The Other Two – S02E01

Épisode 1 – Chase Goes to College – 18/20
Yes, je suis vraiment content de retrouver la série, même si j’ai mis un peu de temps à lancer ce premier épisode de la saison. Les épisodes sont courts, mais je mets toujours trois plombes à écrire la critique ensuite tellement il se passe de choses, en même temps… Je ne suis pas ravi de la diffusion par deux épisodes, du coup, mais je suis vraiment sous le charme de ce début de saison 2 qui n’a rien perdu de l’hilarité de la première saison.

Spoilers

Pat a désormais sa propre émission – et tout le monde le rappelle à Brooke et Cary.

Is no one at this party a global superstar ?

Si j’ai tout oublié du final de la saison 1, il n’y a pas de résumé pour m’aider, mais une reprise d’épisode qui commence par une présentatrice de capsule vidéo faisant un jeu de mots sur le titre à succès de Chasedreams. C’est déjà beaucoup trop drôle avec ensuite une deuxième présentatrice qui annonce que Chase est prêt à concrétiser son rêve… qu’il avait depuis un mois. En quatorze secondes, nous apprenons donc que Chase est prêt à partir à New-York pour entrer à l’université.

Le problème, c’est que ça signifie qu’il arrête définitivement sa carrière… par une dernière interview télévisée accordée à sa mère, qui gère désormais le Pat Dubek Show. Il ne faut pas longtemps pour me laisser mort de rire, avec Chase qui a une jolie philosophie de vie et Pat qui déchire tout face à une audience de ménagère et manager. Eh, la blague n’est possible qu’en VF, classe, non ? Il est question de Streeter, évidemment.

Plus sérieusement, le point d’intérêt n’est pas tellement la réussite de ces deux-là, mais plutôt le lancement de nouvelles intrigues pour Cary et Brooke. Le premier est désormais présentateur, à défaut de se trouver un rôle d’acteur. Le voilà donc à gérer des interviews de stars en leur demandant leur âge, ce qu’elles valent financièrement et… un gros-plan sur les pieds. Creepy de ouf, mais typiquement ce que la série pouvait trouver de mieux pour lui.

Le pauvre continue donc de vivre sa vie comme il peut, loin du succès et de la fame dont il rêve. Il en est à retourner à son ancien job pour rendre la chemise qu’il vient juste de porter afin d’en avoir une autre en échange. Oui, ça aide d’avoir un ancien collègue bien trop gentil… Enfin, ça aide pour enchaîner les boulots et présenter les Gay News. Dur de ne pas rire.

Ou de ne pas déprimer quand son agent l’appelle pour lui proposer un film… pour lequel il peut lui proposer de se rendre à l’avant-première. C’est génial. Il est ravi, comme vous pouvez imaginer. Il enchaîne donc sur le reste de sa journée, avec un tas de blagues plus ou moins efficaces dans de nombreuses émissions qui ne feront jamais de lui une star, franchement

Cary finit par rentrer chez lui après tout ça, pour mieux retrouver son colocataire. Son nouveau colocataire.  Et la colocation se passe toujours aussi bien pour Cary qui n’hésite pas à se jeter sur lui pour l’embrasser et lui faire l’amour – mais pas avant d’avoir commandé à manger. Clairement, la relation entre ces deux-là n’est pas tout à fait au top, par contre. Je veux dire, Cary en est au stade où il se masturbe plus qu’il ne lui fait l’amour ; et il dit clairement qu’avant de le rencontrer, il faisait ça avec le porno.

Après, ça marche bien niveau humour, je trouve. Cary a toutefois toujours autant de mal à assumer qui il est et il feint donc de ne pas être gay devant le livreur, avant de changer subitement d’avis et de le rejoindre dans la rue pour tout avouer, à moitié à poil. La série a toujours des idées hyper perchées, tout de même. C’est en avouant tout ça au livreur qu’il découvre que sa mère a balancé à tout le monde qu’il avait un petit-ami dans une de ses émissions où le public répète tout ce qu’elle dit en cœur. Creepy.

