The Magicians (S03)

Synopsis : La fin de saison 2 nous laissait sur un triple cliffhanger avec la promesse d’une invasion des fées à Fillory, Alice pourchassée et Julia ayant retrouvé des étincelles magiques dans un monde privé de magie par les parents d’Ember et Umber. Autant dire qu’il y a de quoi faire cette année !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Capture d'écran 2017-04-20 16.22.56.png

Pour commencer, si vous aussi vous vous sentez complétement perdus face à l’étendue des intrigues et sous-intrigues de la série, sachez que vous n’êtes pas seuls. J’ai tenté malgré tout un résumé des deux premières saisons que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien. Ce n’est pas très approfondi, mais ça resitue rapidement chaque personnage et ça nous montre bien la folie la plus totale de cette histoire qui passe du coq à l’âne en permanence et évolue dans toutes les directions à la fois.

Du coup, je suis perplexe d’avance face à cette saison 3 qui me fait peur avant même qu’elle ne commence. Je n’en ai rien vu pour ne pas être spoilé, mais je me doute que le rythme infernal va continuer et nous mener toujours dans de nouvelles directions. Comme ça fait très longtemps que je ne me suis pas replongé dans la série et que je n’ai pas eu le temps de revoir la fin de saison 2, j’ai presque peur d’être perdu devant.

Après, ce sentiment d’être paumé fait partie des choses que j’aime bien dans la série, parce que justement on ne sait jamais à quoi s’attendre en faisant play. Des épisodes ennuyeux peuvent subitement changer complétement la donne de la série (le 2×03 !) quand des épisodes prometteurs se révèlent finalement passe-partout. Un coup, la série a le niveau de mes séries préférés, un coup, elle s’enfonce dans des sous-intrigues vraiment pas nécessaires et longuettes. Bref, tout ça permet d’affirmer que je suis impatient de commencer la saison 3, tout en craignant ferme ce qu’ils vont nous pondre.

Finalement, l’univers magique de Fillory est celui de toutes les surprises, et le mieux est encore de faire play pour me faire une idée. Ci-dessous, mes avis sont sans spoiler. La critique complète des épisodes est accessible en cliquant sur leurs titres.

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S03E01 – The Tale of the Seven Keys – 18/20
Comme prévu, la série continue de partir dans tous les sens, mais alors vraiment, avec trois ou quatre intrigues en parallèle. L’une offre le retour de la série la plus dépravée de son temps, l’autre la meilleure scène pop-culture vue depuis un bon moment. Franchement, la série réussit son retour à merveille ; il est juste dommage que toutes les intrigues ne soient pas au même niveau… on oscille entre du bon et de l’excellent !
S03E02 – Heroes and Morons – 18/20
Pour ce deuxième épisode, la série propose deux intrigues qu’il est facile de suivre. Cela fait beaucoup de bien d’avoir enfin des fils rouges clairs pour chaque personnage et d’explorer la mythologie sans se perdre en une multitude de chemins. Pour l’instant, cette saison 3 est donc un vrai sans faute qu’il est agréable de suivre.
S03E03 – The Losses of Magic – 17/20
Une fois de plus, la série nous laisse avec un épisode très bon du côté narratif, ses trois intrigues avançant rapidement dans des territoires toujours inconnus mais bien maîtrisés. En revanche, la structure de l’épisode en elle-même laissait plus à désirer avec une absence de transition entre chaque scène assez dérangeante à la longue. On a l’impression que chaque intrigue est découpée à la hache ; ça manque de minutie et de détails, comme souvent avec The Magicians.
S03E04 – Be the Penny – 20/20
Cette saison continue de la meilleure des manières et je surnote de nouveau, j’avoue, car j’ai envie de marquer le coup. J’ai accroché à cet épisode qui m’a paru duré deux fois moins longtemps, et j’ai toujours tellement peur de décrocher devant un épisode que ça fait plaisir que l’ensemble de cette saison me motive autant. Plus sérieusement dans la critique, la structure de cet épisode est une jolie leçon d’écriture et de montage, et c’est une construction toute particulière qui est bien plaisante.
S03E05 – A Life in the Day – 18/20
La saison poursuit son très bon travail et m’emmène chaque fois dans son délire quand j’étais plus réticent l’an dernier à voyager avec eux. Cette saison redéfinit les duos et dynamiques entre chacun, ce que j’adore parce que ça fonctionne toujours à merveille, alors que son fil rouge est extrêmement limpide. Je ne peux que reprocher à cet épisode de ne pas assez se concentrer sur l’ensemble du casting car certains sont mis de côté, mais sur l’ensemble de la saison, ça s’équilibre. Pour le moment, c’est un sans faute.
S03E06 – Do you like teeth? – 19/20
Si ce titre spoile clairement la meilleure réplique de l’épisode, il n’y a pas à dire, la série est à son apogée cette année. Trois intrigues bien distinctes se partagent l’épisode et il est dur d’en préférer l’une à l’autre tant tout y est bien géré. Bon rythme, bonnes répliques, bons acteurs (Felicia Day en guest !), bon cliffhanger, que demander de plus ? Un soupçon de liaisons plus affirmée entre les intrigues et ça aurait été un nouveau 20 pour cette saison qui vole très haut dans mon classement !
S03E07 – Poached Eggs – 18/20
Le début de l’épisode est un peu précipité, mais le rythme reprend son cours normal en chemin, ce qui permet à l’épisode de récupérer la qualité habituelle de la série. Toutes les intrigues avancent et le chemin est truffé de surprises, avec des scènes auxquelles je ne m’attendais vraiment pas, et notamment ce cliffhanger pas si surprenant quand on y réfléchit, mais vraiment bien fichu parce qu’on n’a pas le temps d’y réfléchir.
S03E08 – Six Short Stories about Magic – 19/20
Pas étonnant qu’Olivia Taylor Dudley adore cet épisode : il n’y a pas à dire, cette saison, les scénaristes expérimentent tout un tas de manière de raconter ce qu’ils ont à dire, et comme pour Be the Penny, c’était super efficace cette semaine, avec en plus un twist technique osé et des rebondissements d’écriture bien gérés. Je ne leur retire un point que parce que j’en voulais plus sur une intrigue, mais je suis très heureux que ce soit sur un aussi bon épisode que Syfy confirme que la série reviendra pour une saison 4 !
S03E09 – All That Josh – 20/20
C’en est presque lassant, mais la série offre de nouveau un épisode excellent cette semaine, avec la meilleure scène de 2018 (encore !) et de la série. Un épisode marquant qui rentre immédiatement dans ma catégorie de mes épisodes préférés, avec une écriture impeccable et un univers maîtrisé à merveille, y compris du côté du montage. J’aime, c’est tout.
S03E10 – The Art of the Deal – 16/20
Si j’ai bien aimé l’épisode, je l’ai toutefois trouvé beaucoup moins bon que le reste de la saison qui culminait à des notes surprenantes pour le moment. Cette fois, on est plutôt sur un épisode de transition et il ne se passe pas grand-chose dans la majorité des intrigues. Heureusement, il y a Julia pour garder la qualité de la saison, sinon, je crois que j’aurais fini par m’ennuyer et ça, ça, ce n’est pas possible dans une aussi bonne saison, je m’y refuse !
S03E11 – Twenty-Three – 19/20
C’est excellent : la semaine dernière, je remerciais le personnage de Julia d’être passionnante cette saison, et les scénaristes font vraiment en sorte que je ne mente pas. Quant à l’épisode en lui-même, il était de nouveau top en mettant en place une énième intrigue expérimentale fonctionnant bien. Généralement, ce genre d’épisode m’ennuie  dans les séries mais là, il était sacrément bien géré et il aura de vraies conséquences sur la suite de la série. Cette série est tellement tordue, mais c’est génial à chaque fois !
Épisode 12 – The Fillioran Candidates  – 17/20
Cet excellent épisode dirige vers la fin de saison et la fin d’une quête qui dure depuis 12 épisodes. C’est toujours fait avec fluidité et humour, faisant de l’écriture de cette saison un véritable exemple de perfection, et j’exagère à peine quand je dis ça. Il se passe beaucoup de choses l’air de rien dans cet épisode, et je n’arrive pas à croire que j’ai pu être aveugle à tant de potentiel sur les premières saisons que je trouvais beaucoup plus en dents de scie. Cette saison (et cet épisode ehe) m’aura rendu la vue. I was blind and now I see
Épisode 13 – Will You Play With Me ? – 20/20
Même en étant malheureusement spoilé sur les cliffhangers de fin, cet épisode m’aura réservé son lot de surprises et vient achever à la perfection une excellente saison, tout en promettant une saison 4 qui a elle aussi tout ce qu’il faut pour me passionner, huit mois avant qu’elle ne commence. L’attente va être longue car The Magicians s’est hissée cette année au rang de mes séries préférées, mais je me console en me disant que j’ai trois livres qui m’attendent et la possibilité de toujours revenir dans cet univers avec quelques rewatchs.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

