Samantha Morton (#58)

Salut les sériephiles,

Comme tous les dimanches, il a fallu que je regarde ce que j’avais vu cette semaine pour me décider sur une performance de la semaine, et j’ai franchement de la peine de découvrir que cette liste des épisodes vus s’amenuise comme peau de chagrin un peu plus à chaque fois. Je fais ce que je peux. Espérons que les vacances m’apportent un peu de temps… mais ce n’est pas gagné du tout pour l’instant.

 

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La performance de la semaine :
Samantha Morton

La série concernée : The Walking Dead
L’épisode : S10E02 – We Are The End Of The World – 17/20


Pourquoi ? Pour être parfaitement transparent avec vous, cela fait un moment que j’envisage d’écrire un article sur cette actrice car son rôle dans The Walking Dead est vraiment marquant et parfaitement interprété depuis la saison 9. Seulement, je n’ai pas eu l’occasion de le faire durant la saison 9 et la saison 10 vient tout juste de répondre. Elle n’avait pas vraiment de quoi avoir un article la semaine dernière. Heureusement, les choses changent cette semaine !

En effet, Samantha Morton incarne le rôle d’Alpha, à la tête de la meute des Murmureurs. Et l’épisode de la semaine était carrément consacrée à elle, alors on a eu pléthore de scènes bien interprétées qui méritent toute mon attention. Le personnage en lui-même apporte beaucoup à la série : je trouve qu’Alpha est l’une des méchantes les plus crédibles de la série.

Aïe, je vois déjà les fans de Negan me tomber dessus, mais honnêtement, à part sa scène d’introduction et le premier épisode de la saison suivante où Negan a tué coup sur coup deux personnages, ce méchant n’a pas apporté grand-chose… En fait, trop rapidement, on est tombé dans le schéma interminable de la promesse d’une guerre qu’on n’a jamais vraiment eu, jusqu’à une conclusion deux ou trois saisons plus tard particulièrement minable. Et ne me lancez pas sur le gouverneur, parce qu’à part l’épisode de sa mort, il ne m’a pas fait peur une fois.

Résultat de recherche d'images pour "samantha morton alpha"C’est bien beau tout ça, mais ça n’a rien à voir avec Samantha Morton. Dans le rôle d’Alpha, elle parvient à me faire frissonner presqu’à chaque fois. Je pense que son look badass et les murmures y sont pour beaucoup… C’est particulièrement angoissant les gens si sûrs d’eux que l’on entend pas. Et la menace qu’elle représente, à ne faire quasiment qu’un avec les zombies, est flippante elle aussi. Ajoutons à ça son accent et son ton de voix, et on obtient la meilleure méchante de la série. Mieux vaut tard que jamais.

Du coup, j’aime beaucoup le fait que la série prenne le temps de revenir sur ce qui l’a fait devenir ce qu’elle est. C’était déjà intéressant en saison 9, mais l’épisode de la semaine se concentrait sur sa rencontre avec Beta et le deuil pas vraiment fait de sa fille. Pour elle, elle est morte quand elle s’est renforcée en caractère pour ressembler à sa mère… mais derrière la fierté apparente d’Alpha se cachait la faiblesse de la savoir devenir monstrueuse.

Cela laisse l’occasion à l’actrice de nous montrer tout son art dans une scène où elle exhibe le nounours de sa vie et tout son mal-être à Beta… Mais une fois cette émotion évacuée, elle redevient la méchante flippante que l’on connaît. Et c’est fou, parce que cette fissure dans le personnage me permet de l’apprécier encore plus. Je l’adorais comme méchante ; mais maintenant qu’elle a un aspect plus humain, je l’adore comme personnage. Et l’actrice la joue à merveille.


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Vu aussi dans : Dans pas grand-chose à vrai dire. L’actrice a une carrière prolifique pleine de téléfilms (j’ai dû voir Jane Eyre à une époque, quand même) et de films plus ou moins connus, mais je n’ai pas trop eu l’occasion de la voir ailleurs que dans son rôle d’Alpha…

J’ai tout de même, évidemment !, détesté son personnage dans Les Animaux fantastiques. Oui, oui, Samantha Morton a un rôle dans le premier film de la saga où elle interprète le personnage de Mary Lou Barebone, la méchante déjà particulièrement flippante. Difficile de la reconnaître avec des cheveux, c’est tout. Pourtant, force est de constater que son visage fermé est le même… J’étais trop concentré sur Credence pour remarquer qu’il s’agissait de la même actrice, à tous les coups.

