L’art de la planification

Invite de rédaction Bloganuary
Où pouvez-vous remettre de l’ordre dans votre vie ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je me retrouve une fois de plus à aborder un sujet qui résonne avec ma quête de retrouver ma passion pour les séries : l’importance de remettre de l’ordre dans sa vie. Bon, le truc, c’est que c’est ce que je fais depuis deux semaines, alors la question elle est vite répondue comme dirait l’autre. Vous savez, parfois, on a l’impression que tout est un peu chaotique, que les journées passent sans qu’on puisse réellement se consacrer à nos passions, comme regarder nos séries préférées, donc. Et comment je fais alors ?

Tout d’abord, je me suis fixé le défi de recommencer à écrire un article par jour. Écrire quotidiennement sur mon blog est un engagement que j’ai pris pour maintenir ma passion vivante – même si ça sonne très cliché quand je le raconte comme ça. C’est un moyen pour moi de rester connecté avec d’autres sériephiles (un peu, au moins dans ma tête) et de partager mes réflexions (beaucoup), mes découvertes (rarement), et mes critiques (toujours). C’est aussi un moyen de m’obliger à rester impliqué dans le monde des séries, même lorsque le travail et d’autres obligations prennent beaucoup de mon temps et que je n’arrive pas à voir d’épisode.

Pour y parvenir, j’ai adopté une approche plutôt control freak, comme toujours. Vous me connaissez. Rien que l’idée d’un article par jour, ça en dit déjà long. Je planifie chaque journée, heure par heure, dans mon agenda. Cela peut sembler un peu rigide, mais cela fonctionne pour moi. Et puis, je le fais au crayon à papier, rassurez-vous. En ayant une structure bien définie, je peux m’assurer de trouver du temps pour regarder des épisodes de mes séries préférées (en théorie) et pour rédiger des articles pour mon blog. C’est une question d’organisation et de gestion du temps, et cela me permet de rester connecté aux séries, même lorsque le travail est intense. Eh, j’ai même réussi à reprendre Plus belle la vie (et je suis à jour !). On a les objectifs qu’on a, écoutez.

Je dois avouer que mon début d’année se déroule plutôt bien pour le moment, mais ça ne fait que seize jours. Il paraît qu’il en faut vingt-et-un pour que ça s’inscrive dans le temps. Bien sûr, le travail prend parfois trop de temps et peut interférer avec mon temps libre, ça n’est pas en train de s’arranger avec une semaine où j’ai beaucoup trop d’heures (sup), mais grâce à ma planification minutieuse, je me trouve un équilibre entre mes responsabilités professionnelles et ma passion pour les séries. Enfin, j’essaie.

Bref, je pense que remettre de l’ordre dans sa vie peut être la clé pour retrouver sa passion – ou au moins retrouver le temps d’essayer d’être passionné. Pour moi, cela signifie écrire quotidiennement sur mon blog et planifier chaque journée de manière rigoureuse. C’est comme ça que je vivais le mieux ma passion après tout !

Lessons in Chemistry – S01E04 – Living Dead Things – 17/20

C’est simple, c’est efficace, ça reste un coup de cœur : la série montre que la vie peut réserve de bonnes surprises et qu’on se réinvente toujours, elle montre la résilience, elle montre la vie, tout simplement. Et efficacement, donc. C’est vraiment chouette de voir comme la simplicité de la série est une réussite. Je ne m’ennuie pas, je savoure chaque petit détail. Un régal – même si on est un peu loin du titre, en vrai.

Spoilers 

Elizabeth donne naissance à sa fille.

Your work ? She’s your job now.

Je suis bien content de replonger dans cette série deux jours seulement après les épisodes précédents. Cette série est tellement bien !

Mad

Ma critique de l’épisode précédent commençait par une partie qui s’appelait « vie de chien ». J’aurais pu la réserver pour cet épisode aussi : nous retrouvons Elizabeth alors qu’elle est en train d’accoucher. Cela faisait un moment que je n’avais plus vu d’accouchements à la télévision, mais un accouchement dans les années 50, ça a l’air encore pire que de nos jours, avec tout un tas de femmes parquées dans la même pièce.

L’accouchement en lui-même ? D’une certaine manière, on peut dire qu’il se passe bien : Elizabeth accouche d’un bébé qu’on entend pleurer. Après, c’est super triste parce que la série en profite pour nous rappeler qu’il faut payer l’anesthésie et qu’on voit bien qu’Elizabeth douille énormément. En fait, la douleur est telle qu’une infirmière finit par lui donner un anesthésiant… et qu’Elizabeth hallucine, confondant son médecin avec Calvin. Je suis si triste.