 

This is us – S02E05-07

Dans mon planning de janvier, j’avais l’espoir de rattraper This is us avant sa reprise.  Résultat des courses, la série a repris hier sans moi. Hors de question, tack, paf, je me suis mis devant pour une bonne grosse soirée. En même temps, puisque j’en étais à deux jours de rhume à pleurer toutes les larmes de mon corps sans aucun autre symptôme, j’ai trouvé que regarder cette série était parfaitement adapté. Le truc, c’est que je suis tellement malade que je n’ai pas réussi à tout rattraper, mais bon, mieux vaut un peu que rien du tout. Comme je ne sais pas trop quand je verrais les quatre épisodes suivants, je me suis dit que je pouvais bien déjà publier mes critiques sur les épisodes 5 à 7 de la saison 2 de This is us.

Spoilers

05Épisode 5 – Brothers – 16/20
How do you want me to handle this?

C’est parti pour un épisode qui débute sur Jack emmenant ses fils faire du camping, histoire de les réconcilier et de créer de vrais liens entre eux. Cela laisse Kate et sa mère aller au cinéma et profiter d’une manucure… ou pas. Parce qu’évidemment Rebecca reçoit un coup de fil lui indiquant que son beau-père est sur le point de mourir.

C’est donc elle qui se rend sur le lit de mort du beau-père, accompagnée d’une Kate curieuse de voir son grand-père.

Pendant ce temps, le camping ne se passe pas au top : Kevin est insupportable avec son frère… enfin, ça, c’est jusqu’à ce qu’il découvre que Randall prend des notes sur comment bien se comporter avec lui. Jack est ainsi heureux de voir ses fils passer du bon temps ensemble puisque Kevin semble subitement comprendre l’importance de bien s’occuper de son frère.

Comme s’il n’y avait pas encore assez de flashbacks dans la série, c’est l’excuse parfaite pour remonter le temps et s’intéresser aussi au père de Jack, un gros fumeur pas très sympa avec son fils, et surtout un alcoolique qui l’abandonne dans la voiture pour aller boire une bière.

Dans le présent, Kevin valide tellement de points de divers Bingo Séries en une scène que je ne sais plus où donner de la tête, mais en gros, il s’avale toutes sortes de médicaments pour s’éviter d’avoir mal aux genoux. Il passe aussi du temps avec ses nièces, y compris Deja, totalement fan de lui, au grand désespoir de Randall.

Il rentre ensuite chez Sophie où il tente désespérément d’avoir du Vicodin en se préparant également à un gala où il se rend et où il a invité Randall et Deja. Le gala ne se passe pas absolument à merveille : Kevin se bourre et rate son entrée sur scène parce qu’il est au téléphone à tenter d’avoir plus de médicaments, Deja mange la mauvaise partie d’une crevette ce qui provoque un problème diplomatique entre les deux. Pas fou, mais dans cette série tout est toujours top et cela permet à Deja de se confier à Randall sur son passé et ses traumatismes. Bref, une relation père/fille s’établit entre eux.

Kevin revient donc auprès de Sophie complètement bourré et leur engueulade tourne court puisqu’il s’enfuit. Le problème, c’est que ça ne résout rien.

Kate débarque au boulot de Toby pour lui annoncer qu’elle est enceinte. Et s’il est hyper heureux, elle ne l’est pas : elle a 37 ans, ce qui est considéré comme une grossesse à risques, sans parler de son poids. Du coup, la joie est rapidement contenue.

Par la suite, elle se confronte à Madison dans son groupe de parole et finit par lui rentrer dedans en faisant une marche arrière. Il n’en faut pas plus pour qu’elle stresse pour son bébé et avoue la vérité à Madison. Comme celle-ci est heureuse pour elle alors que c’est sa pire ennemie, elle autorise Toby à en parler lui aussi à une personne, et il prévient tout un tas de gens dans un café au pif. C’était sympa, mais c’était clairement la partie la plus faible de l’épisode.

