Agents of S.H.I.E.L.D – S05E14

Épisode 14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !

> Saison 5


Spoilers

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Who are you talking to?

Contrairement aux apparences, mon samedi a commencé par cet épisode, mais j’ai ensuite travaillé et diffusé un article écrit dans la nuit, trop tard pour être diffusé. Puis, j’ai mangé. Et enfin, j’ai pris le temps de mettre en page cette critique… après avoir revu une deuxième fois l’épisode. J’ai une de ces vies, pas vrai ? Tout ça pour dire que je me suis jeté comme d’habitude sur la série et je suis en digestion de cet épisode depuis ce matin.

Il commence pourtant tout gentiment par une scène Fitzsimmons, avec Jemma qui espérerait une lune de miel, ou être capable de voler, ou d’avoir un poney, ou d’avoir un poney qui vole, ou tout simplement d’arrêter d’être attaquée par des hallucinations beaucoup trop tangible. Eh oui, elle est une fois de plus à deux doigts d’y passer quand un astronaute sorti de nulle part tente de la tuer. Ce n’est pas sa plus grande peur, mais ça en fait partie. La mauvaise nouvelle, c’est donc que les peurs de tout le monde continuent de sortir de nulle part.

En début d’épisode, Daisy réussit à tracer leurs ennemis assez simplement avec le portable du général Hale. Celle-ci est en route vers un meeting lorsqu’elle se retrouve prise au piège dans le vaisseau du S.H.I.E.L.D. Cela permet à Coulson de l’interroger sur ses vraies motivations, surtout lorsqu’elle a coupé les bras de Yoyo. Celle-ci s’en défend en prétendant vouloir sauver l’humanité, avant de proposer à Coulson de la suivre et de lui expliquer qu’elle a toujours le contrôle de la situation. En fait, elle s’est laissé capturer, et c’est pour cela qu’il était si simple de la retrouver. Franchement, je l’avais vu venir dès le début, mais vu ma surprise devant le reste de l’épisode, je ne vais pas trop m’en vanter.

Piper comprend qu’ils sont piégés quand elle ne parvient pas à sortir de sa voiture le conducteur du général Hale, parce qu’il est trop lourd. May sait immédiatement qu’elle a affaire à Creel, et celui-ci révèle avoir une bombe. Les retrouvailles entre ces deux-là se devaient d’être explosives, mais j’en aurais aimé un peu plus.

Dix secondes plus tard, Piper s’en veut d’être tombée dans un nouveau piège, et May lui en veut aussi, mais ils ont d’autres problèmes à gérer quand le Russe de la saison 4, Anton Ivanov, débarque de nulle part sur leur vaisseau. J’ai l’impression de ne pas tout avoir suivi, mais en fait il vient juste récupérer les otages. Creel s’est fait manipuler avec la vidéo de Daisybot tirant sur Talbot, Ivanov n’est pas franchement plus doué pour ne pas tomber dans la manipulation et Coulson accepte finalement de rejoindre le général Hale pour sauver d’une arrestation May, Piper et l’ensemble de ses hommes encore présents sur le Zephyr.

C’est plutôt drôle, parce que Coulson garde le contrôle même en étant prisonnier. Il essaye de ramener Creel de son côté, puis remet Ivanov à sa place en expliquant qu’il sait très bien que sans Aida il ne peut faire des robots aussi convaincants. C’est pourquoi le Général Hale est venue le chercher en personne, c’est pourquoi il lui obéit au doigt et à l’œil, parce que sa tête à lui est toujours la seule chose capable de le maintenir en vie ; et sa tête est en possession de Hale.

Le cliffhanger final nous révèle alors que cette dernière travaille en fait pour Hydra et la « Confédération ». Toute cette intrigue est un gros, énorme « mouais » qui retire quelques points à cet épisode, parce que c’était précipité et pas si génial, et même un peu prévisible. Il y avait quand même des surprises et je suis intrigué par la révélation d’un nouveau Big Bad.

En fait, si c’était tant précipité, c’est parce qu’il y avait beaucoup à faire dans la base du S.H.I.E.L.D avec les autres personnages. En effet, Deke a toujours des phases maintenant qu’il sait qu’il parle à ses grands-parents, et fait tout ce qu’il peut pour les protéger. Il aurait été bon que sa mère le prévienne mieux de l’histoire familiale, parce que Deke retrouve Fitz dans le laboratoire et se fait attaquer par celui-ci. C’est bien sûr la plus grande peur de son grand-père qui se manifeste : on retrouve le Dr Leopold du Main Frame, celui qui était froid et cinglé. En toute logique, je me suis persuadé comme le reste du monde qu’il s’agissait d’une hallucination.

