées au gala. Bon, elle ne fait pas que de la merde : Alex envoie aussi un selfie à Elena, ce qui permet à Elena de savoir qu’elle a un accès libre à l’appartement de Mrs Ivey.

Elena qui ne voulait pas révéler son passage secret finit donc par le faire, sans hésiter. Alors que tout le monde se barre, Elena entend soudain une femme qui pleure. Comme personne d’autre ne semble l’entendre, elle suppose évidemment qu’il s’agit de Jocelyn. Elle revient donc en arrière pour lui parler.

Finalement, elle comprend enfin la signification du code : à l’envers, ça donne « sixième marche ». Et dans la sixième marche du faux escalier, Elena trouve des lettres d’Alistair adressées à Jocelyn. Décidément, les secrets s’emboîtent de plus en plus dans la série. Par contre, Jocelyn décide aussi d’y enfermer Elena en refermant le haut du passage derrière elle.

Et comme Roman remet le courant au sous-sol, Elena est complètement coincée dans le couloir secret quand Mrs Ivey rentre finalement chez elle. Si Elena voulait d’abord rester discrète, elle se retrouve sans batterie sur son téléphone et complètement emmurée vivante. Bref, elle finit par supplier Mrs Ivey de lui ouvrir la porte, qu’elle a coincée derrière elle aussi de son côté. Mrs Ivey entend clairement ce qu’il se passe… mais elle semble prendre son pied à jouer du piano en écoutant les supplications d’Elena. Je me demande vraiment les secrets qu’elle a, elle. Elle semblait apprendre qu’Alex était à la soirée de gala… mais elle serait autrement dans la position parfaite pour être le maître chanteur.

Dans le hall, Roman se retrouve à devoir gérer les clients mécontents, tandis qu’Alex et James, bourrés, expliquent à Ginny et Kim qu’ils souhaitent juste aller manger un morceau. Les deux femmes restent ensemble pour se dire au revoir : Kim s’apprête à faire un voyage de quelques semaines en Europe. Pas idéal pour commencer une relation de couple.

Ginny finit par remonter à l’étage et c’est elle qui rouvre la porte à Elena. Bien sûr, elle en profite pour enfin en savoir plus sur Elena. Si celle-ci continue de vouloir lui mentir, elle n’a effectivement pas le choix que de dire enfin la vérité sur ses origines et son amitié avec Roman. Ginny découvre ainsi que le père d’Elena s’est suicidé à cause des Greybourne – et que la famille a fait du mal à toute celle d’Elena, ainsi qu’à celle de Roman. Cela permet d’éclaircir un peu les choses.

C’est toujours plus clair que les scènes entre Elena et Matthew, où la tension sexuelle est toujours à couper au couteau… sauf que Matthew a mangé sans elle et avec Tory. Cette dernière n’est pas ravie de découvrir les plans de soirée de Matthew, qu’il avait bien gardé secret jusque-là. Elle menace clairement Elena du regard et notre héroïne se retire donc, soi-disant pour aller charger son téléphone. Pourtant, elle passe d’abord par le hall, allez savoir pourquoi.

Elle fait bien : elle surprend Cecil en train de menacer de virer Roman. Bien sûr, elle ne peut laisser son meilleur ami se faire virer ! Ainsi, Elena fait du chantage à Cecil, juste assez pour qu’il reconsidère sa position vis-à-vis de Roman. Ce dernier en profite, une fois Cecil parti, pour se remettre sur un pied d’égalité avec elle. Il ne veut plus être son pantin désormais. C’est une bonne idée.

Il révèle également à Elena que la coupure de courant n’était effectivement pas un accident, comme elle le supposait. Quand Elena remonte enfin chez elle, elle se rend compte qu’elle a eu dix appels de Scott. Il a enquêté sur le mari de Tory pour mieux se rendre compte qu’il semblait avoir disparu et que le compte joint qu’il avait avec Tory avait été vidé. Par Tory.