Pour remonter tout ça, le cliffhanger nous révèle que Jack a un petit frère dont il était super proche et avec qui il a servi – une révélation inattendue mais qui fonctionne à merveille en rajoutant tout un tas de questions sur les relations familiales.

06.jpgÉpisode 6 – The 20’s – 18/20
I don’t think you remembering your 20’s.

Il suffit de quelques secondes pour qu’on sache que nous sommes en plein épisode d’Halloween avec les enfants de Jake et Rebecca préparant leurs costumes. Comme Jake dit une fois de plus oui à tout ce que lui demande Kate, les parents s’embrouillent et parlent de leur vingtaine. Hop, l’épisode nous propose de remonter dix ans en arrière pendant la vingtaine des Big Three. Du coup, je vais les faire les uns après les autres dans cette critique, comme souvent.

Beth est sur le point d’accoucher, mais Randall s’inquiète de tout un tas de choses inutiles. Cela inquiète du coup Beth de le voir aussi obsédé et dérangé, surtout qu’il a eu son accident où il était aveugle un moment.

Beth fait donc appel à Rebecca pour l’aider – et une fois de plus, c’est mon intrigue préféré… et non, ce n’est pas parce qu’il est question des débuts de Facebook de la meilleure des manières. Randal veut donc réussir à installer un ventilateur et n’y arrive pas, se confiant à un pauvre vendre.

Bien sûr, tout cela criait la catastrophe et ça arrive : le bébé arrive la veille du jour prévu et Beth se retrouve obligé d’accoucher au beau milieu de son salon. C’est Randall qui lui retire le bébé du bébé et tout est merveilleux comme dans une série. Bienvenue en 2008, où les secours n’arrivent pas à temps pour un accouchement clairement express.

Kevin, lui, est coiffeur en attendant le début de la saison des pilotes. Comme son colocataire décroche un rôle, il peut le squatter dans une soirée supposée lui faire faire des rencontres. Bon, en revanche, il foire tout en essayant de voler le rôle de son coloc. Sympa. Du coup, ce n’est plus vraiment son coloc non plus. C’était une intrigue moins passionnante, mais bon.

Kate est serveuse et elle se fait draguer en permanence par un client qui semble toutefois ne pas tout à fait l’assumer devant ses amis. Cela ne l’empêche pas de coucher avec Kate qui réalise alors qu’il est marié et qu’elle n’est qu’une passade pour lui. Coup dur.

La naissance de Tess réunit toute la famille pour la première fois depuis un moment clairement. Et forcément, il est question de l’absence de Jack, histoire de nous faire pleurer un coup. Cela fonctionne quand il est question de Rebecca dont la joie est quelque peu gâchée, mais aussi lors d’une conversation entre Kevin et Kate sur le fait qu’ils sont bloqués dans leur vingtaine alors que Randall avance. Il n’en faut pas plus pour que Kate s’installe avec son frère.

Le plus triste et réussi dans cet épisode reste bien évidemment Rebecca qui rencontre Randall pour la première fois, puis Tess pour la première fois. Et la manière dont elle retrouve celui qui va partager sa vie par la suite : Facebook. Cette fois, on revient dans un cadre bien plus réaliste et les sentiments sont toujours là.

Et comme ce n’est pas encore assez, au milieu de tout ça, nous suivons également le Halloween des Big Three quand ils étaient enfants, et c’est intéressant aussi avec un Kevin qui protège les sentiments de sa sœur et un Randall qui découvre l’histoire de son adoption par hasard.

C’est tout de même fou comment un épisode qui part clairement loin de l’intrigue générale de la série réussit à être très bon. Finalement, nous avons là un immense épisode flashback, mais pour autant, pas une seconde j’ai eu l’impression que l’on passait à côté de la saison. Au contraire.

07-2.jpgÉpisode 7 – The Most Disappointed Man – 15/20
I’m on the right side of this glass, ain’t I?

Journée ménage chez les Pearson pour l’arrivée de Paula l’assistante sociale. Eh oui, l’adoption ne s’est pas faite comme ça. On passe rapidement sur la première année de vie de Randall pour se retrouver au tribunal où l’on retrouve nous-même… William, qui s’est fait arrêter pour possession (et utilisation) de drogue. Bien sûr que nous avons droit au retour de William en plus jeune, c’est This is us après tout.

Il touche son juge à lui dire qu’il est l’homme le plus déçu du monde ; et celui-ci s’arrange donc pour le libérer et ne pas le laisser rôtir en prison. C’est intéressant et ça termine sur une boucle bouclée avec le retour à la rencontre entre William et Randall. Pouvait-on espérer plus cheesy ? Probablement pas.

Quant à l’adoption, alors que tout devait bien se passer, le juge refuse de le faire sans parler à l’assistante sociale. En effet, il a peur que Randall n’obtienne pas les outils dont il a besoin pour vivre en tant que personne noire dans une famille blanche. C’est un véritable coup de massue pour le couple.

Rebecca ne se laisse pas démonter et envoie une photo de famille recomposée comme elle peut pour le convaincre. Le juge se retire de leur cas pour ne pas avoir à prendre de décision… ce qui leur permet d’adopter Randall sans problème trois semaines plus tard.

Kevin est toujours la tête dans ses problèmes, il ment à Sophie pour expliquer ses absences et continue de se droguer aux médicaments et à la bière. Sympa la matinée. Il enchaîne avec une visite chez Kate et Toby où il apprend que sa sœur est enceinte.

Même si Kevin est clairement à côté de la plaque, le couple doit annoncer ensuite la nouvelle à la mère de Toby, ce qui leur pose problème puisqu’elle est conservatrice et pas clairement prête à entendre que son fils sera papa avant d’être marié. C’est marrant.

Le couple décide ainsi de se marier à l’arrache, ce qui est apparemment possible aux États-Unis (ou en tout cas dans leur État). Bon, les choses se font un peu trop à l’arrache et Toby se met à douter, au point d’en parler avec les cendres de Jack.

Finalement, il décide de faire une vraie demande en mariage à Kate, à base de superpositions de vestes et de beau discours. Là encore, on tombe dans le cheesy, mais c’est très chouette à voir.

Par ailleurs, Kevin est tellement déprimé qu’il finit par envisager de demander Sophie en mariage et lui achète trois bagues d’un coup. Il est vraiment perché le Kev. Quand il se rend voir Sophie, il s’endort en salle d’attente et cauchemarde un futur où il ressemble plus à son grand-père qu’à son père.