Bref, Samantha Morton excelle dans les rôles de méchantes grillée du cerveau, et puis c’est tout.


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Même quand elle sourit et qu’elle est maquillée, elle continue de me faire flipper, je ne vois plus qu’Alpha, au secours, sérieux !

L’info en + : Il est à noter que l’année 2019 est particulièrement bonne pour Samantha Morton, puisqu’elle a obtenu ce très gros rôle dans la franchise d’AMC au moment même où sa fille se faisait recruter par Amazon. En effet, sa fille Esme Creed-Miles, qui a eu ses 19 ans cette année, incarne le rôle d’Hanna dans la série éponyme de Prime Video. Pas mal du tout l’année 2019 pour la famille, non ?

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Si hâte de découvrir la suite !

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

The Walking Dead – S10E02

Épisode 2 – We Are The End Of The World – 17/20
J’ai trouvé l’épisode moins prenant que la semaine dernière, surtout que je n’ai pas autant accroché aux développements de personnages proposés. J’aime bien l’idée derrière l’épisode, qui était nécessaire pour la construction de la saison, mais comme souvent, j’ai trouvé que ça apportait des longueurs de ne se consacrer qu’à quelques personnages. Et si je peux pardonner ces longueurs, j’ai toujours du mal à comprendre comment malgré elles, les constructions psychologiques semblent bâcler. M’enfin, tant que ça donne un bon épisode comme celui-ci, ça va.

> Saison 10


Spoilers

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We’re all monsters now.

J’ai vraiment du mal à me mettre devant les séries en ce moment, mais bon, quatre jours de retard dans The Walking Dead sans me faire spoiler, c’est assez exceptionnel et je ne peux que difficilement me permettre d’en prendre plus, non ? Cet épisode commence sept ans plus tôt par une femme blessée dans sa voiture suite à un accident.

La pauvre n’est là que de passage dans la série car elle décide de sortir de sa voiture côté passager, qui est aussi le côté duquel sont les zombies. Je n’ai pas bien compris son intérêt de faire ça, mais l’idée est en fait de se servir d’elle pour nous montrer que Lydia était déjà sacrément insupportable quand elle était enfant : ainsi, elle ne supporte pas de voir la femme se faire bouffer le visage (bon, OK, j’avoue, c’est un brin traumatisant) et hurle au milieu des zombies.

Ce n’est pas son idée la plus brillante, et ça provoque aussitôt une fuite pour elle et Alpha au cours de laquelle Lydia continue d’être une insupportable gamine qui demande à sa mère de bouger plus vite alors qu’elle est responsable de ce qui leur arrive. Finalement, elles se retrouvent dans un entrepôt où elles tombent sur un homme légèrement flippant – le second d’Alpha ?

Il leur permet après négociation (silencieuse de sa part) de rester passer la nuit dans le couloir de l’entrepôt – où elles trouvent tout de même de quoi se laver et manger. Alpha en profite pour sympathiser aussi avec le cinglé qui les héberge : quand je dis qu’il est cinglé, il nous sort quand même que la seule chanson qu’il aime, c’est le bruit des zombies. C’est pas tout à fait normal, me semble-t-il.

En même temps, on comprend ensuite qu’elles se sont réfugiées dans un asile, alors tout s’explique. C’est la première fois qu’on voit Alpha dans un endroit parfaitement adapté à ce qu’elle est, aussi. En tout cas, lors de cette nuit à l’asile, Lydia décide d’abandonner son doudou pour ressembler davantage à sa mère. Cela fait plaisir à Alpha, qui lui demande toutefois d’aller plus vite à grandir, parce qu’elle n’hésitera pas à l’abandonner si elle reste une gamine trop longtemps. C’est sympa ça comme éducation.

Cet épisode nous explique également qu’Alpha a choisi de s’appeler A parce qu’elle considère que ça ne vaut pas le coup d’avoir un prénom dans ce monde. Elle sympathise rapidement avec l’homme qu’elle baptise B (quoiqu’elle en dise, c’est un prénom) après avoir tué quelques zombies avec lui. Elle lui montre alors sa manière de dépecer les zombies et il comprend qu’elle est « différente », avant d’être inquiet de la relation qui se tisse entre eux. Et le pire, c’est que ça marche bien comme épisode et comme construction.