Pendant ce temps, on retrouve Brooke débordée par son job de manager. Elle a refusé d’être l’agent de sa mère, alors elle se retrouve à chercher le nouveau Chasedreams sur les réseaux sociaux. Sa vie semble triste. Elle arrive même à la fin de Tik Tok, c’est dire. En fait, son boulot est tellement devenu chiant qu’elle se trouve forcée de reprendre contact avec ses amies dont elle ne se souvient absolument pas la vie – au point d’oublier que le mari de l’une d’elle est mort, quoi.

La pauvre est mal barrée dans la vie, mais elle me fait bien rire avec son audition improvisée à un anniversaire de l’enfant d’une amie ou à stalker son frère en permanence sur Insta, déprimant de le voir si heureux à NYU. J’ai bon espoir que tout ça se termine par Brooke prenant conscience que son frère ne kiffe pas la fac. En attendant, elle se retrouve obligée d’envisager de bosser pour sa mère, ce qui serait la pire idée du monde.

Il faut dire qu’elle n’a pas les meilleures idées pour relancer sa carrière, même si j’ai beaucoup ri de la scène où elle souhaite convaincre des parents que leur enfant sera une superstar quand ceux-ci s’amusent plus qu’autre chose du succès de leur fils ; feignant toutefois de faire comme s’ils n’étaient pas au courant. J’ai vraiment pas mal ri.

L’épisode peut alors entrer dans sa dernière partie, où le frère et la sœur se retrouvent pour un dîner dans un restaurant raciste qui ne l’est pas, parce que Blake Lively insiste pour dire qu’il ne l’est pas. Le plus surprenant est encore que Jess soit là lui aussi – parce que Jess, c’est le colocataire de Cary. Cary se confie donc à sa sœur sur sa relation amoureuse avec Jess, indiquant que sa mère a balancé au monde qu’ils étaient en couple, qu’ils en ont parlé et… qu’ils sont en couple. Allons bon. Il regarde vraiment sa vie se dérouler devant lui, Cary.

Bien sûr, ils retombent ensuite sur Lance, l’ex de Brooke. Il est toujours dans la conversation de groupe familiale lancée par Pat, mais ça fait plus de mal qu’autre chose à Brooke de le revoir. Bien sûr qu’elle est toujours amoureuse de lui, bien sûr qu’elle est énervée et bien sûr qu’elle empêche Cary et Jess de lui parler. Pourtant, si elle est si énervée, cela ne l’empêche pas d’être encore attirée par Lance, qui connaît bien mieux ses amies qu’elle.

La scène était franchement marrante plus qu’elle n’était déprimante. Elle refuse de voir ses fesses quand il s’en va quand même. Pendant ce temps, Pat explique à Cary et Jess qu’elle a donc des journées inversées pour réussir à tourner ses matinales en étant en forme, tout en profitant des soirées, qui deviennent ses matins. En tout cas, elle rencontre enfin Jess et la rencontre est plus marrante qu’autre chose quand Jess souligne qu’elle parle tout le temps de lui dans son émission.

Streeter en est clairement jaloux, et c’est très cohérent par rapport au personnage, alors ça m’a fait rire – mais j’aurais aimé en savoir plus sur Jess avant d’en arriver là. Genre… D’où sort-il exactement ? C’est frustrant, ça. Je me demande s’il sera une nouvelle addition au casting ou s’il va disparaître aussi vite qu’il est arrivé, mais vraiment, la série semble vouloir Cary avec lui pour quelques bonnes blagues. On verra bien – mais ça fonctionne à la toute fin de l’épisode, j’ai vraiment ri de l’insulte gratuite que se prend Cary. C’est pourtant parfaitement déprimant comme situation.

Allez, quand Brooke arrive enfin au restaurant, c’est pour tenter d’annoncer à sa famille qu’elle est prête à bosser pour sa mère, mais Streeter n’arrête pas de l’interrompre, alors c’est en vain pendant un temps. Sa mère finit pourtant par être ravie de savoir sa fille prête à bosser pour elle, ce vers quoi on se dirigeait tout au long de l’épisode avec tout le monde parlant de Pat à Brooke.

