The Mandalorian – S03E01

Épisode 1 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.

Spoilers

Le Mandolarian veut récupérer son honneur, et il est prêt à faire plein de kilomètres et l’impossible pour cela.

Il faut probablement revoir avant :

You are no longer Mandalorian.

Moi qui comptais sur le résumé pour me remettre dans l’ambiance, je suis servi : on nous sert une image de la fin de saison 1, puis on nous rappelle l’intrigue sur le casque retiré de Mando. Deux éléments dont je me souvenais déjà. J’avais un peu zappé qu’il cherchait toutefois une rédemption impossible, puisqu’il doit se rendre dans des mines déjà détruites. J’imagine que ça aura son importance pour la suite.

Le début d’épisode nous présente une personne masquée en train de forger quelque chose. Pas sûr que ça me donne des points de Bingo Séries tout ça – oui, je me suis rappelé que j’avais un score tout à fait honteux pour l’instant. Ce qui est forgé ? Un casque de Mandalorian, qui ne devra donc jamais être retiré. Oui, la saison commence par un flashback. Par principe, j’ai envie de dire qu’elle commence mal.

Pas de Pedro Pascal à l’horizon pour l’instant : dans ce flashback, Mando est encore un préadolescent, au cerveau totalement brainwashé par une secte. Non ? Vraiment, difficile de voir ça autrement : il y a tout un tas de Mandalorians qui assistent à la cérémonie d’intronisation de ce petit garçon après tout.

La cérémonie, qui ressemble fortement à un baptême, est interrompue par l’arrivée d’un monstre marin gigantesque sur les lieux. Le crocodile géant se régale de quelques Mandalorians avant d’être mis à mal par toute la troupe. Ce n’était pas la meilleure de ses idées d’arriver un jour où ils étaient tous réunis comme ça, franchement. En tout cas, même si l’épisode dure à peine plus d’une demi-heure (ce format m’avait vraiment manqué !), les effets spéciaux sont toujours très au point pour cette production.

Nous sommes loin des Power Rangers de Boba Fett ! Je trouve ça bien plus intéressant à regarder. Le spectacle est impressionnant et beau. OK, on ne va pas se mentir, ça me manquait ce genre de scènes, surtout avec tout ce que je regardais dernièrement dont les effets sont loin d’être aussi qualitatifs.

Bref, vous n’êtes pas là pour que je raconte ma vie, mais pour que je critique l’épisode. Reprenons, donc : la scène prend une tournure très inattendue. Ce n’est finalement pas un flashback : Din Djarin débarque avec Grogu et sauve tout le monde de ce croco géant grâce à son vaisseau. Vraiment, l’enchaînement saison 2-saison 3 ne doit pas fonctionner si on n’a pas vu le reste. Tant pis. La musique est toujours aussi fun à écouter.

En guise de remerciement, le Mandalorian se voit simplement rappelé qu’il n’en est plus un. AH. Charmant le sens de l’hospitalité. Pour sa rédemption, il a besoin de se rendre aux mines de mandalore, supposée détruites. Il a toutefois une inscription, grâce aux Jawas, qui prouve que la surface de Mandalore a été complètement cristalisée. C’est une bonne nouvelle pour lui : cela signifie que l’eau sous les mines n’a peut-être pas été empoisonnée comme tout le monde le pensait. Partant de là, il peut aller s’y baigner et rapporter une preuve de son bain pour enfin obtenir sa rédemption en tant que Mandalorian.

C’est qu’il faut se faire chier pour rester obligé de porter un masque à vie, dis donc ! Notre héros est vraiment motivé et bien brainwashé par sa secte, même s’il ne s’agissait finalement pas de lui dans ce qui n’était pas un flashback.

Son nouvel objectif défini, Din Djarin ne traîne pas et part aussitôt avec Grogu en direction de Mandalore. Si le personnage ne traîne pas, la série si : elle nous montre le voyage en vaisseau, mais ça n’a pas vraiment d’intérêt. On nous confirme que Mando est assez en confiance avec Grogu pour dormir au volant, mais bon, dans un épisode d’une demi-heure, ça me paraît bien inutile de consacrer une minute à ça.

