Russian Doll – S02E03

Épisode 3 – Brain Dead – 17/20
Il faut peut-être que je commence à me poser des questions sur moi-même car il y a un twist de cet épisode que j’adore et que j’adore chaque fois que je le vois dans une série. Au-delà de ça, je trouve que la série nuance beaucoup mieux ses mystères qu’en saison 1. Il y a une piste que l’on peut suivre clairement d’un épisode à l’autre, et ça aide à mieux comprendre ce qu’il se passe et à suivre vraiment Nadia dans toutes ses péripéties. Cependant, il y a encore une intrigue que les scénaristes se gardent en réserve, et j’ai hâte d’y arriver.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Well inexplicable things happening is my entire modus operandi.

Nadia/Lenora passe la nuit dans le métro, dépitée d’avoir perdu son argent. Enceinte, elle attire les regards de tout le monde : bonnes sœurs, enfants, passagers… Elle finit par se réveiller au dernier arrêt parce qu’une femme s’occupe d’elle, la prenant en pitié – et aussi parce que c’est son job dans le métro. Je l’aime bien cette femme qui parle avec Nadia avec beaucoup d’honnêteté et de sympathie.

Nadia finit par comprendre qu’elle doit vraiment quitter le métro et se rend chez… Ruth. La pauvre voit débarquer sa meilleure amie qui se met à lui parler de 2022 et de sa volonté de réconcilier absolument Vera (sa grand-mère) et Nora (sa mère). Pour Ruth, en revanche, cela donne juste l’impression que sa meilleure amie est complètement schizo et se met à parler d’elle à la troisième personne.

Malgré tout, Nadia assure les examens médicaux de sa mère concernant la grossesse, tout en promettant encore et toujours qu’elle retrouvera l’or. Au passage, elle se rend compte qu’elle est en train de fusionner encore plus avec sa mère : elle se met à comprendre le hongrois, comme sa mère. En parlant un peu avec Vera, Nadia se rend également compte que sa grand-mère aussi avait perdu l’argent dans un train et qu’elle a peur de lui raconter pour ne pas passer pour folle. Ah, tout ce délire spatio-temporel serait finalement génétique ?

Le rendez-vous médical de Lenora la fait inévitablement passer une échographie, permettant à Nadia de s’admirer elle-même. C’est un peu tordu comme idée, mais venant de cette série, ce n’est pas une surprise. On pourrait penser que ça lui ferait un électrochoc, mais non : Nadia ne comprend toujours pas que l’alcool qu’elle boit en tant que Lenora est probablement mauvais pour elle. Cela me fait rire de me dire que si elle est aussi fuked up, c’est partiellement de sa faute. Les années 80 l’aident bien aussi à faire n’importe quoi de sa grossesse, j’imagine.

Tant qu’elle est dans le passé, Nadia se renseigne aussi sur sa famille et sur cette fameuse histoire de train, toujours en vain. Personne ne semble lui dire exactement ce qu’il en est. La voir fouiller tout l’appartement et voler sa propre famille, c’est étrange, mais bon, avec cette série et Nadia, plus rien ne peut être surprenant. Nadia surprend tout de même des réactions allergiques étonnantes et, franchement, inquiétante, sur les poignets de sa mère.

Nadia se rend ensuite à la bibliothèque municipale pour faire quelques recherches sur le dernier train d’or de Budapest, celui dont parle souvent sa grand-mère et qui serait peut-être une clé de ce qui lui arrive. Finalement, elle est capable de suivre un fil d’idées plus longtemps que ce que j’imaginais Nadia.

Elle se rend ensuite auprès de Danny, qu’elle avait rencontré dans le bar lors du premier épisode. C’est plutôt une bonne chose pour elle, il fallait que ce genre de détails soit important pour la suite après tout : Danny vend des télévisions, des caméras et aussi de quoi lire des diapositives, ce dont elle a besoin pour ses recherches, car il y a des diapositives intéressantes pour elle à la bibliothèque.

En attendant de pouvoir y retourner le lendemain, Nadia prend la décision de rentrer chez elle (ou chez Lenora plutôt, à force, je m’y perds aussi) afin de fouiller les affaires volées chez Vera. Elle y découvre une lettre familiale sur ses arrières-grands-parents arrêtés par des nazis, mais aussi que sa mère vivait dans une moisissure incroyable.

Les réactions allergiques sur la peau de Lenora/Nadia ? Nadia retrouve carrément un insecte sur sa peau, ou dans sa peau ? Et ça termine en délire encore plus dingue : Nadia se met à voir Lenora et lui parler. La schizophrénie est de pire en pire, et, bon, encore quand elle est seule dans l’appartement à dire qu’elle préfère croire sa mère, ça passe, mais quand il est question d’aller carrément acheter des cigarettes, c’est du grand n’importe quoi.

