Blindspot – S05E02

Épisode 2 – We Didn’t Start the Fire – 15/20
On retombe dans un épisode beaucoup plus classique pour cette deuxième semaine de diffusion, mais l’avantage de n’avoir qu’onze épisodes est que la série semble se centrer un peu plus sur un fil rouge de dernière saison, avec cette fois-ci le retour d’un personnage secondaire apprécié des fans pour faire avancer peu à peu les choses vers ce que l’on attend tous. Clairement, je pense que la série va capitaliser sur ce genre de scènes pour fournir des épisodes sympathiques qui ne sont pas là pour combler. J’espère, en tout cas !

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Spoilers

502

When I was five you told me to say the word « exosphere » if I was ever in trouble so I’m saying it now : exosphere.

La nouvelle méchante de l’épisode est dans la scène d’introduction à Marseille pour explorer le bateau où nos héros étaient la semaine dernière. Madeline est donc vraiment sur leurs traces. À Prague, Patterson présente à l’équipe un moyen d’ajouter de l’aléatoire à toutes les tâches du quotidien, pour éviter qu’on puisse les tracer bêtement : une roue de la fortune. Superbe.

Bien sûr, Rich ne supporte pas du tout le confinement dans le QG. C’est bien drôle comme cette scène passe super mal en ce moment. Qu’importe, ce n’est pas le sujet : le sujet, c’est de savoir s’ils vont rester à Prague dans ce QG pourri ou non, et ça divise bien l’équipe. Tasha est maintenant du côté de Rich : elle n’a pas envie de rester dans le QG et elle approuve son désire de ne pas entrer en contact avec Weitz. Pourtant, c’est bien ce que veulent Patterson, Kurt et surtout Jane. Ils ont besoin d’un allié au FBI et s’ils ont Matthew avec eux, ils pourront peut-être faire tomber Madeline.

Ce n’est pas ce que Tasha a envie de faire, mais c’est pourtant le plan : parler à Matthew, même s’il a trahi Rich et l’a laissé se faire arrêter. Le problème, c’est qu’au FBI, Madeline fait installer des logiciels espions sur tous les portables de ses agents, mais aussi sur celui de Matthew. Pourtant, l’équipe de héros comprend très clairement qu’ils ont vraiment besoin de réfléchir à tous les gestes qu’ils font.

En effet, Shaw, leur contact berlinois est tué avec la main amputée à la machette. Il est très clair que c’est un message de Madeline, là, et ça leur fait peur. Ils envisagent tout de même d’aller à Helsinki pour parler à Matthew qui a un discours à y faire. Pour entrer au Sommet où il est invité, en revanche, ils ont besoin d’un civil qui y est invité.

Un civil ? Le père de Patterson bien sûr ! On est dans une dernière saison après tout, il faut bien les retours des guests qu’on a aimé pour venir en aide à nos héros afin qu’ils arrivent à faire tomber Madeline (vivement !). Elle le contacte et sait très bien ce qu’elle doit faire pour lui prouver qu’elle est elle (ces personnages sont géniaux, j’adore Patterson !) et qu’il fera ce dont elle a besoin, mais la scène est chargée en émotion pour elle. Elle ne lui a pas parlé depuis longtemps alors qu’on sait qu’elle en était proche. Toute l’équipe le sait d’ailleurs, c’est pour cela que c’est Patterson qui va se coller à la mission à Helsinki.

Elle s’y rend donc avec Kurt pour revoir enfin son père et s’infiltrer dans le sommet. Le père de Patterson fait un excellent agent secret, en tout cas. Il se fait griller bien vite quand il passe un message à Matthew pour qu’il aille voir nos héros, mais ça marche bien pour lui de se faire passer pour un fou qui filme tout pour mettre en avant un message écolo.

La scène était drôle, même si Patterson stresse alors pour son père tout au long de l’épisode. Pourtant, il resurgit au bon moment pour l’aider à désactiver une bombe. Eh oui, le discours de Matthew est en fait un piège de Madeline pour le faire exécuter, ce que Patterson et Kurt découvrent après lui avoir parlé un instant. Un instant assez long, toutefois, pour qu’il puisse s’excuser de ce qu’il a fait à Rich et regagner leur confiance.

Kurt et Patterson font passer un message à Matthew pour qu’il soit au courant de la bombe et puisse faire en sorte de ne surtout pas bouger de la scène où il est en train de faire son discours. Heureusement que Patterson et son père sont doués pour désactiver la bombe, avec l’aide de Rich toujours. L’attentat est ainsi déjoué et Matthew finit en vie, même si un homme était aussi embauché pour finir le boulot au cas où.

En plus de tout ça, Matthew a eu l’occasion aussi d’apprendre que l’équipe avait planqué un téléphone dans les bouches d’aération du FBI avant tout ça. C’est un excellent moyen de garder le contact, mais ça laisse un gros problème : les bouches d’aération sont fouillées à ce moment-là. Heureusement, Matthew les prévient et le reste de l’équipe parvient à trouver une solution pour prévenir la laborantine qui bosse avec Matthew.

C’était une très jolie solution. Le problème, c’est que Madeline a eu la bonne idée d’embaucher Briana pour espionner tout le monde, en menaçant au passage ses parents. Du coup, Briana colle la laborantine aux basques et se rend compte qu’elle agit suspicieusement, puis trouve quelques choses dans les bouches d’aération. Malgré tout ce que fait la laborantine pour la convaincre de ne rein dire, Briana semble ne pas vouloir le faire… avant de changer d’avis et de vouloir l’aider.

