This is us – S06E04

Épisode 4 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.

Spoilers

La mère de Jack est décédée. C’est dans le passé, mais c’est tout ce qu’on aura dans cet épisode.

Which grandma died ?

Ah, la mère de Jack et c’est le résumé de l’épisode qui me rappelle qu’on la connaissait, en fait. J’avais totalement zappé son intrigue bien logique puisque je me souvenais en revanche de l’alcoolisme du père de Jack (difficile de l’oublier). Face au décès de sa mère, Jack est évidement affecté, mais le problème, c’est que la série a déjà traité le deuil avec Jack. Ils ne pourront jamais surpasser ça, non ?

Jack se rend seul à l’enterrement en plus, parce qu’il y a une tempête de neige en cours. Décidément, c’est à la mode dans les séries en ce début 2022, j’aurais dû en faire des points du Bingo Séries. Avant de partir, Jack prend le temps de parler de la situation avec Rebecca, puis d’informer ses enfants de ce qu’il se passe. Par contre, les enfants ont six ans et ils ne prennent pas la mesure de ce qui se joue, les pauvres.

À son arrivée, il est accueilli par une actrice que j’associerais toujours à The Magicians : sa cousine Debbie. Celle-ci fait plein de reproches à Jack, qu’elle n’a pas vu depuis treize ans, alors qu’elle a géré tout l’enterrement comme elle pouvait. Ce n’était pas compliqué : Marilyn, la mère de Jack, avait tout prévu dans le moindre détail, il suffisait de tout respecter à ses volontés.

La conversation avec Debbie est un peu compliquée pour Jack, parce qu’il se rend compte que la cousine connaissait mieux sa mère que lui-même. C’est pourtant une évidence s’il ne l’a pas vu depuis des années, mais bon. Cela n’empêche pas la scène d’être plutôt violente pour Jack, et il n’est pas au bout de ses peines.

Il découvre assez vite que sa mère avait aussi un chat dont il n’a jamais entendu parler ou même carrément… un petit-ami. Rien que ça. Faudrait savoir : il semblait pourtant en contact régulier avec elle. Mike, le copain, sait tout de Jack et de sa famille, mais Jack ne sait rien de lui. Allez, la série marque des points et nous rappelle qu’il faut nous inquiéter aussi de la vie de nos parents, connaître leurs petites habitudes, etc. Perso, ce n’est pas trop un problème, je crois, mais je comprends qu’elle puisse marquer des points avec ce type d’épisode.

En ce qui me concerne, je trouve que c’est un peu lourd. Une fois de plus, nous avons droit à un épisode qui se concentre sur des personnages secondaires dont on peut se passer. Désolé, hein, mais que ce soit Nick et sa copine ou la mère de Jack et son copain, pour moi, c’est le même combat : nous sommes dans une saison finale et j’ai plus envie d’en savoir plus sur le barbecue de Kate et Toby que sur ces personnages. J’ai l’impression qu’on perd du temps inutilement.

Jack aussi, d’ailleurs, mais on va dire que ça va l’aider à écrire un discours tire-larmes pour la fin de l’épisode. Comme n’importe qui dans ces cas-là, particulièrement dans les films et séries, le personnage est bien incapable d’écrire quoique ce soit de touchant. Il a 24h pour le faire et ça se termine mal quand il se met à boire avec la cousine et le copain de sa mère. Nous comprenons bien que les personnages ont l’habitude de se retrouver ensemble avec une autre amie et avec la mère de Jack. Lui aussi, il le comprend et il comprend bien vite qu’il ne connaissait pas sa mère.

En rentrant, il appelle son père pour évacuer sa rage. C’est n’importe quoi : il en veut à son père par transfert parce qu’il n’a pas connu la vie de sa mère, mais c’est à lui de s’en vouloir pour ça. Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Et c’est un peu ce qu’il fait le lendemain quand il explique à Debbie qu’il a appelé son père.

Son père, pourtant, il le déteste depuis toujours. Déjà enfant, sa mère l’aidait à cacher sa luge cassée pour éviter que son père s’énerve contre lui. Oui, l’épisode prend aussi le temps de quelques flashbacks pour s’assurer que l’on pleure le décès de cette grand-mère des triplés dont on n’a que peu entendu parler. Elle n’a jamais eu d’impact direct sur la vie de ses petits-enfants, mais elle en a eu sur celle de Jack, inévitablement. Les flashbacks nous ramènent ainsi à l’époque où Jack a emmené sa mère en sécurité, loin de son père.

Il lui a fait au passage la promesse de toujours répondre au téléphone quand elle l’appellerait, lui donnant un rendez-vous précis, tous les dimanches soirs. On apprend plus tard dans l’épisode que le rendez-vous est resté, ne changeant pas malgré les années, et qu’elle s’en est servie pour lui donner chaque fois des nouvelles. Puisqu’elle était loin de son fils, elle appelait de manière hebdomadaire, entretenant un lien qui nous paraît bien artificiel quand on le met en perspective avec le reste de l’épisode.

