Walker – S02E11 (express)

Épisode 11 – Boundaries – 12/20
Pas si dingue cet épisode, alors que je l’attendais au tournant après l’introduction de Cassie la semaine dernière. Finalement, le choix qui est fait ici est de développer le fil rouge de la saison, mais ça termine en une querelle qui manque sacrément de crédibilité malgré toutes les justifications que tentent de se donner les scénaristes. Dommage.

Spoilers

Cordell étant enfin heureux en amour, il est temps que ça pète dans les disputes entre voisins.

Ah, mais voilà, ce résumé de l’épisode en une phrase que je viens d’écrire me fait comprendre ce qui m’a vraiment posé problème : c’est un épisode qui semble tout droit sorti d’un mauvais soap ? Franchement, c’est ridicule cette histoire, non ?

On nous l’avait teasé la semaine dernière : les disputes entre voisins se déplacent et se fondent à présent sur un tout nouveau problème, celui du terrain occupé par les Walker alors qu’il appartiendrait aux Davidson. On sent tout au long de l’épisode que ça couve et que ça va leur exploser à la gueule, mais quand ça le fait, ça semble encore surprendre tout le monde. Cinq ou six épisodes après avoir trouvé la lanterne Walker dans la grange Davidson, August se fait enfin engueuler par son grand-père qui découvre la vérité et semble cacher plus d’informations que ce qu’il voulait bien nous dire jusque-là.

En effet, à coup de flashback et de feuille de papier représentant des contrats vieux de plusieurs décennies, le grand-père révèle qu’il était au courant des problèmes de propriété de son ranch. Cela nous explique probablement pourquoi il était si prêt à le vendre : il ne lui a jamais appartenu officiellement. Les Walker sont donc sur des terres empruntées et jamais rendues, et ça provoque des problèmes quand les Davidson finissent par s’en rendre compte grâce aux recherches de Liam dont la DA est prévenue, allez savoir pourquoi.

Elle, elle m’a posé des problèmes dans cet épisode. On ne sait jamais trop dans quel camp elle est, et là, ça devient ridicule : elle dégage son mari en début d’épisode après avoir compris son implication et son meurtre, mais elle le recueille quand il est bourré comme si de rien n’était ; elle est plutôt une voix de la raison depuis son arrivée dans la série, mais elle est prête à… parier sa maison sur une course de chevaux ? Alors qu’elle n’a pas de cheval ? Allô ?

Je n’ai pas hâte de voir l’épisode de la semaine prochaine qui se concentrera probablement sur cette course digne d’un mauvais far west. Il me semble qu’en 2022, il est possible d’écrire des scénarios un peu plus intéressants que ça, parce que là, ils trouveront de toute manière un twist : ils ne vont pas virer les Davidson de la série ou les Walker de chez eux, et jamais personne n’accepterait de jouer tous les biens de sa vie sur une course de chevaux ?

Je veux dire, qu’ils trouvent un arrangement financier à l’amiable ? Les Walker ont clairement une dette à payer pour racheter la terre, et puis basta ensuite ? C’est trop bizarre ce qu’ils font là, sérieux. Et personne ne le ferait dans la vraie vie. Qu’importe, c’est la situation que nous avons à présent, il faut s’y faire.

Pour le reste des intrigues, eh bien, ce n’est pas beaucoup plus fameux : j’ai éclaté de rire de voir Stella comprendre qu’elle était en train de foutre un râteau à son pote et prétendant de toujours. C’était sacrément mal géré. Après, elle a de qui tenir la pauvre : le Cordell n’est pas beaucoup plus malin. Le matin, il convient d’un safe word avec Geraldine au cas où leur relation irait trop vite et mettrait mal à l’aise l’un d’entre eux, l’après-midi, il lui propose de faire un dîner avec toute sa famille pour annoncer qu’ils sont en couple. MDR.

Déjà, tout le monde le sait bien parce que ça se voit, et ensuite, t’as couché une fois avec ta pote, il faut peut-être se calmer dans les annonces officielles ? Evidemment qu’elle a peur et refuse… Si on en était resté là, ça irait, mais non : il a fallu que les scénaristes jugent bon d’insister sur cette idée et de nous montrer Gerry changer d’avis et se rendre au ranch pour le fameux repas.

