The 100 – S06E07

Épisode 7 – Nevermind – 20/20
C’est le genre de concept qui aurait pu totalement leur exploser à la tronche et faire de cet épisode un véritable échec, mais à la place, c’est passionnant et ça apporte plein de réponses, au milieu de clins d’œil pour les fans. J’adore tout simplement cette saison et son écriture ; comme d’habitude, la série parvient à me surprendre et à proposer de très bonnes intrigues, à partir d’éléments du passé. J’en veux plus et je suis bien content de déjà savoir qu’on aura une saison 7.

> Saison 6


Spoilers

607

This body is not big enough for the both of us.

Je ne ferai pas deux fois la même erreur : je veux voir cet épisode avant d’être trop fatigué, franchement. Je me suis donc lancé dès que je pouvais, et c’était une merveilleuse idée, avec un début d’épisode qui nous renvoie dès le départ dans le passé de la série. Clarke se réveille en effet dans une cellule semblable à celle qu’elle avait sur l’arc, pleine de dessins représentant son passé. Tout est bon pour avoir un flashback de Lexa et des répliques cultes de la série (ou pas) en fond sonore.

C’est finalement son père qu’elle finit par retrouver dans un décor de la saison 5 : sa « maison » avec Madi. C’est là qu’elle comprend qu’elle est morte, choupette. Elle s’en fiche pas mal, elle est avec son père, mais bon, elle n’a pas dit au revoir non plus, alors elle est triste quand même. Elle se rend rapidement compte qu’elle est en vie et son père l’envoie en quête pour retrouver la vérité. Voilà qui promet une intrigue un peu longue, mais bien foutue. Et plein de retours, surtout !

Parmi les retours, on notera les looks de Clarke, mais aussi Alie. Forcément. Comme prévu, c’est notre intelligence artificielle préférée qui explique à Clarke comment sortir de l’état dans lequel elle est : Raven et Abby ont eu la puce retirée, c’est donc qu’il est possible de le faire. Alie propose donc à Clarke de faire de même.

Par chance, celle-ci est curieuse et plutôt perspicace : Clarke repère donc une porte qui ne devrait pas être là et l’ouvre. Derri7re elle se trouve Josephine et je dois absolument le dire quelque part : j’adore Josephine !! L’actrice fait du super boulot pour le coup, elle est totalement bitchy et je trouve ça bien trop drôle à voir. Elle explique en tout cas à Clarke ce qu’il se passe, parce qu’évidemment, c’est une habituée : elles ont un espace du cerveau dédié à l’esprit, un espace qui aurait dû être détruit par la puce perfectionnée par Gabriel… Si Clarke n’avait pas déjà eu une puce, et Alie pour empêcher Russell de lui effacer totalement la mémoire. Merci Alie, même si je n’ai pas tout compris à la « science » derrière tout ça, hein !

Cela confirme une théorie déjà évoquée dans les commentaires des critiques précédentes : Josephine a déjà été dans le corps d’un bébé de six mois et d’une ado de 15 ans, menant les deux fois à la mort du corps. Ainsi donc, ce genre de transfert de concert ne peut se faire qu’à partir d’un certain âge, ce qui explique l’intrigue du rituel pour les Premiers.

En tout cas, Josephine a beau être surprise de la persistance de Clarke, elle ne se laisse pas démonter ; au contraire. Elle choisit donc de parcourir un peu les souvenirs de Clarke, ne lui en déplaise, et de découvrir que notre héroïne lui cache un souvenir qui pourrait permettre de la détruire. Les deux filles en viennent rapidement à se battre, avec Clarke prenant le dessus et tuant Josephine…

C’est beaucoup trop simple pour être efficace, et effectivement, il est révélé que Josephine a une sauvegarde dans la puce : Clarke ne peut la tuer, mais la réciproque n’est probablement pas vraie. Clarke se retrouve ainsi forcée de fuir et de se retrouver dans le bunker de Bloodreina. Oh c’est chouette de retrouver Octavia comme ça, mais j’aurais préféré la retrouver plus jeune, à l’époque du « We’re back, bitches ! ». On notera d’ailleurs que les scénaristes s’éclatent dans le scénario de cet épisode, avec Josephine qui vole la réplique culte d’Octavia.

