Station 19 – S03E03

Épisode 3 – Eulogy – 15/20
Qu’un tel rebondissement passe autant sous silence et soit limite oublié dans certaines scènes de l’épisode, c’est honteux et un peu odieux vis-à-vis du public. Je ne comprends pas trop à quoi jouent les scénaristes – même en admettant que ce soit une surprise pour eux aussi, il y aurait eu moyen de faire mieux après le cliffhanger de l’épisode 2. Pour le reste, les intrigues de l’épisode sont plus intéressantes, au moins.

> Saison 3


Spoilers

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She buried her bestfriend yesterday.

Deux épisodes la même journée ? Et pourquoi pas ?! Au moins, ça me fera une série dans laquelle je suis à jour, ça changera un peu. Après tout, je peux bien essayer, non ? En plus, j’avoue que le cliffhanger, aussi gros soit-il, m’a donné envie de revenir plus vite. C’est déjà ça de pris pour la série. On reprend évidemment par un flashback qui voit Andy et Ryan, huit ans plus tôt, envisager l’avenir en couple. Aussitôt ce flashback terminé, il faut se remettre dans l’ambiance avec Andy tentant de sauver Ryan.

Le titre de l’épisode ne dit rien qui vaille, pas plus que le plan suivant qui nous fait bien comprendre que Ryan est mort en voyant Andy se préparer pour l’enterrement. Pardon ? Bishop ne semble pas assez en larmes, le montage musical est trop rapide et c’est le deuxième décès en quelques mois pour Vic qui semble être encore assez digne. Vraiment, j’ai cru qu’on se perdait dans les pensées négatives d’Andy…

Mais bon, ça a duré un peu trop, puisqu’on enchaîne par Sullivan qui devient chef et Andy qui le supplie de reprendre le travail, le lendemain de l’enterrement de Ryan. Franchement ? Je trouve l’ensemble précipité. Qu’elle reprenne le travail, je comprends. Qu’elle ne déménage pas immédiatement, je comprends, c’est compliqué. Mais qu’on se débarrasse de Ryan comme ça ? C’est abusé. Les scénaristes sont dans l’abus. C’est pire que Ripley, finalement.

Certes, on lui accorde un adieu en flashback, mais ce n’est pas glorieux. On découvre ainsi que deux semaines plus tôt, Pruitt est venu le voir. Et qu’est-ce qu’il fait quand il est à San Diego avec Ryan ? Il profite de la légalité de la marijuana dans l’État, parce que c’est bien plus agréable que la chimiothérapie qu’il ne veut pas prendre apparemment. Ryan et Pruitt sont donc morts de rire et complètement défoncés, et ça m’énerve encore plus de savoir que Ryan meure deux semaines après ça.

Au moins, dans cet épisode, on apprend que le flingue qui tue Ryan n’est pas vraiment son arme de service comme je l’avais cru – même si elle n’avait rien à faire là. C’est bien l’arme de Ruby, la voisine d’Andy. J’avais oublié le détail qu’aux États-Unis, les flingues se trouvaient bien facilement à peu près partout. Bref, la grosse révélation de ces flashbacks, c’est que Pruitt demande à Ryan de revenir à Seattle, mais on le voit venir dès le début de l’épisode. Bonjour la culpabilité : il lui demande de revenir pour s’occuper d’Andy quand il mourra… mais c’est finalement Ryan qui est mort avant ; et Andy va devoir essuyer les deux décès. Sympa.

À la caserne, Andy reprend donc le travail parce qu’elle a très envie de se battre contre un incendie. Pas de bol pour elle, sa première urgence est médicale, avec une future mariée qui s’évanouit lors de l’essayage de sa robe à 10 000$. Wow. Je comprends la propriétaire qui s’inquiète pour son stock et pour la robe, franchement, mais bon, Andy a bien raison de lui aboyer dessus pour le coup.

Elle fait équipe avec Vasquez pour cette urgence, ce qui nous indique clairement que Vasquez est donc là pour rester. Ils auraient pu l’introduire dans le premier épisode tant qu’ils y étaient, mais bon… ça explique aussi la rupture entre Maya et Jack. Ben oui, il fallait le libérer pour qu’il puisse coucher régulièrement avec la femme de Vasquez, qui se jette sur lui en permanence. C’est tellement abusé !