La pauvre se fait rapidement choper par la nouvelle méchante énervée d’avoir raté l’équipe et le meurtre de Matthew, surtout qu’elle se fait remonter les bretelles par Madeline. C’est con : l’équipe n’a plus aucune solution d’obtenir l’accès aux données du FBI maintenant que Briana se fait choper. Alors certes, ils ont eu une victoire à Helsinki et Patterson a pu dire au revoir à son père, mais là, ça craint pour eux, autant que ça craint pour la laborantine et peut-être Matthew. Le cliffhanger voit ce dernier être piégé par la nouvelle méchante qui n’a toujours pas de nom dans ma tête ! J’ai plus de peine pour Briana que pour Matthew, cela dit, parce que la pauvre est clairement foutue alors que je ne doute pas qu’il trouve une échappatoire en tant que personnage secondaire important.

La fin d’épisode se concentre surtout sur les relations entre personnage alors, notamment le couple Jane/Kurt, Patterson qui écoute le podcast de son père et Rich et Tasha qui se rapprochent bizarrement. On dirait un vrai petit couple… c’est étrange, surtout que Tasha n’a servi à rien dans cet épisode ! Difficile pour elle d’avoir encore un rôle dans ce genre d’épisode si Reade n’est plus là, parce qu’elle n’a que peu de lien avec Jane, Kurt et Rich. Généralement, elle se contentait de Patterson et Reade. Un nouvel équilibre va devoir être trouver dans le temps restant de cette saison…

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Blindspot – S05E01

Épisode 1 – I Came To Sleigh – 17/20
C’est un très bon épisode de reprise, même s’il a l’inconvénient de fonder une bonne partie de son intrigue sur une scène à laquelle je refuse de croire pour le moment. La saison est en tout cas lancée sous de bons auspices, j’espère que ça durera. Pour l’instant, j’ai retrouvé ce qui me plaisait le plus dans la série avec plaisir et je mets de côté de qui a tendance à me faire lever les yeux au ciel pour apprécier pleinement ce début de saison !

> Saison 5


Spoilers

501

Guess we’re all here?

Ah, mais charmant la saison qui commence sans résumé, mais reprend avec la dernière scène de la saison précédente. Jane s’en va donc monter la garde et nous, on se retrouve à devoir supporter l’insupportable couple Reade/Tasha. Dire que j’adorais Tasha à une époque. Les voilà donc qui se retrouvent enfin à s’embrasser et à aller plus loin. De là à dire que la tension sexuelle entre eux est explosive, il n’y a qu’un jeu de mots que je n’ose pas tout à fait.

Sans trop de surprise, on enchaîne non pas sur l’explosion, mais sur l’arrestation de Rich par Matthew Weitz, que je vais désormais appeler Matthew parce que Madeline passe son temps à l’appeler comme ça. C’est en fait ce dernier qui est mis au courant du numéro de téléphone sur lequel contacter l’équipe et qui n’hésite donc pas à le faire aussitôt ; ce qui est donc ce qui nous expliquera comment ils ont survécu. On ne les voit toutefois pas s’embarquer dans le tunnel, ce qui laisse le suspense intact sur la survie des agents. Après tout, Tasha et Reade étaient en train de coucher ensemble au moment de l’énorme explosion de la cabane, toujours aussi cool.

Charmante introduction donc, juste ce qu’il nous faut pour nous remettre dans l’ambiance avant de se retrouver deux mois plus tard sur Times Square. C’est un classique de la série et ce n’est pas étonnant de la voir recommencer ici. En plus, ça m’arrange bien parce qu’au moins, j’ai plein de panneaux publicitaires pour le Bingo Séries. Il est évidemment question d’un énième attentat, perpétré cette fois par… les agents du FBI, selon Madeline en tout cas.

Ils ne sont plus vraiment du FBI, et ils n’ont pas tous survécu. Bon, le suspense est là. Matthew est toujours dans la place, heureusement, de même que la laborantine qui l’a aidé à sauver une partie de l’équipe ; ce qui permet à nos héros d’avoir quelques appuis au sein du FBI. C’est bien nécessaire puisque Madeline est désormais à la tête du FBI, placée là par le président lui-même parce que pourquoi pas.

Je ne l’aime toujours pas après un an sans voir sa tronche, mais bon, elle est toujours aussi sûre d’être toute puissante alors que ce n’est pas le cas. Bon, par contre, qu’on nous fasse croire qu’elle ne voit pas Matthew et la laborantine dont je n’arrive pas à bien saisir le nom conspirer ensemble pour venir en aide à l’équipe, je n’y crois pas une seule seconde. En plus, elle donne de fausses coordonnées pour endormir Madeline, mais bon, c’est trop gros. Elle ferait une mauvaise joueuse de poker… ou alors l’actrice n’est pas convaincue par son script.

Il est difficile de l’être en même temps, parce que la série reste égale à elle-même de ce côté-là. Madeline apporte ensuite une nouvelle équipe dans les locaux du FBI afin de retrouver au plus vite nos agents. Cette nouvelle équipe est composée de mercenaires et Matthew est contraint de les embaucher lui-même par Madeline alors même qu’ils font le ménage des employés fidèles à Kurt. C’est con. En plus, ils ont l’air assez méchants, leur dirigeante semblant prendre presque autant de plaisir que Madeline en fin d’épisode à voir un homme se faire tuer injustement par une arme chimique dont il servait de cobaye.

