Riverdale – S06E16 – Blue Collar – 12/20

À force de voir les épisodes passer, je commence à bien maîtriser et connaître par cœur la structure de la saison, ce qui aide pour construire la saison. Cela n’empêche pas les scénaristes de vouloir aller à toute vitesse sans jamais se soucier des détails. Bref, comme d’habitude, c’était un épisode plein de n’importe quoi pour faire avancer les intrigues vers de nouvelles idées complètement tordues et parfois stupides. Qui est-ce que ça surprend encore à ce stade ?

Spoilers

Archie devient syndicaliste, Cheryl sorcière, Betty infirmière, Veronica chimiothérapeute et Jughead… Non, Jughead reste magicien.

I, too, am the future. And there can be only one.

Rien de mieux qu’un jour férié pour essayer de rattraper enfin mon retard dans Riverdale. Je crois. Il est temps d’avancer dans cette série et d’au moins terminer cette saison pour passer à la suivante, quoi. Pourtant, au moment de me lancer, c’est principalement la flemme qui dominait. La flemme et la sensation de passer à côté de plein d’autres séries. Mais ça, ce n’est pas nouveau : depuis que je regarde Riverdale, je lui ai donné plein de fois la priorité sur des nouveautés. Maintenant, ce ne serait pas malin de commencer encore une nouveauté après avoir passé une partie de la semaine dernière à regarder des épisodes 1. Ce n’est pas l’envie qui a manqué, c’est tout.

Archie vs Perceval | Cheryl & Heather | Le retour de Charles | Baby Anthony | Reggie vs Jughead

Archie vs Perceval

L’épisode reprend sur la confrontation entre Archie et Perceval. Ce n’est pas dingue, mais c’était attendu de toute manière. Perceval n’est finalement pas le meilleur des employeurs, ô surprise. Il paie moins que prévu ses employés et leur fait payer la location du matériel.

De son côté, Archie évoque la situation tendue avec Cheryl et Tabitha. Même s’il connaît la majorité des employés de Perceval et que ce dernier brise toutes ses promesses, il assure ne pas pouvoir faire grand-chose pour les récupérer : ils ont besoin de bosser et besoin d’argent. D’un coup, la série prend un virage politique inattendu, assurant que les syndicats sont nécessaires face à ce genre de capitaliste et que les chansons ne suffiront pas forcément à mettre un terme à tous les problèmes que ces jeunes adultes rencontrent.

La solution proposée par Tabitha ? Offrir des cafés gratuits aux employés, de manière à ce que l’El Royale Pop’s devienne leur QG pour obtenir toutes les informations. Bon, par contre, Frank n’est pas ravi de voir son neveu et Tabitha débarquer sur son chantier, car ça viole pas mal de protocoles. Il a le maire en ligne directe mais ne s’en sert pas, se contentant de voir Tabitha faire sa pub anti-inflation.

Inévitablement, Fangs et Carlos (c’est qui Carlos ?) débarquent donc à l’El Royale et accepte de parler de syndicats avec Archie. Ce dernier veut les forcer à prendre conscience qu’ils ont des droits et devraient se protéger de Perceval, mais ça semble être une impasse pour eux. Ce n’est que le début du wtf, en plus, parce que le maire contacte ensuite Archie pour lui proposer de bosser pour lui. Il ne manquerait plus que ça.

Pour le convaincre, Perceval utilise un chantage assez amusant : il appelle Archie le lendemain soir pour lui apprendre qu’un ouvrier a perdu un pied sur le chantier. Il explique que c’est la faute d’Archie qui fait trop de remous avec ses idées de syndicat et affirme s’inquiéter qu’un autre accident pourrait arriver de nouveau. Ben oui, bien sûr. Cela permet à Archie de relancer une réunion avec Tabitha pour parler syndicalisme.

La conséquence ? Une grève générale qui permet à Perceval d’expliquer une fois de plus à Archie qu’il n’a encore rien vu des combats à venir. Allons bon.

Archie vs Perceval | Cheryl & Heather | Le retour de Charles | Baby Anthony | Reggie vs Jughead

Cheryl & Heather

La série n’oublie pas, malgré tout le reste, que l’intrigue du moment pour Cheryl est de draguer Heather en faisant de la magie. On ne sait pas trop bien pourquoi, parce qu’Heather est un personnage insupportable qui consiste uniquement à amener de la magie sans la moindre raison à Riverdale.

Elle n’est absolument pas un personnage intéressant pour d’autres raisons, parce qu’on ne connaît rien d’elle pour l’instant. En tout cas, ce qu’on sait d’elle concernant la magie fonctionne bien : grâce à elle, Cheryl apprendrait ainsi à devenir invisible… On pourrait croire que retenir sa respiration et tordre le spectre lumineux prendrait du temps.

Le temps, c’est un truc qui est très relatif dans cette série cependant. Cheryl apprend donc à le faire en une nuit et peut, avec l’aide d’Heather, voler le Maleficarum de Perceval sans qu’il ne se rende compte de rien. Je laisse passer beaucoup trop de choses dans cette critique, mais il est évident que ce n’était pas génial hein. Genre, Cheryl est invisible mais Heather s’écrase contre la porte pour la laisser passer, hein.

Le vol est en tout cas un succès, qui permet de confirmer que Cheryl est une sorcière à présent. Elle est bien heureuse d’être vue comme ça aux yeux de sa copine. Cependant, Cheryl commence à culpabiliser de mentir en permanence à Heather avec son projet de bibliothèque qui n’était jamais qu’un prétexte pour la faire rester. Voilà donc Cheryl qui confesse toute la vérité.

Archie vs Perceval | Cheryl & Heather | Le retour de Charles | Baby Anthony | Reggie vs Jughead

Le retour de Charles

Je cherche encore à comprendre ce que foutait Veronica dans les bureaux du FBI en début d’épisode, mais l’idée est apparemment de l’associer à la nouvelle collègue de Betty. La collègue est ravie de rencontrer Veronica, qui est selon elle un cas médical passionnant à être, certes, vénéneuse mais aussi capable de soigner tous les venins. La conversation arrive tout naturellement à Hiram, allez comprendre pourquoi, et bien sûr, au rhum Lodge et au Jingle Jangle.