Evidemment, Streeter est jaloux de se rendre compte que Pat fait rapidement plus confiance à Brooke qu’à lui. Il est aussi celui qui leur balance que Chase n’est plus à la fac finalement. Je m’y attendais, mais je m’y attendais pour plus tard : ChaseDreams abandonne la fac bien vite. Le pauvre abandonne non pas parce qu’il n’aimait pas ça comme il le disait, mais juste qu’il s’y faisait harceler. Ben forcément ! Brooke se met à culpabiliser de ne pas avoir vu ce qui était en train de se passer, mais bon, elle s’en fiche, elle est heureuse de retrouver son job.

La fin reste hilarante pour elle aussi, avec une obligation de faire une nuit blanche pour suivre le nouveau rythme de sa mère – et ses interminables séances de maquillage. Le pire, c’est que Brooke semble convaincue par l’émission de Pat…

The Other Two (S02)

Synopsis : Chase arrête la musique, Pat a sa propre émission de télévision qui cartonne… et les deux autres rament encore dans la vie.

Saison 1 | Saison 2

10-2

Pour commencer, je ne sais vraiment pas quoi écrire dans ce paragraphe, parce que la série a été absente pendant plus de deux ans avant de revenir à l’écran. Par chance, j’ai découvert la saison 1 avec beaucoup de retard et j’ai mis encore plus de temps à la visionner, par à-coups. L’attente a donc été un peu moins longue me concernant, mais ça fait bien longtemps que j’ai vu mon dernier épisode malgré tout.

Je suis très content de la retrouver en tout cas : c’est une des rares comédies qui arrivait encore à me faire rire à chacun de ses épisodes, et pourtant, le format de ceux-ci reste assez court par rapport à ce qui fait aujourd’hui et qui a tendance à nous rallonger toujours plus les épisodes.

Pour ne pas faire pareil, je vais m’arrêter là pour l’intro et on va tout de suite passer à la critique – sur cette page, c’est sans spoiler, comme d’habitude !

S02E01 – Chase Goes to College – 18/20
Yes, je suis vraiment content de retrouver la série, même si j’ai mis un peu de temps à lancer ce premier épisode de la saison. Les épisodes sont courts, mais je mets toujours trois plombes à écrire la critique ensuite tellement il se passe de choses, en même temps… Je ne suis pas ravi de la diffusion par deux épisodes, du coup, mais je suis vraiment sous le charme de ce début de saison 2 qui n’a rien perdu de l’hilarité de la première saison.
S02E02 – Pat Connects with Her Fans – 16/20
Un peu moins hilarant que le premier épisode – je ne me suis pas entendu rire autant – mais toujours aussi solide, ce deuxième volet de la saison apporte un éclairage nouveau sur certains personnages et sur leur évolution. Il faut dire que l’épisode se déroule un mois après le précédent, alors forcément, ça laisse de la marge pour l’évolution. Ca me conforte en tout cas dans l’idée de prendre mon temps pour voir cette saison.

Saison 1 | Saison 2

Evil – S02E07

Épisode 7 – S is for Silence – 19/20
Cet épisode est tout simplement fascinant, parce qu’il va au bout de son vœu de silence à bien des reprises. La série joue clairement dans la cour des grands quand elle parvient à livrer un épisode intéressant, hyper drôle et un brin flippant sans le moindre mot, avec quelques minutes supplémentaires que l’on ne voit pas passer. Grandiose. Un retour hyper plaisant, donc.

Spoilers

Kristen, Ben et David se rendent dans un monastère où ils n’ont pas le droit de parler pour enquêter sur un possible miracle.

Sounds like a story to scam your monks

C’est reparti pour cette série avec un épisode longuement attendu : un épisode parfaitement silencieux ; en théorie en tout cas. En pratique, notre équipe est dans un monastère pour venir enquêter sur le cadavre d’un moine parfaitement conservé et capable de chanter depuis sa tombe, en fredonnant uniquement.

Le résumé de l’épisode est très clair, la première scène aussi : pas un mot ne sera prononcé. Et moi, je pleure d’avance pour la critique, car résumer un épisode sans dialogue tout en regardant l’épisode, c’est un sacré exercice : il se passe énormément de choses en peu de temps pour maintenir l’intérêt de tout le monde ; et sans dialogue, je ne peux pas vraiment lâcher des yeux l’écran. Au moins, ça donne envie de rester bien concentré.

