Evil – S02E08

Épisode 8 – B is for Brain – 17/20
Mais… Qu’est-ce que je viens de voir au juste ? L’épisode me laisse un étrange sentiment de malaise à bien des égards cette semaine. Je sais que c’est le but de la série, ça l’a toujours été, mais c’est surprenant tout de même d’avoir des scènes dont je ne sais vraiment pas quoi faire. En tout cas, la série continue de prendre aux tripes et de réussir parfaitement à instaurer une ambiance dérangeante.

Spoilers

Le trio est chargé d’enquêter sur des visions du paradis lors d’une expérience scientifique.

I wanna see God, who wouldn’t want to see God ?

J’allais me lancer dans l’épisode de la semaine d’In the Dark, mais j’ai vu passé trois tweets coup sur coup vantant les mérites de cet épisode – ou plutôt s’étonnant encore de ce qu’ils osaient faire – alors je n’ai pas résisté : j’ai fermé les volets (de toute manière, il s’est mis à pleuvoir des cordes ?) et je me suis lancé dans cet épisode commençant par quelques gouttes de whisky venues tout droit de l’épisode précédent.

J’adore ce genre de lien qui donne bien l’impression que les scénaristes ont tout prévu et qu’il y a des liens entre les épisodes. Par contre, Kristen qui se bourre la gueule dans son bain en essayant de convaincre ses filles de se la fermer et de la laisser tranquille, c’est quelque chose. Elle devrait pourtant être soulagée : son mari revient enfin à la maison.

Par contre, qu’on m’explique : qui parmi les scénaristes s’est dit que ce serait une bonne idée de fournir de l’hélium à ces gamines ? Sérieusement ?

Bon, la scène ne dure pas trop longtemps – même si c’est toujours trop long quand elles sont quatre. Après, j’ai très rapidement regrétté leur disparition quand la scène suivante est arrivée avec le mari de Kristen qui veut juste faire l’amour, qui découvre que sa femme a des cicatrices de brulures en forme de crucifix et… se laisse étonamment faire dans tout ce qu’elle propose.

Même quand elle propose de lui faire mal au point de hurler – les pauvres gamines – franchement, même quand elle le bâillonne, même quand elle lui met un masque d’animal. Les voilà donc qui font l’amour… et nous on suit une goutte blanche de… je ne préfère pas savoir ? – qui tombe du matelas jusqu’au sous-sol parce que c’est apparemment de l’acide ?

Le mari ne dit rien de particulier à Kristen malgré la déviance évidente du truc, genre, wtf ? Chacun fait ce qu’il veut au lit hein, mais là, ils n’en parlent même pas, il se laisse juste faire en mode tout va bien c’est normal on fait ça toutes les semaines. J’en oublie la ponctuation. En plus, Kristen traumatise ensuite sa gamine, et ça a offert le retour de l’humour mais… Qu’est-ce que je viens de regarder, au juste ?

Je n’ai pas réussi à me concentrer sur la suite de l’épisode, du coup, avec une introduction de l’intrigue très étonnante. L’idée est pour notre trio de mener l’enquête dans un laboratoire cherchant à faire du brain-mapping parce qu’une expérience à mener des sujets à avoir quelques hallucinations possiblement liées à la religion. Reste à savoir s’il s’agit de quelque chose de légitime, d’un hoax quelconque ou allons savoir. Méga-chelou !

Ben est en tout cas à fond dans les études scientifiques apparemment, alors que Kristen semble bien plus passionnée à l’idée d’écouter les témoignages des sujets de l’expérience. Il s’agit de personnes en apparence tout à fait normales, mais avec des histoires assez dingues à raconter – l’idée qu’ils ont vu le paradis, donc.

Chacun a sa manière de raconter, chacun est fasciné parce qu’il a vu et chacun est encore marqué par la joie de ces hallucinations. Kristen est très sceptique, comme d’habitude, et elle veut savoir ce qu’ils font là, surtout, ayant l’impression que la religion veut à présent empiéter sur la science. David la rassure forcément et Ben est tout heureux à l’idée de pouvoir tester à son tour l’expérience comme les sujets qu’ils viennent d’interroger.

Il y va tout confiant en lui – mais il finit en larmes hyper rapidement. Il a d’énormes sanglots très rapidement… et l’épisode nous balance ensuite dans les hallucinations de Ben, mais en le faisant sans nous prévenir. Après, quand il voit sa mère, on comprend vite ce qu’il en est, et lui aussi, heureusement. David et Kristen disparaissent bien vite, avec le laboratoire également, pour nous montrer un Ben qui suit sa mère dans son village natal.