Mais bon, Jack est heureux comme ça, et il aime bien aussi s’en prendre violemment à Maya chaque fois qu’il la croise. Il faut dire qu’il a de quoi être énervé après elle de toute manière, surtout quand il comprend qu’elle manipule aussi Andy sous les ordres de Sullivan.

Ben oui, Sullivan ne voulait pas qu’Andy reprenne le boulot à 100% : il voulait la garder à la caserne, mais c’était sans compter sur le fait qu’Andy est Andy. Avec un caractère pareil, évidemment qu’elle va au travail, et évidemment qu’elle reste sur place quand elle se rend compte que la fuite de monoxyde est plus étendue que le simple magasin de robes de mariée.

Hop, très rapidement, elle demande du renfort, mais c’est déjà trop tard pour le père de la future mariée qui se retrouve juste à côté de l’explosion. Loin de l’explosion en question, mais aussi de l’enterrement et du décès de Ryan, on retrouve Ben et Sullivan tranquillement en train de jouer au ping-pong avec le chef Dixon. C’est un abus total cette manière s’amuser et de voir Ben continuer de vouloir sa promotion inimaginable (qui est refusée par Dixon) – bon, Sullivan, je veux bien, mais Ben connaît pas mal Ryan, j’ai du mal à croire qu’il se remette si vite de son décès, même s’ils sont habitués aux décès dans ces séries.

L’habitude est neuve pour Station 19, mais elle est aussi très claire. Franchement, les personnages étaient plus secoués de la disparition de Ripley que de celle de Ryan. Ainsi, on voit Vic planifier tranquillement une fête chez Avery, suppliant Miller de venir avec elle, tentant de le caser avec Maggie (Maggie se rend donc à une fête ??) et lui résumant la situation familiale tordue des personnages. Tout ça finit par Vic expliquant à Jackson qu’elle n’est pas si à l’aise que ça avec l’argent qu’il a, ni avec sa vie en général. Elle continue d’être pleine d’insécurité vis-à-vis de Maggie, vis-à-vis des parents de Jackson et vis-à-vis d’un tas d’autres choses.

Jackson la réconforte comme il peut, à savoir extrêmement bien. Ah, ce couple ! Si j’avais su qu’on se remettrait si vite de la perte de Ripley ! C’est fou. Et pour le reste, il faut regarder l’épisode suivant de la série-mère.

Crossover : Grey’s Anatomy – S16E12 – The Last Supper – 15/20

De son côté, Sullivan devient donc chef, mais il le fait en continuant de mentir sur sa blessure à la jambe, qui pourtant revient le hanter régulièrement. Ainsi, il se rend au Grey Sloan Memorial Hospital où il parle de son problème à Tom Koracick. C’est intéressant, ça, comme duo : deux personnages avec lequel j’ai plus souvent du mal qu’autre chose, ensemble ? Franchement, ça promet.

Heureusement, il se retrouve à faire un scan en étant supervisé par Nico. C’est déjà ça de pris, on va dire, mais l’intrigue est tellement à mille lieues de la mort de Ryan, c’est abusé. Oui, je vais le dire cent fois s’il faut que je le dise cent fois, mais voilà, qu’est-ce qu’on en a à faire de la jambe de Sullivan et de son habitude d’avoir Tom lui faisant des ordonnances d’anti-douleurs ?

Pour en revenir à l’urgence de la semaine, Andy fait donc intervenir d’autres camions de pompiers, et c’est Maya qui prend en charge la scène. C’est vraiment chouette, parce qu’elle fait une très bonne cheffe, je trouve. Le seul problème, c’est que Vasquez n’écoute pas vraiment les ordres et se retrouve à devoir être sauvé in extremis par Jack. Finalement, Maya aurait mieux fait de le laisser travailler dans le camion médical.

À sa place, ce sont Travis, Miller et Ben qui emmènent la future mariée et son père à l’hôpital. Ce dernier a évidemment besoin d’une chirurgie bien rapidement et le camion est coincé dans les embouteillages… On voit très clairement vers quoi on se dirige : Ben s’acharne pour faire revenir à la vie le père de la mariée et il a très envie de l’opérer sur place. Il ne peut pas le faire, et cela le frustre énormément.

Il décide alors d’entrer en trombe dans le bureau de Dixon pour renégocier une bonne fois pour toute le droit d’opérer en intervention. De son côté, Travis est extrêmement frustré par sa vie, regrettant encore une nouvelle perte : c’est vrai que ça commence à faire beaucoup en trois épisodes, parce qu’il était ami avec Ryan aussi.

