Station 19 – S05E05


Épisode 5 – Things We Lost in the Fire – 19/20
J’étais venu pour un petit épisode pépère histoire de continuer mon #WESéries plutôt tranquillement, je me retrouve avec un épisode que je n’ai pas vu venir du tout et qui m’a pas mal baladé tout du long malgré l’utilisation de clichés que j’aurais dû voir venir à des kilomètres. Je pense que ça en fait un très bon épisode, me confirmant aussi que je suis plus attaché que je ne l’imaginais à certains personnages.

Spoilers

Une grande explosion de gaz va se transformer en intervention vraiment à risque pour la caserne 19.


You’re my brother and I love you, OK.

Quoi de mieux pour un samedi matin de WESéries que d’avoir quatre épisodes de séries Shonda Rhimes à dévorer ? Au moins, les premières minutes du challenge vont être rapides à trouver grâce à ça. Par contre, pour rédiger la critique, je ne suis pas encore réveillé et ça se sent, je me suis laissé dépassé dès les trois premières minutes, m’obligeant ainsi à faire pause. Tss.

L’épisode commence donc assez naturellement, c’est-à-dire comme à peu près chaque semaine par des scènes où les couples font l’amour. Il n’y en a plus tant que ça après, on a ainsi Maya et Carina, puis Vic et Théo. Ces derniers se connaissent déjà depuis un an (bordel, le temps passe vite), mais hors de question de fêter ça pour Vic qui a une malédiction familiale lui interdisant de fêter un anniversaire avant le mariage. Super. En parlant mariage, l’ambiance est un peu moins torride dans la pièce d’à côté, même si Emmett ne porte que son caleçon (il fait ça dans tout l’appart malgré Theo et Vic apparemment) : Travis est obnubilé par ses parents au point de ne pas écouter son copain pas ravi de voir la photo de l’ex-mari de Travis tous les soirs, matins et fois où ils font l’amour. Soit.

Pour ceux qui ne sont plus en couple, on se retrouve à voir Andy gérer la fille de Dean et Jack qui attend Carina à la caserne. Carina est occupée, après tout. Il a tout de même du divertissement, Jack, puisque dès que Ben entre dans la caserne, il est suivi par Ingrid, la femme qui veut clairement le foutre dans son lit juste parce qu’il est un pompier. C’est marrant à voir, mais connaissant Shonda Rhimes, si on la voit trois épisodes de suite, c’est vraiment parce qu’elle va être une psychopathe à la fin.

La conversation sur cette cinglée potentielle entre Jack et Ben est de toute manière interrompue par l’arrivée de Carina et de sa grande idée pour justifier son rôle dans la série : ouvrir une clinique à la caserne. La tarée du début d’épisode lui donnera probablement raison, mais franchement, je ne vois pas trop en quoi c’est une bonne idée. Après, tant qu’on me file des scènes avec Carina, j’approuve, surtout qu’elle m’a fait encore bien trop rire à engueuler Jack qui n’allait pas assez vite à accoucher de l’idée qu’ils avaient eu ensemble auprès de Ben, qu’ils veulent bien sûr recruter aussi.

Dans les intrigues de l’épisode, nous retrouvons à nouveau l’idée de Crisis One, qui permet à Vic de prendre conscience qu’il y a un souci entre elle et Dean. Elle doit en effet vérifier les plannings pour Diane et ça lui permet de voir que Dean est en train de se retirer de son grand projet. Et pire que ça encore, il envisage de déménager à Oakland sans lui en avoir parlé. Ouais, bon, meuf, c’est un grand garçon, il ne te doit rien non plus. J’ai eu du mal à la suivre là.

Elle se retrouve à se plaindre à Travis et Maya, mais de toute manière, ils ont tous les deux d’autres problèmes à gérer – et surtout Travis. Comme chaque fois qu’il a un problème, il ne pense qu’à lui et à ce qu’il se passe avec Emmett, et du coup, ça le fait chier d’écouter les autres. Bref, il se retrouve à s’engueuler avec Vic qui n’apprécie pas trop de constater qu’elle n’est pas écoutée par Travis parce que sa famille à lui explose quand la famille de Vic à la caserne explose elle aussi. Mouais.

Ce n’est vraiment pas la même chose, je suis d’accord avec Travis… même si je comprends aussi le point de vue de Vic. Elle essaie ainsi de trouver des solutions pour que Dean reste tout en faisant en sorte que son idée de Crisis One s’exporte bien… Et ça se termine par Dean lui proposant de traverser le pays avec lui. C’est naze putain, il est censé déménager pour oublier Vic, faudrait savoir !