Bien sûr, Bloodreina refuse d’aider Clarke, qui comprend soudainement que son petit paradis peut vite virer au cauchemar : Octavia refuse de l’aider, forçant Clarke à fuir encore plus loin et se retrouver… dans la quarantaine de Mount Weather. Ah, nous sommes dans ce genre d’épisode, j’adore : on se balade dans le passé de manière efficace. Cela nous ramène Maya dans la série – et ça, je m’en serais peut-être passé.

Elle est toujours aussi chiante en tout cas : elle explique à Clarke qu’elle ne vaut pas mieux que les Premiers, à toujours vouloir sauver son peuple plutôt que les autres. Toujours aussi sympa Maya, mais elle finit par donner une idée à Clarke qui se sert d’elle pour contrôler son espace comme elle l’entend : elle cache la puce dont elle a besoin pour survivre, puis propose à Josephine de se rendre dans une caverne où elle l’aurait caché, par l’intermédiaire de Maya. Comme Josephine ne se méfie pas, c’est efficace : Maya parvient à lui mettre un collier qui arrive à bout de cette deuxième version de Josephine.

Cela dit, elle est increvable et même si Clarke parvient à la tuer toute la nuit, et toutes les nuits suivantes, elle aura toujours le problème que cette cohabitation des deux esprits dans le même corps est problématique et les tue toutes les deux, à petit feu. Gênant, quoi. Josephine revient donc dans l’espace de Clarke, en emmenant avec elle son père, qu’elle a créé dans le sien.

Et cette fois, Josephine réfléchit différemment pour piéger Clarke : elle trouve donc rapidement où est cachée la puce. Il suffit de passer le sas de l’arche pour tomber sur une forêt avec un coffre et le couteau qui a permis de tuer Finn, dans une autre vie, vraiment. C’est tellement loin. Rapidement, Josephine arrive aussi à convaincre Clarke que la meilleure chose à faire est de se sacrifier. Ben oui, maintenant que Bellamy a passé un marché avec son père, tuer Josephine serait le meilleur moyen de mener au génocide de son peuple.

C’est osé, c’est odieux, mais ça fonctionne drôlement bien, je trouve. Le raisonnement de Josephine est logique et j’ai adoré voir Clarke finalement céder et prendre la décision de se sacrifier pour les autres. Il serait temps. Josephine récupère donc le souvenir que Clarke voulait lui cacher et notre héroïne retourne chez elle et Madi pour dessiner un coup. C’est là que Monty débarque pour lui dire que ce n’est pas faire mieux que se sacrifier. Oooh, chouchou ! Il lui explique tranquillement qu’elle ne peut abandonner Madi comme ça, pas plus qu’elle ne peut abandonner sa vie.

J’adore Monty, hein, mais j’ai du mal à croire que Clarke le fasse venir lui plutôt que Lexa dans ce qu’elle pense être ses derniers moments, même si Monty est totalement un effet de son subconscient. Il lui propose donc d’entrer dans l’espace de Josephine : tout ce qu’elle peut y faire de pire est… de tuer Clarke. Or, c’est déjà ce qu’elle veut faire à son réveil. Clarke se retrouve rapidement dans la Bibliothèque de Josephine, sacrément organisée après 230 ans de vie. Monty lui sert de guide dans les différentes allées, et je trouve ça plutôt cool comme idée d’avoir Josephine fan de livres pour compiler ses souvenirs plutôt que les dessins de Clarke. Pourtant, Josephine aussi sait dessiner et aime l’art.

Qu’importe, Clarke farfouille les livres de Josephine, qui sont autant de souvenirs de celle-ci. Parmi ceux-là, Clarke découvre donc le passé de Josephine, plein de meurtres et de trahisons. Ainsi, elle a toujours eu une tendance à tuer tout le monde, particulièrement ceux qui n’étaient pas d’accord avec elle.

