The 100 – S07E09

Épisode 9 – The Flock – 18/20
Cet épisode conserve bien du suspense sur de nombreux éléments, mais il commence aussi à délier certains des nœuds qui me prenaient vraiment la tête depuis le début de la saison, notamment en ce qui concerne l’emboîtement des différentes histoires les unes dans les autres. Je vois un peu mieux vers quoi on se dirige et je commence à déchiffrer l’échelle qu’il nous manque encore. Quant aux intrigues en elles-mêmes, il y en a une qui me passionne et une autre qui me laisse encore bien perplexe pour l’instant.

> Saison 7


Spoilers

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Are we here to talk or fight?

Bon, le résumé des épisodes précédents me rappelle à quel point je suis paumé dans une partie de cette saison, et surtout me confirme que finalement Bardo est bien en décalage avec les autres planètes. C’est logique, les 5 ans à Skyring et 45 jours à Bardo d’Octavia se sont déroulés en quelques secondes après tout.

L’épisode reprend donc trois mois plus tôt à Bardo, où Echo, Hope, Octavia et Diyoza ont accepté de devenir de gentilles petites disciples d’Anders, des soldats prêtes à tout pour protéger la planète. Admettons. Il les emmène pour cela dans une petite balade en ascenseur, vers la surface de sa planète. On découvre alors l’extérieur de Bardo. La planète est dans un sale état, avec des orages électromagnétiques et des ruines. Il est surtout question d’une guerre qui a laissé cette planète dans cet état, mais on ne sait toujours pas contre qui. Une chose est sûre, une nouvelle guerre contre ce même ennemi se prépare, et c’est contre cet ennemi que les filles acceptent de se battre.

De retour en salle d’entraînement, Diyoza retombe nez à nez avec Levitt, à qui elle reproche d’avoir voulu les tuer. Effectivement, la surface de la planète ne donne pas trop envie de s’échapper par là, avec des sortes de cristaux biochimiques s’attaquant à toutes les formes de vie. Il se défend comme il peut, leur expliquant qu’il voulait juste gagner du temps. Maintenant qu’elles sont des recrues de l’armée de Bardo, elles découvrent que leurs sentiments vont être trafiqués, évidemment.

Avant d’en arriver là, elles ont droit à quelques entraînements avec d’autres recrues de l’armée, ce qui est honnêtement une perte de temps et d’énergie physique pour elles, mais le but est de les briser mentalement. Les filles n’ont aucun mal à prendre le dessus sur les autres recrues, ce qui est plutôt sympathique.

Par contre, Levitt révèle qu’il en sait encore plus : il parle à Anders pendant qu’Octavia s’entraîne, expliquant qu’il a envie que les femmes soient mises au courant de l’ensemble de la cause pour laquelle Bardo se bat, puisqu’ils manquent de temps avant l’arrivée de Clarke, Raven et les autres. Ah, ils sont déjà au courant de leur arrivée possible ?

Seulement, Anders n’est pas d’accord : il veut surtout qu’elles aient foi en sa cause, par-dessus tout. Reste à savoir de quelle cause il s’agit exactement, parce que j’imagine que ça ne peut pas être simplement de vouloir retrouver la Flamme, ce serait un peu faible comme argument.

Pour mieux les convaincre et les rallier à sa cause, Anders manipule bel et bien nos héroïnes. Il leur implante de nouveaux souvenirs : ainsi, Diyoza se retrouve prisonnière, forcée de voir sa fille être menacée de mort et être sauvée par Anders, au beau milieu de Skyring. Il s’agit en fait d’un test, qu’elle échoue : Anders déclare que Hope devient aussitôt un bébé qui lui appartient et qui appartient à la Cause où tout le monde pourra s’occuper d’elle.

Le problème, c’est que Diyoza refuse l’idée. Anders la réveille donc de ce cauchemar pour lui expliquer qu’elle doit abandonner son instinct maternel si elle veut vraiment faire partie de son armée : les meilleurs guerriers n’ont pas d’attache… Il faut alors leur expliquer comment marchent les naissances à Bardo : les grossesses ont lieu ex-vitro. En effet, les embryons grandissent sous surveillance scientifiques et la naissance a lieu sans passer par le ventre d’une femme, ce qui permet d’éviter les congés maternité et les galères d’avoir des soldats à l’arrêt.

Le but est d’avoir une armée toujours efficace, ce qui passe aussi par le nombre : il y a ainsi 25 embryons en cours de croissance, un nombre égal au nombre de disciples tués par nos héros depuis le début de la saison. Tout cela est quelque peu choquant pour les femmes, même si la perspective de ne pas avoir quelqu’un qui lui écrase à nouveau les reins fait plaisir à Diyoza.

Dans tout ça, on sent rapidement émerger une situation problématique, avec Hope qui n’est pas prête à être réduite au silence et Echo qui est habituée à l’être et suivre des ordes. En revanche, comme toujours Diyoza est la plus maligne. Elle demande ce qui arrive en l’absence de parents : les enfants vont à l’école, tout simplement, où ils peuvent être éduqués et lobotomisés bien simplement. À nouveau, cela ne plaît pas du tout Hope qui n’hésite pas à se faire remarquer face à Anders. Une vraie adolescente dans son comportement celle-là, je vous jure !

Cependant, on sait qu’elle a tort vis-à-vis de la mission de cet épisode, qui est de s’intégrer à Bardo pour pouvoir les renverser de l’intérieur. Echo engueule alors Hope une fois dans sa chambre, pour lui rappeler qu’elles sont constamment surveillées et qu’Hope ne met pas assez du sien pour faire semblant de vouloir devenir une disciple. Tout le problème, c’est que faire semblant ne peut pas suffire dans ce cas-là, et c’est bien pour ça qu’Echo la réprimande.

Octavia s’y met elle aussi, essayant de lui expliquer qu’il faut qu’elle maîtrise sa colère. Oh, l’absence d’Hope en fin d’épisode précédent commence à se dessiner de manière bien atroce : elle va être trahie par les trois autres à défaut de réussir à maîtriser ses émotions. Sans surprise, Echo est la première à réussir à le faire et à passer les tests, mais c’est aussi la plus compétitive, donc celle qui ne veut surtout pas rater l’entraînement. Quant à Diyoza, elle reste bien silencieuse dans l’éducation de sa fille… On sent qu’elle met la priorité sur son entraînement, en fait.

Cet épisode est vraiment sympathique puisque l’on découvre vraiment le fonctionnement de Bardo, à défaut d’avoir des réponses à tout ce qu’il se passe. Mieux que ça, on découvre tout de même que la base contient des cristaux biochimiques qui pourraient achever de tuer tous les disciples sur la planète : ce sont les mêmes que ceux attaquant à la surface. Bien. Ils ont donc une jolie arme nucléaire à disposition, ce qui aura inévitablement un impact plus tard dans la saison.

Lors d’un test de tir, Echo est celle qui comprend le mieux comment tout cela fonctionne. Elle contrôle parfaitement la situation, n’hésitant pas à tirer à blanc sur ses amies pour être la première à réussir le test, et donc la meilleure élève, face à Anders qui est content de voir une guerrière si efficace rejoindre progressivement ses rangs.

Le problème, c’est qu’au passage, Levitt se trahit totalement à s’occuper un peu trop d’Octavia. Il est mignon comme tout, mais Anders remarque le rapprochement évidemment. D’ailleurs, le rapprochement continue le soir-même, avec une petite visite de l’homme dans la chambre d’Octavia. Il lui annonce qu’elle est niveau 2, alors qu’il est niveau 11. Elle sait qu’elle vaut mieux que ça et n’hésite pas à le chauffer ensuite. Ils prétendent l’un et l’autre ne rien ressentir, mais bizarrement ils finissent tous les deux par se dénuder sur le lit dis-donc.

