Riverdale – S01E09

Épisode 9 – La Grande Illusion – 13/20
Pfiou, pfiou, pfiou. L’avantage, c’est que j’ai beaucoup ri avec cet épisode qui possède de bonnes blagues bien malgré lui avec des scènes et des situations qui frisent le ridicule. Le désavantage, c’est que le fil rouge n’avance pas et que même si je ris aux dépends de la série (quoique, elle le cherche bien), ben… je me fais chier, en fait. Un petit meurtre, c’est négociable ? Je sais déjà pour qui je vote, si besoin !

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Spoilers

109

We won’t take no for an answer, Archiekins.

Les voilà qui parlent français dans les titres d’épisodes, manquait plus que ça. L’épisode commence comme toujours par Jughead nous racontant la vie de la ville, avec une entreprise de sirop qui ferme et qui fait des remous en ville. Qui s’en fout ?

Alice continue de vouloir récupérer Polly dans cet épisode, n’admettant pas que sa sœur puisse choisir les Blossoms plutôt qu’elle. Comme ça n’a aucun sens, on se doute bien que ce n’est pas vraiment le cas effectivement. Il nous faudra tout l’épisode pour en avoir le cœur net, en tout cas, et ça se fait de manière tout sauf naturel avec Cheryl qui se révèle amoureuse d’Archie, parce que pourquoi pas.

Parce que ça n’a pas de sens ? La série n’est plus à ça près. Ainsi, Cheryl demande à Archie d’être son rencard à un gros événement familial de bourgeois, qui n’est qu’une façade maintenue par ses parents pour rassurer la famille et les investisseurs. Cela n’a aucun sens de voir Cheryl se jeter comme elle le fait sur Archie alors que ça n’était en début de série qu’un moyen de faire chier Betty, mais admettons.

Au moins, ça permet à Archie de nous affirmer qu’il est toujours en couple avec Val, histoire que la pauvre puisse servir à peu près à quelque chose. On l’oublierait sans ce genre de scène. Il y en a une qui est prête à oublier qu’Archie a une petite-amie : la mère de Jason et Cheryl. Elle réussit à faire en sorte de le convaincre d’accepter l’invitation de Cheryl en lui promettant de le faire inscrire dans une grande école de musique grâce à ses relations.

Personnellement, je reste super gêné des scènes entre Archie et la mère des jumeaux, mais bon. Le secret bien caché là finira bien par éclater un jour ou l’autre. En tout cas, Betty profite de ce rencard d’Archie à une fête de famille des Blossom pour faire en sorte qu’Archie parle à sa sœur, évidemment, et Veronica n’est pas pour, mais c’est comme ça, que voulez-vous. La cérémonie ? Mon dieu. Elle se passe sous la neige et est une grande réunion de roux habillés en rouge, au point qu’on ne peut que penser que c’est une secte. Non ?

Je suis sûr que je ne suis pas le seul à le penser, surtout quand il est question d’une fête familiale traditionnelle et secrète consistant à faire en sorte qu’un robinet coule d’un arbre. What. The. Fuck. Bref, pour l’intrigue, il faut noter qu’Archie est donc un bon agent-double pour Betty… et Alice. Au secours, je n’en peux plus d’Alice, elle me saoule tellement je ne peux plus me la piffrer, alors que Betty commence à m’envoyer de bonnes vibes. Elle s’inquiète pour sa sœur qui refuse à présent de lui répondre et que Jughead qualifie d’otage quand il en est question en face de Cheryl.

Oui, Betty confronte Cheryl pour avoir des nouvelles de sa sœur, et elle en a : Polly est bien enceinte de jumeaux. Merveilleux. Cheryl est au top de sa forme dans cet épisode, enchaînant ensuite avec un cadeau pour Archie : une belle guitare pour leur deuxième rencard familial. Le problème, c’est qu’elle fait ça devant Fred qui n’est pas bien heureux de la situation et n’hésite pas à mettre en garde son fils concernant les Blossom, surtout que Cheryl se débrouille quand même pour avoir deux rencards avec notre héros en un seul épisode. Eh, ça fait beaucoup.

