Shadowhunters – S03E02

Épisode 2 – The Powers That Be  – 13/20
Le plaisir de retrouver la série passé, Shadowhunters redevient plutôt médiocre cette semaine où les économies se font déjà sentir : une grosse partie du budget a dû y passer dans le premier épisode, et si ça rendait bien visuellement, maintenant, ça rend plutôt bof. Cette semaine voit se développer une intrigue un peu molle et des quiproquos dignes de télénovelas. Ce n’est pas un épisode qui restera marqué dans ma mémoire, mais ça fait toujours son taf de divertissement me faisant lever les yeux au ciel, alors tout va bien !

> Saison 3


Spoilers

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It’s not weird, it’s not weird at all.

Je pensais que Netflix avait des algorithmes pour me connaître, mais il me propose Black Lightning et The Punisher avant ce deuxième épisode de mon guilty pleasure hebdomadaire. Evidemment que je préfère me jeter sur les aventures de Clary, non mais allô quoi !

La série commence cette semaine avec un événement mondain pour les sorciers qui ne meurent désormais jamais. Magnus y traîne Alec histoire d’avoir quelqu’un à qui parler, à défaut d’assumer pleinement le fait qu’il ait perdu son titre de Grand Sorcier au profit de Lorenzo Rey, introduit au passage comme un jeune sorcier arrogant de 484 ans. Ben voui.

Le type est insupportable et promet à Alec des rendez-vous mouvementés à l’institut, mais ils sont rapidement occupés par d’autres choses, avec Madzie qui débarque pour voir Simon et un accident magique qui lance l’intrigue de l’épisode : les sorciers sont soudainement incapables de contrôler leur magie, et l’un d’eux se fait désintégrer par son propre portail. Heureusement, Magnus sait comment protéger son copain et Madzie, alors on s’en fiche pas mal, mais Lorenzo jette un regard noir à son prédécesseur qui lui a piqué la vedette à sa propre soirée. C’est con.

Chez Magnus, on découvre ensuite que l’acteur interprétant Alec n’est plus au top de sa forme quand le scénario prévoit de lui faire mettre un t-shirt plutôt que de rester en caleçon pendant toute la scène. Les choses ont changé entre deux saisons, mais ils sont toujours aussi niais dans ce couple à s’extasier pour une bouteille de shampoing.

L’intérêt de la scène est que Lorenzo débarque pour prévenir Magnus qu’Asmodeus s’est probablement évadé d’Edom, et qu’il sait parfaitement que notre sorcier aux coupes de cheveux improbables est derrière tout ça. Oh, Magnus dit que ce n’est pas le cas, mais en fait, Asmodeus est un grand sorcier qui n’est nul autre que… son père. Mamamia, c’est reparti pour des histoires de familles.

Alec se débrouille ensuite pour entrer dans le manoir de Lorenzo, soit disant pour le protéger, mais en fait pour enquêter sur les lignes énergétiques corrompues qui ont provoqué l’accident de la soirée de la veille. Tout en faisant cela, il en profite pour déverrouiller une porte-fenêtre par laquelle Magnus s’introduit. Ah ben heureusement qu’il voulait s’introduire illégalement dans la maison, hein.

Et puis, Alec a encore beaucoup à apprendre en politique, clairement : il a toutes les chances de se mettre à dos définitivement ce qui aurait été un allié clé, mais bon. Finalement, les choses se passent plutôt bien quand Alec fait semblant d’apprécier l’art exposé partout chez Lorenzo alors que Magnus jette ses sorts de manière pas discrète. Ils ne se font pas prendre, mais Magnus est super inquiet : tout ça ne vient pas de son père, mais de quelqu’un de bien pire qu’Asmodeus.

Faut-il vraiment faire comme s’il y avait eu le moindre suspense ? La série enchaîne immédiatement avec un plan de la mère de Jonathan qui sacrifie quelques-uns de ses possédés ayant eux-mêmes tué leurs proches pour lui prouver leur loyauté. Et c’est bien le sang de ses possédés qui provoque les crises magiques, dont une arrive à l’hôpital sur ce personnage secondaire déjà vu la semaine dernière, pote avec Magnus et ayant conseillé Alec dans sa relation avec le sorcier. Finalement, avec cette explosion de magie, Catarina, c’est son nom, culpabilise de tuer un de ses patients, mais tout le monde s’en fout royalement.