Il essayait bien de proposer à sa mère de passer et inversement, mais chacun restait trop enfermé dans sa routine et son quotidien pour s’occuper de l’autre et pour apprendre à vraiment connaître l’autre. Quand la mère rend enfin visite à son fils et ses petits-enfants, elle est toutefois ailleurs, et pour cause : elle a peur que son ex-mari soit au courant de sa présence. On comprend bien que cette relation toxique est ce qui l’a tenu éloignée de son fils, et c’est triste. Par contre, j’ai trouvé ça triste, mais pas au point de pleurer moi-même.

Lorsqu’on enchaîne sur l’enterrement, il faut bien reconnaître que c’est plutôt réussi. Jack a eu le temps d’appeler Rebecca avant, pour avoir son soutien inconditionnel, et celle-ci a évidemment pris la décision de venir assister à la cérémonie. Elle arrive après le joli poème de la cousine, tout juste au début de l’enterrement.

Pff. Comme prévu, cela permet à Jack d’improviser un joli discours tire-larmes sur le fait qu’il n’a jamais pu oublier sa maison d’enfance et que sa mère n’a probablement pas pu non plus. Par chance, il a sa famille pour lui donner un nouvel espoir et un nouveau foyer, et il est bien heureux de s’apercevoir que sa mère aussi avait un nouvel espoir et un nouveau foyer grâce à Debbie, Mike et tous les gens présents à l’enterrement. C’est juste ce qu’il fallait pour que ce soit émouvant, mais ça empire encore juste après quand Jack rentre finalement chez lui avec sa petite famille.

La série parvient comme toujours a atteindre les bons spots émotionnels : Jack pleure un coup quand il prépare le repas que sa mère lui préparait toujours pour les triplés, après leur avoir fait du patin (les patins ayant été achetés par la mère dans l’espoir de les voir en faire). Le câlin entre lui et Rebecca est juste ce qu’il fallait pour nous attendrir et ne pas nous faire regretter complètement que cet épisode nous fasse perdre du temps sur la dernière saison. En même temps, ils n’ont peut-être pas grand-chose d’autres pour la dernière saison ?

 

This is us – S06E03

Épisode 3 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.

Spoilers

Difficile de concilier le travail, la distance et la paternité. Randall, Kevin, Toby et Jack s’y sont tous essayés.

Let’s kill her. Let’s dig a hole in the backyard and bury her in it.

Qu’est-ce que je suis heureux ! Cet épisode reprend dans le futur avec baby Jack devenu adulte. Toujours aveugle et, j’espère, toujours aussi bon acteur, il vit dans une baraque à la vue exceptionnelle. Je ne vois pas trop l’intérêt, franchement. Il aime faire des barbecues, mais l’odeur le renvoie à des souvenirs douloureux. Reste à savoir lesquels. Oh on les voit… mais à sa manière, donc parfaitement flous.

Dans le passé, Jack revient trop tard à la maison pour voir ses enfants avant qu’ils se couchent. C’est triste comme tout, parce qu’on apprend qu’il est parti trop tôt le matin pour les voir et qu’il revient régulièrement trop tard pour les coucher. Le pauvre. Il décide donc d’emmener les enfants pour la première fois au cinéma… et ça se fera sans Rebecca qui n’est pas cinglée et est heureuse d’avoir un samedi tranquille.

Par contre, trois enfants au cinéma, ça fait quand même beaucoup à gérer. Et les choses ne se passent pas si bien que ça quand Kate lui demande s’il vivra pour toujours au travail. Le pauvre. Le caissier du cinéma a beau essayer de le réconforter, bizarrement, ce n’est pas super efficace. Je veux dire le type est drogué, et il finit par le reconnaître quand Jack lui demande s’il a vu Kevin.

Oui, parce que Jack s’endort pendant le film, ce qui permet à Kevin de fuguer… et de se faire retrouver par les flics. Par chance, Rebecca a pensé à tout et les flics peuvent l’appeler puisque le numéro de la maison est sur les chaussures. Quant à Jack, ben, il se rend bien compte du départ de Kevin, mais trop tard, quoi. Bonjour la culpabilité !

Rebecca reste sacrément calme face à la situation, et elle console Jack à merveille en lui rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour qu’une mauvaise journée devienne une bonne journée. J’aime cette philosophie et j’aime que Jack se donne ensuite du mal pour créer une ambiance cinéma à la maison. C’est simple et efficace comme stratégie, les triplés n’y voient que du feu et la journée est un bon souvenir pour tout le monde.

Malheureusement, le bon souvenir vire au cauchemar pour Jack quand il reçoit un coup de fil lui annonçant la mort de sa mère. Il va être sympa le prochain épisode…

Dans le présent, on se concentre d’abord comme on pouvait s’y attendre sur le couple Kate et Toby. Cela ne se passe pas aussi bien qu’ils le voudraient : Toby est parfois coincé loin de chez lui, ses enfants pleurent chaque fois qu’il part et Kate est bien heureuse d’avoir l’aide de Kevin pour s’en occuper. C’est plutôt cool : l’épisode commence sur un montage de la routine de ses personnages.