Val aussi n’est pas heureuse de voir Archie flirter autant avec Cheryl, du coup, et elle lui fait savoir. En vain. Pourtant, Archie est un bon espion : il découvre d’une part que Polly n’est pas chez les Blossom par plaisir, mais juste pour prouver qu’ils ont quelque chose à voir avec la mort de leur fils (charmant) et d’autre part que ce sont les Blossom qui ont envoyé Hiram en prison… regrettant de ne pas l’avoir fait avec Hermione. C’est si charmant, et ça nous met Hiram sur le tableau des suspects de Betty et Jughead au journal du lycée. Hâte que Veronica découvre ça, surtout vu son intrigue dans l’épisode. J’y reviens plus tard.

Oui, parce qu’entre deux découvertes, Archie a aussi d’autres scènes dans cet épisode, notamment deux ou trois avec le père des jumeaux qui l’aime beaucoup et veut vraiment lui donner un avenir radieux – et un look hideux ? – ou une avec Cheryl, qui cherche à embrasser son Archiechou aussi vite que possible. Il se refuse à elle, parce que Cheryl ne l’attire pas. Forcément, la gosse de riche capricieuse le vit très mal et finit l’épisode en rayant au marqueur rouge la photo de famille prise en début d’épisode avec Archie et Polly. Mais quel cliffhanger de merde, j’ai bien ri.

Bien sûr, Alice est heureuse d’entendre que Polly n’est chez les Blossom que pour espionner, mais ça n’empêche que sa vie est super misérable désormais. Elle finit tout de même par devoir accepter de travailler pour… le journal du lycée ! Là aussi, je vous assure, j’ai bien ri ! Si elle se retrouve dans cette situation, c’est que je ne suis pas le seul à en avoir marre d’Alice : son futur ex-mari aussi ne la supporte plus quand elle veut publier un reportage sur les Blossom. Il en profite donc pour la virer du journal qu’il possède, là où vraiment depuis le début de la série on nous disait que c’était elle qui dominait tout l’empire familial.

Dans cet épisode, elle ne maîtrise plus rien du tout, et même pas ses nerfs : elle n’hésite pas à briser la vitrine du journal de son mari avec une grosse pierre qui traînait par-là, comme par hasard. Toutes cinglées dans cette famille, vraiment.

Du côté de la deuxième intrigue de l’épisode, Hermione confronte Veronica, l’air de rien, pour savoir si elle est celle qui a dit quoique ce soit à son père. Ce n’est pas le cas, ce qui veut dire que quelqu’un d’autre se mêle de la relation de Fred et Hermione. C’est gênant, surtout alors qu’un procès se prépare contre Hiram.

D’ailleurs, Ethel redébarque à nouveau dans cet épisode, pour être une grande poète (lol, non). L’actrice est géniale, mais j’ai toujours autant de mal à la voir comme une adolescente. Aucun des acteurs ne l’est, je sais bien, mais je ne sais pas. En tout cas, Veronica considère aussitôt que le poème d’Ethel, lu en classe, est un appel à l’aide et elle décide de devenir super amie avec elle, forçant une fois de plus Kevin à la suivre dans ce délire.

J’aime bien l’amitié Kevin/Veronica, cela dit. Elle sort de nulle part, mais elle passe bien. Les deux se retrouvent donc pour un dîner familial chez Hermione, avec Betty, toujours là, encore et toujours. Où est Jughead ? Pas invité apparemment. Ce n’est pas plus mal, parce que le repas est loin d’être heureux : Ethel a tout perdu et sa famille s’est fait virer de chez elle faute d’argent… après avoir été en relation avec Hiram, le père de Veronica.

Bosser pour Hiram et Hermione, ce n’est donc pas une bonne idée, parce que quand il s’est fait arrêter, ses employés ont évidemment tout perdu. Veronica s’énerve après sa mère de découvrir ça, avant de s’inquiéter pour Fred. La fille finit par faire entendre raison à sa mère, qui avoue toute la vérité à Fred : les Lodge sont les acheteurs anonymes du terrain. Oups.

Sinon, c’est ma soirée crises de larmes : dans cet épisode, c’est Veronica qui craque (son collier de perles, littéralement) en apprenant la tentative de suicide du père d’Ethel, parce qu’elle sait que c’est son père à elle qui est responsable du malheur de sa pote. C’est triste. En tout cas, Veronica refuse de rester avec ça sur la conscience : elle se rend donc à l’hôpital pour offrir des fleurs à Ethel et sa mère, avant d’avouer son identité.

C’est beaucoup pour Ethel qui est bien triste d’apprendre la vérité sur sa seule amie, mais au moins, Veronica fait les choses bien pour une fois. C’est rare dans cette série. Ethel s’en rend évidemment compte, et c’est tant mieux pour Veronica, qui méritait bien cette petite pause drama, j’imagine.