Elle aussi est perdue par cette proposition, parce qu’un an plus tôt, Dean la dégageait de chez elle, au cas où elle rendait les choses trop confuses pour sa fille. Faudrait savoir. En tout cas, ça nous mène à une bonne scène où Vic déclare qu’elle ne déménagera pas et où Dean annonce son départ, sans regret puisqu’il lui a demandé. J’aurais dû à partir de cette scène me douter de ce vers quoi on se dirigeait pour cet épisode, mais ils m’ont totalement baladé parce que c’est un épisode 5, pas une mi-saison bordel.

En parallèle, à la caserne 23, le capitaine d’Andy découvre qu’elle est la seule femme de la caserne, et c’est un problème pour le département. Partant de là, on leur confie une nouvelle recrue, Duvall. C’est une femme qu’il faut intégrer à l’équipe comme Andy le pourra pour rétablir un peu une ambiance plus normale au sein de cette caserne très sexiste. Moui, je ne suis pas hyper convaincu par l’idée.

Enfin, il faut bien sûr parler aussi de Sullivan qui en est à travailler la communication du Fire Department et… bordel, c’est la catastrophe les affiches qu’on lui propose ! Et le nouveau capitaine qui se moque de lui, était-ce vraiment nécessaire ? Probablement. Cela permettait d’établir qu’ils ne s’aimaient pas, ce qui était important pour la grosse intervention de l’épisode.

Les pompiers sont appelés pour faire face à l’explosion gigantesque d’une maison qui fait trembler toute la caserne (Carina m’a tellement fait rire à rester toute seule). Sur place, ils découvrent que c’est une conduite de gaz qui a explosé suite à des travaux, mais Sullivan découvre surtout que son capitaine n’a pas envie d’écouter ses (bonnes) idées, le laissant faire du triage entre les victimes. Pas passionnant.

Il est en tout cas évident que tout ça risque de déraper assez vite, exactement comme la relation entre Andy et sa nouvelle protégée. Cette dernière n’apprécie pas tellement de l’être quand Andy lui dicte sa manière de se comporter, lui demandant de ne pas rire aux blagues sexistes de son collègue. Assez vite, ça se tend entre Andy et Duval alors qu’elles sont appelées avec le reste de la caserne 23 pour se rendre sur le lieu de l’explosion de gaz.

Ils arrivent pile à temps pour le pire moment de l’épisode : celui où Vic se prend une ligne haute tension dans la gueule. Fragilisé par l’explosion, le poteau qui soutenait ce câble tombe. Le choc nous fait tomber Vic inconsciente en haut d’une grande échelle, devant Dean et Theo. Ce dernier est moins rapide que Dean comme il vient juste d’arriver cependant : c’est donc Dean qui se retrouve à monter la grande échelle et lui faire du bouche à bouche.

Il sauve de justesse Vic qui part aussitôt à l’hôpital, sans pour autant que le reste de la famille semble particulièrement se soucier d’elle maintenant qu’elle est en vie. Maya et Sullivan sont plus préoccupés par le gaz qui risquerait de faire péter d’autres maisons dans le quartier. Bon, ils ont probablement raison cela dit, et même leur nouveau capitaine le reconnaît. Les voilà donc partis pour gérer leur propre intrigue de leur côté, devant éteindre un incendie pour couper le gaz. Cela n’a pas l’air des plus simples et pourrait vite partir en vrille aussi.

Pendant ce temps, quand même, le reste de la caserne s’occupe un peu de Vic. Blessée quasi mortellement, elle est amenée au lieu du triage elle aussi, et c’est donc à Travis de s’occuper d’elle. Allez, prends toi dans la gueule la dispute du matin, hein. Consciente, Vic a le temps de dire à Dean qu’elle l’aime comme un frère (BIM), d’embrasser Theo qui retourne au boulot et de papoter avec Travis.

C’est plutôt une bonne chose, surtout quand Emmett arrive à son tour, prévenu par Carina de ce qui est en train de se passer. En effet, Carina est appelée sur le lieu de l’intervention parce qu’elle n’est pas si loin à pied, qu’il y a un embouteillage monstre et qu’il faut s’occuper d’une femme enceinte. Carina et Emmett se rendent donc sur place pour prêter main forte aux pompiers.

C’est une bonne chose, hein, puisqu’Emmett peut aider à prendre soin de Vic qui fait en sorte que Travis lui déclare bien son amour. C’était mignon comme tout, et c’est le genre de scène nécessaire au milieu d’un épisode qui joue très sérieusement avec nos nerfs. Non, parce que Vic est à peu près tirée d’affaire, mais une nouvelle maison explose à cause d’une porte ouverte un brin trop tôt.

