Top 25 des saisons vues en 2025

Salut les sériephiles,

Cela faisait longtemps que je n’avais plus fait de top, mais à une époque, j’en faisais carrément un calendrier de l’avent. J’aurais pu faire pareil cette année si je m’y étais pris à temps, mais mieux vaut tard que jamais. Chaque année, je me dis que faire un classement est une idée discutable. Et chaque année, je le fais quand même. Parce qu’un top, ce n’est pas qu’une histoire de notes : c’est une façon de raconter une année de visionnage, mais aussi et surtout une manière de garder une trace facilement accessible pour les années suivantes, quand je vais me la jouer petit nostalgique !

Voici donc une liste de 25 saisons vues cette année (possiblement, je viens juste de finir la 25e pour que ça sonne bien pour mon article et c’est pour ça que je publie si tard, vous n’avez pas de preuve). J’ai choisi de les classer de la moins bonne à la meilleure. D’abord, parce que personne n’a envie de finir un article sur une déception, mais aussi parce que je trouve ça plus positif d’aller vers le meilleur. Et normalement, je publie ça juste à temps pour votre réveillon, eh. J’espère que ça vous plaira !

Les notes sont évidemment subjectives, liées au contexte, à l’attente, à l’humeur du moment. Elles sont également fixées par rapport à ce que j’attends de la série – c’est-à-dire qu’il est évident que je n’ai pas les mêmes attentes quand je lance un épisode de Severance ou un de Plus belle la vie. Ici, je me suis contenté de faire la moyenne des épisodes de chaque saison !

25. Ironheart – 09/20

Hum, il est possible que je vienne juste de la finir et que je le regrette un peu. Si l’objectif était de me donner une petite dose de Marvel “comme avant”, Ironheart m’a surtout rappelé pourquoi je soupire autant devant certaines séries du MCU, comme Echo, par exemple. Le casting est excellent, mais l’écriture transforme l’héroïne en une ado capricieuse (alors qu’elle est adulte) et complètement débile, alors qu’elle est censée être un génie. Et la conclusion, qui n’en est pas une, n’est absolument pas logique par rapport au reste de la série. Un échec cuisant, donc.

24. Marvel Zombies (S01) – 09,5/20

Sur le papier, l’idée avait tout pour me parler : reprendre l’univers Marvel en mode animé, gore et décomplexé. Dans les faits, Marvel Zombies m’a surtout laissé une impression de rendez-vous raté. C’est souvent paresseux dans l’écriture, rarement surprenant, et l’animation ne suffit pas à compenser l’absence d’enjeux ou d’émotion. On regarde, on reconnaît des personnages, on passe à autre chose. Une curiosité dispensable, clairement pas la proposition audacieuse que j’espérais.

23. Tomb Raider – 10/20

J’avais très envie d’y croire. Vraiment. J’aime Lara Croft, j’aimais l’idée d’un animé Netflix pour explorer ses quêtes, son héritage et son rapport à l’aventure. Les dessins sont beaux, l’animation est fluide, il y a clairement du savoir-faire… mais je suis complètement passé à côté du scénario. Les enjeux ne m’ont jamais accroché, les personnages encore moins (ce qui est quand même un comble pour Tomb Raider), et l’ensemble m’a laissé assez froid. Une série que j’aurais voulu aimer, mais que j’ai surtout regardée sans jamais réussir à m’impliquer.

Pas de critique dispo sur le blog.

22. Alien Earth – 13,9/20

Le concept avait de quoi intriguer : ramener Alien sur Terre, en série, avec l’ambition d’élargir l’univers sans se contenter de recycler les films. Et sur certains aspects, ça fonctionne plutôt bien : l’ambiance est soignée et de rares idées viennent vraiment enrichir la franchise. Le problème, c’est que la série peine à maintenir la tension sur la durée. Le rythme est inégal, les personnages mettent du temps à exister et l’ensemble manque d’un vrai souffle horrifique. C’est aussi la preuve que je surnote vraiment sur le blog, parce que je ne vois pas comment on peut leur donner la moyenne alors qu’ils ont autant foiré un concept si simple !

21. What if…? (S03) – 14/20

Troisième saison, et toujours le même constat : What If…? est une série aussi sympathique que frustrante. L’idée de départ reste excellente et certains épisodes proposent de vrais détournements malins de l’univers Marvel, avec une animation efficace et quelques concepts vraiment fun. Mais l’ensemble manque de régularité et trop d’épisodes donnent l’impression de survoler leurs idées sans les pousser jusqu’au bout. Une saison correcte si l’on regarde la moyenne, mais en vérité catastrophique et sauvée uniquement par la conclusion de la série. Dommage.

20. Plus belle la vie Encore plus belle (S02) – 14/20

Cette deuxième saison confirme surtout une chose : le rythme de croisière est trouvé. Rien de révolutionnaire ici, mais une série qui assume d’être un feuilleton populaire. Tout n’est pas égal : certains arcs sont bâclés à en devenir inutiles, d’autres tombent un peu à plat. Une saison correcte, sans éclat, mais efficace. J’espère juste ne plus jamais revoir Ophélie dans la série (et je sais que c’est impossible).

Pas de critique sur le blog (imaginez le nombre d’articles, sinon !)

19. The Walking Dead Daryl Dixon (S03) – 14,1/20

J’ai beau aimer Daryl et reconnaître les efforts de mise en scène, cette saison confirme surtout que la franchise The Walking Dead vit désormais sur ses acquis. Le dépaysement fonctionne et surprend toujours dans cette série, l’ambiance est soignée, mais les intrigues tournent en rond et peinent à justifier leur existence sur la durée. Je regarde plus par habitude que par réel enthousiasme. Correct, mais clairement pas indispensable.

18. NCIS Tony & Ziva (S01) – 14,3/20

Retrouver Tony et Ziva avait tout du plaisir coupable… et c’est exactement ce que propose cette première et unique saison. Le duo fonctionne toujours, l’alchimie est intacte et la série sait jouer sur la nostalgie sans trop forcer. En revanche, les intrigues restent très classiques, parfois même un peu paresseuses, et peinent à exister autrement que comme prétexte à réunir les personnages. Une saison agréable et humoristique, portée par ses héros, mais qui ne cherche jamais vraiment à se réinventer. Diffusée sur M6 à partir du samedi 10 janvier 2026, la série vient d’être annulée aux USA. Dommage.

