Severance – S01E05 – The Grim Barbarity of Optics and Design – 15/20

C’est étrange et ça continue de l’être de plus en plus à chaque minute. J’ai beau avoir la certitude que tout est maîtrisé dans la série et qu’ils savent très bien ce qu’ils racontent et où ils vont, j’avoue que cet épisode me laisse avec un goût amer – et l’impression que ce n’est pas le cas. C’est trop perché. On passe de l’hyper rationnel des premiers épisodes à du bon gros wtf, tout de même. Je me demande vraiment ce qu’ils veulent raconter.

Spoilers 

Helly tente de se suicider.

Have a productive day.

Lumon

Je n’avais pas compris la violence du suicide d’Helly en voyant la fin de l’épisode précédent. C’était pourtant évident : elle se suicide dans l’ascenseur pour être certaine que son outie comprenne ce qui est en train de se passer. Le réveil doit être violent pour elle. Nous l’observons se débattre le temps que l’ascenseur atteigne l’accueil. Le problème, c’est qu’une fois au rez-de-chaussée, personne ne l’accueille en bas. Terrible.

De son côté, Mark s’étonne que Dylan reste si longtemps au travail, ne se doutant pas qu’il est en train de lire son livre. Il cherche ensuite à s’en aller en utilisant l’ascenseur. Graner a beau courir à toute vitesse, il n’arrive pas à temps : les portes de l’ascenseur s’ouvrent et Mark est donc celui qui porte Helly pour tenter de l’aider à respirer. Elle est encore en vie, c’est déjà ça.

Je me pose tout de même la question des soi-disant capteurs d’écriture qui ne captent pas la tentative de suicide d’Helly avant qu’elle se produise. En tout cas, Mark est forcé de monter dans l’ascenseur, ce qui lui fait totalement oublier ce qu’il s’est passé avec une Helly. C’est horrible, tout simplement. Pour lui, il finit sa journée à 17h15, comme toujours.

Le lendemain, quand il sort de l’ascenseur, la première question de Mark vise à savoir si Helly est encore en vie. Il a tout un comité d’accueil, lui : Cobel et Milchick font durer le suspense avant de rassurer Mark. Helly est à l’hôpital et reviendra, même s’il pensait logiquement que ce ne serait pas le cas.

Cobel affirme pourtant qu’elle reviendra, avant d’accuser Mark d’être responsable de ce qu’il s’est passé. Bon.

Malgré le choc qu’il vient de subir, Mark prend encore le temps de lire le livre offert par son beau-frère ; sans savoir qui il est. Il y passe quelques jours si l’on croit le montage qui le fait monter et descendre de l’ascenseur quelques fois. Le livre ? Il est plein de phrases qui critiquent le système qui devrait être changé, si je résume grossièrement.

Cobel découvre qu’elle avait raison : la puce de Petey prouve le trafic de celle-ci. C’est indéniable : il avait récupéré ses souvenirs. Cela pose évidemment un problème de taille aux employés de Lumon, mais toujours moins que ce qu’il se passe avec Helly. Cobel demande ensuite à Graner de trouver qui est à l’origine d’un tel piratage, assurant qu’elle veut communiquer toutes les infos à ses supérieurs en même temps. Pourtant, elle n’a pas encore expliqué ce qui était arrivé à Helly, alors son honnêteté me pose question.

L’accouchement

Il n’y a pas que Lumon dans la vie, même si on a l’impression que si. Mark sort donc du bureau pour découvrir que sa sœur est en train d’accoucher. Ricken, son beau-frère, lui a laissé plein de messages pour le faire venir au plus vite dans le chalet dans lequel sa sœur a prévu d’accoucher. Mark se précipite pour mieux retomber sur la sage-femme de sa sœur – celle du rencard pourri – et pour apprendre que son beau-frère est vexé de ne pas avoir été remercié pour son livre.

