Agents of S.H.I.E.L.D – S07E08

Épisode 8 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

Saison 7


Spoilers

708.jpg

I have faith… and mathematics.

Quel magnifique titre d’épisode pour une saison qui s’amuse à jouer avec le temps… Et quel résumé qui ignore totalement l’épisode précédent et recommence comme si de rien n’était sur la même première scène que l’épisode précédent, il me semble. J’ai sincèrement cru que je m’étais trompé d’épisode.

Finalement, ce n’est pas le cas. Le but est simplement de nous rattraper sur ce qu’ont fait les filles pendant l’année de Deke et Mack. Elles n’ont pas eu le temps de faire grand-chose en fait, et on ne voit même pas Daniel et Daisy tellement il n’y a rien à dire. En quatre minutes, l’épisode nous couvre tout ça, nous révélant que le Zéphyr est simplement en surchauffe, d’où le bond dans le temps non maîtrisé.

Pour le coup, c’est mieux géré que d’autres séries ayant le problème de bonds dans le temps. Cette fois, en effet, le Zéphyr passe de janvier 1982 à mai 1983. Malheureusement, avec seulement vingt minutes pour retrouver la trace de Mack et Deke, May, Jemma et Yoyo n’arrivent pas à remettre la main sur leurs collègues. Elles ont bien conscience que les quelques secondes qui passent pour elles sont pourtant cruciales pour eux.

Au bond suivant, elles atterrissent en septembre 1983. Grâce à Enoch et Jemma, le bond suivant est calculé pour les faire revenir le 6 octobre : c’est là que Jemma explique à May et Yoyo qu’elles ont vingt jours pour retrouver Deke et Mack. C’est tout de suite beaucoup plus clair cette fois, par rapport aux questions que j’avais lors de l’épisode précédent. J’ai bien aimé tout ça, surtout qu’il est précisé que Fitz n’a aucun contrôle sur ce qu’il se passe : le Zéphyr fait ses bonds tout seul, en étant toujours au même endroit à chaque fois.

Cette fois, ça n’a plus rien à voir avec les Chronicons donc. L’épisode répond en quatre minutes à toutes les questions qu’il nous restait, et c’est tant mieux, car on peut se lancer dans la suite grâce à ça, avec le retour de toute l’équipe à bord du Zéphyr. Jemma a eu à peine une demi-journée pour faire face à tout ça, mais sa journée est loin d’être terminée : en effet, elle se rend compte que les bonds du Zéphyr sont de moins en moins espacés dans le temps.

Autrement dit : le Zéphyr a vingt minutes avant d’être réduit à néant, et eux avec, parce qu’il s’agirait de se voyager dans le temps au sein de la même seconde… pas vraiment pratique. La bonne nouvelle, en revanche, c’est qu’ils ont deux jours en 1983 avant que ça n’arrive : pendant que le Zéphyr continue de voyager dans le temps, certains agents peuvent rester en arrière. Et avec un peu de chance, le pouvoir de Yoyo pourrait les sortir d’affaire.

Daniel est complètement paumé, c’est génial, et je soupçonne un paquet de fans de l’être aussi. Même moi, il m’a fallu un peu de temps pour m’en sortir de ce qu’il se passait, mais ça se tient. Reste à savoir quoi faire des deux jours que les agents peuvent avoir devant…

Daisy est finalement celle qui apporte la solution : il suffit de faire appel à sa mère pour réparer Yoyo, parce qu’elle sait comment réparer les pouvoirs inhumains cassés. Aaaaaaaah ! J’adore l’idée de revoir Dichen Lachman, parce que je l’adore, et qu’en plus, ça donne l’espoir d’une scène entre elle et Enver Gjokaj, comme à la belle époque de Dollhouse.

En attendant, il faut ressusciter Coulson, encore une fois. Daisy résiste à l’envie de venir voir sa mère, mais bon, je la comprends, vu son passé familial. May est évidemment la pilote qui emmène Yoyo au sanctuaire d’After Life, la communauté de Jiaying, alors que le reste de l’équipe reste dans le Zéphyr. Pour simplifier les choses, Coulson, Daniel, Daisy, Jemma, Enoch et Deke vont passer l’épisode en vingt minutes au sein du vaisseau, alors que le duo May/Yoyo, beaucoup mis en avant depuis ce début de saison, a deux jours pour tenter de soigner Yoyo – qu’on appelle beaucoup Elena dans cet épisode, dis donc. Faut dire, elle n’est plus vraiment un yoyo.

Les deux femmes trouvent sans mal After Life, mais elles sont confrontées d’abord à une femme qui tente de s’échapper de là. Elles décident d’ignorer autant que possible le problème, préférant réclamer Jiyaing. Cela leur permet donc de rencontrer la mère de Daisy bien avant l’heure, et c’est génial à voir, parce que je suis tellement heureux de retrouver l’actrice et le téléporteur de la saison 2.

Bien sûr, Jiyaing est une paranoïaque protégée par un homme de main, Lee, mais elle finit par faire confiance à May et Yoyo lorsque cette dernière lui prouve qu’elle est bien inhumaine en touchant LE fameux Graal de la saison 2. J’adore l’idée de faire tous ces rappels aux saisons précédentes, de manière si fluide, sans avoir besoin de réintroduire quoique ce soit. Et puis, ça ajoute de l’humour d’avoir Yoyo qui doit le toucher avec son visage.

Convaincue qu’il y a un problème avec le pouvoir de Yoyo, Jiyaing accepte donc de l’aider, alors que May se fait remarquer comme empathique lorsque Lee essaie de l’attaquer. Bien qu’elle ne dise rien quand ça arrive, May est immédiatement grillée par Jiyaing qui décide de profiter de ce don pour aider à soigner Yoyo. Il est en effet révélé qu’elle n’a aucun problème biologique comme elle le pensait. Les tests de Jiyaing sont formels… son problème est psychologique.

On s’en doutait, mais j’aime bien la manière dont tout ça est amené progressivement depuis le début de saison : ça a posé problèmes plusieurs fois, elle a eu le temps d’éviter le problème avant d’y être confronté, exactement comme May avec son propre problème. Quel développement vraiment bien écrit. J’adore cette série, vraiment.

Le problème peut en plus être réglé assez vite : Jiyaing propose un peu de méditation pour les aider, mais ça ne colle pas vraiment avec le caractère de nos deux héroïnes. Sans surprise, May propose donc plutôt un combat d’entraînement pour réussir à débloquer les émotions de Yoyo. May embrasse donc vraiment le rôle de mentor de l’inhumaine, mais aussi celui de guide spirituel qui parvient à les guider en une scène bien rapide parmi ses émotions – les Shrikes, le meurtre de Ruby (!), le premier vol de Yoyo qui a provoqué la mort de son oncle. AH.

