Retour au ciné : Été 85

Salut les cinéphiles,

0315921Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?

Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.

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Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.

Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !

Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?

Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.

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Le personnage de Kate est salutaire !

Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.

Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.

Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.

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Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.

Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.

Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…

Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent  pas, tracez votre chemin.

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Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !

The Rookie – S02E16

Épisode 16 – The Overnight – 16/20
Un autre épisode passe presque sans fil rouge, mais il y a tout de même quelques intrigues qui m’intéressent dans celui-ci, et de nouveau une guest-star que j’adore. C’est très bien comme ça, le temps passe de manière agréable devant la série. On enchaîne un peu les épisodes qui n’ont rien d’exceptionnels et certaines intrigues avancent du coup super vite d’un seul coup, sans qu’on ne sache pourquoi, mais ça me va.

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Spoilers

216

Uh… I see a ghost.

La bonne blague ! Cet épisode commence si bien avec ABC s’amusant à faire sa promo tout en se servant des performances vocales d’une de ses actrices. Ben oui, Lucy se retrouve forcée de pratiquer à American Idol par un hasard de circonstances suivant une arrestation. Ce n’est pas bien crédible, tout en l’étant, parce que c’est Los Angeles. Et évidemment, Lucy a la capacité de chanter Aretha Franklin, puisque c’est exactement comme ça que l’actrice est devenue célèbre, en participant à cette émission ! C’était drôle à voir, surtout quand le jury s’inquiète de la voir quitter l’audition.

Voir aussi : Une vidéo de l’interprète de Lucy, Melissa O’Neil, lors de son passage dans l’émission (en bas de page)

Lucy a une sacrée journée ensuite, puisqu’elle se retrouve ensuite au comptoir à refuser la plainte d’un homme contre son chat qui veut pouvoir avoir une sécurité contre eux… avant de faire face à Valerie Castillo, une journaliste. Je suis heureux de retrouver l’actrice : il s’agit bien sûr d’une actrice de Grand Hotel. Bon, Lucy propose bien trop d’aide à la journaliste selon Tim.

Elle poursuit ensuite sa journée à faire face à un autre animal : un serpent vénéneux. Elle fait preuve de beaucoup de sang-froid par rapport à Tim, et c’était bien drôle à regarder. Malgré ça, elle fait des bourdes ensuite, en acceptant que la journaliste lui paie un verre… Malheureusement, Valerie Castillo se sert juste d’elle pour avoir le meilleur papier possible : elle l’emmène dans un hôtel où elle espère tomber sur une prostituée piégeant des hommes qui se font chaque fois tabasser dans des hôtels en ville alors qu’ils vivent sur place.

Une fois tombée dans le piège, Lucy n’a plus trop le choix de suivre cette journaliste. Elle envoie tout de même un message à Tim et elle fait bien : un gros producteur hollywoodien se retrouve dans la position périlleuse du client de la prostituée et Valerie a envie d’une photo. Elle manque de se tuer en glissant d’un balcon, mais Tim peut la sauver. Par contre, elle les empêche d’arrêter l’homme eux-mêmes, donc elle fait vraiment tout foirer pour Lucy qui se fait avoir comme une bleue dans cet épisode. Heureusement qu’il y a une équipe de nuit.

D’ailleurs, en début d’épisode, Angela a du mal à dormir à cause du vent, mais elle est rassurée à l’idée de pouvoir bientôt partir en vacances avec Wes. Comme ça sent mauvais pour le cliffhanger ça ! On est encore un peu loin de la fin de saison pour que ce soit l’intrigue lançant la fin, mais tout de même quoi.

Les difficultés d’Angela à dormir viennent aussi peut-être du fait qu’elle a bossé toute la nuit avec West, qui a du mal à vivre de dormir la journée, clairement, à cause des bruits en ville. Lors d’une autre tournée de nuit, West s’imagine que Wes va demander Angela en mariage, à cause d’une tournée en montgolfière. Il empêche clairement Angela de dormir, alors même que c’était la nuit où leur duo pouvait dormir dans la voiture comme si de rien n’était.

Finalement, ce duo de nuit est celui qui parvient à arrêter le complice de la prostituée, qui était en train de s’enfuir. Angela était d’humeur furax, puisqu’elle n’a pas pu fermer l’œil… C’était rapide comme conclusion, mais c’était drôle… sauf pour Lucy, la pauvre, qui fait avouer à la journaliste qu’elle a voulu la manipuler parce qu’elle était une bleue. Eh, ça apprendre à Lucy les conséquences d’être trop gentille.