Dans leur hangar, Maia tente de comprendre ce qui est arrivé à Simon, et le couple est plus crédible que le Simon/Clary de l’an dernier avec des références toutes pourries à Indiana Jones qui passent bien. Si ça passe bien, ça n’empêche que leur scène n’apporte aucune réponse et rien de bien intéressant, hein, faut pas abuser.

On les retrouve ensuite en train de déjeuner, mais on nous rappelle gentiment que Simon ne peut pas manger, puisque c’est un vampire. Pendant qu’il s’étouffe avec la bouffe qu’il a tenté d’avaler malgré tout pour impressionner Maia, celle-ci se rend compte que les loups garous ne sont pas du genre à accepter un inconnu dans la meute. Oh, bah ça alors, quelle surprise ! Simon en fait l’expérience aussi, parce qu’avec sa super-ouïe digne d’un Clark Kent des années 90, il ne perd pas un mot de la conversation de Maia avec l’autre loup-garou.

Pendant ce temps, à l’Institut, Clary a repris la peinture quand elle ferait mieux de s’occuper d’apprendre à se servir d’une machine à coudre vu l’état de son jean. Oui, c’est une réflexion de vieux, mais entre ça et ses écouteurs avec de la musique à fond, elle se comporte comme une adolescente des années 90, alors bon. Jace débarque pour lui proposer un rencard, mais pas avant qu’elle ne lui propose de devenir son modèle, surtout s’il veut bien se déshabiller.

Jace préfère la laisser là avec son modèle tout pourri pour aller demander des conseils de rencard à Isabelle, ça en dit long. Celle-ci est plus blasée qu’autre chose, et on sent bien que son célibat la ronge. Cela ne devrait pas trop durer, son médecin finira bien réapparaître. Quant à Jace, il finit par obtenir une adresse de Simon, ce qui crie le faux pas. Certes, c’est le meilleur ami de Clary, mais c’est aussi son ex, hein.

Cela ne manque pas : Jace ne prend pas de réservation et ils se retrouvent à devoir s’asseoir à une table commune, à côté de… Simon et Maia. Franchement, c’est mieux qu’une télé-novela. Ils essaient de s’ignorer pendant une douloureuse minute où Simon est forcé d’aider Jace à choisir une entrée pour Clary, puis Maia décide de boire et de considérer ça comme une opportunité de passer du temps à 4. Au point où ils en sont de toute façon !

Cela permet aux filles de sympathiser sur des questions futiles de vêtements (mais lié à la transformation, attention) et à Maia de critiquer le physique des Shadowhunters avec tant de tatouages.

Cela fait bien marrer Jace qui sait qu’elle a un tatouage de papillon, parce qu’après tout, il a couché avec, hein. Une information que ni Clary, ni Simon ne savait encore et qui fournit un bon moment de comédie, à défaut d’être un moment brillant d’écriture. J’aurais aimé plus de moments gênants (ben quoi, tant qu’on y est !), mais finalement, c’est vite expédié, surtout du côté Maia et Simon.

Ce n’est pas le cas avec Clary qui ne comprend pas pourquoi Jace refuse de coucher avec elle alors qu’il couche avec tout le monde. Il lui explique que c’est bien de sa faute à elle, parce qu’elle est spéciale et qu’il n’a jamais tenu à personne comme ça. Le voilà mon moment où mes yeux montent au ciel et où Jace ne s’arrête plus de faire sa déclaration amoureuse avec petite envolée lyrique de la musique et cette pauvre Clary qui ne sait pas quoi faire. Pour défendre l’actrice, ce n’est sûrement pas évident de rester silencieuse à attendre que Jace finisse sa petite déclaration, mais en même temps, si les scénaristes ne lui donnent pas de réplique, c’est aussi parce qu’elle n’est pas si bonne actrice. Un bon cercle vicieux, donc, qu’elle rompt en embrasse son Jachinouchet.

Et sinon, en parallèle, Luke débarque à l’institut, on nous le balance avec une scène inutile de Clary heureuse d’aller à son rencard, et il finit par apporter à Isa du travail. Les deux se mettent à enquêter sur Tim, le possédé de la semaine dernière, pour savoir quand il a été possédé exactement. Autrement dit, on tient là une vraie intrigue de saison…

Et une relation bizarre entre Luke et Isa. Le loup en profite pour s’inquiéter de la santé d’Isa, et surtout de son moral clairement dans les chaussettes. Il est plein de bons conseils, du genre qu’il faut prendre du temps pour elle pour trouver l’amour, parce que c’est bien connu, ça se fait en un claquement de doigts. Non, non, ce n’est pas le cas, mais comme nous sommes dans une série, Iz aura probablement de la chance – et on note qu’ils ont eu à retourner à l’hôpital dans cet épisode, comme par hasard.