Sortez-moi de là. C’est fou cette fascination d’en revenir toujours aux pires intrigues de la série. Laissez-nous les oublier ! Bon, en tout cas, Hiram a laissé sa marque une fois de plus, et voilà que Veronica envisage de créer une nouvelle marque d’alcool mélangeant absinthe et rhum, avec l’aide de l’agent du FBI (ne me demandez pas de détails pitié) et de Cheryl. Oui, Cheryl est partout.

Qu’on m’explique pourquoi Betty continue de décrocher le téléphone quand sa mère l’appelle ? C’est un truc de fou quand même. Elle accourt dans la maison quand elle apprend par sa mère que Charles est de retour – mais elle le fait, flingue en main. L’arme ne sert pas à grand-chose, parce que son frère est de toute manière en train de mourir. Mais quelle idée de nous le ramener, pour ça.

Il est en pleine convalescence désormais et a la chance de retrouver Betty, histoire de papoter du cas de Chic, qu’il n’aurait jamais revu. Bordel, j’étais sûr qu’ils étaient en cavale ensemble, j’ai encore dû oublier des infos en cours de route. Je ne vois pas trop en quoi tout ça peut être relié à l’intrigue de la saison en cours pour Betty, mais il faut subir les scènes malgré tout : Charles évoque de nouveau Caramel.

Contre toute attente, quand Betty se confie à Archie sur la situation, elle se rend compte que dans la maison d’en face, sa mère est en train d’essayer de tuer Charles en l’étouffant. Elle l’en empêche, en tout cas. Même si cette euthanasie était a priori programmée, Betty est sûre qu’Alice le regrettera… et apparemment, c’est un problème. Je ne sais pas exactement pourquoi. Elle aime toujours sa mère, apparemment.

Quant au problème de son frère qui est condamné à mort, elle pense soudainement à la conversation entre Drake et Veronica dans son bureau : Veronica pourrait servir de dialyse pour sauver la vie de Charles. Quelle belle idée de sauver la vie de ce psychopathe ! Non seulement, ça n’a pas de sens que Betty le propose, mais en plus, Veronica est ravie d’essayer !

Evidemment, cette tentative est une réussite : Charles ressuscite grâce à Veronica, concrètement. Quelle belle idée. Betty confie alors à son frère qu’elle a tout de même hésité avant de vouloir le sauver. Elle l’a fait cependant pour sa mère et pour elle-même : elle ne veut pas devenir la tueuse qu’elle voit dans le miroir, c’est clair. Elle veut aussi arrêter le tueur du sac poubelle, et ça tombe bien, Charles a une idée pour elle.

Betty demande donc à Veronica de réserver le Babylonium pour organiser une convention de fans de serial killers. Voilà qui promet.

Archie vs Perceval | Cheryl & Heather | Le retour de Charles | Baby Anthony | Reggie vs Jughead

Baby Anthony

De son côté, Kevin se retrouve avec son propre appartement, payé par Perceval, bien sûr. Le but est d’avoir la situation la plus stable possible pour récupérer Baby Anthony. C’est l’intrigue du moment pour son personnage, mais aussi pour Toni et Fangs. Outre le mariage, ces deux derniers – et surtout Toni – veulent désormais reconvertir les Serpents : ils ne seraient plus un gang, mais un groupe d’activistes politiques ! Décidément, la série est pleine de rebondissements.

Ainsi, on nous rappelle que parmi ses multiples occupations, Kevin bosse aussi sur le même chantier que Fangs. C’est l’occasion de parler de Baby Anthony, de dire qu’il lui ressemble et d’ensuite énerver Fangs juste assez pour qu’il vienne s’en prendre à lui. Bizarrement, Fangs contrôle suffisamment ses nerfs, tout de même, et ne le frappe pas. Par contre, le glow up ne suffit plus : le personnage de Fangs est insupportable et l’acteur joue super mal quand il s’engueule avec Toni.

Ils se battent comme jamais pour garder la garde du bébé, n’est-ce pas ? Cela ne les empêche pas de ne pas passer tout leur temps avec lui, utilisant Brita comme babysitter. Je ne savais pas que l’actrice était encore dans la série, franchement ! Le problème, c’est que comme elle n’est jamais là, Brita n’est pas au courant de la lutte pour la garde apparemment. Elle laisse donc Kevin venir s’occuper de lui. Après tout, c’est aussi son père.

La tétine de baby Anthony disparaît aussitôt – et ça énerve particulièrement Toni. Elle comprend qu’il souhaite faire un test ADN pour prouver que c’est son fils, une idée qui est plantée là par Moose évidemment. Elle débarque donc sans prévenir dans l’appartement de Kevin pour lui foutre deux droites et récupérer la tétine. Ah ben super, elle reproche à Fangs d’avoir failli frapper Kevin pour finalement le faire ? Cette bonne musique pendant la scène ne suffit pas à nous faire oublier que c’est une idée de merde.

Cela dit, elle est capable d’en avoir par elle-même des idées de merde : elle décide d’abandonner le rebranding des Serpents pour attaquer Kevin de plein fouet. Sa première idée ? Faire de son bébé un Serpent. Elle s’en confie à Fangs qui est tout réconcilié avec elle : il est même prêt à se marier.

La fin d’épisode nous révèle alors que toute l’idée de voler la tétine vient en fait de Perceval. Pourquoi ? Mystère, parce qu’il sait déjà que le père biologique du bébé est Fangs. Allons bon. Quant à Moose, il me paraît de plus en plus évident que Kevin est en train d’halluciner sa présence, c’est terrible. On nous laisse toutefois sur un petit cliffhanger : le bébé représente le futur et c’est un problème pour Perceval, parce que c’est lui le futur, c’est bien connu.

Archie vs Perceval | Cheryl & Heather | Le retour de Charles | Baby Anthony | Reggie vs Jughead

Reggie vs Jughead

Suite aux plaintes de Reggie dans l’épisode précédent, le maire décide d’étudier un peu l’esprit de son sbire pour voir ce qu’il en est. Il comprend que Jughead a bien fouiller la tête de Reggie et lui propose de lui venir en aide pour se protéger de Jughead. La protection prend une forme inattendue cependant : il lui offre un totem à son effigie, une marionnette, pour qu’il puisse apprendre à devenir ventriloque en 24h. Bien sûr.

