Agents of S.H.I.E.L.D – S05E15

Épisode 15 – Rise & Shine – 18/20
Un épisode à la structure osée et risquée cette semaine, mais qui permet de mettre en place de nombreuses pièces du puzzle. Et quand je parle de puzzle, je parle autant de celui de la saison en cours que de celui du Marvel Cinematic Universe, car les liens avec le troisième Avengers à venir dans un mois ne font plus de doute. Tous les risques pris finissent donc par payer et proposer un épisode beaucoup trop riche en révélations.

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Spoilers

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Hale is Hydra. Heil Hydra. Seriously? How are we still fighting Nazis today?

Oui, nous avons là un épisode riche en révélations, et pourtant, j’ai eu bien peur de m’ennuyer quand j’ai vu les premières scènes. Coulson se retrouve prisonnier dans la même base que d’habitude et interroge Hale pour en savoir plus. Il découvre immédiatement que celle-ci fait partie de Hydra puisqu’elle lui annonce pour mieux… former une alliance avec lui !

La série se lance alors dans un énorme flashback de 28 ans et suit la vie d’une étudiante Hydra dans cette même base. Bien sûr, il s’agit de la vie de la future générale Hale, qui ressemble à une jeune Jemma tellement elle est maline. Le seul problème, c’est qu’elle étudie dans un lycée aux couleurs de la charmante association nazie anti-SHIELD donc sa trajectoire sera obligatoirement différente. Ah, et aussi, elle mange avec Jasper Sitwell, qui deviendra un agent haut gradé du S.H.I.E.L.D, un pote de Coulson et sera finalement tué par le Winter Soldier après un interrogatoire par Black Widow et Captain America. Ils y vont fort dans les ramifications, et ce n’est que le début !

Comme il est rapidement question d’un sérum anti-âge, c’est sans surprise que nous voyons Whitehall débarquer pour une conférence sur un super-soldat. Elle est aussi dans la même classe que Von Strucker (le père d’Alex, toujours absent cette semaine) à qui elle s’oppose rapidement : il souhaite récupérer le Tesseract, mais il est bien trop compliqué de le faire sans griller la couverture Hydra auprès du S.H.I.E.L.D.

Hale propose ainsi de plutôt s’occuper d’aller chercher dans l’espace de quoi récupérer la même énergie que le Tesseract. Et si tout le monde se moque d’elle, ce n’est pas le cas de Whitehall qui apprécie au contraire son intelligence. Le but de cette recherche de pouvoir ? Créer un super-soldat surpuissant bien sûr, pour assurer la domination d’Hydra – un super soldat, exactement comme Captain America, donc. Von Strucker digère mal d’être ridiculisé devant tout le monde par Hale et il se venge dès qu’il en a l’occasion. En retour, elle le frappe en plein visage… ce qui compromet aussitôt le reste de sa carrière. Bienvenue chez les nazis ! De toute manière, elle aurait dû s’en douter : une femme au pouvoir avec leurs idéaux ? Ça n’arrivera pas !

Le lendemain, Hale apprend, après tout le monde, qu’elle est recrutée par Whitehall pour… enfanter ce super-soldat. Tous ses rêves sont brisés et elle comprend qu’il va falloir composer avec cette nouvelle information. Difficile de ne pas être triste pour ce personnage, tout de même.

C’était franchement un flashback risqué, mais j’ai adoré suivre ce personnage qui, en dix minutes, est passée d’adolescente normale à monstre, en tuant son chien, pour mieux finir complétement manipulée par Hydra. Il est dur toutefois de s’imaginer comment elle a pu rester si fidèle à l’organisation après une telle trahison et un tel gâchis de son potentiel, mais c’est ce que va s’efforcer de nous expliquer le reste de l’épisode. Arrivé à ce stade de l’épisode, mes craintes d’avoir un épisode ennuyeux s’étaient envolées. Mieux : je commence enfin à accrocher au personnage du général Hale, et il est putain de temps !