Finalement, l’annonce officielle n’est pas faite puisqu’elle se retrouve embarquée sans grande vraisemblance dans les histoires de famille… mais bon, le simple fait qu’ils y pensent, ça n’a pas tellement de sens. Bref, c’est comme ça, c’est fait, on ne va rien dire. Geraldine est une Walker désormais, et elle a l’une des clés de la saison puisqu’elle voit le grand-père partir avec la lanterne et une pelle en fin d’épisode. Quelques secrets restent à déterrer de toute évidence.

En parlant de secret, on note qu’il y a donc un Davidson dans la nature suite à un accouchement dont l’enfant n’est pas mort-né comme tout le monde le pensait (à l’exception de Marv, mort, et d’Abby, qui me soule à nouveau). Et Cassie dans tout ça ? Elle peine à trouver sa place, comme Tray, mais elle croise la DA… Pas fameux. Ils auraient pu lui donner un vrai épisode avant de la réduire à la nana qui fait de l’escalade et s’occupe des types bourrés – il le jouait mieux plus jeune ce type d’intrigue l’acteur, d’ailleurs.


Walker – S02E10 (express)

Épisode 10 – Nudge – 16/20
Voilà un épisode qui me plaît beaucoup pour ce qu’il réussit à mettre en place très rapidement. Je ne m’attendais pas du tout à aimer autant. C’est très cliché, mais ça m’a malgré tout pris par surprise et ça permet de relancer la saison vers de nouveaux horizons. Il était temps que ça arrive, même si le fil rouge est encore un peu trop négligé à mon goût.

Spoilers

Cordell mène l’enquête sur un usurpateur d’identité qui va le faire croiser la route d’une certaine Cassie.

Vous voyez un éléphant dans un magasin de porcelaine ? Il est probablement plus délicat que les scénaristes de la série avec cet épisode qui nous introduit évidemment une remplaçante au personnage de Micki. Il était probablement temps que ça se fasse : on a eu le temps de se faire à son absence, mais on sent bien qu’il manque encore quelque chose à la dynamique globale pour que ça redevienne intéressant. Et moi qui m’était dit que j’allais probablement détester sa remplaçante… eh bien, j’ai beaucoup aimé !

Dès le début de l’épisode, on nous dit évidemment que Cordell se sent seul, même si ça sort de nulle part, et on sent bien vers quoi on se dirige. Cependant, je m’attendais vraiment à ce qu’on lui propose de faire équipe avec une personne avant qu’il ne tombe sur la remplaçante de Micki. Et pourtant, après cet épisode, je n’ai aucun doute : j’ai envie que Cassie soit là pour rester ; et pour rester longtemps, en plus.

Le personnage amène des idées intéressantes pour la série : elle a un partenaire qui a disparu, ce qui est exactement ce dont nous avons besoin pour la série, car ça ajoute une dimension en fil rouge. Cela devrait être réglé d’ici la fin de saison, mais en attendant, le mystère demeure à la fin de l’épisode et est prenant. J’aime particulièrement l’idée que ça reviendra au moment où on ne s’y attendra plus et que le personnage de Cassie ne sera par conséquent pas tout à fait plat.

Ce mystère restera quelque chose qui fait qu’elle risque de claquer entre les doigts de Cordell à tout moment, et c’est très bien comme ça. Ceci étant dit, son introduction est donc particulièrement lourde : elle prend Cordell pour un criminel et le fait entrer dans le coffre d’une voiture volée, ce qui n’a pas beaucoup de sens pour une ranger en arrêt, mais bon. Chapeau bas à Jared qui arrive à rentrer dans le coffre d’une voiture malgré sa taille – ça m’a fait rire.

Le choix qui est fait est donc de nous montrer deux personnages qui se tapent sur les nerfs, mais qui vont faire équipe bien malgré eux pour résoudre efficacement une enquête. Comme le précise James en fin d’épisode, il est évident qu’ils sont faits pour travailler ensemble dès qu’elle l’électrocute un coup, mais ce n’est évident que pour les personnages d’une série et pour nous téléspectateurs. Dans la vraie vie, ce serait terrifiant de voir une équipe comme celle-ci mener une enquête.

Bref, je me perds totalement dans cette critique, mais la dynamique entre eux a réussi à me plaire jusqu’au bout de l’épisode. Pourtant, Dieu sait que ça n’a aucun sens de voir Cassie débarquer au ranch pour se renseigner sur le partenaire dont elle ne veut théoriquement pas. Au moins, elle s’impose encore plus vite dans la série et la famille Walker que ne l’avait fait Micki comme ça.