On retrouve par ailleurs tous les policiers de la série, moins Angela et West qui sont de nuit donc, en train de donner leur sang. Deux scènes comiques de début d’épisode pour le prix d’une, avec Gray qui s’évanouit. Grace, elle, organise un rencard avec Nolan, plus ou moins discrètement. On nous informe au passage qu’Henry avait des problèmes cardiaques à la naissance et que Grace n’est pas encore prête à voir John traîner avec ses enfants.

Nyla se rend ensuite au commissariat où l’attend son ex qui s’inquiète pour leur petite fille. Ah voilà, enfin une des intrigues fil rouge qui m’intéresse, et pas seulement pour Enver Gjokaj ! Elle accepte de se rendre en visite chez Don, son ex, pour mieux tomber sur son voisin gay dont elle avait oublié l’existence. Clairement la météo est à la tempête, donc ça donne des envies pour l’épisode. La petite dit ensuite avoir une femme en robe de nuit blanche, du sang sur les mains…

Seule Nyla semble prête à la croire, mais elle n’a apparemment pas tort quand elle trouve d’étranges taches sur le sol. Si elle monte la surveillance, elle refuse que John fasse de même avec elle. Ce n’est évidemment pas ce qu’il fait. Le problème, c’est que sa nuit off, donc il avait un rencard prévu avec Grace. Pas grave, il continue de l’amener aux rencards les plus chelous possibles. Cette fois, Grace et Nolan se retrouvent au centre d’une dispute de couple, Nyla étant persuadée que Don a recommencé à voir quelqu’un. En soi, ce n’est pas un problème pour elle, mais elle aurait préféré être mise au courant avant qu’une autre femme n’entre dans la vie de sa fille Lila.

La dispute de couple se retourne finalement contre Nolan et Grace, puisque Nolan n’a toujours pas rencontré le fils de Grace. C’était bien écrit, ça au moins. Grace finit par s’en aller et notre duo de policiers monte la garde, de manière efficace, en plus. Le mystère du fantôme était finalement… une vieille femme chassant un coyote. La veille, c’était elle que Lila avait vu, la main ensanglantée après l’attaque du coyote, qui s’en est pris à son chien. Et voilà une histoire rondement menée.

En repartant, Nolan retrouve même Snowball, le chien. Le seul problème, c’est qu’il se rapproche de la maison des voisins gays en plein divorce. Le divorce ne passe pas bien pour l’un des maris qui a drogué et ligoté l’autre… Voyant que John voit tout ça, il n’a plus d’autres choix que de l’assommer et le ligoter à son tour. C’était plutôt drôle comme développement, et ce n’était clairement pas ce que j’en attendais.

J’ai bien aimé donc, même si ça laisse Nolan dans de mauvais draps. L’avantage, c’est que tout ça se passe dans la maison voisine de celle de Don, et que Lila est assez maligne pour monter la garde et prévenir sa mère. C’est plus ou moins ce que j’imaginais comme conclusion à cette intrigue où John essaie de faire comprendre à son futur meurtrier qu’il va faire trop de bruit et attirer les voisins s’il continue.

C’est effectivement ce qu’il se passe, mais pas comme je l’imaginais : Lila parle d’un homme qu’elle a entendu crier la veille et Nyla décide de recommencer à mener l’enquête dans la rue. Elle s’aperçoit ainsi de la présence de la voiture de John, pourtant parti depuis un moment. Forcément, Nyla arrive juste à temps pour sauver Nolan, mais de toute manière, il avait réussi lui aussi à attaquer son agresseur. Tout ça n’était que de l’action pour de l’action et ça se termine par une scène mignonne entre Nyla et Don, parce que la flic a bien conscience qu’il aurait pu la faire passer pour une méchante aux yeux de sa fille.

Sinon, du côté d’Angela, tout ça termine bien par une demande en mariage de la part de Wesley… mais avant même les vacances. C’est une excellente chose, parce que comme ça, ils peuvent célébrer la bonne nouvelle en vacances. C’est chouette, même si ça paraît précipité de notre point de vue où on ne les a vus ensemble que peu au cours des saisons. Franchement, en comparaison, j’ai limite l’impression qu’on a vu autant Grace et Nolan ensemble. D’ailleurs, Grace insiste finalement auprès de Nolan pour qu’ils aillent lentement dans leur relation. Mouais.