En tout cas, la série nous embarque cette fois alors à Prague. J’avais oublié qu’elle avait tendance à voyager comme ça, mais malheureusement, on sent le budget limité cette année, avec absolument personne à l’étranger. Tout est en studio : le moment où Jane reçoit un SMS avec des coordonnées, le moment où elle se rend dans ce qui ressemble fort à un QG.

Le nouveau QG de l’équipe est vraiment sympathique. On découvre rapidement que Kurt est encore en vie, de même que Patterson et Tasha. Reade n’est plus là, donc, mais tout espoir n’est pas perdu : l’attentat de Times Square fait apparaître un oiseau sur un écran, oiseau qui est un des tatouages de Jane.

Patterson l’a reconnu et a décidé de regrouper toute l’équipe qui était pourtant séparée depuis un moment, y compris Jane et Kurt. Ce n’est pas bien logique ou crédible que le couple se sépare. S’ils sont capables d’échapper à Interpol aussi simplement lorsqu’ils sont séparés, il n’y a pas de raison de ne pas rester ensemble. Rapidement, on est lancé dans une nouvelle intrigue en tout cas : Patterson décrypte les différences entre l’écran de New-York et le tatouage de Jane et découvre ainsi un étrange message de la CIA concernant Rich.

Il est sur le point d’être livré à la Corée du Nord, parce que, pourquoi pas. Il est égal à lui-même dans la torture, à savoir qu’il est flippé mais trouve encore le temps de faire quelques blagues et de réunir un maximum d’informations. On ne sait jamais. Du Richdotcom tout craché, donc, et ça fait plaisir de le retrouver après autant de temps.

Au QG de Prague, Jane est révoltée de la situation de Rich cependant et l’équipe met rapidement sur pied un moyen de le sauver de son transfert vers la Corée du Nord. L’opération est simplifiée par un énième secret de Tasha qui sait exactement où est gardé Rich. Cela aide bien d’avoir bossé pour la CIA apparemment, parce qu’elle connait toutes les planques de l’agence.

Patterson met tout aussi rapidement en place ses recherches, finissant par interrompre Kurt et Jane en pleine retrouvailles chargées du poids de la séparation, pour mieux découvrir qu’un vieux contact peut les aider à Berlin. Bon, pourquoi pas. La série se décide à faire le tour de l’Europe en restant totalement dans ses studios, donc. Le contact berlinois ? J’ai oublié qui il était, la série ne nous propose pas ses flashbacks habituels pour qu’on s’en souvienne et honnêtement avec son accent et son surjeu constant, il m’a fait décrocher vitesse grand V d’un épisode qui était plutôt cool jusque-là.

Il prend en tout cas Jane en otage de la manière la moins crédible du monde pour s’assurer que Kurt tue l’homme qu’il veut qu’il tue. Cela n’a aucun sens, parce qu’il garde en otage celle qui a accepté immédiatement de remplir la mission qu’il leur demandait. La priorité reste toutefois de sauver Rich. Le trio d’agents restant n’a aucun mal à monter cette mission impossible.

Kurt est celui qui retrouve Rich et se débrouille pour désactiver son traqueur GPS implanté dans le cou, alors que Tasha nous fournit une excellente scène d’action et de combat. Eh, ça faisait longtemps que je n’avais plus de série avec ce genre de scènes ! C’était bien cool et ça mène rapidement à une scène sympa où Kurt est forcé de couper la main du tortionnaire principal de Rich. En effet, c’est lui l’homme que Shaw, le berlinois, souhaite voir mort.

Comme Kurt est un gentil héros américain, il refuse de le tuer. Lui couper la main, en revanche, c’est rigolo et ça fait une bonne blague dans le script. Bref, Rich est libéré et Jane est rapidement récupérée des mains de son kidnappeur. Tout ce petit monde se retrouve donc au QG de Prague en un rien de temps, parce qu’Interpol n’est définitivement qu’une broutille pour eux. C’est le moment où Rich en profite pour demander des nouvelles de Reade.

Oh, la mauvaise idée. La série repart dans un flashback qui aurait été plus efficace en début d’épisode quand on ne savait pas encore qui était mort. Ainsi donc, Tasha et Reade ont fait ça le plus rapidement du monde : ils ont eu le temps de revenir auprès de Kurt et Patterson juste avant le coup de fil sur le téléphone de cette dernière, réactive, les faisant tous se mettre dans la planque sous-terraine.

Tous, oui, y compris Reade qui a survécu à l’explosion que la série ne se prive pas de nous montrer une nouvelle fois. On sent que la séquence a coûté cher en effets spéciaux. Jane se précipite pour savoir s’il y a le moindre survivant et retombe vite sur son Kurt adoré, qui réveille Patterson. Reade ? Il est en vie, toujours, mais il aide à libérer Tasha d’un certain nombre de débris.

Ce faisant, il se retrouve à son tour coincé sous les débris qui menacent de s’effondrer encore plus. La scène est supposée être un crève-cœur déchirant où l’on voit Tasha dire adieu à Reade, mais, vraiment, désolé, je n’y crois pas. Pour moi, Reade reviendra, soit à la fin de cet épisode, soit pour la mi-saison, soit pour la fin de saison, mais pas une seconde je ne crois à sa mort. On le voit juste les yeux ouverts quand d’autres débris s’effondrent et forcent le risque de l’équipe à s’enfuir.