La scène est magnifique, bien sûr, mais c’est si triste. À son réveil de l’accouchement, Elizabeth est donc particulièrement énervée – après la vie, d’une part, mais aussi après l’infirmière qui a décidé de la droguer sans demander son avis. C’est ainsi que sa petite fille se retrouve à s’appeler « mad ». Je me demande ce que la VF donnera. Mad, c’est joli, ça ressemble un peu à Madeline, c’est sûr, mais le jeu de mots est excellent en VO.

Toujours est-il que Mad ne doit pas être un nom facile à porter, vu la connotation ! Il faudra que ce bébé fasse avec, car sa maman n’a pas d’autres idées de prénom. Sa mère, de toute manière, elle veut juste retourner s’occuper de son travail et ne pas rester trop longtemps à l’hôpital. De manière logique et sûrement légitime, ça fait rire une autre mère juste à côté d’elle.

On la comprend : un nouveau-né, c’est du boulot et à l’époque particulièrement, c’est un boulot à plein temps pour la maman uniquement. Et puis, Elizabeth est toute seule pour l’élever cet enfant, malheureusement. Oh, il y a bien des moments où elle imagine que Calvin est là pour calmer Mad et pour les câliner toutes les deux, mais ça ressemble surtout à une torture pour nous. Pauvre Elizabeth, j’ai tant de peine.

S’occuper d’un bébé qui pleure, c’est épuisant, mais il y a pire : il faut gérer aussi le budget (dans un bullet journal ? J’adore ce personnage !). Et c’est compliqué quand il n’y a aucun revenu et plein de dépenses. Un bébé, ça coûte cher après tout. On sent qu’elle passe un mois de septembre de merde la pauvre. Son année est passée si vite !

La maison d’à côté

Comme Mad passe son temps à pleurer, Elizabeth finit par vraiment n’en plus pouvoir. Elle se met à rêver d’avoir de l’aide et se rend donc dans la maison d’à côté où Harriet semble s’en sortir si facilement avec ses enfants ! Dans la maison d’à côté, Harriet continue de s’occuper de ses enfants. Ils comptent les jours – et les semaines – avant le retour du père à la maison. Je l’imaginais veuve, mais non : son mari est médecin et s’occupe de soldats à la guerre. Il y a du boulot… mais tout est géré impeccablement.

Ainsi, quand Elizabeth débarque avec Mad qui pleure, Harriet est la parfaite amie pour Elizabeth. Elle l’écoute, la rassure sur l’envie parfaitement normale d’avoir envie de se débarrasser de son nouveau-né et s’amuse du nom donné à Mad… Non, vraiment, c’est la bouffée d’oxygène dont Elizabeth avait besoin. Et ça nous explique pourquoi la série prenait tant de temps avec ce personnage avant. Cependant, Elizabeth a quand même besoin d’argent, et ça, Harriet n’y peut rien.

Elizabeth cherche autant qu’elle peut, mais la banque refuse de lui venir en aide, lui rappelant qu’elle peut s’estimer heureuse d’avoir récupéré la maison de Calvin parce qu’il avait eu la bonne idée de la mettre sur les papiers avant de mourir. Ben oui, vraiment une chance qui rend heureuse ! L’argent ? Elle finit par en trouver de manière un peu improbable : elle aide tous les scientifiques de son ancien boulot parce qu’ils sont tous moins bons qu’elle. Evidemment.

C’est ainsi qu’elle apprend que son ancien collègue et son ancien chef travaillent à présent sur l’ADN – autrement qu’ils travaillent sur ses recherches, celles de Calvin et les siennes. Elle débarque en furie dans le labo, mais il est trop tard : ils ont déjà reçu un prix et son nom est dans les remerciements, alors voilà, il faut qu’elle s’en contente. C’est si énervant !

Au milieu de la galère, Elizabeth a tout de même son amitié avec Harriet qui l’aide à tenir. J’aime beaucoup la relation d’amitié qui se noue entre elles : c’est juste beau de les voir être capables de se comprendre au milieu des années 50 quand tout va probablement à leur encontre. Elizabeth s’inquiète de savoir si Harriet regrette d’avoir eu des enfants, parce qu’elle a compris qu’elle avait dû mettre en pause sa carrière pour ça, et Harriet en retour lui assure qu’elle aura de bons moments avec Mad.

La conversation les mène aussi à se poser la question de la suite pour Elizabeth. Cette dernière veut continuer ses recherches pour publier enfin en son nom et réussir à intégrer le laboratoire de son choix… Mais pour ça, il lui faut refaire une partie de sa cuisine, puis imiter la voix de Fran pour récupérer du matériel en son nom. J’ai beaucoup aimé la ruse – et le montage qui suit était particulier.