Histoire de finir en riant bien pour cette critique, notons que c’est une sale journée pour les couples inutiles : Val (qui ça ?) largue Archie, Fred largue Hermione, récupérant au passage 20% des bénéfices du chantier, évidemment. Prochaine étape, une rupture Jughead/Betty. Non, je déconne, ça va, je les aime bien les enquêteurs en herbe.

Compteur d’Archie à poil : Encore et toujours 6…
Dans tout ça, on ne voit toujours pas le torse d’Archie. Je pense vraiment qu’on m’a menti sur la série et qu’elle a bien mauvaise réputation. Après, on l’a vu en caleçon chaussettes malgré tout, pendant que le père de Cheryl et Jason lui taillait une… tenue de soirée immonde. Quoi d’autre ?

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Riverdale – S01E08

Épisode 8 – The Outsiders – 14/20
Il se passe tellement de choses dans la série que je finis par perdre ma capacité à prédire à l’avance certains des rebondissements, ce que je trouve super frustrant, parce que c’est vexant de se faire avoir par des scénaristes qui nous pondent des scénarios aussi médiocres… Mais pas autant que les crises de larmes de certains personnages. Qu’on leur achète des oignons, pour la crédibilité, svp !

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Spoilers

108

It’s an impossible situation.

Allez, c’est reparti, mais ça me fait bizarre de m’interrompre en pleine saison de 13 Reasons Why pour voir cet épisode… sauf qu’il faut bien, il y a 42 minutes qui revient déjà et je dois voir des épisodes pour en parler tout de même. Je suis content de m’être arrêté avant cet épisode en tout cas, parce que le début nous fait un bon résumé des choses en se concentrant sur la famille de Polly et Betty, et en nous faisant un bon récap de l’intrigue.

On enchaîne ensuite avec un témoignage pas très utile de Polly qui permet toutefois de savoir que les serpents sont liés à ce qui est arrivé à Jason, mais aussi que Veronica et Betty sont là pour la soutenir quand elle témoigne auprès du shérif, de même qu’Hermione. Franchement, je ne vois pas trop ce que font les adolescentes et l’amante d’un type qui flirte avec les serpents en secret dans la pièce, mais admettons.

Tous les lycéens apprennent progressivement ce que Polly raconte et Veronica finit par envisager d’organiser une baby shower pour Polly, fête qui se concrétise dès que la mère de Betty débarque pour engueuler les filles. Naturellement, ce sont les adolescentes qui ont le dernier mot sur l’adulte, comme toujours dans cette série. Pourtant, ça ne plaît pas tellement à Hermione de découvrir qu’elle est censée organiser la fête avec les deux familles qui se détestent.

Pourtant, Hermione est celle qui arrive à convaincre Alice de venir à la soirée, alors que Polly, de son côté, annonce à Betty qu’elle voudrait qu’elle s’occupe du bébé s’il devait lui arriver quoique ce soit. L’adolescente est super excitée à l’idée de se retrouver avec un bébé sur les bras avant même ses dix-huit ans… Betty est marraine, n’en déplaise à Cheryl qui débarque évidemment avec la poussette la plus chère du marché à la babyshower.

Cette dernière est l’occasion de retrouvailles et réconciliations de Polly avec à peu près tout le monde, de sa mère à sa belle-mère. Le seul homme autorisé à être présent est apparemment Jughead, mais il disparaît bien vite une fois que tout est organisé, dans le fond de la pièce, où il est prêt à recevoir le drama qui l’attend sur place.

Ce n’est toutefois pas le point d’intérêt de cette intrigue sur le fil rouge : on veut nous montrer d’une part que Polly est heureuse de cette journée organisée pour elle, avant de nous expliquer qu’elle ne l’est pas parce que sa famille et sa belle-famille se détestent. Les mères s’engueulent, les adolescentes ne sont pas bien plus efficaces, et Polly… pleurniche. Non, mais vraiment. Elle pleurniche, avec des jérémiades de gamine comme je n’en avais plus vu depuis un bon moment !

Cela met fin à cette petite fête bien chiante où la grand-mère prédisait des jumeaux à la fiancée de son petit-fils mort et permet de nous entraîner sur une autre révélation problématique : le père de Polly a fait en sorte qu’elle voit un médecin pour avorter, sans même en parler à sa femme qui est censée tout contrôler. Trouble in paradise.