17. The Last of us (S02) – 14,9/20

Une saison 2 impressionnante sur le plan formel, mais loin de m’avoir embarqué autant qu’elle semble l’exiger. The Last of Us impose ses choix, sa violence et son propos sans jamais chercher à ménager le spectateur, au risque de transformer l’expérience en épreuve plus qu’en plaisir de série. Je reconnais l’ambition, mais je suis resté souvent à distance car ça manque de maîtrise. En fait, ça m’a parfois même agacé par ses lenteurs…

16. Heated Rivalry (S01) – 15/20

Le concept promettait une vraie romance sur fond de rivalité sportive. Problème : la rivalité est à peine exploitée et la romance n’en est pas une dans les premiers épisodes, parce qu’un plan cul n’a jamais rien eu de romantique. Heated Rivalry fonctionne pourtant grâce à ses acteurs, ses personnages et à ses scènes efficaces par leur réalisme. Elle offre une représentation plus que nécessaire et attendue et je l’aime vraiment pour ça. C’est un coup de depuis l’épisode 3, la fin de l’épisode 5 me fait encore monter les larmes alors que j’ai vu la scène 150 fois au moins sur les réseaux sociaux et elle m’a fait tomber dans une vraie obsession (je vais commencer les romans en janvier). Bref, je l’adore… mais objectivement, non, l’écriture ne mérite pas plus que 15.

15. 9-1-1 (S08) – 15,3/20

La série continue d’aligner les catastrophes improbables et les situations toujours plus excessives, et c’est à la fois sa force… et sa limite. 9-1-1 reste efficace, rythmée, parfois très divertissante, mais cette saison 8 donne aussi l’impression de tourner en rond, avec des intrigues qui recyclent beaucoup et des arcs émotionnels moins marquants qu’avant. Je regarde toujours avec plaisir, mais plus par fidélité que par véritable surprise. Une saison correcte, qui n’est mémorable que pour sa décision totalement incompréhensible vers la fin… mais je ne veux pas spoiler si vous n’êtes pas à jour.

14. Culte (S02) – 15,5/20

La saison 2 continue d’explorer ses thèmes avec sérieux, en reprenant ici l’histoire des 2Be3, mais sans retrouver l’élan ni la force de la première. Culte reste bien écrite, pertinente dans ce qu’elle raconte, mais l’ensemble m’a paru plus sage, moins marquant, comme si la série avançait désormais en terrain balisé… et en oubliant que sa plus grande force, c’est le réalisme. Ils oublient trop de coller à une époque et rajoutent toute une partie de fiction qui ne fonctionne pas aussi bien qu’ils l’espèrent, parce que ça trahit le concept.

13. Daredevil Born Again (S01) – 15,6/20

J’attendais beaucoup de ce retour, peut-être trop. Daredevil: Born Again fait le job sur certains aspects, comme l’ambiance, quelques personnages, l’envie de renouer avec quelque chose de plus sombre. Cependant, l’ensemble reste inégal et parfois frustrant. On sent une série tiraillée entre héritage et nouvelle direction, sans toujours réussir à trancher. Ce n’est clairement pas un ratage, mais pas non plus le renouveau marquant que j’espérais. J’attends beaucoup de la saison 2 en 2026.

12. Grey’s Anatomy (S21) – 15,6/20

Vingt-et-une saisons plus tard, Grey’s Anatomy continue d’avancer, parfois contre toute attente. Moi, je continue de radoter et ça pourrait être un copier-coller de mon avis de la saison 17 que ça reviendrait au même : cette saison n’est clairement pas la plus marquante, mais elle reste étonnamment solide, avec quelques arcs (et un départ dont j’ai parlé dans un article à part accessible ici surtout, bordel) qui me rappellent pourquoi je suis encore là après tout ce temps. Tout n’est pas égal, certains personnages tournent en rond, mais la série conserve son savoir-faire.

11. Law & Order Special Victims Unit (S26) – 16/20

La série n’a plus rien à prouver et cette saison 26 le confirme tranquillement. SVU continue de traiter ses affaires avec sérieux, efficacité et une certaine rigueur qui force le respect, même après autant d’années. Tout n’est pas marquant, loin de là, mais la constance est impressionnante et certains épisodes rappellent pourquoi la série reste une référence du genre. Je ne suis plus surpris, mais je reste fidèle, et à ce stade, c’est déjà beaucoup.

Pas de critique sur le blog, je regarde ça sans prendre de note.

10. Severance (S02) – 16,4/20

Une saison attendue, scrutée, et forcément comparée à la première… Je suis surpris qu’elle finisse si haut dans le top tant elle m’a en vérité déçu ! Oui, Severance continue de fasciner par son concept, son univers et certaines idées très fortes, mais cette saison 2 m’a aussi paru beaucoup trop étirée, trop embourbée dans son propre mystère et pas assez claire dans les réponses qu’elle apportait. Il y a toujours des moments brillants, des images marquantes et une vraie identité, mais l’impression que la série retient volontairement ses cartes m’a tellement frustré. Il faut attendre plusieurs années pour la suite et à mon sens, ils se sont perdus en chemin là.

9. You (S05) – 16,7/20

Après une saison 3 clairement en trop et une saison 4 qui tentait de redresser la barre (saisons également vues sur le blog, les critiques sont sur le blog), cette saison 5 a au moins le mérite d’assumer la fin. You continue de chercher à rendre Joe fascinant ou excusable et va au bout de sa logique, avec un succès plus ou moins discutable. Tout n’est pas irréprochable, mais la série parvient à se conclure de manière cohérente – sans la moindre surprise, par contre. Une fin plutôt satisfaisante pour une série qui aurait dû s’arrêter plus tôt.

8. Home for Christmas (S03) – 16,8/20

J’avais peur d’un retour inutile, mais cette saison 3 s’en sort mieux que prévu. Home for Christmas retrouve une partie de ce qui faisait son charme, avec des situations toujours un peu bancales, des personnages attachants et cette ambiance douce-amère qui fonctionne bien à Noël. Tout n’est pas aussi juste ni aussi marquant qu’avant, mais la série reste sincère et agréable à suivre, sans chercher à en faire trop. Une saison imparfaite, mais plutôt réussie. J’espère même une saison 4, maintenant.

7. Skeleton Crew (S01) – 17/20

Grosse bonne surprise. Skeleton Crew réussit là où beaucoup de séries Star Wars récentes se sont plantées : proposer une vraie aventure, simple, lisible, portée par des personnages attachants et une énergie très “cinéma”. Le ton est plus léger, parfois très référencé, mais l’ensemble fonctionne parce que la série assume pleinement son point de vue et son public. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est efficace, généreux et franchement plaisant à suivre. Par contre, je ne pensais pas qu’elle finirait si haut dans le classement, c’est une surprise de voir que ça m’a autant plu… alors que c’est très oubliable.

6. Resident Alien (S04) – 17,2/20

La série continue de faire ce qu’elle sait faire de mieux : mêler l’absurde, l’émotion et la SF sans jamais perdre son identité. Cette saison 4 est peut-être un peu moins surprenante, bien qu’elle s’éloigne des comics, mais elle reste portée par des personnages toujours aussi attachants et un humour qui tombe souvent juste. Resident Alien se termine avec brio, avec suffisamment de cœur et d’idées pour rester très agréable à suivre jusqu’à son ultime minute.