En parallèle, on suit Hope débarquer auprès d’Echo avec un lance-flamme, pour la convaincre d’aller bousiller les réserves d’oxygène de Bardo avant qu’on ne les stoppe. Hmm… Il s’agit évidemment d’un test, non ? Elles ne sont que toutes les deux, c’est obligatoirement une autre simulation, même si les scénaristes veulent nous faire croire que non. Echo essaie de raisonner Hope, mais ça ne plaît pas du tout à la jeune qui finit par se lancer dans un combat.

Le combat finit par mener à la mort d’Hope… ce qui nous révèle qu’il s’agit bel et bien d’un test, bien sûr. Echo le réussit sans problème, en tuant Hope, ce qui fait que Levitt lui explique qu’elle va pouvoir passer au niveau supérieur. À l’inverse, Hope est incapable de passer le test et de tuer sa mère, restant encore et toujours dans sa haine. Elle est incapable de tuer sa mère, quand de leurs côtés Octavia et Diyoza n’ont aucun mal à tuer la petite qu’elles ont élevée pendant cinq ans.

Echo est bien sûr celle qui réussit le plus son entraînement, comme cela nous est rappelé en permanence dans l’épisode. C’est ainsi qu’Anders lui confie la responsabilité de choisir la punition qu’Hope mérite à ne pas réussir à faire taire ses émotions. Après un regard de dépit, Echo décide donc d’envoyer Hope se repentir pendant cinq ans sur Skyring. Elle est brillante, mais ça fait de la peine à Diyoza et Octavia de voir ce qu’il advient d’Hope. Génial. Heureusement qu’Hope et Echo viennent de passer cinq ans ensemble à Skyring, hein.

Elle va encore se prendre cinq ans dans la tronche en un rien de temps, ça promet. J’imagine qu’elle pourrait croiser Bellamy pendant ce temps… Il commencerait à être temps de nous le ramener. Je l’imagine quelque part avec Gaia pour l’instant ; et pourquoi pas sur Skyring ? On sait que Gaia, un soldat de Bardo et Bellamy ont tous les trois été aspirés par le vortex à un moment ou un autre. Ils pourraient être sur une autre planète qu’on ne connaît pas aussi… Quant à Bellamy, OK, on ne le sait pas, mais bon, tout le monde sait qu’il faudra plus qu’une petite explosion pour venir à bout de lui ! Bref, je reparle de tout ça en fin de critique, parce que c’est pas tout le temps, mais ça commence à être long et il reste toute une partie de l’intrigue à traiter là !

Pendant ce temps, à Sanctum, c’est toujours le bordel, mais on ne s’y attarde pas trop, heureusement. On passe un peu de temps là-bas, tout de même, et on reprend avec Emori qui est donc prise en otage par Nikki. Celle-ci profite de l’occasion pour tenter de gagner encore plus de pouvoir et lance donc un appel sur les haut-parleurs de la ville pour s’assurer qu’on vienne lui livrer au plus vite « Daniel » (donc Murphy), Russell et… Raven. Elle lui en veut encore pour la mort de l’autre avec les réacteurs dis donc.

Murphy est prêt à se précipiter au palais pour cela, mais Indra revient pile à ce moment-là, avec de mauvaises nouvelles. En effet, elle était partie chercher des nouvelles de Clarke et des autres… Tout ce qu’elle a trouvé, ce sont les cadavres des disciples, mais aucun indice ne peut l’aiguiller sur l’endroit où le petit groupe s’est volatilisé. Clarke a bien compris comment fuir ses responsabilités face à la géopolitique de Sanctum, quand même.

Raven a disparu, c’est donc problématique qu’elle soit demandée en plus de Russell et Murphy. Ils ont dix-huit minutes pour la sauver, elle et tous les otages, parmi lesquels tous les adorateurs des Premiers. Ainsi, Murphy propose de libérer Sheidheda pour sauver Emori, mais ça ne plaît pas du tout à Indra. C’est toujours le problème, ça, quand on laisse en vie un homme capable de tous les tuer et de renverser une fois de plus l’échiquier de la série.

Indra finit tout de même par céder et négocier une liberté relative avec Sheidheda qui cherche quelqu’un pour jouer aux échecs avec lui. J’ai toujours espoir pour le Bingo moi, il y a des plateaux d’échecs absolument partout… Par chance, Sheidheda a aussi les souvenirs de Russell : il a donc connaissance de l’existence d’un tunnel sous le palace. Il en parle rapidement à nos héros et un plan peut donc se mettre en place, en grande partie sans nous, hors écran. Tant mieux.

Quand on revient dans le palais de Sanctum, c’est pour mieux y voir Murphy et Russell débarquer et se constituer prisonnier. Comme toujours Murphy s’inquiète avant tout pour les enfants qu’il veut faire évacuer, en vain. Raven n’est pas là, alors ça ne marche pas. Murphy est alors forcé d’expliquer qu’il n’est pas le Premier que tout le monde veut qu’il soit. Emori n’a plus le choix que de suivre, même si Murphy lui explique qu’Indra est sur le point d’arriver.

Elle a bien de la peine de devoir renoncer à son pouvoir, quand même. C’est ensuite au tour de Russell de passer devant son peuple, expliquant qu’il n’est plus un Premier, et que le dieu adoré par le peuple de Sanctum était fort faible d’esprit. Le seul problème, c’est que tout ça ne suffit pas à calmer Nikki, qui est énervée de voir que Raven n’est pas là.

N’appréciant pas qu’on se foute d’elle, elle décide de tuer les otages, en commençant évidemment par Emori, qui était aussi présente lorsqu’il était question de s’occuper des radiations, mais qui a survécu. Pour sauver Emori, Murphy annonce alors qu’il s’agissait de son idée de faire appel à eux pour s’occuper des radiations, pas de celle de Raven et d’Emori. C’est tellement mignon à voir. Il fait tout pour protéger aussi vite que possible Emori, y compris lorsqu’Indra donne l’assaut, quitte à y laisser sa vie. L’évolution du personnage est belle sur ce coup-là : il passe sa vie après celle d’Emori, et c’est dingue quand on repense à ses débuts à lui, prêt à toutes les crasses possibles pour survivre.

Dans tout ça, Nikki est complètement cernée cette fois, alors elle abandonne ses rêves de grandeur et de prise de pouvoir. Certes. Par contre, le peuple de Sanctum commence à se retourner contre Russell, donc contre Sheidheda. Cela arrange bien Indra de voir qu’il est cerné à son tour par ses disciples qui veulent le voir mourir, mais ce n’est vraiment pas une bonne idée de le laisser seul, je trouve.

C’est pourtant ce qu’elle fait, se disant que son problème va être réglé si elle les laisse régler le cas de Sheidheda. Alors là, vraiment, je n’ai pas compris Indra : elle le laisse donc seul et ferme les portes derrière elle, ordonnant qu’on ne les rouvre pas. C’est si con… Elle aurait pu au moins donner un flingue aux hommes de Sanctum, pour régler le problème plus rapidement, voire tuer elle-même Sheidheda.

Ce n’est cependant pas ce qu’elle fait, ce qui permet à Sheidheda de prendre le contrôle du groupe, par la terreur, de manière bien simple. Il n’est finalement pas du tout blessé comme tout le monde le pensait et peut donc commencer à s’en prendre à ses disciples.

Oh, Murphy est assez malin pour comprendre ce qu’il se passe à l’extérieur de la pièce, mais lorsqu’il veut faire demi-tour, il est confronté aux hommes de Wonkru, sous les ordres d’Indra, qui refusent de le laisser entrer. Cet idiot de Murphy a alors la bonne idée de leur dire qu’ils vont permettre à Sheidheda de reprendre le pouvoir… Heda ? Un commandeur encore en vie ? Evidemment que les hommes de Wonkru ouvrent la porte dès lors qu’ils entendent parler Trigedaslang derrière la porte. Et Indra ? ELLE S’EST BARRÉE SANS UN REGARD EN ARRIERE !