Je suis peut-être mauvais public, une fois de plus, j’ai pu rater un élément de détail important. M’enfin, ce qui est sûr, c’est que Mando et Grogu retournent à Nevarro pour revoir le Haut Magistrat Karga. Mando est perturbé par les très nombreux changements qui ont eu lieu en ville, mais on le sent fier de voir une statue à l’effigie du robot qui s’est sacrifié pour lui et Grogu en fin de saison 1.

Rapidement, le Haut Magistrat Karga propose à Grogu et Din Djarin de s’installer à proximité de chez lui, probablement parce que c’est pratique d’avoir un Mandalorian à portée de main, même s’il n’est plus un Mandalorian. Après tout, à Nevarro, il restera un Seigneur, il n’a pas vraiment besoin d’une rédemption. Mouais. Cela n’est pas trop convaincant pour Mando – et moi, comme beaucoup de faux fans, je suis ravi de voir Grogu jouer sur la chaise de bureau.

L’entretien est rapidement interrompu par l’arrivée de pirates dans la cour de la magistrature. Cela embête beaucoup Karga, surtout parce que les pirates veulent boire dans leur bar favori… qui est devenu une école. Sympa l’histoire des murs de l’école du tout. Personnellement, j’ai passé un bon moment de la scène à me demander qui était l’acteur incarnant le pirate : c’est une créature de l’espace, mais malgré le maquillage, j’avais vraiment l’impression de connaître la voix. Alan Tudyk ? Non, pas du tout : Marti Matulis… plus connu sous le nom de George dans Evil. Ton maquillage ne me trompe pas, mon coco !

L’acteur est habitué à jouer des rôles où il se cache sous des tonnes de maquillage (d’ailleurs, il a joué de nombreux démons dans Evil), mais j’ai l’impression de le reconnaître de plus en plus souvent (déjà dans Smile, j’avais cherché pour savoir si je le connaissais bien ou non). Il fait un travail de dingue avec son personnage dans cet épisode, en tout cas, parce qu’on voit très bien les émotions du pirate quand il parle et on comprend bien qu’il représente le passé d’une Nevarro qui aimerait pouvoir se débarrasser des pirates.

Ce n’est pas le plus important, de toute manière. Ce qui compte, c’est que Vane, le pirate, est ridiculisé par Karga lors d’un duel au pistolet. Un vrai western ! Vane est toutefois un pirate, alors il n’accepte pas facilement sa défaite. Grâce à lui, tous ses hommes sont tués rapidement par Mandalorian qui n’apprécie pas de les voir avoir un honneur plus que questionnable : ils étaient prêts à s’attaquer à Karga.

J’imagine que cette scène ne servira pas à rien pour la suite – mais ça assure également que Karga soit bien redevable à Mando. C’est une bonne chose parce que la demande de ce dernier est inhabituelle : il demande à récupérer les restes d’Ig-11, le droid s’étant sacrifié en fin de saison 1 et dont les composants retrouvés sont désormais partie intégrante de la statue à son effigie, pour pouvoir le ranimer.

En effet, il a besoin d’un robot de confiance pour se rendre à Mandalore. Contre toute attente (de Karga en tout cas, parce que moi, je ne suis pas surpris), Mando réussit effectivement à ranimer Ig-11. Les scénaristes jouent toutefois la carte de la nostalgie pour mieux nous torturer : l’Ig-11 qui revient à la vie n’est pas du tout le robot qu’on a connu. Au contraire, il est revenu à son programme par défaut – celui qui consiste à trouver et tuer Grogu.

C’est gênant comme tout, surtout que ça mène à une scène d’action où Mando n’arrive pas à le tuer, même en lui tirant dessus. Une statue de Karga qui passait par-là suffit toutefois à lui écraser la tête comme il se doit. Pour autant, Mando n’abandonne pas sa quête : il veut vraiment récupérer son ami et il est prêt à tout pour ça.

Ainsi, il rencontre des mini-créatures, les Anzellans, pour leur demander de réparer Ig-11. Ce n’est toujours pas possible : Ig-11 a la carte mémoire complètement grillée. Avec un peu d’aide à la traduction de Karga (ça se voulait humoristique, je crois, mais rien ne vaut Grogu pour la carte de l’humour, ça m’a fait plus rire de le voir s’en prendre aux Anzellans, désolé pour eux), Mando parvient rapidement à comprendre que la mission n’est pas totalement impossible. Il lui suffit de retrouver une carte mémoire comme celle d’Ig-11. Le problème, c’est que c’est une pièce qui ne se fait plus beaucoup.

