Walker – S03E10

Épisode 10 – Blinded by the Light – 08/20
J’ai eu beaucoup de mal à rester concentré devant cet épisode – peut-être parce que je préparais mon agenda pour février en même temps, vous me direz. Mon problème vient de l’écriture des personnages : de plus en plus souvent, je ne les reconnais pas. Pour cet épisode, c’est soit afin de préparer une intrigue à venir (mais c’est mal fait), soit juste incohérent (et donc mal fait). C’est problématique, quand même, surtout que ça commence à se généraliser à l’ensemble de la saison où tous les deux épisodes un personnage pète un câble sans raison et s’en prend à tout le monde sans qu’on ne nous explique pourquoi.

Spoilers

James demande à ses rangers de venir un samedi, et ce n’est pas pour être sympa avec eux.

Par où commencer ? Cet épisode n’a pas réussi à me captiver des masses, et c’est peut-être parce que dès le départ, il s’annonçait mal : Bonham nous annonce une réunion de famille sans portable ou travail, et rien que ça, ça faisait déjà sourire. Les scénaristes en sont incapables, et il y a des réunions de la famille à chaque épisode de toute manière. Bonham continue donc de passer pour un idiot cette semaine, ce qui n’est pas arrangé non plus par la réaction d’Abby quand elle apprend qu’il a demandé à Cordell de vider les lieux. En maman parfaite, elle est très vexée de ce retournement de situation. Pourtant… c’est bien logique de voir Cordell dégager non ?

De son côté, Cordell poursuit son enquête afin d’en savoir plus sur Grey Flag, le groupe qui l’a enlevé. Le colis reçu en fin d’épisode précédent nous faisait espérer quelques réponses… et ça restera au stade de l’espoir, malheureusement. J’ai trouvé lourd toute la relation qu’il avait avec Julia cette semaine, surtout que l’enquête autour des boissons énergisantes paraissait plus bâclée qu’autre chose. En plus, bon, avoir Julia qui est plus informée que les rangers parce qu’elle est journaliste-han, comment dire… Je n’aime pas Julia, elle n’a pas ma confiance.

Je ne sais même pas comment Cordell peut lui faire confiance quand elle refuse de lui communiquer certaines informations, en plus. Pourtant, il en dit plus à Julia qu’à Trey ou Cassie, et plus qu’à James aussi, parce qu’il n’a plus tout à fait la confiance de James. Soit.

Le Grey Flag ? On n’en sait pas beaucoup plus sur cet épisode, mais ils utilisent le Dark Web, la solution miracle des scénaristes de toutes les séries quand on a des criminels à épingler. Cela permet à Julia et Cordell de comprendre que ce dernier est la cible principle du groupe, même si on ne sait toujours pas qui est derrière… Cela devient lourd, vraiment.

Il devient lourd aussi de nous présenter Cordell comme le dernier des imbéciles qui a besoin de Julia pour envisager qu’un des hommes de son ancienne unité militaire est probablement derrière Grey Flag. On avait fait le lien entre les deux il y a dix épisodes, sérieusement ; et je veux bien que Cordell soit du genre à faire confiance à ses anciens camarades, mais il y a des limites.

Il finit par soupçonner Tommy Adams et en parler à toute sa famille, parce que pourquoi pas. La famille le soutient évidemment, et on peut passer à autre chose, cette réunion de famille étant blasante au plus haut point. Vraiment, je me suis ennuyé devant cet épisode, alors qu’il mettait pour une fois en scène une vraie enquête.

La série laisse un peu de côté certains autres personnages, mais en parallèle de tout ça, nous avons de nouveau l’idée de l’intrigue de ranch pour venir en aide aux chevaux blessés. C’est la nouvelle préoccupation numéro 1 de Liam maintenant qu’il n’est plus traumatisé de ne pas avoir eu à creuser la tombe de son frère. Liam a donc un rendez-vous avec un expert-comptable qui lui propose de faire de Stella son associée officielle.

Euh… J’ai un peu réagi comme Stella : elle est dans le projet depuis le départ, qu’est-ce qui t’arrive tonton Liam ? Apparemment, ni l’un ni l’autre n’avaient capté que Stella ayant 18 ans, elle pouvait avoir une vraie part du business en train de s’ouvrir. Ils me blasent.

