Resident Alien (S02)

Synopsis : En fin de saison 1, Asta laissait partir Harry après l’avoir convaincu de ne pas détruire l’humanité. Elle ignorait par contre qu’il s’en allait avec Max à bord de son vaisseau. Et lui aussi.

Saison 1 | Saison 2

Pour commencer, je dois bien avouer que si j’ai adoré la saison 1 de cette série, j’ai eu tendance à l’oublier ensuite sur la fin de l’année. Les saisons d’une douzaine d’épisodes, c’est trop court, je ne vois que ça pour expliquer cette sensation. Je suis donc pressé de retrouver les héros de la série, mais en même temps, j’ai une appréhension certaine.

En effet, quand j’oublie à ce point le contenu d’une saison et ses personnages, c’est qu’il n’y a possiblement pas de quoi faire une saison 2 assez intéressante. Et pourtant, il est clair que j’ai noté plusieurs pistes intéressantes pour celle-ci. Bref, je n’en sais rien du tout avant de la commencer de toute manière, je n’ai que mes théories. Je n’ai rien vu passer sur la série côté promo de la saison 2, aucune annonce, aucune news, elle était tombée en-dehors de mon radar.

Voir aussi : Le récap de la saison 1

Cela me rend bien curieux, d’autant que je n’ai vu aucune réaction non plus depuis la diffusion de cet épisode jeudi. J’étais un peu pris par la vie… mais tout de même ! Alors, que vaut cette saison 2 ? Réponse ci-dessous, écoutez.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S02E01 – Old Friends – 15/20
Je suis un peu déçu par cette reprise non pas parce que l’épisode est mauvais, au contraire, mais parce que j’ai trouvé que les cliffhangers étaient trop vite oubliés et résolus de manière un peu brouillonne. Le reste de l’épisode peine à vraiment mettre en place les enjeux d’un début de saison et ralentit le rythme instauré en saison 1. On sent ainsi que la série souhaite reprendre le même schéma que l’année passée, mais c’est un brin frustrant. J’espère mieux pour la suite.
S02E02 – The Wire – 16/20
Je retrouve avec soulagement la série que j’aimais en saison 1. La déception de la reprise tournant trop le dos à ce que j’espérais voir étant passée, cet épisode est finalement un bon exemple de ce que faisait la saison 1. De nombreuses intrigues s’entremêlent l’air de rien et permettent de passer un vrai bon moment pas trop prise de tête, avec de l’humour dans presque chaque scène et des développements inattendus grâce à des twists toujours plus perchés les uns que les autres. Je retrouve le plaisir que j’avais à regarder la première saison, ouf !
S02E03 – Girls Night – 14/20
J’ai toujours un peu de mal avec ce début de saison, malgré les quelques mois depuis mon dernier visionnage. Mon problème ? Il vient principalement de l’excès dans le jeu des acteurs et dans les répliques. Cela me faisait rire en saison 1, mais je trouve que le dosage est moins bon. Et en même temps, en fin d’épisode, ça passait déjà mieux, alors peut-être que le problème vient de moi. Je n’ai qu’à me réhabituer. En attendant, l’épisode reste sympa et le message féministe est toujours bienvenu.
S02E04 – Radio Harry – 15/20
Le dosage humour/suspense est bien mieux maîtrisé dans cet épisode avec un équilibre qui se fait assez naturellement et permet à l’intrigue d’avancer – ou de reculer selon le point de vue – de manière assez fluide. C’est une bonne chose, et ça donne envie de continuer la série franchement, parce qu’elle réussit bien à tracer de nouvelles pistes pour la suite de la saison.
S02E05 – Family Day – 16/20
Je retrouve bien le rythme de la série qui donne parfois l’impression que ses intrigues s’entremêlent comme elles le feraient sur une feuille de brouillon. Pourtant, à chaque fois, ça fonctionne bien et ça donne lieu à de bonnes scènes ou de bons gags ! Ceci étant dit, c’est un épisode que j’ai trouvé frustrant dans sa manière de retarder l’intrigue fil rouge de la saison. Je sais que c’est le principe même des séries, mais là, c’était vraiment frustrant.
S02E06 – An Alien in New-York – 16/20
Même dans les épisodes où l’intrigue avance, il y a encore des scènes pour ralentir le rythme en développant les personnages secondaires, mais ces développements sont intéressants et permettent de mieux les cerner, donc tant mieux. Surtout, ils apportent une touche d’émotions bienvenue dans un monde d’humour brut – et bordel, qu’est-ce que j’ai ri face à certaines scènes de l’épisode. La série part en vrille tellement souvent.
S02E07 – Escape From New-York – 18/20
J’ai adoré cet épisode qui proposait des dynamiques intéressantes à suivre et des scènes qui changeaient vraiment du ton léger et décalé habituel. Si je le dis autrement, j’aime que même dans les situations de gros suspense et de tension dramatique, la série parvienne à être hyper originale dans ce qu’elle propose comme twist. Vraiment, c’était top à voir.
S02E08 – Alien Diner Party – 20/20
Enfin ! Je retrouve avec cet épisode ce que j’avais adoré en saison 1, et même un peu plus. Tout est hyper fluide dans les intrigues qui se réunissent enfin, il y a plein de révélations, d’humour et une intrigue qui avance à toute vitesse. C’est un épisode de mi-saison franchement réussi, et je suis content de ne pas avoir à attendre plusieurs mois pour voir la suite : le prochain épisode est dans une semaine.
S02E09 – Autopsy – 16/20
Si l’épisode n’a pas la qualité du précédent, il offre une bonne reprise en lançant cette deuxième partie de saison vers de nouvelles pistes. C’est un peu abusé d’oublier certains personnages après une pause si longue, mais comme pour moi la pause n’a été que d’une semaine, tout va bien. Pour le reste, l’épisode me donne envie de rester à jour et me rend impatient de voir le prochain épisode. Tout va bien, donc.
S02E10 – The Ghost of Bobby Smallwood – 16/20
Je dois dire que je suis un peu déçu de la rapidité avec laquelle une partie de l’intrigue est jetée à la poubelle, mais je trouve aussi que ça fonctionnait bien comme manière de faire avancer les personnages et de les faire grandir. Du côté du fil rouge, au contraire, on avance très peu et de manière lente ; sauf que ça fonctionne tout aussi bien et que ça donne envie de voir rapidement l’épisode suivant. Bon, je ne sais pas quand exactement, même s’il est déjà en ligne par contre, il faut que je trouve du temps.
S02E11 – The Weight – 16/20
La série continue à vitesse de croisière sa saison 2 qui est finalement plutôt bien réussie. Cette deuxième partie de saison est en effet agréable à suivre, avec un très bon équilibre entre les intrigues, mais aussi entre le ton sérieux qu’elle parfois besoin d’avoir et l’humour qui la définit si bien. C’est un épisode agréable qui fait avancer les choses, sans donner l’impression de perdre beaucoup de temps sur les différentes intrigues.
S02E12 – The Alien Within – 19/20
Non seulement c’est un très bon épisode avec tout ce qu’il faut d’humour, mais en plus, les fils rouges avancent à toute vitesse l’air de rien et une scène de l’épisode m’a laissé bouche bée car je ne l’avais pas vu venir. Eh, ça m’apprendra à ne pas lire les comics, j’imagine ? En tout cas, la saison est vraiment bien gérée, cette deuxième partie est beaucoup plus prenante que la première, que j’avais déjà bingewatchée avec plaisir. Et ça cloture des intrigues de la saison 1 l’air de rien bien avant la fin de saison.
S02E13 – Harry, a Parent – 16/20
La saison se poursuit à son rythme, et l’on sent bien que quelques intrigues vont probablement mal se terminer. C’est que l’air de rien, la conclusion approche après tout. La série reste une petite pépite très agréable à suivre : l’humour fonctionne (même s’il faut parfois se remettre dedans pour l’apprécier à sa juste valeur), les personnages sont de plus en plus attachants avec le temps et l’intrigue avance suffisamment à chaque fois pour donner envie de revenir.
S02E14 – Cat and Mouse – 17/20
Oui, ça se confirme, la saison sait très bien où elle va. Les différentes pièces du puzzle mis en place entre les différentes intrigues s’emboîtent vraiment bien dans cet épisode qui fait avancer certains personnages dans de nouvelles directions. L’histoire racontée est toujours aussi prenante et je ne regrette pas de me maintenir à jour dans la série. Elle est vraiment top.
S02E15 – Best of Enemies – 15/20
J’ai eu du mal à entrer pleinement dans l’épisode qui semblait parfois un peu brouillon dans l’enchaînement de ses intrigues, mais en vérité, c’est toujours un plaisir de parcourir les rues de Patience avec ces personnages. Et puis, le fil rouge avance immanquablement dans cet épisode : il me manque une scène bien particulière que les scénaristes se gardent pour le dernier épisode, mais autrement, l’intrigue n’est vraiment plus au même stade après cet épisode.
S02E16 – I Believe in Aliens – 18/20
L’épisode de cette semaine prouve tout ce que la série avait dans le ventre depuis le début, mais c’est presque frustrant que ce ne soit qu’à l’avant-dernier épisode que tout parvienne si bien à se mettre en place. Le rythme est excellent, les clins d’œil fonctionnent, on s’amuse énormément tout en ayant de l’action et on nous prépare le terrain de l’épisode final avec succès. J’espère vraiment qu’on aura une saison 2, car il y a moyen de faire tellement d’autres histoires !