La critique va être moins complète, peut-être, parce qu’il va être galère de tout évoquer, mais la notion de silence est très intéressante : il est précisé par écrit que personne n’a parlé dans le monastère depuis 130 ans et qu’il n’est pas question que ça commence désormais. Le moindre bruit paraît sacrément amplifié en revanche, et la musique joue bien pour créer une ambiance intéressante et unique.

En plus, j’adore la justification de cet épisode silencieux, c’en est presque mieux que Buffy qui reste LA référence unique d’épisode silencieux. Tout l’épisode ne l’était pas pourtant, mais il était sacrément flippant. J’espère que ce sera le cas de cet épisode aussi. Avec cette série, tout est possible, clairement.

Très rapidement, notre trio se rend compte qu’il existe certains gestes pour se faire comprendre, mais aussi qu’ils vont devoir se débarrasser des téléphones portables. Ce n’est pas évident pour Ben qui veut prendre des photos, mais bon, une petite manipulation plus tard et hop, il n’a plus de quoi téléphoner, juste de quoi prendre une photo. Trop forts, ces religieux, des noms de Winston et Emanuel – avec un seul m, oui.

Une fois dans le monastère, la règle d’or est respectée par nos héros, même si ce n’est pas toujours simple pour Kristen de ne pas se rebeller. Elle est l’objet de nombreux regards libidineux – à moins que ce ne soit autre chose de plus malfaisant qui attire les regards ? – et n’est pas bien sûre de les supporter. Les choses empirent quand elle est carrément virée du tombeau où Ben effectue quelques prélèvements ADN.

Elle finit par s’y faire et part vivre ses propres aventures de son côté, tandis que Ben et David restent en arrière pour travailler à résoudre un possible miracle. Il y en a même deux, puisqu’au-delà du prêtre qui chante, il y a une statue qui ruisselle sans raison. Selon les religieux sur place, un démon se trouverait à l’intérieur de la boîte en question. Quand Ben veut la toucher, on lui interdit de le faire, parce qu’il s’agit du second miracle sur lequel enquêter.

Bon, qu’à cela ne tienne, on l’emmène auprès d’une sœur dont les mains ont été brûlées par le crucifix du père Thomas, le même qui est mort sans se décomposer. Grâce à de l’alcool ? Je ne sais pas, je cherche des idées. Ce qui est sûr, c’est que la sœur en question, Fenna, est la nouvelle meilleure amie de Kristen.

En effet, s’ennuyant seule dans son coin sans portable (c’était surjoué, par contre), Kristen décide de venir en aide à la première sœur sur laquelle elle tombe et qui fait justement tomber des bouteilles de verre en sa présence. La sœur emmène alors Kristen vers une scène hyper drôle où elles sont supposées recouvrir de whisky des tonneaux dans lequel sera conservé ensuite du vin. Sympathique ce monastère, clairement. Il était hilarant de voir les deux femmes devenir amies autour de cette activité hors du commun digne du roue de hamster. Et puis, Kristen goûte aussi le whisky hyper concentré, et ça ne lui réussit pas.

Elle est hyper bourrée assez vite, alors quand le reste de son équipe arrive, elle est un chouilla honteuse… même si ça la fait rire. Inutile de dire aussi qu’elle s’attire la désapprobation de beaucoup de prêtes sur place assez vite. Comme nos héros n’ont pas le droit de parler dans l’enceinte du monastère, ils s’isolent en-dehors de celui-ci pour parler. Enfin, pour murmurer.

Honnêtement, je n’ai pas tout compris, du coup, parce que certains murmures étaient vraiment difficile à percevoir. En tout cas, il est question de Fenna et de ses mains qui semblent avoir été transpercées par des clous assez rapidement. Kristen n’y croit pas, persuadée que ses blessures viennent de son travail dans les tonneaux.

Rapidement, David explique aussi aux deux autres qu’ils vont devoir s’habituer au silence à tout prix – y compris durant la nuit où ils doivent se bâillonner. Si le moindre mot venait à être prononcé au monastère, ils risqueraient en effet de libérer un démon à la surface de la Terre, démon qu’on ne pourrait plus jamais contenir. Et ben… C’est perché, mais c’est bien drôle.