Cela dit, il vaut mieux ça que d’être dans la position de James à mes yeux. Je ne supporte plus le personnage, comme je ne supportais plus August il y a deux semaines à vrai dire. James est juste super mal écrit : après son absence de la semaine dernière, il redébarque donc dans cet épisode pour engueuler ses rangers. Alors OK, mais il y a eu tellement de fois où il aurait dû le faire sans rien dire que je ne comprends pas du tout pourquoi c’est ce moment qui est le plus opportun pour les embrouiller.

Il explique donc à Cassie et Cordell qu’il sait qu’ils ont menti, sans que ça ne porte vraiment à conséquence sur la suite de l’épisode – juste, Cordell ne fait plus tout à fait confiance à James. Le problème principal vient cependant de sa réaction vis-à-vis de Trey. Ce dernier aurait dû rester au bureau, mais il ne l’a pas fait la veille, préférant aller empêcher les gens de voler des billets de banque et s’entretuer pour ça.

Le lien entre les épisodes était sympathique, mais voir Trey se faire engueuler alors qu’il a parfaitement géré la situation, c’était ridicule. James apparaît hautement antipathique sans la moindre raison et est super énervé contre Trey sans qu’on ne sache trop pourquoi. Il a moins désobéi à ses ordres que Cordell ou même Cass, et il fait de l’excellent boulot.

Bref, j’imagine qu’on nous cache quelque chose et que ce sera finalement une histoire où il est sous couverture pour intégrer Grey Flag ou que sais-je, parce que sinon, c’est juste super mal écrit. Et puis, après je ne sais combien d’épisodes à nous faire chier sur son amitié avec Trey et sur Trey qui veut absolument devenir ranger, voilà donc qu’une simple audience disciplinaire suffit à ce que Trey ne soit plus ranger.

OK, c’était un bon cliffhanger en vrai, mais faut m’expliquer l’intérêt de nous avoir pris la tête tant de temps pour qu’il le devienne si le but ultime était de le virer après deux épisodes en tant que ranger. Là encore, j’espère et imagine une intrigue d’enquête sous couverture à venir, parce qu’autrement, c’est juste écrit avec les pieds.

En définitive, cette saison n’est vraiment pas top, parce que je ne capte rien à son fil rouge sorti de nulle part et parce que tous les deux épisodes, un personnage est super mal écrit et s’énerve contre tout le monde sans qu’on ne sache pourquoi. Même les Davidson avaient été mieux introduits que ça, et ce n’est pas un compliment que de dire ça.


9-1-1 Lone Star – S03E16

Épisode 16 – Shift-Less – 13/20
L’épisode a un problème de rythme, parce que j’ai réussi à le trouver à la fois trop lent et trop rapide dans le développement de son intrigue. Il y en a deux dans l’épisode, des intrigues, et elles sont intéressantes, mais je crois qu’elle manque un tout petit peu d’adrénaline pour que ça me plaise vraiment : j’attends autre chose de la franchise.

Spoilers

Owen retrouve son père, Judd retrouve son fils.

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You a juvenile delinquent ?

En théorie, j’avais largement le temps de me mettre à jour avant le début de la saison 4, au point d’avoir le temps de me désespérer en cas de cliffhanger. En pratique, je me rends compte que la saison 4 commence dans quelques jours et que je suis loin d’être à jour. Mais genre, vraiment super loin. Tant pis, la série restera disponible quoiqu’il arrive, non ?

Espérons. L’épisode auquel j’en suis nous raconte, toujours avec son énorme filtre qui me paraît de nouveau abusé comme à chaque fois que je reprends la série, la journée de deux frères à la plage, sans autorisation des parents, alors que l’aîné veut faire du surf. Son idée n’est pas forcément mauvaise, jusqu’à ce que le petit frère veuille s’amuser à faire de même et se fasse dégommer par une énorme vague.

Le grand retrouve donc Tyler, le petit frère, complètement noyé… mais une secouriste est dans le coin heureusement. L’aîné se précipite vers un téléphone pour appeler le 9-1-1 et, surprise, le filtre immonde s’explique parce que nous étions dans le passé. Le grand-frère relou qui voulait faire du surf ? Il s’agissait d’Owen, évidemment.