La série insiste en effet pour nous faire revenir Calvin à chaque étape de la vie d’Elizabeth… Et, franchement, je comprends. Je sais pourquoi on nous met ses scènes, mais c’est frustrant cette vision du deuil : non, quand on perd quelqu’un, on ne le voit pas, on ne le retrouve pas comme ça. Oh, oui, on lui parle, je veux bien, on se fait nos conversations dans nos têtes, mais… ça me brise le cœur de voir une série comme celle-ci où le fantôme est si présent. Et puis, le dialogue entre eux est à me briser le cœur aussi ! Elizabeth demande en effet à Calvin s’il savait qu’elle l’aimait. Arf.

Charlie

Dans la maison d’à côté, Harriet reçoit une visite surprise qui la fait hurler de plaisir : son mari est enfin de retour à la maison, un peu plus tôt que prévu. Les retrouvailles sont belles, que ce soit avec Harriet ou avec sa fille. Bon, son petit garçon a un peu plus de mal à se faire à son retour, forcément. La confiance d’un enfant, ça se gagne.

C’est lors de la fête pour son retour que Charlie, le mari, rencontre Elizabeth. La fête est l’occasion de voir Elizabeth retrouver un peu le sourire quand elle entend du jazz et que tout le quartier se met à danser. J’ai forcément un peu de peine pour elle, mais j’aime trop la série pour regretter que ça lui arrive. Sans ça, l’histoire ne serait probablement pas aussi terriblement attachante. Même au milieu d’une fête comme ça, Elizabeth se met à rêver de la présence de Calvin.

Et sinon, on note qu’elle continue évidemment à cuisiner pendant tout ce temps – se concentrant à présent sur des tartes à la myrtille. Plus tard dans la semaine, elle reçoit aussi la visite de son gynécologue qui prend beaucoup trop soin d’elle. Il est sacrément chouette de lui venir en aide comme ça, même si c’est par intérêt : il souhaite qu’elle intègre son équipe d’aviron.

Tout ça mène ensuite à une des meilleures scènes de l’épisode : Elizabeth se souvient à quel point elle aime Calvin, elle en parle à Mad et imite la danse de Calvin… et hop, voilà Mad qui se met à rire. C’était si chouette. J’ai aimé voir Elizabeth se jeter sur son téléphone pour raconter ça à Harriet, en plus. Cela passait bien à l’écran, on dira.

Du côté d’Harriet, les choses ne sont plus si heureuses que ça : elle est ravie du retour de Charlie bien sûr, mais n’apprécie pas trop de voir qu’il continue de privilégier ses opportunités professionnelles à lui.

Sept ans plus tard

Sept ans plus tard, nous découvrons que Mad est devenue une petite fille un peu introvertie. Je l’aime bien, en vrai, elle a l’air toute gentille. Malheureusement, introvertie et gentille, ce n’est pas un mix parfait à l’école. Les autres enfants se moquent donc d’elle parce qu’elle aurait des chaussures de garçon et quand, en plus, la prof leur demande de faire un arbre généalogique… ça craint pour elle. Elle reçoit heureusement le soutien d’une camarade gentille avec elle.

La série surprend alors avec un twist inattendu : cette gentille camarade est Mad. Ouep. Mad est en fait généreuse, au point de donner son repas à une camarade déprimée. Cela ne convient pas du tout à Elizabeth, par contre. Dès qu’elle l’apprend, elle débarque en furie dans le bureau du père d’Amanda. Et c’est un point très important : le père d’Amanda est un producteur de télévision qui est à la recherche d’une nouvelle émission pour remplacer une grand-mère qui rend les audiences plus flasques que… non, je ne répèterai pas cette phrase de l’épisode, tout de même.

Une chose est sûre : il trouve la personne parfaite pour être maternelle mais baisable qu’il cherchait quand il voit Elizabeth débarquer avec son tupperware et ses recettes. Il se précipite après elle pour lui proposer un job qu’Elizabeth refuse aussitôt. On sait toutefois qu’elle finira par accepter.

C’est une jolie manière de montrer comment la vie peut être surprenante, en tout cas.

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Lessons in Chemistry – S01E03 – Living Dead Things – 19/20

Voilà, la série se sert de tout le potentiel de ses acteurs, que je trouvais encore sous-exploités jusqu’ici. Bien sûr, ça se fait avec un twist dont j’aurais préféré me passer. C’est un épisode qui est et restera marquant dans mon année de sériephile, je pense. C’est aussi un épisode qui me fait prendre conscience de mon problème avec les séries Apple pour le moment : chaque épisode, individuellement, est vraiment génial… mais la saison dans son ensemble ? Je trouve que ça manque toujours de quelque chose.

Spoilers 

Elizabeth apprend ce qui est arrivé à Calvin.

I’m a ticking clock.