Pourtant, Tory semble vraiment inquiète de ce qui est arrivé à son mari. Les cliffhangers sont bons : Tory croise Otis dans l’ascenseur, et celui-ci lui fait comprendre que son mari est dans son appartement tout simplement. Amy Acker est vraiment une excellente actrice pour jouer la peur, un peu moins pour sa réaction face à Dick. Oui, il est bien chez lui, mais il est loin d’être en bonne santé. Il est complètement dégommé de partout, clairement torturé, et le hurlement de Tory était digne d’un film d’horreur bien cheap.

De son côté, Elena découvre l’existence d’une certaine Ruby Greybourne, ce dont on se doutait depuis les premières lettres il me semble, tandis que Ginny se rend chez Scott. Reste à savoir pour quoi faire exactement, parce qu’elle sait qu’il est lié à Elena, normalement.

The Last of Us – S01E05

Épisode 5 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.

Spoilers

Henry et Sam aident Joel et Ellie à sortir de Kansas City. À moins que ce ne soit l’inverse.

We don’t want to hurt you, we want to help you.

Et voilà, la série refait dans l’excès. C’était très bien de proposer un épisode de 45 minutes. Pourquoi cette envie de repartir avec du 1h d’un coup, là. C’est trop, et on le sait, surtout que la série a tout de même tendance à avoir un rythme quelque peu lent avant d’accélérer d’un coup.

Bon, bien sûr, j’écris ça, mais la première scène de cet épisode est déjà dans l’abus sur l’accélération du rythme : on y suit une fête populaire qui a lieu post-épidémie. Le thème de la fête ? Les survivants sont heureux de se débarrasser de FEDRA. Kansas City, la ville où Joel et Ellie ont fait escale dans l’épisode précédent, s’est donc débarrassée de FEDRA avec quelques émeutes et un mouvement populaire renversant les militaires.

Dans vos gueules, hein. Le problème, c’est que comme pour tous les mouvements populaires, ça passe par quelques meurtres de soldats et des otages. Kathleen, à la tête du mouvement populaire, prend un malin plaisir à parler à ses otages : les soldats sont tous exécutés, bien sûr, mais les otages sont de simples citoyens qui informaient FEDRA en échange de médicaments, d’alcool ou de pommes.

Des collabos, quoi, mais des collabos face à une armée qui les réduit à une vie misérable. Kathleen n’admire pas ce qu’elle considère être une faiblesse et leur ment pour obtenir ce qu’elle veut : elle assure qu’elle ne les tuera pas s’ils parlent et lui donnent les informations qu’elle cherche sur Henry et Sam. Il y en a forcément un pour parler et confirmer qu’Henry est toujours en ville, grâce à l’aide d’un autre collaborateur.

Il aurait mieux de se taire, parce que Kathleen le tue quand même – enfin, elle le fait tuer, c’est pire. Elle part aussitôt à la recherche d’Henry ensuite, mais on sait qu’elle ne le retrouvera pas tout de suite. En effet, le cliffhanger de l’épisode précédent nous a dit tout ce qu’on avait à savoir sur le personnage. Par conséquent, je trouve le montage de la série en général, ou plutôt l’écriture de son intrigue, assez peu efficace : les perpétuels retours en arrière ne sont pas des plus efficaces quand on sait déjà vers quoi on se dirige à chaque fois.

Pour cet épisode, c’est encore pire que pour Frank et Bill, en plus, car on a juste envie d’avoir la suite de l’histoire, pas un tel retour en arrière. Le flashback permet toutefois d’apprendre à les connaître un peu : Sam est apparemment muet – Henry et lui communiquent donc en langue des signes. Pourquoi pas, mais ça a tendance à créer une ambiance plus lourde que nécessaire.