Tout le monde rentre à l’Institut pour s’occuper du problème des lignes énergétiques qui continuent de poser problème à tous les sorciers utilisant leur magie en ville, les attaquant sans prévenir et provoquant des explosions magiques qu’ils ne peuvent contrôler. Alec a un plan qui implique évidemment la magie de Magnus, et qui pourrait très bien sauver la situation, comme l’empirer en faisant exploser, a minima, l’institut. Évidemment.

Il rencontre immédiatement l’opposition d’autres Shadowhunters, puis ça part en vrille, puis Alec fait entendre son autorité. Du coup, Magnus peut mettre à exécution son plan et gesticuler de manière débile devant le cœur de l’Institut (je donnerai cher pour voir les plans sans effets spéciaux – enfin, non, je ne paierai pas réellement pour ça, mais vous voyez ce que je veux dire).

Magnus se lance dans son rituel, mais Raj a réactivé la sécurité, ce qui provoque des problèmes avec le sort, et risque de tous les faire exploser. Izzy ne peut rien y faire, mais Alec décide de jouer les électriciens pour sauver tout le monde. Manuellement, il parvient à débloquer la sécurité et Magnus réussit à recadrer les lignes d’énergie avant d’endommager le cœur. Autant je m’extasiais la semaine dernière sur les effets spéciaux et les combats, autant cette semaine, c’était de retour à la normale, hein.

On termine avec une scène Magnus/Alec parlant d’Asmodeus et des craintes de Magnus qu’Alec le voit différemment désormais. Comme Maia s’en fout de savoir avec qui Simon a bien pu être avant, Alec s’en fout pas mal de la famille de Magnus. C’est bien connu, le passé ne construit pas du tout une personne et n’est pas important dans une relation, hein !

Sinon, Jace continue de faire des cauchemars où il assassine Clary, Izzy découvre qu’elle ne connaît pas le démon qui a possédé Tim et Simon se fait expulser par les loups garous qui ne veulent plus de lui… à moins que le pouvoir donné par les fées la semaine dernière ne se manifeste et propulse un vilain pas beau de plusieurs mètres en arrière. Yep, on a connu des cliffhangers mieux gérés, mais tout ça se passe devant une Maia pas tellement inquiète de l’attitude de sa meute envers son mec, alors ça aura une continuité intéressante.

> Saison 3

Ces prénoms de personnages que je ne retiens pas

Salut les sériephiles,

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On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un grand problème lorsque j’écris mes critiques de certaines séries : celui des prénoms. Il y a les gens, comme Ludo, qui dès le départ t’annoncent que de toute manière ils ne les retiennent jamais et il y a ceux comme moi, qui persistent à faire comme s’ils savaient tout sur tout et écrivent des critiques à rallonge avec les noms de tous les personnages. Il est largement temps après deux ans de vous révéler que, comme tout le monde, je me sers parfois de Google et/ou d’IMDB pour retrouver les noms de certains, et qu’en attendant, ceux dont je ne me souviens pas s’appellent XXX dans mes critiques.

Cela peut vous arriver de griller un de ces « XXX » lorsque je ne suis pas attentif ou n’ai pas le temps de me relire (95% du temps, donc), mais je crois que jusque-là ce n’est arrivé qu’une fois que quelqu’un m’en fasse la remarque (et je suis stressé par cet article, j’ai envie de tout corriger à cause de ces majuscules ehe). Et comme il y a certaines séries où il n’y a pas qu’un personnage dont le nom m’échappe, je n’hésite pas à abuser aussi des YYY, parfois des ZZZ (non, je n’ai jamais eu à me servir du début de l’alphabet, et je ne sais d’où vient mon obsession de la fin), et, évidemment, des périphrases, pour contourner le problème. Ma petite préférée, ça va être la périphrase en mode « la mère de », « le père de » et autres liens de famille tordus – n’est-ce pas Clary ??

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Et puis, à force de ruser, je finis par retenir les prénoms de ces affreux anonymes et l’épisode suivant je n’ai plus de problème. En théorie. En pratique, j’ai quelques irréductibles gaulois qui subsistent d’épisodes en épisodes, parfois d’années en années, et c’est d’eux dont il sera question aujourd’hui, parce qu’ils me prennent régulièrement la tête et parce que ça m’a posé souci en fin de semaine dernière avec toutes les saisons que je commençais et nouveaux prénoms à retenir. Non, parce que les castings à rallonge (je vous regarde Rise et Station 19), c’est bien, mais faut les retenir, quoi !