Après un tel cliffhanger, comment voulez-vous que je ne me jette pas sur le troisième épisode déjà disponible ?

Vie de chien

L’épisode commence non pas par la résolution du cliffhanger, mais par un flashback sur la vie de Six Thirty. Comment est-il devenu chien errant ? Eh bien, en s’enfuyant d’une base militaire où il n’était pas spécialement excellent comme chien militaire. C’est bien simple, il refusait d’écouter les ordres et de faire ce qu’on lui demandait.

C’est en vrai un beau début d’épisode qui se concentre sur le point de vue du chien – et franchement, je ne suis pas du genre à craquer sur les animaux, mais tout son commentaire sur son envie de la protéger et de le protéger, en parlant d’Elizabeth et Calvin et alors qu’on sait vers quoi on se dirige ? La petite montée de la musique et le bruitage du choc ? HORRIBLE.

Calvin se fait donc renverser et Six Thirty décide de se barrer, probablement pour retourner auprès d’Elizabeth. Est-il seulement possible d’avoir une vie aussi merdique ? C’est terriblement triste et même le générique n’arrive plus à nous donner le smile là. Après le générique, nous retrouvons une Elizabeth entourée de policiers lui apprenant ce qu’il s’est passé. C’est juste horrible. Brie Larson est une actrice incroyable, mais donnez-lui un script comme ça et moi je hurle devant ma télévision.

Sincèrement. J’suis pas venu ici pour souffrir OK ? Quelle horreur. Nous la voyons faire quelques démarches pour acheter un cercueil. Nous voyons Fran apprendre le décès au téléphone (non, vraiment, ne décrochez jamais le téléphone. Je ne peux que développer des angoisses avec une série comme ça). Nous voyons ensuite Harriet à l’Eglise avec ses enfants. Comment peut-elle répondre si calmement aux questions des enfants ? C’est horrible.

Et bordel, Aja Naomi King aussi est une excellente actrice qui est sous-employée pour le moment. Sa crise de larmes dans l’Eglise ? Vous me voyez venir, c’est : horrible. À l’enterrement de Calvin, Harriet rencontrera peut-être Elizabeth, non ? Je me suis dit que ça pourrait permettre quelque chose d’un peu moins horrible. Ce n’est pas le cas : l’horreur continue pour Elizabeth quand un journaliste vient lui poser plein de questions sur Calvin – et critiquer Calvin aussi. Franchement. Sincèrement ? Quel métier détestable.

Elizabeth ne tient pas trop le coup à l’enterrement et décide de quitter le cimetière bien vite. La série reprend alors le point de vue du chien pour nous apprendre qu’Elizabeth l’a beaucoup négligé ensuite. Et en vrai, ce point de vue du chien ? C’est horrible aussi. Il nous parle des odeurs de Calvin et de l’absence d’odeurs suite à son décès. Il nous explique la culpabilité de chien face à ce décès, et son soulagement quand Elizabeth arrête de s’occuper de lui pour aller bosser seule. Elle lui laisse quand même des croquettes, avec un système ingénieux pour ça.

Grenouille

La vie doit continuer – doit reprendre en tout cas. Et c’est fou comme en seulement deux épisodes on avait réussi à s’attacher au personnage de Calvin. Franchement, la série va me marquer avec cette mort plus que beaucoup d’autres. La violence, la mise en scène, le timing. Permettez-nous d’être heureux pour des personnages fictifs, merde !

C’est si triste ce qu’il se passe. Et ce n’est que le début : Elizabeth retourne donc au laboratoire pour découvrir que le laboratoire a été vidé en son absence. Les recherches qu’elle menait avec Calvin ? Elles appartiennent désormais à Hastings – et ne vous inquiétez pas que le boss connard est déjà sur le coup pour reprendre les recherches de Calvin, avec un laborantin pourtant pote avec Elizabeth, mais trop habitué à s’écraser dans la vie.

Elizabeth ? Son travail est désormais compromis. Elle ne peut plus venir au labo avec son chien. Elle ne peut plus travailler comme elle l’entend en fait. C’est bien simple, il lui ouvrait des portes parce qu’il est un homme. Maintenant, elle doit gérer en parallèle son deuil – atroce – et son nouveau travail – assistante d’un professeur.

J’ai ensuite eu envie de péter un sacré câble quand on a vu Elizabeth se mettre à vomir. Vraiment, pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours que dans les séries les personnages tombent enceintes dans les pires moments ? Elle ne veut pas d’enfant, bordel. Et maintenant, elle se retrouve à craindre être enceinte et être forcée de se fabriquer un test de grossesse avec des grenouilles. Ouais, si, si, c’est un vrai truc. Je l’ai même vu dans Riverdale, c’est dire.

