NCIS Hawai’i – S02E03

Épisode 3 – Stolen Valor – 16/20
Deux épisodes coup sur coup qui se centrent sur les mêmes personnages ? La série a compris la raison principale pour laquelle on l’aimait et la regardait, je crois. C’est peut-être un peu abusé de leur part, mais ça m’a fait plaisir, surtout que cet épisode fonctionnait vraiment bien dans la manière dont il était amené. Certes, il y avait bien des choses prévisibles, mais ce n’est pas grave, parce que j’ai aimé passer autant de temps sur la même intrigue.

Spoilers

Une militaire se fait tuer lorsque sa voiture est hackée… mais le NCIS découvre rapidement que la militaire est en fait bien en vie. C’est celle qui usurpait son identité qui est morte.

C’est le genre d’épisode que j’aime bien parce qu’il se concentre énormément sur Lucy et Kate (oui, j’ai retenu son prénom, cette fois, je crois que c’était fait pour ?) bien sûr, mais aussi parce que l’enquête était bien menée et fluide. Déjà, ça commençait par une bonne surprise : je ne m’attendais pas du tout à l’histoire de l’usurpation d’identité et j’ai eu l’impression de tomber des nues autant que Kai et Jane quand ils découvrent la femme enceinte.

Il n’y avait pas tellement d’indice pour expliquer ce qu’il en était et j’ai franchement cru à la culpabilité du mari, pour une raison ou une autre. Finalement, il n’en était rien et l’identité était usurpée pour une raison originale, avec la commande de matériel pour fabriquer une bombe. Franchement, ça n’était pas hyper original, mais ça avait le mérite d’être efficace comme manière de mettre en place une enquête.

En cours de route, le NCIS comprend bien sûr qu’ils ont besoin d’une autre personne pour interpréter la militaire et, ça tombe bien, Kate est parfaite pour ça. J’ai bien ri, parce que c’était mené de manière un peu maladroite : la première scène voit Lucy et Kate s’entraîner pour nous montrer que Kate s’en sort pas trop mal en combat à mains nues puisqu’elle parvient à mettre Lucy (bonjour la crédibilité quand on voit l’entraînement de dingue de Lucy). Une autre scène nous montre un agent faire la comparaison entre la femme morte et Kate, parce qu’elles se ressemblent.

Et paf, il y a besoin justement de quelqu’un pour entrer sous couverture. C’était marrant, ça aurait pu être lourd, mais j’ai pris ça avec bienveillance. Il fallait bien justifier comment une agent du FBI se retrouvait une fois de plus à bosser pour le NCIS.

L’autre avantage de l’intrigue, c’est que ça permettait de voir Whistler sous de nouveaux jours. C’est le deuxième épisode d’affilée qu’on apprend à la connaître mieux : si elle n’est pas très maligne en couverture (parce que là encore, c’est plutôt le truc de Lucy), elle sait écouter les conseils. C’est une bonne élève, ça s’est toujours senti, et elle sait rendre plus personnelle sa couverture, quitte à en raconter plus sur la mort de son frère et le sentiment d’abandon ressenti.

On se doutait bien que ça finirait en déclaration d’amour à Lucy, mais j’ai trouvé ça intéressant d’enfin creuser ce personnage qui restait jusque-là caricatural. À nouveau, ça ne doit pas plaire plus que ça aux personnes fans de séries procédurales, parce que ce n’est pas nécessaire en soi, mais comme je n’ai jamais été un grand fan de procédural, je trouve ça bien d’apprendre à mieux connaître les personnages dans leur sphère privée moi.

Pour le reste, l’épisode avait un bon humour quand Whistler était sous couverture, quelques surprises en stock et une intervention en bateau pour nous rappeler que nous étions à Hawaii. Et même, cette manière dont Kate apprend à se battre et le fait aussi sur le bateau, c’était génial. Je n’ai pas vraiment eu peur pour elle, mais l’anxiété qu’affichait Lucy suffisait à nous garder dans l’épisode tout du long.

J’aime aussi que la série prenne le temps de montrer que, si, ça peut poser problème professionnellement parlant de les avoir en couple, parce que les réactions de Lucy étaient bien plus personnelles que professionnelles cette fois. Jane la prend à revers sur la question, et c’était bien pensé de la part des scénaristes – d’autres auraient botté en touche. Maintenant, en tout cas, les deux femmes sont en couple et c’est inscrit dans les têtes de tout le monde. Tant mieux. Lucy parvient même à dépasser sa peur de l’eau et monter dans un bateau sans se poser la moindre question quand Kate est en danger !

