13 Reasons Why – S03E09

Épisode 9 – Always Waiting for the Next Bad News – 14/20
Bon, les choses commencent à s’éclaircir tout de même, mais l’épisode est plutôt décevant dans sa manière timide de nuancer de le propos en omettant de nous remontrer certains éléments en flashback, histoire que le personnage au centre de cet épisode ne soit pas trop impossible à aimer encore. Comme toujours, le pardon arrive trop vite et l’on passera à autre chose dans l’épisode suivant…

> Saison 3


Spoilers

309

People always talk about us.

Comme prévu, cet épisode se concentre sur Justin et tente de nous affirmer que Zach et Justin sont toujours de super potes alors que c’est genre leur première interaction de la saison. De toute manière, cet épisode veut aussi nous faire croire que le look tong-chaussettes, c’est cool. Pourquoi ?

Bref, Zach et Justin sont potes, parce qu’ils sont dans la même équipe de lycée après tout. Cette équipe de lycée est menée par un coach qui n’a aucune crédibilité pour l’être, surtout quand il balance à Justin qu’il n’a qu’à retourner se droguer. C’est n’importe quoi. En tout cas, le retour de Justin dans l’équipe est une bonne chose pour l’équipe, même s’il n’est toujours pas au top de sa forme.

Yep, figurez-vous qu’avec Jess à la tête du conseil des lycéens, ils sont dans la merde tout de même nos héros : Jess veut couper le financement donné pour les bourses de l’équipe de sport, parce que c’est ce qui permet d’établir la culture du viol au lycée. Seulement, Justin dit en avoir besoin, alors forcément Jess est plus gentille d’un coup.

Justin a beau être plein de bonne volonté en apparence, en réalité, il est loin d’être l’ange qu’il souhaite faire paraître. En effet, il organise au café un trafic de drogue qui fonctionne bien : la drogue est glissée entre deux gobelets, l’argent dans une serviette, et hop, voilà qui est fait. Malheureusement, tant de drogue, c’est tentant pour Justin qui recommence à se droguer, en en volant une partie.

Voilà qui attire l’attention de son dealer, inévitablement, qui se met soudainement à le menacer tant qu’il ne lui donne pas d’argent. C’est magique : la police débarque pile au bon moment pour une fois et Justin est dans la merde à la fois auprès de son dealer, Seth, qui s’enfuit et auprès de ses nouveaux parents, qui ne sont pas au courant de ce qu’il s’est passé.

Pour s’échapper du commissariat, Justin a préféré faire confiance… à Bryce. Nous y voilà donc : Bryce paie la caution de Justin, s’arrange pour que ses avocats fassent disparaître l’affaire, puis paie les dettes de Justin auprès de Seth. C’est un peu violent comme scène, mais on oublie vite les problèmes sous-jacents entre Justin et Bryce dans ses scènes. C’est vrai que Bryce est le seul ami riche que connaît Justin. C’est rageant.

Ce n’est pas le seul boulet à venir en aide de la mauvaise manière à Justin cependant. Le soir d’un match de foot américain se passant bien mal, Justin se confie à Zach sur la drogue… et ce dernier fait en sorte qu’il passe le test de drogue sans mal, le tout pendant que Bryce s’assure que Justin soit livré en oxy régulièrement. C’est un peu problématique comme intrigue, surtout quand on sait que Justin continue de voir Jess en cachette au milieu de tout ça, un fait que l’épisode atténue au maximum en ne nous montrant aucune scène entre les deux en flashbacks.

Putain, Justin, je t’aime bien, mais tu ne fais que de la merde depuis trois saisons, c’est chaud à force. Il devient compliqué de le pardonner, comme beaucoup d’autres personnages de cette série.

Cet épisode explore aussi le premier anniversaire de la mort d’Hannah, qui nous rend Clay encore et toujours plus insupportable, alors qu’Ani tente d’être une bonne amie pour lui. Perso, je trouve que c’est un faux pas encore pire pour les scénaristes : Ani était déjà un personnage dur à aimer, mais moins d’un an après Hannah, je ne sais pas, ça donne l’impression que Clay a été insupportable avec nous à rabâcher son amour d’Hannah qu’il oublie bien vite.


Dans le présent, l’épisode reprend par Clay qui décide de confronter Justin sur les médicaments de Bryce qu’il a trouvés dans ses affaires. Forcément, Justin s’énerve un moment, mais il finit par expliquer à Clay qu’il a juste volé l’oxy de Bryce dans sa chambre lors de l’enterrement. Ca passe bien comme mensonge à ce moment-là, mais on sait bien que ce n’est pas le cas.