Le changement d’ambiance est surprenant, mais allez, j’aime bien les épisodes qui se concentrent sur les rêves des personnages. En plus, pour une fois, ça change de voir Ben faire un rêve plutôt qu’un cauchemar. Toutefois, le paradis change rapidement en Enfer : alors qu’il parle tranquillement à sa mère, il se rend compte qu’il ne peut voir Dieu et qu’une des femmes du quartier est un fantôme, puis un démon qui lui fonce dessus. Flippant.

Il se réveille en sursaut et Kristen analyse ça comme un effet secondaire de son choc d’avoir été enfermé dans le sous-sol, alors que Ben s’enfuit le plus vite possible du laboratoire et que le scientifique explique à David que Ben n’est pas le premier à expérimenter une réaction différente. Certains voient donc le paradis, David en conclue que d’autres voient l’enfer.

Ben ? Il décide d’appeler sa sœur pour avoir son opinion : sa mère semblait super déçue de voir ce qu’il était devenu, à ne pas croire en Dieu et chercher toutes les informations rationnelles. La sœur est plus énervée qu’autre chose d’avoir son frère l’empêchant de dormir.

En parallèle, nous retrouvons Leland dans une scène étonnante. Et dans cette série, tout est étonnant, donc ce n’est pas rien de le dire ! Il croise ainsi la nonne habituelle et lui révèle qu’il a compris qu’elle avait utilisé de l’ammoniac pour son exorcisme. Si je ne sais pas encore à quoi servira la scène pour plus tard, elle aura au moins eu le mérite d’être brillamment écrite avec une nonne qui sort un couteau pour menacer Leland quand il veut lui renverser de l’ammoniac sur les mains.

 

De son côté, le mari de Kristen s’inquiète quand même un peu pour sa femme. Alors qu’il range les masques, il se met à fouiller dans ses affaires et trouve des plans dessinés à la main, avec un chemin très précis tracé d’avance. Il confronte sa femme comme il peut alors qu’ils font des courses et qu’elle affirme qu’elle n’a pas envie de devenir une ménagère chiante… mais elle est loin de l’être désormais.

En fait, il n’a pas vraiment le temps de confronter Kristen qu’elle est déjà partie en vrille à cause d’un type qui la double dans une file d’attente. C’est assez dingue à voir, parce que la scène est tout à fait classique à l’origine et qu’on avance rapidement vers une situation où Kristen trouve tout à fait normal d’aller chercher des frites surgelées pour s’attaquer à l’homme et reprendre sa place. Bon dieu.

Le type était parfaitement casté pour être odieux et pour nous donner envie de le frapper nous aussi, mais c’est le genre de choses qui ne sont pas censées se passer comme si de rien n’était. Le côté bad girl de Kristen va beaucoup trop loin, là, et je ne vois pas comment elle peut sortir du magasin comme si de rien n’était et retourner ensuite au boulot.

C’est un peu le problème de cette série : certaines intrigues de la vie perso de Kristen ne sont pas raccord avec la suite de l’épisode… Franchement, c’est comme cette affaire de dentiste pour Lexie, ça a été oublié tellement vite que c’est étrange. Bon, pas aussi étrange que de voir que Kristen n’arrive pas à faire l’expérience de Ben parce qu’elle n’a pas d’âme – ou juste parce que le scientifique ne trouve pas ce qu’il faut pour lire son cerveau.

David se propose finalement pour tenter l’expérience à sa place, alors qu’il vient juste d’entendre une femme lui décrire l’enfer. J’imagine qu’il espérait voir le paradis, mais ce n’est pas exactement ce à quoi il a droit : bien au contraire, il a un aperçu d’un enfer tout différent… Il a droit à un flashback où il suit Kristen se rendant tuer Leroux. C’est bien étrange, parce que l’on sait que ça a eu lieu.

Après, David a possiblement de quoi avoir des soupçons depuis un bon moment, alors son cerveau ne fait que reconstituer quelque chose, et c’est exactement ce que le psy lui explique quand elle se précipite le voir. Bon, à son réveil, David n’ose rien dire de ce qu’il a vu, mais il le fait finalement quand il est seul avec Kristen et je le comprends. C’est très intéressant de voir enfin un flashback de ce qu’il s’est passé avec Leroux cependant.

Et il s’agit probablement vraiment d’un flashback, car il est rapidement révélé que tout ça n’est qu’une vision de Kristen : elle a bien enfilé le masque et c’est ce qui fait qu’elle finit par voir Leland en train de bouffer le bras de David. On aura tout vu dans cette série et clairement l’acteur s’amuse de la situation. Quant à Kristen, elle a un réveil mouvementé et une vraie session psy pour tout analyser de ce qui vient de se dérouler.