C’est vite réglé, donc, contrairement au problème qui a été introduit en parallèle avec l’existence de Kora (ou Cora ?), l’inhumaine croisée par Yoyo et May lors de leur arrivée à l’After Life. Et oui, c’est ça qui fait vraiment le cœur de l’épisode : Jiyaing et ses inhumains ne parviennent pas à la contrôler. Si elle veut s’enfuir, c’est parce qu’elle est effrayée par ses pouvoirs : de toute évidence, elle explose et ne parvient pas à contrôler ses pouvoirs.

Cela l’embête et fait qu’elle s’enfuie pour se suicider, même si May est heureusement capable de la comprendre. Heureusement, oui, mais il y a un problème tout de même : Nathaniel est toujours en vie et il débarque pour convaincre Kora que c’est fun de perdre le contrôle et qu’elle n’a pas forcément à écouter ce que lui dit Jiyaing. Putain, il est bien informé, merci les Chronicons.

Le problème, c’est donc qu’Hydra débarque à After Life pour mener une opération dans les intérêts de Nathaniel. Il veut évidemment faire une petite moisson d’inhumains… Et il la fait sans problème. Au passage, on découvre que Yoyo ne maîtrise toujours pas bien ses pouvoirs. Kora est finalement confrontée à Jiyaing au dernier moment, alors que May et Yoyo découvrent que Nathaniel a réussi à récupérer les pouvoirs de Daisy. C’était si improbable et impossible normalement, c’en est frustrant !

Bon, tout ça part rapidement en vrille pour les personnages que l’on aime déjà en tout cas : Kora pète son câble contre Jiyaing qui s’occupe mieux d’elle que de Daisy, allant jusqu’à dire qu’il s’agit de sa fille. J’ai bien aimé le regard de Yoyo à un moment, ça en dit long sur ce qu’elle pense de Jiyaing… Il n’empêche qu’il est hors de question de laisser Jiyaing aux mains de Nathaniel. Ainsi, Yoyo et May s’arrangent pour la sauver grâce au téléporteur, tout en lui laissant une montre du S.H.I.E.L.D pour lui donner un point de RDV sûr quand elles arriveront à en sécuriser un. Kora, elle, s’attaque à Lee qui est pris en otage avec quelques autres inhumains.

Il ne reste plus qu’à rentrer pour Yoyo et May, même si tout le but de leur mission est un échec assez cuisant, Yoyo ne maîtrisant pas ses pouvoirs. En plus, elles sont en retard, ce qui fait qu’elles sont obligées d’attendre le rebond suivant du Zéphyr. Certes, il est proche… mais ça ne leur laisse qu’une chance pour réussir à l’atterrissage.

Pendant ces deux longues journées, le Zéphyr continue évidemment d’être sur le pont de guerre. Ils ne peuvent se permettre de perdre le vaisseau, ce qui fait qu’ils passent les vingt minutes que représentent pour eux ces deux jours à travailler autant que possible à trouver une solution. C’est intéressant, parce qu’on se retrouve avec Mack, Daniel, Deke et Enoch qui bossent ensemble. Il n’y en a pas un seul qui vient de la même époque temporelle, quand même, et leurs efforts sont vains. Ca ajoutait un peu d’humour…

Mais ça ajoute aussi du drama quand on voit le look plus qu’affaibli de Daisy. Elle n’a pas le temps d’être soignée plus qu’elle ne l’est déjà, alors que Coulson est réparé plus vite, lui au moins. Dans le genre réparation, Jemma fait tout ce qu’elle peut dans l’épisode, venant également en aide à Daniel en lui fournissant une nouvelle jambe. Ben c’est cool ça !

Moins cool est la manière dont elle perd espoir dans cet épisode. Elle envoie ainsi un message à Fitz pour lui expliquer tout ce qu’il se passe et pour nous frustrer encore de l’absence de Fitz dans cette saison 7. C’est superbe à voir comme scène, parce qu’elle dit adieu, au cas où, et que ça laisse un espoir de revoir enfin le scientifique maintenant qu’il est au courant que le Zéphyr est bloqué en 1983. Les filles arrivent alors à ce moment-là, et Yoyo est obligée d’expliquer qu’elle n’a pas réussi à faire ce qu’elle était partie faire. Sa mission est un échec, mais on comprend bien qu’elle finira par trouver une solution.

Et ça ne manque pas, puisque Yoyo comprend alors qu’elle n’a pas besoin de rebondir cette fois. Tu parles d’un yoyo… Mais c’est effectivement suffisant pour sauver tout le monde : elle obtient une super vitesse qui lui permet de retirer le cœur de la machine sans problème, sans avoir pour autant besoin de revenir en arrière. C’est après tout ce qui lui a causé des problèmes depuis le début : se recacher après le vol menant à la mort de son oncle ou perdre ses bras après Ruby…

C’est excellent, tout ça. Le Zéphyr est donc réparé, ce qui permet des retrouvailles mignonnes pour Yoyo (qui n’en est plus un) et Mack, mais qui laisse aussi du temps à Daisy pour se soigner et à Coulson pour la fin de son reboot… Par contre, alors qu’Enoch et Deke discutent de la machine et espèrent réussir à en faire quelque chose, ils se rendent compte que finalement, ça n’a pas marché : la machine est toujours cassée. Bon, ben ça me valide le point du Bingo « échec de mission » au moins.

Hop, le Zéphyr disparaît de l’existence alors qu’à After Life, Nathaniel a quelques otages et expliquent à une Kora assoiffée de vengeance qu’il a bien l’intention de tous les mener à l’anarchie. Magnifique.

Saison 7

Pourquoi The 100 foire-t-elle sa dernière saison ?

Salut les sériephiles,

Toujours plus tard ! En toute logique, je voulais voir l’épisode de mi-saison de The 100 avant d’écrire et publier cet article, mais je n’ai pas pu me mettre devant avant ce soir, et il était tellement compacte et complexe que je me retrouve à publier mon article du jour pour le lendemain dis donc. Ca m’apprendra à penser que j’ai du temps quand je suis en vacances – mais je ne le suis pas officiellement avant demain soir, c’est tout le problème !

The 100 saison 7 : le trailer officiel est en ligne ! - Mediacritik

Alors pourquoi la série que j’adore est-elle en train de foirer sa dernière saison ? Avant de me lancer dans un petit listing de ce qui ne va pas, je tiens à préciser que la saison reste très solide et agréable à regarder… C’est juste que c’est moins bien que d’habitude, et tous les fans s’accordent à le dire. Evidemment, il y a des spoilers sur les huit premiers épisodes de la saison, donc à vos risques et périls !