Tout ça ne doit pas nous détourner du fait que Nadia finit par voir ce qu’elle souhaitait voir avec le projecteur et que l’intrigue avance enfin : le train existe réellement. La femme de la bibliothèque qui devait se renseigner le fait rapidement. Elle rappelle Nadia pour lui expliquer que les familles hongroises juives ont dû mettre tous les biens de valeur dans un train allemand, avec un ticket pour les récupérer ensuite.

Bien sûr, elles n’ont jamais pu récupérer quoique ce soit, surtout que le train a lui-même disparu d’après les rapports nazis. Par contre, la schizophrénie de Nadia/Lenora empire vraiment : elles voient toutes les deux des insectes qui ne sont peut-être pas là et se parlent de plus en plus. Cela ne passe pas inaperçu, même pour Ruth.

Ainsi, Nadia termine dans un hôpital psychiatrique en fin d’épisode. C’était assez inévitable, et j’ai adoré la manière dont c’était filmé, avec une disparition de l’une et de l’autre par moments, avec les deux ensemble parfois, avec Nadia qui assure au médecin que sa mère est dans la pièce, avant de lui dire toute la vérité. La vérité est impossible à croire, par contre. C’est une vision comme une autre de la schizophrénie, après tout.

Bien sûr, Nadia ne compte pas rester de manière définitive dans cet hôpital psychiatrique : elle utilise donc sa mère pour réussir à s’échapper avec une succession de draps noués. Pourquoi pas… sauf que c’est impossible car elle est censée être seule. La série nous confirme en tout cas que Lenora s’est échappée de l’hôpital, alors que Nadia rentre enfin chez elle en 2022. Elle y trouve une note d’Alan lui demandant de la rappeler absolument – vivement l’épisode suivant ?

Elle ne le fait pas immédiatement, trop prise dans ses propres recherches familiales. Au dos d’une photo de sa mère, elle découvre en effet un ticket de reçu des biens du train d’or de Budapest, signé par un certain Marton Halasz. Nadia décide donc d’aller à Budapest pour retrouver la trace de son or familial. Normal.

Russian Doll – S02E02

Épisode 2 – Coney Island Baby – 15/20
C’est un deuxième épisode plutôt dans la lignée du premier. Si on passe beaucoup de temps sans mon personnage préféré, j’aime bien suivre Nadia dans sa quête pour l’instant. Elle est toujours odieuse avec tout le monde, comme il se doit, mais l’épisode suit un schéma logique qui ne perd pas de temps et reste divertissant. Quant au fait que Nadia soit parfois stupide dans ses actes, ce n’est pas une nouveauté, alors j’ai envie de dire que c’est simplement raccord avec la saison 1.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Yes, me, but uh I’m not even me right now.

Si je m’attendais à une autre boucle temporelle, ce n’est pas la piste retenue pour cette saison 2. Je me demande si tous les détails du premier épisode serviront donc vraiment ou si le but était juste de nous faire attendre ce qui n’arriverait jamais. Cet épisode commence par un réveil difficile pour Nadia/Lenora. Elle doit en effet expliquer à sa grand-mère, qui est désormais sa mère, qu’elle a volé l’argent, certes, mais que cet argent est en fait volé par Chez. En plus, moi, j’imaginais que sa grand-mère était Ruth, même si ça ne collait pas trop niveau âge. Je n’ai capté qu’après coup ce qu’il en était.

Ce qui est fun, c’est que Nadia a donc droit à un sermon de sa grand-mère qu’elle connaît par cœur ; mais pour une fois, ce n’est pas à elle qu’il est adressé. Nadia est patiente un temps, puis elle finit par s’énerver sur sa grand-mère : à ses yeux, l’argent perdu est son héritage, et il est perdu parce qu’elle l’a gardé pour elle pendant toute sa vie, forçant finalement sa fille à lui voler. Certes.

Nadia part finalement en lui disant qu’elle l’aime malgré tout, mais elle se met aussitôt à la recherche de Chez. Elle commence par le bottin, parce qu’il n’y a pas internet et qu’il faut bien commencer quelque part, avant d’aller chez les anges gardiens aux bérets rouges. Elle y retrouve Derek, l’ange gardien de l’épisode précédent, et lui demande son aide pour retrouver Chez. Elle heurte bien sûr une impasse, même si Derek lui promet de faire ce qu’il pourra, en quelques semaines.

Peu rassurée par l’idée, Nadia décide plutôt de rentrer chez elle pour faire ses recherches sur Internet. Ce sera probablement plus efficace. J’aime bien cette idée de prendre le métro pour voyager dans le temps, surtout quand je suis moi-même dans un train au moment de regarder cet épisode.