Par contre, l’épisode se concentrait tellement sur Kate (et un peu Lucy, donc) qu’il n’arrivait pas à faire le point sur d’autres. Il va être temps de redonner des intrigues à Kai et Jesse, quand même. Tout ce qu’on a en plus ici, ce sont des scènes où Ernie est insupportable avec la femme enceinte. Du coup, je ne le supporte toujours pas ; mais j’ai beaucoup aimé la manière dont Jane ou la militaire le gèrent. Ca apportait un bon humour supplémentaire à l’épisode, qui nous montre aussi que la série a trouvé son rythme de croisière et son équilibre action/humour. D’ailleurs, sur ce point-là, ça faisait plaisir de retrouver de vraies scènes d’action qui ne soient pas juste de la course poursuite. Bordel, je crois que je commence à être vraiment fan, en fait ?

NCIS Hawai’i – S02E02

Épisode 2 – Blind Curves – 15/20
Je me rends compte que les personnages de la série me manquaient un peu : j’ai passé un bon moment devant cet épisode. Il est tout simple, l’enquête y est trop fluide et simple, mais ce n’est pas grave : c’est le genre de divertissement efficace dont j’ai besoin pour mes déjeuners solo. Ouais, c’est uniquement pour ça que j’ai repris cette saison 2… Et alors ? J’étais content d’enfin retrouver la série, parce que le crossover de début de saison m’avait déçu.

Spoilers

Un corps est retrouvé dans une casse.

Une fois n’est pas coutume, l’intrigue policière n’est vraiment pas ce qui m’a le plus fasciné avec cet épisode. Il faut dire que, comme trop souvent, le coupable était facile à deviner dès son introduction – et son introduction s’est fait à mon sens avant même qu’on voit son visage. Alors, certes, c’était chouette de voir quelques courses de voitures et d’avoir toutes les références à Fast & Furious, mais bon, j’aime bien quand la série propose des scènes d’action avec des chorégraphies de combat, et ce n’est pas ce que nous avions dans cet épisode.

Ceci étant dit, les scénaristes eux-mêmes semblent avoir eu conscience du problème puisque nous ne voyons même pas les aveux définitifs de la coupable. L’enquête était fluide, sans gros retournement de situation, et ça fait que de ce côté-là, l’épisode était sans plus. Après, c’est rarement les enquêtes qui me fascinent le plus et c’est bien pour ça que je ne fais que des critiques express : ça me permet de manger tranquillement devant mon épisode en sachant que la critique qui suivra ne sera pas interminable.

La critique, justement, ne peut que se concentrer sur les intrigues secondaires. C’est dans celles-ci que les personnages évoluent et j’ai beaucoup aimé avoir un approfondissement de la relation entre Lucy et Whistler. Pour le moment, leur relation est la seule différence notable entre les saisons 1 et 2. Forcément, j’adore Lucy, alors ce n’était pas compliqué de me vendre cette intrigue. J’ai plus de mal avec Whistler, cependant, et c’était intéressant de la voir sortir de son rôle habituel pour devenir une toute autre personne.

Dans cet épisode, en effet, nous la découvrons sur un terrain plus personnel quand elle souhaite parler de Lucy à son boss. Alors si on essaie d’être rationnel deux minutes, il n’y aurait normalement rien à faire : vu comment elles ont été remarquées du côté du NCIS, j’ai du mal à croire que Jane n’avertisse pas le FBI – ou juste que les ressources humaines du NCIS ne soient pas au courant.

Pour le bien de l’épisode, cependant, on met de côté ce détail et on voit Whistler stresser de perdre son poste d’agent de liaison avec le NCIS, tandis que Lucy stresse de ne plus bosser avec elle et donc de voir leur relation perso en être affecté. C’était mignon de les voir des ces états-là et j’aime bien que la série prenne le temps d’aborder ce que signifie une relation au travail.

En plus, cette intrigue permettait à Jesse de gagner quelques scènes lui aussi, et notamment une où il interagit, peut-être pour la première fois, de manière personnelle avec Whistler. Ils sortent du cadre du travail et même si je sais que nous sommes face à une série procédurale, j’ai trouvé ça intéressant de les voir briser la frontière entre simples collègues de travail et collègues qui se connaissent mieux. Whistler se confie donc à Jesse plutôt qu’à Lucy, et ça fonctionnait.