On voit ainsi comment Lydia est passée de petite fille voulant prendre une douche car elle ne supporte plus l’odeur à petite fille se relevant la nuit pour se couvrir de sang et faire plaisir à sa mère. L’éducation de Lydia, faudrait écrire un bouquin dessus. Elle pète un câble total et répète donc qu’ils sont tous des monstres, une phrase murmurée par sa mère quand elles ont rencontré B. C’st clairement le moment où Alpha a perdu sa fille, l’air de rien.

Au beau milieu de la nuit, Lydia a donc pris la décision d’aller ouvrir la porte aux zombies, pour voir si elle pouvait être parmi eux. C’est gros, parce que la série tente de nous faire croire qu’il y a du suspense dans tout ça… alors que non. Lydia survit donc, mais ce qui est important, c’est surtout qu’Alpha a eu peur pour sa fille et s’est aventurée du côté où elle n’avait pas le droit d’aller : elle a ainsi pu voir la salle dans laquelle Beta lui avait interdit d’aller. Dedans, se trouvait un Beta énervé de la voir et un zombie auquel il tenait et qu’elle n’hésite pas à tuer.

Passablement énervé, Beta essaie donc de tuer Alpha, mais il est finalement interrompu par Lydia qui lui explique que sa mère veut juste le sauver. C’est un peu gros comme fin à cette intrigue, mais admettons. En revanche, j’ai trouvé bien répugnant l’idée que Beta se fait un masque à partir du visage d’un de ses proches, quand même. L’idée, c’est que comme ça, il ne l’abandonne pas.

Dans le présent, ou presque car nous sommes quelques jours avant l’épisode précédent, Alpha explique à son second que peu importe où les Murmureurs iront, nos héros auront toujours peur d’eux. Cela ne l’empêche pas d’avoir envie de réunir autant de zombies que possible pour avoir une véritable armée. Elle envoie donc son second à la recherche de zombies à libérer des bâtiments dans lesquels ils sont informés.

Nous suivons également deux sœurs dans le groupe, dont la plus petite a dû mal à rester concentrée sur sa tâche qui est d’être un zombie. Il faut dire qu’elle est la maman que j’avais zappé de la saison précédente, celle qui a dû abandonner son bébé parce qu’Alpha lui demandait. Il est assez logique qu’elle rêve de retrouver son fils et se mette à pleurer au milieu de la meute de zombies, mais sa sœur n’aime pas la voir dans cet état. Et Beta non plus.

Il n’hésite pas à organiser son exécution publique, mais il est arrêté de justesse par Alpha qui lui explique qu’il ne peut pas comprendre la douleur de perdre un enfant – avant de lui expliquer qu’elle avait perdu Lydia bien avant la saison passée. C’est presque mignon comme construction de personnage et l’actrice est époustouflante.

Voir aussi : Performance de la semaine – Samantha Morton (#58)

Lydia s’occupe personnellement du cas de la jeune maman qui est une vraie adolescente, en lui faisant croire qu’elle va mourir… avant de lui faire un simple câlin. C’est embêtant, en tout cas, car elle lui accorde sa grâce et ça envoie un signe de faiblesse au reste de leur « meute ». Beta n’hésite pas à lui dire sa manière de penser, mais il reste tout de même à ses ordres ensuite. J’ai un peu de mal avec cette relation et je trouve ça bien d’avoir un épisode qui prend le temps d’affiner les choses – les flashbacks étaient utiles.

J’aime aussi l’approfondissement sur les personnages des Murmureurs et notamment des deux sœurs. C’est nécessaire d’en passer par là pour qu’on soit un peu investi dans la guerre qui est censée se préparer… mais je suis sceptique malgré tout sur la décision de passer un épisode complet loin de nos héros. En plus, tout ça ne sert qu’à nous montrer que la plus jeune sœur finit par péter un câble quand elle voit une zombie avec un porte-bébé.

Elle retire alors son masque et tente de tuer Alpha en attirant tous les zombies sur elle, à grand renfort de hurlement. La plus jeune sœur est alors… tuée par la plus grande, qui prend la décision de sauver Alpha. Au passage, on perd tout de même trois murmureurs et quelques zombies. Ah, j’en oublie de noter aussi que tout ça se fait en parallèle du satellite entrant dans l’atmosphère, mais ça n’inquiète personne chez eux, de toute évidence.

La grande décision d’Alpha dans cet épisode, c’est de faire de la grande sœur un membre particulièrement important de la meute, qu’elle appelle Gamma. Cela énerve Beta qui voit bien qu’Alpha veut juste remplacer Lydia. Et ça fonctionne pour elle, c’est ça le pire. Il faut tout de même que l’on s’attache aussi à Alpha maintenant qu’on a pu sympathiser avec Beta et Gemma.