5. Eyes of Wakanda (S01) – 17,3/20

Une excellente surprise quand je m’attendais à être déçu après les échecs récents d’autres séries Marvel me concernant (il n’y a qu’à voir le début de de ce top). Eyes of Wakanda parvient à enrichir l’univers sans l’alourdir, en proposant une série animée élégante, (trop) concise et bien écrite. Chaque épisode explore une facette différente de l’héritage wakandais, avec de vraies idées de mise en scène et un sens du rythme très maîtrisé. Une très belle proposition, qui prouve que Marvel peut encore faire juste…

4. Dream Productions (S01) – 17,3/20

Mieux vaut tard que jamais, en voilà une autre finie ce matin. C’est une très bonne surprise, et une énorme frustration à la fois. Dream Productions exploite brillamment l’univers de Vice-Versa, avec des idées vraiment drôles, un rythme très efficace et une vraie réflexion sur le fait de grandir et de laisser certaines choses derrière soi. Les personnages fonctionnent immédiatement et certains épisodes sont excellents. Le principal problème reste son format : trop court, trop resserré, avec une conclusion un peu bancale qui empêche la série d’aller totalement au bout de ses idées. Malgré ça, j’ai passé un excellent moment, et j’en aurais clairement repris beaucoup plus.

3. Splendeur & Influence (S01) – 17,5/20

Deuxième coup de cœur de cette année. Une excellente comédie, et une vraie surprise. La série démarre très fort avant d’accuser un léger coup de mou, mais reste portée par une écriture efficace et surtout par Anne Dorval, absolument exceptionnelle, comme toujours. C’est drôle, très drôle même, avec des gags qui s’enchaînent et donnent envie d’enchaîner les épisodes sans réfléchir. Une série qui se dévore plus qu’elle ne s’analyse, ce qui explique aussi pourquoi elle fonctionne si bien… et pourquoi elle est parfois difficile à décortiquer en critique.

Pas de critique sur le blog, donc, je riais trop pour ça.

2. Twisted Metal (S02) – 17,6/20

Cette saison 2 assume encore davantage son délire et gagne clairement en efficacité, surtout qu’ils ont casté une actrice que j’adore alors… Sans surprise, elle est dans mon top 3 (la surprise, c’est qu’elle ne soit pas première). Twisted Metal pousse plus loin son humour perché, son côté excessif et ses personnages improbables, sans chercher à devenir autre chose que ce qu’elle est. C’est bourrin, parfois très con, mais étonnamment bien rythmé et souvent très fun. Une série qui sait exactement jusqu’où aller, et qui s’améliore en embrassant pleinement sa folie. J’ai tellement hâte de voir la suite !

1. Paradise (S01) – 18/20

Un dernier coup de cœur dans les nouveautés de cette année. Paradise accroche immédiatement par son concept, puis confirme l’essai épisode après épisode grâce à une écriture solide, un vrai sens du rythme et une montée en tension parfaitement maîtrisée. La série sait ménager ses révélations, faire confiance à son spectateur et aller au bout de ce qu’elle raconte sans tricher. C’est prenant, efficace, et surtout très satisfaisant à suivre du début à la fin.

Cette fois, c’est tout pour moi, le blog s’arrête ici pour 2025 ! Je vous souhaite un excellent réveillon, plein de bonnes choses et à demain pour les vœux de la nouvelle année (oui, il y aura un article demain aussi, c’est la fête cette semaine).

Belle soirée à tous !

The Last of us – S02E07 – Convergence – 15/20

Que le rythme de la série est étrange ! Cet épisode semble rusher des scènes qui mériterait un peu plus d’explications et d’explorations, tout en proposant d’autres dont je cherche encore la pertinence – notamment concernant le personnage d’Isaac. Je n’accroche que peu aux nouveaux personnages de la saison parce qu’on leur donne peu de temps d’écran et que quand on le fait, c’est pour proposer des scènes lentes où on ne donne pas tellement d’éléments. Bref, il y a des choix qui n’arrivent pas à me convaincre dans cette histoire qui est autrement plutôt prenante… même si bon, les histoires de vengeance et moi, nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde !

Spoilers

Ellie rejoint Jesse et Dina, avant de devoir faire un choix : retrouver Tommy ou pourchasser Abby.

This is not our war.

Bon, ben écoutez, j’ai appris que c’était déjà la fin de saison, alors autant regardez au plus vite l’épisode pour ne pas être spoilé – même si je n’ai pas eu le temps de me spoiler aujourd’hui, en vrai. Je m’attendais à un épisode plus long pour la fin de saison, mais non, nous n’avons que 49 minutes d’épisode, générique compris. Cela me paraît court pour donner l’impression d’une conclusion à la série.

L’épisode reprend par la blessure de Dina. C’est plutôt rassurant d’apprendre qu’elle a pu aller se mettre à l’abri avec Jesse, qui prend soin d’elle. Elle refuse de boire une gorgée d’alcool pour se préparer à la douleur et elle m’a fait bien rire : elle n’annonce pas sa grossesse mais pète un câble sur ce pauvre Jesse qui veut juste lui venir en aide. Je ne pense pas qu’une petite gorgée pose problème à son gamin dans ces conditions, mais soit. En même temps, pas sûr que l’alcool aide vraiment à faire face à la douleur non plus.

Bon, allez, la scène est assez rapide finalement : Jesse s’occupe de retirer la flèche de la jambe de Dina. On enchaîne ensuite quelques heures plus tard sur le retour d’Ellie : elle les rejoint comme prévu à la planque. C’est amusant parce que le cliffhanger me donnait l’impression qu’elle se dirigeait vers Abby, pas qu’elle rentrait à la planque.

Sur place, Jesse hésite à la faire rentrer au cas où elle ne soit pas seule, mais finalement tout va bien : elle débarque et va aussitôt s’isoler avec Dina, qu’elle réveille. Tant pis si elle est en convalescence. Dina prend aussitôt soin de sa petite amie (en sont-elles là ?) et lui vient en aide, découvrant aussi au passage la vraie raison derrière le meurtre de Joel par Abby. C’est quand même une explication assez cohérente à la violence de ce à quoi elle n’a pas pu assister.

Au passage, Ellie lui révèle avoir torturé Nora, mais clairement, Dina s’en fout. Elle est plus intéressée par la localisation d’Abby – Nora a simplement dit « baleine » et « roue », deux mots assez proches en anglais, mais ça ne veut rien dire. La révélation que Joel a empêché la création d’un vaccin ne semble pas la choquer plus que ça, même si elle tourne ensuite le dos à Ellie.

