Dollface revient – le récap saison 1

Salut les sériephiles,

Vous ne rêvez pas, j’avais bien oublié l’article du jour cette fois. Et c’est d’autant plus violent que j’ai oublié à deux reprises cette saison 2, parce que je me rends compte que je n’ai pas mis le décompte de jours avant le début de la saison en haut du blog comme je le fais habituellement. Ce n’est pas grave, j’ai quand même hâte de découvrir la suite de Dollface, même si ça sera probablement pour dimanche soir.

Voir aussi : Mes critiques de la saison 1

Une série délicieuse

En vrai, la série avait marqué pas mal de points dans ses premiers épisodes, parce que je la trouvais vraiment originale et rafraîchissante. J’adorais le personnage de Jules, mais aussi Stella et Madison qui sont des amies que j’aimerais avoir – de loin, parfois, faut pas abuser, elles doivent être épuisantes. Ce qui passait le mieux avec cette série ? Sa manière d’aborder le célibat, la pression de la société, les couples. C’était moderne, marrant, et les métaphores utilisées fonctionnaient toutes comme dans Man Seeking Woman.

Petit à petit, par contre, j’ai trouvé que la série perdait de ses bonnes idées et de son dynamisme. Selon les épisodes, l’humour était plus ou moins efficace. Cependant, la constante restait l’écriture des personnages : elles sont attachantes, féministes, stéréotypées parfois, mais toujours capables de surprendre malgré tout. Et je n’en demande pas plus de la part d’une comédie – à vrai dire, j’en demande même moins d’habitude.

On en était là…

Malgré les longueurs de la trame général, je suis donc au rendez-vous pour la saison 2. Maintenant que Jules a envoyé péter tout le monde lors du mariage de la sœur de Jeremy, j’ai hâte de la voir reprendre sa vie en main. J’imagine toutefois que ce ne sera pas si simple : Jeremy étant désormais célibataire, il va forcément revenir encore, comme dans la fin de saison précédente, pour essayer de se faire aimer de Jules.

Dans le même genre, Colin va probablement essayer de récupérer Madison. Alors qu’il assurait être sur le point de divorcer, la saison 1 se terminait sur la révélation que non seulement, il était encore marié, mais qu’en plus, il était le mari de la boss de Jules, Celeste, qui apprend le tout lors du pétage de plomb de Jules. Jules va avoir une belle vie professionnelle après ça, probablement.

Pour ne rien arranger, sa vie amoureuse n’est toujours pas au beau fixe : elle se décide enfin à aller voir Wes pour mieux se rendre compte qu’il n’est peut-être plus célibataire. Il ne l’a apparemment pas attendu puisqu’il y a une belle femme sortant de la douche en serviette chez lui. Gênant.

Il me reste à évoquer les cas de Stella, acceptée en école de commerce (elle a intérêt à rester dans la vie de nos héroïnes) et d’Izzy. Purée, pour cette dernière, je me rends compte à quel point elle manque de développement : je n’ai pas grand-chose à dire de sa vie. Elle est là, elle est super drôle, mais les scénaristes la laissent volontairement de côté et ne lui donne pas d’intrigue.

Et la saison 2 ?

On verra si la saison 2 change la donne pour elle. Il y a plusieurs autres pistes à explorer pour tous les personnages. Elle fait partie du groupe en même temps, donc ce serait étonnant de la laisser autant de côté maintenant qu’elle a réussi à s’imposer davantage.

Plus qu’à découvrir tout ça assez rapidement pour vous en faire quelques critiques ! Malheureusement, ça ne se fera pas sur Disney + ? Je pensais que la série allait être diffusée en J+1, mais elle n’est toujours pas dispo. Et je n’ai pas trouvé de date de sortie française – mais j’ai cherché vite fait – pour le moment. Bizarre et dommage. Je ne pense pas réussir à être patient pour autant. Tant pis !

Euphoria – S02E05

Épisode 5 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.

Spoilers

La mère de Rue confronte enfin sa fille, car elle sait qu’elle se drogue à nouveau.

You are fucking dead to me.

Quel début incroyable et inattendu ? La mère de Rue prend enfin son rôle de mère en main et entre dans la confrontation avec Rue, et c’est exactement ce que j’espérais voir à un moment ou un autre dans la série. La dispute est brillamment jouée, et l’épisode commence par le point de vue de Gia, ce qui est plus qu’inattendu.