C’est plus long que les tests de nos jours, cependant. Elizabeth s’occupe donc en préparant le dîner, avant de découvrir qu’elle est enceinte puisque la grenouille expérimentale a pondu plein d’œufs. Mais quelle horreur. Cet épisode me met mal pour elle. J’aimais tellement ces deux personnages. Et maintenant… ça ? Mais. C’est injuste.

Harriet

Et ce n’est pas le point de vue du chien qui m’aide à m’en remettre, franchement. La réaction d’Elizabeth ? Elle sort un marteau pour éclater la gueule de son plan de travail et passer ses nerfs. C’est ce moment qu’Harriet décide être le bon pour venir rencontrer Elizabeth. Harriet est énervée par un article présentant Calvin comme un monstre dans le Time’s. Elizabeth l’envoie bouler, parce que le timing est terriblement mauvais, mais au moins, elles se connaissent maintenant.

Et comme ça, Harriet peut prévenir Elizabeth qu’elle a bien l’intention de faire rétablir la vérité sur son ami. Elle se pointe donc au journal pour faire écrire la vérité sur son ami, mais bon, le journaliste se couvre en assurant que ce sont des citations de ses collègues qu’il a utilisées. Bloquée par une situation face à laquelle elle ne peut rien faire, Harriet décide finalement d’utiliser le journaliste pour qu’il l’aide à obtenir ce dont elle a besoin : du soutien dans sa lutte. C’est énervant.

En parallèle, à la fac, Elizabeth retombe sur le laborantin qu’elle connaissait et qu’elle aimait bien avant. Elle lui demande de faire le nécessaire, en passant par sa copine du moment, pour pouvoir récupérer des affaires de Calvin qui étaient dans le laboratoire. Ce n’est pas gagné cette affaire. Le laborantin ne semble même pas regretter ce qu’il est en train de faire. Pourtant, il commence alors à faire plein de petites erreurs dans le laboratoire. Je n’arrive pas à savoir s’il le fait exprès ou s’il est juste maladroit, mais bon.

Il ment en tout cas à Elizabeth. Il lui ramène toutes les affaires de Calvin, un simple carton, et lui assure qu’il n’a pas pu trouver les recherches d’Elizabeth. Je veux dire, c’est un mensonge évident : il se sert des recherches d’Elizabeth au labo… Ou alors il ne le sait pas ?

Ce qui est bien, en tout cas, c’est qu’Elizabeth arrête de détruire toute la cuisine pour ouvrir le carton des affaires de Calvin et découvrir dedans un vinyle acheté par Calvin pour… Harriet. Elle décide de lui apporter, mais ne souhaite pas pour autant entrer dans la maison. C’était mal connaître Harriet qui l’invite à entrer pour pouvoir s’occuper vite fait de ses enfants, puis lui faire écouter ce disque de jazz. C’est l’occasion pour les deux femmes d’apprendre à se connaître à travers les souvenirs de Calvin – l’occasion de danser aussi, beaucoup moins bien que lui si vous voulez mon avis.

La scène leur fait du bien pour relâcher la pression qui n’est pas tendre avec elles, et ça permet aussi à Elizabeth de se soulager enfin de son secret. Quelqu’un sait donc qu’elle est enceinte et lui assure qu’elle est capable de le faire.

Il n’empêche qu’Elizabeth n’en est pas convaincue. Pourtant, Harriet lui assure qu’elle en sera capable, comme toutes les mères. Elle pense ne pas pouvoir le faire, mais elle grandira – s’étendra – et en sera capable. C’est charmant comme tout, mais on enchaîne sur un montage où on la voit s’épuiser au sport, au travail et aux travaux de cuisine chaque jour. Il est assez évident qu’elle se malmène bien trop pour sa grossesse.

C’est un peu le but de toute manière : quand elle se rend chez le gynécologue – enfin, juste un médecin puisqu’il connaît Calvin – elle explique qu’elle espérait que le problème se règlerait de lui-même. Malgré tout, le médecin la laisse partir, après s’être assuré qu’elle avait un entourage pour l’aider. L’entourage en question ? Un chien et une voisine ? Sérieusement ? Mais bon.

La vie n’est pas très charmante et sérieuse avec Elizabeth après tout. Elle découvre donc ensuite que la faculté souhaite la virer. Fran a eu la bonne idée d’expliquer à son employeur qu’Elizabeth était enceinte, et sans être mariée en plus !, alors bon, ça fait un peu tâche d’avoir une telle employée. Une femme enceinte qui travaille ? Sans être mariée ?