Sans parler, Kristen se rend compte qu’il est plus compliqué que prévu de mener son interrogatoire habituel de Fenna, surtout qu’elle ne parle pas anglais, alors il lui faut aussi un interprète. Pourtant, Fenna se débrouille subitement pour que le père qui fait la traduction sorte de la pièce, afin de se dénuder devant Kristen. C’était clairement inattendu, mais le but est de lui montrer que ses pieds sont dans le même état que ses mains, avec d’étranges marques rouges. Et c’e n’est pas tout : elle a des griffures sous les seins. Et ça, franchement, inattendu : ça nous rappelle les marques de Jésus sur la croix.

La scène était étrange, le silence amplifiant encore la tension entre elles. Et Kristen qui se rapproche d’elle comme pour un baiser ? Tellement chelou. La scène coupe avant qu’on ne sache comment elles se séparent, et Kristen se rend ensuite voir la boîte dans laquelle serait le démon. Elle aussi n’a pas le droit d’y toucher, interrompue par David. Sans un mot, celui-ci lui demande de prendre des photos des blessures de la sœur.

Alors qu’elle s’y rend, David reste en présence d’un père qui a une bonne bouille pour un épisode silencieux, franchement. Il confie à notre héros un crucifix du père Thomas, avant de lui conseiller de faire silence dans son esprit aussi. La meilleure manière de le faire pour les scénaristes ? Nous donner en sous-titres les pensées de David. Et ça apporte juste ce qu’il faut d’humour avant qu’il ne change d’avis et ne se remette à enquêter sur une tache au sol.

Difficile de rester concentré sur sa prière dans ces conditions tout de même, et moi, le silence a commencé à m’étouffer, tout de même. L’humour des sous-titres était exceptionnel, avec un tas de Fuck, et puis avec quelques pensées se tournant vers Kristen.

Du coup, sans trop de surprise, David se rend ensuite auprès d’elle pour en savoir plus sur Fenna – ou en tout cas pour en voir plus. Et quand il repose sa lampe torche, il se rend compte que Kristen (?) a écrit « I want you » sur son ardoise. Allons bon, voilà qu’elle le veut, maintenant. Et cela perturbe forcément David, inévitablement, alors il se met à la regarder beaucoup, et elle se met aussi à avoir des pensées salaces à son égard. Nous voilà bien.

Loin de tout ça, Ben poursuit son enquête de manière bien plus rationnelle que David. Il est aussi plus concentré que ses acolytes, mais lorsqu’il retombe dans le tombeau, il se fait peur tout seul. Il entend le vent souffler – la fameuse mélodie à tous les coups – et voit une ombre s’approcher de lui, avec de plus en plus de bruit.

Effrayé, il s’échappe le plus vite possible et… C’était surprenant venant de quelqu’un aussi rationnel que Ben. Après, être sous-terre si peu de temps après l’épisode de l’ascenseur, je me dis qu’il ne doit pas être rassuré non plus. Il se rend malgré tout au repas collectif et ne dit trop rien à personne, faute de pouvoir parler.

Quelques gestes suffisent parfois à rassurer ses amis, et puis de toute manière, Kristen n’a pas le droit de rester manger avec eux. Elle est une femme, elle doit aller à la table des femmes, où Fenna lui montre sa bouteille de vin cachée et où elles font trop de bruit. La table des femmes, par contre, est vraiment horrible, avec tous les hommes qui y laissent les assiettes et couverts sales. Il faut être sacrément patientes pour ne pas dire un mot, sérieusement.

Seulement, Kristen finit par dire « bouh » pendant la nuit. Est-ce vraiment un mot ? Difficile à dire, mais en tout cas, la boîte du démon s’ouvre peu de temps après… Pour justifier la réaction de Kristen, soulignons tout de même qu’on la fait dormir dans un débarras sous les jambes de Jésus crucifié et de bien d’autres reliques. Même Fenna semble considérer que ce n’est pas normal.

Sans trop de surprise, Kristen joue donc la provocation, ce qui est raccord avec son caractère. Sans trop de surprise non plus, elle se retrouve alors à cauchemarder d’un squelette qui s’approche d’elle pour l’embrasser. Avant que ça n’arrive, elle est heureusement réveillée par un prêtre jouant des baguettes pour attirer tout le monde auprès de la relique désormais ouverte qui affole tous les prêtres.