Cela nous laisse le capitaine d’Andy dans de sales draps mais surtout, surtout, ça nous laisse Dean inconscient et dans de très mauvais draps. C’est Jack qui le trouve et donne l’alerte, mais… mais… Pardon ? Dean est en arrêt cardiaque dans le camion le menant à l’hôpital, avec Ben faisant tout ce qu’il peut pour le sauver. Vic puis Dean dans le même épisode ? C’est trop, là.

Non ? Non, non, non. Je n’ai pas toujours aimé le personnage de Dean, les scénaristes ne savent plus du tout quoi en faire depuis un an, il m’a beaucoup trop saoulé avec Vic, mais hors de question qu’on le perde. C’est un personnage avec tant de potentiel, et un acteur que j’aime bien quand même. Ben refuse d’arrêter le massage cardiaque, mais ça semble quand même assez sans espoir. Même dans le camion de la 23 on comprend bien que c’est la merde, avec tout le monde qui fond en larmes suite à une journée difficile.

Finir l’épisode là-dessus, ça devrait être interdit. Et en même temps, les scénaristes qui font encore tout tourner autour d’Andy en cette fin d’épisode, ça devrait être interdit aussi.

 

9-1-1 – S05E06

Épisode 6 – Brawl in Cell Block 9-1-1 – 14/20
Un épisode tout ce qu’il y a plus de classique pour la série, avec une surenchère dans l’intrigue et des ficelles grosses comme ça… mais eh, je n’en demande pas autre chose, finalement. C’est efficace pour donner de grandes émotions et oublier un temps le fil rouge de la saison. Oui, il faut bien se changer les idées de temps en temps.

Spoilers

Les pompiers interviennent en prison où plusieurs incendies sont déclarés après une émeute de prisonniers.


What if he doesn’t look like a firefighter ?

L’épisode commence par la routine habitude d’un garde de prison qui semble être presque content de venir faire son job. Il a ses petites habitudes, une routine qu’il aime bien… et un prisonnier qu’il déteste. Ce dernier demande toujours le même garde pour la balade, et ça le saoule clairement d’être son préféré. L’épisode est un peu longuet, surtout qu’on sait bien que ça va partir en vrille à un moment ou un autre.

Bien évidemment, c’est le genre d’intrigue où l’on attend et le suspense réside dans l’attente du moment où ça partira en vrille… mais j’ai tout de même du mal à comprendre l’intérêt de faire une introduction si longue pour mener à une mutinerie en prison. Concrètement, on passe près de cinq minutes avec des personnages qu’on ne connaît pas, tout ça pour avoir un accident qui se produit sans qu’on ne sache bien comment les prisonniers ont pu se coordonner pour que ça se passe comme ça.

Le but est en tout cas de ramener en prison les pompiers, parce qu’ils doivent éteindre des incendies et… aider des prisonniers à s’enfuir. Là encore, c’est très long dans la mise en place : au milieu du chaos, les pompiers trouvent deux prisonniers en piteux état. À aucun moment ils ne songent à vérifier s’il s’agit bien de prisonniers et, évidemment, il est révélé plus tard dans l’épisode qu’il s’agit des gardiens que nous suivions au début de l’épisode.

C’était évident, mais la panique et le chaos en prison faisaient qu’il était plus compliqué que prévu de faire toutes les vérifications. Alors que la manière de filmer nous cachait les visages des gardiens accompagnant Buck et Eddie, nous suivions en effet Hen, Bobby et Ravi en situation périlleuse : ils se retrouvent rapidement enfermés dans l’infirmerie alors que l’endroit le plus sécurisé de la prison est pris d’assaut. Problème : il y a les clés de l’infirmerie dans cette salle.

Il faut donc réveiller le garde du début d’épisode, Vaugh, pour obtenir des informations précieuses sur les protocoles de la prison et mettre au point un plan où Ravi se fera passer pour un prisonnier afin d’aller déclencher du gaz hilarant sur la prison. Rien que ça. Au passage, les pompiers réussissent à blesser le médecin de l’infirmerie, mais ça permet surtout une scène où Hen sympathise avec lui.

C’est exactement ce qu’il fallait : le médecin est blessé à la main, mais il peut compter sur Hen pour opérer le gardien. La scène est un brin cheloue et super lente, mais eh, c’est chouette de voir Hen souriante quand elle réussit son opération. Quant à Ravi, il parvient à échapper aux prisonniers quand j’étais à peu près sûr qu’il y passerait au cours de cet épisode. Le privilège des nouveaux : les derniers arrivés se font toujours dégager en premier… mais ce n’est pas le cas, heureusement.