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The Rookie – S02E15

Épisode 15 – Hand Off – 15/20
Toutes les intrigues ne sont pas aussi intéressantes les unes que les autres, mais l’ensemble est agréable à suivre. Bon, ça manque d’un fil rouge et des intrigues que j’ai envie de voir revenir depuis plusieurs épisodes maintenant, mais les personnages sont chouettes alors je peux leur pardonner, je pense. C’est un bon procédural toujours aidé par ses guest-stars, ça me fait plaisir de voir certains acteurs rendre visite à Nathan Fillion.

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Spoilers

215

You stole a cop’s identity.

Ah Los Angeles, son beau soleil, son trafic fluide dans les séries et ses acteurs amateurs qui utilisent des armes factices sans avoir de permis de tournage. Nyla et John sont ravis de ce début d’épisode !

Au commissariat, Grey est déprimé devant une photo d’un collègue jeune et Angela se dit prête à y aller. Par conséquent, les deux se retrouvent en duo pour l’épisode, n’en déplaise à West. Ils se rendent en prison pour voir le tueur d’un flic, donc. On apprend ainsi que lors de sa première nuit de bleu, dix ans plus tôt, Angela a eu droit de voir un policier être tué. L’ancien collègue de Grey est mort.

L’intrigue n’est pas aussi intéressante qu’elle devrait l’être. A priori¸ un duo qu’on connaît peu et un approfondissement du personnage d’Angela, cela devrait me plaire. En pratique, c’est un peu lourd et je m’en suis presque retrouvé à souhaiter des flashbacks tellement les scènes de dialogues entre eux étaient lentes. Pourtant, elles finissent par mener à la révélation que le flic parfait mort était un ancien alcoolique qui, selon Angela, a bu le jour de sa mort. Oups. Pas si parfait le flic.

Il n’empêche qu’ils se rendent tout de même au commissariat pour témoigner. La scène est plutôt sympathique : Grey y rencontre le fils du tueur, puis le tueur qui s’excuse et explique qu’il veut à présent être un exemple de rédemption pour son fils. C’est meugnon ! Forcément après ça, Grey explique lors de son témoignage qu’il n’est pas prêt à pardonner au tueur, mais qu’il espère qu’en cas de seconde chance, il sera capable de devenir un meilleur homme et exemple pour son fils. Finalement, le tueur n’est pas relâché (il voulait l’être avec bracelet GPS), mais Grey a pu tourner une page. Le seul problème, c’est que c’est une page dont on n’avait jamais entendu auparavant donc… on s’en fout ? Cela ne changera rien à la série.

De son côté, West se retrouve à devoir vérifier la liste de tous les petits crimes que les policiers du commissariat pourraient être en train de commettre : les matériels qui doivent être changés, les protocoles non respectés en cas d’incendie, tant de choses si passionnantes… Il retrouve ainsi le dossier d’une enquête abandonnée depuis un an, et on sent bien que ça va lui péter à la gueule. On lui explique de faire comme s’il n’avait rien vu, mais ce n’est vraiment pas le caractère de West de faire ça.

Il contacte donc l’homme qui avait porté plainte pour des graffitis sur son garage… Celui-ci a clairement très peu envie de voir l’affaire être rouverte, alors il se barre bien vite et il éveille aussitôt les soupçons de West. Celui-ci se rend compte que la personne ayant dégradé le garage a été retrouvée morte peu après l’accident, sans que ce ne soit un cas résolu.

C’est donc lui qui parvient rapidement à la résolution de cette affaire, le coupable confessant son crime car il ne supporte pas d’être dans une salle d’interrogatoire à attendre que l’on statue sur son sort. Pourtant, quand West raconte tout ça à Grey, le supérieur hiérarchique n’est pas ravi d’apprendre que le bleu n’a pas encore fini de suivre l’ordre direct qu’il lui avait donné pour faire en sorte que le commissariat soit clean lors de la prochaine inspection qui approche. West est bon pour un tas de paperasse sur ce coup-là.

De son côté, John reçoit un appel lui apprenant que les frais des études de son fils ne sont pas payés. C’est un paiement automatique et il ne comprend pas comment c’est possible. Il s’inquiète bien rapidement quand Gray lui signale que ses comptes sont effectivement dans le rouge et que sa hiérarchie s’en est rendu compte. Il risque ainsi de se faire virer du programme parce que les flics avec problèmes d’argent ont plus de risques de partir en vrille.