Ce qui est horrible est que Fitz, le vrai, pète de plus en plus un câble. C’est Daisy qui fait ce qu’elle peut pour le calmer, dans une excellente scène de ce duo, en une seule prise qui plus est. Que j’aime cette amitié de Daisy avec le couple, cette amitié et inquiétude sincère de voir Fitz dormir si peu et virer à l’obsession de maîtriser le gravitonium pour sauver le monde… Alors que celle-ci part vérifier pourquoi les caméras de sécurité s’éteignent, Fitz se retrouve en tête à tête avec le Dr. Leopold, qui lui en veut d’avoir détruit son monde, mais à la solution pour sauver celui-ci. Il veut finir ce qu’ils ont commencé.

L’hallucination est beaucoup trop réelle et l’acteur gère à merveille. On le savait déjà, mais ça fonctionne bien. Finalement, il entend un coup de feu et un appel à l’aide de Jemma, donc il quitte le centre de contrôle. Concernant Jemma, rien de grave : elle était en train de déplacer Yoyo avec Mack à cause des trop nombreuses hallucinations dangereuses pour sa patiente quand l’une d’elle s’est pointée pour les attaquer.

Mack est neutralisé avec une balle dans la jambe et l’hallucination qui l’a attaqué, un robot du Main Frame qui ne disparaît pas une fois mis à terre. Et oui, ce n’est pas une hallucination mais une création du Dr Leopold, ce que Fitz comprend immédiatement. Il est totalement paumé et flippé, de même que Jemma qui tente de garder le contrôle de la situation. Heureusement, ils finissent par comprendre que Leopold en a toujours après les inhumains. Et puisque Yoyo est en sécurité, il s’en prend donc à Daisy.

Celle-ci se fait maîtriser beaucoup trop simplement, même si c’est par surprise, même si elle n’a plus de pouvoir. Plus de pouvoir ? Pas si sûr. Le but de Leopold est de lui retirer son implant pour lui rendre ses pouvoirs (enfin !) dont il a besoin pour contrôler le Gravitonium. C’est joli, tout ça. Pauvre Daisy ! Elle se fait une fois de plus torturer par Leopold, qui explique à Fitz sa faiblesse…

De son côté, Yoyo a pu tester son nouveau bras robotique en début d’épisode, mais elle souffre encore trop pour l’envisager comme solution permanente. De toute manière, elle ne s’inquiète pas plus que ça car elle a vu son futur. Elle demande d’ailleurs à Mack d’arrêter de vouloir la sauver et de prendre tant de dangers à chaque fois, car ils savent qu’elle va survivre.

Mack ne l’entend pas de cette oreille et continue de vouloir être plus le protecteur, c’est en même temps son caractère depuis le départ. Il refuse donc d’être immobilisé par une balle dans la jambe. Jemma a soudainement une révélation en demandant à Mack de s’asseoir pour ne pas rouvrir sa plaie : en lui demandant de ne pas rouvrir sa plaie, elle a soudainement l’intuition que c’est Fitz qui est le Dr Leopold. De l’importance de bien dormir. Je suis totalement paumé, mais je vous l’avais bien dit que ça finirait mal pour le couple.

Il est ainsi révélé que c’est bien Fitz qui est en train de torturer Daisy, et pas le Dr Leopold qui n’a jamais été là. C’est également Fitz qui a assommé Deke en début d’épisode… Jemma arrive à temps pour s’en rendre compte et fait tout ce qu’elle peut pour arrêter son mari. Malheureusement, il est tellement hanté par « Leopold » qu’il a programmé un robot pour attaquer Jemma et Deke s’ils intervenaient.

Ainsi, Fitz poursuit son opération de Daisy, quitte à risquer de la paralyser. La voilà qui récupère ses pouvoirs et qui affirme qu’elle ne lui pardonnera jamais, de même que Jemma ne le pardonnera de toute évidence pas à Fitz de sitôt. Tout ceci n’a aucun sens, je me suis laissé avoir comme un bleu et j’ai mis longtemps à comprendre ce qui arrivait – plus longtemps que Jemma. C’est la réplique de Daisy trois secondes avant la révélation qui m’a fait comprendre qu’il n’y avait qu’un seul Fitz, mais j’espérais encore qu’il s’agisse d’une manifestation de sa peur, en lui. Jemma nous explique clairement que non.