C’est donc lui qui appelle les secours et permet à l’ambulance de récupérer son frère. Une fois l’hôpital, Owen a la chance de retrouver ses parents… Il va de soi que les parents sont plus qu’énervés de la situation, mais le père insiste pour dire qu’Owen a eu les meilleures réactions possibles. On en revient alors au traumatisme du clown : lorsque les parents ont appris la mort de Tyler, Owen a tourné la tête vers un clown sur le mur de l’hôpital. La scène est horrible, car bien trop dramatique.

Le flashback suivant l’est aussi : Owen et sa mère quitte Los Angeles pour se rendre à New-York, laissant le père d’Owen derrière eux. Comme souvent au deuil d’un enfant, le couple de parents ne parvient plus à s’entendre et se sépare. Owen en veut à son père et on comprend qu’il ne lui a plus parlé depuis ce temps. Pas étonnant qu’il soit coulrophobe après. Je n’ai pas une backstory si cool.

Dans le présent, nous retrouvons donc Owen qui s’apprête à se rendre chez son père, et avec l’éclairage des flashbacks, on comprend mieux le problème qui existe entre Owen et ses parents. Arrivé à Los Angeles, Owen commence par passer par la fameuse plage du début d’épisode. Cela permet de nous relancer un flashback et surtout de nous montrer la difficulté pour Owen d’être là.

L’épisode insiste beaucoup là-dessus : on le voit ensuite arriver à la maison de retraite où son père est clairement en train de mourir. Ce n’était pourtant pas le cas dans l’épisode précédent : c’est Owen qui le recontacte, non ? Toujours est-il qu’à l’accueil, on annonce à Owen que les Strand ont de la chance d’être si présents les uns pour les autres, parce que toute la famille est là pour le père.

Le problème ? Il est très clair qu’Owen ne parle plus à personne dans sa famille. C’est surprenant comme intrigue : c’est rare dans les séries d’avoir un personnage si en froid avec sa famille. On en est au point où ce héros de série toujours présenté comme un père aimant n’est pas reconnu par l’entourage le plus proche de son père.

Il y a tout de même un autre fils – ou en tout cas un homme considérant le père d’Owen comme son père – qui vient le voir dans la salle d’attente, lui parle et lui conseille de dire tout ce qu’il a dire tant qu’il le peut. Bon. D’accord, c’est noté. Le conseil est plutôt classique, l’intrigue aussi… et ça manque clairement d’intervention d’urgences à ce stade.

On a une intrigue secondaire pour ça, mais même elle a trainé en longueur, ce qui fait que l’épisode a paru plus long que nécessaire. On a ainsi un détour par Owen téléphonant à son fils pour lui dire qu’il est fier de lui (et TK ose demander à Carlos ensuite s’il l’a trouvé un peu bizarre ? Un peu ??), avant d’en arriver à Owen qui se confronte à son père… et à sa belle-mère. Celle-ci n’est pas ravie de le voir revenir dans la vie de son père alors qu’il est sur le point de mourir, mais bon, elle se laisse convaincre par son fils qu’Owen a besoin de parler à son père. Ce fut trop rapide, hein.

C’est ironique de se plaindre d’un épisode trop lent, mais ensuite de dire que ça va trop vite, non ? Il y a clairement un problème de rythme et je n’ai pas réussi à entrer dans le drama de l’épisode, même quand Owen s’est excusé auprès de son père pour la mort de Tyler. Son père, contre toute attente, entend tout ce qu’il lui dit : il prend le temps de lui dire que la mort de Tyler n’était pas du tout de sa faute.

Avant ça, Owen a quand même précisé qu’il comprenait pourquoi son père n’avait pas voulu garder contact avec lui et être un père pour lui, parce qu’il avait cassé la famille… C’est tout ce qu’il fallait pour le père : il lui explique que c’est le deuil qui a détruit leur famille, pas Owen qui n’était qu’un enfant. Le père l’appelle aussi « capitaine », lui faisant comprendre qu’il a toujours suivi sa vie, même de loin. Bref… Tout est bien qui finit bien : Owen découvre que son père ne l’a pas oublié, loin de là.

Ils peuvent se quitter en bons termes, même si Owen n’est pas sûr de pouvoir tout lui pardonner. Il gagne tout de même un frère dans l’affaire, parce que Robert semble avoir envie d’apprendre à le connaître un peu maintenant qu’ils ont passé du temps ensemble.