Le serpent qui se mord la queue, ça ! Tout ça mène à une enquête plutôt marrante et flippante. C’est marrant parce que John est un vrai boulet qui ne gère pas son argent ; c’est flippant, parce qu’évidemment, il comprend qu’il a perdu son argent à tout jamais, même s’il est capable de retrouver le voleur bien rapidement. En effet, le voleur est un boulet qui peut se faire traquer par ses achats possédant des puces GPS, notamment… sa montre.

Voilà donc qui nous ramène Seth Green dans la série. L’acteur incarne le voleur et c’est très drôle à voir, parce qu’on sent qu’il s’éclate et s’entend bien avec Nathan Fillion. Il y a des choses comme ça, quand même, qui se devinent à travers l’écran. Pour John, la situation est plutôt triste, même s’il retrouve une bonne partie de l’argent volé sous la forme d’objets qu’il est obligé de voir être saisi. Autrement dit, il ne pourra pas récupérer son argent tant que le procès ne sera pas fini.

Comme l’homme refuse de reconnaître qu’il a volé les affaires, ce n’est pas pour tout de suite : Henry peut faire une croix sur ses études… sauf que l’expert-comptable du commissariat se rend compte qu’il manque une grande partie de la fortune, probablement sur un compte offshore. Il faut donc espérer qu’une fois relâché de sa garde vue, le voleur mènera les flics jusqu’à sa cachette.

C’est effectivement ce qu’il se passe. J’ai adoré le coup du personnage de Seth Green – Jordan – ayant caché sa clé USB dans les toilettes et la manière dont John s’assure de le savoir et de récupérer la carte grâce à la caméra qu’il porte toujours sur lui. Malheureusement, c’est loin d’être la fin de cette enquête, puisqu’il est ensuite effrayé de voir une voiture aux vitres teintées l’attendre devant sa maison perquisitionnée par les flics. Il n’en faut pas plus pour Nyla note la plaque et que l’enquête se poursuive, avec John dépité de savoir qu’il a perdu toutes ses économies.

Nyla le réconforte durant tout l’épisode, et c’est chouette de voir la relation qui s’est tissée entre eux en une douzaine d’épisodes. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Nyla et ce duo, je trouve que ça fonctionne à fond, bien plus que Talia… Dommage toutefois pour cette dernière, surtout quand on voit les raisons de son départ, en coulisses. Pour en revenir à l’épisode, ils peuvent heureusement tracer la montre de Jordan, encore et toujours, grâce au GPS. Malheureusement pour Jordan, quand John et Nyla le traquent et se lancent en course poursuite, il se fait couper la main pour éviter que les flics ne continuent de le tracer.

Sympa. Finalement, tout se termine bien : John parvient à sauver la vie de Jordan et Nyla échappe de peu à une attaque qui aurait pu être mortelle, grâce à une bonne surveillance aérienne. C’est intéressant de voir ce genre de scènes d’action. Et quand je dis que tout finit bien, c’est que Jordan trouve une solution au problème le plus urgent de John : il lui donne une collection de comics qu’il certifie devant tribunal avoir acheté avec l’argent volé de John. Grâce à ça, les études d’Henry peuvent à nouveau être payées. Ni vu, ni connu. Parfaitement improbable, aussi !

Pendant ce temps, Rachel appelle Lucy pour lui signaler le vol de la voiture de son père, et aussitôt Lucy dit que Tim et lui s’en chargeront. Il n’est pas ravi, mais il n’a pas le choix. Comme le père de Rachel est un ancien flic d’une petite ville, il se montre insupportable avec Lucy et Tim, parce qu’il refuse d’entendre parler de la grandeur de la ville comme excuse pour mal faire leur travail.

Finalement, le voleur est arrêté en grande partie grâce au père de Rachel, mais celui-ci reconnaît que Tim est un bon flic. Malgré ça, il veut tout de même qu’il rompe avec sa fille. Il insiste lourdement et finit par révéler à Tim que Rachel est possiblement malade. Sa famille a en effet une maladie héréditaire dont elle a peut-être hérité et qui la rendrait malade.

Elle refuse d’abord d’en parler à Tim – qui par contre raconte tout à Lucy, c’est fou ! – mais revient finalement le voir en fin d’épisode pour lui expliquer sa décision. Tim est prêt à l’entendre, parce que lui aussi risque sa vie tous les jours en se rendant au travail.