Ils parviennent à échapper à Kathleen et ses hommes tout de même, grâce à l’aide de l’autre collaborateur, le docteur. Là aussi, on sait déjà où ça va : on a vu Kathleen décider de le tuer dans l’épisode précédent, justement parce qu’il les avait aidés. C’est donc chouette de voir ce vieux monsieur leur donner une planque – celle que Kathleen trouvera aussi, on l’a déjà vu – qu’il a trouvée grâce à un soldat de FEDRA qui était un ancien patient.

Henry et Sam ont donc une dizaine de jours pépère dans la planque, mais la bouffe finit par manquer. C’est problématique, d’autant plus que le médecin était supposé en chercher pour eux… mais il n’est plus là. Pour s’occuper pendant dix jours, Sam a beaucoup dessiné, toujours le même super-héros.

Au moment de lui annoncer le décès probable du docteur, Henry est donc content de pouvoir peindre le visage de son fils pour en faire un super-héros. Sam va bien avoir de courage, en plus : son père a pour plan de quitter leur planque, car il ne s’y sent plus en sécurité. Il fait bien ! Ils ne sont plus en sécurité, c’est vrai, et la preuve est aussi qu’au moment de partir, ils entendent l’accident de voiture et la fusillade impliquant Joel, Ellie et les membres de la résistance.

Le nouveau plan d’Henry est alors de suivre nos héros pour les surprendre pendant la nuit. Ils comptent en fait sur eux pour les aider, j’imagine. En tout cas, on apprend quand il les réveille que Sam est son frère, pas son fils. C’est en tout cas ce qu’il raconte, peut-être pour gagner leur confiance. Une fois que c’est fait, les quatre personnages mangent un peu ensemble. Ce n’est que le lendemain matin qu’on apprend ce qu’il en est : Henry souhaite bien l’aide de Joel pour pouvoir quitter la ville.

C’est bien simple : il sait comment faire, géographiquement parlant, mais il ne peut pas le faire tout seul, car il n’est pas aussi badass que Joel. Ah bordel, les jeux vidéos : il faut toujours que le héros soit un bon samaritain qui se fait exploiter par tout le monde finalement. Cependant, je suis content que l’épisode ne traine pas trop sur son flashback. On arrive assez vite à la mise en place d’un plan pour quitter Kansas City.

Henry a tout prévu : il veut passer par des tunnels reliant plusieurs bâtiments entre eux et où ils sont sûrs de ne croiser personne pour deux raisons. La première raison, c’est que peu de gens connaissent l’existence des tunnels. La deuxième, c’est que FEDRA a entassé tous les infectés dans les sous-sols de la ville. Seulement voilà : Henry est un collaborateur et il sait très bien que depuis deux ou trois ans, FEDRA a vidé tous les souterrains des infectés.

Seulement voilà, ça, c’est la théorie. En pratique, être accompagné d’un badass comme Joel, c’est tout de même bien pratique pour être sûr de s’en sortir en vie. On comprend assez vite que nos héros ne seront pas tout à fait en sécurité une fois dans les tunnels, donc. L’avantage, c’est qu’ils y vont très vite et que l’épisode traîne beaucoup moins en longueur que ce que j’imaginais.

Une fois dans les souterrains, ils découvrent qu’il n’y a plus de zombies, effectivement, mais qu’il y a à la place… des dessins d’enfants. Que ce soit dit ici, j’ai beaucoup aimé le personnage et la répartie d’Henry pendant tout ce début d’épisode. La relation entre Sam et Ellie est sympathique également, mais ça me donne l’impression que toutes les bonnes idées de la série viennent du jeu, pas des scénaristes. Non parce que bon, soyons honnêtes, l’intrigue avec Kathleen et tout le flashback de dix jours là, ce n’était pas dingue. Pire que ça même, j’ai trouvé que c’était dommage : insister sur le fait que la ville a sombré dix jours plus tôt, ça fait un timing peu crédible et trop fortuit, tout de même.