Les pompiers peuvent donc quitter la prison en paix, ce qui permet à Bobby d’appeler Athena pour la rassurer… et surtout pour avoir des nouvelles du reste de son équipe, parce qu’il n’a plus eu de contact avec Eddie et Buck depuis qu’il a compris qu’ils étaient pris en otage. Forcément.

Pendant ce temps, Eddie et Buck comprennent d’ailleurs qu’ils sont pris en otage un peu tard. C’est plutôt cool de les retrouver ensemble dans cette position, c’est toujours bien d’avoir des épisodes qui se concentrent sur leur amitié. Bien sûr, le but est aussi d’avoir deux personnages très attachés à Christopher : ainsi, quand les évadés commencent à le menacer en soulignant qu’ils savent où vit Christopher, Buck et Eddie peuvent s’énerver… et être bien soumis à leurs kidnappeurs.

Ils font donc tout ce qu’on leur demande : les prisonniers veulent absolument que le garde survive, car le but est en fait d’infiltrer l’hôpital pour aller rendre visite au fils de l’un d’entre eux, entre la vie et la mort à l’hôpital. Heureusement, de son côté, Athena bosse correctement et comprend ce qu’il se passe à temps pour arriver à l’hôpital.

Ainsi, Buck est sauvé de son preneur d’otage lorsqu’ils entrent ensemble, avec le garde blessé, dans l’hôpital. Malheureusement, Eddie reste quant à lui coincé dans le camion de pompiers avec le cerveau derrière l’évasion : le prisonnier lui révèle donc qu’il veut absolument entrer dans l’hôpital pour pouvoir donner son cœur à son fils, qui a besoin d’une greffe. Bien. Cela me paraît un motif de visite valable, mais c’est vrai que ça sous-entend de tuer un prisonnier, ce qui est tout de même problématique, même pour les USA.

Bizarrement, cet épisode souligne un autre problème plutôt très incompréhensible : les prisonniers n’ont pas le droit de donner leurs organes, même dans le couloir de la mort. Alors, certes, je ne suis pas sûr de vouloir les organes d’un serial-killer quand on prend en considération le côté spiritisme de la chose, mais eh, tout de même… s’ils sont prêts à venir en aide à des gens, laissez-les faire ? Ce n’est pas comme si on avait trop d’organes, franchement.

Alors que Buck se heurte à bien des incompréhensions face à cette situation ridicule, la police refuse d’entendre la demande de Mitchell, le prisonnier qui s’est évadé. Mitchell, lui, parvient à parler cœur à cœur avec Eddie et s’assure que le pompier fera tout ce qu’il peut pour venir en aide à son fils. Une fois que c’est fait, il peut prendre la décision de se suicider, en espérant que le pompier fera ce qu’il faut pour garder son cœur en train de battre assez longtemps pour que ce soit donné à son fils.

C’est du grand n’importe quoi, mais le message des scénaristes face à cette injustice du don d’organe est très clair : il est temps de changer certaines lois. Athena et sa boss y arrivent contre toute attente, en contactant le gouverneur pour qu’il accepte ce don d’organe de Mitchell, mort, à son fils. La médecine fait des miracles, tout de même. Les séries américaines aussi, de toute évidence. Et après tout ça, tous les pompiers restent à l’hôpital pour savoir si le fils survivra.

Sérieusement ? Ils ont été pris en otage ou enfermés dans une prison, c’est quand même n’importe quoi d’imaginer qu’ils attendent toute la durée d’une greffe de cœur. Dans le même genre, Hen qui décide de sa spécialité chirurgicale juste parce qu’elle a fait UNE opération, j’ai du mal à y croire. J’ai bien plus accroché aux doutes du personnages de Ravi quand il doit rentrer seul chez lui après une journée éprouvante.

C’est plutôt cool de voir Bobby s’occuper de lui et s’assurer que son bleu aille bien et, en vrai, je trouve ça super sympa de voir les scénaristes s’occuper d’introduire vraiment ce nouveau personnage. J’imagine qu’il est là pour rester, du coup ! En tout cas, ça permet de passer tranquillement à la fin de l’épisode, avec Buck qui rentre auprès d’une Taylor inquiète (je n’arrive pas à l’aimer plus que ça) et Eddie qui réveille Christopher pour un bon câlin à son fils. Il y a des journées qui remuent plus que d’autres, clairement.