> Saison 2

Films vus en 2020 #30

Salut les cinéphiles !

Ce matin, on se replonge une fois de plus dans le confinement, histoire de prendre conscience du retard qui s’est accumulé l’air de rien dans ces articles sur les films que je regardais. J’ai fait quelques pauses ensuite, mais je vais quand même avoir un écart de deux mois entre les films vus et les articles faisant sur le point… Ca commence à faire beaucoup ! Ce n’est pas pour autant que j’arrête complètement de voir des films, je m’y suis remis lundi, figurez-vous 😉

Je vous en parlerai dans deux mois, mais en attendant, on peut faire le point sur les films que j’ai pris le temps de regarder début mai :

Hunger” leaves horror movie fans begging for seconds – The ...

Hunger

J’aime les films d’horreur et le catalogue d’Amazon recèle de plein de pépites du genre et d’œuvres quasi-inconnues, je vais donc régulièrement en piocher un au hasard. Celui-ci m’a attiré avec son affiche et son concept de huis-clos, sachant que j’adore les huis-clos. On suit la vie d’un groupe de cinq personnes qui se réveillent enfermés dans un sous-sol, avec de l’eau pour survivre, mais uniquement de l’eau. Aucune nourriture n’est fournie et l’espoir de survie est ce qui fait tenir le groupe… jusqu’à ce que les premières disputes entre eux éclatent.

Clairement, ce film n’est pas grandiose et manque franchement de cohérence sur plein de points (sa scène finale n’a par exemple aucune crédibilité par rapport à ce qui a pu être dit avant ou simplement par rapport à la force physique qu’elle réclame, même en tenant compte de l’adrénaline). Cependant, je continue de penser que le concept d’origine est excellent. Certaines scènes valent le détour, l’histoire du cinglé qui les enferme se tient à peu près mais est très mal amenée, et d’autres passages ont au moins le mérite d’être marquants.

Finalement, c’est donc un divertissement, sans grand plus. Les performances d’acteurs ne sont pas excellentes, l’écriture ne l’est pas beaucoup plus. C’était bien.

Vertige - film 2009 - AlloCiné

Vertige (2009)

Un film d’horreur français ? Il n’y en a pas des masses et c’était peut-être bien mon premier. Là encore, on est sur un bon divertissement, mais pas sur le film du siècle, même si j’étais bien content de retrouver un acteur des Bleus, premiers pas dans la police. J’étais totalement passé à côté de ce film à l’époque… mais il faut dire que le photoshop de l’affiche n’inspire pas confiance.

Cette fois-ci, il est question de suivre un groupe d’amis fans d’escalade qui vont faire un tour en montagne sur une piste fortement déconseillée. En chemin, ils vont vivre quelques péripéties à base de pièges pour animaux et de déséquilibré cherchant à les tuer. Même si je suis un peu déçu de l’histoire de fond pas forcément aussi développé que ce que j’aurais voulu, j’ai passé un très bon moment devant ce slasher qui n’invente rien, mais réussit plutôt bien à faire monter la tension quand il le veut.

C’est prévisible, surtout à la toute fin, et ça m’a fait oublier que j’étais devant une production française. Ouais, je suis plein d’a priori, c’est comme ça. Dommage que ce genre de production ne soit pas plus régulièrement créée !

L'histoire du Palais Idéal de Ferdinand Cheval

L’incroyable histoire du facteur Cheval

Pour le coup, on est de nouveau devant un film français, mais cette fois, ce n’est pas du tout ma tasse de thé… Inspiré de l’histoire vraie d’un facteur qui a décidé de créer son propre palais à lui tout seul, pour sa fille, le film est très beau à voir et possède de jolis moments d’émotions. Par contre, c’est à peu près tout en ce qui me concerne, je n’ai pas accroché plus que ça.

Il y avait une prise de risque évidente à regarder ce film de toute manière, comme ce n’est pas mon genre de prédilection. Assez rapidement, je me suis retrouvé à préparer des cours devant, parce qu’il fallait bien les préparer. La vérité derrière le confinement (enfin, même hors confinement, j’aime créer un fond sonore, c’est comme ça). Sortez les mouchoirs si vous comptez suivre le film attentivement !