Walker – S02E09 (express)

Épisode 9 – Sucker punch – 14/20
Petit sursaut dans la série qui prend enfin le temps d’avancer sur ses fils rouges cette semaine. Cela fait du bien et ça donne un épisode qui fonctionne plutôt bien, même s’il ne casse pas trois pattes à un canard non plus. On reste sur un rythme de croisière, mais on voit qu’on se dirige vraiment vers quelque part cette fois.

Spoilers

Liam se retrouve avec un client inattendu.

Je ne pensais pas l’écrire un jour, mais je regrette la mort de Serrano ? La série nous montrait enfin ce que ça donnait pour elle d’avoir un grand méchant à craindre, et c’était plutôt savoureux avec cet épisode ! Il débute en effet par le retour de James au boulot, zappé par Cordell qui préfère assister à une audience concernant le destin de son ennemi mortel. Et paf, Serrano est relâché sur un pseudo-vice de forme. C’est très gros comme idée, mais ça fonctionne bien.

En effet, ça permet d’en arriver à un certain nombre de scènes plutôt savoureuses où Cordell est confronté à son ennemi. Bien sûr, ça n’est pas convaincant de voir le Texas Ranger se confronter à lui au restaurant et se faire menacer comme ça, mais ce n’est pas grave, la rivalité apportait du bon. Par conséquent, je me retrouve déçu que ce suspense soit si vite oublié et zappé par la mort de Serrano en fin d’épisode. Celle-ci était bien jouée et apportait une vraie surprise à l’épisode, au moins, car je ne pensais pas qu’on s’en débarrasserait si vite. La course-poursuite était sympa en elle-même, sa conclusion vraiment prenante. Et puis, l’acteur s’en tire bien pour éviter de nous faire une Cotillard.