Son psy en arrive à la conclusion qu’elle voit possiblement David comme un défi, avec une impossibilité de l’avoir pour époux s’il est prêtre… Mais si elle est capable de le détourner de sa voie sacrée, en revanche… Comme époux ? Ben oui, psychologiquement, son époux est bien plus David que son vrai mari. Ce dernier, le pauvre, essaie de comprendre pourquoi Kristen a tant changé et est devenue si violente ; mais demander conseil à sa belle-mère n’est pas la plus brillante de ses idées de toute évidence. Elle est complétement perchée, voire droguée, et parle à nouveau son autel chelou.

On enchaîne cette scène étrange avec David essayant à son tour la machine et l’expérience, mais… rien ne se passe. En tout cas, c’est ce qu’on nous dit, mais comment faire confiance à la série désormais ? David déprime de ne rien voir et pense avoir fait une erreur vis-à-vis de sa foi, car l’expérience donne des visions à ceux qui n’ont pas de croyance, apparemment.

Et pour une fois, cela laisse le trio totalement en désaccord sur le compte-rendu à faire : David ne veut pas que les expériences continuent, considérant que cela fait plus de mal que de bien. Kristen, au contraire, note les bienfaits de la disparition de certains patients suite à leur vision de Dieu. Ben ? Il n’arrive plus à dormir du tout depuis qu’il a vu sa mère, alors il n’est pas convaincu des bienfaits de la machine… mais ce n’est pas qu’une affaire de majorité de toute manière.

Reste à savoir ce que décidera le prêtre. En attendant, Kristen rentre chez elle auprès d’un mari qui voit la vie totalement différemment après son retour : il est prêt à vendre leur business d’escalade cette fois, pour avoir un job plus routinier et apporter le soutien dont Kristen a besoin. Les cartes vues précédemment ? Laura, leur fille, les a analysées comme des cartes permettant de tuer des gens tout de même.

Clairement, Kristen est en train de perdre pied et c’est une bonne chose d’avoir son mari enfin de retour pour faire le point. Malgré sa présence, Kristen décide encore de se lever en pleine nuit pour faire chauffer son crucifix au gaz dans sa cuisine et pour se scarifier. L’épisode se termine comme ça cette semaine et… je ne sais pas, je dois dire que tout ça me met mal à l’aise à force, car je ne vois pas où ils veulent en venir. Et pas dans le bon sens du terme, peut-être ?

> Saison 2

 

The Other Two – S02E01

Épisode 1 – Chase Goes to College – 18/20
Yes, je suis vraiment content de retrouver la série, même si j’ai mis un peu de temps à lancer ce premier épisode de la saison. Les épisodes sont courts, mais je mets toujours trois plombes à écrire la critique ensuite tellement il se passe de choses, en même temps… Je ne suis pas ravi de la diffusion par deux épisodes, du coup, mais je suis vraiment sous le charme de ce début de saison 2 qui n’a rien perdu de l’hilarité de la première saison.

Spoilers

Pat a désormais sa propre émission – et tout le monde le rappelle à Brooke et Cary.

Is no one at this party a global superstar ?

Si j’ai tout oublié du final de la saison 1, il n’y a pas de résumé pour m’aider, mais une reprise d’épisode qui commence par une présentatrice de capsule vidéo faisant un jeu de mots sur le titre à succès de Chasedreams. C’est déjà beaucoup trop drôle avec ensuite une deuxième présentatrice qui annonce que Chase est prêt à concrétiser son rêve… qu’il avait depuis un mois. En quatorze secondes, nous apprenons donc que Chase est prêt à partir à New-York pour entrer à l’université.

Le problème, c’est que ça signifie qu’il arrête définitivement sa carrière… par une dernière interview télévisée accordée à sa mère, qui gère désormais le Pat Dubek Show. Il ne faut pas longtemps pour me laisser mort de rire, avec Chase qui a une jolie philosophie de vie et Pat qui déchire tout face à une audience de ménagère et manager. Eh, la blague n’est possible qu’en VF, classe, non ? Il est question de Streeter, évidemment.

Plus sérieusement, le point d’intérêt n’est pas tellement la réussite de ces deux-là, mais plutôt le lancement de nouvelles intrigues pour Cary et Brooke. Le premier est désormais présentateur, à défaut de se trouver un rôle d’acteur. Le voilà donc à gérer des interviews de stars en leur demandant leur âge, ce qu’elles valent financièrement et… un gros-plan sur les pieds. Creepy de ouf, mais typiquement ce que la série pouvait trouver de mieux pour lui.