Le plan est clair : distraire Jughead avec la marionnette pour laisser le temps à Perceval de fouiller l’esprit de Jug. Ce n’est pas si simple à mettre en place par contre. Être ventriloque, c’est facile pour Reggie apparemment, mais une fois dans son esprit, le maire est bloqué par une porte fermée, avec des messages à son intention. Comment Jughead se débrouille-t-il pour faire ça ? C’est un mystère, mais on va faire comme si c’était logique.

Cela permet aux scénaristes d’en revenir au fameux bonnet de Jug, en plus ! En effet, Reggie évoque alors la capsule temporelle dans laquelle Jughead a mis son bonnet quand Perceval essaie de trouver un moyen de gagner la confiance de son esprit. Le voilà donc qui veut se transformer en Jug. Le bonnet est rapidement retrouvé et mis sur la tête de Perceval, qui a aussi une veste de Serpent.

Difficile de ne pas rire, hein. Cela dit, son plan fonctionne. Il arrive à entrer dans l’esprit de Jughead en plein pendant son spectacle et laisse la porte grande ouverte : toute la maîtrise de son pouvoir disparaît donc. Il se met à entendre les pensées de tout le monde et ne le supporte pas du tout. Il s’isole donc et laisse une simple lettre à Tabitha.

S’isoler ? Il finit dans le bunker, comme toujours. Evidemment. Ce n’est pas suffisant pour lui, malheureusement. Il continue d’entendre des pensées, mais des pensées qui semblent venir dans son passé ? De Rivervale ? La suite au prochain épisode. C’est un bon cliffhanger et ils en avaient besoin.

Compteur d’Archie à poil : trop occupé à organiser la grève cette semaine le petit Archie.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S06E15

Épisode 15 – Death and Taxes – 16/20
Les sujets abordés dans cet épisode ne sont pas forcément évidents à traiter pour un scénariste… mais franchement, l’épisode s’en tire bien. On nous évite certains écueils redondants concernant le deuil et la mort, l’angle d’attaque est plutôt celui de la comédie pour les taxes, et l’ensemble finit par fonctionner bien comme divertissement. Simple et efficace, c’est un épisode que j’ai bien aimé.

Spoilers

Dans la vie, deux choses sont inévitables, et c’est sur celles-ci que se concentre cet épisode.


Is that why you ask so many innocent questions ?

Ah, super, cet épisode commence par nous montrer un homme qui est débordé parce que ses clients ont attendu le dernier moment pour faire leur déclaration d’impôts. C’est un joli moyen de me rappeler que je dois faire la mienne moi aussi, j’imagine. L’homme est en tout cas en train d’essayer de travailler lui aussi, mais ce n’est pas évident avec sa femme qui l’engueule de ne pas être capable de prendre le temps de venir voir ses parents.

En fait, l’homme est tellement préoccupé par sa conversation téléphonique qu’il ne capte même pas qu’il y a quelqu’un d’autre qui entre par effraction dans son bureau pour y foutre le feu. La scène était plus marrante qu’autre chose, même si je ne sais pas trop pourquoi ça m’a amusé de le voir rater à chaque fois la présence de cet intrus qui venait foutre le feu. Le pauvre intrus se fait finalement surprendre et sursaute, se foutant le feu par accident.

Pas d’inquiétude cependant, l’employé des impôts vient en aide à cet intrus et appelle la caserne 126 à temps. L’homme survit donc, et il va clairement le regretter. Il est gravement brûlé, a perdu une jambe dans l’opération si j’ai bien compris et va se retrouver en prison, probablement. Cela fait beaucoup… Cependant, ça n’empêche pas la victime de l’épisode de se remettre bien vite au travail, parce qu’il n’y a que deux choses inévitables dans nos vies (d’après Chimney et Buck) : la mort et les impôts. Ben super. Au moins, le titre de l’épisode est déjà donné comme ça.

La deuxième intervention de l’épisode ne se fait pas attendre non plus : on suit ainsi Athena mener une arrestation dans un quartier résidentiel tout tranquille. Elle vient aider à l’arrestation d’un homme qui a détourné les fonds de son association venant en aide aux SDF. Elle le retrouve aux toilettes, mais ne s’en inquiète pas plus que ça.

Elle aurait mieux fait de se demander ce qu’il y trafiquait. Pour moi, il a bouffé des preuves pour être sûr de s’en sortir avec une peine de prison moins lourde que prévue. On ne le saura pas immédiatement toutefois, parce qu’une fois dans la voiture avec Athena, l’homme perd connaissance. C’est pour ce genre de situation qu’il y a toujours deux flics dans les voitures de police, non ?

Athena est seule 100% du temps cela dit et ils n’ont jamais pris la peine de développer davantage le personnage. Ainsi, c’est elle qui se retrouve à devoir faire un massage cardiaque à l’homme pendant que Maddie lui envoie les pompiers. De manière surprenante, il ne s’agit pas de la caserne 126 pour une fois… Cela laisse Athena drôlement seule sur place et pour la suite. Elle cherche désespérément à comprendre ce qu’il s’est passé, culpabilisant de la mort de l’homme.

Bien sûr, l’enquête est en sa faveur : elle n’a absolument rien fait de mal et l’homme respirait encore quand il a été confié aux pompiers… Il n’empêche que cela la travaille. Elle en parle ainsi à Bobby, puis se rend à la morgue de l’hôpital pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé. On nous révèle qu’elle est pote avec la légiste, pourquoi pas, qui prend son repas au milieu des cadavres, ça tombe bien.

Athena obtient l’autorisation de regarder de manière officieuse le cadavre, au cas où ça puisse l’apaiser. A partir de là, c’est sans surprise que le corps n’est pas le bon. La manière officieuse devient forcément officielle, et l’enquête reprend pour retrouver l’homme qui n’est pas si mort que ça. Il me semble bien que l’acteur avait une tête un peu trop connue pour qu’on ne le revoit pas dans l’épisode.

J’aurais aimé qu’on nous sorte qu’il avait eu l’aide des pompiers inconnus pour que son bracelet d’épisode soit échangé avec celui d’un autre patient de l’hôpital, mais non, c’est finalement la flic qui a mal pu le surveiller, parce qu’un accident de bus a surchargé les urgences. Ils auraient pu nous faire une intrigue avec un accident de bus pour les pompiers, tant qu’ils y étaient.