Et il y a des épisodes qui tentent de nous faire oublier que Chimney et Maddie ne sont pas là sans y arriver pleinement.

> Saison 5

 

Station 19 – S05E04


Épisode 4 – 100% or Nothing – 15/20
Il y a des personnages secondaires qui sont très efficaces pour faire avancer les intrigues romantiques de la série, et c’est toujours un plaisir de les retrouver. C’est le cas dans cet épisode où j’ai eu l’impression que certaines choses bougeaient enfin, que j’étais à nouveau investi dans 100% des intrigues et que j’appréciais à peu près tout le monde. Il reste dommage que l’écriture soit parfois trop schématique, mais c’est probablement parce que je suis trop habitué à la formule après tant de saisons de Shonda Rhimes…

Spoilers

Dean organise une formation Crisis One pour les casernes 19 et 23. Comme par hasard, la 23.


I’m the teacher, you’re the leader.

Diane, la psy, est de retour dans la série et c’est une excellente chose, je trouve, parce qu’elle nous permet d’humaniser un peu le chef Beckett. Elle était en effet dans la même promo que lui, apparemment. C’est une bonne chose, je trouve, et ça justifie encore plus son rôle dans l’épisode où elle est censée soutenir Dean à mettre au point une formation pour gérer les situations de crises. Le voilà donc devenu expert des situations de crises quand il ne savait pas comment faire dans l’épisode précédent.

D’ailleurs, la caserne 23 a encore une excuse pour venir passer du temps à la caserne 19 grâce à ça. Ils passent plus de temps avec eux qu’avec leurs collègues de la 23, je crois. Cela tombe bien pour Théo, clairement heureux de retrouver Vic, mais pas si bien pour Andy et Sullivan. Comme personne n’a pensé à prévenir Diane des nouveaux rebondissements, elle décide de faire d’eux ses premiers volontaires désignés pour un exercice de résolution des conflits où ils sont censés jouer un couple marié en train de se disputer.

C’était hilarant puisque Robert comme les scénaristes en profitent pour relancer les disputes entre Andy et lui, et ça marche merveilleusement bien d’avoir Diane qui abandonne l’idée de les réconcilier quand elle comprend que tout ça sort du cadre de l’exercice. On s’amuse bien, quoi. Une alarme interrompt malheureusement l’exercice, forçant Robert à s’en aller.

Si Diane veut le remplacer par Beckett, c’est finalement Théo qui se désigne pour s’y coller. Et c’est une bien meilleure idée, avec Théo qui nous montre à quel point il peut être cliché quand il s’énerve. Puisque ça fait rire Vic, elle décide d’être la conseillère, nous menant à un « mari énervé » qui finit amoureux de la personne censée apaiser la situation.

Pauvre Diane, pauvre Miller, ils ne sont pas sortis de l’auberge avec deux équipes comme celles-ci. L’avantage pour nous, c’est que c’est marrant à suivre, surtout que les personnages se complètent bien et que les acteurs s’éclatent à être des spectateurs. Par contre, vraiment, je ne supporte plus Maddox et je ne sais pas trop comment ils ont eu l’idée de ce personnage. Il se fout littéralement de la tronche de Dean en faisant son exercice, et c’était marrant, mais bon.

Sans plus. Ben excelle évidemment face aux situations de crise et Jack est envoyé en intervention avec Vic et Emmett sur une des vraies crises que Miller est supposé géré. Il est assez évident qu’il veut juste s’éviter de passer du temps avec Vic, mais aux yeux de Diane, il fait une bonne chose en étant un bon leader.

Jack peut ainsi s’exercer pour de vrai sur un jeune autiste qui refuse d’être autiste et c’était plutôt une intrigue réussie à voir. Par contre, c’était ridicule quand on finit en montage musical sur Jack lui expliquant comment faire un bandage, parce que ça donnait plus l’impression d’un montage pour un couple. Allez, au moins, ça permet de se marrer et ça permet de confirmer le succès de la formation menée par Miller – succès que Diane s’empresse de souligner à Dean, évidemment.

En parallèle, Andy profite de la présence de Diane pour une petite thérapie personnelle avec elle. Bon, la vérité, c’est que Jack excelle avec le jeune qui ne veut pas sortir du bus, mais qu’il n’y va pas par quatre chemins avec Andy quand il lui dit qu’elle s’est comportée comme sa mère en fuyant Sullivan comme ça. C’était sympa comme tout cette scène, mais j’ai bien sûr préféré l’analyse de Diane. Le terme hystérique qu’elle utilise, je n’en suis pas fan ; seulement, évidemment que le moment où on ne veut plus parler à quelqu’un du jour au lendemain signifie qu’un trauma passé est en train d’être réactivé.