On sent bien que Fran n’est pas ravie de la tournure de l’entretien, mais c’est trop tard, le mal est fait. Bien sûr, Elizabeth refuse catégoriquement d’être virée pour quelque chose dont elle n’est pas responsable et qui ne ferait pas virer Calvin. La scène est bonne. Elle est encore plus terrible avec quelques scènes de recul, quand on découvre qu’en plus Calvin avait l’intention de demander Elizabeth en mariage. Elle ne le voulait pas, mais bon, ça fout quand même des frissons d’imaginer à quel point sa vie aurait pu être si différente s’il avait survécu.

Mais il n’a pas survécu, et maintenant, elle passe son temps au milieu de la rue à parler avec Harriet ou à courir avec son chien. Putain, mais utilise le trottoir ? Je sais que Calvin était sur le trottoir, mais tout de même. Bordel, en tout cas, cette fin d’épisode où Elizabeth met un pied devant l’autre et continue de vivre après avoir craqué, où elle continue de vivre malgré son deuil, c’était magistral.

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Severance – S01E04 – The You You Are – 18/20

L’ambiance lente de la série ne me dérange plus tellement maintenant qu’il est question, justement, de créer une ambiance vraiment sympathique et mystérieuse. Je n’arrive pas à entrer pleinement dans le côté théorie qui devrait être là, mais je reste assez fasciné par ce que je regarde – sans tout comprendre pour le moment. Drôle de petit OVNI, tout de même, mais j’en reviens touours à l’ambiance.

Spoilers 

Helly découvre un nouvel niveau dans l’enfer de Lumon : la break room.

You’re such a hypocrite lecturing me about following the rules!

On sait que le temps passe beaucoup trop vite quand ça fait déjà une semaine que j’ai regardé l’épisode précédent de cette série. Ce n’est pas faute d’avoir eu envie de lancer la suite, mais bon, le temps passe vite, j’ai dit.

Break room

L’épisode reprend par cette pauvre Helly qui est complètement lobotomisée à devoir expliquer encore et toujours qu’elle est désolée et que c’est tout ce qu’elle peut être. Malgré la torture qui a duré longtemps, elle n’est, selon Milchick, toujours pas convaincue parce qu’elle dit. Comme il est 17h15, Milchick est finalement forcé de la laisser partir. Il lui promet toutefois de reprendre le matin suivant, ce qui nous confirme à quel point c’est l’Enfer pour elle.

En effet, elle n’a absolument pas le temps de s’en remettre : elle monte dans l’ascenseur, les portes se ferment et… elles se rouvrent aussitôt sur Milchick. Elle a beau savoir qu’elle a une vie en-dehors, ça n’empêche pas Helly de devoir subir en non-stop ce que Milchick veut lui faire. Bon, après, faut m’expliquer cette entreprise tout de même : elle perd forcément de l’argent si elle utilise son employée deux jours de suite à… lire un message à un autre ? En tout cas, on comprend bien pourquoi cette pièce est un lieu de torture que tous cherchent à éviter !

Le portable de Petey sonne dans le noir, et Mark se décide finalement à aller voir qui peut bien l’appeler. Ah. L’épisode ne recommence pas par le cliffhanger, mais il y revient comme si de rien n’était. Finalement, c’est un peu comme si on était nous même des employés de Lumon. Je ne sais pas comment l’expliquer : c’est comme si ce début d’épisode correspondait aux portes de l’ascenseur qui s’ouvrent pour Helly.

Bon, en tout cas, Mark décide de se rendre au travail tout de même. Une fois à Lumon, il retrouve la photo avec le plan dessiné par Petey. Pour autant, il ne dit rien à personne, y compris quand Irving débarque pour le faire chier avec Helly. Il veut tellement être chef à la place du chef – l’Enfer, c’est les autres. En parlant de ça, Dylan est évidemment flippé quand Burt débarque dans leur bureau. Son but ? Leur proposer une visite de son service à lui.

Bon. Burt cherche surtout à être ami avec Irving apparemment. Irving accepte immédiatement l’offre et se barre, sans même croiser Helly qui revient après avoir lu le message d’excuse plus de 1000 fois. C’est une torture comme une autre. Elle parle à Dylan et Mark à peu près aussitôt de ce qu’il s’est passé et de l’étrange voix qu’on entend dans cette pièce de torture. Pourtant, si elle entend un homme qui murmure des choses incompréhensibles, Dylan lui affirme avoir entendu plutôt un bébé qui pleure. Mark les interrompt à peu près aussitôt, parce qu’ils n’ont pas le droit de parler de la Break Room entre eux.

Mark n’ayant aucune autorité sur Helly ou sur Dylan, c’est peine perdue : il ne fait qu’attiser leur incompréhension alors que ce dernier raconte donc qu’il essaie de truquer la machine en pensant à d’autres situations pour lesquelles il pourrait être vraiment désolé. Soit. Mark s’est quant à lui officiellement remis au travail. Officiellement, oui, parce qu’en vrai, il est toujours perturbé par le dessin de Petey. Bref, personne ne bosse dans cette entreprise finalement !