Ce n’est pas le cas. À la place, ils nous proposent une enquête où l’homme a juste questionné Athena pour savoir quand retourner dans sa maison chercher l’argent. Grâce à ça, Athena sait précisément quand le retrouver et l’arrêter. Malheureusement, l’homme s’effondre à nouveau une fois au commissariat. Cette fois, il y restera, malgré les efforts d’Athena, puis de Ravi et Hen pour le ranimer. Grosso modo, la suspicion est qu’il meurt des suites de son overdose intentionnellement provoquée pour paraître mort deux jours plus tôt. Bon. Cela laisse un goût de trop peu, cette intrigue.

Nous reprenons ensuite le développement d’Eddie et Christopher dans cet épisode. Comme il est question de la mort, on nous sert une scène au cimetière pour qu’ils puissent voir la mère de Christopher. Je trouve ça bien que la série prenne le temps de faire ce genre de scènes : trop souvent, les personnages de séries meurent et sont totalement oubliés par la suite. Parfois, ils sont mentionnés… Mais aller les voir au cimetière ? Même Charmed ne l’a presque jamais fait (il y a bien l’épisode des furies, mais c’est un peu maigre) alors que bon, tout de même, ça aurait été justifié.

Autrement, j’ai bien ri de retrouver Chimney avec un tas de glaces dans cet épisode, parce qu’il y avait eu une promo dessus. Je ne l’imaginais pas forcément être du genre à dévaliser un supermarché pour cause de promo, mais c’était amusant de voir ça dans une série, pour une fois. Disons que ça ressemble à la vie pendant l’inflation galopante qu’on se mange en ce moment.

Chimney et Maddie ne sont pas rattrapés par la mort (heureusement), mais par la partie « taxes » de l’épisode : Maddie est angoissée de recevoir un courrier de l’IRS, parce qu’il n’y a aucune raison positive à recevoir un courrier de leur part. Chimney minimise autant qu’il peut pour la rassurer, jusqu’à ce qu’il trouve à son tour un courrier à son nom. Maddie et Chimney se mettent à stresser comme pas possible, ne comprenant pas ce qu’ils ont pu rater pour attirer l’attention du centre des finances.

J’ai trouvé que ça fonctionnait bien de les voir en couple comme ça et, à nouveau, je trouve qu’on ne voit pas assez les personnages se prendre la tête sur les impôts dans les séries. Je vais retenir ce surnom pour Chimney en tout cas : Papa Jail. Bon, de toute manière, ils ne peuvent pas faire grand-chose de plus que stresser. Chimney évoque donc ce qui lui arrive à la caserne et reçoit l’avis de tout le monde. Je suis content de voir que Ravi est toujours là, en tout cas. Je me demande pourquoi ils avaient dégagé l’acteur, franchement. Quant aux conseils que reçoit Chimney, ce n’est pas dingue : on lui dit qu’on ne peut pas échapper aux impôts et que tout le monde déteste ça de toute manière. Certes.

Finalement, la vraie raison est que tous les deux se sont déclarés à la tête de leur foyer et de la charge de leur fille. C’était plutôt amusant à voir, en vrai. J’ai beaucoup aimé voir Chimney stresser et se demander ce que tous les gens dans la salle d’attente faisaient là. Ce serait bien mon genre d’attendre comme ça, moi.

La conclusion de l’épisode sur cette intrigue est vraiment marrante, en tout cas : Chimney fait appel à l’homme du début d’épisode pour qu’il jette un œil à leur compte, parce qu’on leur dit de les refaire pour éviter la prison. Sa solution pour éviter les problèmes et faire des économies ? Chimney et Maddie devraient vraiment se marier. C’était surtout hilarant dans la manière d’être mis en scène.

Ce n’était toutefois pas exactement la conclusion : je pensais vraiment qu’on traiterait les conséquences dans un prochain épisode, mais non. On voit Maddie commencer à se poser plein de questions et en parler à Josh, se demandant s’ils doivent vraiment se marier. De son côté, Chimney semble vraiment le considérer : on le voit ainsi consulter le prix des bagues de fiançailles…

La troisième intervention de l’épisode est impressionnante et vraiment inattendue : on y suit un enterrement qui est interrompu par… une voiture qui détruit le mur de la chapelle en pleine cérémonie, on ne voit pas ça tous les jours. C’est une idée digne de la série, et bien sûr, ça fait plein de victimes. Le conducteur de la voiture, déjà, est un vieil homme qui ne comprend pas comment il est arrivé là. La femme qui parlait, ensuite, s’est tordue la cheville pour éviter la voiture. Et enfin, la femme dont c’était l’enterrement.

Ben oui, elle n’était pas morte : c’est un enterrement d’entraînement, en gros. C’est organisé par une doula de fin de vie, dont le job est d’aider les gens à accepter la mort. Ce genre d’enterrement avec la personne encore en vie est donc un moyen d’accepter au mieux ce qui arrivera inévitablement. Pour l’instant, ce qui est inévitable, c’est que Buck tombe totalement sous le charme de la doula. Et c’est réciproque, parce qu’un beau pompier qui s’est fait frapper par la foudre qui s’intéresse à toi comme ça, apparemment, ça ne peut qu’être attirant, n’est-ce pas ?

Tout ça m’a fait rire, mais pas autant que la manière d’embarquer la femme qui était au centre de l’attention pour cet enterrement… ou que le rencard entre Buck et la Doula. Ouais, on y a droit évidemment, mais finalement, ce qui semble attirer le plus la Doula, c’est l’expérience de mort de Buck. Il lui raconte tout son coma.

C’est vrai que ça fait un bon sujet de conversation avec cette Natalia. Buck finit par raconter son rencard à Eddie, en assurant qu’elle est différente des autres. Bon, ça règle la question de revoir Lucy (ou Taylor d’ailleurs ?) prochainement, j’imagine. Il raconte tout ça à Eddie alors qu’ils sont sur la tombe de la femme au faux enterrement, qui a fini par mourir à l’hôpital. Au moins, elle a eu l’occasion de revoir sa famille et ses amis avant.

La conversation entre Eddie et Buck est toutefois vraiment intéressante : on y découvre que Buck est revenu différent de son accident. Avoir frôlé la mort lui a donné envie de profiter bien plus de la vie. C’est une drôle de chose à évoquer devant la tombe de quelqu’un qu’on ne connaît pas vraiment, mais admettons.