Par conséquent, les premiers épisodes d’une série sont parfois galère à critiquer parce que j’oublie les noms d’une semaine sur l’autre (surtout que ce n’est pas comme si j’en regardais qu’une seule !). C’est pour ça que j’essaye souvent de me trouver les sous-titres sur les premiers épisodes d’une série – et pour d’autres que j’aime moins d’une saison – car ça me permet de redécouvrir et retenir les noms (bon, ça permet aussi de s’adapter aux accents de certains, mais chut, n’allez pas révéler que je ne comprends que 90% de ce que marmonne Daryl Dixon ou de l’accent terrifiant d’Alice/Tilly).

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  1. La championne toutes catégories est incontestablement Erica de The Last Man on Earth. Sans spoiler, je dirais simplement qu’elle reste plusieurs saisons et que malgré ça, chaque année, je galère à retrouver son prénom. Elle est passée par tous les stades, de « XXX » à « Emma » à « la pote de Gail », rien n’y fait, je ne la retiens pas… alors que je l’adore, en plus, c’est un de mes personnages préférés dans la série !Image result for meliorn shadowhunters
  2. Meliorn de Shadowhunters : comment faire un article sur le sujet sans en parler ? Certes, c’est un personnage hyper secondaire, mais j’ai tendance à ne pas me souvenir son nom et à demander, dans chaque critique, à Yodabor de me le rappeler. Elle a beau me dire que c’est parce que je suis insensible à son charme, moi je persiste à dire que c’est parce que je fais un blocage sur son nom, parce que j’ai beau être très sensible au charme d’Erica, j’en oublie le nom, donc le charme n’a rien à voir avec tout ça (quoique… vu les scènes sur lesquelles je suis tombé en cherchant un gif, je me dis que c’est peut-être le charme d’Isa qui a détourné mon attention de lui).Image result for outcast megan
  3. Megan d’Outcast : c’est un cas un peu particulier, parce qu’oublier son prénom n’est pas une grosse perte surtout que la série n’a a priori pas de saison 3… Il n’empêche qu’elle m’a impacté sur plusieurs séries ! Je ne sais pas pourquoi, mais dans le pilot, je me suis persuadé que « la sœur de Kyle » s’appelait Karen. En plus, c’était facile à retenir ce fétichisme du K… Et donc, pendant tout le reste de la saison, je l’appelais Karen, même après avoir compris que je me plantais. Dans le même genre, dans Rise, il y a Gwen que j’ai entendu s’appeler Zoé dans le pilot – allez comprendre, j’ai corrigé la critique en me rendant compte de mon erreur lors de l’épisode 2 ! – et depuis j’ai du mal. Pour en revenir à nos Megan, j’ai ensuite eu du mal avec le prénom Megan au point de vouloir appeler Karen le personnage de Megan dans Colony. Les raccourcis bizarres du cerveau !Image result for bailey & weber
  4. Miranda Bailey et Richard Weber. On pourrait penser qu’après 14 saisons, je connais les noms de tous les médecins et infirmières du Grey Sloan Memorial Hospital (Olivia forever in my heart), mais non. Ces deux-là me font parfois de la résistance pendant que je regarde l’épisode. Cela ne dure jamais bien longtemps, parce qu’évidemment que je les connais !, mais ça m’arrive parfois de vouloir écrire une phrase où il est question d’eux… et de me sentir bête. Je ne m’explique vraiment pas ces bugs. Au moins, l’avantage des séries, c’est que c’est beaucoup moins gênant que quand ça t’arrive dans la vraie vie (vous savez, ce moment d’angoisse où vous tombez sur quelqu’un avec qui vous étiez au collège mais impossible de retrouver ce nom et vous faîtes genre ?).Image result for walking dead
  5. Et enfin, il y a les personnages dont je me fiche pas mal de savoir ou non le nom… genre dans The Walking Dead, les gardes du corps d’Ezekiel ou certains prisonniers récents. Parfois, je les aime bien ces personnages, mais… à quoi bon retenir leur nom puisqu’ils vont mourir trois épisodes plus tard. Et puis, je me retrouve au Comic Con à découvrir qu’un petit perso secondaire de rien du tout a quand même tenu trois saisons dans la série sans que je ne sache ni son nom, ni son rôle. Mais ne le dites pas à Laura, surtout !