Le pauvre continue donc de vivre sa vie comme il peut, loin du succès et de la fame dont il rêve. Il en est à retourner à son ancien job pour rendre la chemise qu’il vient juste de porter afin d’en avoir une autre en échange. Oui, ça aide d’avoir un ancien collègue bien trop gentil… Enfin, ça aide pour enchaîner les boulots et présenter les Gay News. Dur de ne pas rire.

Ou de ne pas déprimer quand son agent l’appelle pour lui proposer un film… pour lequel il peut lui proposer de se rendre à l’avant-première. C’est génial. Il est ravi, comme vous pouvez imaginer. Il enchaîne donc sur le reste de sa journée, avec un tas de blagues plus ou moins efficaces dans de nombreuses émissions qui ne feront jamais de lui une star, franchement

Cary finit par rentrer chez lui après tout ça, pour mieux retrouver son colocataire. Son nouveau colocataire.  Et la colocation se passe toujours aussi bien pour Cary qui n’hésite pas à se jeter sur lui pour l’embrasser et lui faire l’amour – mais pas avant d’avoir commandé à manger. Clairement, la relation entre ces deux-là n’est pas tout à fait au top, par contre. Je veux dire, Cary en est au stade où il se masturbe plus qu’il ne lui fait l’amour ; et il dit clairement qu’avant de le rencontrer, il faisait ça avec le porno.

Après, ça marche bien niveau humour, je trouve. Cary a toutefois toujours autant de mal à assumer qui il est et il feint donc de ne pas être gay devant le livreur, avant de changer subitement d’avis et de le rejoindre dans la rue pour tout avouer, à moitié à poil. La série a toujours des idées hyper perchées, tout de même. C’est en avouant tout ça au livreur qu’il découvre que sa mère a balancé à tout le monde qu’il avait un petit-ami dans une de ses émissions où le public répète tout ce qu’elle dit en cœur. Creepy.

Pendant ce temps, on retrouve Brooke débordée par son job de manager. Elle a refusé d’être l’agent de sa mère, alors elle se retrouve à chercher le nouveau Chasedreams sur les réseaux sociaux. Sa vie semble triste. Elle arrive même à la fin de Tik Tok, c’est dire. En fait, son boulot est tellement devenu chiant qu’elle se trouve forcée de reprendre contact avec ses amies dont elle ne se souvient absolument pas la vie – au point d’oublier que le mari de l’une d’elle est mort, quoi.

La pauvre est mal barrée dans la vie, mais elle me fait bien rire avec son audition improvisée à un anniversaire de l’enfant d’une amie ou à stalker son frère en permanence sur Insta, déprimant de le voir si heureux à NYU. J’ai bon espoir que tout ça se termine par Brooke prenant conscience que son frère ne kiffe pas la fac. En attendant, elle se retrouve obligée d’envisager de bosser pour sa mère, ce qui serait la pire idée du monde.

Il faut dire qu’elle n’a pas les meilleures idées pour relancer sa carrière, même si j’ai beaucoup ri de la scène où elle souhaite convaincre des parents que leur enfant sera une superstar quand ceux-ci s’amusent plus qu’autre chose du succès de leur fils ; feignant toutefois de faire comme s’ils n’étaient pas au courant. J’ai vraiment pas mal ri.

L’épisode peut alors entrer dans sa dernière partie, où le frère et la sœur se retrouvent pour un dîner dans un restaurant raciste qui ne l’est pas, parce que Blake Lively insiste pour dire qu’il ne l’est pas. Le plus surprenant est encore que Jess soit là lui aussi – parce que Jess, c’est le colocataire de Cary. Cary se confie donc à sa sœur sur sa relation amoureuse avec Jess, indiquant que sa mère a balancé au monde qu’ils étaient en couple, qu’ils en ont parlé et… qu’ils sont en couple. Allons bon. Il regarde vraiment sa vie se dérouler devant lui, Cary.

Bien sûr, ils retombent ensuite sur Lance, l’ex de Brooke. Il est toujours dans la conversation de groupe familiale lancée par Pat, mais ça fait plus de mal qu’autre chose à Brooke de le revoir. Bien sûr qu’elle est toujours amoureuse de lui, bien sûr qu’elle est énervée et bien sûr qu’elle empêche Cary et Jess de lui parler. Pourtant, si elle est si énervée, cela ne l’empêche pas d’être encore attirée par Lance, qui connaît bien mieux ses amies qu’elle.