Cela permet aussi à Eddie, en fin d’épisode, de changer de discours. Pendant l’épisode, il a assuré à sa mère qu’ils avaient le temps pour trouver un créneau afin de se voir… mais après tout cet épisode, il décide de profiter de l’instant présent et appelle sa mère pour être sûr de pouvoir la voir rapidement. Pfiou. Ca m’a rassuré : avec le placement de la scène en toute fin d’épisode, j’ai vraiment pensé qu’elle allait mourir, la pauvre. Tout les avertissements habituels des séries pour ça étaient là.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E14

Épisode 14 – Performance Anxiety – 16/20
L’épisode part dans absolument tous les sens, mais j’ai aimé qu’il propose grâce à ça du développement pour quasiment tous les personnages de la série. Chacun a son petit moment de gloire dans l’épisode, ce qui n’est pas toujours le cas, et la structure de l’épisode est vraiment sympathique. Alors bien sûr, il y a eu des intrigues qui ne m’intéressaient pas, mais c’est inévitable avec autant de personnages et d’interventions.

Spoilers

Crise d’angoisse et stress de ne pas être à la hauteur sont au rendez-vous.

 


You killed a baby. Again.

Le temps passe si vite que j’ai une semaine de retard, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à mes habitudes avec cette série. J’ai l’habitude de les voir par trois les épisodes, et là, je n’en ai que deux. L’assurance de passer une bonne journée, non ?

Pas forcément quand l’épisode commence par se concentrer sur Eddie. Bon, j’exagère, ça va un peu mieux cette année avec lui… Mais il reste le personnage que j’aime le moins dans la série. Pour cet épisode, Eddie est appelé par sa tante pour s’occuper d’un problème de plomberie. Du moins, en théorie. En pratique, elle lui organise un rencard en sa présence et en présence de la tante de sa nouvelle prétendante.

Ah, l’angoisse quand la famille s’en mêle. En vrai, tout part d’une bonne intention, évidemment, mais en 2023, c’est dingue de se dire que des tas de famille continuent de faire ça. J’ai l’impression que ça fait trente ans que je vois des séries proposer l’intrigue avec des personnages qui détestent cette méthode mais finissent par accepter d’aller en rencard parce que leur famille l’impose. Cet épisode fait de même avec Eddie.

Il a beau s’en plaindre à ses collègues à la caserne, il décide d’accepter de s’y rendre. Inévitablement. Et le rencard se passe à merveille, comme toujours : il stresse de devoir être à la hauteur de ce que les tantes attendent… Mais en fait, son rencard aussi n’est pas ravie de l’idée de sa tante, qui est habituée d’essayer de la caser avec la ville entière. Elle propose donc à Eddie de se mettre d’accord sur les mensonges qu’ils raconteront pour expliquer qu’ils ne se revoient pas malgré un rencard qui les met en valeur l’un et l’autre auprès des tantes.

Le truc, c’est que comme toujours dans ces cas-là, Eddie se rend compte que la femme lui plaît, en fait. C’était trop prévisible pour être amusant – ou alors, c’est parce que je déteste Eddie que l’intrigue m’a blasé. Il est possible qu’avec un autre personnage, ça serait mieux passé… mais j’en doute. En plus, le voir se morfondre de ne pas avoir eu de chance pour se présenter sous son meilleur jour à elle car elle s’est cassée immédiatement, ça l’énerve.

Ce n’est qu’en toute fin d’épisode qu’on y revient vraiment cependant. Eddie raconte les mensonges prévus à sa tante qui est étonnamment compréhensive et lui rappelle qu’on n’est jamais prêt à tomber amoureux de toute manière. Au passage, il découvre que sa tante a été mariée pendant deux ans avant son mari actuel. Bref, ça fait prendre conscience à Eddie qu’il n’a pas envie que la vie se déroule sans lui. Allons bon, il avance.

La première intervention de l’épisode n’était pas dingue, je trouve, parce qu’on y passe bien peu de temps. Il y a aussi que l’accident est largement mérité pour la victime : elle engueule son employée, ancienne collègue, de perdre trop de temps avec les sécurités des machines. Bien sûr, elle finit elle-même dans un accident avec la machine en question… Et encore, un accident… on dirait bien qu’elle fait exprès de foutre son bras dans la machine au moment où elle fonctionne. Sérieusement, quoi, elle SAIT que la machine est en marche, dans quel monde serait-elle assez rapide pour récupérer ce qu’elle a fait tomber dedans ?

Bref, elle est rapidement sauvée et nous n’en reparlons plus pour le reste de l’épisode. La seconde intervention était plus intéressante, je trouve, parce qu’il s’agissait d’une intervention uniquement au téléphone. J’adore Maddie et ça me fait plaisir de tomber sur ce genre de scènes où tout se déroule au téléphone et où on nous montre à quel point décrocher le téléphone dans un centre d’appels peut être incroyablement stressant. Bon, bien sûr, la vérité, c’est que 95% des appels doivent plutôt se terminer en « voici le numéro d’un médecin » pour traiter une grippe ou une gastro, certainement pas en appel aux enjeux aussi importants que ce à quoi fait face Maddie un épisode sur trois.

Il n’empêche que la question de vie ou de mort du jour n’en était pas une, justement : Maddie doit simplement rassurer un adolescent qui fait une crise d’angoisse avant une audition. Bon, la série s’est transformée en Glee sans crier gare quand l’ado s’est mis à chanter avec Maddie, mais au-delà de ça, l’idée était sympathique. Ce n’était pas sans rappeler Grace dans 9-1-1 Lone Star qui a aussi dû chanter pendant un appel, mais wow, Jennifer Love Hewitt a une très jolie voix.

La chanson est sympathique en plus et elle lui reste en tête pour la fin d’épisode où elle chante aussi avec Chimney pour leur fille. Mignon tout plein.

J’ai eu énormément de mal à regarder la troisième intervention. Le bodybuilding est un truc qui me dégoûte plus qu’il ne me fascine, et je ne saurais pas expliquer pourquoi. En plus, je m’attendais au pire avec l’accident à venir et la série a bien pris tout son temps à nous mettre en scène ce qui allait nécessiter l’intervention des pompiers.