Dans le présent, par contre, Nadia a laissé passer un peu toute une soirée. Elle se rend compte donc que Ruth est sortie de l’hôpital sans elle et culpabilise assez vite de ne pas s’être occupée d’elle. Elle n’est pas la seule à le faire : Maxine s’en prend assez vite à sa meilleure amie pour lui faire remarquer qu’elle aurait vraiment dû s’occuper d’elle la veille car les médecins s’inquiètent pour elle.

Nadia est sûre de pouvoir bientôt lui offrir des soins de toute manière, puisqu’elle souhaite retrouver le trésor de sa famille grâce à Chez. Et grâce à Google. Contre toute attente, elle n’a aucun mal à retrouver la trace de Chez en 2022. Vu l’état de l’appartement, il est évident qu’il n’a pas l’or des médailles que Nadia recherche.

Elle cherche tout de même et n’écoute qu’à moitié ses explications, quand il lui affirme que le trésor est un « Coney Island », un concept fantasmé qui n’arrivera jamais. Pourquoi pas, j’aime bien l’histoire de famille derrière ce concept, et j’aime que Chez reconnaisse Nadia quand elle lui parle de Lenora.

Par contre, tout ça n’aide pas vraiment Nadia à retrouver son argent. Si Chez ne l’a pas, c’est probablement parce que Nadia réussira à le retrouver dans le passé, en vrai, surtout qu’il lui dit que c’est à Lenora qu’elle aurait dû demander des explications. Nadia s’en va de l’appartement de Chez 2022 et se met à chercher sa piste dans le passé.

Elle a pour cela un indice : il pratique un sport à New-York, et c’est facile pour elle de revenir en 1982  pour le rencontrer. Elle croise d’abord quelques collègues de Chez, histoire que les scénaristes s’amusent avec la situation. C’est bien beau tout ça, mais moi, j’attends toujours Alan. J’imagine qu’elle finira par le croiser.

En attendant, elle retrouve donc Chez qui lui affirme qu’il lui a déjà rendu son argent, la veille au soir. Nadia ne le croit pas immédiatement, mais quelques blagues plus tard, elle se rend à l’évidence : sa mère a bien volé l’argent de sa grand-mère, pour s’acheter une voiture décapotable rouge bien vif qui sera vite saccagé à New-York, franchement.

Au passage, Nadia tombe sur Delia, une femme qui supervise que toutes les affaires de Lenora soient déménagées… C’est fou, tout le monde traite Lenora comme on traiterait Nadia, la mère avait donc un caractère de merde elle aussi ? Nadia tombe aussi sur Ruth, et je dois dire une fois de plus que je n’ai pas tout suivi. Pour moi, c’était sa grand-mère Ruth, mais finalement, Ruth est la meilleure amie de Lenora ? Chronologiquement, ça place la Ruth de 2022 à genre 70 ans, donc ça colle effectivement davantage que les 85/90 que j’imaginais si elle avait été la grand-mère de Nadia.

En tout cas, Nadia passe le reste de l’épisode avec la meilleure amie de sa mère pour récupérer tout le trésor de sa grand-mère. Ce n’est pas rien là tout de même. Elles revendent d’abord la voiture, avec un pourcentage de moins, découvrant ainsi que la mère de Nadia a décidé d’appeler sa fille ainsi à cause de la vendeuse de voitures qu’elle connaissait bien, trainant régulièrement dans son magasin à fantasmer sur la voiture.

Dans le coffre de la voiture, elles trouvent des fourrures, qu’elles rendent en en perdant encore un pourcentage. Enfin, elles se rendent chez un prêteur sur gages pour récupérer les médailles… Ou au moins une partie d’entre elles. Nadia est désespérée de ne pouvoir tout récupérer, alors Ruthie finit par apporter les fonds qu’il lui manque pour ça : elle troque sa bague de fiançailles contre les médailles en or. Après tout, son fiancé n’est plus là, dit-elle. Euh oui, mais ça reste une sacrée fortune ?

Nadia passe ensuite encore un peu de temps avec la meilleure amie de sa mère, pour la consoler. Forcément. Avant de repartir pour 2022, elle décide aussi de passer par une cabine téléphonique pour téléphoner à sa mère et lui expliquer qu’elle est super énervée après elle : Lenora passe son temps à tout détruire autour d’elle, et sa fille ne peut qu’être déçue de ça. Snif.