C’est pour cette raison que Kaylee avait décidé de tuer Josephine : elle n’était pas d’accord avec la manière dont sa meilleure amie n’hésitait pas à massacrer tous ceux qui pouvaient compromettre la lignée de sang noir. Et effectivement, dans le souvenir précédent, Josephine n’y va pas de main morte, offrant des bébés à la nature en espérant obtenir ainsi un nouveau sang noir. Pas de bol pour elle, Isaac, un sang normal, prenait alors grand soin de récupérer les bébés pour les confier à Gabriel – ce qui nous donne une pièce de plus du puzzle. Sans trop de surprise, Josephine tue Isaac et laisse le bébé mourir, ce qui mène donc à Kaylee décidant de la tuer.

Voir tous ces souvenirs achève de convaincre Clarke qu’il faut empêcher Josephine de garder le contrôle de son corps, parce qu’elle ne doit surtout pas gagner. C’est facile comme tout de comprendre qu’elle suit donc Monty dans un autre souvenir de Josephine qui lui permet de reprendre le contrôle de son corps. Pour la première fois depuis bien longtemps, la série se retrouve donc sur la Terre avant l’Apocalypse, pour retrouver Josephine en train d’étudier dans un café.

C’est la période de Noël, juste avant la fin du monde, avec des magazines à l’effigie de Becca et parlant de cette terroriste de Diyoza. Josephine était déjà une garce à cette époque, sinon, flirtant avec un type dont elle n’avait rien à faire… et le poussant, un peu malgré elle tout de même, au suicide, en public et devant elle. C’est son pire souvenir, celui qu’elle ne veut pas affronter, et c’est un peu simple comme construction de personnage, je trouve. Pire, ça me fait aimer Josephine, parce que ce n’est pas de sa faute à elle si cet idiot ne supporte pas l’effet qu’elle lui fait et que c’est parce que c’est pour ça qu’elle décide d’accompagner ses parents dans l’espace (alors qu’elle n’en avait pas l’intention, ça aurait changé tout le cours de cette saison dis donc !).

En tout cas, Clarke énerve sacrément Josephine à assister à ce souvenir douloureux. Cette dernière débarque donc – mais pas avant que Monty ne réussisse à se cacher – et demande gentiment et doucement (non) à Clarke de dégager. Le combat entre les deux filles reprend…

Malheureusement, Josephine se réveille avant la fin de celui-ci. Enfin, c’est plutôt heureux, parce que Clarke était en train de perdre. Bien sûr, Josephine est persuadée d’avoir gagné quand elle se réveille et qu’elle se rend auprès de son père et Bellamy, qui sont en train de négocier. Pas de bol pour elle, Bellamy est beaucoup trop malin de remarquer alors le doigt agacé de Joséphine… qui est en fait en train d’envoyer un message en morse. C’est gros que Bellamy s’en rende compte, mais pourquoi pas : ce message est en fait un signal envoyé par Monty et Clarke depuis le souvenir douloureux de Josephine, sans que celle-ci, éveillée, ne s’en rende compte.

En sortant des négociations où il accepte tout, Bellamy est donc persuadé que Clarke est en vie, ce qu’il confie à Miller. Alors, oui, mais il ne va pas falloir traîner non plus, parce que Josephine a le souvenir qui permet de tuer Clarke tout de même…

> Saison 6

Les films du mois de mai (3/3)

Salut les sériephiles – et les cinéphiles plus particulièrement !

Pour le troisième – et cette fois dernier ! – mercredi d’affilée, il est temps pour moi de revenir sur les films vus durant le mois de mai. Je vous rassure, il y aura moins d’articles en juin car je me suis beaucoup plus tenu à l’idée d’un film par semaine, cette fois. C’est comme ça, les mois filent et ne se ressemblent pas, mais c’est aussi parce que j’ai fait en sorte de voir plus de séries récemment. Bizarre pour un blogueur sur les séries, pas vrai ?