La scène était franchement marrante plus qu’elle n’était déprimante. Elle refuse de voir ses fesses quand il s’en va quand même. Pendant ce temps, Pat explique à Cary et Jess qu’elle a donc des journées inversées pour réussir à tourner ses matinales en étant en forme, tout en profitant des soirées, qui deviennent ses matins. En tout cas, elle rencontre enfin Jess et la rencontre est plus marrante qu’autre chose quand Jess souligne qu’elle parle tout le temps de lui dans son émission.

Streeter en est clairement jaloux, et c’est très cohérent par rapport au personnage, alors ça m’a fait rire – mais j’aurais aimé en savoir plus sur Jess avant d’en arriver là. Genre… D’où sort-il exactement ? C’est frustrant, ça. Je me demande s’il sera une nouvelle addition au casting ou s’il va disparaître aussi vite qu’il est arrivé, mais vraiment, la série semble vouloir Cary avec lui pour quelques bonnes blagues. On verra bien – mais ça fonctionne à la toute fin de l’épisode, j’ai vraiment ri de l’insulte gratuite que se prend Cary. C’est pourtant parfaitement déprimant comme situation.

Allez, quand Brooke arrive enfin au restaurant, c’est pour tenter d’annoncer à sa famille qu’elle est prête à bosser pour sa mère, mais Streeter n’arrête pas de l’interrompre, alors c’est en vain pendant un temps. Sa mère finit pourtant par être ravie de savoir sa fille prête à bosser pour elle, ce vers quoi on se dirigeait tout au long de l’épisode avec tout le monde parlant de Pat à Brooke.

Evidemment, Streeter est jaloux de se rendre compte que Pat fait rapidement plus confiance à Brooke qu’à lui. Il est aussi celui qui leur balance que Chase n’est plus à la fac finalement. Je m’y attendais, mais je m’y attendais pour plus tard : ChaseDreams abandonne la fac bien vite. Le pauvre abandonne non pas parce qu’il n’aimait pas ça comme il le disait, mais juste qu’il s’y faisait harceler. Ben forcément ! Brooke se met à culpabiliser de ne pas avoir vu ce qui était en train de se passer, mais bon, elle s’en fiche, elle est heureuse de retrouver son job.

La fin reste hilarante pour elle aussi, avec une obligation de faire une nuit blanche pour suivre le nouveau rythme de sa mère – et ses interminables séances de maquillage. Le pire, c’est que Brooke semble convaincue par l’émission de Pat…

The Other Two (S02)

Synopsis : Chase arrête la musique, Pat a sa propre émission de télévision qui cartonne… et les deux autres rament encore dans la vie.

Saison 1 | Saison 2

10-2

Pour commencer, je ne sais vraiment pas quoi écrire dans ce paragraphe, parce que la série a été absente pendant plus de deux ans avant de revenir à l’écran. Par chance, j’ai découvert la saison 1 avec beaucoup de retard et j’ai mis encore plus de temps à la visionner, par à-coups. L’attente a donc été un peu moins longue me concernant, mais ça fait bien longtemps que j’ai vu mon dernier épisode malgré tout.

Je suis très content de la retrouver en tout cas : c’est une des rares comédies qui arrivait encore à me faire rire à chacun de ses épisodes, et pourtant, le format de ceux-ci reste assez court par rapport à ce qui fait aujourd’hui et qui a tendance à nous rallonger toujours plus les épisodes.

Pour ne pas faire pareil, je vais m’arrêter là pour l’intro et on va tout de suite passer à la critique – sur cette page, c’est sans spoiler, comme d’habitude !

S02E01 – Chase Goes to College – 18/20
Yes, je suis vraiment content de retrouver la série, même si j’ai mis un peu de temps à lancer ce premier épisode de la saison. Les épisodes sont courts, mais je mets toujours trois plombes à écrire la critique ensuite tellement il se passe de choses, en même temps… Je ne suis pas ravi de la diffusion par deux épisodes, du coup, mais je suis vraiment sous le charme de ce début de saison 2 qui n’a rien perdu de l’hilarité de la première saison.
S02E02 – Pat Connects with Her Fans – 16/20
Un peu moins hilarant que le premier épisode – je ne me suis pas entendu rire autant – mais toujours aussi solide, ce deuxième volet de la saison apporte un éclairage nouveau sur certains personnages et sur leur évolution. Il faut dire que l’épisode se déroule un mois après le précédent, alors forcément, ça laisse de la marge pour l’évolution. Ca me conforte en tout cas dans l’idée de prendre mon temps pour voir cette saison.