Avant de rentrer chez lui, Owen se décide à faire un peu de surf. Comme beaucoup de sports à risques, je trouve que c’est une drôle d’idée. C’est encore pire de le voir faire ça au coucher du soleil, quand il n’y a probablement pas de surveillance. Mais bon, c’est comme ça.

Une autre intrigue ramène dans la série le personnage de Wyatt, et l’intrigue est plutôt inattendue – comme à chaque fois avec lui : Judd reçoit un appel de son fils qui a eu la bonne idée de se faire arrêter le matin même pour vandalisme. Judd obtient donc le droit de jouer le papa énervé, et ça ne lui va pas tellement bien comme rôle. Je le trouve absolument horrible quand il s’énerve, et disons qu’il n’a pas tellement le style d’éducation que j’envisagerais de donner à d’éventuels enfants plus tard dans ma vie (non, jamais, au secours).

Bref, de retour chez lui, Judd confisque le portable de Wyatt et ne finit par appeler Marlene que parce que Grace le lui demande. C’était pourtant la première chose à faire, et ça permet d’apprendre que ça fait deux mois que Wyatt fait de la merde. Allons bon. D’après Marlene, sa mère donc, le problème vient de ses fiançailles avec Stanley, car c’est depuis que ça part en vrille.

Malgré cela, Marlene n’a pas l’air de s’inquiéter outre mesure pour son fils : elle poursuit sa vie comme si de rien n’était à Santa Fe, et demande à Judd de s’occuper de Wyatt pour le reste de la semaine. La série prend alors une tournure que je n’aime pas trop, parce que je me suis senti ensuite dans un épisode de Walker. Clairement, je passe trop de temps au Texas sur ce mois de janvier : Judd emmène Wyatt chez son père afin de lui faire faire du cheval. Evidemment, le père de Judd a un ranch, hein, et évidemment, Wyatt sait monter à cheval.

Voilà donc Wyatt et Judd qui partent faire une balade à cheval. En soi, l’idée est bonne. Mon problème ? Je ne sais pas exactement. Je suis là pour des interventions d’urgence, j’imagine. Et puis, je préfère Grace à Judd, je crois, alors cette intrigue qui se concentre surtout sur lui, c’est moins top. D’autres personnages me manquent aussi, ça fait un moment qu’on n’a pas eu d’intrigue pour Marjan. Ou pour Matteo/Nancy, d’ailleurs.

Bref, là n’est pas la question : le but de l’épisode est d’avoir Wyatt qui parle enfin à son père. Son problème n’est pas avec Stanley, finalement. S’il est si énervé, c’est parce qu’il se rend compte que Judd est quelqu’un de très chouette : ce n’est pas ce qu’il espérait. Ou peut-être que c’est exactement ce qu’il espérait. Allez savoir. La conversation arrive en tout cas à une fin naturelle, mais la scène continue, alors on comprend bien au changement de plan qu’on va en arriver à la partie adrénaline de l’épisode.

Un serpent terrifie les chevaux de Judd et Wyatt, et Romeo, celui de Judd, est particulièrement peureux apparemment. Il s’enfuit en laissant Judd tomber de son dos, et l’image est déjà assez flippante en elle-même. Heureusement le serpent dégage bien vite quand ça arrive, parce que Judd qui tombe de si haut, ça doit faire trembler le sol quand même.

Il n’empêche que la situation est bien gênante : ils se retrouvent avec un seul cheval et la cheville de Judd est clairement très mal en point. Il a en effet un os qui en sort, ce qui n’est pas exactement la situation normale. Voilà donc l’adrénaline de l’épisode. Bien sûr, Judd n’a plus de batterie sur son portable et Wyatt n’a pas son téléphone : son père lui a confisqué.

Il faut donc faire avec les moyens du bord en attendant que le père de Judd fasse le nécessaire pour appeler les secours. Les moyens du bord s’appellent Wyatt : c’est à lui de remettre en place la cheville de son père pour éviter qu’il ne soit amputé plus tard. Il y parvient bien, mais ça nous laisse Judd inconscient ensuite.