Putain, Indra, tu nous as habitués à mieux. L’épisode se termine sur un plan de Russell/Sheidheda qui a tué ou blessé à lui tout seul tout le groupe qui comptait s’en prendre à lui. C’est un peu gros quand même, seul contre tous, même si c’est un excellent guerrier, c’est énorme. Sans surprise, face à la vision terrifiante de la salle ensanglantée, les hommes de Wonkru s’agenouillent devant Sheidheda qui nous dit en Trigedaslang que son combat… commence.

D’ailleurs, ça me fait penser que pendant son test, Octavia lance un petit « ton combat est fini » à Hope, mais pas en Trigedaslang, seulement en anglais. Elle est vraiment lobotomisée… J’avoue que la fin d’épisode est plutôt badass et que le retour de Sheidheda est intéressant, mais il le serait possiblement plus si on avait eu à voir avant dans la série toute la terreur qu’il a semée.

J’espère qu’on aura la suite dès la semaine prochaine, mais mes différents sites m’indiquent que l’on est bon pour une pause. En farfouillant un peu internet, j’ai trouvé une prochaine diffusion US le 5 août, ce qui nous force à attendre le six. RDV dans deux semaines donc…

Cela nous donne presque envie de pouvoir nous aussi avoir quelques anomalies temporelles ! À ce sujet, il se passe tellement de choses à Sanctum depuis le départ de tous nos héros que je crains le pire… Le seul moyen de s’en sortir maintenant serait que Murphy et compagnie rejoignent Bardo à un moment. On sait déjà, avec les décalages temporels, que Clarke et tous les autres n’y retourneront pas, car ils seraient déjà là autrement. Vraiment, cette dernière saison est un casse-tête assez incroyable au niveau de la chronologie, et tout est monté sans dessus-dessous volontairement pour nous embrouiller.

Cette fois, je pense que j’ai réussi à faire le point : à Skyring le temps passe très lentement, à Bardo lentement et à Sanctum normalement. Pour l’instant, j’imagine un schéma du genre 1 an à Skyring = 1 journée de Bardo = 1… seconde de Sanctum ? Cela va poser problème dans ce cas si Bellamy a bien fini à Skyring, parce que ça lui ferait une petite soixantaine bien mûre là. Ils vont nous pondre une autre planète, c’est obligé.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S07E08

Épisode 8 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

Saison 7


Spoilers

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I have faith… and mathematics.

Quel magnifique titre d’épisode pour une saison qui s’amuse à jouer avec le temps… Et quel résumé qui ignore totalement l’épisode précédent et recommence comme si de rien n’était sur la même première scène que l’épisode précédent, il me semble. J’ai sincèrement cru que je m’étais trompé d’épisode.

Finalement, ce n’est pas le cas. Le but est simplement de nous rattraper sur ce qu’ont fait les filles pendant l’année de Deke et Mack. Elles n’ont pas eu le temps de faire grand-chose en fait, et on ne voit même pas Daniel et Daisy tellement il n’y a rien à dire. En quatre minutes, l’épisode nous couvre tout ça, nous révélant que le Zéphyr est simplement en surchauffe, d’où le bond dans le temps non maîtrisé.

Pour le coup, c’est mieux géré que d’autres séries ayant le problème de bonds dans le temps. Cette fois, en effet, le Zéphyr passe de janvier 1982 à mai 1983. Malheureusement, avec seulement vingt minutes pour retrouver la trace de Mack et Deke, May, Jemma et Yoyo n’arrivent pas à remettre la main sur leurs collègues. Elles ont bien conscience que les quelques secondes qui passent pour elles sont pourtant cruciales pour eux.

Au bond suivant, elles atterrissent en septembre 1983. Grâce à Enoch et Jemma, le bond suivant est calculé pour les faire revenir le 6 octobre : c’est là que Jemma explique à May et Yoyo qu’elles ont vingt jours pour retrouver Deke et Mack. C’est tout de suite beaucoup plus clair cette fois, par rapport aux questions que j’avais lors de l’épisode précédent. J’ai bien aimé tout ça, surtout qu’il est précisé que Fitz n’a aucun contrôle sur ce qu’il se passe : le Zéphyr fait ses bonds tout seul, en étant toujours au même endroit à chaque fois.

Cette fois, ça n’a plus rien à voir avec les Chronicons donc. L’épisode répond en quatre minutes à toutes les questions qu’il nous restait, et c’est tant mieux, car on peut se lancer dans la suite grâce à ça, avec le retour de toute l’équipe à bord du Zéphyr. Jemma a eu à peine une demi-journée pour faire face à tout ça, mais sa journée est loin d’être terminée : en effet, elle se rend compte que les bonds du Zéphyr sont de moins en moins espacés dans le temps.

Autrement dit : le Zéphyr a vingt minutes avant d’être réduit à néant, et eux avec, parce qu’il s’agirait de se voyager dans le temps au sein de la même seconde… pas vraiment pratique. La bonne nouvelle, en revanche, c’est qu’ils ont deux jours en 1983 avant que ça n’arrive : pendant que le Zéphyr continue de voyager dans le temps, certains agents peuvent rester en arrière. Et avec un peu de chance, le pouvoir de Yoyo pourrait les sortir d’affaire.

Daniel est complètement paumé, c’est génial, et je soupçonne un paquet de fans de l’être aussi. Même moi, il m’a fallu un peu de temps pour m’en sortir de ce qu’il se passait, mais ça se tient. Reste à savoir quoi faire des deux jours que les agents peuvent avoir devant…

Daisy est finalement celle qui apporte la solution : il suffit de faire appel à sa mère pour réparer Yoyo, parce qu’elle sait comment réparer les pouvoirs inhumains cassés. Aaaaaaaah ! J’adore l’idée de revoir Dichen Lachman, parce que je l’adore, et qu’en plus, ça donne l’espoir d’une scène entre elle et Enver Gjokaj, comme à la belle époque de Dollhouse.

En attendant, il faut ressusciter Coulson, encore une fois. Daisy résiste à l’envie de venir voir sa mère, mais bon, je la comprends, vu son passé familial. May est évidemment la pilote qui emmène Yoyo au sanctuaire d’After Life, la communauté de Jiaying, alors que le reste de l’équipe reste dans le Zéphyr. Pour simplifier les choses, Coulson, Daniel, Daisy, Jemma, Enoch et Deke vont passer l’épisode en vingt minutes au sein du vaisseau, alors que le duo May/Yoyo, beaucoup mis en avant depuis ce début de saison, a deux jours pour tenter de soigner Yoyo – qu’on appelle beaucoup Elena dans cet épisode, dis donc. Faut dire, elle n’est plus vraiment un yoyo.

Les deux femmes trouvent sans mal After Life, mais elles sont confrontées d’abord à une femme qui tente de s’échapper de là. Elles décident d’ignorer autant que possible le problème, préférant réclamer Jiyaing. Cela leur permet donc de rencontrer la mère de Daisy bien avant l’heure, et c’est génial à voir, parce que je suis tellement heureux de retrouver l’actrice et le téléporteur de la saison 2.

Bien sûr, Jiyaing est une paranoïaque protégée par un homme de main, Lee, mais elle finit par faire confiance à May et Yoyo lorsque cette dernière lui prouve qu’elle est bien inhumaine en touchant LE fameux Graal de la saison 2. J’adore l’idée de faire tous ces rappels aux saisons précédentes, de manière si fluide, sans avoir besoin de réintroduire quoique ce soit. Et puis, ça ajoute de l’humour d’avoir Yoyo qui doit le toucher avec son visage.