Au milieu de cette routine, Toby se débrouille malgré tout pour passer du temps avec sa famille de temps en temps. Il se sent un peu forcé de ramener des cadeaux à chaque fois, ce qui nous offre un point de Bingo Séries gratuit quand Kate ouvre le sac à main qu’il lui offre avant de lui laisser un jour off. On pourrait donc croire que tout va bien, mais Toby ne gère pas tant que ça non plus.

Il offre à son fils un jouet qui fait du bruit et l’empêche de dormir aux bonnes heures, malgré un rappel de sa femme, ce qui fait que bébé Jack refuse d’aller se coucher le soir. C’est un gros problème pour Kate, parce qu’elle a un récital de sa classe ce soir-là et qu’elle voulait absolument être accompagnée par son mari. Il aurait peut-être fallu lui dire, parce qu’il n’a pas l’air au courant quand il décide de finalement rester s’occuper de Jack et Hailey pour laisser la babysitter rentrer chez elle car elle ne gérera pas les enfants seules s’ils ne dorment pas.

Et voilà comment Kate se retrouve seule face à Philip après le récital, histoire de lui raconter ses peurs sur son couple. C’est la pire des idées putain, je déteste les scénaristes s’ils souhaitent vraiment aller sur la piste de la relation extra-conjugale avec ce type. Le pire, c’est que Philip lui donne finalement des conseils pas si cons quand il lui dit que c’est bon signe de parler des problèmes dans un couple. Humph.

De son côté, Kevin gère la parentalité à distance comme il peut. Il vient donc chaque matin chez son ex pour voir ses enfants, et ça se passe plus ou moins bien selon les jours. En tout cas, on voit que ça lui pèse de ne pas pouvoir être toujours là et d’avoir sa famille pour lui. Clairement, c’est le thème de l’épisode, de toute manière, et il n’est pas gâté : il vit des moments galère à voir Toby heureux de rentrer chez lui auprès de sa femme et ses enfants… et d’autres encore plus galères avec le reboot du Manny.

Clairement, dans ce reboot, l’humour est toujours aussi merdique et Kevin est mis face à son choix de ne pas vivre avec ses enfants. Le pauvre, ça fait de la peine à voir ; et ça fait d’autant plus de peine que l’acteur est une fois de plus excellent à jouer le personnage de Kevin. Non parce que Kevin est un mauvais acteur, en fait… Contrairement à son interprète.

En tout cas, malgré son jeu médiocre, Kevin tape complètement dans l’œil d’une de ses nouvelles collègues qui lui laisse son numéro après avoir ri de toutes ses phrases qui ne sont pas des blagues. De toute manière, elle va vite lâcher l’affaire puisque Kevin n’en a rien à faire d’elle, ou de quoique ce soit, d’ailleurs. Il laisse sa carte bleue dans les mains d’un de ses collègues – le Manny – tout de même, parce qu’il reçoit un SMS de Madison l’informant que ça y est, Frannie est en train de marcher. Sans qu’il ne soit là.

Le temps d’arriver chez elle, en plus, les jumeaux sont évidemment couchés. J’ai adoré la scène qui s’ensuivait où Kevin et Madison se rendent compte qu’ils n’ont pas encore tous les ajustements nécessaires pour que la situation se passe bien. Madison est crevée par les enfants, Kevin est frustré de ne pas être là pour les premières fois et… ils finissent par… être trop mignons ensemble ? Putain, désolé, mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas en couple, bordel !

Kevin rentre finalement chez Kate et Toby, et il comprend assez vite que Toby a déconné puisqu’il vient juste de coucher les enfants. La scène entre les beaux-frères est sympa, même si cette affaire du triangle n’est pas rassurante pour la suite s’il faut sortir les mamans de l’équation dans la vie que s’imagine Toby. Kevin sent bien que c’est foireux ce qu’il lui dit, et il n’hésite pas à lui faire remarquer avant d’aller se coucher.

Une fois au lit, Kevin hésite à appeler celle qui joue sa belle-fille dans le reboot du Manny pour coucher avec, avant de se dire que c’est sûrement une meilleure idée d’appeler Cassidy. Putain, recontacte Zoey à la rigueur. Bon, on verra ce que ça donnera par la suite cette affaire.

L’épisode se termine en tout cas avec Toby offrant à Kate un grill pour se faire pardonner d’avoir déconné. Bon. C’est apparemment le premier souvenir de Jack, et ce n’est pas un bon souvenir alors… c’est une mauvaise idée. On découvre en retournant dans le futur que Jack a une cicatrice au front à cause de ce cadeau de Toby, et que cette cicatrice date du jour où le mariage de ses parents a explosé. C’en est fini des théories qui nous faisaient espérer que peut-être Kate et Toby finiraient bien ensemble. Putain, fais chier. Je suis sacrément vulgaire dans cette critique, pardon.