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Semaine 21 – E.T

On reprend cet article avec un grand classique, et un revisionnage de ma part. Oui, j’avais vu le film quand j’étais enfant, et je n’en avais plus énormément de souvenirs. Finalement, à le revoir, force est de constater que je ne peux plus le voir sans penser à… Stranger Things. La série Netflix (dont j’attends depuis la suite avec encore plus d’impatience) capitalise complétement sur les références aux films cultes des années 80, ce n’est pas nouveau, mais c’est dingue à quel point l’ambiance est la même dans le film et dans la série. Bon, certains effets spéciaux vieillissent un peu mal, mais c’est un film vraiment sympa. Pas étonnant qu’il soit culte !

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Pokemon, je te choisis

En voilà un qui sera déjà moins culte, je pense ! Après la lecture de l’excellent magazine Pokemon de Diverti Edition, j’ai eu envie, inévitablement, de me replonger un peu dans l’univers de l’animé. À défaut de me lancer à fond dans les vingt saisons et quelques, je me suis dit qu’un film ferait l’affaire et comme ce reboot est sur Netflix, c’était un grand « pourquoi pas après tout ? ».

Oui, mais aussi « pourquoi ? ». Le reboot est efficace, c’est sûr, mais la réécriture me laisse perplexe. Ondine et Pierre disparaissent… Et à l’inverse, des scènes cultes de la saison 1 sont reprises – attention spoilers sur le film dans la suite de ce paragraphe. L’intrigue autour de Papillusion sera toujours un traumatisme, mais dans ce film, c’est bâclé. L’intrigue autour de Salamèche sous la pluie, c’est inoubliable… et le film le gère bien. Le générique ? Il est vraiment chouette dans ce reboot, avec un résumé de plein d’épisodes, finalement. Et puis, la fin ? Une réécriture du premier film…

Est-ce que je suis faible ? Oui. Pikachu qui pleure sur Sacha, c’est toujours une réussite. C’est l’amitié de toute une vie après tout, même si Sacha a dix ans à vie. En gros, c’est un film avec de très bons moments, mais aussi avec certaines faiblesses. Pikachu qui parle ? Honnêtement, pas dérangeant dans la manière dont c’est mis en scène, même si c’est un mythe qui se brise ! Je ne sais pas trop si je continuerai à regarder les autres films de ce reboot… Peut-être si ça finit sur Netflix, après tout.

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Psychose

J’ai terminé la semaine avec un autre film super culte. Pour le coup, je n’avais jamais vu ce Alfred Hitchcock, et ça a été un grand kiff. Bon, là pour le coup, les scènes d’action et d’effets spéciaux ont vraiment très, très mal vieilli, devenant kitsch et comiques plus que flippantes, mais l’histoire en elle-même est vraiment intéressante. Le changement de point de vue en plein milieu de film ? Pas étonnant que ça lui permette de devenir culte !

Quant au twist final, je sais que je l’ai su un jour, mais j’avais TOTALEMENT oublié. Et franchement, c’est brillant dans la manière dont c’est mis en scène. Certes, la fin paraît un peu précipité une fois cette révélation faite, mais il n’y avait pas vraiment besoin de plus. Et puis, si j’en veux plus, j’ai toujours le 2 à voir – mais je ne le sens pas. Je suis aussi un sériephile dans l’âme alors bon, j’irai peut-être faire un tour du côté du Bates Motel un jour ou l’autre.

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Semaine 22 – Miss Peregrine et les enfants particuliers

C’est alors que j’étais en vacances que je me suis décidé à repartir dans l’univers de Tim Burton et… euh ben, ce n’était pas vraiment aussi bon que d’habitude. Il y a des touches de Burton par-ci par-là, mais ça n’explose jamais tout à fait autant que je l’espérais.