Si elle avait besoin de se confier, c’est parce que son coming-out n’était toujours pas fait au travail. J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode où Whistler reproche à demi-mots à Lucy l’aisance avec laquelle tout semble s’être si bien passé pour Lucy. Ce n’est pas toujours facile de faire son coming-out au travail, et trop de séries ont tendance à l’oublier. Cependant, j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Whistler stressait tant : son patron semble loin d’être homophobe et dans le monde parfait de la série, il ne fait même pas la moindre réflexion ou blague homophobe quand il rencontre Lucy.

Si ce n’est pas merveilleux ! Cela fait toujours du bien de voir ce genre de scènes très fluides, et je trouve ça sympa aussi que la série prenne du temps d’antenne pour présenter cette intrigue – même si ce n’est toujours pas censé être le sujet principal de la série.

Cela dit, ça reste plus intéressant à développer que la dernière intrigue de cet épisode : on y voit Jane s’inquiéter pour son fils qui passe tout son temps sur son téléphone et qui a une mauvaise note. Après un déjeuner avec le père, Jane en arrive à la conclusion qu’il a une petite amie, ce que l’ado ne dément pas. Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y avait autre chose à creuser. S’il n’y avait pas déjà eu Lucy, j’aurais pu penser à un coming-out, mais bon, trois personnages homo dans une série CBS, ce serait surprenant.

J’imagine qu’un prochain épisode nous en apprendra plus sur le secret qu’il peut bien cacher à Jane. Je doute qu’il ne s’agisse que d’une petite-amie et ça ressemblait plutôt à une graine plantée là pour la suite. Si ce n’est pas le cas, eh bien, ce sera décevant, parce que pourquoi tant de chichis ?

Resident Alien – S02E16

Épisode 16 – I Believe in Aliens – 18/20
L’épisode de cette semaine prouve tout ce que la série avait dans le ventre depuis le début, mais c’est presque frustrant que ce ne soit qu’à l’avant-dernier épisode que tout parvienne si bien à se mettre en place. Le rythme est excellent, les clins d’œil fonctionnent, on s’amuse énormément tout en ayant de l’action et on nous prépare le terrain de l’épisode final avec succès. J’espère vraiment qu’on aura une saison 2, car il y a moyen de faire tellement d’autres histoires !

Spoilers

Harry est de retour à Patience, persuadé d’être le père de deux enfants.


You’re a dinosaur?

Je sais bien que la rentrée des séries bat son plein en ce moment et que je devrais être à regarder les Season Premieres attendus depuis quelques mois, mais voilà, je préfère commencer ce matin par un Season finale, parce que bon, quand même, autant terminer ce chapitre avant d’en ouvrir un autre. Commencer la journée par un bon gros cliffhanger, ça promet un bon dimanche, je trouve. Et je ne doute pas que la série saura me fournir ça.

L’épisode commence de manière un peu étrange par l’interview de Mike Richardson, un réalisateur qui nous raconte son lien avec les OVNIs malgré son scepticisme. Nous verrons bien le lien qu’à tout ça avec le reste de la série, plus tard. Tout au long de l’épisode, ce documentaire étrange continue avec l’interview de James Dowdall, qui a lui aussi une vidéo d’OVNI, puis d’Osvaldo Ramirez Castillo qui a vu des lumières depuis son balcon pendant une coupure d’électricité ; puis de Jef et Jessie Miller qui prennent leur expérience avec beaucoup plus d’humour. En fin d’épisode, il est révélé qu’Olivia aussi a participé à ce documentaire et a affirmé qu’elle croyait aux extraterrestres.

Après le générique, nous retrouvons D’Arcy et Asta contentes de leur projet de vivre ensemble, même si ça signifie devoir calmer les envies étranges de D’Arcy – qui préfère un jacuzzi à un lit apparemment. Un détour par Jay demandant à récupérer son job à la clinique plus tard, Asta se fait harceler par Harry qui est de retour de sa convention médicale.

Elle lui amène un sandwich à la dinde et au thon (ew ?) et reçoit en échange le droit d’assister elle aussi au message de Goliath, grâce à bébé Bobby. Le message complet n’apporte pas grand-chose de plus finalement : Goliath avertit Harry de la présence des Gris sur Terre, mais nous le savions déjà. Ils ont trouvé le moyen de créer des hybrides entre alien et humain, et ça sent mauvais pour la Terre.

La surprise vient finalement de la solution proposée par Goliath : se servir des ressources d’Eleanor McCallister. Ben merde. La grande méchante de la série devrait donc devenir une alliée pour sauver la planète de son extinction par les Gris, mais bizarrement, je sens que ça ne sera pas aussi simple que ça. Je veux dire, Harry a bien réussi à convertir le chasseur d’aliens en peu de temps, mais ça ne pourra pas être toujours aussi rapide.