De retour dans le présent, Tasha pète un nouveau câble, comme dans le flashback, parce qu’elle veut juste retourner à sa fuite perpétuelle qui semblait lui convenir. Pourtant, les autres sont désormais décidés à rester ensemble et à reprendre la quête des tatouages et d’une manière de clarifier leurs noms. C’est donc ce qu’il va se passer, mais il faut avant ça l’une des meilleures et plus improbables scènes de l’épisode : Rich qui vient voir Tasha pour la remercier de l’avoir sauvé et lui pardonner de ne pas avoir eu envie de le sauver plus tôt.

Cela fait du bien de retrouver Rich et les complaintes de Tasha sur l’adieu qu’elle n’a pas pu faire à Reade m’ont même paru supportables. Deux mois plus tard, voilà donc l’équipe qui, grâce à Rich, se met à faire un hommage digne d’un enterrement à Reade. La série y va fort avec aussi quelques flashbacks pour dire au revoir à l’acteur… mais toujours pas, quoi.

Je suis dans le déni, désolé. Nos héros ne le sont pas, eux, et ils lui disent donc adieu avant de se lancer dans l’amélioration informatique du QG ou des retrouvailles câlins pour Kurt et Jane. La saison est lancée, c’est bon !

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501-2

Blindspot redébarque pour la dernière fois

Salut les sériephiles confinés,

Season 4 Blindspot GIF by NBC - Find & Share on GIPHY
Et cette série aussi a tendance à beaucoup changer son ADN au fur et à mesure, tout en restant toujours une série procédurale.

Une semaine après sa date de lancement officielle annoncée depuis des mois, la diffusion de Blindspot a enfin repris sur NBC cette nuit aux États-Unis. On n’en finissait plus de l’attendre depuis la fin de la saison 4 il y a un an déjà. Le temps passe vite, je n’arrête pas de le dire, mais pas assez vite pour qu’une année complète ne soit pas un temps trop long entre deux épisodes de la même série. Difficile de ne pas avoir tout oublié. Renouvelée in extremis l’an dernier, la série est de retour pour ses onze derniers épisodes, histoire d’offrir une conclusion qu’on espère satisfaisante (mais c’est mal barré) à la série qui se serait autrement arrêté sur son plus gros cliffhanger, et peut-être aussi son meilleur… mais ça, c’est ouvert au débat.

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On se calme, je sais que je prends du retard partout, mais ça ira, je vais me débrouiller pour ne pas en prendre trop… J’ai envie de revoir Tasha, même si j’ai fini par officiellement la détester alors que je la défendais bec et ongles pendant tant de temps !

Quoiqu’il en soi, la saison 5 a enfin débuté après un ultime décalage d’une semaine que l’on doit, comme tout le reste des news séries en ce moment, au coronavirus. Je ne pense pas prendre le temps de regarder l’épisode aujourd’hui, alors même que je disais attendre impatiemment la série depuis un moment, mais promis, je regarderai cette saison en la commençant si tout va bien au cours de la semaine prochaine au plus tard. Du coup, je me dis que ça peut être bien de refaire le point sur la fin de saison 4, pour se remettre en tête les éléments des derniers épisodes, les prénoms de tout le monde, tout ça, tout ça. Et j’ajoute cette phrase après rédaction de tout l’article, parce que je me rends compte que j’ai publié cet article sans même avoir écrit le prénom de Jane, oups. Elle n’est plus amnésique, plus terroriste et à nouveau amoureuse de l’insupportable et fade Kurt. Allez comprendre, le cœur a ses raisons…

Voir aussi : Mes avis rapides sur les épisodes de la saison 4

blindspot season 4 | Tumblr
Parce que t’es médiocre, Kurt. T’es plat. T’es pas intéressant. Ce n’est pas pour toi qu’on regarde cette série, tu sais ? On est tous là pour Patterson (et Rich un peu).

Pour rappel, j’ai rattrapé les deux dernières saisons en un mois il y a un an, alors je suis rouillé dans cette série, dont la saison 4 était quand même pas mal ratée, à balancer des intrigues totalement à côté de la plaque. Difficile en revanche d’oublier le cliffhanger : tous les agents finissaient par enfin se réconcilier, y compris Tasha pas si méchante que ça, et se retrouvaient accusés d’être des terroristes. Yep, les vrais terroristes, emmenés par l’insupportable Madeline, ont réussi à faire passer les agents du FBI pour des terroristes, ce qui n’est pas du tout une bonne chose.

La saison 4 se terminait ainsi sur Jane voyant la cabane dans laquelle était tous ses amis se faire exploser par un missile américain lancé depuis le QG du FBI… Rien de bien glorieux, mais un gros suspense proposé sur la survie des héros américains. Je n’ai pas spécialement peur pour eux, surtout qu’on nous a dit avant la fin qu’il y avait un sous-terrain dans la cabane en question. J’espère quand même au moins un dommage collatéral, mais c’est probablement en attendre trop de ce genre de série.

Il n’empêche que le dernier épisode de la saison m’avait énormément plu, et c’est tout le problème de cette série : elle propose parfois d’excellents épisodes qui sortent de nulle part au milieu d’épisodes vraiment moyens, pour ne pas dire médiocres. Les personnages aussi peuvent être tantôt géniaux, tantôt insupportables… A l’exception de Patterson, ça va sans dire.

Season 4 Applause GIF by Blindspot - Find & Share on GIPHY
Ce duo qui sauve la série dans 85% des épisodes au moins, franchement. Meilleures répliques, meilleur humour, meilleure relation.