Finalement, il se rend auprès de Sophie et pète un câble total, lui expliquant qu’il n’envisage pas le futur avec elle autrement qu’en cauchemar. Franchement, on a perdu Kevin cette saison, j’espère que les scénaristes ne traîneront pas à nous le ramener.

Enfin, Randall doit quant à lui emmener Deja voir Sheila, sa mère. S’il se rend en prison avec elle, Sheila refuse finalement de voir sa fille – en fait, elle s’est fait tabasser. Cela mène à une énorme déception de Deja, a un beau discours de l’assistante sociale et à une Beth très énervée de voir la mère biologique de sa nouvelle fille si peu remplie d’amour pour sa fille.

Forcément, cela mène aussi Randall à rencontrer Sheila. Les choses se passent plutôt très mal entre eux avec de gros désaccords. C’en était à tel point que, pour la première fois depuis le début de la série, je me trouvais moi-même en désaccord avec l’attitude finalement très égoïste de Randall face à une Sheila faisant ce qu’elle peut – même si ce qu’elle peut n’est pas assez.

J’aurais donc dû me douter que les scénaristes me fournissaient là une fausse piste et que tout finirait bien : Randall revient sur sa décision de couper Deja de sa mère et donne son numéro à Sheila pour qu’elle les appelle dans la soirée. Beth n’est pas trop pour bien sûr, mais Randall sait trouver les mots pour la convaincre et tout est bien qui finit bien.

07.jpg
Une famille parfaite… que je retrouverai aussi vite que possible sur mon écran !

Les deux premières saisons de The Magicians (récap)

Salut les sériephiles !

Résultat de recherche d'images pour "the magicians"

On se retrouve en ce jeudi matin pour parler du retour de The Magicians, et plutôt en 1000 mots qu’en 500 (oups) ! Eh oui, après près d’un an d’attente, la série d’urban fantasy est de nouveau diffusée et s’il y a bien une série qui nécessite un récapitulatif des saisons précédentes, c’est celle-ci. Le rythme des deux premières saisons a été tout de même très chaotique – toujours rapide, souvent trop rapide – et les épisodes très inégaux. Du coup, face à de telles montagnes russes et comme je n’ai jamais lu les livres, je dois reconnaître que j’ai eu tendance à oublier les trois quarts de ce qu’il s’est passé. Avant de se replonger dans la saison 3 qui a commencé cette nuit aux États-Unis, un retour aux sources était nécessaire, j’ai donc relu mes articles sur la saison 1 et la saison 2. Voici donc ce qu’il fallait retenir (spoilers sur l’ensemble de la série, hein) :

Résultat de recherche d'images pour "the magicians"

Quentin et Julia ont passé leur enfance à fantasmer l’existence de Fillory, un monde a priori imaginaire où la magie existe… Oui, mais ce monde n’est pas si imaginaire : Quentin en est même l’un des rois, en compagnie de Margo, Eliot, Penny et Alice, ses camarades de Brakebills (avec qui il a quasiment tous couché, quand même).Résultat de recherche d'images pour "the magicians brakebills"

Brakebills ? Oh, juste l’université de magie New-Yorkaise, bien planquée aux yeux des Moldus. Euh non, pardon, on n’est pas dans Harry Potter. Enfin bon, vous voyez l’idée. Le problème ? Tout notre groupe d’amis est en fait pris dans une boucle temporelle où ils passent leur temps à se faire tuer par une Bête. L’autre problème ? C’est leur dernière chance, la 39e, de venir à bout de cette bête.

Résultat de recherche d'images pour "the magicians marina julia"Pas de bol pour Julia (Jules), elle apprend quant à elle qu’elle est recalée à l’examen d’entrée de Brakebills. Qu’à cela ne tienne, elle s’entraîne toute seule à pratiquer la magie, puis le fait avec l’aide de Marina… mais aussi de Kady, pourtant également à Brakebills (où elle est en couple avec Penny).

Ceci mène les deux femmes à vénérer une déesse qui fait débarquer un faux Dieu qui tue presque tous les amis de Julia, avant de la violer et la laisser enceinte. Presque ? Oh, Kady s’est barrée à temps et Marina survit quelques épisodes de plus pour mieux être tuée hors écran.

Du coup, quand tout notre groupe de magiciens est arrivé pour la première fois dans un Fillory dépourvu de magie par la Bête, Julia a trahi tout le monde. Plutôt que de tuer la Bête, elle a passé un marché avec pour qu’elle l’aide à tuer Reynard. C’est une trahison très cool qui laisse donc Alice fortement blessée et ayant consommé beaucoup de magie. Cela la mène quelques épisodes plus tard à mourir puisque Quentin est forcé de la tuer quand elle commence à s’en prendre à ses amis, perturbée par sa surcharge magique.

Résultat de recherche d'images pour "the magicians fillory end season 1"

Si Alice est morte, c’est pour mieux revenir hanter Quentin quelques épisodes plus tard : elle est coincée dans le tatouage dorsal de son ex (elle n’avait pas apprécié que son mec se fasse un plan à trois sans elle) et se débrouille pour négocier le contrôle de son corps de temps à autre. Il reste un grand problème : cette cohabitation peut mener à la mort.

Résultat de recherche d'images pour "the magicians eliot high king"

En parallèle de tout ça, et contre toute attente, Eliot s’est retrouvé Grand Roi de Fillory et marié (malgré son homosexualité) pour concevoir un héritier, un rôle qui l’empêche de revenir sur Terre (à moins d’utiliser un double magique) et dans lequel il est soutenu par Margo, qui refuse de le laisser seul.

Bon, elle aurait peut-être mieux fait, parce qu’elle se retrouve à coucher avec le Prince Ess sans vouloir l’épouser et à déclarer la guerre au royaume de Loria. Quant à Eliot, il finit par se marier avec le roi ennemi, histoire d’éviter la guerre, ne se doutant pas que Margo a aussi passé un avec les fées deal afin qu’il survive à un bref coma. Image associéeLe deal ? Margo a accepté de leur livrer le bébé royal à naître. Quand il l’apprend, il fait mettre sa meilleure amie (et reine) au donjon. Sympa.

Alors que tout se passe bien pour Eliot, il approuve l’idée de mettre en place une démocratie à Fillory… et se fait exiler magiquement du royaume, alors que Margo se rend de son côté dans le royaume des fées.