Pour s’occuper, Wyatt lui fait donc un brancard avec les moyens du bord, expliquant ensuite qu’il a appris à le faire en regardant The Walking Dead. Alors je veux bien, mais j’ai vu l’intégrale de la série et je suis bien incapable de faire un brancard si efficace si rapidement, hein. Bon qu’importe. Le brancard est une bonne idée qui permet à Judd d’être fier de ce qu’il a fait, même s’il est inutile. Par chance, le grand-père finit par retrouver Judd et Wyatt, alors tout va bien.

Tout va tellement bien qu’on retrouve ensuite Judd plâtré et en famille avec son père, Grace et ses deux enfants. Et oui, c’est bien son enfant désormais : Wyatt signe le plâtre de Judd en écrivant « Guéris vite, papa ». Il l’appelle papa, si ce n’est pas chou pour un homme qui ne s’est jamais occupé de lui et ne connaissait pas son existence deux ans plus tôt.

Walker – S03E09

Épisode 9 – Buffering – 12/20
Qu’est-ce que ça traine encore dans cet épisode ! Cela commence à se voir qu’ils ne savent pas quoi faire des vingt épisodes de cette saison, et c’est franchement dommage. Bien sûr, il y a quelques avancées pour les personnages, mais dans l’ensemble, cet épisode est oublié plus vite qu’il n’a été vu (le ressenti était long !) et je ne pense pas qu’il aura beaucoup de conséquences sur la suite. Bref, on passe le temps jusqu’à un cliffhanger, pardonnez le jeu de mots, énergique.

Spoilers

Cordell et Cass vont recevoir une récompense du maire pour les services rendus à la ville (notamment en se faisant kidnapper, un vrai héros).

Il y avait bien une enquête dans cet épisode, je ne peux donc même pas trop critiquer la série cette semaine sur son oubli habituel d’être un procédural efficace. En effet, nous suivons une sombre histoire de prise d’otage qui n’en était pas une, avec une otage et un braqueur qui travaillent ensemble pour que les distributeurs en ville se mettent à cracher des billets de banque pour les passants.

Pourquoi est-ce que ça n’arrive que dans les séries et les films, et jamais au distributeur à proximité de chez moi, hein ? Et puis, il faut voir la conclusion de cette enquête ! Cordell fait la morale aux méchants pas si méchants de l’épisode, et hop, c’est terminé ? On vit dans le monde des bisounours, quand même.

Le début de l’intrigue partait pourtant bien : la fausse otage, Tray qui s’en rend compte sur la vidéosurveillance… C’était une idée sympathique. Seulement, ils ont manqué de temps pour développer vraiment quelque chose ensuite, et ça donne ce résultat frustrant. Je suis frustré aussi concernant Tray qui culpabilise encore pour sa soi-disant faute de l’épisode précédent. Il n’a absolument rien fait de mal et s’est fait engueuler par James, ce qui fait qu’il remet en cause toute sa vie désormais.

Pourtant, Tray fait un meilleur ranger que Cordell en quelques épisodes… alors c’est étonnant de le voir si peu sûr de lui. Cass fait ce qu’elle peut pour lui faire reprendre conscience en lui, mais ça n’a pas l’air gagné, malheureusement. Cassie a aussi d’autres chats à fouetter puisque son couple avec Kevin se développe petit à petit. Dans cet épisode, Kevin est censé recevoir les héros de la ville que le maire veut honorer, et Cass en fait partie.

Ils tentent donc de se débrouiller comme un couple malin capable de faire la part entre le perso et le pro… mais c’est loin d’être évident une fois mis en pratique. Sur le papier, ça fonctionnait pourtant. En pratique, Cass est gênante plus qu’autre chose, son obsession de savoir si elle aura une médaille n’est pas trop raccord avec le perso et on tourne en rond. J’étais content de voir Cassie et Kevin se retrouver seuls pour faire le point sur leur relation naissante… Par contre, qu’est-ce que ce fut long aussi comme scène !

Et Cordell qui appelle Cassie pour lui dire qu’il faut aller en ville et qu’il la rejoindra alors qu’ils sont supposés être au même endroit et être venus avec la même voiture, je n’ai pas bien compris. Bien sûr, Cordell avait aussi son intrigue pseudo-romantique : Julia, la journalise avec qui il était pris en otage en début de saison, revient de nouveau. Elle aussi est une héroïne selon le maire, grâce à son article sur les conditions de détention.