Voir aussi : Les critiques de la saison 7

1) Bellamy

belarke | TumblrLa raison numéro 1 est la plus évidente, je sais, mais Bellamy n’est plus. Alors, on tente de nous faire croire qu’il est mort comme une merde à cause d’une explosion, ce que personne ne peut croire à ce stade de la série, hormis les personnages. En fait, l’acteur a voulu avoir plus de temps libre cette année (pour organiser son mariage ?) et a donc demandé à ce que son personnage soit moins présent. J’ai les nerfs : franchement, après six ans, qu’est-ce qu’une septième et dernière année à faire ton job pour conclure tout ça comme il faut.

Concrètement, il y a fort à parier que l’intrigue a dû être revue à la va-vite pour faire face à sa demande, et ça se sent sur certaines scènes. Quant à Bellamy, en huit épisodes, il a dû nous faire trois ou quatre scènes, et son absence est hyper pesante sur la saison, comme l’était celle d’Octavia l’an dernier. L’air de rien, ça nous montre aussi l’importance des personnages, ça. Puis, je préférais qu’on nous dise qu’il est enlevé comme Diyoza plutôt que « mort ». Zéro crédibilité, ou alors, c’était la mort la plus naze de l’histoire de la TV.

doortotomorrow - doortotomorrow Tumblr Blog | Tumgir

2) Où sont les couples ?

C’est débile comme raison, je sais, mais soyons honnêtes, une bonne partie de la force de la série réside dans ses ships et ses couples. De la même manière que la mort de Lexa avait été une vraie catastrophe à l’époque pour l’équilibre de la série, là, tout ça manque clairement d’amour pour que l’on s’investisse à fond. En fait, on n’a eu que du Memori cette saison et c’est loin d’être le ship favori des fans – en plus, on nous dégage vite la perspective d’un ship Murphy/Raven…

Zéro Bellarke, même pas de Becho, Miller qui quitte Jackson sans un au revoir et… Madi qui flirte avec un préado ? HUM. Bon, certes, il reste le ship improbable Diyoza/Octavia et l’étrange tension sortie de nulle part entre Clarke et Gaia, mais ce fut maigre, surtout que la série s’épargne les possibles triangles ou tensions amoureuses.

Quant à Emori et Murphy, le seul couple solide encore vraiment à l’écran, il passe un tiers de leur temps à devoir jouer les frères et sœurs, franchement.

Voir aussi : Pourquoi Lexa manque-t-elle à The 100 ?

3) C’est… Compliqué

the 100 season 7 trailer | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirPour le coup, c’est la raison de cet article qui me dérange le moins, vraiment. J’adore les histoires compliquées, les voyages dans le temps, les chronologies qui nous demandent de nous investir à fond pour tout comprendre… Là-dessus, je suis servi ! Par contre, c’est vrai que la série s’est énormément complexifiée et que je ne suis pas encore tout à fait sûr, à la mi-saison !, d’en saisir l’intérêt pour conclure cette histoire. Bon, du côté de Bardo, c’est réglé, mais Sanctum… C’était vraiment obligatoire ?

Et puis, le problème, c’est que si j’aime bien ce type d’intrigues compliquées, c’est généralement un truc qui rebute la majorité du grand public… La série est à la base une série pour ado, tout de même, et même si elle n’a jamais été timide en géopolitique, là, on sort quand même du cadre de ses habitudes.

hope diyoza | Tumblr

4) T’es qui toi ?

Force est de constater qu’on a un gros souci avec cette saison, qu’on aurait dû voir venir dès le cliffhanger l’an dernier : la série se concentre sur des tas de nouveaux personnages qu’on ne connaît quasiment pas, ce qui fait que l’on rame vraiment à s’attacher à eux. Alors, certes, on a Hope qui est un personnage que l’on peut aimer parce qu’on a passé pas mal de temps avec elle et qu’elle est très liées à nos héros… mais les enfants de Gabriel, les disciples, les troupes d’Eligius ou les fidèles des Premiers, franchement !

Les trois quarts du temps, on n’arrive plus à distinguer qui est qui, qui est de quel groupe ou quel est l’histoire exacte de chaque personnage. Pourtant, je suis vraiment fan de la série et j’ai écrit des pages et des pages dessus, on ne peut pas dire que je n’ai pas suivi attentivement la saison 6 et tout ce qui mène à ça… mais là, ils font le choix étonnant de mettre sur le devant de la scène de nouveaux personnages, et ça se fait au détriment des anciens qui, à l’image de Bellamy, ne sont plus tellement présents. Et ça, c’est pas terrible pour accrocher les fans et donner le sentiment qu’on arrive à la fin de la série.

Difficile de ne pas insister lourdement sur ce quatrième point avec l’épisode d’aujourd’hui, qui nous introduit un possible spin-off au détriment total des personnages habituels, avec un backdoor pilot…

Voir aussi : Ce que c’est qu’un (back door) pilot

5) L’intrigue avant les personnages

jordan green | Tumblr
On ne sait toujours rien du personnage de Jordan, finalement, un grand gâchis… Et Madi, bon, la déception aussi !

La vraie raison de ce qui fait que cette saison est en train de se prendre sévèrement les pieds dans le tapis par rapport à d’habitude, c’est que les scénaristes semblent avoir voulu condenser toutes les idées qu’ils avaient sur les seize derniers épisodes, en en peaufinant certains plus que d’autres. Difficile de ne pas voir que le spin-off a été vraiment pensé à fond du côté de l’écriture par exemple, quand l’épisode à Nakara n’était pas exceptionnel, lui…

Ce n’est pas forcément une mauvaise chose d’avoir plein d’idées à exploiter… mais ça le devient quand ça se fait en oubliant ce qui fait la force de la série : ses personnages et leur évolution. Ainsi, les nouveaux personnages sont, à l’exception d’Hope et, à la rigueur, Callie, très, très peu développés, ce qui fait qu’on ne s’attache pas à eux. Et comme en plus, ils ne sont pas en couple, il n’y a même pas les traditionnels ships pour faire genre… Oui, je réunis toutes mes raisons ici, et alors ?

Les anciens personnages ? Ils sont maltraités. Pas par leur scénario, on est là pour ça, ça fait six saisons qu’ils sont maltraités par la vie. Non, là, ils le sont par les scénaristes qui font des demi-tours incompréhensibles sur certains personnages (Jackson, notamment, que la mort d’Abby change du tout au tout, ou Madi, qui est devenue une adolescente insipide alors qu’elle ne l’avait jamais été ??) ou jettent à la poubelle tout ce qui avait été fait avant…

Raven Mourns Her Actions - The 100 Season 7 Episode 4 - TV Fanatic

Là-dessus, l’exemple le plus flagrant est Raven : six saisons à ne tuer personne et être une sorte de boussole morale pour tout le monde, deux épisodes pour qu’elle devienne meurtrière et soit OK avec ça. C’est un peu juste et ça n’a pas grand-intérêt scénaristique. Ca l’aurait eu si c’était développé au cours d’un arc un peu plus complet de cinq épisodes (comme on avait eu quand elle avait voulu rejoindre la City of Lights), mais là en deux épisodes, c’est juste du gâchis. Nous, on peut oublier leurs visages.