Cette saison s’étale ensuite encore un peu plus dans sa chronologie (franchement, depuis le début de la saison, on s’est baladé sur un siècle de chronologie !) et reprend ensuite en 2016, après la mort de Whitehall. Le Général Hale n’est du coup plus si sure de l’avenir de Ruby, sa fille destinée à être un Super Soldat pour Hydra. En effet, tout tourne mal pour Hydra car le S.H.I.E.L.D a arrêté Malick et que l’organisation touche à sa fin.

Ce jour-là, Hale découvre qu’Hydra a une fois de plus comploté dans son dos et contacté des extraterrestres suite à la bataille de New-York dans Avengers. De là, l’organisation a commencé à bosser avec la Confédération, un groupe de peuples extraterrestres. Pas le temps de s’attarder là-dessus : Talbot débarque dans le bureau et provoque le suicide du supérieur du Général Hale, le Général Fisher. Cette dernière s’en tire malgré tout, en feignant la surprise de découvrir qu’Hydra existe encore.

Elle retourne alors voir sa fille, en pleine crise d’adolescence et en rébellion contre son prof lui annonçant que son futur n’est pas si brillant qu’elle l’espérait. Sans l’ombre d’un doute, Hale exécute le professeur, et il ne reste plus que deux membres d’Hydra désormais. C’est donc Hale qui en est à la tête, et elle va ainsi permettre un nouveau virage de « l’agence » à l’agonie.

Nouvel acte, nouveau flashback, cette fois six mois plus tôt : Talbot se réveille à l’hôpital après l’attentat du Daisybot contre lui. S’il paraît aller mieux, ce n’est pas le cas du tout. Il a en effet des sautes d’humeur assez violentes qui pousse sa femme à accepter de le confier… au général Hale.

Pour ne pas changer, il se réveille donc dans la base Hydra qui était là depuis le début. Comme d’habitude, il se rend dans la cafétéria où il rencontre Ruby et ses écouteurs. Rapidement, il se fait maîtriser par celle-ci, puis Hale vient lui expliquer ce sur quoi elle travaille : une machine capable de la transporter dans l’espace afin de rencontrer les extra-terrestres.

Lorsqu’elle les a rencontrés pour la première fois, elle a appris que Hydra avait conclu un marché avec eux pour que la Terre soit protégée de la guerre intergalactique à venir. Je crois bien que nous entrons à fond dans l’intrigue de base du troisième Avengers qui sortira dans un mois et aura évidemment un impact sur la série. Je suis curieux de voir comment ce nouveau pseudo-crossover va se construire, mais la série nous introduit bien le conflit à venir avec Thanos cette fois. Après tout, ça fait cinq ans qu’on sait qu’il menace la Terre et puisqu’Hale est à son tour au courant, elle veut envoyer son super-soldat pour protéger la Terre.

Bien sûr, Talbot refuse de collaborer avec Hale qui est complétement perchée (et parle de sacrifier sa fille, du coup) et affirme que Coulson viendra le sauver… Mais six mois plus tard, c’est Coulson qui se retrouve dans sa position de prisonnier et se rend à la cafétéria pour manger, y rencontrant au passage Ruby. C’est excellent ce petit rituel. Coulson est celui qui s’en tire le mieux. Un peu contre son gré, il accepte alors de se rendre à son tour dans l’espace.

Là-bas, il a le droit à une rencontre avec un alien qui lui offre une vision du vaisseau qui approche pour détruire la Terre. Tout ce que demande la Confédération en échange de sa protection, ce sont des armes que seul le S.H.I.E.L.D a en sa possession, d’où l’alliance Hydra/S.H.I.E.L.D, sur le papier.

Bien sûr, Coulson est loin d’être idiot, et il sait bien que la Confédération, ce n’est pas un nom rassurant pour n’importe qui ayant étudié un minimum l’Histoire américaine. Hale est ravie d’enfin voir quelqu’un qui pense comme elle : elle veut travailler avec Coulson pour les stopper. Ainsi, Hydra n’est plus si méchant : si l’opposition SHIELD/HYDRA est évidente sur le papier, quand il s’agit de protéger la Terre contre un ennemi commun, elle peut être dépassée. Même Coulson sait reconnaître l’urgence de cette alliance, et il passe ainsi de prisonnier à allié… sur le papier, pas dans les faits.