Pendant ce temps, du côté de l’urgence, une nouvelle explosion a lieu et oblige Andy à prendre conscience qu’elle ne va pas si bien que ça : la marchande de robes est évidemment encore dans le magasin et manque de peu de mourir, lui rappelant la mort de Ryan. Pourtant, de retour à la caserne, elle refuse toujours d’évoquer ses sentiments, préférant s’en prendre à Bishop. Maya est là pour elle, mais Andy refuse de l’écouter ou de montrer ses faiblesses, continuant de s’énerver comme elle le fait toujours.

Juste après ça, Maya apprend de Sullivan qu’il la recommande pour devenir capitaine de la caserne 19, n’en déplaise à Andy qui le devine et se révolte aussi contre ça. Sympa la pote de s’énerver pour ça. Elle pourrait être heureuse pour son amie, aussi.

Les scénaristes réussissent au moins une chose dans cet épisode : un flashback d’Andy enfant qui vient d’apprendre la mort de sa mère et est réconfortée par Ryan. Voilà qui est vraiment réussi pour nous faire regretter un personnage dont les scénaristes ne savaient plus quoi faire, de toute manière.

Crossover : Grey’s Anatomy – S16E12 – The Last Supper – 15/20
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Chris Carmack (#74)

Salut les sériephiles,

On est dimanche, j’ai vu quelques épisodes cette semaine – et même plus que ces derniers temps – mais il faut tout de même que je vous avoue que je n’ai pas trop eu de scènes qui valait vraiment que j’écrive un article « performance de la semaine ». Pourtant, je n’ai pas envie de faire un trait sur une tradition qui remonte à plus d’un an, alors j’ai décidé de tout de même choisir quelqu’un à mettre en avant ici.

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La performance de la semaine :
Chris Carmack

La série concernée : Grey’s Anatomy
L’épisode : S16E11 – A Hard Pill to Swallow – 15/20


Pourquoi ? Pour sa performance de l’épisode de la semaine dernière à vrai dire ! Je sais que c’est un peu de la triche du coup, mais comme j’ai vu ça ce midi, je pense qu’on peut dire que ça compte, non ? Au cours de cet épisode, le personnage de Lincoln, que l’acteur interprète depuis deux ans, apprend qu’il n’est peut-être pas le père de l’enfant qu’il attendait avec sa copine depuis quelques semaines désormais.

Le twist a mis son temps à exploser puisqu’on le sait depuis décembre, mais c’est à peu près bien amené par les scénaristes qui n’hésitent pas à faire souffrir le personnage avec cette nouvelle. Link réagit plutôt bien à la nouvelle, restant muet et prenant le temps d’y réfléchir, mais il finit par annoncer qu’il veut un test de paternité avant d’aller plus loin. Ainsi, il fait pleurer Amélia pour la première fois, et il endosse les responsabilités qu’elle fuit depuis un moment. J’ai beaucoup aimé ce twist pour le personnage.

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Niveau interprétation, ça doit être plutôt compliqué à jouer : Lincoln se renferme dans un silence qui ne doit pas passer pour de l’indifférence, mais bien comme une réflexion et un changement profond de ce en quoi il croit. Là-dessus, Chris Carmack s’en tire bien, je trouve : on lit dans ses yeux la panique et le fait qu’il est perdu par l’annonce que lui fait Amélia.

À vrai dire, c’est bien parce que l’acteur parvient à paraître extrêmement perturbé tout en étant impassible en apparence que je le choisis comme performance de la semaine. Et pourtant, je n’aime pas tellement l’acteur honnêtement, pas plus que je n’ai vu d’un bon œil l’arrivée du personnage que j’ai eu beaucoup de mal à aimer. Je trouve que sa relation avec Amélia et son amitié avec Jo le subliment bien, et cet épisode 11 le voyait justement interagir quasi exclusivement avec ces deux actrices. Tant mieux !


0857B2CC-27F9-443E-AB20-0F3426C2F835Vu aussi dans : Les sériephiles le connaissent principalement pour son rôle dans la première saison de Newport Beach, une série à côté de laquelle je suis étonnamment passé lors de sa diffusion. On ne peut pas tout voir et le marketing ne me visait pas vraiment, c’est comme ça. Outre ce rôle assez populaire, merci la réplique culte ci-dessus, qu’il avait quitté faute de promesses de développement de son personnage la saison suivante, on a pu le voir dans plein de petits rôles.