Il en va de même pour sa manière de s’imposer dans la vie de son nouveau partenaire, d’ailleurs. Les scénaristes profitent en effet de son arrivée pour faire avancer ENFIN l’intrigue avec Geri. Bien sûr, je ne fais toujours pas confiance à 100% à celle-ci, même si bon, depuis le temps, je devrais m’y faire et me dire que j’ai tort. En attendant, Cordell lui fait bien confiance lui, et il a fort envie de faire un bout de chemin avec elle. Cela tombe bien : elle est enfin prête à avancer dans son deuil d’après ce qu’elle dit à son groupe de paroles ; et lui, il est sur le point de commencer un nouveau chapitre de sa vie. Le fait que Geri et Cassie se rencontrent brièvement dans l’épisode permet de diluer tout de suite un possible triangle amoureux qui serait chiant à mourir (et j’espère qu’ils ne s’aventureront jamais sur cette piste) et offre une voie royale à Cassie pour dire à Cordell d’assumer enfin ses sentiments pour Geri.

C’est ainsi que dans la dernière scène de l’épisode les deux personnages s’embrassent à pleine bouche, yeah. Par contre, soyons honnêtes, ce cliffhanger n’a pas beaucoup de logique du côté du montage : c’était super étrange d’avoir cette dernière scène juste après ce qui semblait être le vrai cliffhanger de l’épisode. En effet, on nous vend une histoire super chiante de terrain occupé probablement illégalement par les Walker. Voilà donc la discorde familiale qui avait probablement éclaté il y a quelques années et qui avait mené au meurtre dont on nous rabâche l’existence à chaque épisode.

Après, je ne vais pas mentir non plus sur le fait que j’ai aimé Abby dans l’épisode pour une fois. C’est peut-être parce qu’elle est remise à sa place pour une fois qu’elle était plus appréciable. Et en même temps, les scénaristes trouvent encore un moyen de la glorifier quand elle agit soi-disant en enquêtrice en dévoilant l’identité de Cassie. Y a zéro difficulté à deviner que la nana mène son enquête sur Cordell sérieusement.

Bon, bref, je pars trop sur le négatif, ça y est ; mais l’épisode était vraiment plus divertissant que ce à quoi je m’attendais et j’aime déjà beaucoup le personnage de Cassie. Un plaisir !


Euphoria – S02E07

Épisode 7 – The Theater and its Double – 17/20
C’est déjà beaucoup mieux pour cet épisode qui sait au moins ce qu’il essaie de raconter. Le rythme est présent principalement grâce à une narration toujours aussi éclatée qui ne permet sincèrement plus de savoir où nous en sommes dans la chronologie des événements, mais ce n’est pas grave. L’essentiel réside dans la psychologie de chacun des personnages principaux, et ça, on l’a bien, pas de problème.

Spoilers

Il est l’heure pour Lexi de présenter sa pièce à la face du monde – ou en tout cas à tout son lycée.

Lexi, you’re a fucking G!

Vu le titre de l’épisode, je m’attendais à une grande représentation de la pièce de Lexi, et ça ne manque pas : nous commençons l’épisode par Lexi inspirant profondément dans sa loge. Bien. Voyons voir ce que ça donnera, même si la série joue clairement avec ma patience dès cette première minute. Elle peine à garder mon attention, soyons honnêtes.

Finalement, la narration nous renvoie encore dans un style complètement éclaté avec Lexi qui assiste à l’enterrement du père de Rue et entend des conversations qu’elle ne devrait peut-être pas entendre sur l’état des finances de la famille et la complexité de gérer tout l’administratif. Malgré tout, elle prend son courage à deux mains et va réconforter Rue comme elle peut. Ce n’est pas si évident puisque Rue est déjà en train de se droguer, mais une petite conversation sur la poésie les aide à passer un cap.

Le pouvoir de la poésie n’est plus à prouver, et quand on nous l’associe avec une réalisation impeccable, c’est vrai que ça transporte. Et comme prévu, ce flashback n’est en fait qu’une partie de la pièce de Lexi, à laquelle Rue assiste justement. Bizarrement, Rue semble plutôt s’inquiéter de Jules que de la pièce, mais bon.