Enfin, du côté de Randall, on découvre un papa qui gère tout : il emmène Déjà faire ses premières leçons de conduite. Bon, ce n’est probablement pas la première, parce qu’elle fait l’équivalent d’une conduite accompagnée qui semble vraiment super bien se passer. Le problème ne vient finalement pas de sa conduite de voiture, mais de sa conduite d’adolescente : Malik lui envoie un SMS alors qu’elle est au volant, ce qui fait que Randall découvre que sa fille a passé le week-end précédent à Boston. Sans lui dire.

J’ai beaucoup ri de la situation, avec un Randall qui rentre aussitôt pour s’en confier à Beth. Cette dernière était hilarante à s’énerver, mais elle comprend assez vite qu’elle va devoir jouer la mère cool pour laisser Randall s’énerver autant que possible. Et la scène fonctionne bien, parce que c’est un couple vraiment fonctionnel contrairement à Kate et Toby en ce moment. Ils se parlent de tout, après tout.

C’est peut-être ce qui fait mal dans la trahison de Déjà qui ne leur a rien dit : elle n’a vraiment pas les codes Pearson sur ce coup-là. Par contre, heureusement, Beth finit par comprendre sa fille. Elle n’est plus une enfant, mais devient adulte progressivement. Beth décide donc qu’il est temps pour Déjà non d’être punie, mais de se mettre à la pilule. Oh, que j’aime Beth ! Toujours les bons mots et conseils, finalement.

Randall comprend donc qu’il est temps pour lui d’aller parler à Déjà. Si elle a peur de devoir s’excuser à nouveau, ce n’est pas le cas : Randall reconnaît simplement son erreur d’avoir oublié que sa fille grandissait. Rationnellement, il savait que ça allait arriver, mais émotionnellement, il la voyait encore enfant. La scène commençait bien, mais la dernière réplique de Randall est vraiment en trop, à lui assurer qu’elle ne retournerait pas à Boston de sitôt.

Clairement, ils ont du fric. Alors non, elle ne va pas faire six heures de bus tous les week-ends, c’est clair, mais arrange-toi pour organiser des visites de temps en temps. C’était en plus le message que Beth voulait lui faire passer plus tôt. Randall est con sur ce coup-là, et je comprends bien trop la réplique de Déjà : oui, ça va être un problème qu’il se braque comme ça.

 

Riverdale – S06E05

Épisode 5 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.

Spoilers

Jughead se rend compte qu’il y a des paradoxes et anomalies entre Rivervale et Riverdale.

That might definitely do it.

Il paraît que cet épisode est bien pour justifier tout le délire qu’a été Rivervale, mais j’ai comme un doute. Nous verrons bien, mais le titre ne me dit rien qui vaille, pas plus que la première scène de l’épisode qui nous révèle le corps de Jughead inconscient à côté du panneau d’entrée de la ville. On enchaîne sur Archie à moitié à poil (yeaaah, le compteur reprend !) parce que oui, il est en vie.

Betty est à ses côtés et se réveille après un drôle de cauchemar où elle se souvient de la ville sacrifiant Archie. Dans le même genre, Nana et Cheryl se souviennent de l’échange de corps, Veronica et Reggie de Mr Cypher (vaut mieux ça pour Reggie, sinon c’était se souvenir qu’il avait marié Abigail) et Fangs et Toni se souviennent de la Llorona.

Là-dessus, on voit Jughead descendre l’escalier de chez Archie quand soudainement le mur explose. Holy crap. Jughead se réveille à nouveau, dans le garage d’Archie cette fois. OK, l’épisode promet d’être marrant, même s’il se centre sur un personnage que je n’aime pas : Jughead se rend au lycée pour sa rentrée en tant que prof… et se retrouve sacrément confus quand il se rend compte que tous ses potes sont à nouveau des lycées. Eh, Archie est même en train de draguer Geraldine alors que Cheryl est en tenue de cheerleader.

OK, ça marche vachement bien comme introduction : Jughead se rend aux toilettes pour se rafraîchir et tombe sur Ben Button dont on avait tous oublié l’existence, mais qui s’est suicidé en sautant par une fenêtre à cause du Roi Gargouille. C’était il y a fort longtemps la saison 3, mais ça marche bien : la série se fout d’elle-même avec les passages par la fenêtre, avant d’avancer dans l’épisode de manière sympa. Ainsi, Betty nous annonce son mariage avec Archie, dont tout le lycée est au courant, avant de recevoir un appel de la morgue où se trouverait le corps de Jug.

C’est bien sûr impossible, puisqu’elle lui parle, mais comme dans une chanson de Lorie que j’ai maintenant en tête, rien n’est impossible à Rivervale. Jug se rend donc à la morgue pour découvrir son propre cadavre et apprendre qu’il était le corps inconscient (et pour cause, il était mort) face contre terre à côté du panneau de la ville. Avant de mourir, ce deuxième Jug serrait contre lui un étrange comic book.