De toute manière, ils ont vite un nouveau sujet de conversation lorsque le shérif fait une conférence de presse : Clay est donc officiellement une personne d’intérêt pour la police. C’est plutôt logique. Ses parents proposent à Clay de rester à la maison, mais il refuse évidemment, et apparemment, Clay est celui qui prend les décisions dans sa maison. Normal. Il se rend donc avec Justin au café où il est interrogé par un journaliste. Yep, ça y est, les journalistes s’intéressent enfin à cette affaire de meurtre.

Il était plus que temps que ça arrive. Par contre, ça énerve quelque peu Justin qui se sent dans l’œil de la tempête, à raison. Les choses s’empirent pour lui quand Monty vient le faire chier à la salle de sport, le narguant parce qu’évidemment, il est au courant de ce qu’il s’est passé entre Clay et lui ce matin-là. Il en est le principal responsable après tout.

Il a au moins la chance de pouvoir récupérer Jess qui en a marre d’être le centre des rumeurs, mais décident de les laisser courir en assumant complètement sa relation avec Justin. Tout n’est pas rose pour autant : Alex le confronte aux toilettes en lui disant qu’il doit prévenir Jess qu’il consomme à nouveau de la drogue. Pff. Notons le plus important dans cette scène : Alex ne se lave pas les mains.

En tout cas, ça fonctionne tout de même : Justin se sent coupable du mal qu’il pense faire à Jess et il décide de la larguer en plein milieu d’un couloir du lycée. Eh, ça valait bien la peine de se mettre en couple publiquement si c’est pour organiser la rupture aussi vite, en lui annonçant qu’il l’a trompé lors du match juste avant cette saison.

De son côté, Clay est donc super énervé, pour changer. Il se confie auprès d’Ani, qui trouve suspicieux l’histoire d’oxy volé dans la chambre de Bryce inventée par Justin. Effectivement, c’est d’autant plus suspicieux qu’Alex confirme que Bryce ne vendait pas d’oxy, donc qu’il n’en prenait probablement pas. En plus, Zach confirme à Clay que toute l’équipe de sport a eu des tests d’urine il y a peu, et que Justin n’était pas drogué à ce moment-là. Bref, il y a des secrets à fouiller.

Bien sûr, Clay doit aussi continuer de s’occuper de Tyler, et il y a de quoi faire avec celui-ci. Il est pourtant celui qui soutient le mieux Clay, en étant même à peu près de bons conseils. Marcus et les autres rejetés du lycée sont plutôt chouettes aussi avec Clay, de même que… oh merde, Ani.

Les deux détectives en herbe font de nouveau équipe pour aller confronter Justin sur ses mensonges, et il finit par tout leur raconter, à peu près. Seth apparaît comme le coupable idéal du meurtre de Bryce, alors ils prennent la décision cohérente et si logique d’aller fouiller la planque de Seth. Non mais sérieux.

Ani y trouve la montre de Bryce juste avant le retour de Seth, dont la défense est plus crédible que de le savoir meurtrier : il accuse Justin de lui avoir donné la montre en échange de drogue. La tension grimpe vite, mais le trio paraît à s’échapper sans le moindre accident (mouais) pour mieux rentrer chez eux. Là, Justin apprend que l’adoption n’est pas gagnée pour lui : si Clay est arrêté, l’adoption sera refusée. Pour l’instant, il ne l’est pas heureusement…

Apparemment, ça reste trop stressant pour Justin, qui décide de se droguer… ce que Clay surprend, comprenant que tout le monde a bien raison quand ils affirment que Justin se drogue à nouveau. C’est con. Une scène de colère plus tard, les deux se parlent calmement comme si de rien n’était et cherchent à nouveau une solution pour se parler comme les frères qu’ils sont supposés être devenus. Et après tout ça, on nous ressort la mère d’Hannah de derrière les fagots, allez savoir pourquoi, pour l’instant. Moi, je note que Zach prend l’habitude de mentir à Clay et que son emploi du temps le soir du meurtre est flou. Mais chaque chose en son temps.


Dans le futur, Ani nous confirme qu’elle trouve Clay suspicieux suite à la conférence de presse du shérif. Pas utile du tout, donc, comme d’habitude, dans les informations qu’elle donne autant que dans ses commentaires sur l’état d’esprit de Clay. C’est fou.