On nous fait croire aussi que la pièce a un sacré budget, sincèrement, mais ça change d’avoir Lexi comme narratrice, et ça m’a fait rire de voir le casting de la pièce de Lexi. Très clairement, les personnages principaux en sont des avatars de Lexi (jouée par elle-même), Rue, Cassie, Maddy et Kat. C’est plutôt fun à voir quand Maddy comprend ce qu’il se passe. Et puis, j’adore Lexi, évidemment que je suis au rendez-vous pour un épisode complet sur elle diffusé le jour de mon anniversaire. Juste, je suis en retard au rendez-vous apparemment.

La pièce de Lexie est en plus pleine de méta, et elle est… hilarante ? Fez a bien raison d’encourager Lexi et sa mère est clairement sa première fan, mais on se fout un peu de nous dans la linéarité de l’intrigue. On a bien du mal à comprendre l’ordre de tous les événements dans cet épisode qui s’amuse en plus à changer de casting de temps à autres.

J’en retiens que Lexi est méga fan du théâtre et qu’elle balance plein d’infos sur sa vie, sur celle de sa sœur, sur la puberté, sur leur père en qui elle n’a pas confiance quand il veut la ramener de l’école complètement bourré, sur tout un tas de moments, en fait. L’épisode est assez noir, à plonger dans la psychologie d’un personnage qu’on ne connaît pas encore.

Par contre, sérieusement, les décors de cette pièce de théâtre, c’est quelque chose. J’aime avoir ce côté coulisses qui apparaît de temps en temps, j’aime avoir la plongée dans les pensées de Lexie – mais si l’épisode tourne autour d’elle, cela ne l’empêche pas de nous révéler aussi des pans entiers du deuil de Rue (et Gia) vis-à-vis de leur père. L’épisode boucle ainsi ce qui avait été ouvert il y a deux ou trois épisodes, avec le discours de Rue lors de l’enterrement, avant d’en revenir au père de Lexi, et à ses rêves.

Ses rêves qui étaient les mêmes que ceux de Cassie mais qui les poussent toutes les deux dans des directions bien différentes. Cassie finit ainsi dans les bras de Nate, et on insiste bien là-dessus dans cet épisode qui nous rend drôlement esthétique le couple Nate/Cassie, une fois de plus.

Bon, tout ça est vite stoppé pour en arriver ensuite à Lexi et Rue en train de prendre de la drogue ensemble pour la première fois. Et là, bon. Je sais bien que c’est une série, mais on essaie de nous faire croire que le lycée est vraiment OK avec l’idée d’une pièce montrant des ados en train de fumer de la drogue ? Je ne sais pas trop, ça n’a pas de sens, même si la leçon sera que, justement, la drogue, c’est mal. Lexi explique ainsi que la drogue l’enferme dans les mauvaises pensées, jetant toujours un œil sur le public dans lequel Fez ne semble pas apparaître.

L’acte suivant est assez violent pour nous, puisqu’il met en parallèle deux moments terribles : les parents de Maddy se disputant, forçant Maddy à venir vivre chez Cassie et Lexi, pleurant toutes les nuits dans le lit de sa meilleure amie… alors qu’un flashback nous montre l’absence de confrontation entre Maddy et Cassie il y a deux épisodes : Cassie s’est enfermée dans sa salle de bain pour ne pas avoir à faire face à Maddy lorsque Rue a balancé qu’elle couchait avec Nate.

La pièce commence à avoir un véritable effet sur elle, en tout cas, Cassie étant clairement en larmes dans la salle de bain du lycée, fuyant le moment où on lui rappelle douloureusement son passé avec sa meilleure amie. Le problème, c’est aussi que la pièce va rappeler ensuite la relation toxique entre Maddy et Nate. Si Kat est toujours là et toujours mise de côté, j’ai l’impression que cet épisode dévoile plus que jamais le passé du personnage de Maddy. C’est sacrément intéressant, à vrai dire, d’autant que le couple Maddy/Nate est une référence pour tous les personnages.