Quand je pense que j’ai raté le point comic book d’un précédent Bingo alors que cet épisode en regorgeait ! Le Jughead vivant découvre en effet qu’il a toute une collection de comics nommés « Riverdale » et parlant de l’ensemble de ses amis. Il n’en faut pas plus pour qu’il se mette à lire les comics, et ça fait le lien avec les épisodes précédents. Dans les comics, on retrouve ainsi une scène du premier épisode de la saison, quand Archie aidait Jug à déménager.

Aussitôt, Jughead se rend compte qu’ils vivent dans un monde parallèle. Eh oui, il y a 95 numéros de Riverdale, avant de passer à Rivervale. Oh, attendez, je viens de capter, tout ceci nous menait au centième épisode ? Il fallait le dire plus tôt. Putain, j’ai donc perdu cent heures de ma vie devant cette série ? Si seulement on pouvait me les rendre !

En attendant, Jughead comprend qu’il se passe quelque chose de louche et se met aussitôt à enquêter, en interrogeant un à un ses amis. Cela lui permet de se rendre compte que les événements les plus lointains sont flous pour les habitants de Rivervale, alors qu’Archie et Betty ne se souviennent pas de l’explosion mettant un terme à Riverdale et ouvrant l’arc Rivervale. Veronica, elle, ne comprend pas comment son père peut être le méchant de Riverdale alors qu’il est mort avant ses quinze ans dans cette réalité. Les scénaristes en profitent aussi pour s’amuser de la situation, avec Reggie se rendant compte qu’il a changé d’apparence en cours de route.

Pour ne rien arranger, quand Jughead se rend auprès de Cheryl pour lui montrer les comics, il se rend compte que… Jason est encore en vie. Bordel, mais quelle prise de tête : Jason a une réplique de plus dans la série et une nouvelle occasion de pointer le bout de son nez. C’est fou que l’acteur soit encore disponible après tant de temps.

Ce n’est toutefois pas le seul truc absolument dingue : les scénaristes font revenir le premier Reggie qui débarque chez Veronica ; Dilton qui était mort ne l’est plus non plus et il enseigne au lycée (comme n’importe quel ancien lycéen de cette série) avec comme assistante… Ethel. Eh, la série s’amuse vraiment bien pour ce centième épisode et je risque bien de finir par en être fan.

Après, ils partent juste sur une étrange histoire de mondes parallèles, d’anomalies et de paradoxes. Et ce n’est pas spécialement bien fait, même si on se marre beaucoup. Putain, ils ont réussi à faire revenir le premier Reggie pour une scène vraiment drôle avec Veronica et pour… qu’il participe à l’enterrement de vie de jeune fille de Betty en tant que strip-teaseur. Putain, mais mec, refuse le rôle ! 

Bon, OK, après, quand ça vire au plan à trois et qu’il peut s’amuser à caresser Veronica, je le comprends. Le plan à trois s’arrête avant de commencer, en plus. Dans tous les cas, l’épisode avance assez vite : alors que l’ambiance est à l’éclate à l’enterrement de vie de jeunes filles, l’enterrement de vie de jeune garçon est l’occasion pour la série de faire un hommage sympa à Fred – et à l’acteur.

Forcément. Le délire d’univers parallèle continue ensuite : Jason est enlevé par la Cagoule Noire, qui s’avère être le père de Cheryl, tué par le père de Kevin bien rapidement. Cela en fait des acteurs à réunir !

Il y en a une qui se fait discrète, par contre : Hermione. Elle ne semble pas vouloir revenir, contrairement à Howard, qui n’est donc plus un méchant. Son discours lors du dîner de répétition du mariage d’Archie et Betty tourne court par contre : Toni y débarque pour annoncer la mort de Cheryl. L’enquête de Jughead le mène alors, à toute allure, jusqu’à Dilton. Ce dernier explique qu’il était très content de voir ces « twinverses », univers jumeaux, fondre l’un dans l’autre, car ça lui offrait l’occasion d’étudier cette destruction.

Malheureusement pour lui, il a mal choisi son assistante : effrayée par la folie de son boss, Ethel l’empoisonne et explique à Jughead qu’elle sait comment séparer à nouveau ces univers jumeaux. Le problème, c’est qu’au passage, ça signifie faire disparaître Rivervale. Inutile d’entrer dans les détails, soyons clairs, tout ça n’a absolument aucun sens. Jug et Ethel arrivent à la conclusion que Rivervale a été créé à cause de l’explosion dans la chambre d’Archie, mais aussi parce que Jug était en train d’écrire, et qu’il y avait du Palladium, et qu’il y avait la malédiction de Cheryl. Pourquoi Jug est-il dans ce monde ? Pourquoi était-il narrateur ? Pourquoi les deux Reggie s’entretuent ?