La scène est un chouilla triste tout de même, non ? Nadia prend ensuite le métro et est surprise d’apercevoir Alan à travers la fenêtre, surtout qu’elle est encore dans les années 80. La pauvre est suffisamment idiote pour laisser son sac avec toutes les médailles sur le siège alors qu’elle essaie d’attirer son attention. Sans trop de surprise, le sac se fait ainsi voler. Je m’en doutais quand elle s’est levée.

Franchement, quelle idiote, parfois ?

Russian Doll – S02E01

Épisode 1 – Nowhen – 16/20
Je sais que je suis sacrément bon public avec cette série, mais j’adore l’actrice. L’épisode a quelques longueurs malgré son temps court, mais quand on comprend enfin ce que sera l’intrigue de la saison, j’ai été happé bien vite comme lors des premiers épisodes. C’est une intrigue amusante, une ambiance qu’on ne trouve que dans cette série et avec un peu de chance, ça me donnera quelques points du Bingo Séries aussi.

Spoilers

Nadia reçoit un cadeau d’anniversaire particulier de la part de l’Univers.

When the universe fucks with you, let it.

C’est déjà dès le départ un étrange épisode qui s’annonce : nous retrouvons en effet Nadia dans ce qui ressemble fort aux égouts, alors que des voitures avec sirènes passent au-dessus d’elle. ON a à peine le temps de se demander ce qu’il se passe que la musique commence (excellente BO d’ailleurs) et que nous suivons finalement Nadia dans les rues et le métro de New-York. Franchement, c’est le genre de scènes qui donnent envie de partir aux USA illico – mais c’est peut-être aussi l’approche de la rentrée qui me donne des envies de vacances, même si je rentre actuellement de vacances.

Bref, Nadia arrive finalement à l’hôpital où on retrouve tout son sens de l’humour habituel et où je me souviens que j’adore cette actrice, franchement. Elle a un côté « I don’t care » dans tout ce qu’elle fait, ça lui va à merveille, c’est tout. En tout cas, elle vient à l’hôpital pour aider Ruth, une personne âgée, dans ses examens médicaux et dans l’attente interminable, digne d’une pièce de Beckett. Est-ce qu’une série américaine est vraiment en train de référencer En attendant Godot sans en donner le titre ?

C’est bon, je suis de nouveau amoureux de la série. Il n’aura pas fallu grand-chose. Pourtant, je continue de détester les amis de Nadia et une bonne partie des personnages secondaires. Vraiment, j’aurais pu me passer du retour de Maxine… Bon, il faut se faire à sa présence de toute manière. Elle est au téléphone avec Nadia pour lui organiser son anniversaire, ce que Nadia refuse, préférant passer du temps avec Alan. Tu m’étonnes.

Maxine le prend mal, lui rappelle qu’elles sont potes depuis 25 ans et Nadia finit par s’enterrer à nouveau dans le métro. Là, elle croise Horse sur le quai opposé, ce qui permet un petit dialogue à distance qui aura probablement son importance en cas de boucle temporelle. Dans le métro, Nadia est absolument insupportable avec tous les passagers. Ils ont juste envie de prendre le métro tranquillement, elle parle à tout le monde avec des blagues peu drôles et une manière de se croire chez elle assez imblairable.

Ce n’est pas grave, on va faire avec. Pendant que j’ai le temps car le trajet en métro est long pour elle, je devrais en profiter pour noter que Nadia a arrêté de fumer, mais qu’elle en a encore beaucoup envie, au point d’en mâchouiller une régulièrement et qu’elle finit par en allumer une dans l’espace non-fumeur qu’est le métro.

Nadia, fidèle à elle-même. Au moment de descendre, Nadia est prise dans un flot de passagers étranges, notamment des « anges gardiens » aux bérets rouges, et se sent un peu mal, sentant que le monde change autour d’elle. Un des anges l’aide à trouver sa sortie – et c’est comme cela qu’elle se fait voler son portable – remplacé par des allumettes qui lui indiquent de se rendre chez Chez (pratique ce nom). Soit ?

Sincèrement, j’aime l’ambiance de la série, aussi particulière soit-elle, mais c’est un enfer à critiquer, surtout que je me doute que chaque détail aura son importance plus tard dans la saison. Par contre, l’épisode 1 traine déjà en longueur : Nadia est un personnage intéressant, mais j’attends que l’intrigue commence vraiment moi. Malheureusement, je sens que ce ne sera pas pour tout de suite. Pourtant, on a vite repris nos habitudes avec Nadia.

Elle se laisse guider par la vie peu importe où elle l’emmène, et ça l’emmène dans un bar où elle sympathise avec un certain Danny. Son but est de lui taxer une cigarette tout en lui expliquant qu’elle voyage dans le temps et en imaginant son futur. Soit. Elle finit par rencontrer Chez, un type qui ne donne pas envie du tout de l’approcher. Il semble pourtant la connaître, la drague lourdement comme s’il la connaissait déjà et la force à le suivre quand un type semble à sa poursuite.