J’attends de voir ce que donnera Emori, mais j’ai le même sentiment avec elle : c’était chouette de la voir prendre goût au pouvoir, mais c’est très loin du personnage et ça n’a apparemment pas vocation à durer vu le cliffhanger de la semaine dernière.

https://media.melty.fr/article-4144603-raw/media.gif
Le problème de la saison en un gif : ça mène partout, donc absolument nulle part.

Bref, finalement, ce qui fait que cette saison laisse un tel goût d’inachevé et d’échec, c’est juste que les scénaristes ont eu les yeux plus gros que le ventre et qu’ils en ont oublié le cœur de la série, à savoir les personnages. Il reste huit épisodes pour rattraper le coup, mais vraiment, ce début de saison n’est pas convaincant par rapport à la qualité globale de la série. C’est toujours un excellent divertissement (pour ceux qui ne finissent pas avec la migraine, en tout cas), mais ce n’est plus tout à fait l’excellente The 100 !

ae: octavia blake | Tumblr
Y a du potentiel parfois, mais il n’est jamais exploité !

Voir aussi : Ce que c’est qu’un spin-off

Je refuse de parler de saison de trop… je pense que c’est surtout que ça manque d’une saison 8. Ils ont voulu trop en raconter (d’où le spin-off d’ailleurs) et se sont perdus en route. À eux de retrouver le chemin de la maison d’ici la fin de la série…

 

The 100 – S07E08

Épisode 8 – Anaconda – 19/20
Est-ce que j’ai vraiment envie que le spin-off de la série soit commandé pour l’an prochain ? La réponse était oui avant même de voir cet épisode qui en est le « back-door pilot », à savoir un épisode-test au sein de la série d’origine. C’est conceptuel, mais ça marche vraiment bien et explore à merveille les origines manquantes de la série, et de la saison. Par contre, on est officiellement à la mi-saison et ça soulève encore plus de questions, je ne vois pas comment ils peuvent faire le tour de tout ce qu’il y a à explorer là.

> Saison 7


Spoilers

708.jpg

That’s a very long story.

L’épisode commence étrangement par le générique (assez logique, vu son écriture, finalement), avant de reprendre directement où on s’était arrêté : Bellamy est mort… C’est donc Miller qui reprend le contrôle de la situation en premier, alors que Raven et Clarke encaissent le choc. Nous, on a eu une semaine pour digérer la scène, mais Clarke finit par reprendre du poil de la bête bien plus rapidement que nous pour donner des ordres comme il se doit. Bill débarque alors, accompagné d’Anders. Clarke lui fait confiance lorsqu’il demande à rester seul avec eux, parce qu’elle le reconnaît.

Oui, oui, elle le reconnaît : elle a eu la Flamme, c’est plutôt logique qu’elle sache reconnaître le créateur du bunker des saisons 4 et 5. Et on nous apprend au passage que Bill est capable de parler le Trigedaslang, ce qui est tout de même hautement improbable puisqu’il était censé s’agir de la langue de Trikru avec qui il n’a aucun rapport… A moins que ? Oui, il y a encore tant à faire du côté de la mythologie de la série, et c’est exactement à ça que va servir cet épisode dont la critique s’avère déjà interminable.

Bill comprend que la vie a continué sur Terre et il insiste pour appeler Clarke « la clé ». Comme tout le monde, j’ai levé les yeux au ciel quand on nous a dit la semaine dernière qu’elle était l’élue… Je suis en revanche carrément convaincu par l’explication fournie aussi : la clé, c’est en fait la manière dont il appelle la flamme. Et d’un coup, ça change tout, parce que la flamme, elle est détruite, or c’est clairement le but recherché par Bill. Reste à comprendre pourquoi.

En attendant, Clarke révèle à ses amis qu’il a brûlé Becca sur le bûcher précisément parce qu’il pensait que Becca était folle de dire qu’une intelligence artificielle pouvait être capable de fusionner avec un être humain, ce qui est bon signe car ça veut dire que je ne suis pas trop à côté de la plaque dans mes souvenirs. Bill, lui, espère désormais tout l’inverse pour que Clarke soit sa fille, Calliope, grâce à la Clé… et on part alors dans un flashback. Il ne manquait plus que ça, ma foi.

La série reprend sur une époque bien lointaine d’elle, mais si proche de nous, avec deux jeunes filles qui regardent la télévision où l’on parle de Becca Franko, ce qui intéresse l’une des deux qui regarde ça avec passion. Sa copine ne l’entend pas de cette oreille et fait couper le son de la télévision pour parler avec elle. Il est assez évident qu’elles parlent de Second Dawn, mais Lucy, la copine, a un t-shirt au logo de Trikru. On apprend alors qu’elles font toutes les deux parties d’un mouvement de protestation qui s’appelle ainsi. HUMPH. Je sais que la série nous propose là un épisode qui nous introduit son futur spin-off (pour l’instant uniquement en projet), mais ça me fait un peu tiquer de savoir que l’origine de Trikru daterait d’avant même l’apocalypse quand on nous avait suggéré que c’était apparu après coup…

Les deux filles reçoivent alors de la visite, les forçant à planquer la drogue qu’elles ont chez elle. Je les imaginais dans une chambre universitaire, il n’en est rien : elles sont en fait dans la maison – pardon, la villa – de la mère d’une des deux, qui sera clairement l’héroïne de l’épisode.

Si l’épisode est sympathique, il a le problème que je suis complètement à côté de la plaque pour la critique. Forcément, à ne pas connaître les personnages, on ne comprend rien à ce qu’il se passe. Et puis, c’est bien, ils ont des prénoms qu’on ne peut pas orthographier facilement… La fille descend ainsi dans le salon où un hologramme l’attend. Il s’agit d’un membre de Second Dawn, mais aussi son frère, Reese. Ils sont interrompus dans leur conversation d’adolescents par leur père, Bill. Ben oui, il est révélé que la fille est bien Calliope, la fille de Bill. Jusque-là, je m’y attendais.

Le problème, c’est qu’elle ne s’entend pas avec son père, qui est toujours à la tête de sa secte – même s’il explique à Clarke qu’ils n’étaient pas une secte – qu’elle a quitté avec sa mère. La série nous expose tout ça bien rapidement, de même qu’il apparaît rapidement évidemment que Callie est une fille assez intelligente qui a abandonné ses études pour rejoindre un mouvement de protestation nommé Trikru. Ma foi.