Tellement, d’ailleurs, qu’Alice nous pond une crise de larmes tout aussi ridicule que celle de Polly juste après. Telle mère, telle fille. J’ai bien ri de la voir s’énerver après son mari. Hop, exit le père de Betty et Polly qui n’arrive pas à justifier son acte. Ce devrait être suffisant pour que Polly rentre chez elle, n’est-ce pas ? Eh bien… Non. Elle préfère aller vivre chez sa belle-famille, les cinglés qui veulent l’acheter et passent leur temps à la menacer. Un choix fort raisonnable, ma foi.

De son côté, Fred a des problèmes au travail désormais parce que les ouvriers refusent de travailler. Ce chantier me soule, mais bon, apparemment Fred a vu les choses venir sans trouver de solution au problème : il n’a plus d’argent pour payer les ouvriers. C’est embêtant… et on veut nous faire compatir à la situation de Fred, mais il ne sait juste pas gérer son business quoi, qu’est-ce qu’on y peut nous ? Un concurrent vorace en profite évidemment pour ré-embaucher aussi vite que possible les hommes de Fred… qui n’aime pas trop l’idée, bizarrement.

Bien, on a donc un nouveau grand méchant qui se dessine dans cette saison… et une solution pas crédible du tout avec Archie et ses potes qui se portent volontaires pour aider à la construction, débarquant en tenue d’ouvriers. Dommage qu’il pleuve, ça n’aide pas mon compteur d’Archie à moitié à poil ça. C’est finalement Jughead qui finit plus nu que son pote, avec un marcel blanc absolument pas taché après une journée de boulot.

Notons avant d’en revenir à la suite que Jughead vit désormais dans la chambre d’Archie et on n’a pas besoin de Fred pour savoir que ça a l’air de puer l’ado en rut dans cette chambre. Après la musique, le foot américain et la boxe, Archie excelle désormais en jeux vidéo et en travaux de construction. Un jour, il apprendra à faire le ménage, espérons.

En attendant, donc, il est sur le chantier de son père et il emmène tous ses potes, ce qui permet à un certain Moose dont je n’ai aucun souvenir qui se fait tabasser par des hommes s’amusant à détruire la construction parce que c’est fun. Au moins, cette agression me permet d’avoir l’enseigne de SoDale qui clignote pour le Bingo Séries, c’est déjà ça.

Le truc, c’est qu’Archie est aussitôt persuadé que les Serpents sont responsables de l’agression et des menaces proférées contre le chantier. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit insupportable pour le reste de l’épisode à faire une fixette là-dessus, alors que son père lui demande de ne pas se mêler de ses affaires, ce que les adolescents de cette série ne savent pas faire.

Bien rapidement, Archie décide d’aller dans un bar de Serpents, grâce à l’aide de Kevin dont le copain est bien utile soudainement. Par contre, ça se fait sans l’aide de Jughead qui continue de cacher le secret de son père comme il peut. Archie se retrouve donc sur une table de billard, dominé par un des Serpents… évidemment arrêté par le père de Jughead. Ben oui, il fallait bien qu’il découvre cette vérité.

Le père de Jughead n’est pas d’une grande utilité pour l’intrigue face à Archie qu’il engueule, avant d’appeler son père. Fred préfère confronter son vieil ami que son fils, ce qui est une erreur de débutant vu le fils en question.

En effet, Archie disparaît de la voiture pour aller confronter Jughead au beau milieu de la babyshower, l’air de rien. Personne n’est vraiment étonné de le voir débarquer là, les deux se disputent dans le fond de la pièce, ce qui permet à Betty d’apprendre la vérité sur le père de son copain et à Veronica de prouver son autorité sur Archie. Qui l’aurait cru ?

Tout le monde, je sais. Archie finit par rentrer chez lui pour se réconcilier avec son père sans la moindre punition, parce qu’après tout pourquoi punir un ado qui fugue après avoir refusé d’écouter son père et s’être mis en danger en provoquant une baston dans un bar sans la moindre raison valable ?

Heureusement, le fil rouge finit par avancer quelque peu grâce à Jughead et Betty, qui feraient presque de bons enquêteurs à ce stade. Ils vont en effet confronter le père de Jughead, ce qui leur permet d’apprendre que Jason dealait bien de la drogue pour eux, puisqu’il avait besoin d’argent pour s’enfuir avec Polly. Ben merde, ça se tient. La scène se termine par des réconciliations autour d’un baiser entre Betty et Jughead, parce que nous sommes dans une série pour adolescents et que les bons sentiments doivent dominer.