Ceci étant dit, il faut bien reconnaître que c’est savoureux : Cordell va forcément se retrouver au cœur d’une enquête sur la mort de ce méchant, surtout que la fin d’épisode nous montre également Denise découvrant un nouveau bout de vérité sur l’incendie de sa grange. Contre toute attente, cela ne vient pas d’August d’ailleurs. Après s’être trainé un bras en attèle depuis quelques épisodes et avoir bavé sur la torche retrouvée, voilà donc qu’August est relégué à l’intrigue adolescente du jour où il monte un groupe à l’improviste parce que ça fait bien devant les filles. Oh bordel.

Je n’apprécie toujours pas Geri, du coup, parce qu’elle laisse faire ça et l’encourage même. J’ai aussi un peu de peine pour le personnage, parce qu’il monte tout de même un groupe pour que ses deux potes mecs puissent mener un combat de coq afin de séduire Stella. Etait-ce vraiment nécessaire ? Vivement qu’elle se barre à la fac, croyez-moi ! Je ne sais pas trop ce qu’on est censé penser de cette intrigue.

J’imagine que le but est de diviser les personnes qui regardent avec ce triangle amoureux tout pété, mais la vérité, c’est que ça ne m’intéresse pas du tout de savoir à qui Stella accordera ses faveurs : ces intrigues adolescentes continuent de sembler en trop dans une série qui traite pourtant d’affaires criminelles. Je ne sais pas : ça casse le format procédural pour explorer la vie perso de Cordell, donc ça devrait me plaire car c’est souvent ce que je reproche aux séries procédurales… mais ça le fait de manière tellement convenue et peu prenante que, bon, finalement, on s’en passerait.

Dans tout ça, on ne voit plus les (grands) parents Walker ces derniers temps. Je me demande si les scénaristes ont pris conscience qu’ils ne savaient pas quoi faire de ces personnages ! La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont au moins pris la peine de trouver un rôle à Liam cette année. Rien n’est perdu.

En effet, une dernière intrigue voyait donc Liam recevoir la visite inattendue de Dan. C’est de loin la meilleure partie de l’épisode, et celle qui m’a paru le plus intéressante. Dan se sent menacé de savoir Serrano en liberté, et il a bien raison : sa vie est évidemment en danger puisqu’il a une vidéo montrant le grand-méchant avouer ses crimes vis-à-vis de Cordell. Menacé, Dan se réfugie auprès du seul avocat qu’il connaît et peu contacter sans crainte que sa femme n’apprenne la vérité sur lui.

C’est tout de même abusé, non ? Genre, il connaît forcément d’autres avocats que celui qui a essayé de le faire tomber il y a à peine deux épisodes ! Toutefois, c’est efficace comme twist et j’ai aimé voir Liam être tiraillé entre ses convictions et sa profession. J’aime également la scène finale de cette intrigue, où Liam révèle qu’il n’est pas si bête qu’il en a l’air. C’était une vraie surprise me concernant, parce que ça n’a pas toujours été le cas. Cette réplique où il accuse de meurtre Dan et lui explique qu’il n’est pas sûr d’avoir une dette envers lui pour sa vie est juste géniale. 

Espérons que ça mènera encore à de grandes choses pour la suite, parce que j’ai du mal à voir la direction que ça va prendre maintenant que Denise se méfie de Dan ET qu’elle va vouloir se venger de Cordell également. Sachant que c’est Cordell qui lui a fait prendre conscience qu’il fallait se méfier de Dan (j’ai beaucoup aimé sa déduction par rapport aux réactions de Liam… mais abusé de le voir partir en intervention sans plus de raison que ça), ça promet de bonnes choses et un conflit interne intéressant à suivre. Le problème, c’est qu’on ne connaît encore que peu Denise, et ça risque de paraître forcé d’aller dans une nouvelle direction.

Ah, et sinon, pas de news d’une éventuelle remplaçante pour Micki. Tant mieux ? C’était de toute manière déséquilibré depuis un moment dans cette série.


Euphoria – S02E03

Épisode 3 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.

Spoilers

Cal reste perturbé par ce que son fils lui a révélé, Cassie est prête à tout pour quelques minutes avec Nate et Rue s’enfonce de plus en plus dans les emmerdes.

 

Everyone’s a fucking nun.

Je sais, j’avais écrit que je n’aurais probablement pas le temps de voir cet épisode dès ce matin, mais j’en avais trop envie, alors me

voilà. Et je suis récompensé de ma volonté de découvrir cet épisode par un bon gros plan sur des fesses que je n’avais absolument pas besoin de voir pour commencer ma journée, su-per, merci Euphoria pour ça.

En effet, cet épisode débute gratuitement par les fesses de Cal qui se prépare à aller voir Derek. Qui sont ces gens ? Eh bien, Cal, c’est le père de Nate. Sauf que là, il n’est pas joué par Eric Dane, parce que nous sommes dans le passé et qu’il est encore ado. Vraiment, la nudité est purement gratuite, et je ne la comprends pas trop. Après, je ne vais pas m’attarder plus longtemps que ça dessus, surtout que je suis bien heureux que le montage suivant se fasse sur Mistify me, une chanson que j’adore. On y suit donc une journée normale dans la vie de Cal et Derek, et ça ressemble fort à un épisode de Riverdale quand ils se mettent à faire de la lutte et être dragués par une nana.