La situation laisse Asta avec une migraine, surtout qu’Harry lui annonce qu’il ne compte pas sauver la Terre, mais simplement s’occuper de ses enfants. Au pluriel. Alors qu’il donne le sein à Bobby grâce à un étrange gadget qui doit probablement exister, Harry révèle en effet qu’il a décidé d’adopter Robert. Ce dernier est justement dans « sa » chambre, et il n’apprécie pas tout le bruit fait par Asta. Tu m’étonnes qu’elle finisse avec une migraine !

Ce n’est que le début de ses problèmes, de toute manière, parce qu’Harry est ensuite contacté par Joseph, le Gris que nous suivons depuis quelques épisodes. C’est un plaisir de voir Enver Gjokaj et Alan Tudyk partager à nouveau l’écran ensemble, mais j’étais déçu de ne pas pouvoir faire une jolie capture d’écran des deux ensembles : ils sont toujours face à face. Loin de cette petite considération, l’épisode avance son intrigue à fond : Joseph annonce que les Gris ont passé un pacte avec le peuple d’Harry afin qu’il puisse rentrer chez lui.

Il lui envoie par SMS l’adresse où il doit se rendre pour rentrer enfin sur sa planète. Bien sûr, tout n’est pas si simple, avec Harry qui pose des questions sur la manière dont les Gris ont obtenu son numéro – et la réponse est évidemment Ellen. J’ai pas mal ri de la situation avec Ellen, même si elle n’est pas vraiment présente pour les gags cette fois-ci. Tout se joue sur ce qu’on nous raconte d’elle – et qui est on ne peut plus crédible.

En attendant de pouvoir rentrer sur sa planète, Harry doit rentrer chez lui pour gérer ses enfants – Robert et Merle. Euh, je préférais Bobby, pour le coup. Je n’ai absolument pas compris comment il pouvait si rapidement faire confiance aux Gris, mais il n’empêche qu’Harry semble vouloir retourner sur sa planète au point d’être un peu idiot. Il annonce tout son plan à Robert, qui galère à lui faire comprendre qu’il a 28 ans et n’a pas vraiment besoin d’être adopté – ou emmené sur une planète extraterrestre d’ailleurs.

La scène était sympathique, avec Robert qui finit par être protégé par Harry lui laissant sa boule alien. Son départ semble affecter Harry, qui décide même de faire un cadeau d’adieu à Max. La scène était marrante, mais je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si l’acteur avait grandi d’un coup ? C’était étonnant, non ? Je ne sais pas. Les enfants grandissent, c’est sûr, mais il m’a paru soudainement beaucoup plus grand.

Ce n’est absolument pas le sujet, cependant : Max ne croit pas une seule seconde qu’Harry est sur le point de l’abandonner, parce qu’il tient trop à lui pour ça. C’est effectivement le cas : il prend le temps de dire adieu à Max, mais fait une simple vidéo à Asta ? Il est dans l’abus, comme toujours, mais de toute manière, il ne peut pas terminer sa vidéo sans être interrompu par Sahar. Celle-ci a appris par Max que son bébé est de retour en ville, et elle veut le voir pour le remercier et lui dire adieu.

La scène est super touchante, avec Bobby et Sahar qui se remercient l’un l’autre et ont une vraie relation d’affection entre eux. Cela perturbe même Harry et comme Sahar lui fait remarquer que le bébé est désormais le pont (bridge) entre les extraterrestres et les humains, Harry décide de renommer le bébé… Bridget. Allons bon. L’humour m’a fait rire au moins – et c’était presque digne de Sirena, pour ceux qui ont la référence.

Harry et Bridget se rendent ensuite au point de rendez-vous fixé par les Gris, au beau milieu de la neige. Ils y trouvent effectivement un vaisseau qui semble prêt à les emmener loin de la Terre. Cela se fait avec la voix off d’Harry se rendant compte qu’il ne veut plus totalement manger son bébé. Il est même attaché à lui en théorie… Mais en pratique, il n’hésite pas à l’abandonner. Il laisse en effet ce bébé repartir dans l’espace avec le vaisseau des Gris, mais sans lui. C’est abusé comme les scénaristes se débarrassent vite du bébé, mais ça marche bien d’avoir Harry qui prend conscience qu’il a changé grâce à lui et qu’il peut donc réussir là où Goliath a échoué.