Tellement, d’ailleurs, qu’Archie finit par dire à Jughead qu’il est son frère et qu’il lui pardonne immédiatement le fait que son père est un Serpent, même si les Serpents sont des connards. Et pas qu’un peu d’ailleurs : on découvre que le copain de Kevin est en fait juste une taupe intéressée par le fait qu’il soit le fils du shérif. Pff. C’est tellement naze que je me demande pourquoi je ne l’ai pas vu venir. Il se passe tellement de trucs ridicules dans la série, je finis par ne pas être assez concentré pour tout capter à l’avance.

Si j’ai raté ça, je m’attendais complètement à la fin d’épisode où les Serpents proposent leur aide à Fred pour le chantier, avant que le père de Jughead n’avoue à Hermione que c’est son mari qui est responsable de l’agression et de la destruction d’une partie du chantier. Quelqu’un aurait balancé à son mari qu’Hermione le trompait, donc. Quelle surprise.

Avant de conclure cette critique, soulignons que les scénaristes ne savent pas du tout quoi faire de Val… Comme elle sort avec Archie, elle tente de le raisonner un quart de seconde, sans succès, avant de dire bonjour au casting à la babyshower, et c’est tout. Gros rôle pour la petite amie du héros quand même !

Compteur d’Archie à poil : On est bloqué à 6…
Ca en devient frustrant, j’ai un pari à gagner, moi !

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Films vus en 2020 (#23)

Salut les cinéphiles,

Vous connaissez mon introduction par cœur désormais : on est mercredi, c’est-à-dire le jour où je vous parle de l’ensemble des films vus au cours de l’année 2020. Je ne rattrape pas encore tout à fait mon retard, mais je sais que ça viendra, petit à petit. En attendant d’arriver à la pause de deux semaines de début mai, je poursuis avec les films vus au début du mois d’avril. Une vraie course contre moi-même, tout ça.

Les Éblouis

Les Eblouis", un film sur les dérives sectaires chrétiennes - rts ...Un film français, ça change ! Bon, vous aurez vite compris pourquoi j’ai regardé ce film, parce qu’on y retrouve l’inégalable et géniale Camille Cottin, qui joue ici un rôle aux antipodes de celui de la Connasse ou d’Andrea. Écoutez, ça lui réussit plutôt bien, elle reste exceptionnelle comme actrice, avec toujours la réplique qui fait mouche prononcée sur le bon ton.

Le film n’est pas grandiose pour autant : il y est question, et ça se comprend bien vite, de suivre comment une famille peu tomber progressivement dans une secte religieuse, sans voir tout à fait qu’ils sont en plein dedans. Le film est tour à tour drôle et glaçant, flippant et sympa, excellent et moins bon. Le niveau d’ensemble est inégal, même si tout le casting tient la route.

En revanche, bonjour la frustration à la fin. On pourrait pas en faire une série ? Il y aurait de quoi faire là !

Bande-annonce Play : nostalgie 1990's pour Max Boublil et Alice ...

Play

Cela faisait un moment que je n’avais plus évoqué le moindre coup de cœur sur le blog, mais en voilà un qui m’a pris totalement par surprise. Ce qui en fait un coup de cœur ? La proximité instaurée par ce film dont l’histoire est à la fois banale et touchante. Franchement, si on m’avait dit que j’allais verser une larme ou deux devant un film de Max Boublil, je ne l’aurais pas cru… Et pourtant, c’est bien ce qu’il s’est passé.

En fait, le principe du film est assez simple : un trentenaire décide de revisionner l’intégralité de tout ce qu’il a filmé depuis sa première caméra enfant à l’âge adulte, de manière à monter « le film de sa vie ». On suit inévitablement un fil rouge romantique plutôt efficace, mais ce qui fait le véritable intérêt du film, c’est le côté « vie quotidienne », avec un sacré effet de réel, des années 80 (la fin), 90, 2000 et 2010 (un peu moins).

Ce sont des années sur lesquelles j’étais plus ou moins jeune, plus jeune que le personnage en tout cas, mais j’en ai des vrais souvenirs et les grands moments marquants du film sont des grands moments marquants de ma propre vie. Quant au personnage principal, si je n’aime pas l’adulte qu’il devient et s’il est avant ça un ado relou, il n’en reste pas moins un personnage auquel je peux facilement m’identifier, puisque moi aussi, je filmais absolument tout quand j’étais au lycée. Tout, tout, TOUT.