Convaincue qu’il y a un problème avec le pouvoir de Yoyo, Jiyaing accepte donc de l’aider, alors que May se fait remarquer comme empathique lorsque Lee essaie de l’attaquer. Bien qu’elle ne dise rien quand ça arrive, May est immédiatement grillée par Jiyaing qui décide de profiter de ce don pour aider à soigner Yoyo. Il est en effet révélé qu’elle n’a aucun problème biologique comme elle le pensait. Les tests de Jiyaing sont formels… son problème est psychologique.

On s’en doutait, mais j’aime bien la manière dont tout ça est amené progressivement depuis le début de saison : ça a posé problèmes plusieurs fois, elle a eu le temps d’éviter le problème avant d’y être confronté, exactement comme May avec son propre problème. Quel développement vraiment bien écrit. J’adore cette série, vraiment.

Le problème peut en plus être réglé assez vite : Jiyaing propose un peu de méditation pour les aider, mais ça ne colle pas vraiment avec le caractère de nos deux héroïnes. Sans surprise, May propose donc plutôt un combat d’entraînement pour réussir à débloquer les émotions de Yoyo. May embrasse donc vraiment le rôle de mentor de l’inhumaine, mais aussi celui de guide spirituel qui parvient à les guider en une scène bien rapide parmi ses émotions – les Shrikes, le meurtre de Ruby (!), le premier vol de Yoyo qui a provoqué la mort de son oncle. AH.

C’est vite réglé, donc, contrairement au problème qui a été introduit en parallèle avec l’existence de Kora (ou Cora ?), l’inhumaine croisée par Yoyo et May lors de leur arrivée à l’After Life. Et oui, c’est ça qui fait vraiment le cœur de l’épisode : Jiyaing et ses inhumains ne parviennent pas à la contrôler. Si elle veut s’enfuir, c’est parce qu’elle est effrayée par ses pouvoirs : de toute évidence, elle explose et ne parvient pas à contrôler ses pouvoirs.

Cela l’embête et fait qu’elle s’enfuie pour se suicider, même si May est heureusement capable de la comprendre. Heureusement, oui, mais il y a un problème tout de même : Nathaniel est toujours en vie et il débarque pour convaincre Kora que c’est fun de perdre le contrôle et qu’elle n’a pas forcément à écouter ce que lui dit Jiyaing. Putain, il est bien informé, merci les Chronicons.

Le problème, c’est donc qu’Hydra débarque à After Life pour mener une opération dans les intérêts de Nathaniel. Il veut évidemment faire une petite moisson d’inhumains… Et il la fait sans problème. Au passage, on découvre que Yoyo ne maîtrise toujours pas bien ses pouvoirs. Kora est finalement confrontée à Jiyaing au dernier moment, alors que May et Yoyo découvrent que Nathaniel a réussi à récupérer les pouvoirs de Daisy. C’était si improbable et impossible normalement, c’en est frustrant !

Bon, tout ça part rapidement en vrille pour les personnages que l’on aime déjà en tout cas : Kora pète son câble contre Jiyaing qui s’occupe mieux d’elle que de Daisy, allant jusqu’à dire qu’il s’agit de sa fille. J’ai bien aimé le regard de Yoyo à un moment, ça en dit long sur ce qu’elle pense de Jiyaing… Il n’empêche qu’il est hors de question de laisser Jiyaing aux mains de Nathaniel. Ainsi, Yoyo et May s’arrangent pour la sauver grâce au téléporteur, tout en lui laissant une montre du S.H.I.E.L.D pour lui donner un point de RDV sûr quand elles arriveront à en sécuriser un. Kora, elle, s’attaque à Lee qui est pris en otage avec quelques autres inhumains.

Il ne reste plus qu’à rentrer pour Yoyo et May, même si tout le but de leur mission est un échec assez cuisant, Yoyo ne maîtrisant pas ses pouvoirs. En plus, elles sont en retard, ce qui fait qu’elles sont obligées d’attendre le rebond suivant du Zéphyr. Certes, il est proche… mais ça ne leur laisse qu’une chance pour réussir à l’atterrissage.

Pendant ces deux longues journées, le Zéphyr continue évidemment d’être sur le pont de guerre. Ils ne peuvent se permettre de perdre le vaisseau, ce qui fait qu’ils passent les vingt minutes que représentent pour eux ces deux jours à travailler autant que possible à trouver une solution. C’est intéressant, parce qu’on se retrouve avec Mack, Daniel, Deke et Enoch qui bossent ensemble. Il n’y en a pas un seul qui vient de la même époque temporelle, quand même, et leurs efforts sont vains. Ca ajoutait un peu d’humour…

Mais ça ajoute aussi du drama quand on voit le look plus qu’affaibli de Daisy. Elle n’a pas le temps d’être soignée plus qu’elle ne l’est déjà, alors que Coulson est réparé plus vite, lui au moins. Dans le genre réparation, Jemma fait tout ce qu’elle peut dans l’épisode, venant également en aide à Daniel en lui fournissant une nouvelle jambe. Ben c’est cool ça !

Moins cool est la manière dont elle perd espoir dans cet épisode. Elle envoie ainsi un message à Fitz pour lui expliquer tout ce qu’il se passe et pour nous frustrer encore de l’absence de Fitz dans cette saison 7. C’est superbe à voir comme scène, parce qu’elle dit adieu, au cas où, et que ça laisse un espoir de revoir enfin le scientifique maintenant qu’il est au courant que le Zéphyr est bloqué en 1983. Les filles arrivent alors à ce moment-là, et Yoyo est obligée d’expliquer qu’elle n’a pas réussi à faire ce qu’elle était partie faire. Sa mission est un échec, mais on comprend bien qu’elle finira par trouver une solution.

Et ça ne manque pas, puisque Yoyo comprend alors qu’elle n’a pas besoin de rebondir cette fois. Tu parles d’un yoyo… Mais c’est effectivement suffisant pour sauver tout le monde : elle obtient une super vitesse qui lui permet de retirer le cœur de la machine sans problème, sans avoir pour autant besoin de revenir en arrière. C’est après tout ce qui lui a causé des problèmes depuis le début : se recacher après le vol menant à la mort de son oncle ou perdre ses bras après Ruby…

C’est excellent, tout ça. Le Zéphyr est donc réparé, ce qui permet des retrouvailles mignonnes pour Yoyo (qui n’en est plus un) et Mack, mais qui laisse aussi du temps à Daisy pour se soigner et à Coulson pour la fin de son reboot… Par contre, alors qu’Enoch et Deke discutent de la machine et espèrent réussir à en faire quelque chose, ils se rendent compte que finalement, ça n’a pas marché : la machine est toujours cassée. Bon, ben ça me valide le point du Bingo « échec de mission » au moins.

Hop, le Zéphyr disparaît de l’existence alors qu’à After Life, Nathaniel a quelques otages et expliquent à une Kora assoiffée de vengeance qu’il a bien l’intention de tous les mener à l’anarchie. Magnifique.

Saison 7

Pourquoi The 100 foire-t-elle sa dernière saison ?

Salut les sériephiles,

Toujours plus tard ! En toute logique, je voulais voir l’épisode de mi-saison de The 100 avant d’écrire et publier cet article, mais je n’ai pas pu me mettre devant avant ce soir, et il était tellement compacte et complexe que je me retrouve à publier mon article du jour pour le lendemain dis donc. Ca m’apprendra à penser que j’ai du temps quand je suis en vacances – mais je ne le suis pas officiellement avant demain soir, c’est tout le problème !