Hale sait que Ruby n’est pas prête à être le Super Soldat capable de protéger la Terre : elle manque de discernement et grosso modo d’amour en fait. Toutefois, Hale pense tout de même que Daisy a tout ce qu’il faut. Pour elle, Coulson l’a transformée en une véritable guerrière capable des décisions les plus difficiles (du genre, sacrifier Lincoln et Ward le même jour). Avec un peu de Gravitonium injectée en elle grâce à la « Particle Infusion Chamber » imaginée par Whitehall il y a des années, Daisy atteindra un véritable potentiel pour défendre la Terre et surtout pour attaquer les extra-terrestres. Elle sera une vraie… destructrice de mondes !

Et c’est ainsi que la saison retombe sur ses pattes avec un épisode dense en flashbacks révélant tout ce qu’il s’est tramé dans l’ombre pendant tout ce temps. Cela reste hyper crédible dans la construction générale de la série, et ça amène d’excellentes intrigues qui se déroulent également en parallèle du Marvel Cinematic Universe, comme d’habitude. La série n’est jamais aussi impressionnante que quand elle prend un tel recul, et c’est terrifiant de voir comment ils nous ont baladé pour finalement proposer une saison qui s’inscrit parfaitement dans l’univers cinématographique quand je trouvais étrange de les voir aller dans le futur et bouleverser à ce point le MCU. C’est terrifiant donc, même pour Coulson qui comprend que le futur qu’il a vu dans la première mi-saison est sur le point de dérouler.

Il tente d’avertir Hale de l’erreur grossière qu’elle est en train de faire. Celle-ci refuse de l’entendre et lui envoie Ruby pour l’interroger. Cette dernière n’est pas ravie de découvrir que Daisy sera la destructrice des mondes, car Ruby était née pour ça. Pire, elle était conçue pour ça, depuis le départ. C’est l’occasion pour que Coulson retrouve Talbot, qui, pendant ses six mois de détention, a fini par craquer et révéler tout ce qu’il savait, notamment l’emplacement des armes Hydra qu’il avait caché. Et franchement, j’en arrive à me dire que ce pauvre Talbot aurait mieux fait de mourir quand il s’est fait tirer dessus par le robot : il s’en sort, certes, mais c’est pour mieux finir prisonnier, avec de gros troubles mentaux (il raconte notamment tout ce qu’il pense) et une famille apeurée par ses crises de colère.

On quitte enfin les flashbacks pour retrouver May et Daisy dans la base du S.H.I.E.L.D. Les deux comprennent que le Général Hale fait partie d’Hydra et elles sont désespérées d’être à court de solutions. May décide donc de demander l’aide de Fitz, parce que l’aide du plus gentil des super-vilains peut servir, et on se rapproche du futur qu’on a vu, avec Fitz(simmons) et May travaillant ensemble, et Daisy absente de l’équation. Cette dernière débarque quand il demande à sortir de sa cellule. Cela lui permet de passer ses nerfs sur lui, mais pas seulement : Fitz signe et persiste, refusant de s’excuser et affirmant qu’il a fait ce qu’il devait. Il est persuadé que le futur ne peut être changé, après tout.

Le problème, c’est que Daisy veut croire le contraire car elle refuse de détruire le monde, ce que l’on peut comprendre. La division de cette amitié parfaite est vraiment bien écrite et mène Daisy à prendre conscience qu’elle doit s’armer pour le combat à venir : elle décide de recontacter Robin pour en savoir plus sur l’avenir. Elle en avertit May qui tente de l’en empêcher, mais on comprend bien comment May va progressivement se rapprocher de Robin elle aussi, pour finalement devenir sa mère adoptive.

Pendant ce temps, Jemma greffe les bras robotiques de Yoyo qui se rapproche enfin de son équivalent dans les comics, Slingshot. Mack en profite pour faire ce qu’il peut pour rassurer Jemma sur le sort de Mack.