Pendant ce temps, Julia fait tout ce qu’elle peut pour avorter, quitte à embarquer tout le monde dans le casse d’une banque, juste parce que. Elle réussit à avorter, mais perd ainsi son ombre, ce qui la fait sombrer dans la folie. Quentin et elle se lancent dans une quête pour la retrouver… mais reviennent finalement avec l’ombre d’Alice à la place.

Résultat de recherche d'images pour "the magicians penny hands"

Sinon, Penny s’est fait couper les mains en fin de saison 1 et a galéré avec ça toute la saison 2, acceptant de devenir bibliothécaire d’une bibliothèque comprenant tous les livres de l’univers… y compris ceux permettant de détruire des mondes entiers. Le problème, c’est que ces livres, qui expliquent aussi comment tuer un Dieu, ne sont pas simple d’accès : ils sont dans une réserve dont Penny n’a pas la clé… mais dont Kady a besoin pour tuer Raynard.

Résultat de recherche d'images pour "the magicians kady"
Et Kady sait comment obtenir ce qu’elle veut…

Grâce à l’aide de Sylvia (une jeune bibliothécaire avec son propre plan) et de Penny (qui finit empoisonné par un cancer – alors qu’il est supposé être immortel en tant que bibliothécaire), elle obtient tout ce qu’il faut pour se battre contre Raynard. Elle embarque avec elle Julia qui lui laisse finalement la vie sauve sur demande express d’une déesse qu’elle vénère et s’avère être la mère de Raynard. Hop, Julia trahit Kady… mais récupère son ombre au passage.

En fin de saison 2, Margo tente de récupérer la fille d’Eliot auprès des fées. C’est un échec, mais elle obtient de quoi contenter Ember, un créateur de Fillory qui s’ennuie de ce monde qu’il détruirait bien. Au passage, Margo perd également un œil (le prix à payer pour se balader chez les fées). Résultat de recherche d'images pour "the magicians ember and umber"Finalement, Ember et son frère, Umber, s’entretuent grâce aux interventions de tout le groupe d’amis qui a comploté pour les réunir. Et c’est tout, le monde est sauvé… ou pas.

Alice, bien en vie cette fois, révèle à Quentin qu’il a provoqué les parents des deux frères qui risquent de se venger. Et en effet, ils décident de faire disparaître la magie sur Terre, à la bibliothèque et à Fillory. Deux mois plus tard, les fées veulent envahir Fillory, Alice apprend qu’elle est pourchassée et Julia retrouve Quentin pour lui apprendre qu’elle a de nouveau de la magie… Enfin, quelques étincelles, quoi.

Résultat de recherche d'images pour "the magicians alice and quentin end season 2"
La suite dans la saison 3 !

This is us – S02E01-04 (rediff)

Spoilers

Retrouvez ci-dessous les critiques des épisodes 1 à 4 de la saison 2 de This is us.

01.jpgÉpisode 1 – A Father’s Advice – 16/20
Can’t you just feel it ?

La série ruse et nous ramène William pour cette reprise, grâce à ses poèmes. Cela permet la réintroduction de toutes les intrigues avec une voix off, un changement qui fonctionne bien pour la série. Reste à voir si cela sera permanent ou si ce n’était que pour cet épisode. Sans trop tarder, This is us repart dans ses intrigues comme si nous n’avions pas attendu son retour depuis six mois et sans fanfare, reprenant simplement la vie de ses personnages là où nous les avions laissés. Cela fonctionne plutôt bien et continue de lui apporter tous les effets de réel que nous attendions d’elle.

Tout d’abord, je vais commencer par ce que j’ai adoré dans cet épisode, à savoir Randall qui envisage toujours l’adoption d’un bébé,  quand assez clairement Beth n’y parvient pas. Elle a repris son travail à plein temps pour couvrir les besoins financiers et Randall est désormais père au foyer. Il veut absolument adopter, et si possible un petit garçon, pour reproduire la situation dans laquelle il a vécu son enfance. Cela pèse énormément sur Beth, ce que je trouvais plutôt triste en début d’épisode. C’est difficile de voir le couple si uni l’an dernier se déchirer dans des coups de bas autour d’une adoption, surtout quand j’aime à peu près autant les deux personnages qui le composent.

Du coup, il court se réfugier chez sa mère à la recherche d’aide et de conseils. Elle lui raconte donc son adoption. Rebecca ne voulait pas l’adopter, mais ne le regrette pas ; expliquant à son fils que c’est Jack qui l’a poussé à adopter et qu’il a bien fait. Aucun couple ni aucun mariage n’est parfait selon Rebecca.

Cela inspire un touchant discours à Randall qui annonce à Beth qu’il est perfectionniste et que cela lui permet de savoir que leur couple est parfait, imparfaitement parfait, mais parfait quand même. Et voilà, il ne faut pas plus que cette formule assez mièvre pour This is us vise juste à nouveau avec ces deux-là. Quel plaisir de retrouver le couple fort et les deux personnages amoureux l’un de l’autre.

Beth propose alors d’adopter non pas un bébé, mais un enfant déjà plus grand, qui a besoin de l’aide que personne ne lui apportera plus. J’aime beaucoup l’idée et c’est tellement digne de la série que j’ai tout de suite accroché. En plus, Beth lui propose ça tout en se souvenant de sa relation avec William, une des plus grosses réussites de la saison passée, ce ne pouvait être plus parfait, je pense.

J’aimerais en dire autant de l’ensemble des intrigues, mais ce ne sera pas le cas. Kate prépare son audition avec Tobby qui l’aide et lui souhaite son anniversaire. J’ai beau essayer, je ne parviens pas à les aimer ces deux-là et je m’ennuie en permanence quand ils sont à l’écran. J’espère que cette intrigue de nouvelle carrière pourra redonner un peu de rythme au couple, mais ce n’est pas gagné.

Enfin, Kevin fait une demande en mariage à… une balle de tennis. Je le voyais bien venir le tournage, dès qu’on l’a vu en costume. Il ne pouvait pas rester avec Sophie à New-York, bien sûr, c’était trop siple. La relation à distance ne leur réussit pas trop, mais bon, ils ont un pays d’écart. Une scène de téléphone réussit à les rendre mignon de toute manière et Kevin peut toujours se précipiter chez Kate pour tromper son ennui et sa solitude… au grand désespoir de Tobby.