The 100 saison 7 : le trailer officiel est en ligne ! - Mediacritik

Alors pourquoi la série que j’adore est-elle en train de foirer sa dernière saison ? Avant de me lancer dans un petit listing de ce qui ne va pas, je tiens à préciser que la saison reste très solide et agréable à regarder… C’est juste que c’est moins bien que d’habitude, et tous les fans s’accordent à le dire. Evidemment, il y a des spoilers sur les huit premiers épisodes de la saison, donc à vos risques et périls !

Voir aussi : Les critiques de la saison 7

1) Bellamy

belarke | TumblrLa raison numéro 1 est la plus évidente, je sais, mais Bellamy n’est plus. Alors, on tente de nous faire croire qu’il est mort comme une merde à cause d’une explosion, ce que personne ne peut croire à ce stade de la série, hormis les personnages. En fait, l’acteur a voulu avoir plus de temps libre cette année (pour organiser son mariage ?) et a donc demandé à ce que son personnage soit moins présent. J’ai les nerfs : franchement, après six ans, qu’est-ce qu’une septième et dernière année à faire ton job pour conclure tout ça comme il faut.

Concrètement, il y a fort à parier que l’intrigue a dû être revue à la va-vite pour faire face à sa demande, et ça se sent sur certaines scènes. Quant à Bellamy, en huit épisodes, il a dû nous faire trois ou quatre scènes, et son absence est hyper pesante sur la saison, comme l’était celle d’Octavia l’an dernier. L’air de rien, ça nous montre aussi l’importance des personnages, ça. Puis, je préférais qu’on nous dise qu’il est enlevé comme Diyoza plutôt que « mort ». Zéro crédibilité, ou alors, c’était la mort la plus naze de l’histoire de la TV.

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2) Où sont les couples ?

C’est débile comme raison, je sais, mais soyons honnêtes, une bonne partie de la force de la série réside dans ses ships et ses couples. De la même manière que la mort de Lexa avait été une vraie catastrophe à l’époque pour l’équilibre de la série, là, tout ça manque clairement d’amour pour que l’on s’investisse à fond. En fait, on n’a eu que du Memori cette saison et c’est loin d’être le ship favori des fans – en plus, on nous dégage vite la perspective d’un ship Murphy/Raven…

Zéro Bellarke, même pas de Becho, Miller qui quitte Jackson sans un au revoir et… Madi qui flirte avec un préado ? HUM. Bon, certes, il reste le ship improbable Diyoza/Octavia et l’étrange tension sortie de nulle part entre Clarke et Gaia, mais ce fut maigre, surtout que la série s’épargne les possibles triangles ou tensions amoureuses.

Quant à Emori et Murphy, le seul couple solide encore vraiment à l’écran, il passe un tiers de leur temps à devoir jouer les frères et sœurs, franchement.

Voir aussi : Pourquoi Lexa manque-t-elle à The 100 ?

3) C’est… Compliqué

the 100 season 7 trailer | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirPour le coup, c’est la raison de cet article qui me dérange le moins, vraiment. J’adore les histoires compliquées, les voyages dans le temps, les chronologies qui nous demandent de nous investir à fond pour tout comprendre… Là-dessus, je suis servi ! Par contre, c’est vrai que la série s’est énormément complexifiée et que je ne suis pas encore tout à fait sûr, à la mi-saison !, d’en saisir l’intérêt pour conclure cette histoire. Bon, du côté de Bardo, c’est réglé, mais Sanctum… C’était vraiment obligatoire ?

Et puis, le problème, c’est que si j’aime bien ce type d’intrigues compliquées, c’est généralement un truc qui rebute la majorité du grand public… La série est à la base une série pour ado, tout de même, et même si elle n’a jamais été timide en géopolitique, là, on sort quand même du cadre de ses habitudes.

hope diyoza | Tumblr

4) T’es qui toi ?

Force est de constater qu’on a un gros souci avec cette saison, qu’on aurait dû voir venir dès le cliffhanger l’an dernier : la série se concentre sur des tas de nouveaux personnages qu’on ne connaît quasiment pas, ce qui fait que l’on rame vraiment à s’attacher à eux. Alors, certes, on a Hope qui est un personnage que l’on peut aimer parce qu’on a passé pas mal de temps avec elle et qu’elle est très liées à nos héros… mais les enfants de Gabriel, les disciples, les troupes d’Eligius ou les fidèles des Premiers, franchement !

Les trois quarts du temps, on n’arrive plus à distinguer qui est qui, qui est de quel groupe ou quel est l’histoire exacte de chaque personnage. Pourtant, je suis vraiment fan de la série et j’ai écrit des pages et des pages dessus, on ne peut pas dire que je n’ai pas suivi attentivement la saison 6 et tout ce qui mène à ça… mais là, ils font le choix étonnant de mettre sur le devant de la scène de nouveaux personnages, et ça se fait au détriment des anciens qui, à l’image de Bellamy, ne sont plus tellement présents. Et ça, c’est pas terrible pour accrocher les fans et donner le sentiment qu’on arrive à la fin de la série.

Difficile de ne pas insister lourdement sur ce quatrième point avec l’épisode d’aujourd’hui, qui nous introduit un possible spin-off au détriment total des personnages habituels, avec un backdoor pilot…

Voir aussi : Ce que c’est qu’un (back door) pilot

5) L’intrigue avant les personnages

jordan green | Tumblr
On ne sait toujours rien du personnage de Jordan, finalement, un grand gâchis… Et Madi, bon, la déception aussi !

La vraie raison de ce qui fait que cette saison est en train de se prendre sévèrement les pieds dans le tapis par rapport à d’habitude, c’est que les scénaristes semblent avoir voulu condenser toutes les idées qu’ils avaient sur les seize derniers épisodes, en en peaufinant certains plus que d’autres. Difficile de ne pas voir que le spin-off a été vraiment pensé à fond du côté de l’écriture par exemple, quand l’épisode à Nakara n’était pas exceptionnel, lui…

Ce n’est pas forcément une mauvaise chose d’avoir plein d’idées à exploiter… mais ça le devient quand ça se fait en oubliant ce qui fait la force de la série : ses personnages et leur évolution. Ainsi, les nouveaux personnages sont, à l’exception d’Hope et, à la rigueur, Callie, très, très peu développés, ce qui fait qu’on ne s’attache pas à eux. Et comme en plus, ils ne sont pas en couple, il n’y a même pas les traditionnels ships pour faire genre… Oui, je réunis toutes mes raisons ici, et alors ?

Les anciens personnages ? Ils sont maltraités. Pas par leur scénario, on est là pour ça, ça fait six saisons qu’ils sont maltraités par la vie. Non, là, ils le sont par les scénaristes qui font des demi-tours incompréhensibles sur certains personnages (Jackson, notamment, que la mort d’Abby change du tout au tout, ou Madi, qui est devenue une adolescente insipide alors qu’elle ne l’avait jamais été ??) ou jettent à la poubelle tout ce qui avait été fait avant…

Raven Mourns Her Actions - The 100 Season 7 Episode 4 - TV Fanatic

Là-dessus, l’exemple le plus flagrant est Raven : six saisons à ne tuer personne et être une sorte de boussole morale pour tout le monde, deux épisodes pour qu’elle devienne meurtrière et soit OK avec ça. C’est un peu juste et ça n’a pas grand-intérêt scénaristique. Ca l’aurait eu si c’était développé au cours d’un arc un peu plus complet de cinq épisodes (comme on avait eu quand elle avait voulu rejoindre la City of Lights), mais là en deux épisodes, c’est juste du gâchis. Nous, on peut oublier leurs visages.

J’attends de voir ce que donnera Emori, mais j’ai le même sentiment avec elle : c’était chouette de la voir prendre goût au pouvoir, mais c’est très loin du personnage et ça n’a apparemment pas vocation à durer vu le cliffhanger de la semaine dernière.

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Le problème de la saison en un gif : ça mène partout, donc absolument nulle part.