Jemma trouve intéressant de savoir que Yoyo pense qu’elle ne peut mourir maintenant qu’elle a vu son futur et qu’elle est sûr de survivre bien longtemps. Le regard de Jemma fait juste peur, mais en même temps il est assez logique. Elle se rend à son tour voir Fitz pour lui apprendre que Deke est leur petit-fils… et que par conséquent, ils sont tous les deux invincibles pour le moment. Je n’aime pas du tout cette attitude de Jemma. Autant de Yoyo, je la comprends car ça a toujours été dans le personnage, autant Jemma qui se pense invincible, c’est juste la pire des idées. Je la vois trop prendre des risques beaucoup trop dangereux pour sa survie.

Et puis, être invincible, c’est bien, mais ils peuvent toujours souffrir pas mal, comme Yoyo et ses bras, hein.

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Suits (S07B)

Synopsis : Toutes les intrigues en cours étant terminées, la mi-saison reposait uniquement sur le cas Harvey/Donna avec un baiser forcé par Donna, poussée par Mike, puis Louis. Et sinon, il y a toujours le mariage Mike/Rachel comme fond de commerce pour la série.

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bonus suits

Pour commencer, comme ça fait sept ans que ça dure, je ne savais pas trop si j’étais impatient ou pas de reprendre la série. Je voulais clairement réentendre le générique, mais la perspective de scènes compliquées entre Donna et Harvey ne me tentaient pas trop ; pas plus que les récentes rumeurs sur la fin de saison 7 et la 8 ou les problèmes amenés pour la série par le mariage royal de Meghan Markle.

Bon, quoiqu’il en soit, j’ai tenté de faire abstraction de tout ça pour mon visionnage : on en sait beaucoup trop sur la fin, mais on a un bon mois devant nous avant d’y être, donc je vais savourer le temps qui reste sans être trop grincheux ! Tout arrive, vous voyez !

Note moyenne de la saison : 15/20

> Saison 7A

S07E11 – Hard Truths – 16/20
Je m’attendais à mieux pour une reprise, par habitude d’avoir mieux pour le retour de Suits, mais dans l’ensemble, la série revient avec un épisode solide qui ouvre quelques pistes vers une fin de saison qui sera de toute manière inoubliable. En attendant, les scénaristes prennent soin de proposer des relations et dynamiques cohérentes au milieu d’intrigues bien rodées après sept ans.
S07E12 – Bad Man – 13/20
Ne peut-on pas se mettre d’accord et arrêter une fois pour toutes les flashbacks dans cette série ? Parce que franchement, c’est la catastrophe à chaque fois et ça comble inutilement les épisodes, ce qui est super frustrant. C’était un plutôt bon épisode, sans grande surprise et avec des rebondissements déjà vus cent fois dans la série. Sympa, mais pas exceptionnel.
S07E13 – Inevitable – 16/20
Il suffit de se plaindre de l’épisode précédent pour en avoir enfin un bon, avec d’excellentes dynamiques entre les personnages et un retour de l’humour. L’intrigue de l’épisode est toujours aussi prévisible, mais les duos mis en avant font du bien au rythme et sont extrêmement bien écrits. En fait, ça me rappelle que je ne suis là que pour les relations entre ces personnages et pas pour tout le « goddamn bullshit » juridique ou leur passé chaotique toujours trop détaché de leurs interactions actuelles ; donc dès qu’un épisode ne mise pas là-dessus, comme le précédent, je m’ennuie ferme.
S07E14 – Pulling the Goaling – 15/20
Malgré une triple intrigue convenue et habituelle pour la série, j’ai beaucoup aimé la manière dont les scénaristes s’appliquaient à provoquer volontairement des passerelles entre les différentes parties de l’épisode. C’est une écriture classique pour une série, mais pas toujours évidente à mettre en place. Le titre de l’épisode aura réussi à me surprendre à défaut d’avoir trop réfléchi à sa signification réelle, mais c’est contrasté par quelques incohérences dans le caractère de certains autres personnages. Somme toute, un bon épisode avec des avancés, mais aussi quelques problèmes internes qui ne pardonnent pas.
S07E15 – Tiny Violin – 17/20
Un double cas plutôt classique pour cet épisode qui finit pourtant par offrir les pistes claires et nécessaires à la mise en place de l’épisode final dont on a tous entendu parler. On aurait pu avoir qu’un seul épisode cette semaine car l’attente après un tel cliffhanger aurait fait du bien à la série, mais le mariage royal de Meghan Markle se rapprochant, je pense qu’USA Network n’a pas trop eu le choix de diffuser au plus vite la fin de cette saison. Parce que franchement, cette diffusion de deux épisodes n’a pas lieu d’être autrement.
S07E16 – Good-Bye – 18/20
Il y avait tant à faire dans cet épisode que la production a réussi à se grapiller près d’un quart d’heure supplémentaire, qu’on ne voit pas passer. Je suis toutefois mitigé sur le résultat définitif qui manquait de surprises, mais il est dur d’être neutre quand l’ensemble de l’épisode nous était raconté dans ses grandes lignes il y a trois mois. Au moins, ce n’était pas raté et il y avait ce qu’il fallait d’émotions.