Après un détour par les vestiaires nous montrant bien que ces meilleurs amis aiment se voir nus sous la douche. Enfin, c’est surtout Cal qui est intéressé par les jambes et l’entrejambe de son pote. Malgré tout, quand il rencontre Marsha, il la laisse faire tout ce qu’elle veut… et le raconte dès que possible à Derek. Allez, la série reprend son esthétique incroyable pour toutes ces scènes, avec des plans qui se font timides par moments quand à d’autres moments la nudité ne semble déranger personne.

L’introduction ne s’arrête plus en tout cas de nous montrer les personnages de Derek et Cal à poil, enchaînant ensuite avec une soirée qui finit par un bain de minuit dans la piscine. Et si tout le monde se fout à poil, il semble important de conserver ses chaussettes pour plonger. Pardon, mais c’est tout ce que j’ai réussi à penser, alors que les caméras reprenaient leur voyeurisme esthétique étrange. En fait, tout est étrange dans ce début d’épisode, parce que Cal semble vraiment être un personnage sympathique finalement.

Bon, il passe son temps à coucher avec sa copine, mais c’est un adolescent après tout, alors c’est bien normal. On comprend malgré tout que sa relation à son père est particulière et qu’il y a également quelque chose qui lui trotte en tête en permanence. Il a des envies clairement homosexuelles, mais heureusement, il aime faire des cunilingus à sa copine, alors ça le détourne un temps de ses fantasmes. Un temps, seulement, évidemment.

Lors d’une soirée, Derek et Cal se retrouvent à conduire une décapotable sous une pluie battante et se réfugient dans un bar gay. La série voulant tout faire pour que je l’adore, elle enchaîne sur une autre chanson du groupe INXS où les deux amis s’éclatent et dansent ensemble. Oh bordel, mais non, mais qu’est-ce qu’ils font pour cette introduction ? C’est interminable et sérieusement, je suis en train de tomber amoureux de ces deux-là. Comme quoi, on peut raconter une belle histoire d’amour en 12 minutes.

Les deux amis finissent par partager leur premier baiser sur « Never tear us apart », ce qui est toujours un bon choix. Le réveil sera plus douloureux pour Cal le lendemain : alors qu’il vient de passer une belle soirée avec son copain, il découvre que sa copine est… Enceinte. Elle a vérifié avec trois tests avant de l’appeler, alors il n’y a aucun doute possible – même si la série ne nous le révèle pas exactement comme ça. Allez, félicitations Cal, tu vas devenir papa. Bizarrement, il s’effondre en larmes et casse toute la hype de ce début d’épisode.

Je m’attendais quand même à ce que le zoom arrière nous révèle que son lit soit partagé avec Derek, mais ce n’est tout de même pas le cas. Allez, il est temps de quitter le passé maintenant, mais bordel, qu’ils me fassent un spin-off sur Cal, ou un what if où il ne finisse pas par être le bâtard qu’il est.

La série enchaîne toutefois par un retour dans le présent qui continue de me convaincre que tout le monde veut que je tombe amoureux devant : je veux dire, Zendaya se met à chanter Call me irresponsable devant nous. Bon, le problème, c’est qu’on comprend assez vite que le fun de cette scène est provoqué par… la drogue. C’est dommage, mais ça ne m’a pas empêché d’être à fond avec elle. Je chantais, je me marrais et quand Gia la regarde, j’ai éclaté de rire.

Il était important de nous faire rire comme ça, parce que très rapidement, la série se dirige vers l’émotion exactement inverse : la dépression la plus importante quand Rue confie à sa petite sœur qu’elle se drogue pour oublier ses envies suicidaires. Mais ? Quel enfer. Avant d’en arriver là, la série nous propose un petit « How to get away with being a drug addict » qui est excellent, avec une petite référence à la saison précédente aussi. Zendaya est une actrice absolument brillante, l’écriture de cette série l’est encore plus.

On nous révèle ainsi qu’elle raconte tout ça à Jules, lui expliquant peut-être aussi pourquoi elle a avoué à sa sœur vouloir se suicider pour pouvoir tranquillement continuer à se droguer sans qu’elle ne l’en empêche. Ethiquement, je suis aussi dérangé par cette scène que lorsque Cassie de Skins expliquait comment être anorexique, mais en même temps, c’est le principe même de cette série d’être dérangeante.

Et elle est beaucoup plus que ça aussi, enchaînant avec Jules confiant à Rue qu’elle n’aime pas son nouvel ami, parce qu’il veut probablement la baiser et puis c’est tout. Ce n’est pas exactement tout et on enchaîne sur une scène incroyable où Jules va justement interroger ce pote. Les échanges entre eux sont si incroyables que j’en ai oublié la critique. Les références à Twitter, à la sexualité, à la notion de genre… Tout est joué avec une fluidité incroyable. J’ai adoré voir Jules et Elliot échanger sur le nombre de partenaires sexuels qu’ils avaient, parce que ça en disait long sur les deux personnages, l’air de rien. Et c’est sans trop de surprise que ça mène à Rue et Jules faisant l’amour, mais pas avant que Rue aperçoive le père de Nate, histoire de nous rappeler que nous sommes tout de même dans une série bien plus large que ça.