Les Traducteurs, le 29/01 au cinéma | Concours OCS

Les Traducteurs

Oh, un film français, ça faisait longtemps. Celui-ci on me l’avait conseillé à sa sortie cinéma mais je n’avais pas eu le temps de m’y rendre, alors bon, j’avoue, le streaming était tentant surtout après deux mois sans cinéma. Je n’ai pas regretté du tout ! On y suit l’histoire d’un groupe de traducteurs internationaux réunis dans un château français pour écrire les traductions d’un best-seller… mais tout ne se passera pas exactement comme prévu, malgré les sécurités mises en place pour les couper du monde et limiter les fuites.

Très franchement, ça aurait pu être un coup de cœur si la fin avait été un peu différente… Concrètement, là, j’ai adoré l’histoire et les différents rebondissements qui sont bien amenés, mais il y a un point du scénario qui me laisse perplexe parce que ça manque d’une explication logique à mon goût. Et c’est dommage vu l’intelligence et la logique de tout le reste du scénario.

Après, il n’y a pas à dire, le film claque complètement. Il est un peu écrit pour moi, aussi, avec une multitude de langues et des personnages qui sont inévitablement littéraires, enfermés dans un huis-clos qui nous demande d’être attentif et de mener l’enquête. Cela dit, le coup de « vous traduirez un chapitre par jour » n’a aucun sens du point de vue du travail de traduction… même si j’adorerais effectivement qu’on puisse proposer des sorties internationales de livre en plusieurs langues. C’est le rêve de tous les fans d’Harry Potter, non ? Dire que ça faisait treize ans hier que le tome 7 sortait en langue anglaise !

Bref, ce film est à voir, je vous le conseille fortement, il est génial !

Le Procès de Viviane Amsalem » : en Israël, le récit d'une séparation

Le Procès de Viviane Amsalem

Vous aurez compris que j’enchainais les films en français ces jours là et après le coup de cœur de La Séparation, c’était logique de tenter celui-ci ! Cette fois, il est vraiment question d’une séparation : Viviane demande le divorce à son mari qui le lui refuse catégoriquement, sauf que dans leur pays, ça part en procès qui se retourne à de nombreuses reprises contre Viviane, même si elle n’a rien fait.

C’est tout le problème, justement : elle ne fait plus rien pour son mariage, puisqu’elle n’en est pas heureuse et n’en veut plus. Le film a quelques moments d’anthologie vraiment drôles qui valent le détour, mais il n’est pas inoubliable non plus. Difficile de n’en dire que ça : il n’est pas drôle, ce film, au contraire, je dirais même qu’il est énervant, parce que c’est dingue de se dire que dans les années 2000, il y a encore tant de pays où la place de la femme est bafouée comme ça. Le film participe à un mouvement d’indignation autour de cette domination du patriarcat… et je l’approuve totalement !

Et maintenant on va où ?" : Nadine Labaki, une hirondelle ...

Et maintenant on va où ?

J’ai eu énormément de difficultés à entrer dans ce film qui met vraiment longtemps à en arriver à ce qu’il est supposé raconter et qu’il veut raconter. Pour ne pas trop en dire, on suit donc la vie d’un petit village, coupé du monde suite à l’effondrement d’un pont, où musulmans et catholiques cohabitent quasiment sans heurts dans un pays déchiré par une guerre de religion. La tension est palpable entre les hommes, alors que les femmes font ce qu’elles peuvent pour apaiser les situations problématiques.

Je trouve que le film est vraiment lent à en venir à son excellente idée racontée dès le synopsis… Sans cela, il aurait sûrement pu être un coup de cœur, parce que j’ai adoré la fin du film. Il faut juste quasiment une heure pour entrer dedans, ce qui est gênant, tout de même, mais une fois dedans, c’est savoureux à suivre. Le scénario est excellent du côté des répliques et, bien évidemment, des personnages féminins qui valent le détour.

Je ne m’attendais pas du tout à un film comique en le lançant, surtout après le film précédent qui était plus lourd, mais c’est pourtant le souvenir que j’en garde : j’ai souri pas mal de fois, j’ai eu l’occasion de rire, c’est une fin bien trouvée… Malgré tout mes moments de rire, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : il y a des moments dramatiques et poignants aussi et le propos en toile de fond est très sérieux.

C’est un film qui prône la tolérance, le vivre-ensemble et les messages de paix… Et c’est génial de voir que ça existe encore dans ce monde de films de brutes !