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Suits – S07E11

Épisode 11 – Hard Truths – 16/20
Je m’attendais à mieux pour une reprise, par habitude d’avoir mieux pour le retour de Suits, mais dans l’ensemble, la série revient avec un épisode solide qui ouvre quelques pistes vers une fin de saison qui sera de toute manière inoubliable. En attendant, les scénaristes prennent soin de proposer des relations et dynamiques cohérentes au milieu d’intrigues bien rodées après sept ans.

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Spoilers

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Our lines are as blurry as lines can get!

 

Je ne sais même plus où on en était dans tout ça, tout ça étant les constantes rumeurs et spoilers permanents des derniers mois, où l’on a appris plein de choses sur Meghan Markle et sa vie. Forcément, cela a donné quelques news désagréables malgré un renouvellement pour une saison 8.

Ce qui est bien, c’est que le résumé nous retrace principalement l’histoire de Donna, dont je me souvenais bien. Pas hyper utile donc, mais on en reprend exactement là où on avait laissé Harvey. Tout perturbé, il saisit l’opportunité de s’en prendre à un Louis ayant un train de retard dès qu’il en a l’occasion. Louis est encore plus paumé quand il lui demande de parler à Donna à sa place.

Paula vient de récupérer la clé d’Harvey, et elle est donc chez lui quand il rentre. Du coup, il lui demande d’emménager avec lui. Connard, va. Elle a heureusement la présence d’esprit de vouloir attendre avant que ce soit officiel à ce point, et ça me paraît une bonne idée pour se protéger.

Le lendemain, Harvey se comporte comme toujours en connard avec Donna, cette fois en diminuant son travail et en la recadrant sur ses droits dans la boîte. Bon, alors, OK, elle n’a pas l’expérience nécessaire pour embaucher un avocat, je veux bien, mais pourquoi l’idée même d’embaucher un avocat serait à jeter au passage ?

Certes, elle a déconné à l’embrasser sans prévenir et on est sur du harcèlement au travail, mais bon, ce n’est pas comme si Harvey n’avait pas mis la dose d’harcèlement aussi dans leur relation par le passé. Du coup, je reste Team Donna et je ne comprends toujours pas le personnage d’Harvey. Les saisons passent mais rien ne change : il est toujours aussi imbu et moi aussi braqué contre lui.

Louis comprend vite qu’il y a un problème entre eux, mais il ne s’y attarde pas trop, parce que c’est Louis. Qu’on s’occupe de lui quand il ne va pas bien, c’est normal, mais l’inverse, c’est impossible. Oui, je les aime toujours autant dans cette série.

Louis est chargé de se débrouiller d’enterrer les mauvaises nouvelles concernant Jessica, et il sait comment faire. Un petit chantage, et hop… Hop, rien du tout : il fait juste démissionner un ancien ami qui se retrouve sans autre choix que de quitter son job pour se protéger.

Alex remercie Mike de lui avoir évité la prison en lui donnant un de ses clients… qui a des problèmes judiciaires importants. Mike se précipite auprès de Rachel pour flirter avec elle et lui demander son aide, mais elle ne peut pas l’aider immédiatement. Là où il y a quelques années ils auraient probablement couché ensemble, elle se contente de lui dire qu’elle ne peut pas l’aider car il a trop de travail. Bon, allez, ils s’embrassent quand même et ça fait toujours aussi plaisir de voir ce couple filer le grand amour sans grand drama.