Pour en revenir au missile qui leur explose la tronche, il faut noter que c’est un joli retour de karma puisque Weitz en avait utilisé un quelques épisodes auparavant. Il y en a deux dont on est sûr de la survie : Jane qui voit tout ça de loin et Rich qui s’est fait arrêter dans les locaux du FBI. Lui aussi passe pour un terroriste, et pour cause : il a fréquenté avec Patterson leur amie Kathy, une hackeuse aussi forte qu’eux qui a réussi à provoquer une coupure d’électricité dans une énorme partie des États-Unis. Adieu la crédibilité, hein !

27 TV Characters We Consider Master Manipulators - Page 4 - TV Fanatic
Quoiqu’on en dise ou pense, ça fait une bonne méchante finale pour la série. Pas pressé de la retrouver pour autant, cette tête à claques !

Tout ça n’était que manipulation de Madeline qui s’arrangeait pour se mettre la presse de son côté et prendre le pouvoir au sein du FBI. Une opération effectivement réussie de sa part, donc. Reste à voir ce qu’elle fera de son pouvoir en attendant que l’équipe parvienne à la faire tomber d’ici onze épisodes. Au cours de ces onze épisodes, ils n’ont plus qu’à se rappeler qu’ils sont bien une famille, malgré l’énorme dispute qu’ils ont eue et qui a sauvé le dernier épisode : les voir se déchirer, c’était superbe.

Plus qu’une saison pour tout régler, mais honnêtement, avec onze épisodes, ils ont largement de quoi faire ! Onze épisodes… ça risque d’être long.

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4 saisons, et je ne sais toujours pas si son nom s’écrit Read ou Reade. Plutôt Reade, je sais. Mais dans le feu de l’action de la critique, ce n’est pas toujours évident…

The Magicians – S05E13

Épisode 13 – Fillory and Further – 19/20
Il se passe tellement de choses dans cet épisode final qu’on a presque l’impression d’en avoir vu quatre ou cinq quand on arrive à la fin de ces 48 minutes. C’est une excellente fin de saison, mais pas tout à fait la fin de série qu’on aurait pu espérer, même si les intrigues sont bouclées. Je donnerais beaucoup pour une saison 6, même si je peux vivre avec cette fin. Je ne sais pas… Je ne me rends pas encore compte que tout est terminé, je crois.

> Saison 5


Spoilers

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Fillory needs you. NOW.

C’est déjà le dernier épisode de la série ? Quelle année pourrie, 2020 ! Ils mériteraient tellement une saison 6. Et une saison 7. Et une saison 8. En fait, ils ne devraient jamais s’arrêter ! Je n’ai pas du tout l’impression que le tour de la question a été fait. Allez, j’ai encore les romans pour me consoler, on va dire. Et en attendant, j’ai le droit à un épisode de Noël !

Ben oui, le dernier épisode voyait nos héros faire appel au père Noël pour s’échapper du casse le plus chantant de l’histoire. On oublie bien vite l’épisode précédent qui n’a que peu de conséquences – Marina n’est même pas là – avec le père Noël qui décide de faire plein de cadeaux à nos héros, parce qu’il n’est pas sûr qu’ils survivent jusqu’à Décembre. Sympa ;

Alice découvre ainsi que c’est le père Noël qui lui a offert sa quête de la saison : c’est lui qui a mis la page sur la graine dans les affaires de Quentin. C’est une solution facile pour nous expliquer ce que la feuille fichait dans les affaires de notre héros décédé, tout en lui rendant encore un petit hommage en disant qu’il serait fier d’Alice.

Tout le monde finit par se réveiller et découvrir la décoration de leur invité qui disparaît avant leur arrivée. Ben oui, c’est le père Noël après tout. Chacun ouvre alors ses cadeaux de Noël, y compris Zelda qui a ainsi droit à une jolie promotion dans la série. Parmi les cadeaux, ce que j’ai préféré est de loin Fen recevant des couteaux… mais nous n’avons pas le temps de savourer cette dernière (et oui !) scène où tout le monde est réuni puisqu’un lapin vient casser la bonne ambiance en annonçant à nos héros que Fillory a besoin d’eux.

Plum redébarque alors qu’Eliot prend le contrôle des opérations, résumant sur un tableau tout ce qu’il leur reste à faire pour sauver Fillory, en commençant par le détruire. Si Plus est la solution privilégiée pour recommencer en cas d’erreur, elle n’est pas très à l’aise avec l’idée. Concrètement, le plan est d’envoyer Margo, Josh et Eliot à Fillory pour détruire le monde, alors qu’Alice, Fen et Zelda restent sur Terre pour créer le nouveau monde. Eliot prend les choses en main, Margo est toujours aussi cassante et brillante que d’habitude, notamment quand elle appelle Plum… Peach – simple, efficace, tellement Margo – et tout paraît simple quand ils résument ça comme ça.

Le truc, c’est en revanche que Julia trouve que c’est le bon moment pour accoucher… ce qui retire Penny et elle-même des opérations. De son côté, Kady a réussi à nous retirer notre Fogg de sa plage enchantée, hors écran, ce qui fait que les deux personnages se retrouvent dans l’infirmerie de Brakebills pour déborder le personnel médical que l’on connaît. J’ai beaucoup ri du surnom « unicorn baby » consacrée à l’enfant à naître…

Mais c’est vraiment anecdotique tout ça, parce que Julia accouche d’une petite fille bien rapidement dans l’épisode – elle est tellement fraîche après l’accouchement, j’en ai ri. Fraîche, oui, bien maquillée, oui, mais aussi avec un besoin urgent d’une opération pour la séparer du lien avec son bébé qui pourrait la tuer.