Ils sont à nouveau interrompus et Bill demande alors à parler à la mère de Callie, qui s’appelle Gemma, histoire d’évacuer les problèmes de prénom tout de suite. Bill lui balance « Anaconda », lui dit qu’elles ont 20 minutes et que les hélicoptères seront chez elles dans cinq minutes. La panique s’empare de la mère alors qu’on entend des alarmes anti-missiles résonner et que l’on comprend assez vite vers quoi on se dirige : l’apocalypse.

La mère est convaincue de ce qu’il se passe, mais Calliope ne veut pas quitter Lucy, la copine, qui n’est toutefois pas de Second Dawn. Elle n’a donc pas son ticket d’entrée dans le bunker, ce qui est un problème : elle sera refusée quoiqu’il arrive, elle ne peut pas faire partie de la mission de sauvetage envoyé par Bill. La mère nous endort donc bien vite Lucy, puis prend l’hélicoptère avec sa fille, nous révélant que oui, les missiles sont bien lancés dans l’air. Wow. On repart loin dans les origines de la série, là.

Tout ça finit par nous mener au bunker, le fameux oui. Il y a toutefois un homme qui veut faire demi-tour : il s’appelle August et est dégoûté parce qu’il est niveau 12, contrairement à sa copine. En gros, elle est laissée pour morte et pas lui. Sympa cette secte qui n’est pas une secte et qui voit déjà des hommes vouloir la quitter. On l’en empêche de justesse, alors que le missile finit par effectivement arriver et exploser toute la ville sur son passage. Adieu Washington, bonjour Polis.

Sans trop de surprise, on en arrive alors à la révélation que Calliope parle Trigedaslang, alors que Bill s’intéresse à l’anomalie. La première partie n’est pas une surprise car c’était dit en début d’épisode : Callie est celle qui a inventé cette langue quand elle était enfant. PARDON ? Je suis absolument dégoûté. Trikru passe encore, mais franchement, ils ont utilisé un linguiste pour créer le Trigedaslang en s’appuyant sur des évolutions logiques de la langue anglaise et des variations phonétiques crédibles pour… en faire un langage inventé par une gamine ?? C’est beaucoup trop complexe pour une enfant, aussi intelligente soit-elle. Et c’est beaucoup moins classe que l’effet voulu à l’origine de la série, à savoir une dégradation de la langue anglaise.

Allez, on va laisse se reposer l’universitaire révolté en moi et reprendre la critique, mais vraiment, cette partie était une déception. Revenons à la deuxième partie de ma phrase, à savoir que Bill s’intéresse à l’anomalie dont il a justement la Pierre dans son bureau – vous savez, celui qu’Octavia occupait ? Cela confirme donc la théorie de Gabriel, ce qui était déjà suggéré plus tôt. Bref, Bill nous a dégoté la pierre de l’anomalie au Machu Picchu et l’a ramenée dans son bureau parce qu’il était riche. Cela ne nous dit pas (encore ?) d’où vient cette porte franchement.

Il montre alors une photo du Machu Picchu à sa famille – Reese, Callie et Gemma sont donc là -, photo sur laquelle il y a sept points sur le mur, ce qui correspond aux coordonnées pour se déplacer dans l’espace selon lui. Il est ainsi persuadé d’avoir les moyens de se téléporter ailleurs, parce que c’est logique d’immédiatement penser aux sept chevrons de la porte des étoiles apparemment… Pas de bol, ça ne fonctionne pas comme il l’espérait et il ne se passe rien. Cela divise une nouvelle fois la famille, ce que la mère refuse catégoriquement : ils ne peuvent pas se permettre de se montrer désuni.

Ah, ça nous rappelle bien des choses, ça. Ils sont un peu plus de 1000 dans le bunker, mais il n’y a que 92% des niveaux 12 qui ont réussi à entrer à temps (ouais, c’est super précis comme compte vu la panique que c’était). Callie refuse de rester écouter toutes ces considérations : il reste 8% de place pour les autres, c’est bien assez pour tenter de sauver d’autres gens.

En essayant alors de sortir du bunker, elle tombe sur l’homme qui voulait sortir de là, August, qui a assommé un garde, Tristan. Ce dernier a toujours pour but de retrouver sa petite amie coûte que coûte. C’est notre futur Murphy, je crois… Il pense devoir menacer Callie pour obtenir son aide, mais en fait non, pas besoin : elle est déjà OK pour l’aider, puisqu’ils ont le même plan.

Ils découvrent alors qu’ils sont des Trikru tous les deux, apparemment des membres d’un culte à l’intérieur de la secte. Tout s’explique progressivement, on va dire. Le problème, c’est que Tristan se réveille et veut mettre fin à leurs actions, ce qu’August refuse catégoriquement.

Quelqu’un demande alors à rentrer dans le bunker, depuis l’extérieur, s’évertuant à donner des coups de poing sur la porte. Le frère de Callie n’aime pas beaucoup l’idée quand il débarque et voit sa sœur prête à venir en aide à cette inconnue frappant à la porte pour survivre. Ben oui, ce n’est pas une niveau 12, sinon elle aurait la clé du bunker… OK, sympa dis !

Alors que Reese fait virer August de là, Callie est super énervée de découvrir que son frère est un connard qui laisse des gens mourir, quand nous, on sait très bien la suite : Callie réussira à s’enfuir, de toute manière. Elle tente de convaincre son frère de la suivre, mais ce n’est pas exactement le plan qu’il a en tête.

Deux ans plus tard, les premiers hommes sortent donc enfin du bunker pour faire des recherches, avec à la tête de l’expédition Callie et Reese, réconciliés par magie au cours de ces deux années. Ils sont à peine sortis qu’ils voient débarquer un parachute avec une capsule temporelle. La série repart donc sur une scène de l’épisode 8 de la saison 3 si je ne me plante pas, avec l’arrivée de Becca Franko sur Terre, révélant au passage qu’elle est capable d’y respirer. C’est ce que la mort de Lexa nous avait permis de découvrir…

Cette fois, on va plus loin : Becca est ainsi invitée dans le bunker, puisqu’elle veut apporter son aide aux hommes ayant survécu à l’apocalypse. Malheureusement, le garde avec eux, toujours Tristan, fait alors une attaque, parce qu’il a été exposé aux radiations. C’est un faux problème et surtout une solution de facilité pour que les scénaristes révèlent que Becca débarque avec quelques doses de son sérum anti-radiations. Tristan est vite sauvé, devant Callie qui trouve enfin une solution à son problème de confinement dans un bunker admirant son père comme un dieu.