C’est par exemple un cousin de Susan Mayer dans Desperate Housewives, un rôle dans lequel il a assez brillé pour me marquer, c’est dire. Je ne l’aime pas, mais c’est un bon acteur quand même. Cela lui a permis d’obtenir un rôle plus conséquent dans la série Nashville où il interprétait un chanteur country, par exemple. Et ça aussi c’est un rôle marquant à côté duquel je suis passé parce que bizarrement le pilot ne m’avait pas convaincu alors qu’il y a pas mal d’éléments pour me plaire dans cette série. Vraiment, on ne peut pas tout voir, je pense.

Et du coup, je n’aime pas l’acteur sans avoir de vrais arguments contre lui, ce qui explique aussi peut-être pourquoi je suis en train de changer d’avis sur lui avec Grey’s Anatomy.


9D839C24-F053-417E-9F35-99F8A9CC4ABCL’info en + : Comme son personnage dans Nashville, Chris Carmack est aussi connu pour être un chanteur. Il a ainsi sorti son propre album il y a quelques années et il continue de poster régulièrement des vidéos de lui avec sa guitare sur ses réseaux sociaux.

Franchement, c’est plutôt pas mal pour un type qui a commencé sa carrière comme mannequin qui n’avait rien de particulier le démarquant des autres… à part le talent, de toute évidence !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Grey’s Anatomy – S16E11

Épisode 11 – A Hard Pill to Swallow – 15/20
C’est un épisode tout routinier que propose la série, mais c’est un peu le cas toutes les semaines avec cette saison 16. On s’y fait. Les intrigues avancent petit à petit, à leur rythme, et on met de côté quelques-uns des personnages que je préfère, mais c’était inévitable après la semaine dernière. Bref, la vie suit son cbinours à l’hôpital, ni plus, ni moins.

> Saison 16


Spoilers

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I am more pregnant than I thought.

Cristina est fan du même smiley que moi, c’est top ! L’épisode reprend avec une bonne réflexion sur le manque de soin aux États-Unis. Un grand classique pour cette série, mais j’étais tout de même curieux de voir ce que ça allait donner… Malheureusement, ça reprend avec le nouveau pédiatre qui charme Meredith en faisant les lacets d’Amelia. Il y avait un bon humour dans la scène, mais ça ne m’a pas trop passionné.

De toute manière, je suis team Meredith/Andrew, moi, et je suis content que les scénaristes le soient aussi quand on voit comment Meredith le chauffe. Après quelques jours off pour Miranda, le retour à l’hôpital ne semble pas très bon, avec des réunions et des discussions de budget qu’elle reporte bien trop.

En revanche, elle reprend son travail de chirurgien avec plaisir, et je la comprends : sa patiente est Donna de Suits. Oh, ça y est, voilà le déclic qu’il me manquait pour avoir vraiment envie de reprendre Suits, je me rends compte que le personnage de Donna me manque, et l’actrice aussi. Elle joue un personnage dont le mari est mort l’année précédente après un mauvais diagnostic à l’hôpital, et qui se retrouve à l’hôpital avec ses filles.

J’ai beaucoup aimé son intrigue : le personnage s’appelle Susan et il est évident qu’on la reverra, parce que Bailey et Andrew n’arrivent pas à savoir qu’elle a, y compris après un arrêt cardiaque. Bailey ? Elle se remet de sa fausse couche avec difficulté, mais obtient de l’aide inattendue de la part de Tom, qui perdu deux enfants comme cela avec son ex-femme. Andrew ? Il peut compter sur le soutien de Meredith en fin d’épisode pour résoudre ce cas.

Amelia prend enfin la peine de dire la vérité à Lincoln sur sa grossesse. Si elle n’est pas sûre que l’enfant soit d’Owen, elle veut tout de même en parler à Lincoln, parce qu’elle est clairement amoureuse de lui finalement. La déclaration est jolie, mais elle lui balance une sacrée bombe quand même. Cela nous laisse Lincoln tout perturbé sur un banc où il est rejoint par Jo.