Le truc, c’est qu’Helly le voit en train de regarder la carte et qu’elle se mêle vite de ce qui ne la regarde pas. J’aime beaucoup Helly et je comprends totalement sa réaction : elle est en train de se venger de la morale qu’il lui fait. Par contre, voler la carte, c’est une chose, la montrer à Dylan, c’en est une autre. Il est rapidement clair que la photographie n’a rien à faire ici, parce que le protocole interdit de… faire les plans de l’entreprise. Ah.

Comme il y a en plus des maisons à proximité du plan, il semble assez vite clair que le plan recèle plus de mystères qu’on ne pourrait le penser. Mark a beau s’en défendre et dire qu’il ne s’agit que de dessins de Petey, il est traité d’hypocrite par une Helly qui n’apprécie pas qu’on lui fasse la leçon sans respecter soi-même les protocoles ; et qui n’apprécie pas non plus que Mark se soucie si peu de son meilleur ami.

Mark finit donc par détruire la photographie, pour mieux être interrompu juste après par le retour d’Irving. Le but de cette destruction ? Prouver qu’il n’en a rien à faire de Petey, comme Helly le provoque…

Irving

Pendant ce temps, Irving tente de répondre à l’invitation de Burt. Malheureusement pour lui, ce n’est pas si simple de trouver les services de recherche de Lumon, apparemment. Il finit toutefois par trouver son chemin et trouve sur la même employée que dans l’épisode précédent – Felicia. J’avoue avoir un peu de mal à accrocher à Irving pour le moment. J’espérais que cette intrigue pourrait changer ça, mais ce n’est pas le cas : on le voit être un véritable fanboy du travail de Burt, qui est occupé à gérer les œuvres d’art qui arrivent à Lumon.

Difficile de savoir exactement ce qu’il en est de cette entreprise. Une chose est sûre, l’amitié entre Burt et Irving est plus que de l’amitié. Il se dessine en effet un rapprochement amoureux entre eux, dans la contemplation de l’art, mais aussi quand ils se tiennent la main. Irving, perturbé, repart aussitôt vers son bureau… mais il me semble assez évident qu’il est trop tard.

Sur le chemin du retour, Irving trouve un peu par accident sur un fauteuil le livre du beau-frère de Mark. Il met un petit temps à le regarder, avant de décider d’en parler à Mark, son supérieur – et à Dylan, parce que c’est un open space après tout. Helly n’en a rien à faire elle. Bien sûr, les protocoles sont clairs : ils n’ont pas le droit de garder le livre, ni de l’avoir à la base d’ailleurs.

Comme le livre est dédicacé pour Mark, ça perturbe grandement notre héros de tomber dessus. C’est sans trop de surprise qu’il décide donc de les garder en cachette, même s’il affirme à ses collègues qu’il va le remettre à Milchick. Trop de secrets dans cette entreprise, bordel !

Helly

Quand ils reviennent de ce petit détour, Helly n’est plus là. Elle a décidé de trouver un coupe-papier et de s’en servir. Helly profite donc du matériel de bureau pour tenter de faire du chantage à Cobel. Son idée est simple, elle veut la forcer à la filmer en train de donner sa démission. C’est assez fou comme procédé, mais c’est efficace : elle menace de se couper quelques doigts si on ne la laisse pas filmer un message de démission. Elle y voit une chance d’enfin quitter l’entreprise. Honnêtement, j’espère pour elle que ce sera le cas, mais j’ai comme un doute.

Pourtant, Mark est présent lorsqu’elle filme son message de démission. C’est finalement tout le bureau, de Cobel à Irving, qui l’accompagne à l’ascenseur. Elle monte dans celui-ci avec son DVD de démission, convaincue que ça suffira à convaincre son outie de la laisser vivre sa vie. Malheureusement pour elle, ce n’est pas le cas, loin de là. C’est complètement dingue : Helly voit les portes de l’ascenseur se rouvrir.

Elle tient alors un autre DVD, avec un message de l’outie. Cette dernière refuse la démission, lui explique qu’elle est en charge et qu’elle ne la considère pas comme une humaine. C’est absolument violent comme retournement de situation. Je voyais l’outie d’Helly comme quelqu’un de plutôt rationnel. Là, on lui fait carrément dire qu’elle n’en a rien à foutre de son autre personnalité – au point de décider qu’elle n’est pas une personne. Ce n’est pas rien.

Difficile de croire vraiment que ce soit Helly qui raconte ça. L’intelligence artificielle est-elle déjà au point à ce point ?