Finalement, c’est à peu près ce que j’en attendais : un muscle finit par éclater et révéler que le père de l’homme qui gagne la compétition de bodybuilding était en fait un tricheur… alors que jusque-là, il était vu comme une légende. Le fils est dépité de voir que son père trichait, la foule aussi et ça complique un peu l’intervention. Heureusement, super-Athéna est là pour calmer tout le monde en les menaçant de les arrêter au micro. Jamais vu une foule se taire aussi vite… vraiment la série me vend toujours du rêve quand il est question de nous montrer l’autorité naturelle d’Athena. Si ça pouvait être si simple !

Bref, tout est bien qui finit bien dans cette intrigue, si ce n’est que le fils ne retrouve jamais ses habits, le pauvre. Le fils refuse finalement le trophée, parce que de toute manière, il le voulait pour son père et désormais, bof. Mouais. Il l’a gagné quand même et s’était foutu une pression de dingue, alors il aurait dû le garder.

Au cours de l’épisode, Bobby organise aussi des entretiens individuels en tant que capitaine. Je pensais que ça aurait plus d’importance que ça n’en a finalement dans l’épisode. Eddie passe le sien à se morfondre sur son premier rencard expéditif, alors apparemment le boulot n’a pas tant d’importance que ça dans cette caserne.

Ils sont tous beaucoup trop potes pour respecter encore une quelconque hiérarchie, j’imagine. C’est bizarre, je la trouve plus respectée et efficace dans Station 19, sans comprendre pourquoi. Inutile de dire que dans 9-1-1 Lone Star, la différence d’âge suffit à créer un bon rapport de hiérarchie… mais dans cette série, ce n’est pas ça.

Chimney y va tout confiant, mais ça ne se passe pas aussi bien que ce qu’il souhaitait. Comme son leadership n’est pas exceptionnel, Bobby décide de renvoyer son pompier à l’académie pour le remotiver. C’est du grand n’importe quoi quand on connaît leur amitié… mais c’est probablement ce que n’importe quel chef ferait.

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’académie, Chimney retrouve Ravi. Le bleu des saisons précédentes dont j’avais oublié l’existence est de retour dans la série, c’est une bonne chose. Bon, le but de Bobby en renvoyant Chimney à l’académie est assez clair, contrairement à ce que dit Chimney à Ravi : il souhaite voir Chimney prendre de l’assurance en leadership.

Cela tombe bien, il y a plein de recrues qui attendent son aide, et notamment Novak, un jeune futur pompier très prometteur. Il est le seul à réussir le premier exercice proposé par Chimney, qui consiste à sauver un bébé des flammes. Cependant, Chimney repère aussi que Novak a possiblement le vertige. Il décide donc de le tester ainsi, et l’exercice se déroule mal. Novak se fige en plein milieu du mur d’escalade, la recrue qui est à ses côtés essaie de jouer les héros et finit par s’éclater au sol (j’ai mal pour son épaule) et Chimney est obligé de l’aider à descendre.

Les rêves de Novak vole en éclats… mais ce n’est pas si grave : Chimney le repère capable de gérer très bien la pression et de supporter qu’on lui crie dans l’oreille. Il lui donne donc le contact de Maddie pour en faire une nouvelle recrue du centre d’appels. Je réitère ce que j’avais déjà dit en début de saison : j’aime bien l’idée de suivre un nouveau personnage au centre d’appels, c’est vraiment la partie que je préfère dans la série. Plus il y en a, plus on a de chances d’avoir des scènes, alors ça me va ! On verra si Novak deviendra un personnage récurrent… mais j’en doute.

En effet, Chimney essaie de comprendre aussi pourquoi Ravi reste instructeur à l’académie quand il pourrait être pompier ailleurs, et c’est clairement le but de l’épisode. À mes yeux, instructeur, c’est un bon job, non ? Apparemment, c’est mal vu dans la série.

On découvre donc que Ravi s’y planque pour ne pas avoir à faire face à des interventions difficiles. Il a dû sauver les personnes d’une voiture suite à un accident : un père et ses deux enfants. Malheureusement, il n’a pu sauver que le père et un des enfants, quand le deuxième enfant est mort. Ce qui le hante, ce n’est pas le petit qui est mort, mais… le père qui voulait tuer ses enfants et qu’il a sauvé.

Effectivement, c’est violent… Mais de là à gâcher toute sa carrière ? Nope. Chimney nous ramène Ravi à la caserne. J’espère qu’on le verra plus souvent, à nouveau. Ceci dit, j’espère encore le retour de Lucy qui a disparu du jour au lendemain, hein. Je ne sais pas, une cheville cassée, ça ne justifie pas de disparaître si longtemps. En plus, j’aimais vraiment beaucoup le personnage, peut-être aussi parce que j’adore l’actrice.

Il faut encore que je revienne aux entretiens à la caserne. Celui de Buck se passe plutôt bien, même s’il est forcé de convaincre son capitaine d’arrêter d’être trop sympathique avec lui et de le laisser s’en tirer de tout suite à son accident. Il le regrette vite quand ça se retourne contre lui, avec Bobby lui demandant de lui renvoyer l’ascenseur et de lui faire son évaluation.

Oui, c’est l’obsession de Bobby, allez comprendre pourquoi. L’épisode garde toutefois Hen en dernier entretien, et tout s’y passe bien. Hen finit par en parler avec Athena, n’appréciant pas de voir que Bobby a tout fait pour la mettre en confiance et parler d’honnêteté, juste pour qu’elle soit obligée de lui faire des commentaires. Elle noie toutefois le poisson face à Bobby, puis finit par se confier à Athena sur un tout autre sujet : le père de son fils qui lui fait peur maintenant qu’il est de retour dans sa vie. Je ne m’attendais pas à ce que cette intrigue soit traitée dans l’épisode, franchement, et ça a plutôt bien marché.

C’était logique de toute manière : on est sur tout un épisode qui nous montre le stress de devoir faire face à une performance. La sienne est d’accueillir le père de son gamin chez elle, et la conclusion fonctionnait plutôt bien, de même que la conclusion de l’épisode était chouette. On y voit Chimney tenter de donner son avis à son capitaine, mais être interrompu par l’alarme de la caserne.

Son avis ? Il aimerait que Bobby arrête de tout transformer en devinettes et en jeu… mais Bobby trouve ça trop fun pour arrêter, apparemment.