Suite à l’opération qui évidemment ne la paralyse pas mais a l’air sacrément douloureuse et sans anesthésie, Daisy parvient à contrôler le Gravitonium, donc à fermer la brèche permettant la manifestation de leurs peurs, et Fitz se laisse ensuite arrêter.

En fin d’épisode, Jemma demande à son mari depuis combien de temps il voit Leopold, et il révèle qu’il a toujours été là depuis le Main Frame, dans un coin de sa tête. Si ce n’est que dans cet épisode qu’il l’a vu, Fitz a des pensées noires depuis un moment… Il est ainsi révélé en fin d’épisode que c’est la maladie de Fitz, obtenue suite au manque d’oxygène de la fin de saison 1, qui est revenue et lui fait voir le Docteur. De la même manière qu’il voyait Jemma jouer sa bonne conscience à une époque, il se voit donc lui-même se prodiguer de bien mauvais conseils.

Ce retour de schizophrénie est tellement inattendu que je ne m’en remets pas. Il est assez logique pour la série et ça fait effectivement un moment qu’on sent Fitz instable dans son bonheur, mais la révélation s’effectue avec la douleur d’un coup en plein cœur.

J’avais bien dit qu’ils étaient bien trop heureux, mais pas ça quand même, quoi ! La bonne nouvelle, c’est qu’on sait qu’ils finiront par retravailler ensemble et se réconcilier, car on l’a vu plus tôt dans la saison. La mauvaise, c’est qu’on ne sait pas quand exactement, même si Jemma n’a pas l’air d’en vouloir tant que ça à Fitz, qu’elle sait malade. Il n’empêche que je m’extasiais plus tôt dans la critique de l’amitié entre Daisy et Fitz… et que ça, on n’est pas prêt de la retrouver après ce qu’il vient de lui faire. Sans surprise, Fitz ne se pardonne pas de ce qu’il lui a fait, quand Jemma l’a déjà pardonné par amour.

Jemma craque complétement et s’en confie à Deke qui vient la réconforter. Bien sûr, c’est le moment que Deke choisit pour lui faire prendre conscience qu’elle connaît mieux Fitz que Fitz lui-même et pour lui révéler que le futur sera de toute manière beau pour eux : il est leur petit-fils et connaît toute leur vie, tous les détails, jusqu’au sandwich de la première saison.

La scène de la révélation est parfaitement gérée, avec un vrai rollercoaster d’émotion et une Jemma en larmes qui comprend progressivement la vraie identité de Deke. Et alors que moi-même, je n’étais pas bien DU TOUT, la voilà qui se met à vomir et me faire éclater de rire. Excellente scène, c’était vraiment bien écrit et digne de la série. En tout cas, cet épisode change totalement la donne et nous offre de très bonnes performances d’acteurs !

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Les séries de 2018 dont on n’entend pas assez parler 

Salut les sériephiles,

On se retrouve aujourd’hui pour un TFSA qui ne m’inspire pas énormément, parce que le thème choisi par Tequi me semble loin de mes préoccupations habituelles de sériephiles. Ou alors, c’est simplement que le mois de mars est un peu tôt pour trouver cinq séries qui ont débuté en 2018.

J’ai hésité à passer mon tour ou à aller chercher un ancien thème, mais finalement, j’ai eu envie de faire les choses sérieusement malgré tout. Soyons honnêtes, je suis tellement en retard qu’il y a beaucoup de nouveautés que je n’ai même pas testées, y compris parmi celles que je disais attendre le plus en janvier dernier. C’est peut-être pour ça que le thème m’a si peu inspiré : je n’ai pas vu grand-chose, et si je n’ai pas vu grand-chose, c’est aussi parce que nous n’en avons pas assez entendu parler !