Ce n’est que le début : de nombreux prêtres souffrent également d’un mal étrange, avec des signes et des symboles sphériques qui apparaissent à divers endroits de leur corps, les faisant gémir de douleur, faute de pouvoir parler. Kristen veut aussitôt appeler un docteur, mais ce n’est pas évident dans ce monastère. L’ambiance est électrique durant la nuit, avec une Kristen clairement énervée par la misogynie ambiante, une Fenna qui a une énorme sphère sur le ventre et des prêtres qui gémissent de douleur un peu partout.

Ben assure qu’il a bien l’intention de tout comprendre, alors que Kristen, elle, part à la recherche de son portable. C’est aussi ce que fait Ben à vrai dire, parce qu’il a envie d’une connexion internet. Le prêtre le mène alors à un ordinateur, ce qui était plutôt marrant.

Ben est vite laissé sur place, parce que le prêtre est rappelé auprès d’un autre et de David. Ils se rendent auprès de Fenna, dont la douleur est loin de passer. Les marques sur son torse continuent d’apparaître de plus en plus, et ça semble clairement douloureux, surtout quand on voit le sang couler de ses mains.

Elle n’en oublie pas pour autant son vœu de silence, ce qui doit être le plus impressionnant à voir à vrai dire. L’exorcisme est excellent aussi : le prêtre raconte silencieusement ses prières, avec une Fenna qui se met à cracher du sang, par exemple. C’est glauque comme tout, et hyper intrigant, mais malgré tout, on comprend que Ben est sur le point de comprendre ce qu’il se passe grâce à quelques recherches Google. Avant ça, nous voyons toutes les souffrances de Fenna et… Ca donne envie de vomir autant que le prêtre mystérieux qui a possiblement vomi dans la chapelle, hein.

Des mouches sortent alors de la blessure de son ventre, et très franchement, c’était dégueulasse à voir. J’ai rarement eu de pareils haut-le-cœur, pas étonnant que Fenna s’évanouisse. Et la réaction de Ben à son arrivée, c’était hilarant. Des mouches ! Nous y voilà : des mouches sont responsables du chant et des marques sur les corps des prêtres, car les larves provoquent aussi les cicatrices en forme de spirale.

En les privant d’oxygène avec du vin béni, les prêtres ont poussé les mouches à sortir, même si ce n’était pas leur intention première. Et voilà. L’explication de Ben est hyper rationnelle et rassurante, mais il n’empêche pas que quand David lui reproche de toujours être capable de tout expliquer, Ben le rassure en lui soulignant qu’il ne peut pas expliquer les prêtres et les personnes faisant vœux de silence. Et même si David n’est pas prêt à se taire, il trouve tout de même admirable et enviable la paix relative dans laquelle tout le monde semble être.

Allez, c’est bien beau ces considérations philosophiques, mais il faut encore finir l’épisode en faisant sortir toutes les mouches des corps de tout le monde. C’est horrible, mais c’est vite expédié pour en arriver à une conclusion toute mignonne où Kristen veille sur Fenna.

Les mouches ? Elles venaient du tombeau du prêtre et de la crypte sous le monastère. Il n’en faut pas plus pour rapidement remettre le prêtre dans son caveau. Cela ne nous explique pas vraiment les traces de clou ou le corps impeccablement conservé du père Thomas, par contre. Peut-être en sera-t-il question dans un autre épisode, peut-être que les mouches dans sa bouche (erk cette scène) suffisent à expliquer la conservation du corps.

En tout cas, le « I want you » est révélé être une erreur d’interprétation de David : c’est un prêtre qui veut de lui… dans son monastère. David décline, assurant que Dieu a besoin de lui ailleurs, et est alors prêt à partir. Le 8 mars, comme c’est ironique après un tel épisode plein de misogynes, voilà donc nos héros qui récupèrent un portable chacun, et Kristen qui obtient une bouteille gratuite de Fenna qui lutte contre la tentation de lui faire un câlin. C’est triste. Les adieux sont rapidement faits, mais Kristen lui a au moins laisser son t-shirt féministe.