Saison 1 | Saison 2

Evil – S02E07

Épisode 7 – S is for Silence – 19/20
Cet épisode est tout simplement fascinant, parce qu’il va au bout de son vœu de silence à bien des reprises. La série joue clairement dans la cour des grands quand elle parvient à livrer un épisode intéressant, hyper drôle et un brin flippant sans le moindre mot, avec quelques minutes supplémentaires que l’on ne voit pas passer. Grandiose. Un retour hyper plaisant, donc.

Spoilers

Kristen, Ben et David se rendent dans un monastère où ils n’ont pas le droit de parler pour enquêter sur un possible miracle.

Sounds like a story to scam your monks

C’est reparti pour cette série avec un épisode longuement attendu : un épisode parfaitement silencieux ; en théorie en tout cas. En pratique, notre équipe est dans un monastère pour venir enquêter sur le cadavre d’un moine parfaitement conservé et capable de chanter depuis sa tombe, en fredonnant uniquement.

Le résumé de l’épisode est très clair, la première scène aussi : pas un mot ne sera prononcé. Et moi, je pleure d’avance pour la critique, car résumer un épisode sans dialogue tout en regardant l’épisode, c’est un sacré exercice : il se passe énormément de choses en peu de temps pour maintenir l’intérêt de tout le monde ; et sans dialogue, je ne peux pas vraiment lâcher des yeux l’écran. Au moins, ça donne envie de rester bien concentré.

La critique va être moins complète, peut-être, parce qu’il va être galère de tout évoquer, mais la notion de silence est très intéressante : il est précisé par écrit que personne n’a parlé dans le monastère depuis 130 ans et qu’il n’est pas question que ça commence désormais. Le moindre bruit paraît sacrément amplifié en revanche, et la musique joue bien pour créer une ambiance intéressante et unique.

En plus, j’adore la justification de cet épisode silencieux, c’en est presque mieux que Buffy qui reste LA référence unique d’épisode silencieux. Tout l’épisode ne l’était pas pourtant, mais il était sacrément flippant. J’espère que ce sera le cas de cet épisode aussi. Avec cette série, tout est possible, clairement.

Très rapidement, notre trio se rend compte qu’il existe certains gestes pour se faire comprendre, mais aussi qu’ils vont devoir se débarrasser des téléphones portables. Ce n’est pas évident pour Ben qui veut prendre des photos, mais bon, une petite manipulation plus tard et hop, il n’a plus de quoi téléphoner, juste de quoi prendre une photo. Trop forts, ces religieux, des noms de Winston et Emanuel – avec un seul m, oui.

Une fois dans le monastère, la règle d’or est respectée par nos héros, même si ce n’est pas toujours simple pour Kristen de ne pas se rebeller. Elle est l’objet de nombreux regards libidineux – à moins que ce ne soit autre chose de plus malfaisant qui attire les regards ? – et n’est pas bien sûre de les supporter. Les choses empirent quand elle est carrément virée du tombeau où Ben effectue quelques prélèvements ADN.

Elle finit par s’y faire et part vivre ses propres aventures de son côté, tandis que Ben et David restent en arrière pour travailler à résoudre un possible miracle. Il y en a même deux, puisqu’au-delà du prêtre qui chante, il y a une statue qui ruisselle sans raison. Selon les religieux sur place, un démon se trouverait à l’intérieur de la boîte en question. Quand Ben veut la toucher, on lui interdit de le faire, parce qu’il s’agit du second miracle sur lequel enquêter.

Bon, qu’à cela ne tienne, on l’emmène auprès d’une sœur dont les mains ont été brûlées par le crucifix du père Thomas, le même qui est mort sans se décomposer. Grâce à de l’alcool ? Je ne sais pas, je cherche des idées. Ce qui est sûr, c’est que la sœur en question, Fenna, est la nouvelle meilleure amie de Kristen.

En effet, s’ennuyant seule dans son coin sans portable (c’était surjoué, par contre), Kristen décide de venir en aide à la première sœur sur laquelle elle tombe et qui fait justement tomber des bouteilles de verre en sa présence. La sœur emmène alors Kristen vers une scène hyper drôle où elles sont supposées recouvrir de whisky des tonneaux dans lequel sera conservé ensuite du vin. Sympathique ce monastère, clairement. Il était hilarant de voir les deux femmes devenir amies autour de cette activité hors du commun digne du roue de hamster. Et puis, Kristen goûte aussi le whisky hyper concentré, et ça ne lui réussit pas.

Elle est hyper bourrée assez vite, alors quand le reste de son équipe arrive, elle est un chouilla honteuse… même si ça la fait rire. Inutile de dire aussi qu’elle s’attire la désapprobation de beaucoup de prêtes sur place assez vite. Comme nos héros n’ont pas le droit de parler dans l’enceinte du monastère, ils s’isolent en-dehors de celui-ci pour parler. Enfin, pour murmurer.