Forcément. Mark n’a jamais reçu le livre, le pauvre. Ricken se retrouve à penser qu’il vit quelque chose de pire et plus douloureux que sa femme en train d’accoucher, sincèrement. Celle-ci décide donc d’aller se chercher du café. Du café en étant enceinte ? C’est nouveau ce délire. Bon, elle n’a pas de café dans son chalet, mais par chance, Devon (c’est le nom de la sœur) tombe sur un autre chalet occupé.

Il s’agit clairement d’un complexe de chalets pour que les femmes enceintes puissent accoucher – et c’est donc une femme enceinte qui lui offre du café. Bon. Je ne sais pas bien pourquoi la série se donne tant de mal à développer cette intrigue, mais je sens qu’on apprendra que tout est lié, d’une manière ou d’une autre. En attendant, la sœur rentre dans son chalet pour mieux entendre son frère lui confier qu’il a des doutes sur Lumon.

Une contraction les interrompt au moment où Mark allait parler de Petey, cependant. Dommage. Devon accouche en tout cas.

Helly

Helly revient donc au travail, bien malgré elle. C’est atroce. Elle a tenté de se suicider et se réveille une nouvelle fois dans l’ascenseur, où elle est accueillie à l’ouverture des portes par Mark. Il a beau tenter de lui faire les yeux doux, sur les conseils de Milchick, c’est une vraie vision de l’Enfer pour Helly. J’ai trop de peine. Son outie est une telle connasse, c’est terrible.

Mark est chargé de la réintégrer dans les bureaux, mais tout ce qu’il obtient d’elle, ce sont quelques éclats de rire. Bien sûr, Lumon n’est pas complètement déshumanisé : ils savent déjà qu’Helly n’arrêtera pas si vite sa dépression et ses tentatives de suicide. Ils envoient donc Miss Casey la surveiller. Miss Casey, c’est Dichen Lachman, et je l’adore toujours autant. Bien évidemment, il va de soi qu’Helly voit son arrivée d’un mauvais œil. Elle continue donc de déprimer.

L’épisode révèle que Miss Casey est en fait là pour tenter une nouvelle expérience sur Helly, à la demande de Cobel. Cela ressemble fort à du harcèlement pourtant : elle ne lâche Helly que quand elle va aux toilettes. Mark s’arrange donc pour éloigner Cobel d’Helly comme il peut : il renverse son café sur le carnet de notes de celle-ci, l’envoyant ainsi faire un aller-retour de huit minutes.

Il profite de ce moment pour proposer à Helly, qu’il est chargé de surveiller en attendant le retour de Casey, d’aller faire un tour. Décidément, il se rebelle dans cet épisode et ça change vraiment notre perspective du personnage. Son but est désormais de recommencer à créer la carte de Petey, mais Helly lui fait vite comprendre qu’elle n’est pas intéressée et ne souhaite pas devenir son nouveau Petey.

Pourtant, c’est totalement ce qui est en train de se passer. Ils se perdent sur le chemin du retour et finissent dans un couloir où des cris de chèvres retentissent. Oui, oui. Alors qu’Helly confie à Mark qu’elle va bien sûr mal et qu’elle ne souhaite qu’une chose, que son outie se réveille en découvrant qu’elle est en train d’être tuée par elle, ils entendent une chèvre. En suivant la piste, ils trouvent une pièce avec un homme chargé de biberonner des chèvres. C’est… du bon gros wtf, à ce stade. Que cherche donc à raconter la série ?

Helly se met à théoriser aussitôt lorsqu’ils en repartent : imaginant que les chiffres qu’ils éliminent pourraient être les chèvres. Finalement, ça lui permet de se réconcilier avec Mark. Elle lui promet de l’aider à dessiner la carte, avant qu’ils ne soient retrouvés par Miss Casey, rassurée de les savoir sain et saufs. Qu’elle est étrange ! Et le tout en étant surveillé par Cobel, évidemment ! De toute manière, elle a un plan précis, Cobel : leur faire croire qu’ils sont libres, alors que non.