En plus de tout cela, les scénaristes sèment quelques graines pour que tout ça prenne l’allure d’une vraie fin de saison. Jay décide donc de reprendre contact avec Asta et lui donne un rendez-vous pour le lendemain. Asta insiste tellement pour dire qu’elle viendra au rendez-vous qu’on sait déjà qu’elle le ratera.

Au départ, je pensais que ce serait à cause du départ d’Harry, mais comme celui-ci fait demi-tour, ce n’est pas ça le problème. L’autre problème pourrait être cette autre graine : D’Arcy retourne chez Dan récupérer des affaires qu’elle a oublié chez lui et trouve dans les affaires d’Asta la preuve qu’Harry a probablement tué Sam.

Enervée, D’Arcy décide en toute logique d’aller confronter sa meilleure amie directement chez le principal intéressé, Harry. Le problème, c’est qu’Asta refuse de lui révéler la vérité, parce qu’elle ne peut pas briser le secret d’Harry comme ça. C’en est trop pour D’Arcy qui décide de planter définitivement Asta, leur amitié n’étant fondée que sur un mensonge depuis plus d’un an.

Harry est dévasté de voir les deux meilleures amies se disputer. Il décide donc, enfin, de révéler sa véritable identité à D’Arcy. Quand elle le voit, elle le prend pour un dinosaure et s’en fout pas mal de ce qu’il est, étant simplement rassurée que son amitié avec Asta puisse continuer et tenir la route pour encore de nombreuses années. Elle est mignonne comme tout et j’ai bien ri de sa non réaction à la vérité.

C’est raccord avec le personnage : il en faut plus que ça pour déstabiliser D’Arcy, nous le savons bien. Contre toute attente, Asta peut donc passer du temps avec Jay et l’aider à choisir sa robe de bal de promo, avant de revenir manger avec D’Arcy et Harry, histoire de raconter à sa meilleure amie tout ce qu’elle a pu rater avant. Leur dîner est toutefois interrompu par un hélicoptère…

D’Arcy découvre ainsi la possibilité d’une fin du monde et l’existence d’un bunker, juste avant que l’armée ne débarque chez Harry pour l’arrêter. C’est presque une scène de guerre qui a lieu pour ravager la cabane… alors qu’Harry les attend bien patiemment. Il espérait évidemment avoir une entrevue avec McCallister. Elle, elle doit faire face à son échec de l’épisode précédent. Elle découvre ainsi que Joseph est une taupe qui a possiblement été le maillon faible dans sa sécurité. Ce n’est absolument pas le cas, mais la théorie se tient.

En fin d’épisode, elle fait donc enlever Harry dans sa cabane pour avoir un entretien avec lui dans une de ses bases secrètes. Nous n’en saurons pas plus pour cette saison toutefois.

En parallèle, Ben continue de gérer son rôle de maire comme il peut. Il est censé boucler les budgets de la ville, et ce n’est pas si simple face aux demandes extravagantes et nombreuses de Mike. Le refus de Ben pourrait encore passer, mais quand il lui annonce qu’en plus, il ne compte plus soutenir l’idée de station balnéaire, ça déstabilise bien trop Mike. Je sens que ça va le faire rester de voir Ben être aussi inactif face à la situation.

En plus, sans station balnéaire, la ville risque de faire face à un grand crime, alors il faut plus d’hommes et de voitures à Mike. Tout ce qu’il obtient, c’est une voiture pour enfants, merci Max, mais bon, il a d’autres choses à gérer : Olivia découvre la mort de Peter, le chasseur d’alien, dans un accident de la route et elle n’y croit pas du tout. Pour une conspirationniste, cette mort est étonnante en même temps, je la comprends largement. En plus, la voiture de Peter est toujours en ville, abandonnée sur deux places de parking de Patience.

Pour la première fois, Olivia décide donc de s’opposer à un ordre direct de Mike – qu’elle a donné elle-même en vrai – et vole la voiture pour mener son enquête sur ce qu’elle est sûre d’être un meurtre. Elle est rapidement prise la main dans le sac par Mike, qui l’engueule… avant de lui venir en aide quand des flics s’intéressent apparemment de près à ce véhicule volé. S’il le fait, c’est parce qu’en bon flic (ça lui arrive), Mike a décidé de vérifier l’intuition d’Olivia : il a repéré que la voiture est effectivement revenue à Patience des heures après la mort supposée de Peter.

C’est donc louche au point qu’il risque beaucoup pour protéger Olivia face à des flics… qu’il révèle comme étant des imposteurs dès qu’ils ont le dos tourné. La ruse était trop habile pour Mike : il prétend connaître un autre flic de leur commissariat, mais un qui n’existe pas.