Bon, ça laisse deux possibilités : Maxine se fout de sa meilleure amie avec une sorte d’escape improbable la menant à une fête ; Chez est dans une boucle temporelle alors que Nadia n’y est pas. Dans les deux cas, ça me donne au moins l’impression que la saison propose quelques enjeux. Dans la rue, Chez propose de la drogue à Nadia, puis l’emmène vers une adresse qu’elle ne connaît pas, mais dont elle a les clés dans sa veste. Allez savoir.

Celui-ci en profite pour la toucher en récupérant les clés avant de l’embarquer dans le vol d’une mallette au sein d’un appartement où ils cherchent à être discrets. Soyons francs, on ne comprend vraiment rien. Nadia non plus, mais elle, elle s’en fout, elle se laisse guider n’importe où. Vivement qu’on me ramène Alan, parce que là, pour le moment, ce n’est pas passionnant la journée de Nadia.

Le tourne-disque de l’appartement se lance tout seul, forçant Nadia et Chez à s’enfuir loin de là pour finir en plan cul.

Avant de coucher, Nadia souhaite toutefois aller aux toilettes, ce qui lui permet d’y découvrir, en se regardant dans le miroir qu’elle est désormais… sa mère ? C’est plus qu’inattendu cette affaire. Elle n’est plus du tout Nadia, elle est désormais Lenora, et c’est bien ça pour ça que Chez lui parlait comme s’il la connaissait déjà. Oh bordel. Pas de boucle temporelle, alors ?

Pour ne rien arranger, Nadia passe son temps à boire, se droguer et fumer… alors qu’elle est enceinte. Enceinte d’elle-même donc. C’est très original comme intrigue et je dois dire que j’aime l’idée. Nadia finit par s’enfuir de chez Chez, paniquée par ce qui est en train de se passer.

Elle reprend le métro… et est heureuse de se retrouver en 2022 et de croiser un millenial. Son premier réflexe une fois en 2022 ? Se rendre chez Alan. Pourquoi a-t-il une pornstach désormais ? Je ne m’y attendais pas du tout. Trois années ont passé depuis la saison 1 (dingue que Nadia survive au Covid quand on voit son mode de vie), ils continuent de passer toutes les soirées d’anniversaire de Nadia ensemble, au cas où ils se mettraient à mourir.

Ce n’est donc pas ce qu’il se passe cette saison, mais le problème, c’est qu’Alan n’est pas du tout au courant de ce dont lui parle Nadia. Il n’est pas retourné dans le temps pour être sa mère (ou son père ?) alors il prend ça pour un autre délire de Nadia. Elle en a tellement, c’est parfaitement crédible. Bon, outre la pornstach bizarre, Alan est toujours célibataire et n’a pas changé, acceptant que sa mère lui organise des rencards chaque semaine.

Il s’inquiète pour Nadia, sans plus, préférant se rendre à son rencard. Pendant ce temps, Nadia, elle, retourne chercher Ruth à l’hôpital et la questionne sur sa mère et sur Chez. C’est l’occasion d’apprendre que Chez était là quand Lenora a perdu tout l’argent de sa famille. Cela intrigue suffisamment Nadia pour qu’elle se décide à reprendre le métro, voir ce qu’il se passera. De son côté, Alan hésite à prendre le métro, mais le fait malgré tout, stressant clairement de ce qu’il pourrait lui arriver, n’ayant pas envie de voyager dans le passé. Franchement ? Ça m’a fait rire de le voir tout inquiet comme ça.

Quand Nadia sort du métro, elle est de nouveau dans le passé et elle se rend une fois de plus chez Chez pour retrouver l’argent. C’est efficace : elle découvre que l’argent est bien chez lui et qu’il est donc celui qui a volé l’argent de sa famille – avec Lenora, qui était pour, donc. C’est super creepy, mais Nadia enchaîne ensuite en… couchant presque avec lui ? Elle excite clairement Chez, et c’est étrange comme tout.

Elle finit par s’arrêter et se rendre aux toilettes, histoire de faire le point. Elle souhaite reprendre l’argent qui lui appartient… mais c’est en vain : Chez profite qu’elle soit aux toilettes pour se barrer avec tout le trésor de famille de Lenora. Pauvre Lenora. Je me demande en plus si elle se souvient de ce qui lui arrive quand Nadia prend le contrôle comme ça. Joyeux anniversaire Nadia en tout cas, c’est un bel anniversaire de découvrir ce qui est arrivé dans le passé de sa mère.