Ainsi donc, le lendemain, Beta décide de la suivre quand elle s’isole une fois de plus à l’écart du groupe. Il découvre ainsi qu’Alpha a gardé le doudou de sa fille et qu’elle a menti à toute la meute. Elle leur a annoncé la mort de Lydia, mais ce n’est pas le cas… Malgré tout, Beta décide de conserver le secret d’Alpha et de continuer à lui faire confiance – je trouve ça un peu étrange, ça manquait d’explications je trouve, alors qu’on a eu tout l’épisode précisément pour nous expliquer ça.

Quoiqu’il en soit, Beta et Alpha comprennent que nos héros ont franchi la frontière, et ils entendent bien revenir donner une leçon à leurs ennemis. L’épisode reprend donc le cliffhanger de la semaine dernière, mais du côté d’Alpha cette fois. OK, pas mal.

> Saison 10

The Walking Dead (S10)

Synopsis : Pour sa dixième année, la série revient avec la perspective d’une guerre possible entre nos héros et les Murmureurs. Il est évident que la paix ne pourra pas durer dans cette série, surtout qu’elle s’est mise en place dans la peur et la douleur…

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

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Pour commencer, je vais être très honnête avec vous, je ne me sens absolument pas impatient de reprendre la série – contrairement à ce que j’imaginais en mai dernier quand je me suis retrouvé sans épisode. En fait, j’étais bien avec ma petite routine de Fear the Walking Dead et je me rends compte que si j’ai adoré la saison 9, elle ne s’est pas terminée sur un cliffhanger qui me donnait envie de revenir au plus vite.

J’espère juste que l’épisode de reprise ne traînera pas trop en longueur comme ils savent trop bien le faire et que l’ensemble de la saison sera aussi bien réussi et maîtrisé que l’an dernier. Bon, après, ils ont quand même tué des personnages que j’adorais l’an dernier – Jesus, Enid, Tara… – alors j’espère qu’ils sauront se racheter cette année.

Voilà, c’est tout ce que j’ai en stock pour cette introduction, je ne sais même plus exactement où on en est dans l’intrigue, ni comment s’appellent tous les personnages. Faut dire, ça va faire dix ans que les survivants tournent, ça devient too much à force, tous ces noms à apprendre. Ce n’est pas près de s’arrêter pour autant : la série est déjà renouvelée pour une saison 11 !

Note moyenne de la saison : 16/20

S10E01 – Lines We Cross – 19/20
Je ne suis pas tombé sur la tête, j’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode qui ne décroche pas le 20 à cause de petites incohérences au début. Ce retour est très solide et nous promet une saison qui peut être réussie. Je n’ai pas eu l’impression que l’épisode durait 52 minutes, j’étais vraiment dedans et les effets spéciaux étaient réussis. Comme l’an dernier, j’aime le nouvel aspect survie de la série, qui est désormais celui d’une nouvelle civilisation plus que d’un petit groupe sans ressource. C’est efficace, et ça donne envie d’en savoir plus sur la suite.
S10E02 – We Are The End Of The World – 17/20
J’ai trouvé l’épisode moins prenant que la semaine dernière, surtout que je n’ai pas autant accroché aux développements de personnages proposés. J’aime bien l’idée derrière l’épisode, qui était nécessaire pour la construction de la saison, mais comme souvent, j’ai trouvé que ça apportait des longueurs de ne se consacrer qu’à quelques personnages. Et si je peux pardonner ces longueurs, j’ai toujours du mal à comprendre comment malgré elles, les constructions psychologiques semblent bâcler. M’enfin, tant que ça donne un bon épisode comme celui-ci, ça va.

Voir aussi : Performance de la semaine – Samantha Morton (#58)

S10E03 – Ghosts – 18/20
Décidément, je suis vraiment convaincu par cette saison qui parvient à merveille à me faire accrocher à la majorité de ses personnages et de ses situations. Franchement, il y a même des personnages dont je n’avais rien à faire que j’arrive à trouver attachant cette saison. Oh, il y en a quand même deux, dont une au cœur de cet épisode, qui continuent de me saouler donc tout n’est pas parfait ; mais ça avance bien côté intrigue et ça fait plaisir d’avoir du rythme dans cette série.