Son conseil de voir un psy, un vrai, ou un conseiller conjugal avec Robert est clairement le bon et je n’arrive pas à croire qu’il faille le personnage de Diane pour qu’Andy en arrive à cette conclusion. Personne n’a eu cette idée dans son entourage jusque-là ?

L’intervention de Sullivan et Maya ? Ce n’est pas exceptionnel, mais c’est marrant aussi avec un homme se retrouvant la tête coincée dans une trappe pour chien. Bien sûr, l’intrigue permet de nous mettre en avant un couple qui se dispute, histoire de rappeler la situation actuelle de Sullivan, et qui se dispute notamment sur le fait qu’il est alcoolique (ehe) et qu’ils n’ont jamais eu d’enfants, histoire que ça tracasse aussi Maya. C’est simple, mais efficace.

Les personnages du couple le sont aussi, à se disputer jusqu’à ce que le danger paraisse réel et que la femme se mette à avoir peur pour lui. C’était plutôt sympa et c’était sympa d’avoir les personnages qui se rendent compte qu’ils se projettent chacun dans ce couple, surtout que ça permet à Maya de demander à Robert de rendre Andy heureuse à nouveau. Y a du nouveau, pour une fois, et c’est rare d’avoir Maya aussi sincère avec Robert – ou Maya qui se rappelle qu’Andy est sa meilleure amie.

En tout cas, ça permet à Robert de prendre la décision de signer les papiers du divorce et de les remettre à Andy, pas sans lui dire qu’il est encore amoureux d’elle et qu’il le fait uniquement parce qu’il souhaite qu’elle soit heureuse – et qu’il soit heureux aussi. Aah. La scène était sacrément frustrante parce qu’Andy est incapable de trouver les mots pour lui dire une bonne fois pour toutes que ça y est, elle est prête à se battre pour leur couple elle aussi. La suite au prochain épisode – j’imagine que c’est une bonne chose que je sois à nouveau investi dans ce couple.

Autrement, Ingrid, la patiente sauvée par Ben il y a quelques épisodes est de nouveau de retour à la caserne pour flirter avec Ben. Cela devient lourd, elle n’est pas foutue de voir que son beau pompier a une alliance ? Et Ben ne peut pas l’envoyer bouler une fois pour toute ? On verra où ça mène.

Dans les intrigues secondaires, le père de Travis est de retour lui aussi, ou plutôt, il part en vacances avec son mec en demandant à son fils de le couvrir en s’occupant de sa mère. Et malgré l’aide d’Emmett, ce n’est pas évident pour Travis de faire face. Par chance, il a justement une formation sur la résolution de crise, alors eh, il a de quoi aider à résoudre ce problème – et ses problèmes de colocation avec Vic. J’aime vraiment bien cette colocation à quatre, l’air de rien.

De son côté, Vic profite de l’exercice sur les crises pour en apprendre plus sur le passé de Théo… et elle n’est pas heureuse de découvrir qu’il a deux ex qui ont fini en hôpital psychiatrique. En ce qui me concerne, le problème et le vrai red flag de cette scène, c’est que ça semble faire rire Théo de dire qu’il a un type pour les femmes folles, alors que le terme « folle » est franchement problématique, dans ce cas-là.

Bon, il s’en tire bien ensuite à s’expliquer, s’excuser et lui dire qu’il l’aime, et son sourire est toujours aussi craquant alors je continue de penser que Vic et Théo sont un très bon couple. Il fait oublier Ripley, ce qui n’était pas gagné, tout de même. Et en plus, je l’adore parce qu’il fait en sorte que Dean se sente con, et j’ai envie qu’il se sente con d’aimer Vic parce que ça n’a aucun sens de tomber amoureux d’elle comme il l’a fait. J’espère que la nana que Ben ramène de force dans sa vie parce qu’elle veut ouvrir un Crisis One dans une autre ville fera en sorte que Dean fasse enfin son deuil d’un couple possible avec Vic.

PS : Carina n’était pas dans l’épisode et j’ai honte d’avouer qu’elle ne m’a même pas manqué tellement j’étais investi à nouveau dans certains personnages. Bordel, je suis à deux doigts d’apprécier Andy à nouveau ???

 

9-1-1 – S05E05

Épisode 5 – Peer Pressure – 15/20
Si c’est un bon épisode pour la série, je suis loin, très loin, d’être convaincu par l’ensemble des messages que fait passer cet épisode. En fait, c’est même plutôt le contraire, je trouve que les scénaristes sont bien trop gentils à expliquer le point de vue des harceleurs et à justifier une partie de leurs actions. Viva America.