Resident Alien – S02E12

Épisode 12 – The Alien Within – 19/20
Non seulement c’est un très bon épisode avec tout ce qu’il faut d’humour, mais en plus, les fils rouges avancent à toute vitesse l’air de rien et une scène de l’épisode m’a laissé bouche bée car je ne l’avais pas vu venir. Eh, ça m’apprendra à ne pas lire les comics, j’imagine ? En tout cas, la saison est vraiment bien gérée, cette deuxième partie est beaucoup plus prenante que la première, que j’avais déjà bingewatchée avec plaisir. Et ça cloture des intrigues de la saison 1 l’air de rien bien avant la fin de saison.

Spoilers

McCallister, Harry et Sahar continuent de chercher le bébé.


Every day you’re here, you become more human. It’s inevitable.

Je n’arrive vraiment pas à voir les épisodes de la série le jour de sa sortie, mais je veux faire attention autant que possible à ne pas prendre de nouveau du retard, parce que je l’aime vraiment beaucoup cette série. Après, sa première scène de cette semaine m’a laissé hyper perplexe : plutôt qu’un flashback, nous avons droit à un flashforward. Soixante ans plus tard, Harry est encore en vie, mais pas Asta, et il contemple un volcan en éruption juste devant sa cabane de Patience. C’est inattendu comme début d’épisode – mais ça l’est encore plus en fin d’épisode, vous verrez.

Dans le présent, nous retrouvons Harry à la recherche du bébé alien, ce qui permet toujours autant de comique. Alan Tudyk est dingue, mais il parvient très bien à nous faire croire qu’il parle l’alien, hein. Il n’a toutefois pas de chance et ne le retrouve pas, alors il laisse de côté cette affaire pour retourner au travail.

Là-bas, il s’éclate sur la déco d’Halloween (un épisode d’Halloween pour septembre, c’est logique ?) en s’amusant avec un faux squelette. Asta n’est pas trop d’humeur à faire la fête par contre, et elle gâche vite sa bonne humeur : elle commence par demander des informations sur l’autre espèce extraterrestre qui veut détruire les humains, ce qui fait qu’Harry se confie sur son incompréhension de voir que le bébé alien ne lui saute pas dans les bras quand il l’appelle.

Voilà comment détruire la bonne humeur d’un extraterrestre : Asta lui fait remarquer qu’il est de plus en plus humain. C’est parfois difficile à croire : il se retrouve par exemple à soigner D’Arcy quand elle vient le voir parce qu’elle a mal au genou – et se contente de lui dire qu’elle a un corps trop vieillissant. Pourtant, quand D’Arcy se met à lui confier ses sentiments et toute sa crainte de ne plus pouvoir skier alors qu’elle n’est bonne qu’à ça (c’est faux ça !), Harry la prend en pitié. Il lui donne ainsi courage, espoir et ordonnance, avant de remarquer qu’il est trop humain, définitivement.

Il décide donc d’aller s’exiler dans la montagne enneigée pour se retransformer en extraterrestre définitivement, là aussi. Bon, le définitif chez Harry est sujet à redéfinition assez rapidement : il a trop faim pour rester dans la montagne. Il retourne donc chez lui… pour mieux découvrir que la cabane n’est pas du tout adaptée à sa taille normale. Le voilà qui revient sur sa décision donc, mais ça se sera fait avec juste ce qu’il faut d’humour.

Pendant ce temps, Olivia et Mike continuent de mener l’enquête en pleine forêt et confirment la pollution de l’eau de la rivière qu’ils soupçonnaient (grâce à Asta et Liv) par des produits toxiques. Cela mène rapidement Liv à la bonne piste : il y a eu une fuite dans le stockage des déchets chimiques qui devaient rester bien en place dans un lac artificiel de Galvan/Powell. Dommage, hein ?

Le groupe industriel est dans la merde, mais ça innocente beaucoup la femme de Sam des charges pesant encore contre elle. L’affaire remonte vite aux oreilles du FBI, alors Olivia et Mike présentent le résultat de toute cette enquête à la femme de Sam et à Asta. Les deux femmes découvrent donc toute la vérité, et ça va tellement vite finalement qu’on a du mal à croire que c’est un fil rouge qui date depuis un an et demi qui arrive à sa conclusion. Et tu parles d’une conclusion pour la femme de Sam, en plus, parce que tout ce qu’elle y gagne, c’est une casquette de baseball offerte par le shérif. En échange, elle a perdu sa maison et a été en prison, quoi. Pas exactement la compensation dont on rêve.