Bref, finalement, ce qui fait que cette saison laisse un tel goût d’inachevé et d’échec, c’est juste que les scénaristes ont eu les yeux plus gros que le ventre et qu’ils en ont oublié le cœur de la série, à savoir les personnages. Il reste huit épisodes pour rattraper le coup, mais vraiment, ce début de saison n’est pas convaincant par rapport à la qualité globale de la série. C’est toujours un excellent divertissement (pour ceux qui ne finissent pas avec la migraine, en tout cas), mais ce n’est plus tout à fait l’excellente The 100 !

ae: octavia blake | Tumblr
Y a du potentiel parfois, mais il n’est jamais exploité !

Voir aussi : Ce que c’est qu’un spin-off

Je refuse de parler de saison de trop… je pense que c’est surtout que ça manque d’une saison 8. Ils ont voulu trop en raconter (d’où le spin-off d’ailleurs) et se sont perdus en route. À eux de retrouver le chemin de la maison d’ici la fin de la série…

 

The 100 – S07E08

Épisode 8 – Anaconda – 19/20
Est-ce que j’ai vraiment envie que le spin-off de la série soit commandé pour l’an prochain ? La réponse était oui avant même de voir cet épisode qui en est le « back-door pilot », à savoir un épisode-test au sein de la série d’origine. C’est conceptuel, mais ça marche vraiment bien et explore à merveille les origines manquantes de la série, et de la saison. Par contre, on est officiellement à la mi-saison et ça soulève encore plus de questions, je ne vois pas comment ils peuvent faire le tour de tout ce qu’il y a à explorer là.

> Saison 7


Spoilers

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That’s a very long story.

L’épisode commence étrangement par le générique (assez logique, vu son écriture, finalement), avant de reprendre directement où on s’était arrêté : Bellamy est mort… C’est donc Miller qui reprend le contrôle de la situation en premier, alors que Raven et Clarke encaissent le choc. Nous, on a eu une semaine pour digérer la scène, mais Clarke finit par reprendre du poil de la bête bien plus rapidement que nous pour donner des ordres comme il se doit. Bill débarque alors, accompagné d’Anders. Clarke lui fait confiance lorsqu’il demande à rester seul avec eux, parce qu’elle le reconnaît.

Oui, oui, elle le reconnaît : elle a eu la Flamme, c’est plutôt logique qu’elle sache reconnaître le créateur du bunker des saisons 4 et 5. Et on nous apprend au passage que Bill est capable de parler le Trigedaslang, ce qui est tout de même hautement improbable puisqu’il était censé s’agir de la langue de Trikru avec qui il n’a aucun rapport… A moins que ? Oui, il y a encore tant à faire du côté de la mythologie de la série, et c’est exactement à ça que va servir cet épisode dont la critique s’avère déjà interminable.

Bill comprend que la vie a continué sur Terre et il insiste pour appeler Clarke « la clé ». Comme tout le monde, j’ai levé les yeux au ciel quand on nous a dit la semaine dernière qu’elle était l’élue… Je suis en revanche carrément convaincu par l’explication fournie aussi : la clé, c’est en fait la manière dont il appelle la flamme. Et d’un coup, ça change tout, parce que la flamme, elle est détruite, or c’est clairement le but recherché par Bill. Reste à comprendre pourquoi.

En attendant, Clarke révèle à ses amis qu’il a brûlé Becca sur le bûcher précisément parce qu’il pensait que Becca était folle de dire qu’une intelligence artificielle pouvait être capable de fusionner avec un être humain, ce qui est bon signe car ça veut dire que je ne suis pas trop à côté de la plaque dans mes souvenirs. Bill, lui, espère désormais tout l’inverse pour que Clarke soit sa fille, Calliope, grâce à la Clé… et on part alors dans un flashback. Il ne manquait plus que ça, ma foi.

La série reprend sur une époque bien lointaine d’elle, mais si proche de nous, avec deux jeunes filles qui regardent la télévision où l’on parle de Becca Franko, ce qui intéresse l’une des deux qui regarde ça avec passion. Sa copine ne l’entend pas de cette oreille et fait couper le son de la télévision pour parler avec elle. Il est assez évident qu’elles parlent de Second Dawn, mais Lucy, la copine, a un t-shirt au logo de Trikru. On apprend alors qu’elles font toutes les deux parties d’un mouvement de protestation qui s’appelle ainsi. HUMPH. Je sais que la série nous propose là un épisode qui nous introduit son futur spin-off (pour l’instant uniquement en projet), mais ça me fait un peu tiquer de savoir que l’origine de Trikru daterait d’avant même l’apocalypse quand on nous avait suggéré que c’était apparu après coup…

Les deux filles reçoivent alors de la visite, les forçant à planquer la drogue qu’elles ont chez elle. Je les imaginais dans une chambre universitaire, il n’en est rien : elles sont en fait dans la maison – pardon, la villa – de la mère d’une des deux, qui sera clairement l’héroïne de l’épisode.

Si l’épisode est sympathique, il a le problème que je suis complètement à côté de la plaque pour la critique. Forcément, à ne pas connaître les personnages, on ne comprend rien à ce qu’il se passe. Et puis, c’est bien, ils ont des prénoms qu’on ne peut pas orthographier facilement… La fille descend ainsi dans le salon où un hologramme l’attend. Il s’agit d’un membre de Second Dawn, mais aussi son frère, Reese. Ils sont interrompus dans leur conversation d’adolescents par leur père, Bill. Ben oui, il est révélé que la fille est bien Calliope, la fille de Bill. Jusque-là, je m’y attendais.

Le problème, c’est qu’elle ne s’entend pas avec son père, qui est toujours à la tête de sa secte – même s’il explique à Clarke qu’ils n’étaient pas une secte – qu’elle a quitté avec sa mère. La série nous expose tout ça bien rapidement, de même qu’il apparaît rapidement évidemment que Callie est une fille assez intelligente qui a abandonné ses études pour rejoindre un mouvement de protestation nommé Trikru. Ma foi.

Ils sont à nouveau interrompus et Bill demande alors à parler à la mère de Callie, qui s’appelle Gemma, histoire d’évacuer les problèmes de prénom tout de suite. Bill lui balance « Anaconda », lui dit qu’elles ont 20 minutes et que les hélicoptères seront chez elles dans cinq minutes. La panique s’empare de la mère alors qu’on entend des alarmes anti-missiles résonner et que l’on comprend assez vite vers quoi on se dirige : l’apocalypse.

La mère est convaincue de ce qu’il se passe, mais Calliope ne veut pas quitter Lucy, la copine, qui n’est toutefois pas de Second Dawn. Elle n’a donc pas son ticket d’entrée dans le bunker, ce qui est un problème : elle sera refusée quoiqu’il arrive, elle ne peut pas faire partie de la mission de sauvetage envoyé par Bill. La mère nous endort donc bien vite Lucy, puis prend l’hélicoptère avec sa fille, nous révélant que oui, les missiles sont bien lancés dans l’air. Wow. On repart loin dans les origines de la série, là.

Tout ça finit par nous mener au bunker, le fameux oui. Il y a toutefois un homme qui veut faire demi-tour : il s’appelle August et est dégoûté parce qu’il est niveau 12, contrairement à sa copine. En gros, elle est laissée pour morte et pas lui. Sympa cette secte qui n’est pas une secte et qui voit déjà des hommes vouloir la quitter. On l’en empêche de justesse, alors que le missile finit par effectivement arriver et exploser toute la ville sur son passage. Adieu Washington, bonjour Polis.