En parallèle, Charlton redébarque à temps pour aider nos héros qui en ont bien besoin. Détruire Fillory, c’est cool. Avoir un moyen d’en repartir, c’est mieux. Alors que Margo, Josh et Eliot cherchent à convaincre le pervers de Brakebills de les aider, c’est finalement Charlton qui demande à récupérer le corps du pervers pour pouvoir les aider. Comme ça tout le monde a ce qu’il souhaite : Charlton obtient un corps capable de se téléporter, le fantôme redevient fantôme, Eliot se débarrasse de Charlton. Simple, efficace.

En théorie. En pratique, ça ne fonctionne pas puisque Charlton ne maîtrise pas ses pouvoirs. Du coup, Margo révèle qu’elle a une solution au top : un raccourci, tout simplement. Mouais, je n’arrive pas à croire que quelqu’un puisse la croire, ça se voit direct qu’elle invente une excuse là… Sinon, la séparation Charlton/Eliott est triste, mais il n’y a pas le temps de la gérer. Tout va tellement vite dans l’épisode, j’ai l’impression d’avoir déjà eu l’équivalent de deux épisodes d’un coup… et ça fait à peine dix minutes. Ajoutons à ça que Fogg s’est déjà échappé de l’infirmerie pour voler à Zelda ce dont elle avait besoin pour son sort. Kady lui court aussitôt après… mais c’est en vain. Du coup, les filles l’attendent… mais ça aussi, c’est en vain.

Fogg passe en effet une sacrée journée, parce qu’il enchaîne ensuite en se rendant à Brakebills pour rompre le lien magique entre Julia et sa petite fille. Le problème, c’est qu’il ne le fait pas de la manière délicate et chirurgicale prévue : Julia tombe donc dans un coma qui promet de la voir mourir. Penny 23 prend mal la nouvelle (sans déc ? moi aussi !) et demande aussitôt à Plum de revenir dans le passé.

Malheureusement, ce n’est plus possible. Plum se gardait dans la manche un coup scénaristique inattendu – tout en étant attendu malgré tout avec cette série : nous étions déjà dans la réécriture d’un présent foutu. C’est un bon moyen de gagner du temps dans l’épisode : Plum n’a pas assez de pouvoir pour changer deux fois le passé, et elle l’a déjà fait parce que le plan de nos héros a misérablement échoué la première fois, avec uniquement Josh pour s’en sortir en vie alors que tout le monde avait disparu.

Cela dit tout n’est pas perdu, parce que Penny se rappelle que Fogg se souvient des différentes versions du passé : s’il a fait ça à Julia et sa fille, c’est probablement pour une bonne raison, même si Plum dit que l’accouchement s’était bien passé. Le problème, c’est que Fogg paraît complétement fou.

Par magie, l’épisode me fournit un point du Bingo Séries que je n’attendais plus avec Plum qui caresse un chat ensorcelé avant de le donner à l’ancien doyen de Brakebills (ou l’actuel, du coup ? Je ne sais plus trop où on en est avec eux) pour accueillir toute la folie de Fogg d’un coup.

Il révèle alors qu’à la fin de la chirurgie prévue pour les séparer du lien entre elles, Julia et son bébé seraient mortes, car il aurait été impossible de recréer le lien avec quelqu’un d’autre pour que les deux survivent. Désormais, le lien peut au contraire être rétabli entre la fille et… Penny, un traveler assez fort pour supporter ça. Sympathique. Et rapide, évidemment. Julia peut donc serrer dans ses bras son bébé sans entendre de voix. C’est tout le contraire pour Penny qui redevient télépathe lorsqu’il porte dans ses bras… Hope Quentin. Sympa comme nom, mais un peu étrange comme deuxième prénom, la pauvre.

Ainsi, Penny récupère ses pouvoirs en tenant son bébé… voilà qui promet pour quand elle sera adulte, la pauvre. En attendant, c’est hyper pratique : Penny 23 et Julia comprennent donc que Penny peut de nouveau voyager, ce qui est un atout non négligeable dans cet épisode pour venir en aide aux autres. Mis de côté pendant une bonne partie de l’épisode, Penny pourra donc se rendre utile… contrairement à Julia, qui retrouve vraiment son statut de la saison 1 dans cet épisode, à être complétement à côté des autres. Enfin bon, Kady aussi en est là…

Pendant ce temps, à Fillory, Josh, Margo et Eliot constatent que le plan du Dark King est en place lui aussi. En effet, les chiffres du recensement de la planète sont plutôt sur le déclin, avec plein de gens qui disparaissent, un peu en mode Infinity War si je peux me permettre – la série a spoilé le film avant moi plus tôt dans la saison, c’est bon, vous ne pouvez pas m’en vouloir.

Le truc, c’est qu’Eliot disparaît aussi : il est magiquement convoqué par Seb qui a vu le plan se mettre en place à l’avance et a donc fait en sorte d’exécuter le sien avant celui de nos héros. Son but est encore et toujours le même : c’est en présence d’Eliot que Seb retrouve donc son amant… pour mieux découvrir que c’est en fait son grand-frère, à savoir la Bête. Ouille.