Mike se rend ensuite auprès de Donna pour qu’elle l’aide, mais à part lui annoncer que Jessica perd son droit d’exercer, elle ne sert pas à grand-chose. Mike se précipite auprès d’Harvey pour se plaindre et aider, mais il se fait envoyer paître par un Harvey qui affirme que Jessica aurait fait la même chose que lui et demander à Alex de donner un cas à Mike pour ne pas l’avoir dans les pattes. Merveilleux cette reprise décidément.

Mike est un requin et parvient à rapidement régler le cas qu’on vient de lui donner en demandant une énorme somme d’argent, et en refusant des négociations qu’il trouve trop simple et qui cachent peut-être plus… Alex est assez énervé de le voir ruiner une longue relation de travail par instinct, et il ne se cache pas pour lui faire savoir. Eux qui commençaient l’épisode bons amis, voilà leur entente cordiale déjà ruinée !

Alors que Rachel bosse dans son coin toute la nuit, Mike vient l’interrompre pour lui parler de ses problèmes avec Alex. Il lui demande donc des conseils pour mieux gérer l’affaire, mais n’est pas prêt à les entendre parce qu’elle ne prend pas son côté. Bon, sur le long terme, on sait bien que Mike étant le héros de la série, il aura raison, mais franchement, Rachel (et donc Alex) a raison, hein. Après, je ne suis pas avocat, je n’y connais rien, mais ses arguments sont juste les plus logiques.

C’est effectivement ce qui arrive. Mike écoute Rachel, mais finalement, cette dernière prend une partie de sa nuit de travail pour découvrir que Mike avait raison. Les deux font toujours aussi un bon duo, donc cette intrigue est vite terminée, avec des réconciliations entre Alex et Mike, et ce dernier qui demande à Rachel de travailler plus souvent ensemble.

Les deux se rendent surtout compte qu’ils ont un mariage qui approche et qu’ils n’ont toujours rien préparé. On sait à quoi s’en tenir pour cette demi-saison.

Harvey se débrouille ensuite pour obtenir la permission de faire les changements qu’il veut pour la firme, en réglant lui aussi une bonne vieille affaire à coup de marchandage et chantage. Tout pourrait bien fonctionner s’il n’avait pas affaire lui aussi à un requin. Stanley Gordon, celui à qui Jessica a racheté la firme, lui annonce finalement qu’il a changé d’avis et ne veut pas l’aider tant que son nom ne rejoint pas de nouveau le mur. Il veut travailler de nouveau, aux côtés d’Harvey et Louis donc. Tellement de rachats et de changements de nom, je n’imagine pas la paperasse franchement !

De son côté, Donna vient prévenir Louis de la présence sur le marché d’un grand avocat, Kyle Clemente, à qui elle ne peut pas donner d’entretien puisqu’Harvey lui a dit que ce n’était pas son travail. Elle se débrouille simplement pour obtenir l’avis contraire de Louis, et hop, la voilà devenue chasseuse de tête en un rien de temps.

Elle se débrouille pour fixer l’entretien en prenant au piège Harvey et en le forçant à voir Kyle – ou à parler de leurs relations. Celui-ci réagit comme il se doit : il met fin au plus vite à l’entretien, après avoir passé quelques secondes à faire passer des messages à Donna.

Cette dernière avoue donc en privé que ce baiser ne lui a rien fait quand lui ne peut pas en dire autant. Elle découvre au passage que Paula n’est pas au courant du tout de leur relation passée : Harvey fait l’autruche et c’est beaucoup trop drôle. Il lui dit aussi que ses conseils et ses jugements sont tout pourris, quand on sait très bien qu’ils sont géniaux : il s’agit de Donna après tout.

Elle avoue à Louis qu’elle l’a embrassé et, hop, Louis lui reproche. C’est un joli monde d’hypocrites cette série décidément. Harvey rentre de son côté auprès de Paula et lui avoue toute la vérité (ah non, pas toute, juste la partie où Donna l’a embrassé) ! Il n’empêche que Paula vit mal son mensonge et la manière dont il a été traité. Il est magnifique de voir comme il s’empresse de suivre le conseil de Donna et comme c’était évidemment une mauvaise idée.