O&D

De son côté, Irving a une nouvelle crise : il voit encore et toujours de l’encre noire (du pétrole ?) qui coule du toit et de partout. Il demande donc à Mark sa permission de se rendre auprès de Burt pour lui parler… mais doit d’abord faire une photocopie de sa carte pour la retrouver. Ce faisant, il photocopie en fait un tableau qui révèle que le coup d’état du service O&D (celui de Burt) sur le leur aurait vraiment eu lieu.

Le coup ? Il en était question dans l’épisode précédent et j’avais zappé une réplique de Dylan qui révélait que c’était suite à cela que Lumon avait décidé de réduire leur effectif. Par conséquent, les effectifs n’étant plus réduits comme l’a découvert Irving, ça change tout… Seulement voilà, Milchick a fait exprès de placer le tableau qu’Irving photocopie : Cobel nous indique que c’est un « 266 », une bonne manière de faire en sorte qu’il passe moins de temps avec Burt.

En théorie, en tout cas. En pratique, tout change quand Miss Casey révèle à Irving l’emplacement de Burt. Il n’en faut pas plus pour qu’Irving se rende auprès de lui. Le problème, c’est que Dylan entend la même chose qu’Irving : il débarque donc pour enfermer Burt dans la salle de conférence, avant de l’accuser de vouloir les tuer, comme tout le reste de l’O&D.

Irving demande aussitôt un manager, mais personne ne débarque – il ne trouve même pas Helly ou Mark, forcément. C’est problématique. Burt finit tout de même par parler avec Dylan et Irving, révélant que leur service est réputé pour avoir des poches ventrales contenant des larves. Oui, oui, on comprend bien que Lumon fait en sorte que tout le monde prenne bien soin d’ignorer tout le monde.

Pourtant, ça ne fonctionne pas. Du tout. Dylan et Irving sont donc emmenés par Burt jusqu’au service O&D où ils découvrent un autre tableau du massacre d’O&D. Le problème, c’est que le tableau est en fait une version légèrement différente : les badges des massacreurs ne sont pas ceux d’O&D, mais de leur service. Alors qu’ils se posent la question du pourquoi de ces deux tableaux, Burt propose finalement à Irving et Dylan de rencontrer ses collègues. Allons bon.

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Savoir ce qu’est un bon leader (grâce à LOST)

Invite de rédaction Bloganuary
Qu’est-ce qui fait un bon leader ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui encore, j’ai décidé de détourner le sujet du jour : on s’éloigne un peu de la question générale pour se pencher plus précisément sur les séries, et sur une en particulier : qu’est-ce qui fait un bon leader dans LOST ? Pourquoi cette série et pas une autre ? À la base, j’allais parler de Buffy, mais en vrai, ce n’est une question centrale que dans la saison 7 là où ça fait partie de l’ADN de LOST. Et puis, je ne sais pas, j’avais envie de me replonger dans une série que j’ai adorée, mais que j’ai finalement peu revu. Bref, faisons le tour des leaders de la série :

Vous vous souvenez probablement de John Locke, l’homme mystérieux dont on découvre avec surprise le handicap et qui croyait fermement en l’île et en sa mission ? Il incarne parfaitement la première qualité d’un bon leader : une vision claire. Locke avait une vision profonde de l’île et il a su convaincre d’autres survivants de suivre sa vision, même lorsque cela semblait irrationnel. Mais c’est aussi ce qui le disqualifie à mes yeux : faire dans le mystique et vouloir uniquement persuader sans user d’un peu de raison, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

Durant toute la série, Locke s’oppose bien sûr à Jack Shephard. Lui, il nous montre l’importance de la communication efficace. Il était souvent le leader de facto du groupe et savait comment communiquer clairement et prendre des décisions difficiles tout en écoutant les opinions des autres. Un leader qui sait écouter est un leader qui inspire la confiance. Il est présenté comme le héros et à l’époque, j’étais le plus souvent de son côté. Je pense que maintenant que je suis adulte, ce serait moins ma came, par contre, parce que les belles paroles, c’est bien, mais il vendait beaucoup de vent, tout de même.