On s’en fout. Vous ne pensiez tout de même pas que les scénaristes avaient eu des idées 100% cohérentes ? C’est super frustrant, d’ailleurs, parce qu’il y a vraiment une super bonne idée pour ce centième épisode, mais… ça part trop en vrille. Pour séparer les univers et faire en sorte que Rivervale cesse d’exister, il faut donc que Veronica et Jughead se tripotent dans la chambre d’Archie avant de se faire sauter, au lieu de se sauter. Bien. Admettons.

Veronica accepte le plan… mais ne peut le mettre à exécution. En effet, elle se fait exécuter avant : on découvre que la personne qui s’amuse à étrangler tout le monde à Rivervale est… Archie. Eh oui, il a remarqué que tout le monde revenait à la vie, toujours, dans ce monde. Il espère donc le retour de Fred et refuse de voir les univers se séparer.

Bon, là, les scénaristes exploitent juste la mort d’un acteur et ça devient un brin gênant, mais c’est une scène incroyable malgré tout. Les acteurs gèrent bien – jusqu’à ce qu’ils se mettent à se battre. On apprend donc qu’Archie a tué un premier Jughead, avant d’étrangler Cheryl, mais aussi Veronica. Il refuse que le monde cesse d’exister si son père peut y revenir, et c’est plutôt pas mal ; comme le résumé de ce qu’est la série (un grand n’importe quoi) était plutôt pas mal lui aussi.

En tout cas, on en arrive vite à Archie essayant de tuer Jughead… mais se faisant éclater la cervelle par Betty. Yep, en robe de mariée, Betty débarque pour tuer le mari qui vient de l’abandonner à l’autel. Apparemment, c’est tout ce qui importe à ses yeux : elle n’a aucun remords sur le meurtre d’Archie et elle est rapidement convaincue qu’il faut effectivement coucher avec Jughead pour recréer aussi fidèlement que possible l’explosion qui a créé Rivervale et pourra séparer à nouveau les univers.

C’est : n’importe quoi. On se marre toutefois bien, surtout qu’ils sont interrompus par le Jughead mort du début d’épisode. Celui-ci n’hésite pas à casser le coup de son alter-égo pour leur expliquer qu’il y a un moyen de séparer les univers sans détruire pour autant Rivervale. Bon, avant ça, il faut encore que Betty désarme la bombe.

C’est plutôt drôle car on nous rappelle qu’elle l’a fait plus tôt et elle semble le découvrir elle-même. J’ai vraiment l’impression que les scénaristes se foutent d’eux-mêmes et se rappellent soudainement qu’eux aussi oublient les épisodes après les avoir écrits. Qu’importe, pour le centième, ils ont mis les petits plats dans les grands. Ils s’assurent même que les fous rire soient garantis quand Jughead nous explique à quoi ressemble le paradis.

Le paradis, c’est Pop’s, mais avec des comics en plus. Tout le monde s’y marre bien et se dragouille, mais lorsque le Jughead-narrateur y était, ce qu’il faisait était se concentrer sur le numéro spécial entre le 95e et le 96e épisode des comics : celui qui expliquait la liaison entre les deux univers et que nous n’avons pas eu avant. Bref, pour ne pas supprimer Rivervale, il va donc falloir compter sur l’imagination de Jughead pour maintenir en vie l’univers.

Le narrateur ne peut pas le faire, mais le Jughead qu’on suit depuis le début d’épisode, si, parce qu’il est l’auteur. Allez comprendre. Betty pense comprendre et est dégoûtée du sacrifice de Jughead, qui devra désormais vivre seul à jamais dans le repaire de Dilton (c’est vrai que c’est un endroit où PERSONNE ne va jamais), mais bon, la tension dramatique est vite évacuée tout de même.

En lieu et place, on en revient donc au point de départ de la série : Jughead est sur sa machine à écrire à raconter ce qu’il se passe, sauf que cette fois, c’est lui le scénariste drogué de la série qui écrit n’importe quoi. La bombe réactivée n’explose finalement pas, et Jughead comme Betty oublient rapidement ce qu’ils faisaient dans la chambre d’Archie.

Ils préfèrent retrouver le reste du casting dans une sorte de happy end tout mignon. Tabitha et Jughead peuvent même vivre ensemble et lire, peut-être, un jour les comics Riverdale. Reste la question de ce qui arrive à Riverdale maintenant qu’on sait ce qu’il se passe pour Rivervale. C’est à Ethel que revient le droit de poser la question, parce que figurez-vous qu’elle est l’assistante du Jughead s’étant sacrifié pour rester un héros.

Et oui, la série nous règle enfin la question du cliffhanger de la saison 5, pendant ce temps, à Riverdale, Betty et Jughead s’apprêtent à faire l’amour dans la chambre de celui-ci, sans se douter qu’une bombe est sous le lit. Par chance, Betty reçoit finalement un coup de téléphone avant l’explosion : elle apprend donc qu’il y a une bombe sous le lit et a le temps de prévenir Archie.