Honnêtement, je n’ai pas tout compris, du coup, parce que certains murmures étaient vraiment difficile à percevoir. En tout cas, il est question de Fenna et de ses mains qui semblent avoir été transpercées par des clous assez rapidement. Kristen n’y croit pas, persuadée que ses blessures viennent de son travail dans les tonneaux.

Rapidement, David explique aussi aux deux autres qu’ils vont devoir s’habituer au silence à tout prix – y compris durant la nuit où ils doivent se bâillonner. Si le moindre mot venait à être prononcé au monastère, ils risqueraient en effet de libérer un démon à la surface de la Terre, démon qu’on ne pourrait plus jamais contenir. Et ben… C’est perché, mais c’est bien drôle.

Sans parler, Kristen se rend compte qu’il est plus compliqué que prévu de mener son interrogatoire habituel de Fenna, surtout qu’elle ne parle pas anglais, alors il lui faut aussi un interprète. Pourtant, Fenna se débrouille subitement pour que le père qui fait la traduction sorte de la pièce, afin de se dénuder devant Kristen. C’était clairement inattendu, mais le but est de lui montrer que ses pieds sont dans le même état que ses mains, avec d’étranges marques rouges. Et c’e n’est pas tout : elle a des griffures sous les seins. Et ça, franchement, inattendu : ça nous rappelle les marques de Jésus sur la croix.

La scène était étrange, le silence amplifiant encore la tension entre elles. Et Kristen qui se rapproche d’elle comme pour un baiser ? Tellement chelou. La scène coupe avant qu’on ne sache comment elles se séparent, et Kristen se rend ensuite voir la boîte dans laquelle serait le démon. Elle aussi n’a pas le droit d’y toucher, interrompue par David. Sans un mot, celui-ci lui demande de prendre des photos des blessures de la sœur.

Alors qu’elle s’y rend, David reste en présence d’un père qui a une bonne bouille pour un épisode silencieux, franchement. Il confie à notre héros un crucifix du père Thomas, avant de lui conseiller de faire silence dans son esprit aussi. La meilleure manière de le faire pour les scénaristes ? Nous donner en sous-titres les pensées de David. Et ça apporte juste ce qu’il faut d’humour avant qu’il ne change d’avis et ne se remette à enquêter sur une tache au sol.

Difficile de rester concentré sur sa prière dans ces conditions tout de même, et moi, le silence a commencé à m’étouffer, tout de même. L’humour des sous-titres était exceptionnel, avec un tas de Fuck, et puis avec quelques pensées se tournant vers Kristen.

Du coup, sans trop de surprise, David se rend ensuite auprès d’elle pour en savoir plus sur Fenna – ou en tout cas pour en voir plus. Et quand il repose sa lampe torche, il se rend compte que Kristen (?) a écrit « I want you » sur son ardoise. Allons bon, voilà qu’elle le veut, maintenant. Et cela perturbe forcément David, inévitablement, alors il se met à la regarder beaucoup, et elle se met aussi à avoir des pensées salaces à son égard. Nous voilà bien.

Loin de tout ça, Ben poursuit son enquête de manière bien plus rationnelle que David. Il est aussi plus concentré que ses acolytes, mais lorsqu’il retombe dans le tombeau, il se fait peur tout seul. Il entend le vent souffler – la fameuse mélodie à tous les coups – et voit une ombre s’approcher de lui, avec de plus en plus de bruit.

Effrayé, il s’échappe le plus vite possible et… C’était surprenant venant de quelqu’un aussi rationnel que Ben. Après, être sous-terre si peu de temps après l’épisode de l’ascenseur, je me dis qu’il ne doit pas être rassuré non plus. Il se rend malgré tout au repas collectif et ne dit trop rien à personne, faute de pouvoir parler.

Quelques gestes suffisent parfois à rassurer ses amis, et puis de toute manière, Kristen n’a pas le droit de rester manger avec eux. Elle est une femme, elle doit aller à la table des femmes, où Fenna lui montre sa bouteille de vin cachée et où elles font trop de bruit. La table des femmes, par contre, est vraiment horrible, avec tous les hommes qui y laissent les assiettes et couverts sales. Il faut être sacrément patientes pour ne pas dire un mot, sérieusement.

Seulement, Kristen finit par dire « bouh » pendant la nuit. Est-ce vraiment un mot ? Difficile à dire, mais en tout cas, la boîte du démon s’ouvre peu de temps après… Pour justifier la réaction de Kristen, soulignons tout de même qu’on la fait dormir dans un débarras sous les jambes de Jésus crucifié et de bien d’autres reliques. Même Fenna semble considérer que ce n’est pas normal.