Petey

À l’extérieur de Lumon, Mark découvre que Petey est mort de cause inconnue. Il est relié à Lumon, ce qui pose clairement problème au personnel de gestion que nous connaissons. Arquette est vraiment une actrice incroyable pour ça : elle est la méchante de l’histoire, mais j’ai tout de même de la peine pour elle quand je la vois stresser du décès de Petey.

Elle est censée récupérer la puce dans son cerveau, ce qui ne semble pas chose aisée à faire, hein. Elle se rend toutefois à l’enterrement de Petey, en tant que Mrs Selvig. J’imagine qu’elle ne regrette pas son choix vestimentaire : elle y croise Mark. Le choc et la surprise semblent sincères. Mark improvise un mensonge efficace plutôt que de dire la vérité. C’est drôlement malin de sa part de continuer à garder le secret de sa rencontre avec Petey.

Tandis que Mrs Selvig se comporte comme une dingue avec la fille de Petey, Mark rencontre l’ex-femme du défunt. Celle-ci semble assez remontée contre Mark, parce qu’il représente Lumon. Pourtant, Mark parvient à gagner des points auprès de June quand il connaît son prénom – c’est la preuve que Severance n’est pas 100% efficace. June est contre la procédure cependant et elle ne se gêne pas pour le dire à Mark.

La cérémonie peut en tout cas commencer et offrir la possibilité à Mrs Selvig de se rendre auprès du cadavre pour récupérer la puce dans le cerveau du cadavre – dont le cercueil a été fermé. C’est complètement fou cette affaire. Qu’est-ce que c’est que cette intrigue encore ? Mark vit mal la cérémonie, avec une vidéo d’une chanson entre Petey et sa fille qui vire à l’obsession pour lui. Le montage est sacrément bien foutu pour nous mettre mal à l’aise.

Malheureusement, quand Mark retourne auprès du cercueil, il est déjà trop tard : Mrs Selvig a terminé de faire sa petite autopsie personnelle du cadavre. Elle peut donc réceptionner Mark et chercher à le questionner davantage sur ce qui le rend triste. À ce stade, ça devient une chance que Mark ne lui raconte rien – et je me dis qu’il y a une opportunité ratée tout de même. Petey aurait pu lui laisser un message ou lui dire.

Bien que Mrs Selvig ramène Mark chez lui, ce dernier décide de reprendre la route à peu près aussitôt, de nuit. Il ne rentre pas chez lui, mais se rend sur l’autoroute. Il n’est pas bien compliqué de comprendre que la mort de Petey le remue et qu’il souhaite se rendre à l’endroit où il a perdu sa famille. June lui a reproché de vivre dans le déni, en plus. Je le vois bien annoncer qu’il démissionne, à force.

Un retour au travail dramatique

De retour à Lumon, Cobel donne la puce de Petey à Milchick, afin qu’elle puisse être analysée. Elle a clairement le dessus sur lui, refusant même de lui expliquer ses intentions quand elle demande une session de bien-être pour Mark S. C’est une bonne idée, ma foi, il a besoin de calme. Entre sa journée à l’extérieur qui est on ne peut plus triste et sa journée à l’intérieur qui consiste à lire de manière illégale un livre, on n’est pas dans la merde. Oui, oui, il lit finalement le livre de son beau-frère. Dylan comprend bien vite ce que fait Mark. Il se débrouille donc pour trouver le livre à son tour quand Mark se rend à sa séance de bien-être.

La séance est toujours aussi cheloue que d’habitude, avec une balle de golf en pâte à modelé à remodeler comme il le souhaite. Il décide de former… un arbre. Comme quoi, malgré l’amnésie, il y a des traumas qui marquent – et qui font flipper Cobel depuis son bureau.

Pendant ce temps, Irving se débrouille pour retrouver Burt. Les deux admirent un tableau ensemble et… non, personne ne bosse, c’est clair à ce stade. J’aime bien les voir se mettre à sympathiser comme ça. En plus, l’air de rien, on en apprend plus sur Kier grâce à Burt : il a lu les premiers textes de leur maître spirituel. Burt explique même à Irving que Kier communique avec eux autrement, avant qu’ils ne se disent au revoir. Malheureusement pour lui, Irving fait demi-tour et découvre que les bureaux de Burt cachent un immense hangar avec plein d’autres employés.

Le plus dramatique reste toutefois ce qu’il se passe du côté d’Helly. Alors qu’elle semblait aller beaucoup mieux et que ça rassurait Mark, elle planifiait tout autre chose : son suicide. Bordel. On le voit venir à des kilomètres ce cliffhanger, mais il n’en reste pas moins traumatisant : Helly choisit de mettre fin à ses jours. On ne sait pas encore si c’est le cas, bien sûr, mais je ne le sens pas pour elle, franchement.

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