La série est également terrible dans se représentation de la sexualité, avec Cassie se soumettant entièrement à Nate (ew) et Nate cauchemardant de son père en train de s’allonger nu sur lui. En parlant de Cal, la série nous révèle aussi que Jules a décidé de détruire la sextape d’elle et Cal après l’avoir vue. C’est une réaction plutôt logique… mais nous voilà loin de la pièce sans qu’on ne sache trop à quel moment on en est sorti, et à quel moment on y reviendra, surtout qu’on a vu Cassie et Nate coucher ensemble sur scène ? Enfin, leurs avatars du coup ? Enfin, nous n’en savons rien, à vrai dire. Notons aussi, avant d’en revenir à la pièce, que Samantha offre un cadeau à Maddy, sans qu’on ne sache ce qu’il y a dedans.

Cet épisode permet aussi d’en revenir à Jules et Rue. Cette dernière passe toute la pièce à essayer de voir ce que pense Jules, et elle la croise aux toilettes sans pour autant qu’une conversation ne s’engage. C’est plutôt violent à voir, mais Rue l’a quelque peu cherché, tout de même. À l’inverse, je ne suis pas sûr que l’attitude de sa mère soit la bonne avec elle : elle lui balance tout de même que Rue peut recommencer à se droguer désormais, parce qu’elle sera bientôt en âge de prendre ses décisions, et parce que sa priorité devient Gia.

Sans trop de surprise, Gia est ainsi sur une pente glissante, mais moins glissante que les abdos de tous les comédiens castés par Lexie dans sa pièce : elle représente ainsi l’entraînement des sportifs du lycée avec quelques blagues sur leur sexualité et un numéro musical sur I need a hero où tous les lycées se prennent par derirère et où tous les parents d’élèves… applaudissent ?? PARDON ? Toute cette scène n’a aucun sens en vrai, mais c’est si drôle de voir Nate contrôler sa rage comme il peut. La chorégraphie est hallucinante et si homoérotique, ça n’a aucun sens, mais je suis mort de rire. Lexi a su cerner les fantasmes de Nate, en tout cas. Et je ne sais pas qui est la plus à fond entre Rue et la mère de Lexi face à ce spectacle qui termine en standing ovation.

Le problème, c’est que le premier debout, c’est Nate, mais pas pour applaudir. Lui, il se barre, poursuivi par une Cassie horrifiée par ce qu’elle vient de voir. Le vrai problème, c’est que Nate en arrive à reprocher à Cassie de ne pas avoir su maîtriser sa sœur. Il rompt donc avec elle et lui demande de quitter la maison. OH BORDEL. Je déteste ces scénaristes, et je déteste à nouveau Nate qui n’est vraiment qu’un gros con.

En parallèle, Fez se prépare à assister à la pièce et reste chez lui avec Faye qui s’occupe de lui bien gentiment. Malheureusement, si elle semble apprécier Fez, elle ne lui dit rien des occupations de son mec, qui coopère toujours avec les flics pour faire tomber Fez. Ash semble s’en rendre compte, mais comme Fez ne semble jamais arriver à la pièce de Lexi, on se doute bien qu’il ne le capte pas à temps. On ne saura pas cette semaine ce qu’il s’est passé pour lui, mais en tout cas, il a bien cerné qu’il y avait un problème. Il était pourtant tout prêt pour aller acclamer sa petite-amie, alors je crains le pire, surtout qu’Ash a sorti un couteau. Ce n’est jamais bon signe.

PS : Zendaya a toujours les meilleures grimaces et peut me faire rire, no matter what.

Euphoria – S02E06

Épisode 6 – A Thousand Little Trees of Blood – 15/20
Je ne sais pas si c’est à cause de ma panne de séries de la semaine dernière ou s’il y a une autre raison, mais j’ai eu du mal à entrer dans cet épisode. Je trouve que ça trainait en longueur parfois inutilement et qu’on sent vraiment passer l’heure qu’il dure. Quarante minutes auraient été largement suffisantes pour raconter tout ça, et là, j’ai surtout l’impression qu’on fait durer des scènes qui, finalement, ralentissent trop le rythme de l’épisode et nous font oublier les moments marquants qui sont pourtant là.

Spoilers

Rue est en plein sevrage, Maddy et Cassie en froid.

It’s OK to be angry at her.

Mais quelle horrible scène d’introduction ? Rue est en manque et ne manque pas de nous le faire savoir. Comme on s’y attendait, elle est donc de retour chez elle et sa mère veille sur elle comme elle peut, à savoir en se montrant présente. Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à ce stade. Rue est dans un sale état, parce que c’est ça que provoque le manque.