Bref, reprenons la critique de ce qu’il se passe pendant l’épisode : les dessins d’enfants dans les tunnels mènent nos héros à une sorte d’école souterraine. Joel l’identifie comme un bunker mis en place au début de l’épidémie : ce type de bunker est une légende urbaine de la pandémie. Des gens sont partis en souterrain pour survivre comme ils pouvaient.

Malheureusement, ce n’est pas ce qu’il s’est passé : ils sont clairement morts car les lieux sont déserts. S’il n’y a personne, il reste tout de même pas mal de jeux et comics, ce qui plaît beaucoup à Ellie et Sam. Ils insistent pour pouvoir passer un peu de temps dans ce bunker, et c’est une bonne idée d’après Henry. Après tout, ils n’ont pas envie de sortir de jour à la surface, alors autant rester en souterrain.

Pendant qu’Ellie et Sam s’amusent, Henry a le temps de raconter toute son histoire à Joel. Cela ne fait que me confirmer que j’aime le personnage. Il a certes fait les mauvais choix dans sa vie, mais son dilemme est terrible : il a été obligé, pour obtenir des médicaments pour Sam, leucémique, de collaborer avec FEDRA. Je me plantais totalement sur les raisons pour lesquelles Kathleen voulait les retrouver finalement.

En fait, Henry a vendu à FEDRA le frère de Kathleen, leader de la résistance, en échange des médicaments. Bon, donc, voilà donc la raison pour laquelle Kathleen est prête à tout pour les retrouver : elle veut se venger de la mort de son frère. C’est un peu schématique et enfantin dans un monde post-apocalyptique, mais en même temps, c’est un monde dans lequel il n’existe plus aucune règle, alors je la comprends un peu. Juste un peu, oui, pas plus que ça, n’abusons pas.

L’actrice joue bien, hein, mais ses scènes n’ont pas réussi un seul instant à m’accrocher car le personnage est insupportable. Elle l’était avant même que les scénaristes nous fassent passer plus de temps avec elle. Quand on passe enfin du temps avec elle, c’est pour apprendre que son frère, Michael, lui avait en plus demandé de pardonner à Henry. Bon, après, les résistants semblent préférer Kathleen à son frère car c’est elle qui a réussi à les débarrasser de FEDRA, mais vraiment, elle est détestable comme personnage. C’est facile pour moi d’écrire ça : je n’ai pas été dans sa situation. Peut-être que j’aurais envie de me venger aussi à sa place. Par contre, je sais que la vengeance mène rarement à une position enviable, hein.

Pendant qu’on passe du temps avec Kathleen, Joel, Henry, Ellie et Sam quittent les tunnels et se retrouvent à proximité de la sortie de la ville. Tout semble aller pour le mieux, mais bien sûr, Henry jinxe toute la situation en assurant que son plan a fonctionné et que tout va bien. Nos héros se font donc à peu près aussitôt tirer dessus, et ça mène à une scène d’action un peu plus intéressante.

C’est toujours digne d’un jeu vidéo, en revanche, parce que le tireur semble avoir un nombre de balles infini et une capacité à viser bien mauvaise. J’aime que Joel le souligne en indiquant à Ellie, mais aussi à Henry et Sam, d’attendre qu’il aille s’en occuper en passant par l’arrière de la maison. Il ne met pas longtemps à venir à bout de cet Anthony, un vieil homme qui paraissait simplement protéger sa maison. Joel le supplie de ne pas le forcer à le tuer, mais c’est en vain.

Une fois Anthony mort, on se rend toutefois compte qu’il travaillait en fait pour Kathleen. C’est bien dommage. J’ai beaucoup aimé la scène qui suit, avec Kathleen qui arrive en voiture, certes, mais bien entourée. En fait, elle embarque toute la résistance avec elle, je crois, et il y a même un bulldozer pour dégager toutes les voitures une à une.