Quelques heures plus tard, Dina n’est toujours pas en état de voyager : elle boîte énormément et ne peut donc pas accompagner Ellie et Jesse qui prévoient un autre périple dans Seattle. Ellie en profite pour comprendre comment Jesse a trouvé si vite leur trace et découvrir qu’elle ne donne pas assez de crédit à son intelligence. Il est vraiment malin en vrai, au point de comprendre que sa meuf couche désormais avec Ellie ou de deviner qu’elle est enceinte. Bien joué, gars.

Ellie confirme l’info quand il ne faisait que bluffer pour savoir si son intuition était bonne. Il est heureux de découvrir qu’il va être papa, en tout cas. Il n’a pas l’intention du tout de mourir, du coup, mais ils sont quand même au beau milieu d’une guerre qui ne les concerne pas. Ellie semble vouloir intervenir tout le temps, surtout quand ils tombent sur un gamin mis à poil par ses ennemis qui ont bien l’intention de le tuer, mais Jesse parvient à la stopper avant qu’elle ne les condamne par son impulsivité. Si on la sent énervée, Ellie manque un peu de crédibilité dans ses décisions. D’un côté, elle torture et condamne à mort Nora, de l’autre, elle veut maintenant protéger veuve et orphelin ?

Ce n’est pas hyper crédible. Toujours est-il que Jesse et Ellie laissent Dina se barricader dans son coin (ça me paraît une mauvaise idée) afin de retourner dans la planque de Jesse et Tommy. Le problème, c’est que Tommy n’est pas là quand ils y arrivent. Jesse commence à raconter sa petite vie et ses sentiments pour Dina, avant d’être interrompu (merci mon dieu) par des transmissions radios. Jesse pense que Tommy est en danger et doit essuyer les tirs de leurs nouveaux ennemis qu’il veut éviter autant que possible.

Malheureusement, en montant sur le toit pour mieux voir ce qu’il se passe, Ellie voit une grande roue et une baleine : elle comprend qu’Abby est dans l’aquarium de la ville. Si Ellie veut aussitôt y aller, ce n’est pas l’avis de Jesse. Il lui révèle avoir voté contre son projet à la base et lui rappelle l’importance de sa communauté à ses yeux. J’ai bien aimé le débat qui éclate entre les deux amis : pour Ellie, la seule communauté qui avait de l’importance, c’était Joel. Et il s’est fait battre à mort, donc elle veut se venger.

Jesse ? Il n’est pas le super-héros qu’il pense être quand il laisse des enfants se faire torturer et abattre juste parce qu’ils ne sont pas de sa communauté. Allez, prend ça dans les dents. Les deux se séparent ensuite et la tension dramatique est à son comble.

Pourtant, cet épisode prend encore le temps de se concentrer un peu sur l’autre groupe auquel Ellie et ses amis doivent faire face, mais je n’arrive pas du tout à accrocher à ces scènes sur les « méchants ». Les deux groupes qui se battent ne parviennent pas à m’intéresser, en fait, je trouve que ça manque de contexte – on reste à la surface de leur désaccord et de leurs actions, mais en même temps on passe beaucoup de temps avec. C’est étrange.

Tout ça nous mène à une nuit très orageuse et pluvieuse, normal, c’est Seattle. Ellie se rapproche de l’aquarium qu’elle vise et comprend qu’elle va devoir tenter d’y accéder en bateau. Elle observe quelques ennemis prendre aussi un bateau, un peu plus solide que celui qu’il reste quand elle parvient à accéder à l’un d’entre eux.

Qu’à cela ne tienne, elle est obsédée par sa vengeance. Elle monte dans un petit bateau de rien du tout, en plein orage et c’est sans surprise qu’elle tombe alors sur une vague plus grosse que les autres qui la fait chavirer. Cela pue vraiment très fort pour elle. Elle est tout de même ramenée vers le rivage où un enfant la surprend.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour elle : elle tombe sur le fameux groupe de religieux qui se bat à mort contre les Wolfs. Bien sûr, ils sont persuadés d’avoir affaire à l’une d’entre eux : ils décident donc de mettre à mort Ellie sans autre forme de procès que ça. Elle n’est pas ravie de devoir être pendue et éviscérée sur place, bizarrement. Par chance pour elle, ce n’est finalement pas ce qui lui arrive : un signal sonore indique que leur village est en danger, alors le groupe finit par abandonner Ellie. C’est un peu gros et ça semble vraiment rushé : elle était capturée (bien facilement), mise à mort et laissée à l’abandon si vite !

Bon, du coup, alors qu’elle semblait incapable de se lever un peu plus tôt, Ellie parvient à sortir de son nœud coulant (franchement, même si le village est en danger, ils auraient pu la tuer – mais je suppose que le meurtre n’est pas OK dans leur religion si ça ne respecte pas exactement les rites) et retourne sur son bateau. Elle n’a peur de rien Ellie.

Malgré l’échec de son premier voyage en bateau, elle y retourne et cette fois, c’est jackpot : elle parvient à se rendre sur l’île qu’elle visait, celle avec la grande roue. Là, elle rentre dans le bâtiment, espérant ainsi trouver Abby.

Malheureusement pour elle, le bâtiment semble sacrément à l’abandon. Elle tombe finalement sur le couple qui accompagnait Abby – Owen et… Mel, je crois. Les deux sont justement en train de se disputer à propos d’Abby. Ils savent clairement où elle est, mais quand ils aperçoivent Ellie, ils tentent quand même de lui mentir. C’est trop gros pour que ça passe et Ellie essaie aussitôt de savoir exactement où est Abby.

La situation dégénère assez vite quand Owen refuse de la jouer cool avec elle : il essaie de sortir un flingue pour attaquer Ellie qui ne se laisse pas faire et lui tire aussitôt dessus. Bon, qu’Owen se fasse tuer comme ça, ça passe. Qu’elle tire deux coups par surprise, je veux bien aussi. Que la deuxième balle parvienne à transpercer aussi la gorge de la nana, c’était juste… Trop gros.

Bien sûr, la copine d’Owen est enceinte jusqu’au cou – le même cou qui saigne parce qu’elle a eu une balle dans la gorge. La nana demande aussitôt à Ellie de faire en sorte de récupérer le bébé en lui ouvrant le bras. Elle donne à Ellie toutes les instructions qu’il faut pour qu’elle puisse vraiment la faire accoucher. Pourtant, Ellie n’essaie même pas finalement. Je pensais vraiment qu’elle le ferait. Là, c’est juste abusé, honnêtement. Il n’y avait pas beaucoup de chance d’y arriver, certes, mais ne même pas essayer cette boucherie demandée par la maman qui voulait protéger son bébé à tout prix ?