De retour au commissariat, Mike peut alors embaucher un autre adjoint au shérif pour bosser avec lui : sans trop de surprise, il s’agit de Joseph. Je me doutais bien qu’ils n’iraient pas ajouter un personnage random dans la série, mais je suis content si ça signifie qu’Enver Gjokaj sera de retour en saison 3. J’adore cet acteur.

Autrement, malgré la décision de Ben de laisser tomber la station balnéaire, il est révélé qu’il continue de faire des insomnies et du somnambulisme. J’imagine que cette intrigue aura un impact plus important par la suite. Et cela ne manque pas : il est révélé en fin d’épisode que Ben est régulièrement enlevé par les Gris. Nous le découvrons quand ceux-ci récupèrent Robert à l’arrêt de bus (j’étais triste pour lui, d’ailleurs) et qu’ils le sanglent juste à côté de Ben.

À Ben, on adresse des mots rassurants : son bébé est là aussi. Oui, exactement comme Peter avant lui, Ben se retrouve donc en présence des Gris parce que les extraterrestres ont kidnappé son enfant. Trois mois plus tôt, ils ont fait venir Kate à eux pour lui prendre son bébé… Oh putain, c’est bien amené cette affaire : c’était absolument évident que ça allait terminer comme ça cette intrigue de grossesse, mais ça a été bien géré pour nous faire croire qu’elle n’était pas enceinte finalement !

EN BREF – J’ai eu du mal en début de saison 2 à me remettre dans le bain de la série, avec une intrigue qui semblait piétiner un peu trop suite aux révélations de fin de saison et un humour lourdingue auquel il faut en permanence se réadapter. Petit à petit, cependant, la série a réussi à proposer une saison de plus en plus solide, avec des intrigues qui se rejoignaient et des évolutions de personnages tout à fait géniales.

Sans que ce ne soit ma série préférée, je trouve que Resident Alien parvient à embaucher plein d’acteurs de talent que j’aime beaucoup et propose une intrigue de science-fiction vraiment sympathique. Elle n’est pas toujours très originale, mais son humour est efficace sans jamais relâcher la tension dramatique. Un vrai petit plaisir.

Je serai au rendez-vous pour la saison 3, même si les cliffhangers me posent finalement assez peu de questions : D’Arcy et Asta vont avoir tout le temps de faire le point sur tout ce qu’il s’est passé dans le bunker, alors la révélation pour D’Arcy tombe presque à plat, Harry et McCallister vont réussir à s’allier sans difficulté dans la base secrète, Joseph va pouvoir surveiller régulièrement Ben et Kate maintenant que leur bébé est en possession des Gris. Tout est déjà en place ; il n’y a plus qu’à !

The Cleaning Lady – S02E01

Épisode 1 – Sins of the Father – 13/20
La reprise n’est pas franchement à la hauteur de ce que j’attendais, parce qu’on manque d’enjeux pour l’ensemble de la saison et surtout parce qu’un paquet de scènes ne paraissent pas bien logiques. Les scénaristes galèrent à justifier l’injustifiable et l’héroïne commet des erreurs de débutante sans qu’on ne sache bien pourquoi, changeant d’avis comme certaines changent de perruques dans cet épisode. J’espère que ça continuera mieux que ça !

Spoilers

Thony tente de retrouver Marco, ghostant au passage Nadia et Arman.

For all we know, she could be headed to the airport right now.

Cette saison 2 reprend de la meilleure des manières : avec quelques images concernant le ménage à faire. Ce n’est toutefois pas Thony qui fait le ménage cette fois-ci : bien au contraire, notre Cleaning Lady est Arman. Il travaille avec Hayak pour nettoyer la prison… mais il est rapidement révélé que c’est un travail avec un bon intérêt derrière. Hayak a en effet un portable caché dans la prison et la complicité d’un garde pour s’assurer qu’il puisse être libéré bien rapidement. C’est abusé, surtout que ça donne l’impression qu’ils sont en prison depuis un moment.

Pourtant, nous retrouvons Thony toujours en panique suite à la disparition de son fils. Elle vient de faire un tour de quartier et on comprend assez vite que nous sommes exactement là où nous en étions à l’épisode précédent. Thony refuse de geler ses cartes bleues parce qu’elle pense quand même au bien de son fils et qu’elle le veut capable de manger. Oui, oui, Marco a volé ses cartes.