Il faut dire que la petite sœur est celle que Rue soupçonne immédiatement de l’avoir balancée à la mère, puisque c’est la seule techniquement au courant. Bon, il y aurait son parrain aussi, même si elle pense s’en être débarrassée. Cela dit, assez vite on apprend la vérité qui est toute autre : c’est donc finalement Jules qui a balancé Rue, et c’est encore plus grave que si ça avait été Gia aux yeux de Rue. J’adore Jules sur ce coup-là.

J’adore aussi l’interprétation de Zendaya et de l’actrice choisie pour jouer la mère. C’est assez exceptionnel, en vrai, parce que ça part vite en vrille. Rue comprend soudainement que sa mère a trouvé les pilules – et c’est terrible. C’est terrible, parce que Gia se met à culpabiliser de ne pas avoir compris, mais aussi parce que la mère a planqué les pilules. Inévitablement.

Elle a donc décidé de les planquer et pour une fois, l’intro est on ne peut plus linéaire avec une narration qui nous raconte vraiment toute la dispute, sans interruption. La confrontation est violente, avec une mère qui ne peut accepter que sa fille s’en prenne verbalement à elle, et encore moins qu’elle s’en prenne physiquement à elle.

Elle ne va pourtant pas avoir le choix, parce que même quand elle la vire de la chambre de Gia, ça se termine mal : Rue arrive quand même à défoncer une porte rien qu’avec son pied, d’abord, mais surtout avec sa tête. C’est une scène vraiment excellente, et j’ai mal pour elle. Le problème, c’est que Rue insiste pour savoir où sont les pilules parce qu’elle a peur pour sa vie, mais qu’elle paraît juste être une droguée comme une autre. Et la patience de la mère est assez hallucinante : elle ne répond pas à sa fille, elle la regarde détruire la maison, elle n’appelle ni les flics, ni l’hôpital, comme elle menace de le faire. A un moment donné, ça aurait pu être mal de le faire, pourtant, parce que Rue est un danger pour elle-même autant que pour sa famille.

La série nous prend alors par surprise : Jules est celle qui craque et indique à Rue où sont les pilules, à savoir au fond des toilettes. Oui, la surprise est là : Jules est présente dans la maison, et avec Elliot en plus. Bonjour la trahison pour Rue. Et pour nous !

Cela dit, ça fonctionne très bien, et l’aboiement que Rue balance à Jules – parce que franchement, c’est un aboiement – est glaçant. Je retrouve vraiment Zendaya telle que je l’adore dans cette scène, et le jeu des acteurs est au top à nouveau : Elliot et sa culpabilité silencieuse, Rue et sa colère instable, un coup froide, un coup excessive, Jules et ses pleurs quand Rue lui explique à peu près calmement qu’elle est morte à ses yeux.

Le plus surprenant avec cette scène d’ouverture n’est pas tellement dans sa longueur, mais dans sa brutalité. Il y a deux épisodes, Rue était quand même équilibrée malgré la drogue, mais là, d’un coup, on en revient à ce qui est probablement la pire période de sa vie et son point le plus bas dans la série. Cette pauvre Jules s’en prend donc plein la tronche, alors qu’Elliot regrette d’avoir dit quoique ce soit, parce qu’il ne reconnaît plus Rue. Il la préférait en train de se droguer et de faire la fête.

Perso, je la préfère encore quand elle s’énerve et qu’elle balance à Jules que tout est sa faute parce qu’elle l’a abandonnée au pire moment de sa vie. Dire que Jules est responsable, ce n’est quand même pas être tout à fait honnête avec elle-même, mais il y a du vrai dans ses mots, particulièrement quand elle explique que Jules est amoureuse du fait d’être aimée plus que de Rue. Il est sûr que Jules a du mal à l’aimer comme il faut, mais tout de même.

En tout cas, cette trahison finit par calmer Rue qui accepte alors d’être emmenée à l’hôpital. Gia se charge de la valise et Elliot est témoin de son départ pour l’hôpital. Il ne dit rien, ne bouge pas, et je trouve ça presque pire que le reste. Il a bien fait de parler, mais il devrait en profiter pour être mis lui aussi face à ses problèmes.