Joel a beau affirmer qu’Anthony était un piètre sniper, il ne fait que nous montrer que ce n’était finalement pas si simple de tirer depuis la fenêtre : il met un temps fou à venir à bout du conducteur de ce bulldozer qui réussit bien à dégager toutes les voitures. Pire encore, Ellie, Henry et Sam manquent de peu de se faire écraser par celui-ci et dans sa fuite pour lui échapper, Ellie vide tout le chargeur de son flingue aussi. En vain.

Cela mène donc à une situation tendue où Ellie survit de très peu à l’explosion du bulldozer prenant feu. Elle finit à terre alors que Kathleen et tous les résistants les ont rattrapés. Oui, oui, après autant d’action, Kathleen continue d’être insupportable et présente pour empêcher nos héros de tourner en rond. Certes, Henry, Sam et Joel ont eu le temps de se planquer, mais ce n’est que pour une courte durée. Joel ? Sa position est plus que grillée.

En fait, tout semble perdu. Henry se sacrifie donc en se livrant à Kathleen, espérant bien qu’Ellie parviendra à s’enfuir avec Sam, même si Kathleen compte tout faire pour l’en empêcher. Par chance, au moment où la résistante s’apprête à tuer le collaborateur, le bulldozer s’enfonce mystérieusement dans le sol sous la maison dans laquelle il s’est encastré.

On comprend bien vite où la série veut en venir, et tout le monde semble le savoir. Pourtant, tout le monde regarde le véhicule s’enfoncer de manière bien paisible. Sans surprise, ça se termine mal : une horde de zombies sort d’un coup des entrailles de la terre. AH. Finalement, FEDRA ne s’est donc pas débarrassé de tout le monde.

De sa fenêtre, Joel prend la décision de protéger Ellie du mieux qu’il peut. Il s’avère d’un coup bien meilleur sniper que plus tôt. Il permet à Ellie de se débrouiller pour entrer dans une voiture et se mettre à l’abri, tandis que la situation est sacrément chaotique. Bon, ça, c’est la théorie, à nouveau. En pratique, une zombie aveugle parvient à se faufiler dans la voiture.

Ah, mais bordel, les zombies de The Last of us sont aussi contorsionnistes désormais ? C’est trop pour moi, je ne peux pas supporter ça, désolé, je déteste les contorsionnistes. Bon, cet épisode est bien meilleur que les précédents, en tout cas. Cela fait plaisir de voir que notre attente est récompensée par une scène d’action impressionnante. Il y a des figurants partout, des résistants qui se font bouffer de tous les côtés et cherchent à tuer les infectés plutôt que de s’enfuir.

On se retrouve alors, un peu contre toute attente, avec un super zombie, bien plus inquiétant que tous les autres : une sorte de super monstre qui n’est pas appétissant du tout et s’en prend aussitôt qu’il sort du souterrain à Kathleen et son garde du corps. Bon, ben voilà qui apprendra à Kathleen le prix de la vengeance, j’imagine. Son garde préféré meurt décapité par ce monstre, et je me demande quand même ce qui explique une telle mutation.

Ellie parvient évidemment à sortir de la voiture avant d’être bouffée à son tour, mais cela la laisse une fois de plus au milieu du chaos ; protégée par un Joel qui fait ce qu’il peut pour dégager les infectés s’en prenant à elle. De son côté, elle repère assez vite Sam et Henry, coincés sous une voiture. J’ai vu assez de séries zombies pour mal sentir la situation : il y en aura forcément un des deux pour se faire mordre à la jambe, non ?

Ellie se défonce pour les sauver et on espère vraiment qu’ils ne sont pas mordus… Mais bon, j’ai bien compris que l’espoir dans cette série, il ne servait qu’à Ellie et Joel. Après tout ça, ils parviennent contre toute attente à s’en tirer… mais Kathleen est encore là pour tenter de les arrêter. Elle a eu la pire des idées du monde à faire ça cependant : elle tourne le dos à l’ensemble des zombies. C’est donc sans surprise qu’elle se fait finalement tuer par une zombie qui lui saute dessus. Non, vraiment, ces infectés ont tendance à être un brin flippant.