Ceci étant dit, j’ai beaucoup aimé l’histoire de base du film – des enfants qui ont des pouvoirs et travaillent en équipe pour battre des vilains en maximisant leurs chances ? Eh, c’est tout à fait pour moi, c’est exactement ce que j’adore en général. Après, ils m’ont perdu en cours de route avec les histoires de voyage dans le temps qui ne fonctionnent pas spécialement de mon côté, surtout en ce qui concerne la conclusion du film. D’un côté, j’ai envie d’être curieux et de voir si c’est mieux présenté que ça en livre, de l’autre, je me dis que je ne suis pas sûr que ça en vaille la peine – j’ai tant de choses à lire !

Un bon film, certes, un divertissement, OK, mais ça n’a pas révolutionné ma vie et je l’ai vite oublié, quoi.

C’est tout pour moi aujourd’hui et pour le mois de mai, bonne journée à tous et bonne fin de mois de juin. Je vais essayer de voir encore quelques films pour que ces articles soient intéressants le mois prochain 😉

Midnight, Texas – S02E03

Épisode 3 – To Witch Hell and Back – 14/20
Si c’est toujours un plaisir de passer du temps avec les personnages de cette série, force est de constater que j’ai eu un peu plus de mal à accrocher cet épisode. Il faut dire qu’il se concentrait trop sur des intrigues amoureuses schématiques et peu pertinentes, ainsi que sur un personnage auquel je n’ai jamais accroché. Ce n’était pas gagné d’avance, quoi.

> Saison 2


Spoilers

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As long as Bobo loves me, he’s gonna die.

Bien, il aura fallu attendre deux semaines pour retrouver des températures qui dépassent les 28°C et qui me donne envie de me replonger dans les intrigues des Midnighters, qui reprennent exactement là où le cliffhanger de l’épisode précédent s’était arrêté.

Bon, donc derrière le tableau, on a l’ancêtre de Kai, rien que ça. Manfred est donc surpris par la femme de Kai dans son espionnage : elle le réveille, parce qu’il s’est fait assommer. Tout en essayant de le convaincre que son mari et elle sont des gentils, Patience trouve un moyen de se frotter à lui pour un câlin, et il en profite pour récupérer un peu de ses cheveux.

Il se sert alors de Fiji pour apprendre que Patience ne ment pas et est quelqu’un de confiance, grâce à cette mèche de cheveux.

Pendant ce temps, l’abstinence ne fait pas que du bien à Fiji qui s’imagine coucher avec Bobo sous la douche, commençant ainsi à se masturber à cette idée. Le problème, c’est que ce petit fantasme de Fiji provoque un nouvel accident pour Bobo qui glisse sous la douche et est à deux doigts de se tuer. Oui, j’ai bien choisi mon expression, je sais.

Fiji ce qu’elle fait pour retrouver une vie sexuelle normale, c’est-à-dire qu’elle convoque toute sa classe wicca pour utiliser leur énergie et contacter l’au-delà, afin de comprendre ce qu’il se passe. Tout ce qu’elle obtient, c’est un super indice : elle est elle-même responsable de ce qui arrive à Bobo.

Par chance, Manfred peut rejoindre la connexion des sorcières et prévenir Fiji que cet avertissement vient de sa tante Mildred, qui parle d’un Enfer de sorcières. Fiji s’imagine immédiatement que c’est là qu’est Mildred, mais j’en doute, et elle demande donc à Manfred de faire en sorte de conjurer sa tante dans notre monde, ce qui est évidemment extrêmement dangereux et compliqué. Mais bon, si c’est pour la vie sexuelle de Fiji, il peut bien le faire.

En plus, ça a l’air simple de trouver les informations qu’il cherche sur internet et ça ne l’empêche pas de se faire draguer par Patience qui lui propose même une chambre de l’hôtel pour qu’il mène à bien son business. Ah lala, c’est marrant comme tout de voir que c’est Manfred le seul à penser à Kai dans l’affaire.