Voir aussi : Performance de la semaine – Ross Marquand (#59)

S10E04 – Silence the Whispers – 15/20
La chronologie de cet épisode est complètement pétée, franchement, mais autrement, c’est plutôt sympathique du côté des développements de l’histoire. Le seul problème, c’est que ça se concentre comme toujours sur d’anciens personnages que je n’aime pas trop en parallèle des nouveaux auxquels j’accroche. Autrement dit, j’aime le nouvel équilibre qui permet de s’ennuyer un peu moins, même si les épisodes restent longs.
S10E05 – What It Always Is – 13/20
Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode par rapport aux précédents, peut-être parce qu’il suivait des personnages que j’aime moins, peut-être parce que j’ai eu l’impression qu’il ne tenait pas trop la route du côté de la construction des personnages. Tout y est précipité, même ce que j’ai bien aimé, relégué au second plan (et encore). Bon, il faut bien des maillons faibles dans une saison après tout.
S10E06 – The Bonds – 13/20
Pff la série continue de prendre tout son temps et c’est franchement blasant sur certaines intrigues qui n’avancent pas du tout et se contentent de combler du temps à l’écran avec des bavardages qui n’apportent rien. Dit autrement, la série retombe dans ses pires travers et suit à nouveau des personnages que je n’apprécie que moyennement. Il y a une ou deux scènes et pseudo-rebondissements pour sauver le tout, mais bon, j’en attends plus car ils sont capables de faire mieux. Là, j’ai décroché beaucoup trop de fois pendant l’épisode !
S10E07 – Open Your Eyes – 17/20
Enfin ! Cet épisode sort la saison de sa torpeur avec des approfondissements de personnages bienvenus, notamment du côté de ceux que j’adore. On sent que cet épisode est une transition vers l’épisode de mi-saison, mais ça ne l’empêche d’être efficace dans ce qu’il met en place. Et puis, ressentir des émotions face à cette série, je n’en avais plus l’habitude, alors ça me surprend toujours quand ça arrive. Cet épisode a même réussi à me surprendre !

Voir aussi : Performance de la semaine – Avi Nash (#63)

S10E08 – The World Before – 19/20
J’étais emballé dès la première scène, qui aura même réussi à me faire trembler un peu, ce qui n’était pas arrivé depuis tellement de temps ! Quant au reste, c’est très solide, même si une intrigue me laisse quelque peu perplexe tant elle n’est pas convaincante par rapport à ce qu’ils auraient pu inventer, je trouve, d’où le point de moins. Enfin bon, honnêtement, c’était très étonnant de voir la série s’en tirer si bien pour cette mi-saison… Elle peut dire merci à tous les personnages sous-exploités pendant des années ! J’ai même hâte de la voir revenir pour la suite, c’est dire !
S10E09 – Squeeze – 14/20
Cette reprise a moins réussi à me convaincre, parce que toute la première moitié de l’épisode était à nouveau assez lente et semblait reprendre les défauts habituels des saisons précédentes… à commencer par un schéma d’épisode hyper prévisible que l’on connaît par cœur. Quant à la fin, le cliffhanger est plutôt bon, mais quand une scène me fait penser à Shadowhunters, ce n’est jamais bon signe. En fait, tout cet épisode n’a pas cessé de me faire penser à d’autres films et séries… en moins bon. C’est tout le problème quand on se concentre sur les intrigues m’intéressant le moins.
S10E10 – Stalker – 15/20
Je suis quelque peu mitigé : c’était mieux que la semaine dernière, mais un certain nombre de personnages manque encore à l’appel dans cet épisode, et c’est dommage. Les développements ne m’apparaissent pas tous hyper logiques ou stratégiques de la part des groupes que l’on suit depuis assez longtemps pour savoir qu’ils devraient être mieux préparés que ça et je ressors de l’épisode un peu frustré par certains choix. Et puis, ça manquait d’explications par moments aussi…
S10E11 – Morning Star – 15/20
Concrètement, cet épisode nous informe qu’il est important d’être très patient et de tout supporter, parce qu’il est long, lent, limite soporifique… avant de nous rappeler que, si, The Walking Dead en a encore dans le ventre et peut proposer de jolies scènes d’action, de suspense et, désormais, de chorégraphies rondement menées. J’ai adoré les dix dernières minutes de l’épisode, mais ça ne suffit pas à tout sauver cette semaine. Et je suis sûr que la semaine prochaine ralentira encore le rythme !
S10E12 – Walk With Us – 17/20
C’est dommage, l’épisode commence super bien… puis il retombe dans les travers de la saison 4, qui est restée un traumatisme où je n’ai jamais accroché aux mêmes épisodes que les autres fans. Bref, ça m’a un peu fait peur cette boucle six ans après, mais la vérité, c’est que l’épisode lui-même est une boucle : le début est excellent, la fin est excellente. Entre les deux, eh bien, il fallait bien combler quelques minutes de ces quarante-quatre minutes, j’imagine. Et puis, franchement, même les moments bouche-trou de l’épisode ne sont pas si mauvais et font avancer les choses cette semaine.
S10E13 – What We Become – 18/20
Wow ! Cet épisode se concentre sur un personnage dont l’interprète a malheureusement décidé de quitter la série il y a un petit moment et, franchement, il le fait bien. Si sa tournure quelque peu en « et si ? » est répétitive malgré eux cette semaine et s’il y a bien sûr quelques facilités, ces 50 minutes nous montrent bien toute l’évolution du personnage, tout en paraissant logique et en ouvrant des pistes vraiment intéressantes pour la franchise… malgré des longueurs, toujours. Eh, ça me raccroche encore un peu plus à l’envie de découvrir les films promis un jour ou l’autre avec Andrew Lincoln.
S10E14 – Look at the Flowers – 12/20
Alors que la fin de saison sera diffusée plus tard cette année et qu’il ne nous en reste donc qu’un la semaine prochaine, cet antépénultième épisode perd énormément de temps à nous faire croire qu’il développe des personnages pour finalement faire du surplace pendant 45 minutes. C’était hyper frustrant et il n’y a qu’une ou deux scènes qui s’en tirent (beaucoup) mieux que les autres. Bref, ça manquait de logique et on se serait cru dans la (mauvaise partie de la) saison 4 que le titre de cet épisode glorifie. Dommage.
S10E15 – The Tower – 15/20
Cet épisode continue de prendre son temps pour mener à quelques cliffhangers qui ont clairement pour but de nous lancer un très bon épisode final. Le truc, c’est que c’est moins prenant que la fin de l’épisode 11 et qu’il faudra attendre plusieurs mois avant de voir la suite. La franchise va me manquer durant sa pause forcée, mais l’attente n’est pas aussi insoutenable qu’elle pourrait l’être. À vrai dire, ça ferait même une bonne fin de saison, narrativement parlant.