Et après autant d’action, l’épisode prend le temps d’un retour au calme auquel je ne m’attendais pas du tout. Je pensais sincèrement que l’épisode allait se terminer sur un cliffhanger dramatique avec tous les zombies, mais finalement, on a vraiment passé beaucoup de temps avec Kathleen juste pour qu’elle soit retirée bien vite de l’équation.

C’est frustrant et répétitif comme manière de présenter les choses, ce qui signifie aussi que c’est prévisible. Et ça me soule un peu, surtout pour des personnages comme Henry et Sam, auxquels je m’attache trop rapidement alors que j’imagine bien que la fin sera plus ou moins rapide. Bon, ça, c’est aussi mon problème, je sais que ça ne peut que mal tourner pour eux sur du moyen terme. Ou du court terme. Le long terme n’existe pas dans une série de zombie, et particulièrement dans celle-ci.

Pourtant, les scénaristes veulent qu’on s’attache à eux : on a ainsi toute une scène dans un motel où nos héros se réfugient et où Ellie et Sam communiquent avec une ardoise, histoire d’évoquer les plus grandes peurs qu’ils ont. Celle de Sam : il a un monstre à l’intérieur de lui, parce qu’il s’est fait mordre par un infecté plus tôt. Il a la bonne idée de s’en confier à Ellie, qui a ainsi l’occasion de tester si son sang peut vraiment servir de vaccin.

Bon, ça me paraît trop simple. Elle rassure Sam et lui met son sang sur la jambe comme s’il s’agissait d’une pommade, mais bon… Je ne le sens pas. Vraiment, on sent bien que cette série est fait pour déprimer.

Pour ne rien arranger, Ellie promet de rester réveillée auprès de Sam, mais elle s’endort, bien sûr. Au petit matin, c’est déjà trop tard pour Sam, bien sûr bis. Ellie se fait donc attaquer par le petit zombie, ce qui réveille aussitôt Joel et Henry. Ce dernier, qui sort son flingue plus rapidement, finit par comprendre qu’il n’a pas d’autres choix que de tuer Sam pour protéger Ellie – et pour se protéger lui-même par extension.

Allez comprendre pourquoi, Henry pointe alors son flingue sur Joel. Quelques secondes plus tôt, ça se comprenait, pour l’empêcher de faire du mal à Sam, même si c’était trop tard… mais là… Non. Je n’ai pas trop suivi Henry sur ses derniers instants, en vrai. Il ne peut que prendre trop mal le meurtre de son petit frère qu’il a lui-même commis – alors que bon, il était déjà mort de toute manière. Face à cette situation horrible, il décide donc de se suicider. Je l’ai vu venir, mais ça n’empêche pas tout ça d’être bien dramatique et triste.

Bon. Ce n’est pas surprenant, après. Ils ont fait un épisode et demi, et puis s’en va. C’est le sort de tous les personnages secondaires de la série apparemment. Il faut s’y faire ; et Ellie comme Joel s’y font, apparemment.

Ils reprennent leur chemin, après avoir enterré Henry et Sam – Ellie prenant le temps d’écrire qu’elle est désolée (de s’être endormie) sur l’ardoise de Sam. Bon, ben, pas de cliffhanger alors. Quant au moment émotions… J’aimais bien les personnages d’Henry et Sam, mais on n’a pas assez de temps pour vraiment s’attacher à eux, malgré les flashbacks interminables. Ils auraient au moins pu les tuer dans l’épisode suivant, de la même manière, pour que ça laisse le temps de se faire à leur présence. Là, je suis triste, évidemment, mais pas en larmes non plus. C’est pourtant ce qu’ils visent, mais après Frank, Bill et Tess, ben, on a compris ce qui allait arriver et j’attends plus le moment où les personnages vont mourir que le moment où ils vont s’en sortir, quoi.

Bref, l’effet inverse de ce qui est recherché.