La bombe explose toutefois, ce qui nous rend sourd un Jughead qui était en train d’écrire dans le garage. Bon, ben, la vraie suite au prochain épisode cette fois. Ce fut un arc sympathique, libérant la créativité des scénaristes qui avaient enfin une vraie raison de le faire et s’achevant sur un centième épisode plein de défauts, mais prenant le temps de célébrer ses défauts.

Et puis, surtout, heureux de pouvoir à nouveau terminer ma critique par un…

Compteur d’Archie à poil : +3, à croire qu’il fallait rattraper le temps perdu ! Rendez-vous début mars pour plus de raisons de montrer les abdos d’Archie à toutes les sauces…

This is us – S06E02

Épisode 2 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.

Spoilers

Nicky retrouve Sally, Déjà retrouve Malik.

You look… incandescent.

L’épisode commence par Déjà et Rebecca faisant chacune leur sac, et je crois que ça peut bien compter comme point de Bingo Séries pour le sac ouvert. Je veux dire, sérieusement, la taille de sac de Déjà… à part un jean, que peut-elle vraiment mettre là-dedans ?

Déjà se prépare pour une nuit avec sa meilleure amie, en théorie, mais on comprend bien qu’il va s’agir d’autre chose avec le résumé d’épisode qui a précédé, à fond sur sa relation avec son copain, et avec les encouragements que lui murmurent Tess. Clairement, elle a endormi la méfiance de Beth et Randall beaucoup trop facilement Déjà.

Et ça ne manque pas : Déjà se rend à Boston pour voir son copain, sans avoir prévenu ses parents. En chemin, elle sympathise avec une grand-mère dans le bus qui lui demande la raison pour laquelle elle se rend à Boston. Sérieusement, c’était trop mignon : Malik et Janelle attendaient Déjà à la gare routière. Autant vous dire que je me faisais déjà tout un film sur la Jennifer vivant de nouveau avec Malik, alors c’était une bonne nouvelle de voir qu’il était toujours amoureux de Déjà.

Par contre, Jennifer était bien dans l’équation : Déjà a même la chance de la rencontrer dans cet épisode. Elle est aussi insupportable que ce qu’on pouvait imaginer : elle engueule Malik qui est en retard, elle parle à peine à Déjà et vole tout le frigo de son ex pour donner à manger à sa fille. C’est assez magique à voir, je l’aime déjà. Franchement, c’est le genre de personnage que l’on finirait par adorer si ce n’était pas une saison finale. On risque de ne pas avoir le temps d’apprendre à la connaître, mais bon.

Autant passer plus de temps avec Malik tant qu’on le peut, de toute manière. Il nous révèle ainsi qu’il est débordé par sa vie : dur d’être étudiant et papa dans une nouvelle ville. Déjà lui laisse le temps d’aller finir son devoir de littérature russe, parce qu’elle comprend bien où sont les priorités, même si elle n’est là que pour une journée. C’est une jolie scène.

Ce sacrifice de Déjà est super mignon à voir, et ça mène à une scène où elle se fait toute belle pour sortir en soirée avec lui… avant de demander à rentrer super vite. En effet, elle est prête pour sa première fois avec Malik. Bien, je ne m’attendais pas forcément à ça, surtout que je n’avais pas compris que ce n’était pas encore fait. Finalement, ça se fait donc dans cet épisode, et tout se passe à merveille. C’est une première fois digne d’une série, avec Déjà qui affirme ensuite qu’elle voudrait passer sa vie dans ce lit avec lui, puis avec un retour en bus où elle dit à son père que son petit déjà chez Tiffany lui a changé la vie. Le jeu de mots était marrant, d’accord, mais l’épisode passe à côté de tout ce qui pourrait être vraiment important pour une première fois – de la protection à la pression qu’on se met. C’est idéalisé et aseptisé pour de la grande écoute, mais c’est décevant pour une série de cette envergue de voir autant de timidité sur le sujet.

Bref, en début d’épisode, nous avions aussi vu Rebecca préparer ses affaires et prendre tous ses médicaments. C’est qu’elle était sérieuse lors de l’épisode précédent : elle insiste bien pour aller voir Sally en compagnie de Nicky, histoire qu’il puisse avoir le cœur net sur son crush. Il lui a bien parlé la veille au soir, pour vérifier si elle était d’accord de sa venue et surtout si elle était célibataire.

C’est donc bien parti, mais ça suppose toutefois un long roadtrip. Ce roadtrip se fait en voiture avec Miguel, Nicky et Rebecca. Cela fait un trio sympathique, franchement, et Rebecca le souligne bien avec l’espoir que Jack soit en train de les surveiller car tout ça le rendrait heureux. Qu’importe l’intrigue pas terrible autour de Sally, honnêtement, Rebecca va leur voler à tous la saison, et Mandy Moore. Elle est incroyable lors de la scène où elle se rappelle sa jeunesse avec Jack au son de Hooked on a feeling. C’est merveilleux à voir, l’actrice est géniale.