Enfin, mieux vaut dire la vérité, hein, il aurait juste été mieux de la dire deux jours plus tôt. Le lendemain soir, Donna retrouve Harvey pour s’excuser une fois de plus et pour tenter de recréer une relation saine entre eux, mais ce n’est pas gagné. Pff. Mais mettez-les ensemble, bon sang !

Pendant ce temps, Louis trouve une solution pour arranger tous les problèmes de l’épisode, mais cela signifie aussi critiquer et trainer Jessica dans la boue. C’est tout de même une solution qui lui permet d’être payée et, si Harvey la refuse, il est évident que c’est une bonne option.

Harvey préférerait nommer Mike Senior Partner, mais Donna lui dit que c’est une mauvaise idée. Comme ils sont capables de s’avouer de dures vérités, il reconnaît avoir abusé de Donna pendant des années quand elle le faisait passer avant tout. Les voilà qui se font un câlin et Harvey comprend qu’il n’a plus le choix : il accepte de trainer Jessica à la boue dans sa place, allant jusqu’à dire que le nom « Pearson » est un « disgracieux chapitre » pour la firme, puis compense ce mensonge en allant avouer la vérité à Paula sur son passé avec Donna et sur cette fois où ils ont couché ensemble. On a connu de meilleurs cliffhangers, et de meilleures reprises de saison, mais c’est plutôt bien fichu malgré tout.

> Saison 7B

Rise – S01E03

Épisode 3 – What Flowers May Bloom – 15/20
Franchement, je ne peux pas dire que ce soit mauvais, mais tout est très convenu : c’en est au point où j’ai du mal à croire que ce soit inspiré d’une histoire vrai tant c’est prévisible. Les personnages ne sont pas très originaux, l’histoire elle-même semble réchauffée, et pourtant, il y a un aspect réaliste des coulisses de l’organisation d’un spectacle qu’on ne voit nulle part ailleurs. Je reste mitigé après trois épisodes, mais je continue d’avoir envie de la regarder et c’est déjà ça.

> Saison 1


Spoilers

03

This is high school, OK?

Je n’arrive décidément pas à regarder de séries le mercredi en ce moment, et je me retrouve toujours à me rattraper Rise beaucoup trop tard le jeudi, d’où la publication encore plus tardive. Faut pas m’en vouloir !

La cohabitation de la famille de Lou avec Maaschous ne s’arrange pas cette semaine, parce que le SDF ronfle trop fort et empêche Gordy de dormir dans sa chambre. Ah oui, quand même. C’est un thème récurrent de l’épisode, avec Maaschous établissant peu à peu une relation avec la femme de Lou qui s’attache à lui, même si elle voulait préalablement le virer.

Forcément, elle s’attache à lui quand il raconte sa vie chaotique, et nous sommes comme elle : il est hyper attachant à avoir mûri trop vite. En plus, on voit Lou contacter sa famille d’accueil en parallèle, et on ne peut pas spécialement parler de famille : c’est juste une femme paumée dans ses responsabilités, préférant fumer dans sa voiture que s’occuper des enfants qu’elle a chez elle.

Lou doit tout de même se débarrasser de Maaschous, mais il n’a pas le cran de le faire, ce qui se comprend très largement et, malgré les tensions avec Gordy, la femme de Lou aussi comprend bien qu’il ne peut pas rentrer chez lui, et qu’il ne doit pas rentrer (surtout quand il lui rend service en installant des lumières dans le jardin). Chez Gwen, l’ambiance est tout aussi tendue que chez Lou, sa mère, Denise, refusant toute approche de son père.

Les répétitions continuent cette semaine, mais elles se font sans Simon, qui annonce son départ à ses amis et ses profs en même temps. Lilette le prend super mal, évidemment, parce qu’il n’a pas pris la peine de lui dire avant. Super, le meilleur ami, effectivement. Les profs s’inquiètent de son futur et le voient donc en entretien personnel. Simon donne assez le change pour qu’ils puissent faire semblant de le croire, mais ils savent très bien ce qu’il en est.