Bon, mais qui alors ? L’empathie est une qualité essentielle pour un bon leader, et Hurley en est un exemple parfait. Il se souciait de ses compagnons et était toujours là pour les soutenir. Cette capacité à ressentir et comprendre les préoccupations des autres renforce le sentiment de communauté, et ce n’est pas pour rien que les scénaristes insistaient autant sur son rôle – il est le point d’union de plein de survivants, le bon pote qu’on veut satisfaire et qui suit toujours les preneurs de décisions… Mais peut-être que c’est à lui qu’il faut demander de les prendre, justement. C’est plus ou moins ce vers quoi la série se dirige…

Mais je crois que le meilleur leader dans la série, ça restait Juliet. Elle savait gérer et allier ces différentes qualités, tout en s’effaçant. Elle se plaçait souvent en seconde – derrière Ben, derrière Jack, derrière Sawyer – mais eh, elle était la leader parfaite, en vrai. De toute manière, LOST est une série qui prend un coup de vieux quand on s’attaque un peu à l’angle féministe et qu’on se rend compte du traitement douteux d’un bon nombre de personnages féminins.

N’empêche que LOST nous offrait plein de leaders aux caractéristiques uniques, chacun illustrant des qualités essentielles pour un bon leader. Peut-être que la meilleure conclusion à en retenir est toutefois qu’ils n’étaient jamais aussi efficaces que quand ils se mettaient à bosser ensemble pour atteindre un objectif commun, non ?

C’était aussi la conclusion de The 100, autre série pleine de leaders. Tss. Encore un genre de série qui me manque dernièrement, ça, les gros castings de survivants face à l’extrême !

Réinventons la diffusion des séries, non ?

Invite de rédaction Bloganuary
Si vous pouviez réinventer quelque chose, de quoi s’agirait-il ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je n’ai pas trop besoin de détourner le sujet du jour pour répondre : je vais simplement l’orienter du côté des séries. Et le faire en trois parties, déformation professionnelle oblige :

Tout d’abord, si je devais réinventer quelque chose que j’ai déjà créé, je penserais en premier lieu au Bingo Séries. Eh oui. C’est un jeu que j’ai imaginé, je sais, mais bordel, 20 points, ça me paraît beaucoup trop aujourd’hui. Je pourrais le réinventer en le simplifiant. En réduisant le nombre de points dans la grille, on pourrait la remplir plus rapidement et peut-être réussir à gagner à nouveau. Cela rendrait le jeu encore plus amusant et accessible… Mais ça ferait de moi un mauvais perdant, je crois ?

Ensuite, si je devais choisir quelque chose inventé par quelqu’un d’autre mais qu’il faudrait réinventer en 2024, ce serait sans aucune hésitation La Trilogie du Samedi. Cette émission de télévision diffusait des séries à l’américaine en France, et c’était une idée brillante de réunir trois épisodes en une soirée, en visant trois séries plaisant au même public. Un bon compromis entre la diffusion américaine et la diffusion française, en fait.

Bien sûr, le samedi n’est peut-être pas le jour idéal pour les adultes, mais l’idée de l’attente du samedi soir pour regarder un épisode était vraiment cool. Réinventer cette expérience en l’adaptant à la vie moderne serait une excellente idée.