Franchement, ça prouve que ce n’est pas si compliqué que ça de donner des enjeux clairs à une saison et des épisodes. Il faut croire que les scénaristes ont pris des cours depuis la saison 1. Cela fait beaucoup de bien de comprendre de quoi il en retourne et ce que fait Din Djarin. Il reprend donc la route à bord de son vaisseau.

Malheureusement pour lui – et pour Grogu qui prenait une leçon de vol – il est rapidement pris en chasse par Vane, à bord d’un vaisseau, et quelques autres pirates. La course-poursuite était sympathique, mais menait de manière bien prévisible à la victoire de Din Djarin. Il se fait toutefois un nouvel ennemi au passage, un pirate plus important nommé Gorian Shard et qui n’apprécie pas de voir quatre de ses chasseurs être détruits dans la course poursuite.

J’espère qu’on le retrouvera plus tard dans la saison. En attendant, l’épisode se termine sur la planète Kalevala, du système Mandalore, où Din Djarin vient rendre visite à Bo-Katan. Son but devrait être de trouver la pièce manquante pour Ig-11, mais il fait apparemment un énième détour dans son périple. On ne sait pas exactement ce qu’il attendait de Bo-Katan, probablement son aide et celle de ses hommes, mais il ne l’obtient de toute manière pas. Bo-Katan n’est pas complètement dupe : elle a abandonné l’espoir de retourner sur Mandalore.

Elle insiste donc auprès de Mando pour lui faire comprendre que les eaux des mines n’avaient aucun pouvoir et qu’il ne s’agit que de rumeurs et traditions stupides… mais il en faut plus que ça pour détourner Din Djarin de son chemin favori. This is the way, mais this is not a great cliffhanger : Mando et Grogu repartent de Kalevala, tout simplement. Heureusement qu’il y avait le générique de fin, toujours aussi top !

The Mandalorian (S03)

Synopsis : Pour ce début de saison 3, Disney + nous indique que le Mandalorian entame un nouveau périple. C’est tout. On va faire avec, hein.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, j’ai hésité à me lancer dans une énième saison en cours de diffusion puisque je suis déjà en retard partout. En vrai, j’étais bien posé devant Wolf Pack, mais bon, la qualité n’était pas optimale, alors un ou deux épisodes par semaine, ça m’ira très bien. A l’inverse, du retard dans The Mandalorian, c’est très désagréable : la série a tendance à être spoilée partout (quoique son retour fait peu de bruit pour le moment dans mes notifications) et j’ai plus de mal à en voir deux épisodes d’un coup.

Ceci étant dit, son retour se fait par surprise en ce qui me concerne. Le calcul ne me semble pas forcément idéal à cette période de l’année, surtout que The Last of us est encore en diffusion (oui, encore une qu’il faudrait que je rattrape, je sais) alors ça fait beaucoup de Pedro Pascal d’un coup. Apparemment, personne ne s’en plaint.

Quand je dis que le retour est une surprise, c’est aussi parce que ça fait tellement longtemps que la saison 2 s’est terminée que je ne pensais plus du tout à la série dernièrement. Je n’ai même pas vu toutes les séries Star Wars encore… et très honnêtement, je n’ai plus trop de souvenir du dernier épisode de la saison 2. Pas grave, vous me direz, le dernier épisode de The Mandalorian était clairement dans Boba Fett après tout…

Ceci étant dit, je compte donc sur le résumé des épisodes précédents de Disney + pour comprendre ce qu’il se passe. Nous verrons bien si ça me réussit ou non…

Spoiler alert : j’ai finalement relu ma critique de l’épisode 5 de Boba Fett,
puis celle du 6e au milieu du premier épisode.