Sans trop de surprise, on en arrive alors à la révélation que Calliope parle Trigedaslang, alors que Bill s’intéresse à l’anomalie. La première partie n’est pas une surprise car c’était dit en début d’épisode : Callie est celle qui a inventé cette langue quand elle était enfant. PARDON ? Je suis absolument dégoûté. Trikru passe encore, mais franchement, ils ont utilisé un linguiste pour créer le Trigedaslang en s’appuyant sur des évolutions logiques de la langue anglaise et des variations phonétiques crédibles pour… en faire un langage inventé par une gamine ?? C’est beaucoup trop complexe pour une enfant, aussi intelligente soit-elle. Et c’est beaucoup moins classe que l’effet voulu à l’origine de la série, à savoir une dégradation de la langue anglaise.

Allez, on va laisse se reposer l’universitaire révolté en moi et reprendre la critique, mais vraiment, cette partie était une déception. Revenons à la deuxième partie de ma phrase, à savoir que Bill s’intéresse à l’anomalie dont il a justement la Pierre dans son bureau – vous savez, celui qu’Octavia occupait ? Cela confirme donc la théorie de Gabriel, ce qui était déjà suggéré plus tôt. Bref, Bill nous a dégoté la pierre de l’anomalie au Machu Picchu et l’a ramenée dans son bureau parce qu’il était riche. Cela ne nous dit pas (encore ?) d’où vient cette porte franchement.

Il montre alors une photo du Machu Picchu à sa famille – Reese, Callie et Gemma sont donc là -, photo sur laquelle il y a sept points sur le mur, ce qui correspond aux coordonnées pour se déplacer dans l’espace selon lui. Il est ainsi persuadé d’avoir les moyens de se téléporter ailleurs, parce que c’est logique d’immédiatement penser aux sept chevrons de la porte des étoiles apparemment… Pas de bol, ça ne fonctionne pas comme il l’espérait et il ne se passe rien. Cela divise une nouvelle fois la famille, ce que la mère refuse catégoriquement : ils ne peuvent pas se permettre de se montrer désuni.

Ah, ça nous rappelle bien des choses, ça. Ils sont un peu plus de 1000 dans le bunker, mais il n’y a que 92% des niveaux 12 qui ont réussi à entrer à temps (ouais, c’est super précis comme compte vu la panique que c’était). Callie refuse de rester écouter toutes ces considérations : il reste 8% de place pour les autres, c’est bien assez pour tenter de sauver d’autres gens.

En essayant alors de sortir du bunker, elle tombe sur l’homme qui voulait sortir de là, August, qui a assommé un garde, Tristan. Ce dernier a toujours pour but de retrouver sa petite amie coûte que coûte. C’est notre futur Murphy, je crois… Il pense devoir menacer Callie pour obtenir son aide, mais en fait non, pas besoin : elle est déjà OK pour l’aider, puisqu’ils ont le même plan.

Ils découvrent alors qu’ils sont des Trikru tous les deux, apparemment des membres d’un culte à l’intérieur de la secte. Tout s’explique progressivement, on va dire. Le problème, c’est que Tristan se réveille et veut mettre fin à leurs actions, ce qu’August refuse catégoriquement.

Quelqu’un demande alors à rentrer dans le bunker, depuis l’extérieur, s’évertuant à donner des coups de poing sur la porte. Le frère de Callie n’aime pas beaucoup l’idée quand il débarque et voit sa sœur prête à venir en aide à cette inconnue frappant à la porte pour survivre. Ben oui, ce n’est pas une niveau 12, sinon elle aurait la clé du bunker… OK, sympa dis !

Alors que Reese fait virer August de là, Callie est super énervée de découvrir que son frère est un connard qui laisse des gens mourir, quand nous, on sait très bien la suite : Callie réussira à s’enfuir, de toute manière. Elle tente de convaincre son frère de la suivre, mais ce n’est pas exactement le plan qu’il a en tête.

Deux ans plus tard, les premiers hommes sortent donc enfin du bunker pour faire des recherches, avec à la tête de l’expédition Callie et Reese, réconciliés par magie au cours de ces deux années. Ils sont à peine sortis qu’ils voient débarquer un parachute avec une capsule temporelle. La série repart donc sur une scène de l’épisode 8 de la saison 3 si je ne me plante pas, avec l’arrivée de Becca Franko sur Terre, révélant au passage qu’elle est capable d’y respirer. C’est ce que la mort de Lexa nous avait permis de découvrir…

Cette fois, on va plus loin : Becca est ainsi invitée dans le bunker, puisqu’elle veut apporter son aide aux hommes ayant survécu à l’apocalypse. Malheureusement, le garde avec eux, toujours Tristan, fait alors une attaque, parce qu’il a été exposé aux radiations. C’est un faux problème et surtout une solution de facilité pour que les scénaristes révèlent que Becca débarque avec quelques doses de son sérum anti-radiations. Tristan est vite sauvé, devant Callie qui trouve enfin une solution à son problème de confinement dans un bunker admirant son père comme un dieu.

Un autre problème surgit aussitôt : lorsque le bunker est ouvert et qu’elle s’approche du bureau de Bill, Becca entend un bruit perçant qui la fait saigner du nez – du sang noir, évidemment. Ce qui lui fait mal ? Elle entend l’anomalie venant de la boule des coordonnées… Oh la la, c’est complexe tout ça. Apparemment, ce serait la flamme qui lui donnerait la capacité d’entendre tout ça. Pour calmer les bruits, elle rentre donc d’instinct certaines coordonnées… et nous ouvre aussitôt un portail vers ailleurs. Ce fut rapide. Personne n’en revient, surtout pas Bill qui a tenté pendant des années de réussir à ouvrir ce portail sans y parvenir, ou moi, qui trouve que tout ça va bien vite.

Gemma, la mère qui est aussi médecin, est plus intéressée par le sang noir de Becca, évidemment. Celle-ci explique qu’avant de voyager à travers le portail comme Bill souhaite le faire, il vaut mieux faire quelques calculs et un peu de maths pour savoir de quoi il en retourne. Pendant qu’ils feront ça, elle propose de donner à tout le monde dans le bunker de quoi survivre aux radiations. C’est un joli plan… sauf que Bill refuse d’utiliser de quoi aider son peuple, malgré les vingt suicides récents et les plaintes de sa fille.

Pour Bill, le portail est une réponse à toutes leurs prières et il est hors de question de rester vivre sur Terre… La fin de l’épisode se dessine clairement : Calliope veut rester sur Terre, alors que le reste veut partir vers un autre monde. C’est simple comme bonjour : Trikru restera à Polis, Bill, sa femme et son fils partiront vers un autre monde. Encore faut-il voir comment tout ça se joue, mais à ce stade, j’étais plutôt convaincu par les origines de la série. Dommage de tout boucler en une quarantaine de minutes quand il y avait de quoi faire un double épisode… Après, je suis ravi tout de même : ça m’aurait vraiment emmerdé de perdre deux épisodes de la saison finale avec ce backdoor pilot !

En tout cas, Calliope est bluffée, après vérification, de découvrir que le sérum de Becca fonctionne, en plus, ce qui fait qu’elle veut aussitôt s’associer avec elle. Calliope idéalisait déjà Becca avant l’apocalypse, mais maintenant qu’elles ont le même objectif, Callie veut juste profiter d’elle. Pour se faire, elle lui prouve avant tout son utilité, à savoir son intelligence. Elle a remarqué la cicatrice dans le cou de Becca et elle a aussitôt compris qu’elle avait une intelligence artificielle en elle, intelligence artificielle qui devait altérer, voire augmenter, ses sens pour lui permettre d’entendre chanter la Pierre d’Anomalie (bon, elle appelle ça une Balle de l’Espace, ça a moins la classe).