Eh, Ellie, tu fais de la merde. Ta vengeance pour Joel consiste à tuer tous les potes d’une nana qui vengeait juste son père elle aussi. C’est un peu extrême. Qu’Ellie se retrouve coincée dans sa merde, ça se comprend, mais… c’est un peu extrême. Ma conclusion sera la même que bien souvent : la vengeance, c’est de la merde et ça se retourne contre vous en vous bouffant de l’intérieur.

Tommy et Jesse finissent par la rejoindre. Ils découvrent ainsi les trois cadavres au sol… et ils décident de se barrer. Le trio rejoint alors Dina, qui est heureuse de les retrouver mais comprend vite qu’Ellie n’est plus tout à fait la même… Et pour cause ! Elle vient de tuer une femme enceinte par accident et elle n’était pas prête. Moi non plus à vrai dire. C’est un peu grotesque comme mort. Une balle, trois cadavres ? Cela fait beaucoup.

En plus, finalement, Ellie tue tous les potes d’Abby mais elle n’a plus aucune piste pour la retrouver. C’est con. Tommy la rassure comme il peut, puis Ellie prend le temps d’échanger encore un peu avec Jesse, histoire de le remercier d’être revenu pour elle. S’il l’a fait, c’est parce qu’il sait qu’elle le ferait aussi pour lui. C’est beau.

Ils ont à peine dit ça que BIEN SÛR, tout part en couilles – et pour cause. Une fusillade semble éclater ailleurs dans le théâtre. Jesse et Ellie se précipitent, mais Jesse se prend alors une balle. Sans grande surprise, Abby a réussi à remonter leur piste à eux aussi – comment est-ce possible même ? Ils sont assez cons pour laisser des traces après avoir tué un couple dont la femme était enceinte ? Bien sûr qu’Abby veut les venger.

Si elle pense que Tommy est le responsable de ce triple meurtre, Ellie refuse de voir ses amis se faire tuer les uns après les autres et sort de l’ombre, suivant les instructions d’Abby qui promet de tirer sur lui aussi. Jesse et Tommy étant encore en vie, on peut craindre pour Dina, je suppose. Ellie, qui a jeté son arme, révèle alors que c’est elle qui a tué le couple et à elle seule qu’Abby doit s’en prendre.

Abby est désespérée : elle comprend qu’elle a fait le mauvais choix en laissant Ellie vivre. Elle regrette de l’avoir fait clairement et elle tire alors. Du moins, c’est ce que le montage suggère. J’imagine que Dina peut encore être dans l’équation. EH, franchement, ça donne envie d’aller se spoiler sur la suite si c’est ça la fin de saison.

Enfin, non, ça ne l’est pas. Après ça, on a un petit écran noir, puis on voit Abby se réveiller sur un canapé. On lui dit qu’Isaac veut la voir et c’est un bien étrange enchaînement après ce qu’on vient de voir. Est-elle la nouvelle héroïne de la série ? C’est ce qu’on veut nous laisser croire quand on la voit contempler une ville reconstruite de manière assez impressionnante. On nous promet alors un petit périple sur un « Seattle Day One ». Mouais, ça semble quand même être bien après l’apocalypse tout ça ?

Je ne suis pas convaincu par ce cliffhanger. Tout ce qui m’intéresse dans la série, c’est le sort d’Ellie et Dina à ce stade. Si c’est pour se retaper un épisode (ou pire, plusieurs) centré sur Abby pour apprendre à l’aimer elle aussi alors que de toute manière, elle a tué Joel et sera dure à apprécier… Bof. Les deux héroïnes – Ellie et Abby – sont juste consumées par la vengeance. Pas bien original, je m’attendais à plus révolutionnaire vu le succès du jeu.

En bref

Je suis déçu par cette « saison ». C’est tellement court que l’on n’a pas vraiment eu l’occasion d’en profiter. L’épisode 2 est vraiment cool, pour ses scènes d’action notamment, mais la suite manque un peu de saveur : la saison 1 m’avait marqué pour quelques scènes d’action bien foutues (la scène de la voiture au début notamment) et pour une histoire qui fonctionnait plutôt pas mal. La saison 2 me marque pour son rythme assez lent et sa narration décousue, qui propose des idées et des scènes dans un désordre plutôt chaotique.

Cela reste une bonne série de zombies sans zombie, mais ça devient tellement une histoire de vengeance dont on nous cache plein de tenants et aboutissants que c’est plutôt décevant. Et puis, surtout, diviser en deux la saison comme ça… Je ne suis pas convaincu. Ils ne parviennent pas à rendre attachants la majorité des nouveaux personnages et ce cliffhanger ne me vend pas du rêve.

Pour autant, j’appréciais assez Ellie depuis la saison 1 pour avoir envie de savoir ce qui lui arrive exactement dans ce théâtre. Je serai donc là en saison 3 et je vais tenter de ne pas aller me spoiler – c’est tentant de voir des live actions du jeu pour me faire une idée.

C’était chouette d’avoir une saison 1 qui proposait une histoire complète, finalement.

The Last of us – S02E06 – The Price – 07/20

Je me suis franchement ennuyé sur les trois quarts de l’épisode qui ne nous apporte (presque) rien de nouveau – et qui le fait finalement en révélant des énormes mensonges par omission qui modifient bien trop la perception qu’on aurait pu avoir des épisodes précédents sans que cela ne soit véritable utile ou justifié. Franchement, à ce stade, je pense que ne pas le voir ne changerait probablement rien à la « saison ». Et oui, la saison se voit octroyer des guillemets parce que j’ai découvert que le prochain épisode était déjà le dernier… Autant faire un film, en fait.

Spoilers

Qu’est-ce qui justifie qu’Ellie ne parlait plus à Joel ? Rien qui ne vaille la peine de se taper une heure d’épisode, en fait.

You swore.

Si j’étais prêt pour un épisode flashback, je ne m’attendais pas à ce que l’on recommence si loin en arrière, avec un Joel adolescent protégeant son petit frère d’un père flic alcoolique à Austin. Désolé, mais je trouve ça d’un soporifique redoutable : j’ai l’impression d’avoir déjà vu quinze fois au moins une scène similaire – tous les films et séries nous la sortent un jour ou l’autre. Le père flic violent et de préférence alcoolique, on connaît quoi.

Du coup, j’ai décroché. Après, il faut bien reconnaître que dès le départ, je ne m’attendais pas à accrocher à cet épisode. Je l’ai procrastiné toute la semaine, parce que j’avais un million de choses à faire – désolé pas désolé, j’ai préféré voir le dernier Mission Impossible ou Lilo & Stitch en vrai – mais aussi et surtout parce que je sentais l’épisode flashback et que je déteste ça en général. C’était super et brillant à l’époque de LOST, mais c’est devenu avec le temps le pire truc du monde : on a compris que vous racontiez les histoires comme ça et que vous trouviez ça génial, mais en vrai, on n’est pas con, on sati repérer les épisodes et les scènes qui ne servent qu’à combler du temps.