Rue ? Elle continue de toute évidence de vouloir faire mal à sa famille, puisqu’elle leur balance qu’elle est retombée dans la drogue dès sa sortie du centre de désintoxication. Le problème, c’est que la mère en profite pour dire à Rue que c’est exactement là qu’elle compte la ramener. Rue avait accepté d’aller aux urgences, mais pas de retourner en cure. La vérité continue alors de sortir de la bouche de Rue, avec bien des difficultés d’écoute en face. Gia entend tout et la violence psychologique doit être énorme.

Ce n’est que le début par contre, parce que la scène suivante est pire encore : Rue sort de la voiture sans prévenir pour ne pas avoir à retourner au centre. Elle s’échappe en plein centre-ville, alors que de nombreuses voitures passent, à grande vitesse, et manquent de l’écraser de vraiment peu. Pauvre Gia qui voit tout ça.

Où Rue peut-elle se rendre dans cet état ? Chez Fez, bien évidemment. Je n’attendais pas autre chose de sa part, mais la pauvre se retrouve alors face à une porte fermée. Ouf. C’est le moment où on peut enfin reprendre son souffle dans ce début d’épisode qui était tellement fluide et précipité qu’on a jamais pu le faire avant. D’habitude, c’est parce qu’on passe trop vite d’un personnage à l’autre que ça nous arrive. Cette fois-ci, c’est parce que la narration est parfaitement linéaire. C’est amusant tout de même.

Rue est tellement paumée cette fois, en plus, qu’elle ne prend même pas le temps de nous raconter ce qu’il se passe en voix off. Cela donne presque l’impression d’être devant une autre série. Bon, Fez ne lui répondant pas, Rue n’a d’autres choix que de se rendre ailleurs, surtout qu’elle cherche toujours de quoi se droguer. Sa destination est alors… la maison de Lexi, sa meilleure amie d’enfance.

Cela se tient et ça lui permet de croiser Maddie, Kat, Cassie ou la mère de Cassie et Lexi. Celle-ci est loin d’être naïve ; Lexi comprend bien sûr ce qu’il se passe elle aussi et c’est sans surprise que Rue se retrouve face à une intervention quelques minutes plus tard.

Sa mère est là, mais Cassie aussi. C’est la pire des idées : Cassie essaie d’aider dans l’intervention, mais ça se retourne contre elle quand Rue lui demande le plus naturellement du monde depuis combien de temps elle couche avec Nate. Voilà qui est fait. Le problème, c’est que la question est posée devant Madison et que Cassie est une horrible menteuse. La réaction de Lexi est hyper révélatrice, elle aussi, parce qu’elle recolle enfin les morceaux de tout ce qu’elle observait sans comprendre.

Maddison est alors légitimement celle qui s’énerve. Rue est brillante : c’était évident que ça finirait comme ça. Je ne sais pas si elle était en état d’envisager un vrai plan car elle est clairement en manque à chercher des médocs dans l’armoire à pharmacie de cette barraque, mais… en tout cas, ça fonctionne. Madison s’énerve et ça dévie l’intervention, puisque Cassie lui ment bien sûr quand elle affirme que tout n’est que mensonge de la part de Rue.

Pas un instant Cassie ne dévie son discours, mais c’est encore sans compter sur Rue : Madison lui demande tout simplement à quel moment elle a vu Cassie monter dans la voiture de Nate pour l’embrasser. Rue répond en plus, et dans le mouvement de panique que cette réponse provoque, avec Madison fonçant droit sur Cassie qui s’enfuie par l’escalier où était Rue, eh bien, Rue s’enfuit.

Elle se rend alors chez Fez et utilise la même technique que chez Lexi : elle demande à utiliser les toilettes pour fouiller la maison et y trouver de la drogue. Ce n’est pas si évident que ça, étonnamment, et quand elle y parvient enfin, eh bien, Fez lui tombe dessus. Il n’est pas complètement stupide, hein. Même si Rue essaie de négocier, et même si elle se montre violente avec lui, Fez n’hésite pas à la virer de chez lui.