C’est un joli moyen de faire la transition vers la suite de l’épisode qui est… encore plus géniale ? Genre, je ne pensais pas que c’était possible, mais on se concentre sur le personnage de Lexi que j’adore et qui nous révèle avoir écrit un scénario. Et ce n’est pas si surprenant après tout : la série nous rappelle que Lexi a toujours été une observatrice de sa vie… et ça se fait par un moment tout à fait méta avec un miroir nous montrant les caméramen (bonjour) ou nous montrant Lexi en réalisatrice et Rue en actrice droguée.

C’est excellent et ça enchaîne par un autre détour : Lexi partage sa chambre avec une Cassie qui a désormais décidé de se réveiller tous les matins à quatre heures pour… se préparer à aller au lycée. Oui, oui, 4h du matin. Elle a ainsi les meilleurs outfits et est aussi merveilleuse que possible. Elle fait tout ça pour que Nate la remarque – sauf que Nate ne la remarque que quand elle s’habille littéralement comme Maddy. C’était aussi drôle que déprimant, comme d’habitude.

La série est magnifique pour ça, et tout semble si parfaitement cohérent et logique. Même la construction de l’épisode l’est, d’ailleurs, puisque tout ça permet d’en revenir à Lexi et son scénario validé par un prof, à quelques mètres d’un action ou vérité de Rue, Jules et Elliot. Les trois passent désormais tout leur temps ensemble, et ça se fait avec ce jeu et des actions particulièrement stupides.

Si elles nous permettent de rire et de continuer à provoquer, le but de l’épisode est toutefois bien de se centrer sur Lexi et sa pièce de théâtre. Le problème, c’est que la pièce est totalement inspirée de sa vie, y compris de la vie de sa sœur… sauf que Cassie n’est pas au courant des talents de sa sœur, pas plus que Lexi n’est au courant des préoccupations de Cassie. À force de vouloir être toujours la plus sexy pour Nate, Cassie en arrive à un stade où elle paraît plus ridicule qu’autre chose. Son look la fait passer pour un personnage de la comédie musicale Oklahoma que je n’ai pas vu moi non plus.

Il était plus facile de s’identifier à Rue, comme ça. Par contre, ça ne dure qu’un temps, parce qu’on en revient au plus grand malaise de Cassie. Elle est magnifique, Cassie, à péter un câble sur Maddy, à lui révéler qu’elle est amoureuse de Nate et que Nate n’est de toute manière pas fait pour Maddy puisqu’ils sont toxiques ensemble.

Malheureusement, tout ça, ça se passe dans la tête de Cass. Dans la réalité, elle ne dit rien (mais quelle arnaque, j’y croyais !), ne se confie qu’à demi-mot à sa meilleure amie et… couche avec Nate tous les vendredis soirs. Oh putain, mais Nate ! Cassie ! J’aurais dû m’y attendre, bordel. La scène est violente, surtout qu’on nous montre ensuite que les parents de Nate entendent tout. Et la réplique de la mère qui donnerait beaucoup pour redevenir adolescente est vachement compréhensible après ce début d’épisode où on voit qu’elle avait de quoi s’éclater encore et encore. De toute manière, Cal s’en fout royalement désormais.

En effet, il est toujours perturbé, et c’est bien logique, par ce que son fils lui a révélé en fin d’épisode la semaine dernière. On nous révèle donc qu’il planque désormais devant chez Fez, et je n’aime pas ça du tout. Ash non plus n’aime pas ça, et il n’hésite pas à braquer Cal, hein. Il n’en faut pas plus pour que Fez interroge donc Cal, sauf que ça tourne mal. Ash s’éclate sur la tronche d’Eric Dane et ça finit par faire sortir la vérité du personnage de Cal.

C’est horrible : il est persuadé que Fez est au courant de ce qu’il a fait avec Jules, et il est sûr aussi que Fez a le DVD sur lequel il y a une vidéo de lui et Jules. Ce n’est toutefois pas le cas du tout : bien au contraire, il révèle tout lui-même à Fez, qui n’en revient pas de ce qu’il entend. TU M’ETONNES. C’est terrible à voir, parce que Cal se fait avoir comme un bleu et tabasser au passage, avant d’être libéré bien simplement par Fez qui comprend qu’il est dépassé par tout ce qu’il se passe.

Pendant ce temps, Kat est toujours sous-exploitée et j’attends impatiemment son épisode. Les scénaristes ne l’oublient pas totalement, avec une scène où elle rencontre les parents d’Ethan… et plante complètement le test qu’ils lui font passer. En parlant de test, il faut bien en revenir aussi à Lexi et son audition : cela permet de rencontrer Bobi, son assistante à la voix insupportable, et de voir Ethan obtenir un rôle dans la pièce. J’imagine que ça aura un impact pour la suite, parce que pour l’instant, on se contente d’avoir cette pièce comme alibi pour Rue.

Oui, en parallèle de tout ça, Rue a aussi une idée qui lui fait penser qu’elle est une véritable génie. Elle veut ainsi revendre de la drogue et demande à Fez de l’aider. Comme il refuse, elle se tourne vers la dealer du premier épisode, qui aime faire en sorte que tout le monde se déshabille chez elle. Je ne le sens pas du tout là. Il s’agit tout de même d’une psychopathe avec qui Rue passe un marché qu’elle ne peut probablement pas tenir. Et si elle ne tient pas sa part du marché, elle est bonne pour être revendue en pièces détachées.

La drogue ? Elle la récupère avant d’aller à une réunion de drogués anonymes ? WTF. Ali se rend immédiatement compte de ce qu’il se passe et l’interroge, forcément. Rue se sert toutefois de ce qu’elle sait sur lui pour le blesser, et ça marche tellement bien qu’il finit par la laisser tranquille. Putain, Rue ! Elle dépasse les bornes des limites comme dirait l’autre, et ça fait de la peine de la voir s’enfoncer encore plus sans que personne ne puisse rien y faire. Franchement, sa mère ne se rend compte de rien et lui fait totalement confiance quand elle affirme passer l’audition pour Oklahoma, en plus.