> Saison 6

 

Riverdale – S06E15

Épisode 15 – Things That Go Bump in the Night – 14/20
La série continue d’inventer de nouvelles règles indiscutables et de nouvelles explications improbables à chaque épisode, mais ce n’est même plus si choquant. C’est un peu comme l’absence de logique dans la série, on s’y fait et ça n’empêche pas d’aimer l’ambiance et tout un tas d’autres petits trucs perchés. En plus, les différentes intrigues de l’épisode se croisent plutôt bien pour une fois, alors j’ai eu ce que je venais voir.

Spoilers

Percival veut détruire Pop’s.

– This is all starting to make sense.
– Is it ?

Contre toute attente, ni les scénaristes ni Cheryl n’ont oublié Tony… Mais il n’empêche que nous retrouvons la rousse en plein flirt avec son ersatz de Geraldine. Qu’est-ce que c’est que ces lunettes, franchement ? Le flirt passe toutefois par l’évocation de la mort de la mère d’Heather et par une idée saugrenue de Cheryl qui souhaite monter une bibliothèque. Pourquoi pas ?

Les scènes entre elles s’enchaînent un peu trop rapidement au cours de l’épisode. Comme elles sont supposées avoir plein de travail avec la bibliothèque, elles prennent le temps d’un petit tirage de tarot. Tout semble bien parti pour l’amour entre elles… jusqu’à ce qu’elles découvrent la carte de la Tour, qui est un sombre présage pour le futur. Youpi.

Toni est donc présente dans l’épisode, une fois de plus. Nous reprenons avec elle l’intrigue de Baby Anthony que Kevin veut adopter… Bon courage à Fangs et Toni pour le coup : ils sont membres d’un gang et ont un passé de criminels, ce ne va pas être facile de garder leur bébé.

Tabitha est de retour dans cet épisode. Je me demande vraiment selon quelle cohérence les scénaristes ont décidé de la caser ou non dans les épisodes de la saison, mais j’aime vraiment le personnage. Son obsession du moment est de sauver Pop’s de Percival quoiqu’il arrive : elle propose ainsi à Archie (pourquoi ?) son plan le plus incroyable et merveilleux qui soit ! Elle compte ainsi démonter Pop’s pour le reconstruire ailleurs, dans un lieu plus sûr.

Elle en parle à Archie parce qu’il est à la tête d’Andrews Construction toujours. Archie est bien content de pouvoir offrir un job à ses anciens pompiers, potes de gymnase et Fangs. J’arrête de suivre la cohérence des projets professionnels de ces personnages qui ont des CV vraiment hallucinants. Bien sûr, Fangs est dans le coup parce que ça l’aide à redorer son image pour un juge encore hypothétique chargé de confier Bébé Anthony au(x) meilleur(s) parent(s).

Le chantier de cette idée extrêmement débile débute extrêmement rapidement : c’est le moment parfait pour voir Archie torse nu, non ? Eh bien, non, tout le monde garde ses vêtements comme dans le monde réel. Pire que ça, ils ont tous t-shirt et chemises. Le chantier avance, évidemment, mais il y a encore du mystère quand des objets se mettent à bouger et se détruire seuls ou quand Percival apprend ce qu’il se passe… et vient débaucher les hommes d’Archie. Le premier à accepter de bosser pour le maire ? Fangs, évidemment : on lui propose un contrat à long terme, c’est plaisant.

Les choses empirent encore le lendemain matin : alors qu’ils avaient vidé tout le restaurant dès le premier jour, ils reviennent pour mieux découvrir que leur camion est vide. Tout Pop’s est de nouveau installé comme au bon vieux temps.

C’est amusant à imaginer dans la vraie vie, mais bon, dans la vraie vie, ils ont juste tourné tout ça dans le désordre. Dommage, tout de même. Le second jour voit aussi un accident de travail étrange, avec une électrocution provoquée par un jukebox qui s’allume tout seul. Tabitha accuse bien sûr Percival de tous les maux, pour finalement se rendre compte que la réalité est ailleurs : Pop’s est hanté par les fantômes du passé, tout simplement. Ce sont eux qui font tout pour que le restaurant reste en place.

Alors qu’Archie voit tous ses employés décider de le quitter pour bosser avec le nouveau maire, Toni découvre que Fangs travaille pour Percival et elle n’aime pas du tout l’idée. Elle a encore une once de jugeotte, c’est vraiment inattendu. Et plutôt bienvenu, j’imagine, parce que ça manque vraiment dans la série ; particulièrement dans cet épisode.

En attendant, Tabitha fait appel à Cheryl pour tenter de comprendre ce qu’il se passe à Pop’s avec les fantômes qu’elle a réussi à voir un instant. Cheryl débarque donc au restaurant avec Heather et à elles deux, elles parviennent à invoquer des esprits qui ont toutes les réponses dont la série a besoin en ce moment. Si ça fait plaisir d’avoir un fil rouge cette saison, tout est tellement raconté dans tous les sens que ça en devient drôle.

La série nous invente donc de nouvelles règles qui n’ont aucun sens : les fantômes de Pop’s ne veulent pas que le restaurant soit détruit car ils doivent être témoins du combat final. Pourquoi ? Mystère. S’ils ne le sont pas ? Percival gagne, évidemment. C’est pour cela qu’il veut détruire le restaurant, pour cela mais aussi pour construire le train fantôme qui, d’après Heather, permet à son conducteur (Percival donc ?) de dominer le monde des vivants et des morts. Comment elle le sait ? On s’en tape apparemment. Est-ce que ça veut dire quelque chose ? D’après Tabitha, tout ça est clair. D’après Cheryl, non. Merci Cheryl.

Comme toujours, il faut toutefois accepter les réponses qu’on nous donne. Tabitha propose alors aux fantômes de démonter quand même Pop’s mais de se dépêcher de le remonter – même si on ne sait toujours pas où. Cela évite à leur ether de se disperser… C’est logique, non ?

Non, mais bon, elle a trouvé une solution : elle décide d’installer tout le matériel de Pop’s à l’El Royale, pour que ça puisse préserver les fantômes. Voilà donc l’El Royale qui se retrouve hanté par Pop’s, tandis qu’Archie, lui, trouve une solution avec ses employés. Il se réconcilie avec son oncle qui accepte de se faire passer malade (lui… et tous ses collègues ??) auprès de Percival pour aider son neveu à sauver le diner. Merveilleux. Tout est bien qui finit bien ? On dirait.