Par conséquent, elle n’a vraiment plus nulle part où aller. Ce n’est pas ça qui l’arrête pour autant : elle entre par effraction dans une maison au pif, et elle réussit à voler tout un tas de bijoux et à percer le code secret de débutant du coffre-fort. Oh, elle fait tout ça seulement après avoir réussi à apprivoiser le chien, ce qui ne lui prend pas longtemps… mais ça ne prend pas non plus très longtemps aux propriétaires de revenir. Elle a beau se cacher sous le lit, ils la retrouvent dès qu’ils constatent le vol, parce qu’elle se planque à côté du coffre avec le flingue. C’est problématique.

Elle n’a d’autres choix que de s’enfuir à nouveau, et le pire, c’est qu’elle y arrive alors qu’elle ne ferait pourtant pas le poids face au couple chez qui elle est. Par chance pour elle, ils ont plus peur d’elle qu’autre chose, et je les comprends.

Rue tombe ensuite, par malchance cette fois, sur une voiture de flics qui sent bien qu’elle est louche et que quelque chose ne va pas avec elle. Elle vomit devant eux, et ça lance aussitôt une grosse course poursuite. Allégée après avoir vomi, elle a toute l’énergie qu’il faut pour se lancer dans une improbable et interminable course poursuite avec les flics, course qui la ramène à risquer sa vie pour de vrai quand elle traverse une grande route.

Un accident plus tard, Rue est toujours en vie et peut continuer de courir, coursée à présent par de nouveaux flics. Escaladant tous les murs qu’elle trouve pour s’enfuir, elle détruit alors le buffet d’une super fête et ça fait vraiment de la peine pour des gens qui n’ont rien demandé. La course poursuite est assez prenante et vachement intéressante à voir, mais je peux accélérer la critique, je pense, parce qu’autant la scène coupe le souffle, autant il n’y a pas grand intérêt à la résumer. Rue ne regarde pas où elle saute, par contre, ce qui fait qu’elle tombe dans des cactus, d’abord, puis sur une table basse en verre. Aïe. J’ai tellement mal pour elle

La course est interminable, elle entre par effraction, provoque des accidents, parvient à semer des flics en se cachant dans une poubelle… Bordel, ils doivent avoir tellement de motifs pour l’arrêter à ce stade. Elle est en train de déconner sévère. La saison 3 sera la suite d’Orange is the new black à ce stade. En plus, elle n’a toujours pas trouvé de quoi se droguer. Et moi, je trouve que les flics ne sont pas malins de ne pas vérifier les poubelles.

Elle est quand même hyper sportive pour une droguée. Moi, y a longtemps que j’aurais été arrêté à sa place. En même temps, je ne risque pas d’être à sa place, parce que je ne me drogue pas. Par contre, je pense qu’elle a la pire des idées ensuite : elle se rend chez sa dealer.

Celle-ci reste fidèle à elle-même et ne s’énerve pas. Elle explique même qu’elle est heureuse de la voir, mais pas ravie de savoir que Rue lui ment. Elle n’est pas stupide : bien sûr qu’elle voit que Rue lui ment quand elle assure avoir été sobre. J’aime beaucoup l’actrice et son ton très posé, mais j’avoue que je suis un peu frustré par ce choix de Rue de débarquer chez elle. C’est clairement une très mauvaise idée : la dealer n’en a rien à faire d’elle, elle n’a rien pour l’aider et elle veut du cash. En attendant de l’avoir, elle lui fait une petite leçon sur les ravages des opioïdes – comme si Rue en avait quoique ce soit à faire à ce stade.

La série nous révèle aussi une étrange porte avec un cadenas qui est inquiétant, pendant que le speech de la dealer vire à autre chose de moins ravissant pour Rue : évidemment, elle se retrouve à devoir envisager la prostitution, alors que la dealer se montre toute gentille avec elle et s’occupe d’elle, prévoyant de la piquer avec de la morphine ensuite, prétextant ne pas avoir de pilule à lui donner. Oh. CRAP. Tout ça va vraiment mal se terminer – et ça le pourrait déjà.

Rue explique ainsi qu’elle a envie de mourir et qu’elle est prête à prendre tout ce que la dealer voudra bien lui donner. Y compris de la drogue injectée par piqure. Oh. C’est terrible. La dealer est si douce avec elle, en apparence, mais elle est horrible à la manipuler comme ça. Elle révèle même qu’elle avait déjà prévu d’avoir Rue dans sa vie pour un moment dès le premier coup d’œil. Cela ne m’étonne pas, mais vraiment cette nouvelle année n’est pas exceptionnelle pour Rue.