De toute manière, c’est tout Manfred ça, il pense à tout le monde sauf à lui. Il enchaîne donc avec une petite cérémonie de magie où il prend la décision d’échanger sa place avec Mildred. Oui, oui, il se rend en Enfer, avec le risque d’être banni à jamais si une sorcière l’y touche. Par chance, il suffit d’un peu de lumière pour les tenir éloignés. Par malchance, il apporte une lampe torche qui tombe aussitôt en panne. Il a quand même quelques torches, au cas où.

Alors que Manfred galère et risque de rester coincé à jamais en Enfer, Fiji apprend de sa tante qu’elle est maudite : ce n’est pas le sexe le problème, mais l’amour de Bobo. Il est condamné à mourir tant qu’il restera amoureux de Fiji. Oh, il existe bien un remède : elle pourrait le transformer en chat, comme Mildred a fait avec son amant à une époque. Ben voyons. C’est une perspective d’intrigue comme une autre.

Quant à Manfred/Patience, ça se rapproche encore et toujours avec l’idée cette fois que Kai trompe Patience… et ça rend apparemment OK l’idée d’une tromperie de Patience.

En parallèle, tous les Midnighters se demandent s’ils ont envie ou non de garder leurs pouvoirs ou de considérer l’opportunité apportée par Kai. La question se pose surtout pour le couple formé par l’ange et son petit ami, parce que ce dernier en a marre de ses transformations. Ce n’est pas le seul : le prêtre aussi envisage très clairement de laisser tomber ses pouvoirs, allant jusqu’à faire des remerciements en forme d’au revoir à Olivia.

Comme celle-ci est contre l’idée de laisser tomber les pouvoirs de tout le monde, elle ne se doute de rien, alors que c’est super clair franchement. Pour justifier tout ça, on nous sort un flashback du prêtre, dix ans plus tôt, quand il a tué un homme alors qu’il était sous sa forme de tigre… mais eh, une fois le tigre redevenu humain, la victime lui a pardonné et a espéré que Dieu le pardonne aussi avant de mourir.

C’est ce qui finit par l’amener à Midnight, où il rencontre en premier Lemma qui devient son confident. Bref, on nous justifie en flashback des liens d’amitié qui n’ont jamais été là auparavant (je crois, mais on nous explique que c’est grâce à sa bénédiction que Lemme peut entrer dans l’Eglise), mais dont les scénaristes ont besoin aujourd’hui pour nous expliquer la décision du personnage… à laquelle Lemme est évidemment opposé.

Oui, sauf que c’est trop tard : il est déjà « guéri » de son statut de tigre-garou et a pris la décision de quitter Midnight sans dire au revoir à personne d’autre que Lemme. Voilà qui est fait, l’acteur avait dit qu’il partirait, mais franchement, c’est géré de manière bizarre alors qu’ils auraient eu le temps, en trois épisodes, de proposer un vrais au revoir plutôt que cette intrigue bizarre et ridicule. Tant pis.

Ridicule, mais pas autant que la soirée entre filles d’Olivia avec la barmaid plus si figurante que ça cette saison : elle est clairement en train de mener son enquête sur Olivia et Lemme, et elle fait boire la chasseuse pour ça. Normal : son vrai but est en fait de récupérer son sang, ce qu’elle n’a aucun mal à faire en la coupant au bras. Elle donne ensuite le sang à quelqu’un d’autre…

En fin d’épisode, Lemme s’inquiète donc de sa femme, mais celle-ci le rassure, encore bien alcoolisée pourtant.

On notera aussi une dernière intrigue où Joe retrouve le chasseur de démon qui… l’embrasse sans hésiter, soi-disant pour faire diversion et éviter que les démons de les repèrent. Oui, bien sûr, évidemment. Et ça comme la chasse se fait dans le dos de son mec, on sait ce que ça veut dire. La chasse ? Oh, ils s’amusent à retirer le cœur de quelques démons, ce qui justifie apparemment que de Joe se mette torse nu… mais ne sorte à aucun moment ses ailes pour autant. Comme il se retrouve le torse plein de sang, il décide de prendre une douche en extérieur. À poil. Avec son nouvel « ami ».