Lance est mort il y a des siècles, et il a été remplacé par ce grand méchant qui n’hésite pas à nous exploser les doigts d’Eliott, en souvenir du bon vieux temps. Quant à son grand plan, c’est le même que toujours : se garder Fillory pour toujours, profitant du temps arrêté par Seb. Finalement, ce dernier parvient à se libérer de l’emprise de son frère et sauve juste à temps Eliot. On n’est pas passé loin de me retrouver en larmes, croyez-moi, parce qu’il était hors de question qu’Eliot se retrouve à mourir. À ce stade, j’avais espoir que la série finisse bien, cela dit.

La Bête enchaîne en se rendant ensuite à la Bibliothèque où Fen, Alice et Zelda étaient toujours à attendre que Kady revienne avec de quoi les aider à créer un nouveau monde. Alice entend et reconnaît immédiatement la Bête cependant, ce qui leur permet de prendre la fuite à quelques instants près.

Zelda nous offre une autre solution un peu abusée et expéditive de l’épisode, expliquant que les Circonstances ne sont pas qu’extérieures : elles sont aussi intérieures. Alice parvient donc à nous ouvrir un portail bien vite pour s’échapper avec Fen. Pas de bol pour Zelda, elle doit rester en arrière pour lancer un sortilège de permafrost qui condamnera tous les portails. Et hop, elle meurt, tuée par la Bête en un instant. Les adieux entre Alice et Zelda étaient touchants, mais la scène est tellement rapide qu’on n’a pas vraiment le temps de faire le deuil de Zelda.

À Fillory, Seb sauve et ramène donc Eliot dans le palais où il prend soin de lui. Il faut dire que notre héros souffre pas mal, avec les os des mains tous brisés. Les deux partagent tout de même une scène toute charmante pleine de tension sexuelle où Eliot lui explique que ses amis n’auront pas d’autres choix que de tuer ce Dark King. D’ailleurs, on note que Seb se remet bien vite de la mort de son amant qu’il a attendu des siècles. Son plan tombe à l’eau et… hop, il repasse à autre chose. Il prend finalement le temps de fuir alors qu’Eliot rejoint Josh et Margo.

Cette dernière révèle enfin qu’il n’y a jamais eu de raccourci à cette occasion. Même si je l’avais vu venir, ça reste super frustrant. Elle a appris quelque chose de Quentin : il faut se sacrifier pour ceux qu’on aime. Alors, non ! Je ne suis vraiment pas sûr que ce soit la leçon à retenir de tout ça et pourtant, comme c’est le dernier épisode, c’est ce qui restera en tête un bon moment.

En même temps, c’est logique comme décision pour Margo : avec son œil, elle peut savoir que ses deux amis survivent. C’est tellement triste, elle ne prend même pas la peine de faire un câlin d’adieu et plongent dans les entrailles de la planète pour la détruire en remontant le temps.

Cette fois, ça y est, en tout cas : tout le monde est mort à Fillory, Eliot et Josh peuvent donc partir du monde avant que Margo ne le détruise en inversant les pendules. La scène est magnifique : Margo mange un sandwich préparé par Josh et nous regardons le monde être détruit. C’en est fini de Fillory et l’effondrement du palais sur la Bête et Seb, les deux grands méchants de la série, c’est une belle image pour la fin de la série.

Quant à Margo, elle survit bien évidemment grâce à Penny 23 qui prend le risque de se téléporter avec sa fille dans un monde en pleine destruction. Quel super papa ! Bon, ça nous arrange bien cela dit…  Un peu comme le fait que Kady retrouve malgré tout Alice et Fen, hors écran, histoire de survivre à l’épisode. Elle n’aura pas été très utile dans sa quête de Fogg et aura été sur la touche pendant tout l’épisode finalement.

Et oui, maintenant que Fillory est détruit, il reste encore à créer un nouveau monde, ce qui n’est pas évident avec les circonstances détruites quelques épisodes plus tôt. Heureusement, Alice a la solution des Circonstances internes désormais. Chacun doit donc accepter son chaos interne pour réussir à recréer un nouveau monde.

Josh, Alice et Margo sont finalement ceux qui aident à créer ce nouveau monde, alors que Fen doit évoquer tous ses souvenirs de Fillory pour recréer sa planète, sous les regards de Kady et Eliot. La scène est très poétique : on passe d’une description banale à des souvenirs émouvants de Fen – notamment la première fois qu’elle a vu son père utiliser la magie pour créer un couteau. C’est donc de là que ça vient.

Malheureusement, ses souvenirs de Fillory ne sont pas tous géniaux : il y avait aussi pas mal de défauts sur cette planète. Par conséquent, elle décide de demander plutôt le meilleur de Fillory, le meilleur de la Terre et le meilleur des films qu’elle a regardé avec Todd, mon dieu. Pas étonnant que tout le monde disparaisse : Fen, Josh, Alice et Margo semblent comme aspirés par la graine du nouveau monde (le fameux hippocampe représentant Fillory), sous les regards parfaitement impuissants – toujours – de Kady et Eliot, ne comprenant pas bien ce qu’il s’est passé.

Commence alors le dernier acte de la série, avec Fogg se plaignant à Eleanor – oui j’ai retenu son nom pour le dernier épisode – de devoir tenir un chat en permanence. Les deux anciens de Brakebills reprennent a priori les rôles qu’ils avaient en saison 1 – doyen et professeur. C’est plutôt pratique car ils peuvent alors nous faire un bilan d’où en sont les personnages.