Pas exactement non plus la réputation dont Ben a envie pour attirer son nouveau projet immobilier. Ce dernier continue d’attiser la haine de tout Patience, par contre, menant à de bonnes scènes où toute la ville – c’est-à-dire D’Arcy (elle m’a fait mourir de rire avec sa question), Asta et une inconnue, soutenue ensuite par Olivia – se montre ouvertement hostile à la station balnéaire. Bien sûr, ça renforce les doutes de Ben et entame sa confiance en lui, mais il a heureusement Kate pour le soutenir. Ils sont bien revenus de leur crise de couple avec ce bébé, c’est cool. Pour Ben, par contre, ça craint un peu d’avoir toute la ville contre lui – surtout qu’on découvre qu’il a été nommé maire avec juste 49 voix, dont 9 en-dehors de sa vie. Moins une voix parce qu’il a voté pour lui-même.

L’air de rien, cet épisode clôture donc l’enquête autour du meurtre de Sam, mais aussi autour du meurtre le soir de l’anniversaire d’Harry. Il n’en faut pas plus pour que la police se retrouve désoeuvrée. Ainsi, Torres est forcée de retourner à Jessup, espérant tout de même un rencard avec Mike avant que ça ne se fasse. Malheureusement pour elle, il ne semble pas motivé et fuit autant que possible cette possibilité, malgré les appels de phare incroyablement gênants de Torres et Liv. S’il le fait, c’est toutefois en pleine connaissance de cause pour une fois : Harry a décidé qu’il était temps pour lui de quitter Patience et de retourner à Washington. Pardon ? C’est étonnant comme choix, même avec son développement de cette saison.

En parallèle, à l’école, Max regagne la confiance de Sahar comme il peut. Il y en a une qui inquiète rapidement Sahar par contre, c’est la femme de cantine, Agnes. C’est logique : elle connaît le prénom de Max et elle porte une montre qui n’est pas une montre de cantinière selon Sahar. Le truc, c’est qu’elle a tout à fait raison : il s’agit de McCallister, et elle est suffisamment dingue pour avoir placé des caméras partout dans l’école.

Cela permet rapidement à son homme de main d’entendre – parce qu’il y a des micros aussi ! – Sahar et Max parler d’alien. D’ailleurs, Sahar qui essaie de faire l’alien prouve que, clairement, l’actrice a un potentiel de dingue. Je zappe quelques scènes quand même (parce que j’ai trouvé ça super lourd le coup du suppositoire qui ne sert à rien finalement ??) pour en arriver à la journée d’Halloween qui se justifie finalement pleinement pour que Bobby puisse errer librement en ville – il est déjà déguisé.

D’un côté, Harry en arrive à la conclusion de kidnapper Sahar pour retrouver le bébé alien. Sahar y voit une opportunité, car elle ne parvient pas à le retrouver non plus n’ayant pas la langue alien en LV3, alors ne résiste certainement pas. Cela dégoûte Harry de voir que Sahar est une fois de plus plus maligne que lui – la scène était excellente franchement, j’ai bien ri.

D’un autre, pendant que Sahar et Harry quittent l’école, Max retrouve le bébé alien dans les couloirs de l’école. Et c’est génial, parce que vu les habits qu’il avait en s’enfuyant, il est déjà déguisé pour Halloween, donc personne ne se doute de rien dans les couloirs de l’école ! Certes, Bobby est mort il y a des années, mais justement, il n’y a plus grand-monde pour s’en souvenir et le soupçonner d’être un extraterrestre… jusqu’à ce que la vidéosurveillance de McCallister porte ses fruits et que son allié forcé de l’aider ne découvre l’alien.

Aussitôt, l’armée se met en quête de retrouver ce Bobby. Max le ramène bien logiquement chez lui, où ses parents sont déguisés en Sonny et Cher, pour toujours plus d’humour. Ben et Kate rencontrent ainsi Bobby et ne s’inquiètent pas plus que ça de ne pas entendre le son de sa voix autrement que pour leur dire qu’il est un bébé. Il faut dire qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper de Max qui entame sa crise d’ado en disant qu’il n’a pas envie d’aller chercher des bonbons chez les voisins alors que la maison du maire est ensuite envahie par Ellen et quelques potes à elle. C’est Halloween après tout : elle en profite pour venir faire peur au maire en étant déguisé en lui, et en déversant sa haine de sa politique.

Bordel, elle est excellente comme personnage, elle me fait rire à chaque épisode dans cette deuxième partie de saison. Pendant que la maison est envahie par à peu près toute la ville, l’air de rien, le bébé Alien s’enfuit. Cela force Max à quitter la barraque à son tour. C’est en revanche en vain qu’il se met à errer en ville à la recherche d’un bébé alien déguisé une nuit d’Halloween. Franchement, on est à ça du détour inutile dans l’intrigue, mais c’est logique car ça permet à l’armée de savoir où est le bébé.