Note moyenne de la saison : 16/20

S03E01 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.
S03E02 – The Mines of Mandalore – 15/20
J’étais peut-être trop fatigué pour me lancer dans cet épisode et j’aurais dû attendre un autre jour pour le voir. Par peur des spoilers, j’ai quand même pris la décision de le regarder. Si je ne le regrette pas, j’ai trouvé qu’on retombait dans un rythme très lent pendant une bonne partie de l’épisode, avec le problème que j’aime les dialogues dans les séries et que celle-ci ne nous sert que des monologues lents et sporadiques. Heureusement qu’elle reste un bijou visuel et que cette saison semble vouloir raconter vraiment quelque chose.
S03E03 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.
S03E04 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.
S03E05 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.
S03E06 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.
S03E07 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.
S03E08 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

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Walker – S03E12

Épisode 12 – Best Laid Plans – 13/20
Toute la partie sur le drama familial est incroyablement ennuyeuse cette fois encore, mais l’épisode parvient à être plus intéressant que les précédents grâce à son fil rouge. Maintenant qu’on se concentre dessus et que les révélations principales sont faites, on avance enfin dans l’intrigue et les motifs sont de plus en plus clairs. J’espère juste que la suite continuera de déblayer tout ça pour que la qualité remonte vraiment.

Spoilers

Cassie et Cordell ont besoin d’aide suite à l’accident de l’épisode précédent. Ainsi, ils font appel à Larry… et donc à Trey.

Une fois n’est pas coutume, commençons par évacuer le plus inintéressant dans cet épisode : Walker Rescue. C’est un peu inévitable : maintenant que la série s’est rappelée qu’elle était supposée être une série procédurale avec des enquêtes, toute la partie sur le drama familial est encore plus inintéressante qu’avant. Ramenez-nous Geri et les Davidson, finalement.

Bref, j’ai dit que j’allais l’évacuer et je n’en parle pas, finalement. Stella, Liam et les grands-parents cherchent un moyen de faire connaître leur nouveau projet, et c’est finalement August qui trouve le premier le meilleur moyen de le faire : il en parle à Kevin. L’occasion est grossière : August bosse au Side Step, Kevin y passe pour une collecte de fonds, bien sûr, bien sûr.

Ce Kevin est un vrai saint pour la famille, il est dommage que Cassie ne puisse pas passer plus de temps avec lui finalement ! Oui, elle est en couple avec, mais on ne les voit pas ensemble du tout. À l’inverse, lui, il a squatté le Thanksgiving d’une famille à qui il vient beaucoup en aide ensuite. Walker Rescue a désormais des donations grâce au réseau de Kevin, et avec ce même réseau, Kevin fait en sorte d’aider Side Step a récupéré sa licence pour vendre de l’alcool.

C’est too much ? Il y a pire : Kevin propose ensuite à August de l’aider à communiquer mieux. Pour moi, ça ne peut signifier qu’une chose : il va être suspect. La série essaie d’en faire trop, il est trop gentil, et moi, les gens gentils, je ne leur fais pas confiance, surtout dans les séries. Bon après, j’ai passé deux saisons à attendre que Geri soit méchante et ce n’est pas le cas, alors…

L’avantage, c’est qu’une fois tout ça mis de côté, l’épisode était bien plus intéressant cette semaine, parce qu’on se concentrait davantage sur le fil rouge. Dès le départ, et ce fut presque trop rapide même, on s’est retrouvé ainsi avec Cassie et Cordell découvrant que Trey bossait toujours avec eux. Trey est donc un agent infiltré et personne ne lui en veut pour sa mission sous couverture, pas même Cassie qui devrait l’avoir mauvaise de revivre à peu près ce que lui a fait Miles. Heureusement que Larry s’en rend compte et le souligne plus tard dans l’épisode.

En attendant, l’homme qui a tué Tommy est un certain Andrew, un contact de Trey. Sa mission sous couverture ? Elle a commencé à Thanksgiving, quand il est allé bosser tout seul. Pas de flashback, alors que ça, ça aurait pu être intéressant ; on passe bien vite à Grey Flag qui traque toujours l’unité de Cordell, sans qu’on ne sache pourquoi.

Comme Grey Flag n’est pas au courant de la mort d’Andrew, Trey peut continuer de mener sa mission sous couverture. Il le fait en étant le guetteur pour une femme dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elle se fait tirer dessus par balle. Cela force Cassie à venir en aide à Trey, soi-disant discrètement. Ce fut tellement discret que Cassie finit par se faire tirer dessus et tuer un homme – qu’elle reconnaît allez savoir comment comme un vendeur d’explosifs ; mais bon, l’essentiel, c’est que la mission se passe bien pour Trey : il impressionne son nouveau boss dans son boulot de guetteur/infirmier pour Lana, la femme qui s’est faite tirer dessus.