> Saison 2

 

High School Musical: The Musical: The Series – S02E04

Épisode 4 – The Storm – 14/20
J’adore Olivia Rodrigo et la chanson de l’épisode, mais bon, une seule chanson dans un épisode de série musicale, ce n’est pas assez. En plus, j’ai trouvé que les scénaristes tournaient trop autour de pot tout au long de l’épisode, sans parvenir à atteindre la qualité habituelle dans les relations proposées. Cela inaugure de bonnes choses pour la suite, mais ça servait trop de transition, là.

Spoilers

Nini s’apprête à repartir à YAC, son école, mais une tempête de neige s’apprête à frapper la ville.

The roads are clear and sheep are in heat.

Je sais bien que j’ai écrit que j’allais regarder cette saison 2 plutôt le samedi et que je n’ai pas du tout vu les séries prévues sur ce début de semaine… mais j’ai quarante minutes devant moi et uniquement des épisodes durant une heure au planning. Je n’avais pas fait gaffe à ça, mais vraiment, quelle plaie les séries dont les épisodes durent plus de quarante minutes ! Au moins, cet épisode n’en dure que trente-quatre, j’ai donc pile le temps de le voir.

Passionnant, n’est-ce pas ? Un peu comme cette première scène de l’épisode où Nini et Ricky continuent de vivre leur relation à distance. C’est dingue, il n’y a décidément aucune scène entre eux dans cette saison ? Si je ne vais pas être celui qui se plaint de voir Ricky torse nu, je trouve ça dommage de se passer de l’alchimie entre les acteurs – mais sont-ils encore en bons termes ?

Carlos a du mal à se faire à Gina : elle comptait être son égal en tant que co-chorégraphe, et par égale, elle imaginait être plus importante que lui. À l’inverse, bien sûr, Carlos voulait qu’elle soit son assistante. C’est problématique, mais ça ne nous fait pas perdre de vue le fait que les chorégraphes préparent un spectacle – et un numéro pour Be our guest.

Les deux co-chorégraphes se battent aussitôt devant tout le monde pour proposer la meilleure chorégraphie… Et Miss Jenn est débordée par ce qu’il se passe. Un peu comme Gina lorsque Ricky lui reparle de son SMS sur la boîte de chocolats. C’était parfait, mais pas autant que l’arrivée impromptue de Nini. Elle vient réclamer un dernier câlin de tout le monde et un baiser de Ricky. Ah bah ENFIN.

Ils n’ont qu’une scène ensemble, et ça commence à manquer à l’équilibre de la série sérieusement d’avoir des scènes entre eux. Alors que la neige donnerait une excuse parfaite aux scénaristes pour les faire passer l’épisode ensemble, la série préfère faire le choix de voir Nini emmenée par Miss Jenn à l’arrêt de bus le plus proche pour que les répétitions théâtrales ne s’arrêtent pas.

Pire encore, c’est ensuite avec EJ que Nini partage une scène. Je ne veux pas revoir ce couple ensemble, n’allez pas nous faire des scènes comme ça entre eux. Elle est pourtant celle à qui il confie ne pas avoir été accepté dans la fac de son choix. Je croyais que c’était déjà réglé ? Je n’ai pas tout suivi alors.

En tout cas, Nini est rapidement coincée dans la voiture d’une Miss Jenn hystérique quand elle se rend compte qu’elle est en panne. Sous la neige. Il faut dire qu’il y a une énorme tempête qui frappe Salt Lake pile ce jour-là, et c’est con pour Nini. Ben oui, si elle ne rentre pas à temps dans son école, elle risque d’être renvoyée, rien que ça.

Cela me paraît un énorme risque de passer au lycée quitte à être en retard juste pour voir ses potes du coup… Mais bon, ça donne des scènes plutôt intéressantes avec Miss Jnen pour le coup, ça change. Nini peut en effet se confier à elle sur ses doutes concernant YAC et sa place là-bas : elle n’y est pas si heureuse et, pourtant, tout le monde veut que Nini soit heureuse. Sous la neige, les deux en arrivent à parler de Frozen, parce que Miss Jenn a toujours des histoires à raconter… C’est ainsi qu’on découvre qu’elle est devenue prof de théâtre parce qu’elle avait planté son audition d’Elsa, quand même.