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Cela dit, je vous rassure, ces amnésies ou bugs catégoriques sont très loin d’être des généralités et je suis parfois capable de vous sortir des noms de personnages de séries pas vues depuis des années : je suis à peu près incollable sur les persos de LOST et je viens de me surprendre tout seul avec Tom Baldwin, Diana Skouris et autre Maya ou Jordan Collier des 4400.

Et puis, je regarde tellement de séries, il est inévitable d’avoir du mal avec certains personnages, mais ça entraîne ma mémoire de tout retenir. Ironiquement, il y a aussi ces noms imprononçables ou théoriquement impossibles à retenir qui sont gravés à tout jamais, comme par exemple Robin Scherbatsky ou Asteroid Farnsworth. Comment ça, elle ne s’appelle pas Asteroid ?

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E14

Épisode 14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !

> Saison 5


Spoilers

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Who are you talking to?

Contrairement aux apparences, mon samedi a commencé par cet épisode, mais j’ai ensuite travaillé et diffusé un article écrit dans la nuit, trop tard pour être diffusé. Puis, j’ai mangé. Et enfin, j’ai pris le temps de mettre en page cette critique… après avoir revu une deuxième fois l’épisode. J’ai une de ces vies, pas vrai ? Tout ça pour dire que je me suis jeté comme d’habitude sur la série et je suis en digestion de cet épisode depuis ce matin.

Il commence pourtant tout gentiment par une scène Fitzsimmons, avec Jemma qui espérerait une lune de miel, ou être capable de voler, ou d’avoir un poney, ou d’avoir un poney qui vole, ou tout simplement d’arrêter d’être attaquée par des hallucinations beaucoup trop tangible. Eh oui, elle est une fois de plus à deux doigts d’y passer quand un astronaute sorti de nulle part tente de la tuer. Ce n’est pas sa plus grande peur, mais ça en fait partie. La mauvaise nouvelle, c’est donc que les peurs de tout le monde continuent de sortir de nulle part.

En début d’épisode, Daisy réussit à tracer leurs ennemis assez simplement avec le portable du général Hale. Celle-ci est en route vers un meeting lorsqu’elle se retrouve prise au piège dans le vaisseau du S.H.I.E.L.D. Cela permet à Coulson de l’interroger sur ses vraies motivations, surtout lorsqu’elle a coupé les bras de Yoyo. Celle-ci s’en défend en prétendant vouloir sauver l’humanité, avant de proposer à Coulson de la suivre et de lui expliquer qu’elle a toujours le contrôle de la situation. En fait, elle s’est laissé capturer, et c’est pour cela qu’il était si simple de la retrouver. Franchement, je l’avais vu venir dès le début, mais vu ma surprise devant le reste de l’épisode, je ne vais pas trop m’en vanter.

Piper comprend qu’ils sont piégés quand elle ne parvient pas à sortir de sa voiture le conducteur du général Hale, parce qu’il est trop lourd. May sait immédiatement qu’elle a affaire à Creel, et celui-ci révèle avoir une bombe. Les retrouvailles entre ces deux-là se devaient d’être explosives, mais j’en aurais aimé un peu plus.

Dix secondes plus tard, Piper s’en veut d’être tombée dans un nouveau piège, et May lui en veut aussi, mais ils ont d’autres problèmes à gérer quand le Russe de la saison 4, Anton Ivanov, débarque de nulle part sur leur vaisseau. J’ai l’impression de ne pas tout avoir suivi, mais en fait il vient juste récupérer les otages. Creel s’est fait manipuler avec la vidéo de Daisybot tirant sur Talbot, Ivanov n’est pas franchement plus doué pour ne pas tomber dans la manipulation et Coulson accepte finalement de rejoindre le général Hale pour sauver d’une arrestation May, Piper et l’ensemble de ses hommes encore présents sur le Zephyr.

C’est plutôt drôle, parce que Coulson garde le contrôle même en étant prisonnier. Il essaye de ramener Creel de son côté, puis remet Ivanov à sa place en expliquant qu’il sait très bien que sans Aida il ne peut faire des robots aussi convaincants. C’est pourquoi le Général Hale est venue le chercher en personne, c’est pourquoi il lui obéit au doigt et à l’œil, parce que sa tête à lui est toujours la seule chose capable de le maintenir en vie ; et sa tête est en possession de Hale.