Dès qu’elle a de la drogue, en revanche, on retrouve la narration éclatée de la série, avec un souvenir de bain d’enfance et un autre de l’enterrement de son père, et un autre de la naissance de Gia, et oui, c’est triste. Ce n’est pas le pire, cependant. Le pire, c’est le réveil de Rue : que son père lui manque et que ça justifie sa prise de drogue, c’est un peu gros, mais ce n’est pas nouveau. Qu’elle se réveille dans le repaire d’une dealer qui garde prisonnière des gens qu’elle veut prostituer, c’est nouveau par contre.

La scène est stressante et flippante, avec une Rue qui cherche à s’enfuir par tous les moyens, mais se rend compte que les fenêtres sont cadenassées et la porte fermée elle aussi. Pourtant, tout le monde est tellement défoncé dans ce squat qu’elle réussit à s’enfuir par la fenêtre d’une salle de bain à l’étage, gardée par un type à moitié à poil face auquel elle n’aurait pas fait le poids.

Oui, oui, Rue réussit à s’enfuir. C’est un soulagement… et une horreur malgré tout, parce que je ne vois pas trop où elle compte aller ensuite. L’épisode se termine par la porte de chez elle qui s’ouvre, avec la mère qui demande si c’est elle, mais ça me paraît trop simple pour que ce soit le cas. Quant au générique de fin, il nous ramène à l’annulation sauvage de Veronica Mars, et ça, ce n’est pas cool du tout.

Resident Alien – S02E02

Épisode 2 – The Wire – 16/20
Je retrouve avec soulagement la série que j’aimais en saison 1. La déception de la reprise tournant trop le dos à ce que j’espérais voir étant passée, cet épisode est finalement un bon exemple de ce que faisait la saison 1. De nombreuses intrigues s’entremêlent l’air de rien et permettent de passer un vrai bon moment pas trop prise de tête, avec de l’humour dans presque chaque scène et des développements inattendus grâce à des twists toujours plus perchés les uns que les autres. Je retrouve le plaisir que j’avais à regarder la première saison, ouf !

Spoilers

Harry réfléchit à un moyen de sauver Asta de l’extermination voulue par les autres extraterrestres.


I don’t think that’s how space work.

Je sais que la série est diffusée le jeudi, mais je la trouve vraiment parfaite pour le dimanche. Pas trop prise de tête, toujours sympathique et un peu surprenante, c’est pile ce que j’aime voir pour me divertir, après tout. Et dans une semaine où j’ai passé plus de temps au cinéma que devant des séries, il est quand même bon d’en revenir aux séries.

L’épisode commence de manière surprenante avec un Harry en plein cauchemar, même si on ne nous le révèle pas immédiatement comme cela. Nous suivons en effet Harry dans les rues désertes de Patience : il découvre une ville fantôme peu rassurante et tombe finalement sur le zombie de… D’arcy. C’était vraiment drôle avec juste ce qu’il faut d’humour de la part de l’actrice pour nous faire rire.

Bon, bien sûr, tout ça permet à Harry de se réveiller de son cauchemar et de découvrir un nouveau sentiment humain : la peur. C’est efficace car ça lui arrive devant un film d’horreur et car ça nous ramène à l’intrigue principale de la saison : un autre extra-terrestre va être envoyé sur Terre pour détruire les humains après tout.

Et c’est un problème pour Harry qui devient de plus en plus humain, même s’il en est à parler à un poulpe dans sa cabane surveillée. Parmi les fils rouges de la série, il y a toujours le shérif et son adjointe qui enquêtent sur Harry après tout. Ils n’arrivent pas trop à savoir ce qu’ils observent par contre : Harry semble enterrer quelque chose, certes, mais quoi ?