La série se concentre sur la création de l’ensemble du spectacle, à commencer par les réunions de profs, élèves et parents représentants l’équipe créative. C’est plutôt réaliste, mais je continue d’être perturbé par cette série : ce genre de scène n’aurait jamais lieu dans les ¾ des séries musicales, et je comprends un peu pourquoi, parce que ça ne mène pas vraiment quelque part.

Enfin, si, Denise découvre qu’elle aime bien Lou finalement… Forcément, c’est mieux que ce soit lui qui y travaille plutôt que Tracy, avec qui elle ne s’entend clairement pas. Il y a une certaine logique : Tracy veut respecter son budget et faire des compris, de manière logique, mais Lou n’est pas encore prêt pour ça. Il ne veut pas d’un spectacle pourri comme ceux de Tracy, et Tracy se le mange dans les dents alors qu’elle vient d’apprendre le départ de Simon. Pas facile, la vie au lycée !

Enfin, pas facile, mais ils ont tout de même un sacré budget costumes : malgré le feu de joie du premier épisode, ils ont encore la masse de costumes et d’accessoires venant du passé du lycée et d’autres spectacles de Tracy. Elle profite d’un petit rangement de ceux-ci pour reprocher à Lou le départ de Simon – parce que c’est totalement de sa faute s’il quitte le théâtre.

Dans la plus pure tradition des séries musicales, Simon chante alors sa chanson pour le départ du théâtre, et c’est émouvant.

Robbie ne comprend pas pourquoi Lilette refuse de lui parler cette semaine – mais il tente plusieurs fois, alors que nous découvrons un flirt caricatural, mais marrant, entre Gwen et Gordy. D’ailleurs, le père de Gwen passe son temps à hésiter à rappeler la mère de Lilette et à s’occuper de Gordy, le fils de Lou. C’est fou toutes ces connexions dans le casting, c’est vraiment une toute petite ville. À défaut d’appeler Vanessa, il lui rend visite pour prendre de ses nouvelles alors qu’elle vient juste d’apprendre que sa fille flirtait avec Robbie.

Franchement, ça aussi, ça mène un peu nulle part : il lui offre une coque de téléphone, en gros, qu’elle lui retourne le lendemain car elle ne veut rien de lui, car elle ne veut pas continuer à penser que tous les mecs sont les mêmes et qu’elle en a marre de donner une mauvaise image des hommes à sa fille. OK.

Finalement, Lilette accepte de voir Robbie pour réviser leurs répliques ensemble, et Robbie en profite pour tenter de comprendre ce qu’il a fait de mal. Comme elle est totalement fermée à ses tentatives de réconciliations, on peut dire qu’il est sauvé par un coup de téléphone… qui lui apprend toutefois une mauvaise nouvelle concernant sa mère hospitalisée. Lilette se rend là-bas avec lui, et elle craque totalement, comme dans n’importe quelle série lycéenne. Dans la vraie vie, c’est le genre de situation qui fait fuir plus d’une personne, mais ici tout se passe bien, avec un moment de gêne entre eux quand il la raccompagne. Ah, les ados.

Dans le même genre, Gordy essaye de parler sentiments avec son coach, parce que c’est tout ce qu’il a connu comme éducation, et il découvre qu’en fait il n’y a rien d’obligatoire à ça. Oui, c’est aussi passionnant que ça paraît (en tout cas, c’est aussi cliché).

Lou se rend auprès des parents de Simon pour les convaincre de changer d’avis. La conversation se passe à merveille, comme n’importe qui l’imaginait, avec un père fermé et une mère plus facile à convaincre qui ferme tout de même la porte au nez de Lou. En tout cas, cela confirme à Lou que c’est bien de sa faute si Simon se rend dans un autre lycée.

Pourtant, Simon lui demande vraiment de ne pas changer une ligne de texte pour le faire rester, car il est trop important de ne pas déformer la vérité du texte. Sans trop de surprise, la fin d’épisode voit la mère de Simon recontacter Lou, directement chez lui où pour la première fois de la série toute sa famille est en train de s’amuser (au beau milieu de la rue à la nuit tombée, normal). Elle fond en larmes en lui demandant ce en quoi il croit : la vérité, les étudiants à qui il enseigne. Et elle se barre en le remerciant, et c’est tout. C’est faible comme cliffhanger quand même.