Si toute l’équipe de rangers est satisfaite de ce happy ending, Trey est plus réservé que ses collègues : il leur demande à travailler seul et à distance, finalement, parce qu’il ne veut pas les mettre plus en danger. Cassie s’est déjà prise une balle après tout. C’est une idée de merde, même si ses sentiments sont plutôt logique, donc elle est aussitôt approuvée par tout le monde ! ARF. En fin d’épisode, il infiltre donc sans filet de sécurité un groupe dangereux – et tout le monde s’en fout qu’il vienne tout juste de devenir ranger.

Du côté de Cordell, on nous ramène à nouveau Julia. Je n’arrive pas à me faire à la présence de ce personnage qui, à mon sens, joue drôlement mal. La recherche de la clé USB dans un parc, sous un banc ? Qu’est-ce que c’était mauvais ! Déjà l’écriture n’est pas dingue, mais la scène où Cordell et Julia se touchent la main, là, on aurait dit qu’on était dans une mauvaise série pour ados. Mettant en scène des ados, hein.

Bref, Cordell fait 100% confiance à Julia, au point de coucher avec, et moi non. Non, je ne couche pas avec ; non, je ne lui fais pas confiance. Toujours est-il que grâce à elle, il obtient des informations nouvelles sur son unité de marines et que ça nous permet d’avoir enfin les idées plus claires sur le fil rouge de cette saison.

En effet, Cordell passe son épisode à parler de la mort de Cooper, qui s’est sacrifié pour sauver toute l’unité en les protégeant de tirs ennemis avant de mourir dans une explosion. Il en parle à Julia, il en parle à Cassie… et la fin d’épisode nous révèle que Cooper est encore en vie finalement. Cordell est immédiatement dans le déni quand il obtient des images satellites de ce qu’il se serait passé, affirmant que même en survivant à l’explosion, il était impossible de survivre seul dans le désert. Pourtant, la série le confirme : Cooper est toujours en vie, et il est au Texas lui aussi.

Bon, donc, Cooper veut se venger de son unité l’ayant abandonné dans le désert en les tuant tous vingt ans plus tard. J’espère qu’il y aura un motif un peu plus complet que ça et de vraies explications, parce que ça me paraît bien tordu. Même s’il a eu du mal à survivre (et il a l’air de se déplacer vite après l’explosion, donc il ne devait pas être hyper blessé), il doit bien se douter que tout le monde le croyait mort… J’attends de voir la suite pour me faire une idée !


Walker – S03E11

Épisode 11 – Past is Prologue – 12/20
Franchement, j’ai trouvé que c’était un épisode un peu trop mou, une fois de plus. Les plus grosses surprises étaient prévisibles depuis au moins un épisode, si ce n’est plus, et les scènes d’action n’étaient pas plus surprenantes. N’oublions pas que l’épisode a aussi la bonne idée d’utiliser des flashbacks inutiles… mais bon, il se termine avec quelques bonnes promesses pour la suite, ce qui explique que je remonte un peu la note quand même. Et puis, je n’attendais pas autre chose.

Spoilers

Il y a toujours des tensions familiales chez les Walker, mais Cordell préfère enquêter sur Grey Flag. Encore.

La pause de deux semaines ne fait pas du bien à la série : elle ne m’a absolument pas manqué pendant ce temps. Au mieux, elle a permis d’oublier l’intrigue en cours, ce qui est gênant, parce qu’on est en plein milieu d’un fil rouge auquel je n’accroche pas plus que ça et auquel je ne comprends pas encore grand-chose.

Toutefois, cet épisode permet enfin d’éclaircir certains éléments et de nous expliquer que le danger se rapproche pour Cordell, alors c’est toujours ça de pris. Avant d’en arriver là, je vais évacuer rapidement la partie qui m’a le plus soulé dans l’épisode : la famille Walker, toujours. Bonham est insupportable et en veut désormais à Liam et Stella de faire leur vie de leur côté, sans lui demander son avis.