Pendant que Rue fait tout ça, elle ne répond pas à Jules qui s’inquiète de savoir où elle est et se rend logiquement chez Elliot. Ce dernier est vraiment une bonne addition au casting, parce qu’après Rue, c’est au tour de Jules d’avoir une scène vraiment intéressante avec lui. J’ai eu peur que ça déconne et qu’ils couchent ensemble, mais heureusement, ce n’est pas le cas. On se contente d’une scène où Elliot reconnaît avoir un crush pour Rue.

Le cliffhanger est moins violent que la semaine dernière et n’est vraiment pas celui que j’attendais : Nate pose un lapin à Cassie un vendredi soir pour… retourner voir Maddison en plein babysitting. OK, c’est violent, d’accord, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais maintenant que Cal est au courant du mensonge de son fils – mensonge qui lui a fait considérer le suicide, tout de même.

Moi, je ressors de l’épisode bien embêté en plus : j’ai maintenant envie d’aimer davantage le personnage de Cal, parce que sa vie d’ado était incroyable et qu’il méritait de tourner mieux que ce qu’il fait.

Euphoria – S02E02

Épisode 2 – Out of Touch – 18/20
J’ai préféré l’épisode de cette semaine, qui change un peu les habitudes de la série. La narration se fait différemment, avec une introduction plus inhabituelle et une Rue qui nous cache parfois des choses, pour mieux nous surprendre et nous faire changer d’avis. J’aime surtout le fait qu’on se concentre davantage sur tout le monde dans cet épisode, même si la chronologie finit par être un peu chaotique pour écrire une critique linéaire. J’ai oublié de dire plein de choses dans mon avis, je crois, mais eh, ça fait déjà quatre pages de critique.

Spoilers

Nate ne révèle pas que Fez est son agresseur, alors la vie continue… avec toutes ses emmerdes.

Sometimes shit’s just like is what it is.

Wow. L’épisode ne nous laisse pas de répit : c’est sans résumé qu’on reprend cette semaine sur le visage ensanglanté de Nate. C’en est fini du beau gosse, là, il est bien défiguré. Et en plus, c’est l’enfer : Rue nous apprend que Nate est désormais amoureux de Cassie. Il ne s’y attendait pas du tout, mais il s’en rend compte quand elle se penche sur lui. Et alors que tout le monde l’emmène en catastrophe à l’hôpital et que Maddy s’inquiète pour son copain, lui part dans ses énormes fantasmes sur Cassie.

On le comprend, Cassie est magnifique, et ses fantasmes nous le confirment : l’actrice est incroyable dans toutes les scènes fantasmées où elle fait l’amour à Nate – Nate qui n’oublie pas non plus Jules au passage. Cela ne l’empêche pas de s’imaginer passer sa vie avec Cassie, quitte à ce qu’elle soit enceinte…

Et comme à l’hôpital son père lui rend visite, il l’imagine ensuite en train de plus ou moins draguer Cassie. Et il l’espère mort bien rapidement. C’est intéressant parce que cette introduction ne revient pas sur le passé de Nate, mais uniquement sur ses fantasmes et ses rêves alors qu’il semble sombrer dans le coma. Il ne peut que penser à son passé, en plus, et à ses différents choix.

Avoir été amoureux de Maddison a-t-il fait sortir le pire de lui ? Si oui, quid de son père ? Est-ce que rencontrer Cassie en seconde aurait tout changé pour lui ? Pas si sûr. Un arrêt cardiaque lui fait remettre toute sa vie en perspective, alors qu’il imagine Cassie accoucher et que son père prie pour lui. Soit.

Inévitablement, quelques jours passent durant cette introduction qui nous laissent Nate en vie, mais bien affaibli. Après ces quelques jours, c’est déjà la rentrée pour Rue et Jules. Au moins, on sait pourquoi la saison 2 a mis tant de temps à arriver : elle paraît désormais être à peu près en temps réel. Et le temps réel, ça craint : Rue retrouve Jules au lycée, l’embrasse, croise alors Elliot et… tout part en vrille.

Je suis totalement dégoûté par le rebondissement qui suit : Rue n’a pas parlé de Jules à Elliot, ce qui est plutôt logique au départ, mais ne l’est plus quand elle nous donne toutes les infos. Elle vient en effet de passer plusieurs jours avec Elliot, super riche, et de passer sa meilleure vie… sans parler de Jules. Forcément, cette dernière, même sans avoir toutes les infos, prend super mal que Rue hésite à lui répondre « je t’aime » (parce qu’elle voit Elliot) et qu’elle ne parle pas d’elle à ses amis. Pauvre Jules.

La dispute entre elle et Rue est inévitable, mais elle met du temps à revenir dans l’épisode. Jules explique sa jalousie comme elle peut à Rue, étant vexée surtout de se rendre compte qu’elle flirte avec Elliot. Ce n’est pas le cas, mais dès la fin de la dispute, inutile de vous préciser que Jules passe du temps à se droguer avec lui. Cela se fait lors d’un petit montage musical plutôt sympa – mais ça me pose toujours autant problème ces moments où la drogue paraît cool. Je sais que ce n’est pas le message de la série, je sais qu’elle a tendance à montrer aussi tous les aspects les plus horrifiques… mais tout de même.