Allez, c’est parti :

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  1. Altered Carbon (S01)

Je sais : il y a eu de nombreux échos et une bonne campagne de pub une semaine avant la diffusion… mais c’est tout. J’ai l’impression que la série n’a pas été l’événement que Netflix voulait qu’elle soit. Autant les séries Marvel bénéficient toujours d’une bonne promo et d’une reprise en Une de nombreux journaux ou magazines, autant j’ai eu du mal à mettre la main sur des critiques d’Altered Carbon. J’ai de plus en plus l’impression que les gens se lassent de Netflix et de son mode de diffusion, ou alors, ce n’est que moi qui suis lassé pour un temps (j’ai quand même énormément de retard dans mes séries Netflix). Bref, j’aurais aimé avoir plus de retours sur la série, mais c’est surtout parce que je l’ai adorée donc j’aurais pu en lire des pages et des pages !

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  1. Life Sentence (S01)

Lors de la diffusion du trailer en mai dernier, j’ai eu l’impression que la CW tenait là son prochain succès : actrice adorée par des tas de fan, situation de base intéressante et intrigante, la série avait tout pour elle… Et puis, ça fait trois semaines qu’elle est diffusée et, à part un ou deux tweets assassins, je n’en ai rien vu ou lu. Par conséquent, j’ai l’impression qu’elle fait un flop et je n’ai plus tellement envie de la voir. Pourtant, elle me faisait envie, et c’est donc qu’on n’en a pas assez entendu parler. Oui, j’ai parfaitement conscience d’être un peu hors sujet avec celle-ci, parce que Tequi voulait probablement qu’on parle des séries qu’on a aimées mais dont personne ne parle. Seulement, j’ai galéré à en trouver cinq ; mais si vous continuez à lire, ça devrait aller mieux !

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  1. Stargate Origins (S01)

Si l’annonce de l’existence de cette websérie avait fait du bruit au Comic Con de San Diego, sa diffusion est passée totalement inaperçue. Il faut dire que la qualité n’était pas forcément au rendez-vous, avec toute la mythologie de la franchise remise en question dans les premiers épisodes (même si ça retombe sur ses pattes par la suite). Cette websérie était finalement juste une promo de dix épisodes pour un service de streaming que j’aurais aimé avoir en France et juste assez pour me donner envie de découvrir une nouvelle série Stargate qui commencerait dans les années 2020 ; mais comme personne ne semble l’avoir regardée, ça tombe à l’eau. Pourtant, elle est loin d’être ratée : ça n’a pas la qualité d’une série, oui, mais pour une websérie, elle s’en tire bien.

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  1. LA to Vegas (S01)

La FOX propose une comédie à l’ancienne, avec des décors réduits et un concept qui pourrait paraître être vite épuisé, mais qui s’en tire pas trop mal sur la longueur : nous suivons dans cette comédie la vie des passagers et du staff d’un avion faisant l’aller-retour Los Angeles/Las Vegas tous les week-ends. Il faut quelques épisodes pour rentrer dans le rythme de la série, mais il y a des personnages attachants et un humour qui prend la plupart du temps. Beaucoup passent à côté à cause d’une histoire qui ne paraît pas engageante, mais finalement, je ris bien devant et c’est dommage qu’elle ne soit pas plus mise en avant par les promos de la chaîne.

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  1. Burden of Truth (S01)

Ce n’est pas parce que j’ai un mois de retard que je n’adore pas cette série dont la diffusion est mal tombée. Pour moi, il s’agit d’une série toute calme et douce qui a tout de la série estivale, alors la mettre en janvier était une drôle d’idée. Portée par Kristen Kreuk, la série est excellente dans son genre – elle a genre 16 de moyenne sur les épisodes que j’en ai vus. On y suit une avocate qui a réussi sa vie dans une grande ville, mais qui retourne dans sa petite ville de campagne à cause d’une étrange maladie touchant des adolescentes. Bien sûr, elle va passer d’avocate les attaquant à avocate les défendant, avec l’aide d’un ancien ami de lycée qui s’appelle tout de même Billy Crawford, ça ne s’invente pas. Chaque épisode est un petit bonbon qui fait avancer la mystérieuse intrigue (d’où vient la maladie ?) en développant les personnages et leur passé. Aucune révolution dans l’écriture, mais une très chouette série qui vaut la peine d’être vue !

Finalement, j’étais peu inspiré, mais j’ai un article aussi long que d’habitude. À croire que j’aime juste me plaindre en début d’article !

Un sériephile en retard (pour changer)

Salut les sériephiles !