Kady continue de mener sa vie dans son coin en gérant tous les magiciens apprenant en autodidacte à gérer leurs capacités, avec l’aide de Pete. C’est tout ce qu’on saura d’elle. C’est une sorte de happy end comme elle est en contrôle, mais c’est un peu frustrant de voir qu’elle restera finalement un à-côté pour la série.

Eliot, lui, finit à Brakebills avec Charlton. Il est de retour dans la maison de toujours, et est professeur, mais il est aussi encore et toujours dépressif. C’est Eliot après tout, évidemment que sans ses amis, il est dépressif. Oh, il a bien Charlton pour lui – un Charlton qui doit réapprendre à vie et à boire de l’alcool – mais ce n’est pas assez pour compenser la perte de Fillory.

Heureusement, Pete aide Charlton à récupérer son apparence physique, juste assez pour oser demander à Eliot s’il serait prêt à l’envisager comme amant. La réaction d’Eliot est bien trop drôle, parce qu’on voit qu’il ne l’a jamais vraiment considéré mais que ça lui paraît logique si Charlton est prêt à le faire – Charlton le connaît mieux que quiconque après tout. En revanche, la tête d’Eliot, c’est un peu mon sentiment vis-à-vis de la fin de la série. Ca fonctionne, mais certaines choses sont forcées et il y a encore pas mal de travail à faire. Oh, et évidemment, ils sont espionnés par notre pervers quand ils vont explorer tout ça au lit… J’ai tellement ri.

Bizarrement, la série prend le temps de nous sauver le personnage de Seb, imaginé par Eleanor et Fogg en compagnie de Chatwin. C’est gros, surtout quand on a vu Seb et la Bête être détruits dans l’écroulement du palais et l’explosion de Fillory.

Julia et Penny 23 s’occupent quant à eux d’HQ – un surnom sympa donné par Penny 23 – et décident d’aller se créer une maison et d’apprendre ce qu’est la vie de famille. Pour le coup, c’est peut-être le meilleur des happy ends de cette saison : ce sont les seuls dont l’utilité scénaristique d’une saison 6 ne me saute pas aux yeux.

En revanche pour les autres… Quel dommage que la série soit annulée. Bon, il me reste tout de même à finir la critique. Eleanor fait tout un tas de théories sur Alice, Fen, Margo et Josh… mais aucune réponse n’est possible pour eux : ils n’ont pas moyen de les contacter et de savoir ce qu’ils sont devenus, ils doivent donc se contenter d’imaginer la réponse. Heureusement, nous en avons une.

La dernière scène nous révèle qu’ils ont bien réussi à créer un nouveau monde, avec des arbres à couteaux (merci Fen) et des pizzas qui poussent dans la nature (merci Josh). J’ai beaucoup ri et j’ai adoré cette scène où le quatuor sont les premiers habitants de ce nouveau monde. Sans trop de surprise, Fen, à l’origine de ce nouveau monde, refuse d’en devenir le leader. A la place, elle décide que Margo doit être sacrée grand roi, Margo la Créatrice, au lieu de Margo la destructrice. C’est la meilleure conclusion possible pour le personnage, surtout qu’elle est aussi avec Josh. Par contre, ne pas la faire finir dans le même monde qu’Eliot, c’est d’un frustrant ! Et Alice semble vraiment en trop…

La fin de la série voit alors Margo se lancer dans le travail de construction de ce nouveau monde en appuyant sur le bouton sous la boule à neige de l’hippocampe pour commencer à créer des bâtiments… La série coupe juste ici, sur un univers de possibilités, et la réplique d’Alice affirmant que c’est réconfortant de savoir que c’est désormais leur histoire. Margo est tellement choupie à sourire à pleine dents au moment de les surprendre avec sa première création, en plus !

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EN BREF – Cette saison 5 n’est pas exactement la meilleure de la série, mais elle possède tout un tas de très bons moments et gère à merveille l’après saison 4, étonnamment sans la moindre difficulté. La pilule de la disparition de Quentin passe bien, avec un travail de deuil fait pour chaque personnage qui permet bien d’avancer sans jamais donner le sentiment que la série a ralenti son rythme et son intrigue.

Oh, il y a toujours des moments où j’ai eu l’impression que certaines choses étaient forcées, mais ça a toujours été le cas dans cette série qui n’a jamais pris le temps de se reposer et de souffler un coup. Le rythme vif, les répliques délirantes et les personnages hyper attachants resteront à jamais les points forts de cette série.

Quant à cette saison qui s’avère être la dernière, ma foi, c’est un sentiment très fillorien que ça m’inspire – un sentiment digne d’Eliot : c’est satisfaisant de savoir qu’ils ont tous plus ou moins un happy end et le moyen d’être heureux, tout comme c’est satisfaisant de se dire que leur vie va continuer, qu’ils vont tous vivre de nouvelles aventures. Concrètement, la série ne pourrait jamais donner l’impression d’une vraie fin autre que quelque chose d’ouvert comme ça. Et justement, ça me donne envie de la continuer, de les retrouver pour une saison 6, de voir de nouvelles aventures. C’est triste de se dire qu’on en reste là, que Margo et Eliot ne sont pas ensemble, que Kady ou Alice n’ont pas de vrais happy ends, qu’il n’y aura pas d’autres aller-retours à Fillory parce que la planète est détruite… Mais bon, si elle existait et me lisait, Margo me laisserait probablement en commentaire une réplique de ce dernier épisode, et probablement son expression préférée : «Life is pain. Ovary up. »

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> Saison 5