Pas le temps d’en parler longuement : ils sont interrompus par l’arrivée d’un patient avec un poisson dans la gorge. C’est plutôt marrant comme intrigue et ça apporte un contrepoint léger à la situation de Linc qui n’envoie pas du rêve. Autant je n’aime pas le personnage, autant je trouve que ses intrigues cette année sauvent vraiment la série. Ca évite de trop m’ennuyer, au moins. Et en plus, le lier à Jo, c’est chouette, parce qu’elle est super choquée de le voir si peu réactif face à tout ce qui lui tombe dessus.

Finalement, son électrochoc, c’est la réaction de la fiancée de son patient qui décide de rompre face à tant de stupidité de sa part, parce qu’il a bouffé un poisson-chat quand même. Il confronte donc Amelia dans la salle des plantes… ce qui me permet au moins de valider sans problème le point du Bingo Séries sur les plantes d’intérieur. C’est la fin d’épisode, oui, et Lincoln en profite pour dire à Amelia qu’il n’est pas sûr de lui et qu’il veut qu’elle fasse un test de paternité. Ce faisant, il la fait pleurer pour la première fois. Quel couple !

Voir aussi : Performance de la semaine – Chris Carmack

De son côté, Teddy a perdu sa bague de fiançailles, ce qui permet à Jo de dire qu’elle ne retire jamais la sienne. C’est chouette, mais n’empêche qu’Alex n’est plus là, putain. Quant à Teddy, elle est contente de perdre la bague sur un jour off d’Owen, mais celui-ci lui rend une visite surprise à sa future femme pour parler mariage sur son lieu de travail. Apparemment, ça se fait ? Je vous jure, les scénaristes en font trop en ce moment à Shondaland.

Ils cherchent la bague, donc, et cela stoppe Amelia qui était sur le point d’annoncer la vérité à Owen. Dommage, c’est une scène que j’attends tant qu’à faire. Cela dit, on comprend vite où est la bague quand Léo a un problème de santé : il a avalé la bague, évidemment. On finit donc sur une scène toute mignonne entre Teddy et Owen. Si, si, toute mignonne, même si ça finit sur un pierre-feuille-ciseau pour savoir lequel des deux devra fouiller dans les selles de Léo.

Si les scénaristes sont plutôt fans de Meredith et Andrew a priori, il n’empêche que l’histoire de l’épisode arrange des scènes forcées entre Meredith et le nouveau pédiatre quand celle-ci s’occupe d’un adolescent à l’hôpital. C’est surtout l’occasion d’apprendre à mieux connaître le nouveau pédiatre sexy, veuf lui aussi, depuis deux ans. Au moins, c’est un nouveau personnage que l’on va pouvoir apprendre à aimer petit à petit.

En plus, s’il est doué médicalement parlant, il accepte de se faire corriger par Meredith et de tester ce qu’elle souhaite sur leur patient. Ce n’est pas efficace sur le patient, mais c’est efficace sur les téléspectateurs que nous sommes, puisque ça nous montre qu’il n’a pas un égo surdimensionné comme une grande partie des chirurgiens de cette série, et comme Cristina, qu’il connaît, alors c’est cool… même si je ne comprends pas pourquoi Meredith n’assume pas de la connaître en fin d’épisode. Certes, il ne la supporte pas trop Cristina, mais bon, elle aurait pu lui dire dès le départ les choses.

Oh, et l’intrigue est aussi l’occasion de passer un message anti-cigarette et anti-vapotage. Pourquoi pas.

Du côté de ce qui ne m’intéresse pas du tout dans cet épisode, Maggie a donc démissionné et est réconfortée comme il peut par Richard qui, justement, ne peut pas grand-chose pour l’aider. Il lui explique au moins que s’il n’osait plus la regarder, c’est parce qu’il culpabilisait de l’avoir envoyer faire une chirurgie qu’elle ne pouvait probablement pas réussir. Le problème, c’est que Maggie se sent coupable de la mort de sa cousine parce qu’elle sait qu’elle a oublié de poser une question qui aurait pu éviter une erreur médicale. Bref, le procès promet : elle se sent coupable… Et ses sœurs s’en foutent royalement. En fait, tout le monde s’en fout, comme Richard, qu’elle rejette. C’est beau.

Bien sûr, Richard ne se laisse pas rejeter comme ça aussi facilement. Malheureusement, ça ne m’a pas passionné pour autant, parce que c’est un personnage que je n’aime pas plus que ça, et ça fait seize ans que je le suis, alors ce n’est pas près de changer. J’espère encore pouvoir réapprécier Maggie comme à ses débuts, mais ce n’est pas cet épisode qui parvient à le faire. À la place, j’ai profité de ses scènes pour commencer à mettre en page la critique, c’est dire. Pourtant, c’était touchant de voir Richard s’occuper de sa fille comme ça… ça change un peu. En plus, il trouve les mots pour la réconforter.