J’aimerais en dire autant de l’intrigue de Nicky, mais vraiment, il est insupportable. Bien sûr, on apprend rapidement qu’il a menti lorsqu’il affirmait avoir repris contact avec Sally. Ce n’est pas le cas et il finit par l’avouer quand il interrompt le roadtrip pour aller acheter un ancien appareil photo à Sally. Oui, parce qu’il a tous ses souvenirs avec elle et parce qu’il l’a vraiment stalké.

Après avoir passé un certain temps à hésiter et à vouloir faire demi-tour, Nicky est finalement forcé par Rebecca et Miguel : il se rend chez Sally et… ça ne se passe comme il l’espérait. Forcément. Sally ne se souvient clairement pas de Nicky quand elle le voit, contrairement à lui qui est sûr d’avoir affaire à elle immédiatement. Les scénaristes ne sont pas très sympathiques avec Nicky, mais ô combien réalistes : la vie ne fait pas de cadeau dans ces cas-là.

Si lui est resté coincé dans ses souvenirs de 1969, elle a fait toute sa vie et est très heureuse, avec un mari. Oupsie. Le mari n’arrive pas tout de suite, histoire qu’on puisse avoir de l’espoir pour Nicky si l’on tient au personnage, mais ce n’est pas mon cas. C’est assez sympathique comme épisode, après.

J’aime bien Sally, en plus, elle est absolument charmante et horrible avec nos personnages sans jamais s’en rendre compte – comme lorsqu’elle est contente de se souvenir finalement de Nicky parce qu’elle n’a pas Alzheimer. Il y a des blagues qui deviennent risquées après un certain âge. En attendant, Nicky est insupportable, limite odieux quand il comprend que Sally est amoureuse d’un autre et que ça le surprend.

Après avoir expliqué qu’elle est sa première fois à table, il insiste finalement pour dire qu’il n’a aucun regret d’avoir entretenu ce souvenir et ce désir de Sally pendant des années. Cette dernière en profite pour faire comprendre à son mari qu’elle n’est vraiment pas heureuse avec lui ; qu’elle ne l’est plus. On aurait dû s’en douter : Miguel étant là, bien sûr que la scène allait devenir gênante. Elle l’est affreusement quand Sally quitte la table, suivie par Rebecca et qu’Eric, le mari de Sally, propose du bourbon pour se remettre de la catastrophe qu’est leur dîner.

C’est absolument atroce comme épisode, franchement, on suit ce dîner entre les personnages et on ne peut qu’être gêné par ce qu’on voit. Et puis, les triplés finissent par manquer. Je comprends le but de l’épisode, bien sûr, mais c’est une saison finale et ça laisse l’impression qu’on se concentre sur des personnages peu importants là où on n’aura pas le temps pour nos préférés. Et puis, c’était tellement creepy de voir Sally et Rebecca devenir meilleures amies, ou de voir Nicky voler un selfie de Rebecca et Sally.

Oh, ça se termine bien pour Nicky malgré tout : il se rend compte qu’après toutes ces années, Sally a toujours une photo de lui. Elle ne se souvient pas que c’est lui, hein, mais elle l’a toujours avec elle, et ça lui suffit bien. La conclusion est douce-amère pour Nicky, mais ça marche bien. C’était mignon de les voir se faire la bise sous la pleine lune, on va dire. Et ça l’était d’autant plus que Rebecca nous brise le cœur ensuite.

Dans la voiture où elle attend Nicky, elle s’excuse auprès de Miguel de ne pas lui offrir la meilleure version d’elle-même, sauf qu’il est évident qu’il n’en a rien à faire lui. Il est amoureux de Rebecca quoiqu’il arrive, il lui offre une bien jolie broche et il se créé encore un magnifique souvenir avec elle en lui offrant. Leur baiser est toutefois interrompu par ce relou de Nicky qui assure ensuite qu’il est prêt à repartir à l’Est du pays.

L’avantage, c’est que Rebecca et Miguel peuvent se débarrasser enfin de cet invité encombrant. Il part en leur assurant que Jack serait heureux que ces deux-là se soient trouvés… et ça termine à merveille pour le couple qui se remet à faire de la salsa, comme pour Nicky qui rencontre une jolie hôtesse de l’air dans l’avion : Eddie.

Elle deviendra sa femme, puisque c’est elle que Déjà et Randall verront arriver au chevet de Rebecca dans un futur qui s’approche de plus en plus. Bordel, je ne sais même plus qui est déjà arrivé ou non à force, mais c’est super décevant que cette voiture soit celle d’Eddie. Ca ne valait pas le coup de nous la montrer la saison précédente. Je veux dire, cool pour Nicky hein, mais je n’en ai rien à faire en vrai de savoir qu’il finit avec quelqu’un ou non.

J’ai d’autres priorités parmi les personnages de la série. Il faudra toutefois attendre le prochain épisode de toute évidence. Allez, c’est sympa de voir Nicky enfin réussir à tourner la page, on va dire.