Nous, on le découvre bien vite : son vaisseau, tout simplement. Le problème, c’est que le trou qu’il creuse a beau être grand, ça fait trembler la terre sous la cabane. Et plutôt que son vaisseau complet, il ne met pourtant qu’un quart de celui-ci sous la cabane, de manière à créer un bunker… dans lequel Harry imagine vivre avec Asta. Oula, il n’est pas au bout de ses surprises et déceptions, le pauvre. Il passe son temps à y réfléchir pourtant, essayant de voir par exemple s’il doit sauver aussi le père d’Asta – avant de se dire qu’ils feraient équipe contre lui. C’est bien pensé, parce que le père d’Asta est vraiment sage : il conseille tout de même à sa fille de faire en sorte qu’Harry se trouve d’autres amis, parce qu’en attendant, s’il arrive quoique ce soit à Asta, ils sont tous morts.

Pendant ce temps, la vie continue à Patience. Et ce n’est pas si fou que ça la vie dans une petite ville du Colorado : le maire découvre que celui de la ville de Jessup, à côté, lance une campagne de publicité pour sa ville en la montrant bien meilleure que Patience. C’était marrant, mais ça provoque des problèmes à Ben qui découvre ensuite le panneau de la ville repeint avec un pied dessus. Le pauvre.

C’est plutôt marrant, surtout que cette découverte se fait grâce à D’Arcy. Elle me fait trop rire, avec une nouvelle coupe de cheveux encore et une manière de rappeler à Ben qu’il était bien content de l’embrasser en vrai. Ben est sur tous les fronts cette semaine, devant aussi trouver un moyen de remplacer Ethan, toujours disparu. Il recontacte donc la femme qui avait son job avant et que D’Arcy prend pour un fantôme. Eh, ça en dit long sur l’efficacité médicale de la femme, qui pense aussi s’adresser au frère jumeau de Ben, allez savoir pourquoi.

En parallèle, D’Arcy aux cheveux rouges et Asta prennent du bon temps en faisant une balade en bateau à proximité de la ville. C’est toujours bon de les revoir potes, mais je ne sais toujours pas comment D’Arcy peut lui pardonner si vite de l’avoir abandonnée comme ça en fin de saison 1. Bon, elle n’est pas si dupe quand même, elle comprend bien qu’Asta lui cache quelque chose, mais elle considère malgré tout qu’elle a une super vie. Et ma foi, je veux bien la même qu’elles, c’est clair que cette petite balade sur le lac était cool.

C’est après celle-ci qu’Asta retrouve Harry. Ce dernier est toujours suivi par les flics sans en avoir conscience, et ça apporte vraiment un bon humour à la série d’avoir cette scène où Liv, l’adjointe, tente de lire sur lèvres d’Harry parlant à Max et sa meilleure amie. Le pire, c’est qu’elle y arrive, mais qu’elle pense se tromper quand elle déchiffre une question sur les toilettes qu’Asta préférerait dans un bunker. C’était excellent, tout simplement.

Si Harry demande ça à Max et sa meilleure amie, c’est parce que ces deux-là ont besoin d’Harry cette semaine. Comme vu la semaine dernière, Max se retrouve avec de plus en plus de poils sur lui. Il se réveille un beau matin avec de la barbe. Oh, sa meilleure amie essaie évidemment de le raser, mais c’est très approximatif comme job de sa part. Bref, Max ne comprend pas exactement ce qui lui arrive, mais nous on le sait : il a volé une partie du vaisseau d’Harry, et voilà les effets secondaires que ça provoque.

Harry se garde bien de lui dire, trouvant la punition pour lui amusante. Dire qu’il aurait pu l’éjecter de son vaisseau tout simplement. Cela aurait vraiment simplifié la vie d’Harry qui se retrouve désormais à devoir se faire des amis en ville, puisqu’Asta l’oblige à le faire. Grâce à ça, on a droit à une jolie scène de poker entre le shérif, D’Arcy, le maire et d’autres personnages qu’on ne connaît pas encore. Bien sûr, le shérif débarque avec un micro qui permet aussi à son adjointe de toute entendre.

Cela tombe bien : pendant la partie, une des joueuses révèle que six ans plus tôt, le docteur a failli vendre sa cabane. Les flics trouvent aussitôt de quoi enquêter sur lui et l’enquête se fait totalement à charge. Il y a de quoi : plus ils avancent, plus ils se rendent compte que le docteur est probablement coupable de meurtre. C’est embêtant tout de même, surtout qu’ils ont déjà arrêté quelqu’un pour ce meurtre. J’ai bien aimé voir ces deux flics enquêter sous couverture, en tout cas, et Liv, l’adjointe, est en passe de devenir le personnage que je préfère dans cette série. Comme quoi, tout arrive.