Spoilers

May est harcelée par Claudette, Ravi l’est par Buck, ce pauvre bichon sans nouvelle de sa sœur et son beau-frère.


Narcissus, it’s all about you.

En quoi avoir oublié son téléphone est une excuse logique pour expliquer qu’on se relève quand on nous demande pourquoi on ne dort pas ? Buck est trop chelou quand il s’y met. Le voilà donc en couple avec Taylor, et les choses sont vraiment installées entre eux apparemment, parce qu’ils ont clairement leur routine de couple et qu’elle est encore chez lui. Cela fait cinq épisodes qu’ils sont ensemble, après tout.

Forcément, Buck se confie donc sur sa situation à Taylor, parce que sa situation est compliquée, même s’il n’a déjà plus d’œil au beurre noir. C’est un peu abusé. Il se plaint surtout du fait que plus personne ne lui parle : ni Chimney qui ne veut plus recevoir ses SMS, ni Maddie qui l’ignore, ni ses collègues qui n’osent pas parler de Chimney non plus.

L’avantage du départ de Chimney ? Le bleu est dans l’équipe pour la première intervention du jour et je l’aime bien, moi. La première intervention, par contre, est super stressante, avec un type qui est tellement harcelé par une publicité de fitness qu’il décide de s’y mettre. Et ce n’est pas une bonne idée, parce que la pub l’énerve tellement qu’il finit paralysé sur ses toilettes. La situation est marrante autant qu’elle est crispante, parce que bordel, j’ai eu mal pour lui.

Le type ne se remettra jamais au sport, sérieusement ? Et pourtant, il demande aux pompiers comment ils s’entraînent donc il semble vouloir en refaire lui aussi. Ce qui est intéressant à voir ici est qu’Eddie et Hen se marchent sur les pieds l’un l’autre pendant toute l’intervention. Je ne sais pas où cette dynamique est censée mener, surtout que je m’attendais surtout à voir Hen reprendre ses études pour devenir chirurgienne cette saison. C’est étrange.

L’épisode reprend aussi sur l’intrigue May/Claudette, et j’adore l’idée. Claudette est là depuis deux semaines au moins, donc le temps passe dans la série, mais May ne l’aime toujours pas, au point d’en parler à sa mère. Athena, pourtant, s’inquiétait plus pour Harry que pour May. Franchement, je pense qu’elle a raison, surtout qu’Harry fait de la merde à l’école. Il est suspendu pendant une semaine pour s’en être pris à un de ses camarades – un bon coup de poing – et moi… Bordel, moi, je me demande ce que c’est que cette école !

Il le vire parce qu’ils n’en peuvent plus de lui et ne peuvent plus être patient face à son comportement qui dérape, mais à la réaction de Bobby, appelé à l’école à la place des parents, il est clair qu’il n’y a eu aucune communication avant. Pas exactement comme ça que ça fonctionne une école. Et contrairement à ce qu’Harry espère, un beau-père ne fonctionne pas non plus comme il l’espère, à souhaiter qu’il cache à Athena et Michael la vérité.

Franchement, ce gamin est en train de devenir insupportable, à fuguer ensuite chez May sans prévenir ses parents. Quand ces derniers le retrouvent, il finit par vider son sac sur eux et leur expliquer qu’ils sont de mauvais parents. Clairement, ce sont des mots en trop pour Athena, parce qu’elle n’apprécie pas d’avoir son fils lui faire la leçon et lui expliquer qu’elle préfère être flic que maman.

Si Bobby minimise ensuite auprès d’Athena en assurant qu’il s’agit des mots de Jeffrey, Athena a tout de même baffé Harry, alors elle n’arrange pas son cas. Michael finit par consulter la psy sans Athena, puis par lui proposer de les rejoindre pour indiquer à Athena une liste de psys qui pourraient aider Athena. Bien sûr, elle est énervée par la situation, mais en vérité, je pense vraiment que c’est la meilleure des idées. C’est juste dommage qu’elle le vive comme une attaque supplémentaire donnant raison à Jeffrey quand c’est loin d’être le cas. Bobby va avoir du boulot avec elle cette saison vu comment c’est parti. Athena et Michael aussi, cela dit, parce qu’Harry part en vrille à lire des articles critiquant sa mère et adulant Jeffrey…

Finalement, May retourne au boulot en même temps que Claudette, parce qu’elle ne peut pas l’éviter en permanence comme elle le voudrait. Et même si elle voulait juste passer une journée de travail pépère, Claudette s’approche d’elle lors d’un appel d’urgence et… prend littéralement sa place en cours d’appel. Au départ, ça commence bien, pourtant, elle semble juste vouloir l’aider.