Finalement, Richard rentre chez lui et retrouve Catherine qui l’interroge sur ce qu’il a fait de sa journée. Clairement, elle n’a plus confiance en lui et leur couple ne fonctionne plus du tout. Il faut se rendre à l’évidence : ils doivent parler pour de bon de leur mariage. Voilà qui promet encore des scènes qui ne me passionneront pas, même si j’adore Catherine !

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Station 19 – S03E02

Épisode 2 – Firework Indoors – 13/20
Non seulement, l’épisode n’était pas dingue du côté des intrigues qu’il proposait, avec des personnages que je trouve de plus en plus caricaturaux et des situations pas si exceptionnelles, mais en plus, il y a une sorte de réécriture bien ratée d’un personnage que l’on connaît depuis des années. Il y a des éléments qu’on ne peut pas rajouter comme ça, sortant de nulle part. Bref, ce fut long à voir, et c’est tout le problème de cette série qui ne parvient pas toujours à avoir de bonnes idées, franchement.

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Spoilers

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Were you being a slut?

Je sais, je suis en retard dans le visionnage de cette saison, mais franchement, le 3×01 ne m’a pas envoyé du rêve dans les perspectives d’avenir de cette saison. Andy étant mise à pied par Sullivan la forçant à prendre des congés maladie, elle est remplacée par un certain Vasquez qui sort de nulle part et a du mal à s’intégrer dans l’équipe soudainement beaucoup trop ambitieuse par rapport à avant.

C’est dingue, la scène de l’arrivée du remplaçant de Ripley montre à quel point ils veulent tous être bien vus, et ça ne m’a pas particulièrement plu. Comme toujours avec les séries de Shonda, le nouveau chef, Dixon, a tout pour qu’on le déteste pour l’instant, mais je sais qu’on finira bien l’aimer. C’est un ancien policier qui veut faire en sorte que les pompiers de Seattle soient encore meilleurs qu’avant, ce qui promet. En plus, non seulement il ne rigole pas à la blague de Vic, mais en plus, il va jusqu’à critiquer Ripley… il a tout pour qu’on le déteste ce Dixon !

L’urgence de l’épisode que doivent résoudre les pompiers est un simple incendie dans un magasin, mais ça apporte son lot d’actions : des clients qui profitent de l’incendie pour voler des articles, un feu d’artifice qui explose à l’intérieur sans prévenir, un adolescent qui pense qu’il est en plein shooting (histoire de faire un peu de politique anti-second amendement et critiquant les chaînes d’infos) et un autre qui a volé une veste et dont Ben s’occupe, le soupçonnant quand même d’avoir déclenché l’incendie.

Eh, il y a de bons moments contrairement aux apparences : Travis est un personnage génial qui sait s’occuper de l’adolescent à merveille, tout en critiquant intelligemment la presse, Vasquez est un relou auquel je pourrais peut-être m’attacher s’il continue à être aussi chiant avec les personnages que je n’aime pas. Tout n’est pas perdu.

Du côté de Ben, en revanche, j’ai totalement décroché, parce que merci non merci : on a ainsi droit à un flashback tout pourri sur son adolescence où il vole une voiture dans le garage d’une maison et… bon, comment dire ça poliment ? Je n’en ai rien à foutre. On voit tout de suite que ça va mener vers un nouveau traumatisme qui n’a pas de raison d’être et dont on n’a jamais parlé avant alors que ça fait quelques années qu’on connaît le personnage désormais.

Et effectivement, ça finit en accident de voiture dans la forêt à cause d’une biche. Inévitablement. L’un des personnages, Danny, est éjecté de la voiture et finit dans un coma. Bonjour la culpabilité pour Ben, mais bon, même si on l’a vu rencontrer sa femme et se marier, il en a jamais été question auparavant. Je trouve ça trop gros, là pour le coup.