Quel enfer. L’actrice qui joue sa mère s’en sort bien pour nous montrer toute la difficulté que ça représente pour elle, alors que Zendaya nous sort une prestation digne des zombies de The Walking Dead quand elle a envie de manger un bonbon qu’elle ne peut pas ouvrir. La mère fait donc tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Rue, surtout qu’elle doit patienter la semaine pour lui trouver une place en centre de désintoxication.

On sent bien que l’épisode ne va pas être simple. La narration reprend aussi son style bien éclaté, avec Rue qui se concentre un temps sur le passé de sa mère avant d’essayer de se souvenir de ce qu’elle a pu lui dire quand sa sœur lui apporte à son tour son soutien, avant de penser à Ali et au mal qu’elle a pu lui faire. Bon, tout n’est pas perdu, Rue a quand même quelques regrets au milieu de cette période d’abstinence et de manque de drogue.

Elle me fait de la peine, mais ça n’empêche pas cette première partie de l’épisode d’être un peu trop longue. Pourtant, on sent que les scénaristes nous passent le plus dur avec un montage et l’utilisation de la voix-off. Cela nous permet d’en arriver plus vite au moment où Rue appelle Ali pour s’excuser, sauf que ce n’est pas si simple que ça de s’excuser et d’assumer ses conneries. Elle finit tout de même par réussir à dire ses excuses, et elle est bien rapidement pardonnée par Ali.

Il est vraiment une bonne personne – et il a le pardon tellement facile. Cela soulage Rue d’un énorme poids, forcément… mais j’avais surtout envie de passer à la suite, moi. Cela finit par arriver avec Ali qui débarque chez Rue pour cuisiner le repas à toute la famille. Il le fait avec Gia, après s’être débarrassé de Rue et de sa mère. OK ? C’est un peu étrange comme scène, je ne m’y attendais vraiment pas.

J’aime bien Gia, mais ce n’est pas sur elle que je pensais que l’épisode allait se concentrer sur elle et ses sentiments. Seulement, c’est qu’Ali a envie de faire, et c’est plutôt légitime en tant que parrain de Rue. Le dîner de famille ? Il n’est montré qu’en fin d’épisode et il nous révèle à quel point Ali a confiance en Rue, espérant d’elle qu’elle réussisse à rester clean. Pourtant, cette fois, Gia n’est plus si confiante en sa grande sœur. Elle a besoin de plus d’amour, Gia, et elle l’obtient de Rue… alors que sa mère apprend en pleine nuit que finalement, non, il n’y aura pas de place pour Rue dans l’hôpital où elle souhaitait la faire interner. Super.

Cet épisode marque aussi, enfin, le retour de Nate. Le pauvre n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé entre ses deux copines, et il est ainsi plutôt heureux de sa journée : son père s’est barré, personne n’a jamais nettoyé sa pisse d’ailleurs, et il peut s’entraîner avec son portable en mode silencieux comme d’habitude. Comme d’habitude, quand il le reprend, il a 38 appels en absence de Cassie, comme toujours, et zéro de la part de Maddy, comme jamais.

Malgré tout, Nate ignore le problème et parle plutôt avec sa mère. Il semble plutôt triste que Maddy ne lui parlera plus jamais, la mère est complètement soulagée que Maddy ne soit pas enceinte et est morte de rire d’apprendre que Cassie est la meilleure amie de Maddy. Franchement, comment peut-on continuer d’en vouloir à Nate quand on voit les adultes qui l’élèvent ? Entre son père malheureux de ne pas être avec son mec et la mère dégoûtée d’être tombée enceinte ado qui regrette d’avoir perdu sa jeunesse, il ne peut pas finir équilibré le monsieur ?

Il a tout de même de bons réflexes : il pense à vérifier les affaires de son père, s’inquiétant pour le business de celui-ci. Malheureusement, il trouve surtout un flingue dans le bureau de Cal. Et ça ne peut vraiment pas être bon signe quand on sait qu’il craint Maddy – puisqu’elle a toujours l’enregistrement de Cal en train de coucher avec Jules.

Maddy, elle, est en pleine méditation après ce qu’il s’est passé. Elle a envie d’assassiner Cassie et lui en veut clairement, s’en confiant à Kat. Je suis super déçu de Kat, d’ailleurs, elle tourne aussitôt le dos à Cassie. Je ne l’imaginais vraiment pas comme ça, à partager des appels haineux sur une de ses potes avec Maddy. Le pire, c’est qu’en plus elle le fait alors qu’elle est censée être en rencard avec son mec ?