Seulement, le naturel de Claudette, c’est d’être chiante, alors elle lui vole sa chaise pour passer l’appel sur toute l’intervention, guidant peu à peu les pompiers vers un type avec une tronçonneuse dans la gorge. Quelle angoisse. Et quelle angoisse de voir Claudette être aussi chiante.

Finalement, les scénaristes tentent un mea culpa pour nous faire apprécier Claudette, mais il va en falloir bien plus que ça : elle tente d’intervenir lors d’un nouvel appel pour May, celui d’une adolescente en train d’essayer de se suicider. Forcément, cela remue May qui se rappelle de bien mauvais souvenirs et, contrairement à ce que Claudette lui dit de faire, elle partage son histoire avec l’adolescente pour la convaincre de ne pas se laisser mourir.

Si cela n’est que moyennement efficace, le sang-froid de May lui permet d’apporter des informations suffisamment précises pour que les pompiers retrouvent l’adolescente, et ça impressionne Claudette. En fin d’épisode, May peut ainsi s’imposer enfin face au Claudette, et Claudette sent qu’elles peuvent établir ensemble une sorte de connexion amicale… mais non, quoi, tu restes une connasse de harceleuse Claudette, ce n’est pas ton clin d’œil qui changera quelque chose, pas plus que le fait de penser que May a du potentiel te permet de l’insulter comme tu le fais depuis deux épisodes.

Voilà, je suis énervé, parce que vraiment, c’est la pire évolution possible de nous la montrer comme cool alors que rien n’allait depuis son introduction.

Sinon, l’épisode insiste beaucoup sur le bleu, Ravi, donc je pense que le but est vraiment d’en faire un personnage auquel on s’attache. Reste à savoir si c’est pour le tuer ou parce qu’il restera un moment dans la série. En attendant, il pète un brancard lors de la première intervention et vomit à la seconde, s’attirant les foudres de Buck à chaque fois.

En fait, Hen analyse assez bien les choses pour le bleu quand elle le retrouve à se planquer sous le bureau de Bobby pour ne pas avoir à faire face à Buck : Buck traverse un moment difficile et il veut former Ravi pour l’aider à faire face à toutes les situations. Il est aussi clairement à la recherche d’un ami. Et pourtant, Buck a toujours Eddie, en théorie.

Cela ne l’empêche pas d’être sacrément chiant avec Ravi pendant tout l’épisode, mais eh, l’idée des scénaristes est de faire un peu d’humour et, dans l’ensemble, ça marche. C’était fun de les voir aussi faire équipe face à un incendie dans une maison de retraite, car ça nous confirme qu’ils peuvent faire quelque chose ensemble malgré les différends. Quelque chose ? Bon. Arrêter un incendie dans un labo de meth installé au cœur de la chapelle de la maison de retraite. Normal. Et heureusement que Ravi est là pour aider à arrêter l’incendie.

Si Buck le reconnaît, ça n’empêche que leur relation est quelque peu pourrie à présent. Et clairement, Buck passe ses nerfs sur Ravi juste parce que ni Maddie, ni Chimney ne veulent lui parler. La messagerie de Maddie est carrément pleine, c’est dire. Finalement, Buck a heureusement un moment d’épiphanie et se rend compte qu’il fait de la merde avec Ravi. Lors d’un repas à la caserne, il explique donc qu’il veut quitter la caserne et que Ravi pourra prendre sa place pour le remplacer, alors qu’Eddie remplacera Chimney.

Bon, il était temps que quelqu’un lui explique que Chimney allait revenir quoi, et il était aussi temps que les autres pompiers lui expliquent qu’il n’était pas responsable de ce départ imprévu de leur collègue. La conclusion était ainsi naturelle pour cette intrigue, y compris entre Buck et Ravi – mais bon, Ravi remercie Buck de l’avoir harcelé, c’est franchement abusé. Quant à Buck, il a Taylor pour s’occuper de lui jusqu’au prochain appel de Maddie, dépitée de savoir Chimney à sa recherche en Utah.

Et Maddie a beau raccrocher précipitamment, Buck parvient à deviner où elle est grâce à un carillon ou une sonnerie qui retentit au beau milieu de l’appel de Maddie. Elle essayait pourtant d’être discrète. Vivement son retour dans la série.

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