Un autre problème surgit aussitôt : lorsque le bunker est ouvert et qu’elle s’approche du bureau de Bill, Becca entend un bruit perçant qui la fait saigner du nez – du sang noir, évidemment. Ce qui lui fait mal ? Elle entend l’anomalie venant de la boule des coordonnées… Oh la la, c’est complexe tout ça. Apparemment, ce serait la flamme qui lui donnerait la capacité d’entendre tout ça. Pour calmer les bruits, elle rentre donc d’instinct certaines coordonnées… et nous ouvre aussitôt un portail vers ailleurs. Ce fut rapide. Personne n’en revient, surtout pas Bill qui a tenté pendant des années de réussir à ouvrir ce portail sans y parvenir, ou moi, qui trouve que tout ça va bien vite.

Gemma, la mère qui est aussi médecin, est plus intéressée par le sang noir de Becca, évidemment. Celle-ci explique qu’avant de voyager à travers le portail comme Bill souhaite le faire, il vaut mieux faire quelques calculs et un peu de maths pour savoir de quoi il en retourne. Pendant qu’ils feront ça, elle propose de donner à tout le monde dans le bunker de quoi survivre aux radiations. C’est un joli plan… sauf que Bill refuse d’utiliser de quoi aider son peuple, malgré les vingt suicides récents et les plaintes de sa fille.

Pour Bill, le portail est une réponse à toutes leurs prières et il est hors de question de rester vivre sur Terre… La fin de l’épisode se dessine clairement : Calliope veut rester sur Terre, alors que le reste veut partir vers un autre monde. C’est simple comme bonjour : Trikru restera à Polis, Bill, sa femme et son fils partiront vers un autre monde. Encore faut-il voir comment tout ça se joue, mais à ce stade, j’étais plutôt convaincu par les origines de la série. Dommage de tout boucler en une quarantaine de minutes quand il y avait de quoi faire un double épisode… Après, je suis ravi tout de même : ça m’aurait vraiment emmerdé de perdre deux épisodes de la saison finale avec ce backdoor pilot !

En tout cas, Calliope est bluffée, après vérification, de découvrir que le sérum de Becca fonctionne, en plus, ce qui fait qu’elle veut aussitôt s’associer avec elle. Calliope idéalisait déjà Becca avant l’apocalypse, mais maintenant qu’elles ont le même objectif, Callie veut juste profiter d’elle. Pour se faire, elle lui prouve avant tout son utilité, à savoir son intelligence. Elle a remarqué la cicatrice dans le cou de Becca et elle a aussitôt compris qu’elle avait une intelligence artificielle en elle, intelligence artificielle qui devait altérer, voire augmenter, ses sens pour lui permettre d’entendre chanter la Pierre d’Anomalie (bon, elle appelle ça une Balle de l’Espace, ça a moins la classe).

Becca explique donc qu’elle a bien raison, et qu’elle a renommé cette intelligence « La Flamme », en hommage à Prométhée. Ben tiens, ça faisait longtemps ! Becca révèle tout de même que c’est une punition de porter la Flamme, ce qui est assez cohérent avec le reste de la série : elle s’en veut d’être responsable de la destruction de la Terre… mais se garde bien de l’expliquer à Callie.

Tout ça permet à Becca de comprendre que ce qui permet d’ouvrir de nouveaux portails est finalement le silence de certaines coordonnées : elle en faisait le catalogue et il y en a sept qui ne font aucun bruit selon elle. Elle ouvre un nouveau portail, donc, mais ça transforme cette porte des étoiles en une nouvelle boule d’énergie blanche étrange qui nous absorbe Becca, devant Callie.

Bill choisit ce moment pour arriver… et voir la boule de lumière s’éteindre après avoir recraché Becca. En revenant, Becca parle alors du Jugement dernier et explique à Bill qu’il n’est pas prêt pour ce qui se prépare pour lui. Elle veut toucher à nouveau la boule de coordonnées, mais il s’y oppose fermement, inévitablement. Callie ment aussitôt à son père, disant à son père qu’elle n’a rien vu. Elle endort ainsi sa surveillance pour mieux voler la mallette de Becca contenant le sérum.

Maligne, la petite. Pas comme Becca qui en dit beaucoup trop d’un coup à Bill et pas comme le garde chargé de surveiller Becca – c’est toujours Tristan, parce qu’économie de budget ? En tout cas, ça commence à faire beaucoup pour Tristan : il se fait cette fois assommer par Callie. C’est mon nouveau héros ce type, c’est la troisième fois qu’il est chaos en vingt minutes d’épisodes.

Bref, Callie fait ça pour avoir le temps de parler à Becca : elle lui apprend que Reese a lu son journal de notes et sait tout de la Flamme, alors qu’elle a de son côté transformé un paquet d’enfants, et leurs parents, en « Nightblood » comme elle les appelle. Pourquoi tant de poésie ? On ne saura pas. Sang noir, ça devait pas sonner assez poétique et accrocheur pour les fanatiques du bunker, j’imagine !

La Flamme prend alors son importance : Becca refuse qu’il l’obtienne et veut qu’on lui retire. Elle apprend donc à Callie qu’il y a une manière de retirer la Flamme sans la tuer pour autant. Elle fait donc d’elle la première gardienne de la flamme finalement. Elles sont interrompues par le frère de Callie, qui insiste pour obtenir le code des coordonnées. Il ne l’obtient toutefois pas et Bill brûle ainsi Becca sur le bûcher, avant que Callie ne puisse récupérer la Flamme. C’est embêtant : c’est donc Reese qui la récupère, et Becca vient juste de nous dire que dans les mauvaises mains (coucou Shedheda !) cela serait désastreux. Elle a aussi refait toute l’explication simplissime de la mythologie derrière cette puce, évidemment, à commencer par l’importance d’être Nightblood pour réussir à la supporter.

Alors que Reese rentre au bunker après avoir brûlé Becca en-dehors du Bunker – ça ne colle pas trop avec la scène qu’on connaissait, il me semble, où on voyait clairement le visage de Bill sans masque de protection malgré les radiations – il se retrouve avec ses hommes confrontés à Callie et les Nightbloods, qui veulent sortir vivre sur Terre. Cela part rapidement en vrille et Callie décide d’arrêter les pertes et fracas en lançant un défi à son frère, comme quand ils étaient enfants, pour régler le problème.

Pas de bol, si Reese lui fait confiance, il a tort. Elle lui tire dans le bras et le laisse à terre, récupérant ainsi la Flamme et s’enfuyant avec le reste des Nightblood. Avant de le faire, elle file le sérum à son frère en espérant qu’il changera d’avis et viendra la rejoindre à l’Ouest du bunker, mais n’a pas le temps de le laisser à sa mère à qui elle fait donc ses adieux, sachant que c’est la dernière fois qu’elle pourra la voir.

La mère est celle qui parvient au dernier moment à sauver in extremis sa fille des gardes de Bill en fermant le sas du bunker pour éviter les radiations. Si elle a refusé le sang noir, c’est aussi parce qu’elle a bien l’intention de découvrir cet autre monde vendu par son ex-mari, parce que la Terre, elle connaît déjà. Je comprends sa curiosité, j’avoue.