C’est une excellente chose : ça lui permet de recevoir une alerte l’informant que son mari a acheté des billets pour les Philippines. Quelle surprise, vraiment, personne ne s’y attendait. Sa réaction logique ? Ce devrait être d’aller à l’aéroport, mais non, elle décide plutôt de contacter… Garrett. C’est exactement ce que j’imaginais qu’elle ferait, même si ça ne plaît pas à Fi.

Garrett, lui, est occupé au FBI, à chercher l’argent qu’il a compris être en cryptomonnaie. Il est toujours mal vue par sa boss, Russo, et l’on découvre au passage qu’il a un passif avec ses témoins-clés sous couverture. Je veux dire, avant de recevoir l’appel de Thony, il repère sur un tableau de suspect Maya, une femme avec qui il travaillait – mais aussi avec qui il a couché. Putain, mais qu’est-ce qu’il fout encore au FBI ? Comment peut-on encore en être à Garrett qui fout un vent à sa boss pour décrocher le téléphone quand Thony l’appelle alors que Thony n’est plus personne pour lui ?

Malgré tout, il accepte de lui venir en aide et de l’aider à retrouver son fils. Luca est loin d’être idiot et réclame sa mère à l’aéroport, mais c’est en vain. Celle-ci n’est pas si loin : elle débarque rapidement avec Garrett, empêchant son mari de quitter le pays. Celui-ci refuse tout de même de la confronter, ce qui n’a plus aucun sens. Si son but est de repartir aux Philippines, à quoi bon lutter encore ? Elle l’empêche de le faire et Garrett confirme vite qu’il ne peut pas quitter le territoire désormais.

Tout le monde dans l’aéroport semble s’en contrefoutre de cette mère qui hurle le nom de son gamin, personne ne lui demande la moindre information, les flics semblent carrément impuissants et finalement, tout ce que Thony trouve, c’est la peluche de son fils. Ce n’est pas super bien écrit tout ça, et c’est joué avec constance par l’actrice qui semble en peine face à un scénario si peu ficelé.

La scène suivante nous apprend que Marco a quitté l’aéroport avec son fils et voit Garrett essayer de convaincre Thony qu’elle ferait mieux de rentrer chez elle – aux Philippines. Ce serait tellement logique : elle n’a plus rien à faire aux États-Unis de toute manière. En plus, à trop se concentrer sur son fils, Thony se fait des ennemis sur le sol américain. En effet, eEn prison, Arman reçoit une visite de Nadia, et c’est une bonne chose : il apprend que ce que lui a dit Hayak est vrai… mais c’est aussi mauvais pour Thony : Nadia n’a aucune confiance en elle et n’a plus de nouvelle de la femme de ménage qui s’est barrée avec tout leur fric.

Triste. Thony est bien forcée de la ghoster quand elle est avec le FBI, mais ça n’arrange pas ses affaires. Thony continue de la ghoster quand elle rentre auprès de Fi, lui reprochant d’avoir fait de son fils un criminel, mais elle décroche tout de même le téléphone quand elle a un appel en numéro masqué. Elle espère évidemment qu’il s’agisse de Marco.

Ce n’est toutefois pas le cas : au bout du fil, elle a droit à Arman, qui s’inquiète de son silence. S’il a besoin de beaucoup d’argent pour compromettre un juge, il reste tout de même à l’écoute de sa femme de ménage quand il la comprend paniquée par quelque chose. Ce quelque chose, c’est la disparition de son fils, alors bon, il comprend le problème – mais il conclue tout de même en lui demandant de fournir l’argent.

Il conclue rapidement parce qu’il a un visiteur qui l’attend, mais aussi parce qu’il est jaloux d’entendre que Thony a fait appel à Garrett pour empêcher Marco de quitter le pays. Oui, oui, depuis sa prison où les gardes le laissent téléphoner, il arrive encore à être jaloux de Garrett. Ce dernier est justement celui qui lui rend visite, mais Arman refuse de lui parler. Le problème, c’est que Garrett parle beaucoup, lui, et que leur conversation est enregistrée par un garde qui va tout rapporter ensuite à Hayak.

C’est gênant comme tout : Hayak apprend qu’Arman est celui qui l’a balancé, et les représailles ne se feront pas attendre je pense. Il s’arrange donc pour avoir une entrevue, en prison, avec Arman qui comprend bien vite qu’il est en danger et se montre méfiant. La scène est on ne peut plus cliché avec le prisonnier qui siffle pour rameuter ses chiens de garde et les gardiens de la prison qui lui obéissent totalement. Cela marchait peut-être dans la série originale, mais pour les prisons américaines, ça paraît franchement ridicule.