Les retrouvailles Julia/Cordell confirment que les scénaristes veulent mettre de la romance là où il ne devrait pas y en avoir – et je ne sens pas Julia, comme toutes les femmes de la vie de Cordell. Cela me rappelle franchement ce que je pensais de Géri au départ. Et Geraldine n’est toujours pas de retour dans cet épisode, don callez savoir ce qu’elle mijote de son côté.

À la place de s’intéresser à cette intrigue qui promet de nous péter à la gueule à un moment ou un autre, les scénaristes préfèrent donc insister lourdement sur la romance Kevin/Cassie et sur le rapprochement Julia/Cordell. Mais comment faire confiance à Julia ? Elle gagne beaucoup trop rapidement celle de Cordell à mon goût ; elle aura forcément des casseroles dans son passé. Il va pourtant falloir faire avec elle : le cliffhanger de l’épisode voit Cordell lui demander de la voir très rapidement. Si elle imagine possiblement que c’est pour un rencard, elle va être déçue : Cordell a juste reçu un colis de boissons énergétiques, semblant sous-entendre que ses ravisseurs sont toujours en activité. On ne sait toujours pas ce qu’ils veulent à Cordell par contre.

Bon, autrement, l’épisode se concentre vite fait sur Liam également. Théoriquement, c’est aussi un héros qui devrait être interrogé par Kevin lors de son déjeuner gênant avec le reste du casting, mais en pratique, il est mis de côté pour gérer les affaires de son père comme il peut. Et il ne peut pas : il fait de la merde, en accusant un partenaire commercial de l’escroquer quand c’est en fait tout le contraire.

Liam suit ensuite les conseils de Stella, mais il est quand même surpris en fin d’épisode quand son père le remet en place parce qu’il n’a fait que de la merde dans leur projet d’ouvrir un refuge pour les chevaux. Voilà qui est fait. Ce n’est pas la bonne période pour Stella cette saison, encore. Cela commence à faire un moment qu’elle est en congé sabbatique pourtant, mais elle ne semble toujours pas trouver son équilibre pour autant.

Cet épisode la voit donc passer à côté aussi de ce que vit Colton : le voilà en difficulté parce que sa grand-mère est entrée en contact avec lui. Il ne lui pardonne pas tout ce qu’elle a fait et ne sait pas comment gérer la chose. Heureusement pour lui, il a un « frère » qui gère bien les grands-mères, j’ai nommé August. Tout devrait déjà lui être pardonné à ce petit imbécile qui a insulté Abby il y a deux épisodes. C’est fou comme la série part du principe que l’excuse de sa mère lui manquant justifie tout.

Le grand-père se fait donc remettre en cause par Abby qui veut les voir s’entendre à nouveau et Colton qui était énervé après August (puisqu’il a fait vivre l’Enfer à Stella, c’est logique) finit par écouter ses arguments et être de nouveau pote avec.

Tant mieux pour August, on va dire.


9-1-1 Lone Star – S03E15

Épisode 15 – Down to Clown – 15/20
C’est une deuxième partie de saison plutôt solide avec le développement d’un fil rouge plutôt cohérent et des sous-intrigues autour de chaque intervention qui sont plutôt efficace. La série semble vouloir capitaliser sur l’humour, mais ce n’est pas pour me déplaire. Il est dommage que ce soit un peu prévisible et que ça sente parfois le réchauffé d’autres séries tout de même… mais est-ce vraiment surprenant pour une série qui fonctionne selon la formule procédurale ?

Spoilers

Owen entame une thérapie pour gérer sa colère, Grace se montre trop généreuse, une fois de plus.

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I don’t have any trauma about clowns.

L’épisode commence comme toujours en nous introduisant un nouveau personnage qui aura bientôt besoin de l’intervention des pompiers. On le sent venir de très loin quand il sort un couteau pour s’attaquer à un lézard… mais de là à ce qu’il plante un couteau dans la jambe, quand même, quel débile. Sa copine a bien fait de le larguer, non ?

Je suis méchant et dans le jugement, cette critique commence mal. L’intervention était sympathique et nous montrait une fois de plus le sang-froid incroyable de Tommy qui semble avoir déjà tout vu dans sa carrière. Je veux dire, un lézard à l’intérieur d’une jambe, ça devrait être plus déstabilisant que ça. Finalement, la chose qui semble le plus la dépasser, c’est la soif de popularité du vlogger qui espère pouvoir un gros plan de sa blessure pour ses followers.