Nous repartons donc sur les dynamiques de début de saison de l’an dernier, avec Kevin et Kate ensemble, qui passent tout leur temps libre ensemble. Bon, cela n’aide pas Tobby et Kate à être intéressants car c’est tout de suite la crise. Tobby prend mal la relation entre le frère et la sœur. C’est aussi prévisible que déjà vu cette difficulté de Tobby à trouver sa place dans la vie de Kate, mais c’est fait pour permettre à Kate de prendre plus son indépendance et d’aller foirer son audition en adulte, plutôt que par abandon. Franchement, ça ne me fait pas rêver ; mais j’ai aimé le cœur à cœur de Kevin et Tobby, c’est déjà ça.

Kevin apprend à s’éloigner un peu de Kate pour laisser une place à Tobby, mais il est évident que ça continuera à provoquer des remous dans la série. Il informe toutefois le futur mari de sa sœur que c’est elle qui lui a annoncé la mort de leur père. On progresse toujours à pas de fourmi sur cette intrigue. Pour compenser, les scénaristes réunissent Sophie et Kevin en fin d’épisode. C’est comme une série, dis donc !

Dans les flashbacks, pour terminer, Rebecca récupère ses enfants surpris de voir leur mère déjà de retour. Elle les emmène au restaurant pour qu’elle et Jack leur apprennent la séparation temporaire. Cette séparation ne fonctionne pour personne : Jack déprime et attend son coup de fil, les enfants ne sont pas ravis de vivre avec leur mère et Rebecca tente beaucoup d’être trop joyeuse. Cela faisait quelques scènes trop longues mais nécessaires. Le problème, c’est que ce n’est pas ce qui fait la force de la série cette division de la famille.

Il est rapidement révélé que Randall avait surpris la dispute entre ses parents parce qu’il était rentré à pied de la fête à laquelle il s’ennuyait. Il s’occupe donc de sa mère autant qu’il peut, ce qui n’est pas étonnant. Plusieurs mois passent, Rebecca continue de déprimer d’avoir abandonné ses rêves et Jack tente de regagner sa place dans le foyer familial en lui trouvant de quoi devenir chanteuse solo. Comme Kate dans le présent, Jack essuie les refus.

La toute fin de l’épisode voit Rebecca se reprendre en main et déclarer son amour à Jack. Si elle ne lui pardonne toujours pas tout, elle le veut de retour à la maison. En contrepartie, lui reconnaît être alcoolique et l’avoir caché pendant des mois. S’il refuse d’abord de rentrer avec elle, Rebecca affirme qu’ils doivent faire face ensemble à ce problème.

C’est mignon tout plein et la série nous fusille sur place quelques secondes plus tard en nous montrant la nuit de la mort de Jack. Si nous ne savons toujours pas bien ce qui est arrivé, nous savons désormais que Kevin était avec Sophie ce soir-là, que Kate et Randall étaient en larmes chez Miguel et que Rebecca a récupéré les affaires personnelles de Jack lorsqu’il est mort. Une montre et quelques bricoles, c’est tout ce qui lui reste de Jack, car la maison, elle, est partie en fumée.

Pas étonnant que Kate soit autant traumatisée, surtout si elle a foutu le feu elle-même (même par accident) ; parce que les scénaristes n’y vont pas de main morte avec la maison brûlée. C’est un coup en pleine poitrine pour le téléspectateur qui découvre la vérité sur un cri de douleur de Rebecca. Pff. Ils sont bons, c’est tout (mais ce n’est pas sans rappeler HTGAWM quand même) et c’est un retour réussi.

02Épisode 2 – A Manny-Splendored Thing – 15/20
We’re gonna watch the Manny for hours?

Les flashbacks nous montrent cette fois le retour de Jack et Rebecca chez eux, parlant bien sûr de son alcoolisme. Il ment à Rebecca en lui promettant qu’il avait arrêté de boire, mais ce n’est pas le cas. Nous avons droit à un flashback dans le flashback qui nous ramène en saison 1.

Les trois enfants ont leur spectacle scolaire le soir et chacun montre à Jack ce qu’ils vont faire : Kevin fait déjà du théâtre, Randall du yoyo et Katie chante, sous la surveillance attentive de sa mère, qui la corrige dès que nécessaire. Bien sûr, Jack lutte toute la journée contre son alcoolisme et le fait en allant passer du temps avec Katie qui le réconforte, parce qu’elle est une enfant intelligente.

Il tente ensuite la salle de sport, alors que Katie est déprimée d’entendre sa mère chanter sous la douche beaucoup mieux qu’elle. Cela le fait arriver en retard pour le spectacle, mais il s’est suffisamment défoulé grâce à cela.

Kevin est de retour dans sa série le Manny pour un épisode spécial, ça sort de nulle part, mais c’est marrant. Il invite toute sa famille au tournage de l’épisode, en public, ce qui amène tout le monde en ville. Cela stresse Katie comme jamais car sa mère et Miguel viennent lui rendre une visite. Or, Katie a toujours beaucoup de mal avec le jugement que porte sa mère sur elle, comme quand elle était enfant. C’est une thématique déjà abordée l’an dernier, donc c’est une bonne chose qui prouve une fois de plus la bonne écriture de la série.

Du côté de Randall, nous le voyons avoir du mal à remplir ses papiers pour l’adoption, mais sa relation avec Beth est toujours beaucoup trop drôle et parfaite. Ils se rendent eux aussi voir le tournage du Manny, où Kevin reçoit un changement de dernier minute et où Randall flippe pour l’adoption.

En effet, la question 15 lui demande s’il est capable de gérer un enfant au passé difficile et il n’est pas sûr d’en être capable. Je sentais bien que la résolution de la semaine dernière était trop simple. Le couple Randall/Beth n’assiste donc pas au tournage pour s‘engueuler. Je comprends bien Randall et ses angoisses, mais Beth a de quoi s’énerver effectivement et je les adore toujours autant ; c’est même bien drôle à voir.

Katie n’assiste pas non plus au tournage car elle a enfin une réussite du côté du chant. Le problème, c’est qu’elle en parle devant sa mère qui se montre tout de suite beaucoup trop curieuse et impose ses souvenirs. Pire encore, elle impose sa présence, en suivant Tobby qui veut y assister.

Alors que tout se passe bien, Katie voit sa mère dans le public et ça ne lui plaît pas trop. C’est triste car on sent que c’est le plus grand plaisir de Rebecca d’entendre sa fille chanter, mais évidemment c’est dur pour Katie. Cette dernière lui dit donc ces quatre vérités enfin. Cela permet bizarrement des réconciliations plutôt qu’une vraie engueulade en bonne et due forme. La scène est touchante, sans tout résoudre pour autant, ce qui est on ne peut plus juste. De toute façon, la justesse de la série n’est plus à prouver.