Pendant qu’ils font ça, la vie ne s’arrête pas à Patience. Bien au contraire, même ! Alors que Ben veut absolument que la ville ne soit pas cataloguée comme une ville où des meurtres se produisent, la pote d’Asta se lance dans une activité touristique passionnante : faire faire le tour de cette ville pleine de meurtres à des touristes voulant un petit coup de frissons. C’était marrant comme tout comme humour, et ça passait bien.

La journée d’Asta est moins exceptionnelle par contre. Elle tombe par hasard sur Jay, tente de sympathiser avec… et se fait dégager par la mère adoptive qui n’apprécie vraiment pas, à raison, l’attitude d’Asta avec sa fille biologique. Elle lui rappelle ainsi que c’est à Jay de faire la démarche si elle le souhaite, pas l’inverse. On pourrait penser que c’est suffisant pour passer une mauvaise journée, mais non, Asta n’est pas encore au bout de ses peines : elle a ensuite rendez-vous avec Harry qui lui fait découvrir le bunker.

Il a beau l’avoir emménagé comme il pouvait et avec une « fenêtre » peinte par ses soins, ce n’est vraiment pas idéal comme studio pour vivre en colocation. C’est tout petit, il y a un seau en guise de toilettes et surtout, surtout, Asta découvre au passage que toute l’humanité va y passer. Il faut vraiment donner envie à Harry de sauver notre espèce et, bizarrement, les soirées poker où il se fait plumer et pète des tables, ça n’est pas efficace.

Et Asta essaie de lui expliquer que non, elle n’a pas envie de vivre seule avec lui, mais il imagine que tout ça n’est que du bluff. Ce n’est pas exactement le cas, mais il est sûr de lui : évidemment qu’Asta ne peut que vouloir vivre avec lui ? Cela mène à une excellente scène que je n’avais pas vu venir où la partie de poker se justifie vraiment bien. Harry est nul en bluff quand il explique ne pas pouvoir appeler sa planète pour annuler le génocide des humains.

Pas de chance pour lui, Asta est excellente en bluff et menace de se suicider. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il montre qu’il n’a pas envie de la voir mourir, contrairement à ce qu’il affirmait. J’adore vraiment la relation entre ces deux-là, il est possible que je me retrouve à les shipper plus que nécessaire. Malheureusement, les scénaristes partent ensuite dans une autre direction quand le shérif et son adjointe débarquent à la cabane pour interroger Harry, qu’ils soupçonnent du meurtre de Sam à nouveau.

Si Asta leur ouvre la porte, on sent bien qu’il y a quelque chose de louche. Cela ne manque pas : il s’agit en fait d’Harry ayant pris l’apparence d’Asta, et ça craint pour la suite de la série car aucun demi-tour ne sera possible après ce cliffhanger. Le shérif et Liv trouvent en effet l’arme du meurtre cachée dans la cabane d’Harry et sont envoyés à la cave par Harry sous l’apparence d’Asta. Dans la cave, ils retrouvent toutefois… Asta. C’est un meilleur tour de magie que celui de Ben à la partie de poker, je vous l’assure !

Westworld me manque… et vous ?

Salut les sériephiles,

Théoriquement, je devais finir mon rewatch de The Magicians pour en parler dans un article aujourd’hui, mais je me suis arrêté à la saison 4. Je sais que mes DVDs m’attendent sagement et que je la reprendrai dans quelques jours, mais en attendant, mon planning tombe à l’eau. Qu’à cela ne tienne, je me suis pris un peu la tête pour trouver un sujet d’article pour aujourd’hui. Et j’ai fini par trouver en réfléchissant : je voulais parler d’une série qui me manquait.

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Deux ans déjà

Partant de là et du constat que la majorité des séries qu’il me reste ont tendance à me proposer des épisodes qui ne parviennent pas à satisfaire toutes mes attentes, je me suis dit qu’il était logique de passer par la case Westworld.