Le cliffhanger final nous révèle alors que cette dernière travaille en fait pour Hydra et la « Confédération ». Toute cette intrigue est un gros, énorme « mouais » qui retire quelques points à cet épisode, parce que c’était précipité et pas si génial, et même un peu prévisible. Il y avait quand même des surprises et je suis intrigué par la révélation d’un nouveau Big Bad.

En fait, si c’était tant précipité, c’est parce qu’il y avait beaucoup à faire dans la base du S.H.I.E.L.D avec les autres personnages. En effet, Deke a toujours des phases maintenant qu’il sait qu’il parle à ses grands-parents, et fait tout ce qu’il peut pour les protéger. Il aurait été bon que sa mère le prévienne mieux de l’histoire familiale, parce que Deke retrouve Fitz dans le laboratoire et se fait attaquer par celui-ci. C’est bien sûr la plus grande peur de son grand-père qui se manifeste : on retrouve le Dr Leopold du Main Frame, celui qui était froid et cinglé. En toute logique, je me suis persuadé comme le reste du monde qu’il s’agissait d’une hallucination.

Ce qui est horrible est que Fitz, le vrai, pète de plus en plus un câble. C’est Daisy qui fait ce qu’elle peut pour le calmer, dans une excellente scène de ce duo, en une seule prise qui plus est. Que j’aime cette amitié de Daisy avec le couple, cette amitié et inquiétude sincère de voir Fitz dormir si peu et virer à l’obsession de maîtriser le gravitonium pour sauver le monde… Alors que celle-ci part vérifier pourquoi les caméras de sécurité s’éteignent, Fitz se retrouve en tête à tête avec le Dr. Leopold, qui lui en veut d’avoir détruit son monde, mais à la solution pour sauver celui-ci. Il veut finir ce qu’ils ont commencé.

L’hallucination est beaucoup trop réelle et l’acteur gère à merveille. On le savait déjà, mais ça fonctionne bien. Finalement, il entend un coup de feu et un appel à l’aide de Jemma, donc il quitte le centre de contrôle. Concernant Jemma, rien de grave : elle était en train de déplacer Yoyo avec Mack à cause des trop nombreuses hallucinations dangereuses pour sa patiente quand l’une d’elle s’est pointée pour les attaquer.

Mack est neutralisé avec une balle dans la jambe et l’hallucination qui l’a attaqué, un robot du Main Frame qui ne disparaît pas une fois mis à terre. Et oui, ce n’est pas une hallucination mais une création du Dr Leopold, ce que Fitz comprend immédiatement. Il est totalement paumé et flippé, de même que Jemma qui tente de garder le contrôle de la situation. Heureusement, ils finissent par comprendre que Leopold en a toujours après les inhumains. Et puisque Yoyo est en sécurité, il s’en prend donc à Daisy.

Celle-ci se fait maîtriser beaucoup trop simplement, même si c’est par surprise, même si elle n’a plus de pouvoir. Plus de pouvoir ? Pas si sûr. Le but de Leopold est de lui retirer son implant pour lui rendre ses pouvoirs (enfin !) dont il a besoin pour contrôler le Gravitonium. C’est joli, tout ça. Pauvre Daisy ! Elle se fait une fois de plus torturer par Leopold, qui explique à Fitz sa faiblesse…

De son côté, Yoyo a pu tester son nouveau bras robotique en début d’épisode, mais elle souffre encore trop pour l’envisager comme solution permanente. De toute manière, elle ne s’inquiète pas plus que ça car elle a vu son futur. Elle demande d’ailleurs à Mack d’arrêter de vouloir la sauver et de prendre tant de dangers à chaque fois, car ils savent qu’elle va survivre.

Mack ne l’entend pas de cette oreille et continue de vouloir être plus le protecteur, c’est en même temps son caractère depuis le départ. Il refuse donc d’être immobilisé par une balle dans la jambe. Jemma a soudainement une révélation en demandant à Mack de s’asseoir pour ne pas rouvrir sa plaie : en lui demandant de ne pas rouvrir sa plaie, elle a soudainement l’intuition que c’est Fitz qui est le Dr Leopold. De l’importance de bien dormir. Je suis totalement paumé, mais je vous l’avais bien dit que ça finirait mal pour le couple.

Il est ainsi révélé que c’est bien Fitz qui est en train de torturer Daisy, et pas le Dr Leopold qui n’a jamais été là. C’est également Fitz qui a assommé Deke en début d’épisode… Jemma arrive à temps pour s’en rendre compte et fait tout ce qu’elle peut pour arrêter son mari. Malheureusement, il est tellement hanté par « Leopold » qu’il a programmé un robot pour attaquer Jemma et Deke s’ils intervenaient.