Enfin, si je pouvais réinventer quelque chose qui n’a pas encore été créé, bien qu’on reste sur la même idée en fait, ce serait le mode de diffusion des séries en France. Actuellement, les séries sont éparpillées sur une multitude de services de streaming, ce qui rend difficile le suivi de toutes les nouveautés. De plus, les décalages avec les États-Unis empêchent souvent de discuter des épisodes en temps réel. Regardez mon retard un peu partout ! Je rêverais d’une diffusion régulière, peut-être à raison de deux épisodes par semaine, pour permettre aux fans de se plonger dans une série sans être submergés. Il est temps de mettre fin à la surproduction de séries et de privilégier la qualité sur la quantité. Avec une seule plateforme pour tous. Et gratuites, en plus. Marre du streaming illégal, marre des plateformes qui se prennent pour des chaînes payantes !

Ouais, je suis de bonne humeur dès le matin, je sais.

One Piece – S01E08 – Worst in the East – 20/20

Ouais, je surnote un peu, mais je refuse de faire la fine-bouche. Cet épisode vient très bien conclure la saison et réussit à donner un goût d’achèvement là où le manga continuait encore et encore sans forcément donner ce sentiment de conclusion. L’adaptation est vraiment maîtrisée, et ça me fait plaisir de mettre une dernière bonne note en attendant la saison 2.

Spoilers

Il est temps de venger Nami – et de faire face aux marines.


That’s not a fight, that’s a massacre.

Incroyable, j’arrive enfin à la fin de cette saison ? La saison 2 va être beaucoup trop longue à venir, franchement, et pourtant j’ai fait durer autant que possible mon visionnage de cette saison 1. Désolé à ceux qui auraient voulu les critiques plus rapidement que ça, d’ailleurs !

Arlong Park

Le début d’épisode revient en arrière un peu pour rien, je trouve. Nous y voyons Nami se faire tatouer par Arlong et on nous rappelle la promesse du pirate qui était de libérer le village en échange des cartes de Nami et de cent millions de berrys. On le sait, c’est littéralement le contenu de l’épisode précédent. À la rigueur, la scène y aurait été bienvenue, surtout vu le titre de l’épisode 7 !, à ce moment-là.

Bon, elle est gardée pour le final afin de nous remettre tout de suite les enjeux, mais je ne sais pas, j’ai trouvé ça étrange comme construction. Juste après ce flashback, nous voyons l’équipage de Luffy débarquer pour venir en aide au village de Nami qui vient de se faire cramer par Arlong. Sanji est choqué de la cruauté du pirate, mais Nami explique qu’Arlong voulait punir les villageois et la punir elle. Les punir de quoi au juste ? D’exister.

C’est révoltant et il n’est donc pas étonnant que le village soit enfin décidé à se révolter pour aller tuer Arlong. Nami s’y refuse toutefois, préférant clairement gérer la chose toute seule. Elle a toutefois demander l’aide de Luffy et c’est tout l’équipage qui prend cette mission à cœur désormais. Nous suivons donc nos héros qui débarquent à Arlong Park pour venir à bout des hommes poissons ; Cela permet de très jolies scènes d’action, mais aussi un peu d’humour en cours de route, parce que le scénario est bien écrit. J’ai beaucoup aimé.

Bien sûr, il fallait que ça traîne un peu en longueur aussi : Nami emmène Luffy dans la salle des cartes pour récupérer celle de Grand Line, mais elle en profite pour lui dire qu’elle a été enchaînée jusqu’à ses douze ans. Arlong finit par les retrouver sur place et ça mène forcément à un long monologue de sa part, histoire d’expliquer à Nami qu’elle est stupide et qu’il s’est servi d’elle. J’ai surtout apprécié la fin du monologue, cela dit : Arlong demande à Luffy comment il compte se servir de Nami. Le truc, c’est que Nami n’est pas une chose qu’on peut utiliser, c’est une humaine avec des rêves. Et voir qu’on peut faire ça à un de ses amis, ça énerve Luffy.