Bref, gros coup de cœur pas forcément mérité d’un point de vue objectif, mais ce n’est pas le principe de mes critiques de l’être ! Et j’adore les acteurs aussi !

Cinedelirious: Midsommar

Midsommar

Quel étrange film ! Précédé par sa réputation, je savais à peu près à quoi m’en tenir et ça me paraissait assez juste à regarder, dans la lignée du premier film de cet article. Finalement, je ne sais pas trop quoi en penser de ce film dont la critique a parlé en boucle pendant un moment. Certes, c’est l’histoire d’un groupe de jeunes qui se retrouvent plus ou moins malgré eux au sein d’une secte de fanatiques, mais j’ai trouvé ça dans l’ensemble prévisible dans la mise en place. Tellement, d’ailleurs, que j’étais déçu de voir qu’ils n’allaient pas au bout de ce que j’en espérais.

Après, le film vaut surtout le détour pour sa réalisation psychédélique, les effets de la drogue qu’il prétend faire ressentir et le sentiment de malaise qui flotte bel et bien pendant toute la longue durée de cette production. Il n’en reste pas moins que j’en attendais plus… et que je suis incapable de dire si je l’ai aimé ou pas. La fin est frustrante, il y a de bons moments et d’autres plus soporifiques, mais l’ensemble était sympathique ! Regret de ne pas l’avoir vu au cinéma, par contre.

Les Misérables

ladj ly | TumblrAh. Le film fait écho avec l’actualité du moment, mais c’est bien sûr un hasard. Il y est question d’un trio de policiers au sein d’une cité où ils se sentent paradoxalement tout puissant ET en danger, et ça m’a rappelé que mes élèves de début d’année me manquaient…

Il y a de vraies bonnes trouvailles dans le film qui n’a pas grand-chose à voir non plus avec Victor Hugo, il y a des moments à couper le souffle, d’autres plus terre à terre. Le vrai problème du film, c’est qu’il rend attachant l’ensemble de ses personnages, y compris ceux qu’on aurait envie de détester. C’est une bonne chose pour le film, mais c’est aussi frustrant de ne pas savoir sur quel pied danser, ni savoir qui on a envie de soutenir. Au moins, ça montre bien, et sans jeu de mots, que tout n’est pas blanc ou noir dans la vie.

En revanche, énorme déception sur la fin du film. Là aussi, pour une série ça l’aurait fait… J’aime bien les fins ouvertes, mais on s’arrête vraiment au moment le plus intéressant (ou presque) et je ne comprends pas bien pourquoi. Enfin si, le film ne se mouille pas et ouvre facilement le débat en sortant de la salle… Encore un que j’aurais dû voir en salle !

Gremlins

Guizmo | Gifs | Gifs, Cinéma et FilmIl y a des films cultes qui méritent d’être vus, même en-dehors de la période de Noël. OK, c’est sympathique, je vois pourquoi il est culte, mais je n’ai pas grand-chose à en dire. J’ai passé un bon moment malgré les inévitables spoils dont j’étais victime, le film tient toujours la route après toutes ces années. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus marqué : malgré son aspect vieux film (et racisme latent, c’est quoi ce cliché du vendeur ?), ça passe tout de même super bien en 2020.

Je le reverrais probablement à Noël – quoiqu’il y a énormément à faire sur Disney + concernant Noël ! – pour le voir à la bonne période. C’était chouette et je comprends la tradition de le revoir chaque année. Et oui, quand je vous dis que j’ai une culture ciné déplorable, je ne vous mens pas !

13 Reasons Why – S03E10

Épisode 10 – The World Closing In – 14/20
Apparemment, la saison a trouvé son rythme de croisière et ne se donne plus trop la peine d’être surprenante avec des épisodes tous calibrés de la même manière, des confrontations à n’en plus finir et des demi-vérités qui ne sont que l’arbre cachant la forêt. Encore et toujours. En même temps, la fin de saison se rapproche, tout espoir d’amélioration n’est pas vain.

> Saison 3


Spoilers

310

I wish you a lifetime of learning what sorry means.