Autrement, D’Arcy vient également chercher Kate pour faire la fête, et ça laisse Ben seul avec toutes les personnes qui le détestent. C’était plutôt drôle, mais je ne suis jamais très objectif quand on me met Don’t fear the reaper en fond sonore. Le but de rameuter Kate à la soirée d’Halloween est toutefois de la convaincre que la station balnéaire est la pire des idées. La pauvre est clairement prise en otage à ce stade : ses « amies » la mènent à un pont qui sera détruit par les travaux, mais où tous les enfants de la ville ont gravé leurs noms. C’est une belle manière de la prendre par les sentiments : elle y voit l’inscription de son mari et ses amies l’invitent à inscrire le sien aussi, comme elle n’a jamais eu ça pour son enfance.

Les filles ne s’arrêtent pas là : elles emmènent ensuite Kate dans le diner du père d’Asta pour la convaincre encore plus que la ville est exceptionnelle et qu’il ne faut pas que de grandes chaînes le chassent de là. Oh. Cela finit par prendre comme il faut sur Kate : elle affirme aux autres filles qu’elle est désormais de leur côté. Mais pauvre Ben, il va vraiment finir seul à vie.

Pendant ce temps, dans les bois, Bobby entend la voix de Sahar l’appeler vers sa caravane habituelle. Quand il s’y rend, il a toutefois une mauvaise surprise. Ce n’est évidemment pas Sahar comme on pouvait s’en douter puisqu’elle est avec Harry, mais bien l’armée qui organise le kidnapping de Bobby. Dans les bois, Sahar et Harry entendent l’hélicoptère qui vient retirer la caravane de son emplacement, mais ils arrivent trop tard : ils ne peuvent que voir bébé Bobby s’envoler dans les cieux. Sahar est traumatisée par ce qu’il se passe, surtout qu’elle se rend compte qu’elle ne pourra plus jamais voir son bébé et qu’elle en est responsable.

Harry continue d’affirmer que c’est lui qui l’est, mais il est tout de même terrifié de voir qu’il est touché par les larmes de Sahar. J’ai bien aimé cette scène d’humanité entre eux. Il n’empêche qu’Harry n’a plus rien à faire d’autre que rentrer chez lui pour chercher des idées afin de retrouver le bébé.

Il envoie au passage un texto incompréhensible à Asta qui est paniquée et débarque à toute vitesse chez lui – pour rien. L’urgence est passée après tout. Alors qu’Harry mange égoïstement sa pizza seul, Asta en profite pour voir les enveloppes qui s’entassent chez Harry car l’alien ne les ouvre jamais. Elle y trouve même une enveloppe venant de Violinda. Il s’agit d’un livre avec toutes les peintures de Goliath, et on se doute bien que ça va avoir son importance. Asta y découvre bien une peinture qui la perturbe (et je veux noter ici à quel point le scénario est brillant avec son « unless » qui revient après avoir été évoqué par Mike et Liv en début d’épisode !)…

L’épisode peut alors se terminer soixante ans lus tard, avec la cabane d’Harry en flammes – et le reste de la ville aussi. Pas de quoi s’inquiéter, cependant : 300 ans plus tard, Harry est toujours sur Terre et tout semble bien détruit. Il trouve alors un portail qui permet à quelques mouettes de venir se cramer. Cela confirme à Harry l’existence des ley lines et de l’énergie qu’elles renferment. Notre héros décide aussitôt de trouver un portail pour revenir en arrière et sauver la planète. Le Harry du futur, mais cette fois-ci 500 ans dans le futur, décide donc de passer un portail pour revenir dans le passé. Oh bordel.

La révélation est vraiment inattendue – et cette paire de fesses aussi, d’ailleurs – Goliath est donc… Harry lui-même ? Le bébé est bien le sien ? Non, vraiment, je ne m’y attendais pas. Pire encore : le portail déjà vu dans la série, bien plus tôt, menait à Goliath. Celui-ci étant Harry, il a pu peindre Asta et Harry dans la neige en saison précédente.

Mindblown. Reste à voir si la série va se lancer dans une théorie du paradoxe temporel où Goliath parvient vraiment à changer le passé… ou si tout est déjà écrit et que la planète est condamnée. À vue de nez, j’aurais tendance à penser que le futur va changer : je ne vois pas l’intérêt d’un Harry du futur revenant dans le passé pour tout changer et recommençant tout exactement pareil. Et en même temps, si tout n’est pas exactement pareil, il y aurait dû avoir d’autres impacts sur ce qu’il savait de Patience – l’effet papillon, tout ça tout ça, impossible qu’Asta se retrouve avec la même veste là.