Comme toujours avec HBO, la saison 4 n’en finit plus de se faire attendre, et j’ai l’impression que la troisième a été diffusée il y a une vie entière.

https://media.melty.fr/article-4108270-raw/media.gifCe n’est peut-être pas tout à fait faux : la saison 3 a occupé l’intégralité du premier confinement en 2020, avec des dates de diffusion qui encadraient parfaitement ce que le gouvernement avait décidé pour nous. Inévitablement, ça lui donnait un aspect différent, ça lui confère une aura et ça créé des souvenirs. Par contre, ce confinement me paraît tellement loin aujourd’hui, la révolution qui s’est opérée dans nos vies quotidiennes avec le covid est tellement grande, que c’est difficile de se dire que c’était finalement il y a moins de deux ans.

Voir aussi : Les critiques de la saison 3

En attendant la saison 4…

Ceci étant dit, deux ans, c’est justement le temps qu’il faut habituellement pour qu’une nouvelle saison de la série débarque enfin. Je trouve qu’ils abusent totalement sur le rythme de production, parce que même si les épisodes sont magnifiques, ils ne font jamais qu’une heure et ne sont qu’au nombre d’une dizaine, quoi. Maeve Westworld GIF - Maeve Westworld - Discover & Share GIFsBon, ce n’est toutefois pas le sujet du jour, le sujet du jour, c’est que la série me manque et que Reminiscence n’a pas été suffisant pour me faire patienter. C’était bien essayé – et je rappelle qu’il a été dit que « quelqu’un » avait été « kidnappé » dans le cast de ce film. Hugh Jackman dans une série ? Je ne dis pas non.

Voir aussi : Reminiscence vaut-il le coup ? (#31)

Par contre, si je suis impatient de retrouver la série, il faut bien reconnaître que j’en ai oublié bien des aspects. Alors que la promotion recommence petit à petit à se faire et que la saison 4 approche inévitablement, une partie de moi se dit qu’il serait peut-être bon de me replonger dans la saison 3. Ce n’était pas ma préférée, puisqu’elle nous changeait vraiment l’univers et le cadre de la série en nous plongeant dans le futur, mais c’est justement pour ça qu’il faudrait que je la regarde à nouveau. Les deux premières, je les maîtrise bien. La troisième en revanche. Pfiou, c’est loin !

Du neuf avec du vieux ?

Et la quatrième ? Eh bien, pendant la saison 3, il ne faut pas oublier (spoilers, donc) qu’on a perdu le personnage de Dolores. Je ne me fais aucun souci pour Evan Rachel Wood que je suis sûr qu’on retrouvera, mais je me dis que la guerre contre les robots va être d’autant plus violente désormais, avec espoir qu’elle soit menée par le personnage de Tessa Thompson. that's on you, babe. — Charlotte + That Outfit + Terminator ModeJe pense que ça continuera toujours de sentir le réchauffé après Person of Interest et que la série s’enfoncera dans un récit moins ambitieux et original, mais je ne demande qu’à ce qu’on me fasse changer d’avis. Je sais que les producteurs ont en tête depuis le départ une histoire dont ils promettent de ne pas dévier par contre, alors je ne sais pas si c’est entièrement possible.

Si je joue la carte de l’optimisme, c’est toutefois toujours possible avec la Dolores 2.0 que représente Charlotte Hale.

J’adore l’actrice et j’ai bon espoir qu’elle reste présente sur l’ensemble de la saison 4 parce que son personnage était sacrément intéressant. Non, elle n’était pas aussi intéressante que Maeve, évidemment, mais je n’oublie pas que certains aspects de la vie de Maeve me plaisaient moins dans la dernière saison diffusée et que je trouvais que ça nuançait trop mon avis sur le personnage. Hale est-elle à l’abri ?

Dolores Abernathy Westworld GIF - Dolores Abernathy Westworld Dress -  Discover & Share GIFsNon, vraiment, vivement la saison 4, j’ai besoin de scènes aussi iconiques que le gif ci-contre dans ma vie. Je me dis qu’en parler va peut-être provoquer le destin et nous fournir rapidement une date de diffusion maintenant. Je mise sur la fin du printemps, début été.

Un peu plus tard que la trois, mais pas trop. 2022, forcément. Il le faut !

Déconnez pas, HBO, je vous surveille.