J’aime bien le développement psychologique des personnages, je ne dis pas. M’enfin, tout de même, par pitié : à quoi bon revenir sur l’adolescence d’un personnage qui de toute manière est déjà mort. J’ai l’impression qu’on me fait perdre mon temps. Même après le générique, c’était insupportable : on voit Joel bien en vie dans un bar qui papote avec le barman, puis qui rentre réparer sa guitare et… Je m’en fous en fait ? Déjà en début de saison 2, ça aurait été longuet et peu intéressant, mais maintenant qu’il est mort, c’est vraiment un flashback pour le bien d’en faire un.

Je ne dis pas, c’est plaisant de retrouver Joel et d’avoir un épisode qui se centre sur sa relation avec Ellie (pardon, Eli, si on en croit son cadeau d’anniversaire), mais sincèrement, vraiment, c’est ce que j’aurais voulu en premier épisode de saison à la rigueur. Franchement, la mort de Joel est arrivée à un moment où la partie émotions était sacrément réduite comme on ne l’avait pas vu depuis deux ans. Là, découvrir plusieurs semaines après sa mort que, oui, il a eu un temps à Jackson où il était un super papa qui fait des cadeaux et chante à merveille à la guitare, c’est… en trop ?

Je ne sais pas. Je ne suis pas triste même s’il va mourir, car je ne suis pas assez investi dans la série. Je ne suis pas intrigué de savoir ce qu’il va se passer parce que je le sais déjà. Je n’ai pas l’impression que la scène serve : elle ne m’apprend rien de neuf, elle est sympathique, mais elle ralentit le rythme de l’histoire pour peu de choses. C’est ironique : je milite pour le retour des saisons de 22 épisodes et donc pour les épisodes avec ce genre de scènes qui ne servent « à rien » d’autre que de passer du temps avec des personnages qu’on aime et en parallèle je dis ça ? Je pense que je préfère encore les scènes où l’on voit Ellie et Dina parler sans fin, par exemple, parce que c’est le présent, parce qu’on ne sait pas ce qu’il se passera par la suite, parce qu’on apprend à connaître des personnages pour une vraie raison.

Là, juste voir Joel se surpasser pour les anniversaires d’Ellie, c’est… Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de dire inutile car ça ne l’est jamais tout à fait, mais en même temps, j’ai vraiment le sentiment de perdre une partie de mon dimanche là. C’est chouette de voir Ellie escalader un dinosaure et s’intéresser à un museum de SVT, je suppose. J’aurais juste aimé être plus investi dans l’histoire en ne sachant pas déjà vers quoi on se dirige – outre la mort de Joel, la dispute quand elle découvrira ce qu’il s’est passé à l’hôpital. Clairement, l’actrice s’éclate avec cet épisode, en tout cas.

Contre toute attente, la dispute entre Joel et Ellie n’a pas pour point de départ la tuerie de l’hôpital : Joel rentre à la maison avec un gâteau d’anniversaire pour mieux surprendre Ellie en train de passer du bon temps avec une nana qui lui tatoue le bras. Cela ne lui plaît pas, les tensions commencent, Ellie envisage d’aller vivre dans le garage et Joel commence à envisager une thérapie avec sa psy.

Deux ans après l’installation à Jackson, Ellie a toute une liste de questions à poser à Joel. Ils sont toujours en bons termes, mais elle se pose plein de questions sur l’hôpital. Elle les liste réellement sur papier, sans oser les poser pour autant. Joel lui propose ensuite une virée dans la forêt, une fois de plus. C’est bien sûr dangereux, mais le danger tombe sur un autre : il y a donc un homme qui se fait mordre et est prêt à être transformé en zombie. Il survit toutefois assez longtemps pour tomber sur le duo. S’il est contaminé, l’homme espère tout de même pouvoir revoir sa femme avant de mourir : il s’agit d’Eugène, le mari de la psy.

Ellie est sûre qu’ils ont le temps de le ramener auprès de Gaelle grâce aux chevaux. Malheureusement, Joel n’est pas trop de cet avis. Si bien sûr il fait la promesse à Ellie de garder en vie l’homme le temps qu’elle aille chercher les chevaux, il ne prend finalement aucun risque et l’exécute en attendant Ellie. C’est plutôt bien écrit, on comprend le point de vue de Joel autant que celui d’Ellie, mais on voit surtout que Joel est incapable de tenir la promesse qu’il fait à Ellie.

Ils ramènent donc le cadavre à la psy, dépitée de voir son mari mort mais remerciant Joel de lui confirmer qu’il est mort en héros. Ellie intervient alors pour souligner que Joel lui ment et qu’il a tué Eugene alors qu’il aurait pu avoir le temps de la revoir. Le risque aurait été hyper grand et je comprends la décision de Joel, alors Ellie me paraît un peu chiante sur le coup. Ce qu’elle dit est vrai, elle a raison d’en vouloir à Joel, mais je ne la trouve pas si humaine de tout révéler à la psy qui aurait pu autrement garder une meilleure image de son mari – un décès, c’est suffisamment douloureux comme ça. Arf, je suis partagé.

Dans tous les cas, tout ça n’avait absolument rien de surprenant puisqu’on nous l’avait déjà annoncé au détour de répliques dans les épisodes précédents. La haine de la psy apparaît plus justifiée que prévue : bien sûr qu’elle déteste Joel d’avoir tué son mari car il a fait le choix de les empêcher de se dire adieu. Je comprenais déjà qu’elle puisse détester Joel quand il avait simplement tué son mari condamné, mais là… Là, je me demande pourquoi la saison est montée dans ce sens. Quitte à nous montrer tout ça, pourquoi ne pas l’avoir fait dans le putain d’ordre où c’est arrivé ?

Tout ça nous ramène alors à la soirée du Nouvel An. Pff. J’espérais encore naïvement qu’on nous proposerait une scène vraiment dans le présent, mais non. Continuons avec un flashback d’une scène qu’on a DÉJÀ vu. Le foutage de gueule est total. Bon, bref, on découvre que pendant qu’Ellie dansait avec Dina, Joel parlait à sa belle-sœur. Et là, vous pourrez me dire ce que vous voulez, il n’y avait AUCUN intérêt à avoir cette scène car la perspective de Joel n’apporte rien de plus.