Voir aussi : Le point sur la franchise The Walking Dead au Comic Con @home

S10E16 – A Certain Doom – 16/20
Moui, bon, l’attente n’en valait pas vraiment la chandelle… Je m’en doutais, mais ce dernier épisode paraît long et son suspense est énormément atténué par les annonces faites pour la suite de la franchise. Il est sympathique, mais ce n’est pas le meilleur de la saison et ce n’est certainement pas la meilleure fin de saison. Après des mois de teasing de la part du casting, ça tombe un peu à l’eau comme fin de saison.

Suite des critiques : Saison 10B

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

The Walking Dead – S10E01

Épisode 1 – Lines We Cross – 19/20
Je ne suis pas tombé sur la tête, j’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode qui ne décroche pas le 20 à cause de petites incohérences au début. Ce retour est très solide et nous promet une saison qui peut être réussie. Je n’ai pas eu l’impression que l’épisode durait 52 minutes, j’étais vraiment dedans et les effets spéciaux étaient réussis. Comme l’an dernier, j’aime le nouvel aspect survie de la série, qui est désormais celui d’une nouvelle civilisation plus que d’un petit groupe sans ressource. C’est efficace, et ça donne envie d’en savoir plus sur la suite.

> Saison 10


Spoilers

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But people like the Brave Man are never really gone anyway.

« Oh non c’est pas vrai » est littéralement le premier truc que j’ai trouvé à dire une fois le (bon) résumé de la saison passé par Judith. En effet, cette saison commence quand même… dans l’espace ! Dans le genre improbable, on se place là. On voit donc un satellite qui semble en chute libre, ce qui n’annonce rien de bon pour la suite.

La deuxième scène nous emmène sur une plage. Elle est loin la tempête de neige ! Les effets spéciaux sont toujours sympathiques et l’on apprend que l’on est un jour d’entraînement. Ah oui, figurez-vous que ça y est, nos héros se sont organisés et forment une véritable armée romaine. Ils ont des boucliers, des archers, des javelots et même le prof de musique (Luke) est désormais armé.