Bizarrement, elle n’est pas dépassée par la fascination de TK pour le lézard, mais c’est probablement parce qu’elle ne s’en rend pas compte immédiatement. TK, lui, en est bien fan : il le ramène chez lui et décide d’en faire son nouvel animal de compagnie, Lou. Carlos va devoir se montrer patient, parce qu’il n’est pas convaincu par l’idée. Il l’est encore moins quand Lou s’échappe dans l’appartement et se retrouve sur son t-shirt sans même que TK ne le lui signale. La scène était marrante, mais ils auraient pu éviter de perdre le lézard si TK avait été un peu plus malin.

Carlos passe alors beaucoup de temps et d’énergie à la recherche de Lou, qu’il finit par retrouver, simplement par amour pour TK. Malgré tout, ils se débarrassent du lézard, c’est évident, en le confiant aux services les plus adéquats.

Bien sûr, cet épisode reprend l’intrigue d’Owen qui doit apprendre à gérer ses excès de colère. C’est plutôt intéressant de le voir chez le psy pour ça, même si ça semblait un peu caricatural comme séance chez le psy. On le fait finalement suivre une thérapie de mouvements oculaires pour explorer la raison de sa colère profonde. Au départ, il évoque des traumas qui pourraient bien justifier sa colère, mais finalement… c’est un nez rouge de clown qui intéresse le plus le psy.

Il lui diagnostique bien rapidement une coulrophobie, même si sa peur des clowns ne semble pas irrationnelle ou extrême. Franchement, c’est difficile de ne pas rire : moi aussi j’évite les cirques parce que je n’aime pas les clowns, merde, ils ne sont pas drôles. Quant aux exemples de clowns psychopathes, franchement, à part Ronald McDonald, je n’en connais pas de gentils. Bref, j’ai un fond de coulrophobie, ce n’est pas nouveau du tout. Ca l’est pour Owen en revanche, et je vois mal comment ils vont s’en tirer pour expliquer que ses excès de colère viennent de là. Cela semble plus comique qu’autre chose.

Il faut dire aussi qu’on enchaîne sur Owen faisant un cauchemar avec le psy qui se retrouve déguisé en clown – et bizarrement, j’ai trouvé qu’avec le maquillage, il ressemblait à… François Hollande ? Bizarre. Toujours est-il qu’il y a bien un trauma dans tout ça, puisque le clown l’appelle « Sonny boy » et que ça semble poser problème à Owen lorsqu’il se réveille. Sans trop de surprise, Owen s’énerve donc après son psy quand il y retourne, refusant catégoriquement de parler de clown à présent.

Et comme il est question d’éviter les clowns et de ne plus en parler du tout… devinez ce qu’il y a lors de l’intervention suivante ? Un clown. Le gros plan était-il vraiment nécessaire ? Probablement. Bon, finalement, le clown est impliqué dans un accident pas dingue. Il s’agit d’un anniversaire d’enfant et il passe à travers le plancher de la cabane de jeu dans le jardin. Un classique, quoi. Le moins classique de l’intervention ?

Owen fait clairement une crise de panique quand il voit le clown, se figeant sur place et étant incapable de prendre la moindre décision rationnelle sur le moment. Tommy observe le capitaine et comprend bien vite les symptômes, donc elle prend soin de lui, puis s’occupe de tous les pompiers comme si de rien n’était. Judd prend le commandement pour cette intervention. Le clown est évidemment sauvé, et au passage, Owen sort de son trauma quand le clown reprend une voix normale… et s’avère être le père du gamin dont c’est l’anniversaire. C’était amusant.

La résolution l’était moins concernant Owen, car ce n’est pas super original : ce n’est pas Catherine qui a des Daddy issues, c’est lui. La figure du clown renvoie Owen à son propre père, à qui il ne parle plus. Le cliffhanger de l’épisode le voit donc essayer d’appeler son père.