Archie peut ainsi passer une jolie soirée à embrasser Betty. Elle aussi a plein de choses en cours dans l’épisode, pourtant, évidemment. Betty a découvert un énième secret de famille glauque dans l’épisode précédent, avec sa mère complice de meurtre… et elle le raconte aussi à sa collègue du FBI qui semble elle aussi être sortie tout droit d’un campus universitaire. La collègue hurle à la tension lesbienne en plus – retenons son nom : l’agent Drake, Jillian, qui souhaite enquêter sur le tueur du sac poubelle. Allez, ce sera elle donc.

Une fois qu’elle a fini de séduire malgré elle sa collègue, Betty décide de débarquer chez Archie (qui a de nouveau un chien, pourquoi pas ?) pour lui demander d’emménager chez lui. Voilà qui va sacrément vite. Même si Betty décide de vivre chez Archie, elle rentre tout de même chez sa mère pour récupérer des affaires. Les scénaristes nous ressortent de nulle part l’existence des jumeaux de sa sœur, histoire de nous fournir un Caramel 20 : Butterscotch, le chat tout nouvellement offert par Alice aux jumeaux.

Le problème ? Betty se rend compte que son neveu a envie de faire du mal à son chat, parce qu’elle lit son aura maléfique. Elle récupère le chat avec elle (Bingo, le chien, sera ravi ?) et l’éloigne de Dagwood (encore un dont j’avais oublié le nom). Plutôt que de parler de ce qu’il se passe de manière logique à Archie (ou même Veronica, d’ailleurs), elle décide de se confier à… Jillian.

Cela n’a aucun sens, mais ça m’amuse tout de même que Betty soit assez débile pour confier son secret à une nouvelle collègue si rapidement. Et bien sûr, Jillian est de bons conseils, proposant que les jumeaux soient simplement testés pour voir s’ils ont le gêne du serial killer. Le but est de comprendre la vraie menace qu’ils représentent ainsi que de savoir pourquoi Betty ne détecte pas d’aura chez le tueur des Sacs Poubelles. Elle n’en voit pas non plus autour de Jillian, comme c’est étrange.

Le test finit par montrer que c’est Juniper qui a le gène des serial killer, laissant Betty supposer qu’elle ne voit finalement pas les aura de ceux ayant ce gène. Partant de là, elle décide de faire le test sur tous les gens dont elle a vu une aura… Ce qui est débile ? Pour prouver son truc, il serait plus simple de trouver des serial-killers et de tester la théorie, plutôt que de faire l’inverse. En tant qu’agent FBI, ça ne doit pas être si difficile.

Pourtant, elle ne semble pas avoir cette idée… C’est inquiétant, franchement. C’est inquiétant aussi qu’elle ne se rende pas compte que Jillian essaie vraiment de la mettre dans son lit, hein. Au moins, c’est à peu près bien joué, contrairement à Alice : elle débarque dans les locaux du FBI pour engueuler sa fille qui lui a retiré les jumeaux. Concrètement, elle a décidé de les kidnapper ? Je veux dire, elle a beau être du FBI, c’est de ça qu’il s’agit, non ? Tout le monde s’en fout de toute manière : le but est juste que Betty perçoive l’aura dangereuse de sa mère, ce qui met à mal sa théorie, puisque sa mère aussi a le gène du serial killer normalement.

Pour ne rien arranger à ses affaires, Betty confie aussi à Jillian, sa nouvelle meilleure amie, en toute fin d’épisode qu’elle a vu l’aura « chez quelqu’un d’autre avec le gène ». Elle-même. Mais… Pour qui est-elle un danger ? Tu parles d’un cliffhanger !

Autrement, cet épisode essaie de trouver une occupation à Jughead. Ce n’est pas évident, mais la série sait tirer tous les cheveux possibles pour y arriver : Veronica lui propose en effet de jouer les médiums dans son casino. C’est gagnant-gagnant : ça redonne de la pub à son casino en perpétuelle faillite et ça permet à Jug de se faire un peu d’argent.

Allez, en vrai, ça fonctionne et c’est une suite logique des intrigues en cours. On oublie un peu le poison de Veronica dans cet épisode pour se concentrer sur le talent de Jug, comme ça. Le problème, c’est que Reggie assiste à tout ça et décide d’aller faire chanter Veronica. Il est content de se dire que ce chantage pourrait lui rapporter gros : il menace de dévoiler ce qu’il sait de ce qu’elle a fait à son père pour récupérer sa part de l’arrangement entre Jug et Veronica.

Oui, apparemment, ça rapport très gros ce genre de tour de magie. C’est tellement n’importe quoi que ça me fait rire de voir Veronica complètement flippée. Elle demande ainsi à Jug d’effacer les pensées de Reggie… Allons bon. Cela paraitra évidemment à n’importe qui ayant vu la série jusqu’ici (ou lu une seule de mes critiques) que c’est évidemment ce qu’il se passe.

C’est dommage : cette histoire de pouvoirs, j’adore, je trouve que ça peut vraiment servir pour plein de raisons et nous permettre d’avoir des intrigues chouettes… mais c’est trop développé n’importe comment, parce que c’est Riverdale. Bref, Reggie perd donc la mémoire quand Jug déchire quelques pages des comics de ses souvenirs, mais il sait tout de même que quelque chose est arrivé.

Cela énerve clairement Reggie qui finit par s’en confier à Percival. Celui-ci découvre donc le renforcement des pouvoirs de Jug, alors qu’il est aussi sur le point d’apprendre qu’Archie est de nouveau invulnérable. En effet, Betty découvre que Frank ment à son neveu et a de mauvaises intentions, ce qui mène à une confrontation entre Archie et son oncle. Et l’oncle est vraiment devenu méchant : il est prêt à détruire tout Pop’s (mais d’où ça sort ?) et à se battre contre Archie pour arriver à ses fins. Il est toutefois obligé de battre en retraite.

Finalement, Pop’s et les esprits s’installent donc à l’El Royale, et ça fait plaisir à Pope. Tout va bien, quoi. Tout va bien aussi pour Cheryl : elle s’assume comme sorcière auprès d’une Heather qui déclare l’être et lui montre même ses dons pour allumer les feux. Eh, elle a même ravivé les flammes de la passion entre elles apparemment !

 

Compteur d’Archie à poil : Il a eu des occasions, mais il ne fait plus tellement d’efforts !