Enfin, rencard, c’est un grand mot. Elle préfère être au téléphone avec Maddy qu’avec son copain, et son copain, elle préfère le larguer.

Pour cela, elle prétexte avoir un cancer du cerveau en phase terminale et prend mal qu’il la mette en doute sur ce sujet. C’est un bel exemple d’écriture avec une serveuse hilarante et Kat qui force son copain à lui demander de rompre. C’est d’une tristesse.

Pour en revenir à Maddy, à défaut de parler de Jules parce que Rue ne veut pas en parler, elle finit par se remettre de ses émotions en se confiant à sa boss, Samantha, après avoir babysitté le gamin une fois de plus. Samantha et Maddy se retrouvent alors dans la piscine, et c’est suffisant pour qu’une bouteille de vin soit vidée et que Samantha aide Maddy à se remettre. Elle n’a que dix-huit ans après tout, ce n’est pas si grave – et Samantha a fait la même chose que Cassie à la fac.

Maddy pourrait donc s’en remettre sans trop de problème… sauf que quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux tomber sur Nate et son flingue. C’est loin d’être une bonne chose : Nate la menace avec le flingue, lui expliquant à demi-mot qu’il sait qu’elle a l’enregistrement vidéo de Cal et Jules et qu’il souhaite le récupérer. La scène est clairement flippante avec un jeu de roulette russe pour la récupérer, même si Nate menace surtout de se suicider sur Maddy. Putain, des années de thérapie pour Maddy à ce stade. J’ai tellement de peine pour elle. Cette scène me remet au moins à fond dans ce qu’il se passe.

J’avais oublié à quel point Nate était un personnage ambivalent. Le pire, c’est qu’après avoir détruit Maddy comme ça, il remarque aussitôt des points en allant donner à Jules le DVD de son père et elle en train de coucher ensemble. Il est 100% honnête avec Jules, expliquant qu’il a vu la vidéo, que son père ne sait pas qu’il s’apprête à lui donner et qu’il ne connaît pas d’autres copies. Terrible. Tous les deux sont parfaitement honnêtes et tout va donc bien, mais bon, Jules avait tout de même prévu de trancher la gorge de Nate en cas de besoin.

En parallèle, la mère de Cassie demande à Lexi de cacher les couteaux dans les buissons du jardin pour s’assurer que Cassie ne se suicide pas bêtement. C’est du grand n’importe quoi à ce stade, mais ça pousse Lexi à aller parler de sa pièce à Fez. Pourquoi pas ? Je comprends les doutes de Lexi à ce stade : elle s’apprête à exposer toute la vie de sa sœur déjà dépressive et enfermée dans la salle de bain. Ce n’est pas la meilleure des idées.

Est-ce que Fez est vraiment de bons conseils après ? Telle est la question. C’est chouette de la voir souriante et heureuse avec lui, cependant, c’est déjà ça. Ils sont tellement mignons ensemble sur Stand by me, je ne peux qu’approuver l’existence de ce couple… même si ça risque de déraper avec le pote de Fez qui explique à Faye qu’il coopère avec les flics. Pff. C’était pourtant un bon moment de pause pour Lexi !

Elle en a bien besoin en plus : quand elle rentre, c’est pour retrouver Cassie en pleine crise. Elle envisage bien le suicide, avec un tire-bouchon à défaut de trouver un couteau. Ce n’est pas gagné cette affaire. Au passage, Lexi en profite pour lui souligner qu’elle sait pourquoi Fex a explosé la tronche de Nate au Nouvel An et qu’il est triste que Cassie puisse tomber amoureuse de Nate après des années à être moquée par lui. C’est si vrai.

Ce n’est toutefois pas suffisant pour qu’elle résiste quand Nate propose de passer la chercher directement chez elle et de passer la nuit – ou plus – chez lui. Elle lui répond qu’elle l’aime aussi et se précipite dans sa voiture, sans que sa mère ne cherche à la retenir. Je suis si triste pour Cassie aussi, même si elle passe probablement une meilleure nuit que Jules qui voit donc la vidéo que Nate vient de lui remettre. Quel enfer.