Sinon, une des interventions de l’épisode est vraiment le genre d’intervention que j’adore, parce qu’il est question de voir un opérateur du 911 se débrouiller pour sauver sa victime comme il peut, sans aide extérieure. L’employé que l’on suit – et que Grace observe (vas-y mais donnez-lui une intrigue la pauvre ?) – est en effet au téléphone avec un homme qui est piégé dans un immeuble désert et en flammes.

C’est absolument horrible : Dave, l’employé du 911 que l’on suit, fait vraiment tout ce qu’il peut, utilisant les ressources à sa disposition, pour aider l’homme à s’en sortir. Pas évident : l’homme ne connaît pas l’adresse du bâtiment, mais Dave parvient à la trouver à partir de quelques questions, avant d’indiquer à l’homme où se rendre pour se mettre le plus en sécurité possible. Le temps est contre lui, toutefois, et Jordan, l’homme, finit par mourir alors que Dave est encore au téléphone avec lui. Oh, Jordan le remercie, mais ça reste difficile pour Dave de perdre quelqu’un au téléphone.

Pire encore, Grace apprend que Dave n’avait jamais perdu quelqu’un en ligne jusque-là, alors qu’il bosse au centre depuis plusieurs années. C’est assez improbable, mais ça arrive, j’imagine. Grace l’invite donc à manger chez elle et Judd quand elle se rend compte que Dave est pour le moment dans le déni de ce qu’il ressent.

Il refuse d’avoir à faire appel aux psys à disposition, il refuse même l’invitation à dîner… au départ. Il finit par se rendre chez eux, et c’est une excellente chose : le dîner lui permet de prendre du recul et de se faire appeler un héros, c’est pas mal. Par contre, ça termine en soirée à boire avec Dave… qui reste donc dormir sur place. Grace est clairement déstabilisée de retrouver son collègue dans sa cuisine, parce qu’elle est partie se coucher la première.

On voit bien que cela la dérange un peu de l’avoir encore chez elle, et ça la dérange encore plus quand elle se rend compte que Dave s’est occupée de sa fille en lui donnant un peu d’antiacide. Elle n’est pas franchement convaincue par la présence de Dave ce matin-là et va vite regretter d’avoir proposé de l’inviter à dîner.

Judd devient super pote avec Dave, et Dave s’installe chez eux pour une bonne semaine à cause d’un problème de plomberie chez lui. Oh, c’était un peu drôle, j’avoue. Par contre, la suite était quelque peu clichée, avec Grace qui ne supporte pas Dave chez elle – puis qui ne le supporte plus du tout. Il prend du temps sous la douche (et de l’eau chaude), il finit le lait sans la prévenir, il l’attend tous les matins, il fait du café au lieu de prendre celui du boulot comme elle…

Grace finit par prendre un Uber pour rentrer chez Tommy plutôt que de prendre la voiture pour aller chez elle. Elle pète un câble et ne trouve pas comment dire à Dave qu’elle ne veut plus de lui chez eux, surtout que Judd n’est pas forcément d’accord avec elle. Quand il vient la récupérer chez Tommy, Grace se rend compte que Charlie, sa fille, est encore chez eux, avec « Oncle Dave ». Cela la stresse et ça la dépite encore plus quand elle se rend compte que sa fille a fait ses premiers pas avec Dave, plutôt qu’avec ses parents.

Pire encore, Dave était tellement content de la voir faire ça qu’il a voulu filmer, mais s’est mis en mode selfie. J’ai ri. L’humour sur cette intrigue était efficace, avec même Judd qui finit par expliquer à Grace que c’est à elle d’envoyer bouler Dave. Cela pose problème à Grace, évidemment : il reste son collègue, elle reste une croyante qui veut faire le bien autour d’elle.

Le plus incroyable est encore que quand elle essaie de parler à Dave pour le virer, c’est lui qui se vire tout seul de la maison : il explique qu’il se sent étouffé chez Grace et Judd. Il sent qu’ils aiment sa présence, ils aiment sa présence parce que ça leur donne un projet et il ne peut donc pas s’extirper de la situation. Selon lui, en tout cas. Allez, l’ensemble était plutôt comique, ça fonctionne bien comme intrigue, même si je suis à peu près sûr que ça a déjà été fait ailleurs. Et plus d’une fois, probablement.

Que voulez-vous ? Tout est bon pour ne pas nous parler de Mateo et Nancy apparemment (vraiment, je suis curieux de la direction que prendra cette intrigue !).