Becca explique donc qu’elle a bien raison, et qu’elle a renommé cette intelligence « La Flamme », en hommage à Prométhée. Ben tiens, ça faisait longtemps ! Becca révèle tout de même que c’est une punition de porter la Flamme, ce qui est assez cohérent avec le reste de la série : elle s’en veut d’être responsable de la destruction de la Terre… mais se garde bien de l’expliquer à Callie.

Tout ça permet à Becca de comprendre que ce qui permet d’ouvrir de nouveaux portails est finalement le silence de certaines coordonnées : elle en faisait le catalogue et il y en a sept qui ne font aucun bruit selon elle. Elle ouvre un nouveau portail, donc, mais ça transforme cette porte des étoiles en une nouvelle boule d’énergie blanche étrange qui nous absorbe Becca, devant Callie.

Bill choisit ce moment pour arriver… et voir la boule de lumière s’éteindre après avoir recraché Becca. En revenant, Becca parle alors du Jugement dernier et explique à Bill qu’il n’est pas prêt pour ce qui se prépare pour lui. Elle veut toucher à nouveau la boule de coordonnées, mais il s’y oppose fermement, inévitablement. Callie ment aussitôt à son père, disant à son père qu’elle n’a rien vu. Elle endort ainsi sa surveillance pour mieux voler la mallette de Becca contenant le sérum.

Maligne, la petite. Pas comme Becca qui en dit beaucoup trop d’un coup à Bill et pas comme le garde chargé de surveiller Becca – c’est toujours Tristan, parce qu’économie de budget ? En tout cas, ça commence à faire beaucoup pour Tristan : il se fait cette fois assommer par Callie. C’est mon nouveau héros ce type, c’est la troisième fois qu’il est chaos en vingt minutes d’épisodes.

Bref, Callie fait ça pour avoir le temps de parler à Becca : elle lui apprend que Reese a lu son journal de notes et sait tout de la Flamme, alors qu’elle a de son côté transformé un paquet d’enfants, et leurs parents, en « Nightblood » comme elle les appelle. Pourquoi tant de poésie ? On ne saura pas. Sang noir, ça devait pas sonner assez poétique et accrocheur pour les fanatiques du bunker, j’imagine !

La Flamme prend alors son importance : Becca refuse qu’il l’obtienne et veut qu’on lui retire. Elle apprend donc à Callie qu’il y a une manière de retirer la Flamme sans la tuer pour autant. Elle fait donc d’elle la première gardienne de la flamme finalement. Elles sont interrompues par le frère de Callie, qui insiste pour obtenir le code des coordonnées. Il ne l’obtient toutefois pas et Bill brûle ainsi Becca sur le bûcher, avant que Callie ne puisse récupérer la Flamme. C’est embêtant : c’est donc Reese qui la récupère, et Becca vient juste de nous dire que dans les mauvaises mains (coucou Shedheda !) cela serait désastreux. Elle a aussi refait toute l’explication simplissime de la mythologie derrière cette puce, évidemment, à commencer par l’importance d’être Nightblood pour réussir à la supporter.

Alors que Reese rentre au bunker après avoir brûlé Becca en-dehors du Bunker – ça ne colle pas trop avec la scène qu’on connaissait, il me semble, où on voyait clairement le visage de Bill sans masque de protection malgré les radiations – il se retrouve avec ses hommes confrontés à Callie et les Nightbloods, qui veulent sortir vivre sur Terre. Cela part rapidement en vrille et Callie décide d’arrêter les pertes et fracas en lançant un défi à son frère, comme quand ils étaient enfants, pour régler le problème.

Pas de bol, si Reese lui fait confiance, il a tort. Elle lui tire dans le bras et le laisse à terre, récupérant ainsi la Flamme et s’enfuyant avec le reste des Nightblood. Avant de le faire, elle file le sérum à son frère en espérant qu’il changera d’avis et viendra la rejoindre à l’Ouest du bunker, mais n’a pas le temps de le laisser à sa mère à qui elle fait donc ses adieux, sachant que c’est la dernière fois qu’elle pourra la voir.

La mère est celle qui parvient au dernier moment à sauver in extremis sa fille des gardes de Bill en fermant le sas du bunker pour éviter les radiations. Si elle a refusé le sang noir, c’est aussi parce qu’elle a bien l’intention de découvrir cet autre monde vendu par son ex-mari, parce que la Terre, elle connaît déjà. Je comprends sa curiosité, j’avoue.

Reese est rejoint alors par Bill, qui n’était donc peut-être pas à l’exécution de Becca, contrairement à des images que j’ai en tête. Reese veut absolument partir à la poursuite de sa sœur pour récupérer la Flamme, assisté d’un disciple, voilà, le terme est lâché pour nous parler de Bardo. Ma foi, je comprends bien le potentiel pour un spin-off avec ces origines, franchement. Bill prend toutefois très mal la trahison de sa femme. Il lui fait un dernier câlin, puis la jette hors du bunker, concrètement, signant son arrêt de mort, devant son fils parfaitement.

La mère se retrouve donc à devoir enfiler une tenue anti radiation pour suivre sa fille, alors que Bill s’enfuit avec une poignée de disciples vers un autre monde, grâce au portail. Pauvre Gemma… Elle rêvait d’un autre monde, quoi. Elle sera aussi suivie par Reese, qui est laissé derrière (probablement avec Tristan et d’autres disciples) pour retrouver la Flamme et la ramener à son père. Je suis par contre curieux de savoir où est passé la Pierre de l’Espace un siècle plus tard quand Clarke et compagnie débarquent au bunker…

On en revient alors au présent de la série (trois siècles plus tard, si je ne me perds pas dans mes calculs), avec Clarke expliquant à Bill que Calliope est bien là en elle. Elle sait aussi que Bill a fait tuer Lucy et tout ce qu’il s’est passé. Elle est peu ravie de ce souvenir…

On en arrive donc à ce qu’on attendait encore : les retrouvailles de tous nos héros. Octavia, Echo et Diyoza débarquent en tenue de soldats et retirent leurs masques. Reste à savoir combien de temps elles l’ont été – ça donne l’impression qu’elles viennent juste d’accepter vu comment était monté l’épisode de la semaine dernière, mais ça ne paraît plus si sûr sur cette fin d’épisode. Puis, il reste encore et toujours à savoir contre qui les soldats de Bardo sont en guerre.

Concrètement, Clarke assure qu’elle a toujours les souvenirs de Callie en elle, mais j’ai comme un doute : je ne suis vraiment pas sûr que ce soit si simple et je ne la vois pas accepter de porter la Flamme alors que son frère est à sa rescousse et qu’elle est la seule à savoir la retirer… J’aimerais vraiment le spin-off pour en savoir plus sur toute cette histoire, même si ça n’a rien d’essentiel à la série.

Plus essentiel à la série est maintenant le problème de savoir que Becca connaissait l’existence de la pierre d’anomalie. Concrètement, ça veut dire que Clarke, Madi et Shedheda sont censés savoir s’en servir aussi, au moins grâce à des souvenirs, sauf que Clarke l’a déjà vue plusieurs fois sans s’en souvenir. Dans le même genre, qu’est-ce que Becca a bien pu voir pour l’appeler Le Jugement dernier ? Cela semble lui faire peur… mais personne n’en parle plus après elle ?

Toutes les personnes ayant eu la Flamme ont fait des cauchemars, certes, mais personne ne semble se souvenir spécifiquement de cet épisode-là qui est tout de même hyper marquant dans la vie de Becca puisque ça mène à sa mort. Il n’y a pas un Commandeur qui s’est dit que ça pourrait être sympa d’aller explorer ce nouveau monde pour échapper à Mount Weather ? Si l’épisode apporte beaucoup de réponses, il laisse tout de même des questions et je ne sais pas si tout sera envisagé par les scénaristes à ce stade-là de la saison finale.

Bref, c’était bien, je veux un spin-off, mais je veux aussi la suite de cette saison, purée !

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