Reese est rejoint alors par Bill, qui n’était donc peut-être pas à l’exécution de Becca, contrairement à des images que j’ai en tête. Reese veut absolument partir à la poursuite de sa sœur pour récupérer la Flamme, assisté d’un disciple, voilà, le terme est lâché pour nous parler de Bardo. Ma foi, je comprends bien le potentiel pour un spin-off avec ces origines, franchement. Bill prend toutefois très mal la trahison de sa femme. Il lui fait un dernier câlin, puis la jette hors du bunker, concrètement, signant son arrêt de mort, devant son fils parfaitement.

La mère se retrouve donc à devoir enfiler une tenue anti radiation pour suivre sa fille, alors que Bill s’enfuit avec une poignée de disciples vers un autre monde, grâce au portail. Pauvre Gemma… Elle rêvait d’un autre monde, quoi. Elle sera aussi suivie par Reese, qui est laissé derrière (probablement avec Tristan et d’autres disciples) pour retrouver la Flamme et la ramener à son père. Je suis par contre curieux de savoir où est passé la Pierre de l’Espace un siècle plus tard quand Clarke et compagnie débarquent au bunker…

On en revient alors au présent de la série (trois siècles plus tard, si je ne me perds pas dans mes calculs), avec Clarke expliquant à Bill que Calliope est bien là en elle. Elle sait aussi que Bill a fait tuer Lucy et tout ce qu’il s’est passé. Elle est peu ravie de ce souvenir…

On en arrive donc à ce qu’on attendait encore : les retrouvailles de tous nos héros. Octavia, Echo et Diyoza débarquent en tenue de soldats et retirent leurs masques. Reste à savoir combien de temps elles l’ont été – ça donne l’impression qu’elles viennent juste d’accepter vu comment était monté l’épisode de la semaine dernière, mais ça ne paraît plus si sûr sur cette fin d’épisode. Puis, il reste encore et toujours à savoir contre qui les soldats de Bardo sont en guerre.

Concrètement, Clarke assure qu’elle a toujours les souvenirs de Callie en elle, mais j’ai comme un doute : je ne suis vraiment pas sûr que ce soit si simple et je ne la vois pas accepter de porter la Flamme alors que son frère est à sa rescousse et qu’elle est la seule à savoir la retirer… J’aimerais vraiment le spin-off pour en savoir plus sur toute cette histoire, même si ça n’a rien d’essentiel à la série.

Plus essentiel à la série est maintenant le problème de savoir que Becca connaissait l’existence de la pierre d’anomalie. Concrètement, ça veut dire que Clarke, Madi et Shedheda sont censés savoir s’en servir aussi, au moins grâce à des souvenirs, sauf que Clarke l’a déjà vue plusieurs fois sans s’en souvenir. Dans le même genre, qu’est-ce que Becca a bien pu voir pour l’appeler Le Jugement dernier ? Cela semble lui faire peur… mais personne n’en parle plus après elle ?

Toutes les personnes ayant eu la Flamme ont fait des cauchemars, certes, mais personne ne semble se souvenir spécifiquement de cet épisode-là qui est tout de même hyper marquant dans la vie de Becca puisque ça mène à sa mort. Il n’y a pas un Commandeur qui s’est dit que ça pourrait être sympa d’aller explorer ce nouveau monde pour échapper à Mount Weather ? Si l’épisode apporte beaucoup de réponses, il laisse tout de même des questions et je ne sais pas si tout sera envisagé par les scénaristes à ce stade-là de la saison finale.

Bref, c’était bien, je veux un spin-off, mais je veux aussi la suite de cette saison, purée !

> Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E07

Épisode 7 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !

Saison 7


Spoilers

707.jpg

I think it’s a trap.

L’avantage de cet épisode, c’est qu’il repart sur un résumé de l’épisode précédent avec une réplique de la cheffe des Chronicons que j’avais bêtement raté : elle s’appelle Sibyl, et on l’appelle aussi la « Prédictrice ». Magnifique.

L’épisode a un drôle de début, avec Deke qui doit passer un entretien auprès de May et lui raconter tout ce qu’il s’est passé. On part alors en 1982, qui est apparemment le début de son histoire. On y suit la vie d’un pauvre type paumé qui répare des ordinateurs et créé des robots. C’est concrètement le cliché du geek, mais aussi de l’ex élève harcelé au lycée.

Quand un de ses anciens harceleurs lui apporte un ordinateur, il accepte de le réparer, pour mieux finalement tomber sur une machine qui dit avoir besoin de son aide pour déchiffrer un code… Le problème, c’est que cet ordinateur qui communique tout seul n’est pas un gentil : c’est Sibyl. Oula, dans quoi nous embarque la série ??

Il faut une bonne semaine pour que le geek déchiffre le code et parvienne à rendre sa voix à Sibyl. Cette dernière est douée pour manipuler l’homme et s’assurer qu’il sera capable de lui rendre sa forme humanoïde. Le temps passe vite dans l’épisode, ce qui fait que l’homme est rapidement capable de créer un robot pour que Sibyl puisse lui parler. Et bien sûr, il tombe amoureux de ce robot, hein.

En parallèle, Mack découvre que Deke et lui sont coincés en 1982 car le Zéphyr a disparu. Mack se convainc alors qu’ils ont réussi la mission et que le vaisseau est retourné dans le présent, mais franchement, Deke est d’une patience incroyable après Mack. Ce dernier est encore furax de la mort de ses parents, et il se venge sur Deke en lui reprochant d’avoir tué de sang-froid, contrairement à l’Histoire.

Deke tente de donner à nouveau un sens à sa vie, espérant vaguement affronter des Chronicons, mais Mack est un parfait connard avec lui. Il se barre en moto pour se rendre sur la tombe de ses parents, laissant Deke tout seul derrière lui. Charmant. Je veux bien que ce soit un deuil difficile à faire, mais là, j’ai vraiment du mal à apprécier Mack sur ce coup-là. Il a l’air beaucoup plus mignon quand il était enfant, franchement.

Oui, Mack observe son lui enfant avant d’aller s’isoler pour effectuer une maquette de voiture. Non, mais sérieux. Deke se débrouille alors pour le retrouver, allons savoir comment, puisqu’il n’a pas internet. Il a ainsi engagé un détective privé, Crickett. Mack ne l’entend pas comme ça : il voulait juste rester seul et il se débarrasse vite de Deke.

Non mais Mack, mais que fais-tu ? Il s’enferme dans sa dépression, vire Deke qui ne le lâche pourtant pas, revenant régulièrement lui apporter des provisions dont Mack ne veut même pas. C’est n’importe quoi et Mack se retrouve ainsi en pleine dépression à boire un tas de bières depuis son fauteuil. Bon. Mack, je t’aimais bien (par moments) depuis ton arrivée dans la série, mais là… C’est trop.