Sur le tournage, Kevin est forcé de se retrouver en couche culotte, voilà la honte, mais ça fonctionne bien. Cela permet de résoudre ses problèmes avec son ancien boulot et d’apporter une conclusion à cette intrigue, tout en continuant de le rapprocher de Sophie. Le couple est très mignon dans cette scène, elle est un vrai soutien pour lui et l’était déjà quand ils étaient enfants, mais je pense que la vraie intention des scénaristes était d’approfondir sa relation avec Beth. C’est lui qui réussit à apporter la solution au problème Randall/Beth en rappelant à cette dernière qui est son frère, ce type qui n’a jamais pris aucun risque, hormis Beth.

Randall est donc enfin prêt à parler à ses filles de l’adoption alors que Beth et Kevin ont continué de sympathiser, ce qui fonctionnait très bien, évidemment.

La dernière scène repart en flashback et nous montre Jack se rendre à une réunion des alcooliques anonymes qu’il avait fui la première fois. La différence ? Cette fois, il a tout avoué à Kate et Rebecca l’y emmène. Ah le pouvoir de la famille…

Tout cela me mène à reconsidérer le cliffhanger de la semaine dernière : rien ne nous dit que Jack est mort dans l’incendie, en fait. C’est même plutôt le contraire vu que ses affaires semblent intactes. En revanche, que Rebecca quitte la maison en oubliant d’éteindre une bougie ou son four en apprenant un accident, ou qu’il est retombé dans l’alcool… Ah j’ai envie d’en savoir plus, c’est fou !

L’épisode était bon et réussissait comme toujours à faire avancer toutes ses intrigues. C’est fou.

03Épisode 3 – Déjà vu – 15/20
This house is crazy

L’épisode reprend sur la sobriété compliquée de Jack, luttant contre son alcoolémie et les problèmes du quotidien, loin de se douter que Randall va encore compliquer les choses en continuant sa quête de son père biologique.

Les adolescents continuent de galérer face à la séparation de leurs parents, mais découvrir que Randall cherche sa mère biologique complique les choses. J’aime néanmoins beaucoup que Kate et Kevin l’accompagnent à son rendez-vous avec elle, ou en tout cas, c’est ce qu’il pense.

En fait, il tombe sur une femme désespérée qui veut juste lui extorquer de l’argent. Je ne sais pas si c’est bien crédible, mais probablement. C’est surtout l’occasion de scènes entre les Big Three, et il était temps de les voir agir en tant que frères et sœurs ces trois-là.

Pendant ce temps, Rebecca prend conscience que son couple avec Jack n’est toujours pas hors de problème quand la femme de Miguel lui raconte que son divorce a commencé comme ça. Rebecca lui prépare donc un énorme rencard, à la Jack Pearson, mais c’est un échec.

Culpabilisant d’avoir refusé de faire l’amour avec, Jack finit par lui proposer de retourner en rencard au moment où ils rentrent chez eux. Cela se passe d’un coup beaucoup mieux entre eux, puisqu’il commence à lui avouer ses secrets, et ils finissent par tomber sur un chien devant chez eux. Mouais.

Dans le présent, Beth et Randall sont prêts à recevoir un nouvel enfant, inscrits depuis trois semaines sur les listes. Cela fait donc un sacré écart temporel entre les épisodes, mais bon, pourquoi pas. Cela permet de les voir immédiatement recevoir chez eux une petite fille de 12 ans, Deja, dont la mère est envoyée en prison… une nouvelle fois. Clairement, ça promet quelques ajustements.

La révélation de son visage se fait de manière vraiment sympathique, montrant la manière dont elle est perdue, par la technique très simple du flou. J’ai adoré cette scène et l’ensemble de cette intrigue, mais je me répète beaucoup et nous n’en sommes qu’au troisième épisode.

Beth trouve un paquet de cigarettes dans les affaires de Deja, ce qui part aussitôt en dispute entre les deux. Le truc, c’est que Randall intervient, Deja est tellement effrayée que c’est la douche froide pour tout le monde. Quant aux filles de Beth et Randall, ce n’est pas la joie. D’abord enchantées d’avoir une grande sœur, elles la retourneraient bien si elles pouvaient.

Pendant la nuit, Deja vient leur parler pour découvrir les règles de la maison. C’est une scène plutôt réussie qui permet aux filles d’apprendre à faire connaissance. En plus, c’est renforcé par un flashback entre Annie et William où l’on voit qu’Annie est celle qui a réussi à le convaincre de rester. Le parallèle est sympathique, car Annie sait ainsi quoi dire pour convaincre Deja de s’ouvrir un peu plus à sa nouvelle famille. Comme la première conversation entre les filles se déroulent très bien, Beth et Randall sont rassurés.

Le lendemain, Randall commence à créer une relation avec Deja qui paraît beaucoup plus vieille que ce qui est annoncé. Si cela fonctionne bien de lui raconter son histoire, Randall doit aussi lui annoncer que sa mère sera en prison pour un moment. Deja ne le digère pas du tout et fracasse les cadres familiaux de Randall. Avec un tel tempérament, ça promet.

Il y a beaucoup de bons sentiments dans ces scènes, même s’il est difficile de ne pas y voir une part de clichés, de simplifications et de… déjà vus. Cela fonctionne malgré tout et déclenche bien les émotions voulues pour quiconque regarde la série.

Kevin de son côté entame le tournage de son film et le fait en présence de Kate forcément. L’avantage, c’est que ça me valide le point 15 du Bingo Séries sans le moindre problème et que ça permet la présence de Sylvester Stallone dans la série, jouant son propre rôle. Sympa le guest star là sérieux (mais je n’aime pas du tout sa manière de parler, je n’avais jamais vu, j’avoue). Bon, bien sûr, Kate nous fait chier comme d’habitude, à tout ramener à son père, ce qui pose problème à Kevin.

Kate passe alors son temps dans l’épisode à bavarder avec Sylvester Stallone comme s’il était son meilleur ami, lui racontant toute sa vie, de son père à son envie de chanter. Cela énerve Kevin, qui se rétracte complétement dès que le sujet de son père est abordé. Forcément, quand Stallone lui balance toute sa vie, cela perturbe grandement son jeu d’acteur qui, comme par hasard, commence par une réplique de remerciements envers Stallone, comme s’il était son père.