Comme prévu, le passé se concentre sur la mère d’Hannah, de retour en ville pour vendre enfin sa maison. Ce n’est pas évident de vendre une telle maison, mais apparemment la production l’a fait il y a un moment, parce qu’on ne la voit pas de l’épisode. En revanche, le retour de Mrs Baker n’apporte pas grand-chose du côté des scènes.

C’est un plaisir de retrouver l’actrice et le deuil de la mère d’Hannah reste quelque chose qui aurait été plus intéressant à voir que l’intrigue de la saison 2 qui contournait ça ou que cette saison 3, mais bon, à part ça, la voir parler avec Jess, par exemple, ce n’est pas bien impressionnant. C’était plus intéressant en revanche quand on la voit affirmer à Tony qu’elle sait que la famille Walker était au courant du statut d’immigrés illégaux de la famille. Oups, ça fera des vagues dans le présent, ça.

Evidemment, Tony s’énerve en apprenant cette nouvelle, puis décide d’aller confronter Bryce. Le pauvre n’est bien sûr pas au courant du tout de ce qu’il s’est passé, parce qu’il n’est pas si méchant cette saison. Aaaah. J’ai tant de mal avec les scénaristes qui font tout pour innocenter Bryce et nous le faire paraître comme un grand gentil, alors qu’on sait parfaitement qu’il est un connard et que nous n’avons pas envie de l’aimer, point.

Bref, il confirme le lendemain à Tony que son père est bien celui qui a appelé l’ICE, parce qu’il voulait se venger de tout le monde. La bonne blague. Tony a donc témoigné pour Bryce et c’est comme ça qu’on le remercie ? Putain, heureusement qu’il est Tony, donc a tout pour être innocenté ensuite… parce que vraiment, ça donne des envies de meurtre tout ça, et lui, il est capable de violence, on le sait.

En tout cas, il ne s’énerve pas quand Bryce lui explique les choses. Au contraire, il finit par faire ami ami avec, étant gentil lorsque Bryce lui annonce qu’il a envie d’enfin écouter les cassettes audio d’Hannah. Pardon ? Après tout ça, il n’a toujours rien écouté des cassettes d’Hannah donc, ce qui n’a aucun putain de sens suite au procès tout de même. La base de la défense est normalement de lui faire écouter les moments compromettants dont il est question, non ?

Les scénaristes profitent en tout cas de cette lacune dans le scénario pour nous montrer que Bryce est un être humain qui est bien triste de ce qu’il a fait maintenant qu’il a pris conscience que c’était un viol. Non mais stop. Arrêtons de nous montrer les deux côtés, on les connaît. Il a beau avoir été mal élevé, on ne lui pardonnera jamais, c’est bon. C’est plus énervant qu’autre chose de les voir tenter encore et toujours de nous le faire apprécier. On sait ce que c’est qu’un violeur, on a compris, quel est l’intérêt là franchement ? Je me répète, je suis en boucle, mais vraiment, c’est du grand n’importe quoi du côté des messages transmis là.

Bref, Bryce finit par demander à Tony s’il pense que Mrs Baker est prête à écouter ses excuses… mais ce n’est pas le cas. Malgré tout, Bryce prend la décision complètement folle et dingue d’aller la voir pour lui demander de l’aide à comprendre Hannah. AHAHA la bonne blague. Mrs Baker a à peu près la même réaction que moi face à cette intrigue de saison de Bryce et s’enfuit en lui souhaitant bien de mauvaises choses. Nice.

Un autre flashback revient encore et toujours à la relation pourrie entre Ani et Clay, qui continue de faire des vagues. Clay décide ainsi d’aller demander à Ani de venir au bal avec lui, alors qu’elle vient de lui apprendre à dire « je t’aime » dans la langue natale de sa mère. Ben voyons. Il ne l’invite jamais au bal, cependant, étant confronté avant ça à Bryce. Les deux sont énervés, font du bruit et finissent par se faire remarquer par la mère de Bryce.

Ani l’apprend elle aussi et elle confronte Bryce à ce propos. Cette série n’est qu’une suite de confrontations qui ne font pas avancer grand-chose, mais au moins, ça fait ressortir une nouvelle fois le caractère violent et frustré de Bryce. Ani prend donc conscience que son nouveau petit ami n’est pas un chic type. SANS DÉCONNER ?