On finit par découvrir qu’Ellie a en fait pris le temps de parler de Joel en rentrant de la fête. Là, c’est pire : il y a bien un intérêt, mais on nous prend pour des débiles. Il y a genre un mois on nous a dit qu’elle rentrait car elle lui faisait la gueule, pourquoi changer ça maintenant ? En plus, le fait qu’ils arrivent à se parler, ça change même la perspective de la mort de Joel : ils ont eu d’autres derniers mots que ceux que l’on pensait.

Ellie prend conscience que Joel veut toujours la protéger, quoiqu’il arrive. Elle lui pose donc la question qui fâche sur l’hôpital et découvre toute la vérité. La veille de la mort de Joel, donc. Elle devrait donc comprendre le point de vue d’Abby plutôt que de s’obstiner à la pourchasser comme elle fait. Et, bon, je sais que cette scène est la dernière du jeu. Les scénaristes ont fait le choix de nous la cacher comme dans le jeu, soit. La place si tôt après en revanche ? Je ne comprends pas. Cela casse la surprise ; j’imagine que l’impact est plus fort en dernière scène : elle promet d’essayer de lui pardonner sans savoir si elle réussira. En dernière scène, on sait davantage ce qu’il en est et ça ouvre surtout la question de savoir s’il faut le pardonner et si on le peut nous-mêmes. À l’inverse, en avant-dernière scène de cet épisode, ça manque sacrément d’enjeu : on retire une grosse portée de l’impact de cette scène en enchaînant sur la vengeance d’Ellie. C’est un peu comme si cette scène où elle marche sous la pluie en direction d’Abby nous disait : « eh, elle l’a pardonné, regardez ce qu’elle fait maintenant ». Décevant.

The Last of us – S02E05 – Feel Her Love – 14/20

Je ne suis pas convaincu par la structure de la saison, parce que cet épisode semble vouloir présenter les choses d’une manière que je n’aime pas (voir en toute fin d’article). Avant même le cliffhanger, il y a une surprise qui pour moi manque de crédibilité et ça donne un ensemble qui est bon, mais pas pleinement convaincant. Et puis, bordel, je sais bien que ça se passe de nuit et que la lumière attire les champignons, mais franchement, j’aimerais bien pouvoir VOIR ce qu’il se passe. C’est absolument insupportable d’avoir la moitié de l’épisode où ce que je regarde, c’est plus mon reflet dans l’écran de ma télévision que les personnages…

Spoilers

Ellie et Dina mettent à exécution leur plan.

Haunted but empty.

C’est reparti pour un épisode qui débute par une étrange minute silencieuse où l’on suit une femme qu’on ne connaît pas, il me semble, débarquer dans un centre où elle interroge une autre femme qu’elle accuse d’avoir tué une partie de ses hommes. C’est un peu longuet comme on ne sait pas encore de qui il s’agit, mais je suppose que le but de la série est de continuer de nous balancer des personnages nouveaux à chaque épisode pour donner un peu de consistance à leur univers.

Il est donc question d’un certain Leone qui a été tué, parce que dans une liaison radio il avait du mal à respirer et a dit à sa supérieure « it’s in here ». Mouais. L’entretien se termine à merveille pour la sergente Park – qui se trouve a priori être la mère du fameux Leone – puisqu’elle est vue en héroïne qui a sauvé sa colonie d’une infestation plus large et grave… mais il n’empêche que son fils est mort et que tout ça ne vend pas du rêve.

Oui, je sais, ma critique manque de précision, mais c’est pas grave, je pars du principe que vous êtes plus là pour un avis général qu’un résumé, et mon avis général sur ce début, c’est « mouais ? J’accroche pas assez ».

Après le générique, nous découvrons le deuxième jour à Seattle du nouveau couple le plus cute de la télévision américaine (ou pas). Dina essaie de faire de la triangulation pour trouver un moyen de rejoindre l’hôpital. Je n’ai pas trouvé ça dingue ou passionnant : comme souvent, je me fais des films sur les scènes rajoutées ou non par rapport au jeu, et celle-là me donne vraiment la vibe « il faut occuper un perso secondaire pendant que le perso joué par le joueur part faire autre chose seul dans son coin ».

C’est donc ce que fait Ellie : elle part explorer la ville de Seattle un peu toute seule. Après s’être débrouillée pour remettre l’électricité dans l’immeuble qu’elles occupent, Ellie trouve finalement une scène de concert avec (comme par hasard) des guitares, toujours en bon état elles aussi. Dans l’épisode précédent, ça donnait l’impression que c’était rare de trouver une guitare dans ce monde post apo, faudrait savoir.

Bon, cette fois, elle ne parvient pas à chanter : on sent bien que la guitare est liée à son deuil de Joel, tout de même. Elle s’interrompt en cours de chanson et ça tombe bien : Dina a justement terminé sa triangulation. Grosso modo, elle parvient à savoir exactement où sont ses ennemis parce qu’ils communiquent tout par radio, sans se méfier du fait qu’ils pourraient être écoutés.

En les écoutant, Dina comprend où ils sont, mais aussi ce en quoi ils semblent croire. Ils sont religieux, ce qui est un avantage d’après Ellie car ils ont une confiance divine un peu conne. En revanche, tout n’est pas gagné, loin de là : pour aller là où elles veulent, elles doivent donc tout simplement traverser un énorme bâtiment que leurs ennemis semblent ignorer en permanence. Elles comprennent qu’il est probablement infesté, mais eh, qui ne tente rien n’a rien.

Les voilà donc qui tentent : nous les voyons traverser Seattle et tomber une nouvelle fois sur un étrange autel à une pseudo divinité (feel her love). Les offrandes ? Eh, les fidèles de cette femme, tués, avec la mention « feel this bitch ». C’était plutôt rigolo en vrai. Après, ça commence à me souler d’avoir Ellie qui regrette d’embarquer Dina dans ses aventures parce qu’elle est enceinte, mais continuer de le faire tout de même. A un moment : décide-toi. Soit tu veux qu’elle soit là, soit non.

En chemin, les filles s’arrêtent plein de fois, mais il faut dire que Dina en profite pour raconter sa vie, son passé douloureux et sa justification des actions d’Ellie : elle aussi elle chercherait à se venger à la place d’Ellie.

Malgré tout, elle propose à Ellie de faire demi-tour : elle a beau dire que ce ne sera pas la faute d’Ellie s’il lui arrive quelque chose et que sa mort sera 100% sa propre faute, elle lui demande quand même ce qu’elle doit faire. Ellie lui demande de continuer avec elle… donc la culpabilité sera là : elle aurait facilement pu dire à Dina de ne pas rester avec elle. Et cela aurait sûrement été mieux. Ellie ne peut pas être infectée après tout.