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Cela faisait un moment que je n’avais plus écrit d’articles sur mon retard permanent dans les séries que je veux regarder, mais comme ça commence à s’accumuler de manière terrifiante et que ce n’est pas prêt de s’arrêter vu le planning série des semaines à venir, je me suis dit qu’il était temps de m’y remettre pour faire un point avec vous sur ce qu’il me reste à voir, mes choix, mes priorités et aussi pour avoir vos avis dans les commentaires ! Enfin, la vraie raison, c’est surtout d’avoir à l’œil tout ce qu’il me reste à voir pour ne rien oublier quand ça partira dans les archives de TVtime parce que « pas vues depuis un moment ».

Le premier constat de ces trois dernières semaines est que j’ai clairement établi quelques priorités dans mes visionnages, et ça ne se fait pas toujours à la qualité. Par exemple, j’ai tenté de rester autant que possible à jour dans The Walking Dead, par peur d’être spoilé, alors que la série est loin d’être géniale. À l’inverse, rester à jour dans Agents of S.H.I.E.L.D, Unreal et The Magicians était juste obligatoire tellement je les adore (et pour la troisième, c’est une surprise, il faut bien l’avouer !).

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J’ai rattrapé Stargate Origins, This is us ou HTGAWM assez vite pour m’assurer de me débarrasser de quelques saisons dans mon planning. Les épisodes arrêtent de s’accumuler avec ces fins de saison, et si je suis cette logique, les prochaines qu’il me faut rattraper sont 9-1-1 ou Channel Zero. À la place, j’ai (re)commencé cette semaine Future Man, allez comprendre !

Du côté des retards incompréhensibles, j’ai six épisodes de retard dans Another Period (je ne pensais pas que ce serait possible puisque je me suis arrêté à l’épisode 5 et que je pensais que la saison ferait 10 épisodes). J’adore la série, et 20 minutes ça se regarde facilement normalement, mais je ne suis pas d’humeur à la comédie, comme le confirment mes retards dans LA to Vegas, Superstore et Life in Pieces. Ces trois-là ne font que 9 épisodes en tout, ça va, je peux me les faire en une soirée en vrai !

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Et puis, il y a Burden of Truth que j’adore mais dont j’ai oublié une partie déjà – ça attendra peut-être l’été du coup. Quitte à être dans le ménage de printemps, il me paraît clair que Black Lightning n’est pas à la hauteur de mes attentes et que je n’ai pas envie d’enchaîner à la suite mes quatre épisodes de retard dans Counterpart.

Il me reste donc à rattraper rapidement Lucifer et Skam France parce que c’est rapide. Les séries s’accumulent tellement, et je ne vous parle pas non plus des deux épisodes de Strike (je pense me les garder de côté jusqu’à la sortie du tome 4 du coup) ou des nouveautés Netflix. Je n’ai pas encore commencé la troisième saison de Love ou la deuxième de Jessica Jones. Dans le premier cas, c’est parce que je ne suis pas assez fan clairement, dans le deuxième parce que je veux d’abord voir The Punisher, donc j’ai 26 épisodes à caser.

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Cela n’a pas tendance du tout à me laisser perplexe sur le sens de la vie !

Alors certes, j’ai le Bingo Séries qui me pousse à commencer une nouvelle saison dimanche, mais je ne sais pas trop quoi choisir. À l’origine, je comptais bien voir Blindspot, mais j’ai aussi le point DVD à valider, alors pourquoi pas 24 ? Et puis, tant qu’il est question du Bingo, il serait bien aussi de publier les résultats de ma grille du mois dernier.

Voilà, ça me fait une belle liste de choses à regarder, pas vrai ? Je ne sais trop par où commencer entre les fins de saisons de 9-1-1 et Channel Zero. Pour ne rien arranger, ce vendredi voit le lancement de Station 19 et je vais essayer de la regarder aussi pour rester à jour dans le TGIT.

Pas facile tout ça, surtout que c’est en faisant abstraction des 333 épisodes de l’Arrowverse qu’il me reste ! Et plutôt que de regarder des séries, je me concentre souvent sur la rédaction des 500 mots à la place, parce que ça, je suis à jour, donc ça fait plaisir (mais ça n’arrange pas mon calendrier de séries).

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Donc ça, c’est moi devant mon compte TVshow time, ou à la relecture de cet article.

Alors à votre avis, sur quoi devrais-je mettre la priorité ?

Rise – S01E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 2e épisode de la première saison de Rise.