Il passe tous les épisodes à être énervé après un membre de sa famille en ce moment. Abby est toujours présentée comme la matriarche idéale, capable d’aider son mari à prendre du recul sur la situation et de soigner tous les problèmes de la famille. C’est une bonne chose pour elle et la frayeur du hiatus est déjà oublié : elle est en bonne santé et a de nouveau la patience de faire face à son mari. Tant mieux pour elle.

Sinon, l’épisode tourne autour du pot pendant 35 minutes, mais finalement, Liam et Bonham se réconcilient dès qu’ils se mettent à se parler. Tout le faux drama de l’épisode aurait donc pu être évité si les personnages avaient parlé dès le début ; parce qu’il n’y avait aucun drama en vrai.

Dans le même genre, l’épisode ramène l’ex-femme de Larry dans la série ; et c’est vraiment fait pour accentuer le drama autour de Trey. L’épisode met du temps à nous parler de lui, mais il est donc viré des rangers. Cela surprend Kelly, mais elle est suffisamment amoureuse (à nouveau) de Larry pour lui pardonner et se dire qu’il a ses raisons pour virer l’homme qui lui a sauvé la vie.

MOUAIS. La série en faisait trop : c’est sans surprise que Trey est en fait en train de bosser sous couverture pour Larry. Je mets la charrue avant les bœufs, là, toutefois. On doit d’abord se taper tout un épisode où Trey cherche à nouveau un job (c’est en fait sa mission sous couverture) et où Larry se réconcilie vraiment avec sa femme. Celle-ci revient travailler à Austin et est prête à s’installer avec lui… à voir si leur couple survit aux secrets qu’il garde pour le moment.

Après, tout le monde s’enterre dans ses secrets cette saison, à commencer par Cordell. Cassie le pousse à lui parler de ses recherches, parce qu’elle est déjà impliquée dans l’affaire de toute manière. Assez vite, leur enquête (enfin une enquête dans une série à enquêtes !) se résume à chercher ce qui est arrivé à tous les marines de l’unité de Cordell.

Pas de bol, ils sont quasiment tous morts, à l’exception de lui et Tommy. Le plus inquiétant ? C’est une suite d’accidents ou de maladies frappant de manière brutale les marines… Allez, appelez le NCIS, ça ira plus vite ! Bon, comme ce n’est pas cette série, on se contente des rangers qui rendent visite à la veuve pour en savoir plus.

Pour que nous en sachons plus nous aussi, on se tape quelques flashbacks. C’est souvent le cas dans les séries, mais je trouve vraiment que cet épisode prouve à quel point les flashbacks étaient inutiles. C’était long et peu agréable, et les scénaristes ont vraiment fait des caisses pour ensuite essayer de rétablir le lien avec le présent. Franchement, on se retrouve avec Cassie qui réveille Cordell à chaque fois, tout ça pour qu’il lui résume le flashback qu’on vient de voir… Il me semble qu’il aurait été possible d’écrire ça mieux que ça !

Après, je ne suis pas scénariste. Tout ça mène finalement Cassie et Cordell chez Tommy, parce qu’il ne décroche pas son téléphone. Et pour cause ! Il vient clairement de se faire blesser à mort, et le suspect est encore là. Cordell reste avec Tommy, essayant de le sauver, en vain, tandis que Cassie se lance dans une poursuite en voiture. La scène d’action de l’épisode était prévisible mais réussie : l’accident de voiture était top à voir, en vrai.

Je me suis rendu compte aussi que la série accélérait et se dirigeait vers quelques révélations : Cassie et Cordell ne vont plus pouvoir cacher leur enquête maintenant qu’ils se retrouvent avec Tommy mort, mais aussi avec son assassin, tout aussi mort dans un accident. J’espérais pourtant que Cassie réussirait à le faire parler ou lui arracher une info.

Pas besoin qu’il parle pour cela cependant : elle trouve un dossier qui le relie à Grey Flag. Encore et toujours ce Grey Flag. L’avantage, c’est que l’épisode se termine avec la promesse d’un fil rouge qui se dévoile enfin plus largement. Cordell est le dernier de son unité encore en vie, Cassie et Cordell appellent Larry, qui est lui-même avec Trey, parce que non, Trey n’est pas viré. Pas de surprise, mais ENFIN une possibilité d’avancer dans l’intrigue qui sert de fil rouge. Avec le temps, je vais finir par comprendre ce qu’il se passe, non ?