Pff, pire intrigue amoureuse du monde, zéro crédibilité ! Non parce qu’il veut soi-disant rester fidèle malgré tout et se barre donc quand son ami tout aussi nu essaie de se coller à lui. Il s’attendait à quoi au juste ?

Il prend finalement la décision de se couper les cheveux, ben voyons. Le couple se rend ensuite, comme tous les autres personnages pour faire un au revoir au Révérend. Oh, il s’est cassé, mais ils allument des bougies pour lui, quoi. Quant à Fiji, elle en profite pour rompre avec Bobo : plutôt que de lui expliquer la vérité sur la malédiction vieille d’un siècle et lancée par de mauvaises sorcières, elle prétend que ce qui lui arrive signifie tout simplement que Bobo n’est pas le bon amant pour elle ; ce n’est pas son véritable amour. Je sais que c’était censé être triste, mais j’ai ri.

Grand Hotel (S01)

Synopsis : Le quotidien des employés et d’une famille gérant un Grand Hôtel (sans blague) à Miami Beach.

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Pour commencer, il faut noter que j’attends cette série depuis plus d’un an. Annoncée en grandes pompes par ABC en mai 2018, cette production d’Eva Longoria sent bon l’été, la crème solaire et les fortes chaleurs. Bref, elle sent bon ce 18 juin 2019 de canicule et je ne résiste pas plus longtemps que ça à l’envie de la découvrir, même si je comptais au départ me la garder pour un visionnage ce soir. Difficile de résister à la tentation de ce soap qui a tout du guilty pleasure, j’assume.

La série vient compléter encore un peu plus ma grille d’été qui ne cesse de s’agrandir ces derniers temps, avec beaucoup de saisons qui commencent enfin, après quasi un mois de vide sur les grands networks. C’est toujours pareil, la période entre la fin de saison et le début de l’été est toujours compliquée et faite de rattrapages. Maintenant, il est temps d’entrer dans le vif du sujet de cet été 2019.

Tout de suite, partons donc faire un tour au soleil avec mon avis sans spoiler – et en cliquant sur le titre, paf, vous aurez la critique complète !