En vrai, personne n’a envie d’énerver Luffy. C’est toujours une mauvaise idée. Bon, le combat a ensuite quelques longueurs, mais j’ai beaucoup aimé la stratégie de Luffy. À défaut de pouvoir lui arracher définitivement les dents qui repoussent toujours, Luffy décide de blesser Arlong en détruisant tout ce qu’il a construit. J’ai beaucoup aimé comment la mise en scène nous montre simplement les piliers porteurs de l’édifice principal d’Arlong Park être détruit.

De son côté, Usopp s’attire la haine d’un membre de l’équipage en visant sa tête. Il se retrouve à devoir fuir dans la forêt. J’ai beaucoup aimé l’action proposée. Et puis, c’est toujours bien de voir qu’un personnage lâche peut être héroïque malgré tout. Bon, son héroïsme consiste à se faire passer pour mort avant d’utiliser une petite bille pour exploser une bouteille d’alcool et cramer au passage un homme-poisson.

Bien sûr, Sanji et Zoro ne sont pas en reste. On retrouve ce que je reproche souvent au manga : les personnages se séparent et se retrouvent à devoir se battre chacun contre un adversaire. Inévitablement, cela fait beaucoup de monde et souvent beaucoup de pages à lire pour avancer un peu. L’avantage de l’adaptation, c’est qu’on sait qu’un épisode suffit à se débarrasser de ces longueurs.

On voit donc Zoro être affaibli par sa blessure mais se battre quand même, on les voit prendre la décision de restaurer la tête de Baggy à son corps pour que ce clown les abandonne plus vite (vraiment, Jeff Ward est excellent dans ce rôle) et on voit, bien sûr, des combats compliqués. Tout est évidemment bien qui finit bien, avec évidemment Usopp et Nami qui rejoignent Sanji et Zoro à temps pour la fin du combat – et surtout pour voir l’édifice principal d’Arlong Park être détruit par Luffy.

Ils craignent tout de même pour sa survie, logique, mais bon… Luffy survit. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger de saison, en vrai. Cela dit, ça aurait été dommage de se passer des fortes émotions qui suivent : Luffy déclare que Nami est leur amie et qu’elle fait partie de leur équipage désormais. C’était beau et ça permet pas mal d’émotions après de l’action et de bons gags (Sanji qui essaie d’avoir un câlin de Nami, par exemple). Tout est bien qui finit bien, en théorie, surtout que même Luffy finit par approuver les mensonges d’Usopp qui se dit essentiel à la victoire contre Arlong Park.

Marines

Seulement, ce serait trop simple et oublier une grosse partie du fil rouge. Pendant ce temps, du côté de la marine, nous retrouvons le capitaine qui vient de voler l’argent de Nami. Il est convoqué par Garp qui cherche à savoir ce qu’il se passe exactement sur l’archipel. Sans trop de surprise, le capitaine ment autant que possible pour se couvrir et met tout sur le dos de Luffy. C’est une mauvaise idée car il le fait en présence des cadets qui prennent aussitôt la défense de Luffy.

Malgré tout, Garp décide d’aller chercher Luffy dans le village de Nami. Oh, Kobby et son nouveau meilleur ami refusent bien de suivre les ordres donnés par Garp, mais ça n’empêche pas tout le reste des marines de faire ce qu’on leur demande. Ils prennent en joug tout l’équipage de Luffy, laissant donc Luffy se battre seul contre Garp. Ce dernier est sacrément puissant, mais même s’il met à terre Luffy plus d’une fois, il ne parvient pas à le faire changer d’avis.

L’entêtement de Luffy est genre sa première caractéristique : Luffy refuse de se soumettre et affirme qu’il sera toujours pirate, riant au passage comme Gold Roger. Il n’en faut pas plus pour que Garp comprenne que c’est un combat perdu d’avance. Le grand-père décide donc de laisser s’en aller Luffy et son équipage. Oh, ça ne plaît pas à tous les marines présents, mais un petit coup de bâton de Nami suffit à faire taire le connard qui lui a volé son trésor, Nezumi. C’était un minimum.