Deke parvient finalement à le sortir de sa dépression en l’invitant dans un bar. Il est alors révélé que Deke s’est débrouillé pour créer le « Deke Squad », un groupe de rock qui chante « Don’t you forget about me », écrite par Deke bien sûr. Ahaha. Heureusement qu’il devait éviter de se faire trop remarquer !

L’acteur s’éclate tellement, c’est énorme à voir. Le choix de la chanson est on ne peut plus iconique pour l’intrigue de voyage dans le temps et pour la période des années 80 et le look de Deke, tout en rouge, mon dieu ! Il fallait oser. Tout le monde s’éclate, en fait, des scénaristes aux spectateurs, en passant par la foule en délire de figurants. Personnellement, j’ai bien ri et il est probable que je ne sois pas le seul. Je pense aussi que je ne suis pas le seul à avoir chanté devant cette scène… mais il n’y aura aucun témoin de ça, fort heureusement !

Il est alors révélé que le Deke Squad est juste l’occasion pour une bonne parodie de film, encore et toujours, alors que Deke en fait des espions parfaits. Bon, imparfaits, il y en a un qui vend du « coca » aux drogués du coin. Il me fait tant rire Deke. Il a donc tout un groupe et des moyens pour créer un nouveau groupe d’espions.

Pour les former, il les emmène au Phare, qu’il a transformé en QG pour son groupe de rock et d’espion. C’est une couverture sympathique, ma foi. Deke profite alors de l’énervement de Mack face à tout ça, bien sûr, pour révéler qu’il a ressuscité Coulson… À sa manière. Coulson apparaît à l’écran d’une télévision pour apprendre à Mack que Sibyl court toujours. Il a eu l’occasion de chercher un peu partout sur les réseaux informatiques et découvrir qu’elle avait pu envoyer un code pour créer de nouveaux chasseurs.

Sibyl est en train de créer de nouveaux robots, évidemment, et ça se termine mal pour le geek qu’elle utilisait : il se fait tuer par un des robots, évidemment. C’est si triste pour lui, mais si prévisible. Là-dessus, la série ne fait dans la finesse, alors que le retour de Coulson est une vraie bonne idée, un brin original. Tout l’épisode s’éclate vraiment à parodier les années 80, d’accord, mais tout de même, il fallait le faire.

On enchaîne en retrouvant ensuite le D squad en plein entraînement de paintball… ou de vraies missions, allez savoir. C’est une catastrophe, bien sûr, et ça déprime Mack autant que Coulson. Le problème, c’est que Mack est celui qui est insupportable dans cet épisode, reprochant à Deke d’être un Peter Pan ayant besoin d’attention et de l’idéaliser en tant que directeur, ce qu’il n’est pas prêt à vivre.

Mack se barre donc alors que la série tourne au film d’horreur quand Sibyl et ses robots débarquent pour nous trucider le batteur drogué du groupe. Ils sont si doués dans la parodie, là ! Les robots sont meilleurs que dans Doctor Who à vouloir exterminer tout le monde, y compris Mack qui est en train d’être confronté à la réalité par la chanteuse du groupe, qui lui reproche d’avoir abandonné son fils. Mack découvre ainsi que Deke s’amuse depuis tout ce temps à vérifier que son lui enfant se porte bien et a tout ce qu’il désire.

C’est la partie de l’histoire qu’on peut croire le plus facilement alors que tout le reste est quand même un bon gros délire de Deke – et donc des scénaristes. Tout ça réveille la colère de Mack qui veut donc tuer les robots, qui s’amusent eux aussi à tuer la copine de Cricket et les autres membres du Deke Squad sur lesquels ils peuvent mettre leur main robotique.

On retrouve donc Mack dans une scène dramatique pour marquer son retour en tuant les robots et en s’assurant d’obtenir le respect du reste de l’équipe – Olga la russe et les frères Chang. La série s’éclate tellement. Mack accepte ainsi de revenir à la tête de la série. Pour se faire, il suffit juste qu’il se rase la barbe et change complètement de look, pour mieux être à son tour dans le flow des années 80.

L’épisode est une bonne partie de rigolade de ce point de vue-là, avec un concentré de clichés maîtrisés et de blagues bien gérés, tout en faisant avancer l’intrigue autant que possible. Ainsi, on découvre que Mack accepte de se servir d’une hache construite par Mack pour reprendre son rôle de Directeur dans lequel Deke l’a poussé autant que possible. C’est efficace du côté de la construction de personnages et ça permet de voir comment Mack termine son deuil de ses parents, en un épisode et basta là où il aurait fallu normalement le reste de la saison. Et puis, ça ne néglige pas l’action avec ce faux SHIELD qui reprend le dessus sur les Chronicons.

Sibyl révèle alors… qu’elle a des lasers à la place des yeux. Aha. C’est tellement n’importe quoi. Cela fait fuir les frères Chang, alors qu’Olga est blessée. Un nouveau plan se met en place pour le trio restant. Deke fait diversion et Sibyl est rapidement détruite. Malheureusement, il reste un bébé Chronicon qui a bien réussi à voler l’engin temporel après lequel ils étaient.

L’équipe de Deke pense pourtant avoir réussi, avec Deke qui se débrouille comme il peut pour réconforter les Chang et Coulson qui comprend que Sibyl a sûrement réussi à s’enfuir malgré tout. Mack demande alors à Deke de l’accompagner chez son oncle, histoire de rencontrer sa version enfant…

Le Zéphyr apparaît alors dans le ciel pour 27 jours selon Jemma qui explique à Yoyo et May qu’elles ont ce temps-là, en théorie, pour faire l’aller-retour et récupérer Mack. Elles n’ont pas pour autant envie de perdre le moindre temps : elles savent qu’il est là tout seul avec Deke depuis vingt mois. Ah oui, tout de même.

Je ne comprends pas trop comment elles sont revenues à cette période, mais peut-être qu’un autre épisode nous l’expliquera. Pour l’instant, on se contente de retrouvailles douces pour Yoyo et Mack, marrantes pour May et Coulson et de présentations formelles pour nos nouveaux agents du S.H.I.E.L.D. Comme il reste 27 jours avant de retourner au Zéphyr, j’imagine qu’on restera à cette période pour le prochain épisode. Ce serait plutôt une bonne chose parce que le cliffhanger révèle que Sibyl a droit à sa propre télévision elle aussi, et que l’engin temporel finit dans les mains de Nathanaël, encore en vie. Voilà qui est gênant.

La série ne dit rien du sort de Daisy durant l’épisode, ce qui lui laisse le temps de se soigner, et l’on ne sait pas non plus si le Zéphyr est passé par une autre période temporelle avant de revenir en 1983… Hâte d’en savoir plus au prochain épisode !

Saison 7