Rue est persuadée que la drogue est ce qui lui permet d’être elle-même et elle s’en confie à Elliot, mais nous, c’est ce qu’on retire de leur conversation. Il n’y a personne pour lui faire entendre que ce n’est pas le cas. Je veux dire, Elliot n’est pas franchement convaincant quand il le fait ou quand il souligne que ce n’est pas terrible qu’elle mente à Jules. Oui, parce qu’en parallèle, cette dernière est sûre que Rue est à une réunion de drogués anonymes.

Pendant ce temps, la série prend aussi le temps de revenir sur Cassie. C’est assez terrible la vie qu’elle mène : une vraie dépression l’accompagne depuis un moment, expliquant probablement pourquoi elle a couché avec Nate alors même qu’il est le petit ami de sa meilleure amie. La trahison est impardonnable – mais ils n’étaient plus en couple après tout.

Cela n’empêche que Maddy retombe totalement amoureuse de Nate : le voir dans cet état lui donne envie de passer son temps à l’hôpital avec lui. Personne ne nous parle de Fez pour le moment, ce qui est tout de même étonnant pour la réalité, mais pas tellement pour cette série et la manière dont tout est toujours traité avec un angle particulier. Après un focus sur Cassie, nous en avons donc un sur Maddy.

Folle amoureuse de Nate rien que parce qu’il lui envoie un SMS, elle raconte aussitôt tout à Cassie. Elle est toutefois interrompue par Theo, le gamin qu’elle babysitte. Oula, ça part sur un aparté tout à fait inattendu : Maddy se fait donc de l’argent en babysitting parce qu’elle n’a pas pu faire un don d’ovaire. Elle profite de ce job pour essayer toutes les fringues magnifiques de la mère de famille richissime et magnifique qui a voulu l’embaucher.

En effet, Maddy ne se fait pas chier dans ses choix de babysitting. En plus, sa patronne est clairement en train de la draguer et de lui demander de la déshabiller au lieu de l’engueuler parce qu’elle fouille dans ses affaires, alors elle aurait tort de se priver de passer de si bonnes soirées. Il faut toutefois qu’elle retourne au lycée ensuite, et qu’elle y croise Kat. C’est l’occasion pour nous de rattraper le temps perdu avec cette dernière.

Elle est toujours avec Ethan, donc, et tout se passe très bien. Si tout se passe bien entre eux, cela n’empêche pas Kat de s’enfermer dans ses fantasmes et mondes fictifs. On en arrive à avoir toute une scène où elle fait violer par un héros de Game of Thrones. Enfin, violer. Ca reste son fantasme, quoi, donc ça se débat ? C’est si bizarre, ce genre de fantasme mis en scène comme ça, de manière explicite en plus.

Bref, Kat est toujours en plein mal-être et j’ai hâte d’en savoir plus lors de son épisode. En attendant, on apprend que Kat se déteste de plus en plus. Elle n’aime pas Ethan et la relation super chiante qu’elle a avec lui, mais elle est forcée d’admettre que le problème vient d’elle. Et ça ne s’arrange pas dans sa tête quand elle se met à entendre des voix la forçant à s’aimer.

Quand on en revient enfin à Fez, c’est pour découvrir qu’il a continué sa vie tranquillement. Le problème, c’est que la vie n’est jamais tranquille avec Fez. Voilà donc qu’il héberge désormais Faye, la droguée de l’épisode précédent : entre deux épisodes, elle a eu temps de jeter son propriétaire par-dessus un balcon et est en cavale. Fez l’héberge parce qu’elle est la copine de son meilleur ami, et que celui-ci lui assure que Faye est l’amour de sa vie.

Soit. Le problème, c’est que ça ne va pas arranger les affaires de Fez. En effet, la police ne va pas tarder à s’intéresser à lui, parce que Cassie finit par le dénoncer. Elle ne le fait pas de plein gré, mais sous la pression du père de Nate qui vient la voir chez elle, persuadé qu’elle sait qui a agressé son fils. Et quand il annonce qu’il a l’intention de fouiller ses SMS, Cassie balance tout.

C’est logique : en pleine dépression, Cassie n’arrête pas de penser à Nate et de communiquer avec lui, et de le sentir partout autour d’elle. Après, c’est peut-être aussi parce qu’elle met plusieurs jours à laver le sang de Nate sur ses jambes. Au téléphone, il lui annonce que si Maddy apprend ce qu’il s’est passé entre eux, elle passera le reste de sa vie à essayer de le tuer – mais qu’elle réussira à la tuer. C’est flippant comme tout, hein ? Apparemment, oui, parce que Cassie passe ensuite son temps à imaginer qu’elle se fait tuer par Maddy dans des scènes beaucoup trop rapides, mais aussi beaucoup trop drôles à voir.

Bref, pas étonnant qu’elle dénonce Fezco, finalement. Cela énerve toutefois Lexi. Pauvre Lexi. Elle a pris cher dans l’épisode précédent : alors qu’elle a enfin trouvé quelqu’un prêt à l’écouter pour de vrai, Fez s’est levé et a défoncé Nate devant elle. Pas exceptionnel, donc. C’est l’occasion d’un rappel sur la vie de Lexi, toujours discrète, toujours à vouloir bien faire les choses, toujours à ne pas aller au bout pour ne pas déranger, toujours à regretter l’overdose de Rue qu’elle aurait pu prévenir.

Ce n’a pas été le cas, cela dit.