Honnêtement, la scène est très jolie et a une esthétique vraiment bien foutue, mais la saison commence déjà avec de belles incohérences. Pourquoi aucun démon ne se retourne sur Ezekiel et son bras droit quand ils referment la porte en faisant un bruit de dingue ?

Allez, dans tout ça, la scène est bien badass : nos héros sont surentraînés, ils déchirent tout (et surtout les masques des figurants) et finalement, c’est juste triste que Tara ne soit plus là pour voir ça. Même Judith tue du zombie sans le moindre doute. Bref, la vie a repris son cours et est plus cadrée que jamais pour nous héros. Luke a même le temps de se trouver une future copine dis-donc, elle s’appelle Jules et elle a l’air bien cool. Chances de survie : proches de zéro, forcément… surtout quand les enfants trouvent un masque en peau de zombie sur la plage. Merci RJ pour cette découverte.

Tout le campement se met à flipper, surtout Aaron et Daryl. Michonne, elle, n’a pas envie de céder à la panique et de mettre Alexandria en quarantaine. Elle demande juste à tout le monde d’être attentif et organise des rondes à la recherche d’Alpha.

Celle-ci a apparemment disparu du jour au lendemain, mais elle a très bien pu revenir tout aussi discrètement. On ne sait pas exactement combien de temps a passé dans l’affaire, mais cette organisation est tellement bien rôdée, et tout le monde sait monter à cheval !, donc je table sur plusieurs mois à nouveau. Et même plusieurs années : RJ parle désormais, quand même !

Malgré tout, Aaron est encore bien énervé par la situation et, probablement, la perte de Jesus. Il a gagné du gallon le petit Aaron, c’est cool, à quelques jours de l’apercevoir au Comic Con Paris. Il décide de ne plus être gentil, ou bon, mais d’être énervé… ce qui énerve Michonne quand il se retrouve à prendre des risques inutiles et s’approcher des frontières des Murmureurs.

Alors qu’ils s’apprêtent à rentrer, Magna les contacte par radio avec l’intention de leur montrer quelque chose : un campement pour deux personnes, qui a pris cher avec le temps, des cadavres, puis celui d’un homme nu, puis surtout… de la peau humaine. Et pas un peu, hein, toute la peau du dos. Les Murmureurs ont donc franchi la frontière et ce n’est pas bien rassurant. Michonne décide donc finalement de réconforter Aaron et lui assurer qu’ils sont bien les gentils dans l’affaire. Oui, oui, il en doutait comme, après tout, il fait partie des méchants pour les Murmureurs.

Michonne est d’autant plus sûre d’elle qu’elle entent ensuite Judith raconter l’histoire de l’Homme Courageux à son petit frère. C’est l’histoire de Rick, évidemment. Et alors qu’ils sont en plein câlin collectif un grand bruit se fait entendre dans le ciel avec un satellite qui entre dans l’atmosphère. Bien. Donc les satellites après le nucléaire dans Fear the Walking Dead, la franchise a décidé de prendre un petit tournant réaliste après neuf ans quoi.

Pendant ce temps, à Alexandria, Rosita a eu le temps d’accoucher et d’avoir une petite fille en pleine forme. Elle a même retrouvé sa ligne Rosita. C’est assez fou. Elle élève sa fille avec Siddiq et Eugene, ce dernier étant insupportable à vouloir tout répertorier de la petite, comme un bon scientifique qu’il est. Aucun scientifique ne fait ça, sérieux.

Gabriel est chez eux aussi (que d’hommes dans la vie de Rosita) parce que c’est là que se trouve la radio. Il les informe donc de l’existence du masque de peau humaine retrouvé par RJ, qui met tout le monde sur les dents. C’est tellement discret que même Lydia, qui apprend à lire à l’école avec les enfants (quelle chance) plus doués qu’elle, s’en rend compte et partage l’information avec Negan. Ce dernier est toujours prisonnier, mais du genre travaux d’intérêts généraux désormais. Cela ne l’empêche de donner ses propres conseils à Gabriel…

De son côté, Siddiq est lui aussi sur les dents, plus que tous les autres. Il a survécu au kidnapping par Alpha la saison passée, alors il est assez logique qu’il soit traumatisé. Son discours sur la manière dont tout le monde s’est battu était sympathique, mais désormais, il est juste flippé de ce qu’il a vu et il ne s’en remet pas aussi bien qu’il voudrait. Un autre médecin, Dante, le surprend en pleine crise de choc post-traumatique et, pour tout vous dire, cet épisode a déjà réussi à me faire sursauter. Franchement, c’est pourtant rare, mais le jour où je lance un Bingo Séries avec un point qui demande à trouver un épisode nous faisant sursauter, paf, je l’ai. Mon sursaut ? L’araignée sous la serviette de bain de Siddiq, évidemment !