Ainsi, Fitz poursuit son opération de Daisy, quitte à risquer de la paralyser. La voilà qui récupère ses pouvoirs et qui affirme qu’elle ne lui pardonnera jamais, de même que Jemma ne le pardonnera de toute évidence pas à Fitz de sitôt. Tout ceci n’a aucun sens, je me suis laissé avoir comme un bleu et j’ai mis longtemps à comprendre ce qui arrivait – plus longtemps que Jemma. C’est la réplique de Daisy trois secondes avant la révélation qui m’a fait comprendre qu’il n’y avait qu’un seul Fitz, mais j’espérais encore qu’il s’agisse d’une manifestation de sa peur, en lui. Jemma nous explique clairement que non.

Suite à l’opération qui évidemment ne la paralyse pas mais a l’air sacrément douloureuse et sans anesthésie, Daisy parvient à contrôler le Gravitonium, donc à fermer la brèche permettant la manifestation de leurs peurs, et Fitz se laisse ensuite arrêter.

En fin d’épisode, Jemma demande à son mari depuis combien de temps il voit Leopold, et il révèle qu’il a toujours été là depuis le Main Frame, dans un coin de sa tête. Si ce n’est que dans cet épisode qu’il l’a vu, Fitz a des pensées noires depuis un moment… Il est ainsi révélé en fin d’épisode que c’est la maladie de Fitz, obtenue suite au manque d’oxygène de la fin de saison 1, qui est revenue et lui fait voir le Docteur. De la même manière qu’il voyait Jemma jouer sa bonne conscience à une époque, il se voit donc lui-même se prodiguer de bien mauvais conseils.

Ce retour de schizophrénie est tellement inattendu que je ne m’en remets pas. Il est assez logique pour la série et ça fait effectivement un moment qu’on sent Fitz instable dans son bonheur, mais la révélation s’effectue avec la douleur d’un coup en plein cœur.

J’avais bien dit qu’ils étaient bien trop heureux, mais pas ça quand même, quoi ! La bonne nouvelle, c’est qu’on sait qu’ils finiront par retravailler ensemble et se réconcilier, car on l’a vu plus tôt dans la saison. La mauvaise, c’est qu’on ne sait pas quand exactement, même si Jemma n’a pas l’air d’en vouloir tant que ça à Fitz, qu’elle sait malade. Il n’empêche que je m’extasiais plus tôt dans la critique de l’amitié entre Daisy et Fitz… et que ça, on n’est pas prêt de la retrouver après ce qu’il vient de lui faire. Sans surprise, Fitz ne se pardonne pas de ce qu’il lui a fait, quand Jemma l’a déjà pardonné par amour.

Jemma craque complétement et s’en confie à Deke qui vient la réconforter. Bien sûr, c’est le moment que Deke choisit pour lui faire prendre conscience qu’elle connaît mieux Fitz que Fitz lui-même et pour lui révéler que le futur sera de toute manière beau pour eux : il est leur petit-fils et connaît toute leur vie, tous les détails, jusqu’au sandwich de la première saison.

La scène de la révélation est parfaitement gérée, avec un vrai rollercoaster d’émotion et une Jemma en larmes qui comprend progressivement la vraie identité de Deke. Et alors que moi-même, je n’étais pas bien DU TOUT, la voilà qui se met à vomir et me faire éclater de rire. Excellente scène, c’était vraiment bien écrit et digne de la série. En tout cas, cet épisode change totalement la donne et nous offre de très bonnes performances d’acteurs !

> Saison 5

 

 

Les séries de 2018 dont on n’entend pas assez parler 

Salut les sériephiles,

On se retrouve aujourd’hui pour un TFSA qui ne m’inspire pas énormément, parce que le thème choisi par Tequi me semble loin de mes préoccupations habituelles de sériephiles. Ou alors, c’est simplement que le mois de mars est un peu tôt pour trouver cinq séries qui ont débuté en 2018.

J’ai hésité à passer mon tour ou à aller chercher un ancien thème, mais finalement, j’ai eu envie de faire les choses sérieusement malgré tout. Soyons honnêtes, je suis tellement en retard qu’il y a beaucoup de nouveautés que je n’ai même pas testées, y compris parmi celles que je disais attendre le plus en janvier dernier. C’est peut-être pour ça que le thème m’a si peu inspiré : je n’ai pas vu grand-chose, et si je n’ai pas vu grand-chose, c’est aussi parce que nous n’en avons pas assez entendu parler !