OK, le retour de la mère d’Hannah dans la série se tient bien mieux dans le présent que dans le passé où la vente de la maison paraît vraiment forcée : elle est soupçonnée de la mort de Bryce, évidemment. Comme par hasard, elle était en ville le soir du meurtre, ce qui est gênant, et elle a appelé Clay plusieurs fois ce soir-là, ce qui est encore plus gênant. Par chance, Clay n’aurait pas répondu et aurait simplement un message vocal.

Du côté de Clay, on se fout de notre gueule en nous disant que le personnage n’aime pas sa photo de promo de saison, utilisée dans l’article de presse pour parler de lui, qui est une personne d’intérêt. L’intérêt de la scène, en revanche, est que Justin découvre que Mrs Baker est en ville et en contact avec Clay.

Ce dernier passe son temps à l’éviter, parlant d’elle avec tout le monde, à commencer par Tony qui n’est pas d’une grande aide, puis en continuant avec Jess qui l’a donc vue, même si la scène ne sert pas à grand-chose, comme le flashback qui va avec. Au moins, Jess découvre ce qu’il en est de Justin grâce à ça et peut se réconcilier avec lui plus tard dans l’épisode.

Bien sûr, il est à noter que Clay prend enfin le temps de voir Mrs Baker pendant l’épisode, histoire qu’elle lui raconte tout ce qu’elle sait. Du coup, il fait des aller-retours peu crédibles entre elle et Tony pour avoir toute l’histoire. C’est là qu’on voit les limites de la narration de la série : quelle crédibilité à toutes ces interactions, franchement, avec chacun donnant sa demi-vérité avant de revenir à sa vérité complète. C’est d’un frustrant.

En plus, bien sûr, il est question de suspecter d’abord Tony puis la mère d’Hannah, alors Clay marche sur des œufs. Il refuse de croire que ça peut être eux et n’ose pas tellement les confronter. Il le fait auprès de Tony, qui a un alibi avec son mec affirmant qu’ils étaient ensemble (mouais), mais pas avec la mère d’Hannah qui refuse elle aussi de lui demander s’il peut être coupable du meurtre. Bien.

En revanche, la mère d’Hannah, elle, est vraiment une suspecte idéale : elle a avoué à Tony que si elle le revoyait, elle avait peur de le tuer, puis elle a laissé un message vocal à Clay disant qu’elle souhaite tuer Bryce parce qu’il a droit à son match d’ « Homecoming » alors qu’Hannah ne reviendra jamais à la maison. La pauvre…

Dans mon monde, les messages vocaux se suppriment facilement – si ce n’est automatiquement – des portables. Dans le monde de Clay, il est parfaitement logique de conserver ce genre de message vocal pour lui, y compris lorsqu’on est accusé de meurtre et qu’on a une preuve accablante contre une suspecte idéale, bourrée. Quand je pense que la mère d’Hannah conseille dans cet épisode à Clay de ne garder aucun secret, d’accuser ses amis et de se sauver… Du grand n’importe quoi, comme toujours avec cette série.

Du coup, je n’étais même pas surpris de la voir se rendre auprès de la mère de Bryce pour parler du deuil des enfants et pour parler de la volonté de changer de Bryce. Mouais. Finalement, la scène ne sert pas à grand-chose, pas plus que la scène où Clay fait écouter à Ani le message d’Olivia Baker. Enfin, au moins, cette dernière scène a une justification du point de vue de la narration, histoire qu’Ani puisse confirmer qu’elle est trop une narratrice qui a toutes les cartes en main pour éclairer la police sur le meurtre de Bryce – plus on avance, plus j’ai envie qu’elle soit coupable, histoire qu’elle finisse en prison et ne soit pas là en saison 4.

Bon, je n’y crois pas trop cela dit. En plus, la série passe de plus en plus de temps à s’intéresser à Monty, qui se dessine comme un autre coupable idéal auquel je ne crois pas tellement pour le moment. Il serait une bonne porte de sortie, mais c’est tout. Bref, cet épisode nous affirme qu’il n’a pas trop d’avenir radieux devant lui : il se plante en classe avec de mauvais résultats et ça compromet son entrée en fac, puisque ça compromet sa place dans l’équipe du lycée.

Il finira bien avoir son épisode Monty, en attendant, on peut suivre Clay et Justin qui se réconcilient juste avant que la police ne débarque avec un mandat pour fouiller la maison de Clay – en l’absence des parents, c’est évident – et surtout pour récupérer son téléphone portable. Bon, à ce stade-là, Clay aura forcément supprimé le message vocal, sinon, ce ne serait pas bien drôle.

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