Sans trop de surprise, Kristen joue donc la provocation, ce qui est raccord avec son caractère. Sans trop de surprise non plus, elle se retrouve alors à cauchemarder d’un squelette qui s’approche d’elle pour l’embrasser. Avant que ça n’arrive, elle est heureusement réveillée par un prêtre jouant des baguettes pour attirer tout le monde auprès de la relique désormais ouverte qui affole tous les prêtres.

Ce n’est que le début : de nombreux prêtres souffrent également d’un mal étrange, avec des signes et des symboles sphériques qui apparaissent à divers endroits de leur corps, les faisant gémir de douleur, faute de pouvoir parler. Kristen veut aussitôt appeler un docteur, mais ce n’est pas évident dans ce monastère. L’ambiance est électrique durant la nuit, avec une Kristen clairement énervée par la misogynie ambiante, une Fenna qui a une énorme sphère sur le ventre et des prêtres qui gémissent de douleur un peu partout.

Ben assure qu’il a bien l’intention de tout comprendre, alors que Kristen, elle, part à la recherche de son portable. C’est aussi ce que fait Ben à vrai dire, parce qu’il a envie d’une connexion internet. Le prêtre le mène alors à un ordinateur, ce qui était plutôt marrant.

Ben est vite laissé sur place, parce que le prêtre est rappelé auprès d’un autre et de David. Ils se rendent auprès de Fenna, dont la douleur est loin de passer. Les marques sur son torse continuent d’apparaître de plus en plus, et ça semble clairement douloureux, surtout quand on voit le sang couler de ses mains.

Elle n’en oublie pas pour autant son vœu de silence, ce qui doit être le plus impressionnant à voir à vrai dire. L’exorcisme est excellent aussi : le prêtre raconte silencieusement ses prières, avec une Fenna qui se met à cracher du sang, par exemple. C’est glauque comme tout, et hyper intrigant, mais malgré tout, on comprend que Ben est sur le point de comprendre ce qu’il se passe grâce à quelques recherches Google. Avant ça, nous voyons toutes les souffrances de Fenna et… Ca donne envie de vomir autant que le prêtre mystérieux qui a possiblement vomi dans la chapelle, hein.

Des mouches sortent alors de la blessure de son ventre, et très franchement, c’était dégueulasse à voir. J’ai rarement eu de pareils haut-le-cœur, pas étonnant que Fenna s’évanouisse. Et la réaction de Ben à son arrivée, c’était hilarant. Des mouches ! Nous y voilà : des mouches sont responsables du chant et des marques sur les corps des prêtres, car les larves provoquent aussi les cicatrices en forme de spirale.

En les privant d’oxygène avec du vin béni, les prêtres ont poussé les mouches à sortir, même si ce n’était pas leur intention première. Et voilà. L’explication de Ben est hyper rationnelle et rassurante, mais il n’empêche pas que quand David lui reproche de toujours être capable de tout expliquer, Ben le rassure en lui soulignant qu’il ne peut pas expliquer les prêtres et les personnes faisant vœux de silence. Et même si David n’est pas prêt à se taire, il trouve tout de même admirable et enviable la paix relative dans laquelle tout le monde semble être.

Allez, c’est bien beau ces considérations philosophiques, mais il faut encore finir l’épisode en faisant sortir toutes les mouches des corps de tout le monde. C’est horrible, mais c’est vite expédié pour en arriver à une conclusion toute mignonne où Kristen veille sur Fenna.

Les mouches ? Elles venaient du tombeau du prêtre et de la crypte sous le monastère. Il n’en faut pas plus pour rapidement remettre le prêtre dans son caveau. Cela ne nous explique pas vraiment les traces de clou ou le corps impeccablement conservé du père Thomas, par contre. Peut-être en sera-t-il question dans un autre épisode, peut-être que les mouches dans sa bouche (erk cette scène) suffisent à expliquer la conservation du corps.

En tout cas, le « I want you » est révélé être une erreur d’interprétation de David : c’est un prêtre qui veut de lui… dans son monastère. David décline, assurant que Dieu a besoin de lui ailleurs, et est alors prêt à partir. Le 8 mars, comme c’est ironique après un tel épisode plein de misogynes, voilà donc nos héros qui récupèrent un portable chacun, et Kristen qui obtient une bouteille gratuite de Fenna qui lutte contre la tentation de lui faire un câlin. C’est triste. Les adieux sont rapidement faits, mais Kristen lui a au moins laisser son t-shirt féministe.

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