Cela mène à un Kevin qui reproche à Kate d’avoir parlé de leur père alors que Kate lui reproche de ne toujours pas avoir accepté son deuil. Ce n’est pas faux, mais le vrai intérêt est de les voir enfin se disputer dans la série, eux qui fonctionnent en duo inséparable depuis le début. Se servir de la mort de Jack comme moyen de séparation des deux est intéressant, car c’est définitivement le genre de trucs qui pourraient se dérouler dans la vie.

En plus, pour une fois, c’est Kate qui a raison du côté du deuil non géré qui est problématique. Pour faire pleurer comme toujours, la série y va fort : Kevin doit jouer la peur de perdre Stallone. Il est tellement perturbé, à coups de flashbacks, qu’il se blesse à son mauvais genou.

Il finit par appeler Kate pour se réconcilier avec, les deux ne pouvant pas rester fâchés trop longtemps. C’est là la dernière scène de l’épisode, qui s’interrompt brutalement sur un « il est comme toi » de Kate aux cendres de son père alors que Kevin prend un antidouleur. J’espère qu’ils ne vont pas se diriger vers une intrigue sur l’addiction, car on a déjà Jack pour ça…

C’était une fois de plus un bon épisode avec juste ce qu’il faut d’émotion sur le dernier acte. Ces scénaristes sont bons. Si ça n’a pas pris du tout en ce qui concerne l’intrigue de Kevin, alors que ça aurait pu, ça a été super efficace dans les scènes avec Deja. Une fois de plus, je suis surtout là pour ce côté de la famille, c’est plus fort que moi.

Capture d'écran 2017-10-24 22.19.47.pngÉpisode 4 – Still There – 16/20
I mean we have ten years old triplets, I don’t know what she was expected

C’est depuis l’avion que j’ai vu cet épisode, appelez-moi masochiste, parce que c’est le genre de séries qu’il vaut mieux voir tout seul dans son canapé (ou accompagné de la bonne personne en tout cas). N’étant pas un grand sensible, je me suis dit que ça irait, et ça a été le cas, même si les émotions étaient présentes dans cet épisode, comme toujours.

Du côté des flashbacks, on passe Halloween pour être direct sous la neige, et on nous sort une intrigue assez classique pour les soaps, sitcoms et dramas familiaux : les enfants ont la varicelle. Tout commence par Kevin, véritable chochotte, et Kate, mais Randall ne l’a pas encore. Cette semaine, cette intrigue flashback a deux utilités : faire un parallèle avec le présent de Kevin (j’y reviens ensuite) et nous ramener la grand-mère insupportable des petits. C’est donc la relation entre Rebecca et sa mère qui est vraiment exploitée par ce flashback et ça marche bien.

La grand-mère est insupportable, fait des cadeaux pas adaptés à ses petits-enfants, surtout en ce qui concerne Randall puisqu’elle est… raciste. Et oui, elle est d’une génération différente où les noirs lui servaient d’esclaves, alors pas facile de se faire à son petit-fils. J’ai trouvé cette intrigue intéressante et assez bien écrite, avec un côté didactique sur le racisme ordinaire.

La réconciliation finale était nécessaire pour la série sans être forcément hyper crédible et bien amenée, et on retiendra surtout que Jack est tellement parfait que la varicelle ne l’arrête pas quand il s’agit d’aller déblayer la neige devant chez lui pour virer sa belle-mère. Il est écrit pour être l’homme parfait de toute manière, et Kevin aussi, puisqu’il le prend en exemple et déblaye aussi la neige par sympathie pour son frère. Mignon tout plein.

Kevin, justement, a beaucoup de temps d’épisode cette semaine. Nous le voyons obligé d’aller voir un médecin pour son genou. C’est assez prévisible et il est ainsi opéré car il a trop attendu avant d’y aller. J’ai bien aimé, malgré l’absence de Sophie. Leur relation à distance continue en tout cas et j’aime bien comment elle est traitée. Kevin est en tout cas un patient insupportable, exactement comme lorsqu’il était petit… alors qu’il est tout le contraire. En effet, gamin, il se plaignait de la douleur, adulte, il refuse de reconnaître sa douleur. Magique. Le contraste montre son évolution tout en restant crédible et les scénaristes s’amusent à développer de nouveau la dynamique Kevin/Tobby.

Tobby n’est pas gâté cette année : Kate est insupportable avec son régime, refusant toute concession et étant plus occupée par son fitbit quand ils font l’amour. À sa décharge, Kate a bien raison d’être motivée et de ne pas craquer vis-à-vis de son régime, et c’est bien d’avoir des personnages comme ça à la télé. Ce qui m’énerve le plus avec elle, c’est qu’elle est réduite à cette intrigue et c’est bien dommage. Heureusement, les scénaristes ont prévu tout à fait autre chose pour elle cette année : si elle est aussi obsédée par son régime, c’est parce qu’elle est enceinte.

Voilà un cliffhanger que je n’ai pas vu venir du tout. Là encore, j’ai aimé ce rebondissement. Aussi imprévu soit-il, il est une suite logique à la relation Tobby/Kate et ça va être franchement intéressant. En plus, au-delà des problèmes médicaux que ça va apporter, je suis pressé de voir Kate/Rebecca s’engueuler de nouveau. Y a des relations familiales comme ça, c’est toujours la galère.

Enfin, Randall est encore et toujours totalement à part et je finis par trouver ça vraiment abusé. Beth et lui continuent d’accueillir Deja, mais celle-ci n’est pas encore au courant de toute la famille qui l’attend je crois. C’est bien dommage, j’attends énormément les rencontres. Bon, en même temps, il y a de quoi faire pour l’intégration de celle-ci.

Cette semaine, ça passe par ses cheveux et la manière de les coiffer, une problématique déjà utilisée pour Randall enfant l’an dernier. Cela fonctionne toutefois plutôt pas mal, j’ai apprécié les réflexions sur l’apparence, Randall qui rame avec Deja, la réadaptation du couple Randall/Beth face à ce nouveau membre dans leur famille et la trahison finale ressentie par Deja comprenant que ses parents… se parlent ! Dur la vie.

Les conséquences de cette trahison seront sûrement cool à voir dans le prochain épisode. Vraiment, c’était un bel épisode qui confirme la capacité de la série à pondre des rebondissements aussi logiques que surprenants. On s’éloigne de l’alcoolisme et la mort de Jack, mais on sent toujours une sorte de fil rouge quoiqu’il arrive. C’est donc cool de se faire emmener par les séries et de les voir tenir la distance (littéralement, comme j’étais dans l’avion).