Happy end. Ends.

On peut se diriger alors vers un happy end qui traîne un peu trop en longueur à mon goût. On y voit Nami se recueillir sur la tombe de sa mère et sa sœur lui expliquer que sa mère est forcément fière d’elle. On découvre aussi que Nami a changé de tatouage pour en avoir un qui ressemble désormais à celui de sa sœur.

De ce happy end, on retiendra aussi que la série veut nous remettre à la mode les mandarines, hein. Bon, et les avis de recherche. J’ai trouvé très cool de voir Kobby apporter à Luffy son avis de recherche : Nezumi se venge en faisant de Luffy un homme recherché par la marine, mais c’est exactement ce que Luffy voulait. Il m’a fait délirer Luffy, et ça m’a privé des moments d’émotions des adieux avec Kobby.

Cela dit, la fin de saison est une vraie réussite : tous les personnages découvrent l’avis de recherche de Luffy – et Usopp est heureux de voir qu’il y a son dos sur l’affiche aussi. Zoro leur fait prendre conscience que ça complique un peu les choses pour eux : désormais, tous les chasseurs de prime seront après eux. Effectivement. On voit donc Baggy vouloir les tuer, mais ce n’est pas le seul. Tous les personnages secondaires de la saison découvrent l’affiche, ce qui est un clin d’œil très sympa.

On pourrait croire que la série s’arrêtera là-dessus, mais non, toujours pas. En fait, ça n’en finit pas et c’est horrible, parce qu’on sait qu’on va les quitter, on n’en a pas envie mais on finit quand même par se dire qu’il va être temps d’y mettre fin. Ainsi, on voit Kobby et son nouvel ami devenir vraiment des marines qui seront formés par Garp ; on voit Mihawk prévenir le mentor de Luffy de ce qu’est devenu son poulain, on voit des pirates qui en veulent à la peau de Luffy, bordel, tellement de choses restent à évoquer en saison 2 ! C’est un univers vaste…

Pour autant, la dernière scène sur le bateau de Luffy était nécessaire : les mandarines sur le pont pour Nami, le drapeau pirate enfin avec un chapeau de paille pour les cris de joie de Luffy (bordel, ces cris de joie, ça fait du bien !) et la cérémonie sur le tonneau sont de très bonnes touches. C’est une belle aventure qui vient de commencer. L’ajout de cette cérémonie est une vraie bonne idée, avec chaque fois un flashback sur l’enfance d’un personnage au moment d’évoquer son rêve. Non, vraiment, c’est simple comme tout et c’est beau.

Et bien sûr, la saison termine sur quelques références à la suite, que ce soit cette rivière remontant une montagne ou ce cigare écrasé sur l’affiche de Luffy. J’ai beaucoup trop hâte de voir comment tout sera mis en scène et adapté !

En bref

Quand j’ai lu que One Piece allait être adapté en série, je n’en avais rien à carrer : je ne lisais pas encore les mangas et je pensais que ça n’allait pas être pour moi. Et puis, je suis tombé dans les mangas parce qu’un élève m’a demandé de lire le premier – et je savais bien que je n’allais pas m’arrêter là. Un an plus tard, je termine la saison 1 de l’adaptation avec le smile. Franchement, la série est à la hauteur du manga, surtout qu’elle en diminue certains défauts avec ce qui semble être de la facilité mais qui a dû demander un travail de dingue sur le scénario.

Les personnages sont respectés, les dynamiques bien adaptées, les intrigues parfois simplifiées, mais avec efficacité. L’univers est super large, pourtant, la série mène son bateau sans problème le long de flots qui ne sont pas tranquilles du tout. Les principaux écueils sont évités et j’adore tout simplement le voyage qu’on nous propose dans cette saison 1.

J’attends avec impatience la saison 2, mais ouais, il y a de fortes chances que je la fasse durer autant que la saison 1 quand je finirai par la voir !

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