Allez, c’est parti :

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  1. Altered Carbon (S01)

Je sais : il y a eu de nombreux échos et une bonne campagne de pub une semaine avant la diffusion… mais c’est tout. J’ai l’impression que la série n’a pas été l’événement que Netflix voulait qu’elle soit. Autant les séries Marvel bénéficient toujours d’une bonne promo et d’une reprise en Une de nombreux journaux ou magazines, autant j’ai eu du mal à mettre la main sur des critiques d’Altered Carbon. J’ai de plus en plus l’impression que les gens se lassent de Netflix et de son mode de diffusion, ou alors, ce n’est que moi qui suis lassé pour un temps (j’ai quand même énormément de retard dans mes séries Netflix). Bref, j’aurais aimé avoir plus de retours sur la série, mais c’est surtout parce que je l’ai adorée donc j’aurais pu en lire des pages et des pages !

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  1. Life Sentence (S01)

Lors de la diffusion du trailer en mai dernier, j’ai eu l’impression que la CW tenait là son prochain succès : actrice adorée par des tas de fan, situation de base intéressante et intrigante, la série avait tout pour elle… Et puis, ça fait trois semaines qu’elle est diffusée et, à part un ou deux tweets assassins, je n’en ai rien vu ou lu. Par conséquent, j’ai l’impression qu’elle fait un flop et je n’ai plus tellement envie de la voir. Pourtant, elle me faisait envie, et c’est donc qu’on n’en a pas assez entendu parler. Oui, j’ai parfaitement conscience d’être un peu hors sujet avec celle-ci, parce que Tequi voulait probablement qu’on parle des séries qu’on a aimées mais dont personne ne parle. Seulement, j’ai galéré à en trouver cinq ; mais si vous continuez à lire, ça devrait aller mieux !

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  1. Stargate Origins (S01)

Si l’annonce de l’existence de cette websérie avait fait du bruit au Comic Con de San Diego, sa diffusion est passée totalement inaperçue. Il faut dire que la qualité n’était pas forcément au rendez-vous, avec toute la mythologie de la franchise remise en question dans les premiers épisodes (même si ça retombe sur ses pattes par la suite). Cette websérie était finalement juste une promo de dix épisodes pour un service de streaming que j’aurais aimé avoir en France et juste assez pour me donner envie de découvrir une nouvelle série Stargate qui commencerait dans les années 2020 ; mais comme personne ne semble l’avoir regardée, ça tombe à l’eau. Pourtant, elle est loin d’être ratée : ça n’a pas la qualité d’une série, oui, mais pour une websérie, elle s’en tire bien.

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  1. LA to Vegas (S01)

La FOX propose une comédie à l’ancienne, avec des décors réduits et un concept qui pourrait paraître être vite épuisé, mais qui s’en tire pas trop mal sur la longueur : nous suivons dans cette comédie la vie des passagers et du staff d’un avion faisant l’aller-retour Los Angeles/Las Vegas tous les week-ends. Il faut quelques épisodes pour rentrer dans le rythme de la série, mais il y a des personnages attachants et un humour qui prend la plupart du temps. Beaucoup passent à côté à cause d’une histoire qui ne paraît pas engageante, mais finalement, je ris bien devant et c’est dommage qu’elle ne soit pas plus mise en avant par les promos de la chaîne.

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  1. Burden of Truth (S01)

Ce n’est pas parce que j’ai un mois de retard que je n’adore pas cette série dont la diffusion est mal tombée. Pour moi, il s’agit d’une série toute calme et douce qui a tout de la série estivale, alors la mettre en janvier était une drôle d’idée. Portée par Kristen Kreuk, la série est excellente dans son genre – elle a genre 16 de moyenne sur les épisodes que j’en ai vus. On y suit une avocate qui a réussi sa vie dans une grande ville, mais qui retourne dans sa petite ville de campagne à cause d’une étrange maladie touchant des adolescentes. Bien sûr, elle va passer d’avocate les attaquant à avocate les défendant, avec l’aide d’un ancien ami de lycée qui s’appelle tout de même Billy Crawford, ça ne s’invente pas. Chaque épisode est un petit bonbon qui fait avancer la mystérieuse intrigue (d’où vient la maladie ?) en développant les personnages et leur passé. Aucune révolution dans l’écriture, mais une très chouette série qui vaut la peine d’être vue !

Finalement, j’étais peu inspiré, mais j’ai un article aussi long que d’habitude. À croire que j’aime juste me plaindre en début d’article !