Tous ces flashbacks se déroulent en parallèle de scènes où l’on voit Ben décider de jouer les héros pour sauver un autre adolescent de 14 ans probablement coincé dans le magasin. Il finit par le retrouver dans un coffre où il est cramé et à moitié étouffé. Evidemment. Tout est bien qui finit bien, finalement, mais la relation Maya/Jack qui s’est transformée en une relation de haine énerve totalement les autres pompiers. Il faut dire que Maya réduit la relation qu’elle avait avec Jack à un simple plan cul, et je trouve ça bien naze, parce qu’ils avaient un peu plus que ça quand même. Bref, à la place de Jack, je serais super énervé aussi.

Maya a toujours été compétitive et ambitieuse, je sais bien, mais là, ça devient caricatural et franchement énervant. J’aimais le personnage avant… J’ai de plus en plus de mal avec elle. Elle vient juste d’être promue, mais elle veut déjà une autre promotion. Elle s’en confie à Sullivan qui a la bonne idée de la remettre un peu à sa place, mais bon.

Le soir, toute la station se retrouve dans un bar pour boire des bières – apparemment l’accident de bar de la semaine dernière n’inquiète personne. C’est l’occasion pour Jack de rencontrer une jolie femme critiquant le chef Dixon en disant qu’il ressemble à un agresseur sexuel, exactement comme les pompiers l’avaient dit en début d’épisode.

Le seul problème, c’est qu’elle est… la femme de Vasquez. Et elle sait très bien ce qu’elle fait en couchant avec Jack dans sa voiture ; mais Jack ne s’en rappelle que trop tard. C’est d’un naze comme rebondissements.

Quant à Ben, il se rend voir Danny à l’hôpital, parce que oui, Danny est encore en vie et toujours dans le coma. C’est bien ça que je trouve trop gros : en une dizaine d’années avec ce personnage, il n’avait JAMAIS été question de son existence. Si encore l’accident l’avait tué, OK, mais là, on nous révèle que Ben est devenu chirurgien, puis pompier, à cause de cet accident et de Danny. Et il lui fait des cadeaux tout pourri ; des baskets pour un type dans le coma depuis plus de vingt ans. Non mais… Qu’est-ce qui leur prend aux scénaristes, là ?

Dans tout ça, on accouche donc de l’idée de Ben voulant être un chirurgien sur les scènes d’accident. Il en parle à Sullivan, espérant que celui-ci aimera l’idée d’impressionner Dixon avec ce pompier trop fort.

Pendant ce temps, Andy est donc en arrêt maladie, ce qui rend ses collègues curieux. Comme elle est l’héroïne de la série, elle ne reste pas sans rien faire non plus. Elle est ainsi interrompue dans sa nuit de sommeil par l’arrivée de Ryan, puis par sa voisine qui se met à hurler d’un coup. Dans une pure tradition Grey’s, la voisine s’est donc explosée une artère en cassant un verre de vin, LOGIQUE.

Heureusement, Ryan est là : il peut donc aider Andy et appeler son père pour qu’il vienne avec une ambulance privée. Une fois sur place, il n’aime pas beaucoup voir Andy en sous-vêtements chez sa voisine et il n’aime pas trop retrouver non plus Ryan comme ça, mais bon, il s’occupe de Ruby, la voisine. Celle-ci finit à l’hôpital où tout va bien pour elle.

Andy et Ryan restent toutefois s’occuper des enfants de Ruby – et ils s’en occupent bien mal vu le traumatisme qu’ils doivent avoir subi – et nettoient tout le sang dans l’appartement – et il y en a !

Quant au père d’Andy, il est énervé de voir que sa fille ne travaille pas. Il se rend donc voir Sullivan pour se mêler de ce qui ne le regarde pas et demander des comptes. L’angoisse d’avoir un père pareil, franchement ! Allez, c’est tout de même bien pratique : Andy peut le rappeler en fin d’épisode quand Ryan se fait tirer dessus par l’un des gosses de la voisine avec sa propre arme de service. Non mais… Qu’est-ce qu’il est con, sérieux. D’où tu laisses ton arme de service sans protection à portée de main d’un enfant qui a joué avec ton badge toute la journée ?

Avant de finir cette critique, on notera quand même le changement de logo pour la série : fini les flammes, bonjour le logo de Grey’s revisité ; et on notera aussi que Ryan a avoué ses sentiments persistants pour Andy à cette dernière, après avoir révélé que Janet l’avait trompée. Merveilleux ce cliffhanger qui voit Ryan entre la vie et la mort, du coup. Les scénaristes essaient vraiment, hein, mais ça ne prend pas sur moi.

> Saison 3