Bon, sinon, ce n’était pas bien intéressant tout ça, et heureusement, on en arrive au satellite qui arrive dans l’atmosphère et fait flipper Eugene, persuadé que quelque chose de grave va arriver. Il va aussitôt en parler à Michonne à la radio.

L’air de rien, il faut encore revenir en arrière dans cet épisode pour suivre le personnage de Daryl. J’ai bien aimé la construction de l’épisode quand on est revenu sur Alexandria, mais une troisième fois, ça me paraissait long. Après, j’ai bien ri dans cette partie de l’épisode. On retrouve la sourde-muette et on découvre surtout que sa sœur, Kel, a une maladie qui lui fait perdre son audition elle aussi. Je ne m’y attendais pas du tout, mais ça leur fait une intrigue sympathique et je les ai trouvées attachantes.

C’était mignon de voir que Daryl a appris à signer aussi. Malgré tout, ils sont sur la plage pour voir revenir Carol, qui était partie en bateau sans dire au revoir. Ah oui, c’est vrai qu’elle manquait dans ce début d’épisode. Et quand elle retrouve Ezekiel, c’est moins chaleureux que quand elle retrouve Daryl.

C’est avec lui qu’elle décide de passer sa journée de retour. Bon, donc, on a Alexandria et Oceanside, qui en toute logique est un campement à proximité de la plage, sur laquelle ils ont un port et un bateau de pêche. Décidément, depuis deux saisons, la série accélère son rythme de survie, c’est chouette.

Un autre segment de l’épisode, qui s’appelle New Mexico, continue de suivre Daryl et Carol, et je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir changé de segment pour ça. En tout cas, on y découvre Daryl empêcher Carol de tuer des zombies qui sont de l’autre côté d’une des frontières d’Alpha. Décidément, ces frontières sont partout. Et ça donne envie à Daryl et Carol de se barrer loin de ce territoire tout pourri.

Pour aller où ? À New-Mexico se tresser des bracelets de l’amitié, évidemment. Et puis soudain, alors qu’ils papotent dans la forêt et qu’on allait s’endormir, on entend enfin le bruit sourd tant attendu qui leur fait regarder vers le ciel pour voir le crash. Tout ça avait un petit côté LOST, ce n’était pas pour me déplaire.

Le segment suivant nous informe qu’un feu de forêt est déclenché par le crash du satellite. Et ça justifie apparemment de passer la frontière d’Alpha et de déclencher la guerre, parce que les feux de forêt, ça pourrait détruire Oceanside. C’est fou, même dans une série comme The Walking Dead, les russes parviennent à faire chier les américains avec des satellites qui se crashent.

Le feu de forêt n’est probablement pas la menace dont parlait Eugene, mais ça fonctionne bien pour cette fin d’épisode, surtout que nos héros s’improvisent pompier avec brio… Et avec inconscience dans certains cas – Ezekiel s’épuise beaucoup trop par exemple.

De toute manière, tout ça est vain : évidemment, ça ramène une meute de zombies sur les lieux de l’incendie. Je n’imagine pas le bruit que ça peut faire un incendie pareil. Je ne vois pas trop l’intérêt de se faire chier comme ça, du coup, mais bon, ils le font quand même, et ils attirent les zombies dans les flammes. Seulement, le feu, ça met un certain temps à tuer les zombies, dont le sang permet aussi d’éteindre les petits incendies.

Les effets spéciaux sont vraiment au point pour ce début de saison, et l’épisode est un sacré spectacle visuel. Finalement, le feu est éteint et Michonne se laisse convaincre par Eugene (parce qu’Alexandria est venue en renfort, évidemment) que rester peut être une bonne idée pour récupérer des choses intéressantes dans le satellite. Elle accepte, mais flippe de découvrir que Carol et Daryl ont disparu. Tous les deux envisagent leur fuite ensemble, sauf que Daryl souhaite y réfléchir encore un peu. Il retourne donc auprès des autres, mais Carol reste un tout petit peu trop longtemps et finit par apercevoir Alpha. Celle-ci semble sortir d’une bonne nuit de sommeil, apparemment non dérangée par les flammes ?

Et bien sûr, elle voit Carol, alors la guerre est à venir !

> Saison 10