Arman est envoyé dans les quartiers de population générale, et ça ne fait pas envie. Là-bas, Hayak s’arrange pour que les gardes ferment les yeux quand on lui tombe dessus. Arman finit donc blessé, mais de manière assez prévisible, il est aussi capable de mettre KO les prisonniers qui s’en prennent à lui. Cela ne l’empêche pas de terminer son épisode entre la vie et la mort.

De son côté, Garrett ne lâche pas l’affaire de la cryptomonnaie et il tente de faire pression sur Nadia. Il en faut plus que ça pour l’impressionner, cela dit. Confronté à un mur, il n’a plus d’autres choix que d’accepter l’invitation qu’il reçoit ensuite : depuis sa prison, Hayak le fait en effet convoquer pour négocier une peine de prison plus courte en échange de l’argent.

Le seul problème, c’est qu’il ne sait pas exactement où est l’argent. Il peut toutefois donner les codes d’accès de son portefeuille de cryptomonnaie en ligne à Garrett, qui les file ensuite aux experts du FBI et finissent par bloquer l’accès au compte. Ils sont en effet capables de remarquer que quelqu’un est en train de vider le portefeuille. Ce quelqu’un, c’est Fiona : elle est embauchée par Thony pour aller retirer l’argent qu’elle transfère chaque fois sur des comptes en banque auxquels Fi peut accéder, avec pas mal de perruques. C’est marrant à voir, ça n’a rien de bien crédible, mais bon, ça avait un petit côté fun agréable.

Ainsi, Thony se débrouille pour récupérer une partie des deux millions de dollars pour Arman, ce qui énerve clairement Fi. Les promesses de clinique pour blanchir l’argent semblent déjà bien loin, quoique puisse en dire Thony. J’ai du mal à voir où ils comptent en venir après tout ça, ces scénaristes.

Toujours est-il que Thony gère en parallèle ses affaires, sachant désormais qu’elle pourra voir Marco le soir-même, parce qu’il a pris le temps de l’appeler. Si on se concentre sur cette intrigue plutôt que les autres, Thony parvient ainsi à apercevoir son fils à travers une fenêtre. Si Marco lui demande de venir seule au motel où il se cache, elle accepte que Fiona et Chris viennent avec elle. C’est étonnant, d’ailleurs, dans la manière dont c’est fait : elle refusait que Fi vienne avec elle, mais quand Chris lui demande de venir, elle n’hésite pas à accepter.

Et pendant qu’elle s’engueule avec Marco, Fi et Chris se retrouvent à s’embrouiller dans la voiture, parce que le fils espère que quelqu’un appellera la police. Il n’apprécie pas que son oncle kidnappe son neveu comme ça et ne souhaite pas le voir s’en tirer si facilement. C’est finalement Fiona qui se rend en premier dans le motel pour calmer son frère.

Comme ce n’est absolument pas efficace, Chris finit par intervenir aussi pour protéger sa mère. La tension monte assez vite quand il souhaite aller voir Luca, et il finit par pousser son oncle dans les escaliers en métal du motel. Marco fait une bien mauvaise chute, tombant donc dans les escaliers et… mourant. Cela tombe bien, tiens.

Chris est donc coupable du meurtre de son oncle et le premier réflexe de Thony est de nettoyer la scène de crime. Bon, elle le fait bien mal : elle efface certes les empreintes, mais elle balance ensuite le chiffon avec lequel elle le fait par-dessus la rambarde. Elle fait pareil avec son portefeuille dont elle vole les cartes de crédit d’ailleurs.

Cela pourrait encore passer à peu près, même si elle laisse ses empreintes dessus parce que bon, c’est la femme du défunt après tout, ses empreintes pourraient être là. Par contre, elle demande ensuite au gérant du motel d’appeler le 9-1-1, en montrant très clairement son visage. Elle ne prend pas non plus la peine de vérifier s’il y a des caméras.

Bref, certes, elle peut retrouver Luca quand la police – et Garrettt parce que le FBI est aussitôt impliqué ? – l’appelle, mais ça se fait à un prix pas terrible. En effet, le gérant du motel a une vidéo de surveillance montrant que Chris tue son oncle, et même si c’est clairement un accident, ça ne l’empêchera probablement pas de faire du chantage dans les prochains épisodes. J’ai l’impression que la série avait proposé mieux jusque-là, ce n’est pas super cohérent de voir Thony se laisser avoir par des pièges et erreurs comme ça.