Une fois arrivée sur place, Ellie s’en souvient subitement et refuse à nouveau que Dina prenne des risques pour jeter un œil à l’intérieur du grand bâtiment à traverser. Pourtant, il va bien falloir le traverser : comme il a l’air vide, elles y pénètrent finalement toutes les deux. Avant ça, évidemment, Dina insiste pour faire promettre à Ellie de ne pas tirer à l’arme à feu à tout va : elle connaît bien Ellie, elle l’aime pour son impulsivité, mais elle n’a pas envie de mourir parce qu’Ellie aura attiré une horde d’infestés sur elles.

En vrai, j’ai ri, mais tout ce qu’en a retenue Ellie, c’est que Dina était amoureuse d’elle. Bordel, une vraie adolescente sur ce coup-là. Elles entrent donc dans le bâtiment et découvrent assez rapidement qu’il est infesté. Le problème, c’est qu’elles retombent, et c’est bien logique, sur une infestée intelligente et maligne. Une du genre à se cacher. Et malheureusement, il n’y en a pas qu’une.

Il n’en faut pas plus pour qu’Ellie et Dina se mettent à flipper énormément. Il y a de quoi : Ellie révèle seulement maintenant à Dina qu’elle s’était fait mordre en début de saison face à une infestée intelligente. Moi, je regrette un peu que cet épisode fasse le choix de laisser les filles dans le noir pendant toute cette scène d’action.

On ne voit pas exactement ce qu’il se passe quand Ellie demande à Dina d’aller s’enfermer dans une cage pour éviter au maximum les infestés. C’est Dina qui finit par tirer les premiers coups de feu et malgré la cage, la situation semble perdue d’avance avec une Ellie assaillie de toutes parts par les infestés et une Dina qui ne peut rien faire pour l’aider.

C’est alors que Jesse sort d’absolument nulle part et tue les quelques infestés qui s’en prenaient à Ellie. Euh ? Pardon, mais pourquoi les infestés ne l’attaquent pas lui non plus ? D’où sort-il ? Il explique après coup qu’il les a suivis avec Tommy la nuit après elles : il a pu les suivre à la trace, jusque-là grâce à la carte laissée dans le théâtre. J’ai tellement eu envie de rire : Dina et Ellie critiquent leurs ennemis car ils communiquent par radio, mais elles laissent une carte avec leur future position bien en vue dans un bâtiment « abandonné » sur leur territoire ? Ce n’est pas bien malin.

Jesse les sauve en tout cas, grand bien lui fasse. Ils parviennent tous les trois à semer les infestés, mais le bruit de la fusillade a bien sûr prévenu les ennemis qu’ils cherchaient à éviter de leur présence. Ils découvrent peu à peu le territoire ennemi en tout cas, avec des cris d’oiseaux et des gens qui en pendent d’autres en les vidant aussi de leurs tripes au passage. J’imagine qu’un bon rebondissement serait de finalement nous apprendre qu’ils sont les gentils, mais j’en doute.

Pas le temps de se poser des questions de toute manière : Dina reçoit une flèche dans la jambe alors qu’un nouveau cri d’oiseau semble indiquer qu’il y a un trio d’intrus à les épier. Leur système semble plutôt bien rôdé. Bon, après, faut bien reconnaître qu’on ne voit rien du tout à la suite de l’épisode. J’ai éteint les lumières, y a un orage dehors, la luminosité est vraiment au plus bas qu’elle puisse être et… on ne voit rien putain. La lumière a beau être plus naturelle comme ça, il serait temps d’en revenir aux luminosités des années 90 où on voyait au moins ce qu’il se passait.

Ellie décide de se séparer de Jesse et Dina pour leur laisser une chance : ils ont pour point de rendez-vous le fameux théâtre du début d’épisode, elle tire dans tous les sens pour attirer l’attention sur elle et voilà. En vrai, son plan est qu’ils retraversent le bâtiment avec les infestés ? Cela me paraît quelque peu ambitieux.

On ne sait pas ce qui arrive à Dina et Jesse (ou alors, je n’ai pas vu ?), mais en tout cas, Ellie parvient à semer tout le monde et à s’infiltrer dans le bâtiment en passant par une fissure – une brèche ? Ce qui compte, c’est que dans le bâitment, elle parvient contre toute attente à tomber sur… Nora. Nora ? J’ai une forte envie de l’appeler Marienne (ou Gaia, tiens, ça fait longtemps). C’est le retour d’une actrice que j’aime bien en tout cas.

Ellie la reconnaît immédiatement : elle était là quand Joel était mort et elle compte bien le venger. Elle souhaite toutefois se servir de Nora pour apprendre où se trouve Abby. C’est un échec : Nora refuse de dire quoique ce soit et elle parvient à détourner suffisamment l’attention d’Ellie pour s’enfuir. Je ne m’attendais pas à ce qu’Ellie se laisse avoir si facilement, bordel.

En tout cas, Nora peut donner l’alerte, tandis qu’Ellie la pourchasse et tente cette fois de la buter. En vain. Il faut dire qu’elle est plutôt increvable Nora : elle tombe dans une cage d’ascenseur mais survit encore. En la pourchassant, Ellie finit par tomber sur une cave où il y a plein de champignons. On comprend que c’est lié au début d’épisode : il y a des infestés dans la base et tout était scellé. Nora a fui au mauvais endroit, la pauvre.

Comme elle n’est pas immunisée, elle s’étouffe rapidement : les infestés présents sont plein de champignons et de spores. Nora est sur le point de mourir. N’ayant plus grand-chose à perdre, elle ne dit toujours pas où est Abby, mais elle révèle à Ellie le grand secret de Joel : il a tué le seul médecin qui pouvait créer un remède efficace et tous les gens dans l’hôpital.

La réponse d’Ellie ? « Je sais ». Mouais. Elle devait s’en douter, mais la confirmation devrait être un peu plus violente que ça. Après, Ellie a un avantage en gardant son calme : elle peut tranquillement torturer Nora pour savoir où est Abby.

Calme ? Tranquillement ? D’accord, ce n’est pas le cas. Ellie s’énerve soudainement et frappe à plusieurs reprises Nora, en attendant qu’elle lui révèle où est Abby.

Cela faisait une bonne fin, mais on nous rajoute un cliffhanger qui cherche juste à faire traîner les choses : on voit Joel venir réveiller Ellie quand ils s’entendaient encore et étaient chez eux. Je suppose qu’on va nous révéler pourquoi Ellie le détestait tant en début de saison – et donc peut-être le moment où elle a su qu’il avait tué tout le monde ? C’est un peu frustrant si c’est le cas : la construction en flashback perd grandement en intensité, on a tourné cette page à la mort de Joel, non ? Je ne sais pas. C’est soit trop tard, soit trop tôt après sa mort, mais je ne suis pas sûr de vouloir voir ça tout de suite.

Vous me direz, le prochain épisode est la semaine prochaine de toute manière.