La neige provoque quelques soucis pour tout le reste du casting : coupure d’électricité, routes fermées, tempête de neige. On se croirait vraiment en pleine tempête de La Belle et la bête. En tout cas, Gina décide de prendre le contrôle des survivants du lycée, parce que c’est comme ça qu’ils se voient apparemment puisqu’ils sont les derniers au lycée. Je veux dire, Kourtney porte carrément Sebastien sur ses épaules pour capter du réseau !

En parlant de réseau, Ricky hésite à envoyer un SMS à Nini pour lui dire de rentrer auprès de lui plutôt que de retourner dans son école. C’est trop mignon, mais quand Big Red demande à Gina ce qu’elle en pense, c’est juste carrément gênant. Ashlyn essaie bien de comprendre ce qu’il se passe quand elle trouve Gina, mais celle-ci l’envoie bouler. On se retrouve ainsi avec Ricky et Gina qui insistent à faire des blagues sur la boîte de chocolats de St Valentin, et c’est… gênant. Un brin creepy, même.

On peut en dire autant de Big Red qui veut que les autres le mangent si jamais ils arrivent à court de provisions (Ashlyn n’a pas l’air d’accord)… Ouais, ils s’enferment tous dans le théâtre en attendant la fin de la tempête et ils se font chier, puisqu’ils ne peuvent pas répéter : ils n’ont plus de chorégraphes. Gina et Carlos en sont à venir aux mains dans un couloir après tout.

Non, j’exagère, ils préfèrent s’engueuler avec des mots ces deux-là, avant de se confier l’un à l’autre sur les raisons les rendant si dingues et prêts à tout pour avoir le dernier mot dans ce combat de coq du meilleur chorégraphe. La scène est plutôt touchante et ne leur permet pas de finir meilleurs amis pour autant. Ainsi, Carlos explique vraiment en détail son stress de monter sur scène et décevoir, là où Gina évite le cœur de son problème : Ricky. J’ai de la peine pour elle, mais je veux quand même qu’il finisse avec Nini. Je veux aussi qu’elle arrête d’envoyer bouler cette pauvre Ashlyn qui est bien sympa avec elle pourtant…

Contre toute attente, c’est le coach qui s’occupe finalement d’EJ et de sa crise d’identité de l’épisode. Il a lu son essai refusé par la fac, et il est soudainement plein de bons conseils pour lui, parce que lui aussi a raté l’intégration dans l’école de ses rêves. Super exemple ! En tout cas, ça remotive EJ qui rejoint les autres dans le théâtre quand ils récupèrent des pizzas livrées par Howie malgré la tempête de neige – tempête de neige qui s’arrête aussi vite qu’elle est arrivée, avec des routes aussitôt dégagée apparemment.

Ainsi, Ricky peut même arriver à la gare routière à temps pour voir Nini et… ne pas lui dire de rester. Aaah. Ils veulent vraiment qu’on hurle à notre télé. Ils sont tellement beaux ces deux-là, on veut voir les personnages être heureux et ce n’est pas ce qu’on obtient avec Nini qui se retrouve une dernière fois pour voir que Ricky n’est pas (plus ?) là. Pff.

Il est alors enfin temps d’avoir une chanson dans cet épisode, et c’est Nini qui s’y colle. Ah lala. J’ai entendu tellement d’Olivia Rodrigo cette année qu’on sent bien que cet épisode n’exploite pas toutes ses capacités vocales… mais ça n’empêche que la chanson est géniale quand même. Cela nous permet de mieux comprendre le personnage alors qu’elle prend la décision de faire demi-tour – à la fois au sens propre et figuré. Nini décide donc de retourner au lycée pour voir Miss Jenn et lui annoncer qu’elle veut rester, finalement.

Ben oui, toute sa famille est là – et Ricky aussi. D’ailleurs, lui aussi il prend finalement la décision de prévenir Nini qu’il souhaite rester avec elle, et qu’il souhaite surtout qu’elle reste avec lui pour toujours. L’épisode se termine ainsi sur la promesse inavouée de retrouvailles entre ces deux-là, et c’est très frustrant comme cliffhanger. Très frustrant aussi de n’avoir qu’une seule chanson dans l’épisode. Aaah.