02Épisode 2 – Most of all to Dream – 16/20
I’m just gonna let you fail on your own.

C’est à plus d’une heure du matin que je laisse à cette série une deuxième chance de me convaincre, après une rapide révision de la ribambelle de noms à retenir pour la critique. Oui, c’est ça les coulisses d’un blog et d’une nouvelle série, il y a des prénoms à apprendre pour faire genre, quand même. Après un premier épisode qui n’a pas réussi à me persuader que la série allait être aussi exceptionnelle que ses trailers.

L’épisode commence sur Lou apprenant que le budget du club théâtre à flambé en même temps que les costumes, forcément. Tracy s’en énerve car elle trouve ça inadmissible… Euh, OK, mais elle a quand même organisé un feu de joie devant son lycée, elle devrait juste être heureuse d’avoir encore son poste et de n’être pas à rôtir en prison.

Robbie a du mal à apprendre ses lignes de chants ; Simon s’inquiète de devoir embrasser Jerry (à moins qu’il n’en meurt d’envie vu leurs regards) et Sam, le coach, réclame le retour de Robbie alors que Gwen (la bitch que j’ai appelée Zoé dans le premier épisode, parce que c’est ce que j’en avais entendu) fait clairement de l’anti-jeu théâtral. Sam et Lou se prennent le bec sur une chanson que j’adore, mais qui n’est même pas chantée par le casting de la série, et je suis encore plus paumé que la semaine dernière sur le côté musical de cette série. Assez clairement, on nous a vendu une série musicale qui ne l’est en fait pas du tout. Ah, et sinon, le fils de Lou fait partie de l’équipe de foot américain du lycée, j’avais raté ça.

Alors qu’il travaille tard chez lui, Lou apprend justement que son fils, Gordon, a eu un accident de voiture en plein milieu de la nuit. C’est censé être dramatique, mais ça va tellement vite que c’est dur d’accrocher. Cette scène nous réintroduit le personnage de « Gordy » qui survit sans problème et jure qu’il ne boit plus. Elle permet aussi à Maaschous de s’intégrer à merveille dans la famille (ironie, bien sûr).

L’intrigue Gordy, et son alcoolisme, me blase totalement : je trouve ça mal introduit dans la série pour l’instant et ça ajoute une sous-intrigue qui pour l’instant ne sert pas à grand-chose. Gordy refuse d’être considéré comme un artiste, et il sait bien que c’est tout ce que son père veut. C’est de là que vient son alcoolisme : le fait qu’il sache être une déception pour sa famille. C’est pas du tout beaucoup trop dramatique ça.

Lou demande au proviseur de vérifier le casier de son fils, car il a peur d’y trouver de l’alcool, même si celui-ci affirme ne pas boire. Malheureusement, en fouillant son casier, son père trouve bien une bouteille de whisky et cela provoque un rendez-vous chez le proviseur, avec Sam également présent. Le lycée veut l’envoyer en cure de désintoxication, mais comme il est motivé par le foot, le coach propose de le prendre sous son aile. Lou et sa femme acceptent, même s’il est drôlement difficile pour Lou de voir son fils voler de ses propres ailes (ouais, trop d’ailes en deux phrases, je sais) loin d’un milieu artistique. Ah, ces parents de séries toujours trop accrochés à leurs propres rêves pour leurs enfants. J’espère ne jamais finir comme ça.

Lors d’une réunion du conseil du lycée (avec tout plein de parents), Lou fait pourtant son petit discours de base sur les ados et leur potentiel multiple et infini, mais cela ne suffit pas spécialement le convaincre que son fils a sa propre route à suivre. Tracy empire encore les choses pour le club théâtre en s’en prenant au foot américain et en réclamant une grosse somme d’argent au beau milieu du discours de Sam. Enfin, elle les empire… C’est l’opinion de Lou (et très franchement quand on voit la scène, c’est aussi la mienne).

Cela permet de provoquer quelques tensions de plus entre Tracy et Lou, qui ont totalement besoin de ça. Leur dispute est marrante, surtout qu’on sent dès le départ que la série donnera raison à Tracy. Et c’est le cas puisqu’elle obtient de quoi financer une partie du spectacle. Pas super crédible quand on voit comment elle est hargneuse au conseil, mais bon…

En parallèle de tout ça, l’intrigue de Michael se met un peu plus en place lorsqu’il demande à se changer dans le vestiaire des garçons. Cela revient dans l’épisode au milieu de nulle part, mais ça passe plutôt bien et ça a du potentiel pour la suite. Il ne veut pas en faire un grand événement, mais leur demande tout de même l’autorisation. Ils acceptent (et s’en contrefichent pas mal), et ça rend Michael beaucoup trop heureux pour quelqu’un qui ne voulait pas en faire un événement !