En se rendant chez son parrain, Rue aperçoit tout de même Cassie rejoindre en courant la voiture de Nate. Je ne sais pas si elle capte qu’il s’agit de la voiture de Nate, mais ça craint pour le secret de ces deux-là, surtout que Nate ignore volontairement les appels de Maddy. Cela met mal à l’aise Cassie, mais il faut dire que le malaise ne risque pas de se dissiper vu comment Nate est mutique avec elle.

Il est important de noter que finalement, Nate n’est pas si défiguré. Il emmène Cassie dans une ruelle où il lui avoue qu’il l’aime vraiment bien, mais que comme les choses ne sont pas différentes, ce qui est arrivé entre eux est une erreur. Et bim. Cassie est loin d’entendre le message de rupture qui est pourtant bien explicite : elle souhaite toujours plus de Nate dans sa vie et elle tente de lui faire comprendre.

Lui n’est vraiment pas dans cet état d’esprit. Il veut juste ne plus jamais entendre parler de ce qu’il s’est passé entre eux. Cassie s’enfuit, dépitée, et se retrouve dans un entrepôt désaffecté, avec Nate qui lui court après. Il n’est pas très compliqué de deviner ce qu’il va se passer ensuite : j’ai eu peur un très court moment d’un mauvais accident pour Cassie, mais quand on voit Nate la rattraper, il était évident que ça finirait en scène de sexe entre eux. Et ça ne manque pas.

Le pire dans tout ça, c’est que je trouve qu’ils font presqu’un bon couple. Et au moment où je me dis dis ça, Nate balance à Cassie qu’il ne sait pas comment elle pourra à nouveau regarder Maddy dans les yeux. Et toi, connard ? Non, vraiment, il ne mérite pas le bonheur.

Il ne faut pas que tout ça nous détourne de l’essentiel : Rue se rend chez son parrain, et ça commence par une scène marrante où elle monte l’escalier pour une vraie réunion des alcooliques et drogués anonymes. Si elle arrive à feindre devant Jules qu’elle ne se drogue plus, ce n’est pas le cas dans cette réunion. Le parrain ne dit rien pour le moment, bizarrement. Il insiste tout de même pour ramener Jules chez elle.

Une fois devant chez elle, il lui fait remarquer qu’il va aller se présenter à sa mère, juste pour la voir flipper qu’il révèle à sa mère qu’elle se drogue encore. C’est une scène efficace, vraiment. J’ai adoré la manière dont Ali contourne les questions de la mère et fait comprendre à Rue qu’il la surveille vraiment cette fois.

Après tout ça, le casting se retrouve finalement au bowling. Ben merde, ce sont donc des adolescents comme les autres ? Maddison, Jules et Kat passent une excellente soirée en compagnie d’Ethan qui se fait chier. C’est tout de même marrant – ou déprimant, au choix – parce que ça se termine sur Maddy jalouse de voir la relation d’Ethan et Kat, sans la moindre noirceur… alors que de son côté, Kat est jalouse de la violence de la passion entre Maddy et Nate – sans savoir que Nate est en train de la tromper. Maddy explique donc à Jules qu’elle envisage de se remettre avec Nate, même si elle sait que c’est une erreur.

J’aime la réponse de Jules, qui est de ne pas le faire si elle sait que c’est une erreur et d’espérer qu’elle puisse se voir comme le reste du monde la voit. C’est d’autant plus étonnant que je n’ai pas souvenir qu’elles étaient si proches que ça.

Lexi, elle, ne se rend pas au bowling, préférant passer voir Fez dans la boutique où il bosse. Elle est magnifique et mignonne comme tout, mais elle ne se doute probablement pas qu’elle attire un nombre d’ennuis exceptionnels à Fez. Ce n’est pas la police qui s’intéresse à lui pour rendre justice après ce qui est arrivé à Nate, c’est le père de ce dernier. Et ce n’est pas une bonne chose : ce dernier a refusé de croire son fils quand il lui disait ne pas savoir ce qui était arrivé et maintenant qu’il sait qui est responsable, sa vengeance passe évidemment par le flingue. Ah les américains !

La scène est tendue, c’est le moins qu’on puisse dire : Lexi n’a pas le temps d’avertir Fez que le père est déjà dans la boutique. J’adore la tension que ça provoque, et j’adore le jeu d’Eric Dane. Il est loin du docteur tout sexy de Grey’s Anatomy cette fois. Les menaces à peine voilées qu’il fait à Fez sont flippantes comme tout, en plus, au point qu’Ash en arrive à sortir le flingue qu’il planque en cas de problème.

Pourtant, le père se contente de payer les chewing-gums pour lesquels il est venu… La menace ne tombe toutefois pas dans l’oreille d’un sourd et Fez devient bien parano quand il rentre chez lui. Cela dit, à part Faye qui fait de la merde, il ne se passe rien chez lui ce soir-là. C’était plutôt à Nate de se méfier : son père lui tombe dessus quand il rentre.

Il le regrette bien vite : Nate renverse totalement la balance du pouvoir dans une scène glaçante où il explique à son père qu’il le protégeait en fait. Il avoue enfin à son père qu’il sait qu’il a couché avec Jules, mais aussi que celle-ci en a parlé à Rue, qui en a parlé à son dealer. Voilà donc pourquoi Nate se serait fait tabasser par Fez, le dealer. Ce qui est glaçant, c’est toutefois la dernière seconde, où Nate explique à son père que Jules ne savait pas qu’elle était filmée… sans révéler s’il a ou non la vidéo. Ahahaha. La tronche du père, c’était épique. Vivement la suite la semaine prochaine !