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 18/20
Le guilty pleasure de l’été est là et il tient déjà toutes ses promesses ! C’est un très bon soap avec une galerie de 150 personnages tous liés les uns aux autres. On se marre bien, il y a déjà pas mal de drama et un ou deux fils rouges pour nous tenir en haleine tout au long de cette première saison. Rien à redire, c’est un pilot efficace, même si ça n’invente pas l’eau chaude. De toute manière, on a plutôt besoin d’eau froide en été…
S01E02 – Smokeshow – 16/20
Ce second épisode est toujours un bon mélange équilibré entre humour et drama familiaux, avec un soap efficace, une enquête fil rouge intrigante et des personnages attachants malgré les stéréotypes qu’ils représentent. On s’amuse bien, pas de prise de tête, c’est l’été !
S01E03 – Curve Ball – 16/20
Comme tous les soaps, plus on avance, plus de nouveaux secrets et dramas se profilent à l’horizon. L’ensemble est toujours bien maîtrisé, chaque épisode avance de manière cohérente et manie assez bien l’équilibre cliché et scènes marrantes. Et à trois épisodes, on peut déjà le conclure : c’est une série qui fonctionne pour l’été, je l’espère déjà renouvelée pour une saison 2, du coup.
S01E04 – The Big Sickout – 16/20
C’est toujours efficace et certains twists ont réussi à me surprendre là où j’aurais dû les voir venir : la série réussit donc à faire en sorte que je pose mon cerveau quand je la regarde, histoire de la savourer. C’est exactement ce qu’elle est censée faire, alors c’est tant mieux. Je reste un peu frustré par la lenteur de certains développements, mais il y a tellement de personnages à gérer que ce n’est pas très surprenant.
S01E05 – You’ve Got Blackmail – 16/20
Non seulement la série est sympa et divertissante à suivre, mais en plus, elle parvient à me surprendre assez régulièrement avec des twists que je ne vois pas venir, moi qui habituellement les détecte assez bien, surtout dans ce genre de séries. Certes, je suis toujours fatigué quand je me mets devant, mais je pense que c’est plutôt un bon indicateur de la qualité de cette série.
S01E06 – Love Thy Neighbor – 16/20
Dans la lignée des précédents, cet épisode complique encore plus certaines histoires et relations alors que petit à petit toutes les intrigues finissent par s’entrecouper. Cela donc un bon micmac dont chaque rebondissement est cool à découvrir. Un peu moins surprenant, cet épisode parvient toutefois une fois de plus à manipuler ses spectateurs pour se garder quelques surprises.
S01E07 – Where the Sun Don’t Shine – 18/20
Le rythme s’accélère et les révélations continuent de pleuvoir dans ce qui ressemble fort, du côté du contenu et de la qualité des rebondissements, à une mi-saison. Je suis bien content d’avoir échappé aux spoilers et je vais éviter de reprendre du retard dans la série dans les semaines à venir : il se passe tellement de choses dans chaque épisode que les intrigues n’ont plus rien à voir maintenant avec ce qu’elles étaient à la fin de l’épisode 4. Pas le temps de s’ennuyer comme ça, et c’est tant mieux, c’est tout de même ce qu’on demande normalement à un soap !
S01E08 – Long Night’s Journey Into Day – 14/20
Même si les intrigues sont vraiment sympathiques, je pense que j’en attendais trop de cet épisode qui, du coup, a eu du mal à tout à fait me convaincre. Si l’humour est toujours au top, les rebondissements sont en revanche trop gros pour moi cette semaine !
S01E09 – Groom Service – 16/20
L’enquête fil rouge n’avance pas assez à mon goût cette semaine où c’est surtout la formule du soap qui prend le dessus, tout en préparant le terrain pour la fin de la saison qui approche. J’ai hâte d’y être, même si j’ai bien savouré cet épisode également, parce qu’il avait tout ce qu’il fallait pour ça, à commencer par de chouettes guests-stars !
S01E10 – Suite Little Lies – 15/20
Un épisode sympa dans la lignée des précédents, avec des avancées sur tous les tableaux. J’aime beaucoup la construction de la saison, car des éléments des épisodes précédents révèlent seulement aujourd’hui leur importance dans l’intrigue générale. Cela donne ainsi l’impression d’une saison solidement construite, et c’est toujours un plus. En revanche, l’intrigue plus légère de cette semaine n’était pas exceptionnelle, je trouve.
S01E11 – Art of Darkness – 15/20
C’était encore un bon épisode cette semaine, avec une bonne dose de mystère supplémentaire. Si l’on semble être chaque fois un peu plus dans le brouillard, il est évident qu’une telle avancée a pour but de nous mener aux réponses attendues. Il suffit de se laisser porter et franchement, c’est pour le moment un sans faute de la part de la série : on s’attache aux personnages et aux intrigues, c’est très chouette.
S01E12 – Dear Santiago – 18/20
Je pense qu’on tient là l’un des meilleurs épisodes de la saison où tout le monde a son rôle à jouer (ou presque) et où les pièces du puzzle s’emboîtent enfin. C’est à se demander ce qui a bien pu leur prendre tant de temps, car quelques personnages seulement détiennent les trois quarts des réponses depuis le départ. Cet épisode a déjà par bien des aspects l’allure d’une fin de saison… Je me demande comment ils vont réussir à surpasser tout ça !

Voir aussi : Performance de la semaine – Eva Longoria

S01E13 – A Perfect Storm – 18/20
C’est sans surprise qu’il y a des surprises dans ce dernier épisode de la saison qui apporte un ensemble de réponses plus ou moins satisfaisantes aux questions posées par la série. J’espère une saison 2 car il y a, comme prévu, largement de quoi la faire. C’est une série estivale que j’ai beaucoup aimé et que j’aimerais vraiment retrouver l’an prochain. Je croise les doigts !