Par ailleurs, les parents de Simon convoquent leur prêtre chez eux pour convaincre Simon d’arrêter la pièce, mais ça ne fonctionne pas spécialement, surtout que Simon adule Lou… Et possiblement aussi Jeremy. La gêne entre les deux lycéens, et surtout la gêne de Simon, est super bien jouée sur les répétitions. C’est une intrigue plutôt intéressante.

Simon se fait inviter par Jeremy à réviser des répliques un samedi soir… et se met à stresser que les autres lycéens puissent le découvrir. Il faut dire qu’il voit ça comme un rencard, parce qu’en parallèle, il force Lilette à inviter Robbie à réviser ensemble leurs scènes. C’est assez drôle à voir, même si elle est désespérante. Bon, elle est censée être en seconde après tout, mais ça s’oublie par moment quand sa mère lui propose de s’absenter de la maison pendant que Robbie y sera – une belle occasion pour Lilette de descendre sa mère sur ses habitudes.

Malheureusement pour elle, Robbie est en pleine pression sociale, avec son pote pas du tout cliché qui le fait culpabiliser d’arrêter un entraînement pour aller réviser alors que lui a besoin de la bourse de foot ! Du coup, Lilette passe sa soirée à déprimer et, le lendemain, elle agit hyper froidement avec lui, surtout qu’il plante totalement la répétition.

Voilà une deuxième intrigue intéressante, avec Robbie qui se retrouve à galérer pour obtenir un rencard avec Lilette, et l’obtient à la pause de son travail au diner de la ville. Les révisions se passent à merveille entre eux, avec une très jolie alchimie qui énerve tout le monde tellement elle sort de nulle part et n’est pas surtout bien intégrée à la série. Enfin, elle énerve surtout Gwen en fait. Lilette lui a pourtant fait savoir qu’elle n’était pas comme sa mère et tout, mais bon…

Forcément, la vie n’est pas si simple pour la bitch du lycée. En effet, chez Gwen, l’ambiance est glaciale entre ses parents, mais aussi avec leur fille. La mère est une control freak qui veut que sa fille obtienne le premier rôle coûte que coûte et qui critique tous les choix de Lou, forcément. Gwen se met donc à en faire trop en répétition.

Cela finit par énerver Lou qui lui demande d’être moins douée. Si elle est hyper vexée au départ, et je la comprends pour avoir vécu ça une fois dans mes quelques années de théâtre, elle finit par trouver un terrain d’entente avec Lou quand elle lui demande ses raisons d’avoir choisi Lilette. Et aussi quand il lui demande de jouer le rôle avec douleur et trahison comme il le faut.

Avec tout ce qu’elle a dans sa vie, elle y arrive bien vite. C’est la révélation pour Lou, qui se met à chanter et nous offre le montage de fin d’épisode. Celui-ci voit Lilette découvrir Robbie embrasser une autre fille sortie de nulle part (ça fait du drama, c’est bien), mais aussi Simon s’embarquer dans un rencard avec Barb de Stranger Things (qui fait partie du club théâtre) pour oublier Jeremy (à qui il pose un lapin ?). Simon apprend ensuite que ses parents veulent le changer d’école. BIM. Gwen chante bien, mais elle n’a pas une voix aussi exceptionnelle qu’on veut nous le faire croire. Heureusement, l’actrice est brillante en revanche, et elle porte toute cette fin d’épisode sur les épaules ! Et clairement, elle a les épaules pour ce rôle.

Avec ce deuxième épisode, il est devenu très clair que la série n’est pas la série musicale qu’on nous a vendu ces derniers mois. Cela ne l’empêche pas d’être intéressante, mais sans son excellent casting, je ne pense pas qu’elle vaudrait le détour car les intrigues sont pour l’instant très clichées. J’y reviendrai toutefois avec plaisir pour suivre les acteurs, car ils incarnent tous très bien leurs rôles, même lorsque ce n’est pas évident d’être si doué.

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