> Saison 3

#BlackLivesMatter

Salut les sériephiles,

À l’origine, je comptais aujourd’hui vous proposer un bon article faisant un grand récap des upfronts, parce que j’avais espoir que la NBC nous publie enfin la liste de ses séries renouvelées ou annulées. Les upfronts – ou plutôt l’inexistence des upfronts 2020 – reste un sujet majeur du moment, cependant, et je vous propose de nous retrouver, avec Geeleek et Morgane, pour le dixième épisode du podcast 42 minutes à 21h demain soir. Vous l’aurez compris, notre sujet sera justement de faire le point sur les upfronts. Au programme ? On vous parlera des séries renouvelées et annulées, de ce qu’on en pense, de nouveaux projets excitants de séries et de ce qu’on imagine pour la saison prochaine, parce qu’il y a PLEIN de choses à dire et qu’on ne va pas se gêner pour le faire. Seulement, tout ça, ça ne me fait pas un article de 500 mots.

Quitte à être dans l’actualité épineuse du moment, en revanche, il y a bien plus problématique actuellement aux États-Unis (et dans le monde) avec la mort de George Floyd et le mouvement du #BlackLivesMatter qui est revenu sur le devant de la scène suite à la mort de cet homme noir, tué par un policier américain lors d’une arrestation.

bad bitch ♛ faceclaims - marque richardson - Wattpad

Bon. Sujet difficile à aborder, parce que c’est horrible, indépendamment de la question de l’éclipse du sujet en France dans les médias (et la remise en cause de la fameuse loi du mort-kilomètre à l’ère des réseaux sociaux), du retour d’Anonymous et des émeutes qui éclatent partout : on parle de la mort d’un homme.

C’est douloureux, ça contraste avec le rêve américain et les droits de l’homme et… c’est exactement pour ça qu’il est important d’en parler. Le silence n’apportera rien de bon, peu importe l’angle du sujet : les violences policières, le racisme, le silence médiatique, la complicité tacite…

GIF of the Day: Black. Lives. Matter.

C’est vrai, j’ai hésité ces derniers jours : d’un côté, je ne suis pas le mieux placé pour en parler et je ne suis en plus pas assez informé sur l’actualité en ce moment – me concentrant sur mon boulot ; de l’autre… Il est nécessaire d’en parler, c’est tout. Le CM de Netflix nous a rappelé que de ne pas en parler, c’était être complice, et une grande majorité des plateformes de streaming a suivi. Et c’est vrai, malgré l’opération de com qui était un peu prévu au passage.

Vouloir en parler est une chose, mais je l’ai dit, je ne fais pas partie des plus concernés et j’ai surtout à me taire pour apprendre. Je vais donc me contenter de me faire l’écho de quelques séries ou épisodes à voir sur le sujet, parce que c’est par là que je m’éduque sur ce genre de sujet, parce qu’il faut se rappeler que c’est un sujet qui ne sort pas de nulle part, qu’il est temps de faire quelque chose et parce que, dans certains cas, l’espoir de la fiction doit être un moteur face à toute l’horreur de la réalité – un moteur, mais aussi un objectif, peut-être.

buck x athena | Tumblr

Cette saison, 9-1-1 et Station 19 ont toutes les deux eu à cœur de nous parler de ce problème avec des contrôles policiers se déroulant mal (retrouvez les critiques des épisodes en question en cliquant sur le titre de la série). Les scènes en devenaient redondantes tant elles étaient similaires, mais s’il y a bien une chose que ça nous apprend, c’est que c’est une réalité aux États-Unis où une personne noire a deux à trois fois plus de « chance » de se faire tuer par un policier qu’une personne blanche. Une statistique qui fait froid dans le dos.

Pour la seconde série, ce n’est pas surprenant de trouver une telle scène, même si elle est assez mal insérée à l’intrigue avec un flashback dont on n’avait jamais entendu parler avant (alors que bon, bonjour le traumatisme) : les séries de Shonda Rhimes ont toujours eu à cœur de faire de la prévention sur ce sujet difficile. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si la scène où Bailey et Ben apprennent comment se comporter face aux policiers à leur fils, dans l’épisode 10 de la saison 14 de Grey’s, vient de surgir à nouveau sur Twitter.

Avant elle, Scandal s’était penchée sur le sujet, avec l’excellent épisode « The Lawn Chair » (le 4×14) qui nous montre comment Olivia Pope gère ce genre de racisme et d’événements géopolitiques. Enfin, sur ces sujets, difficile de ne pas penser immédiatement à Dear White People dont une bonne partie des deux premières saisons tourne notamment autour du dérapage d’un agent de sécurité lors d’une soirée étudiante. Sur Netflix, je sais qu’il y a encore l’excellente Dans leur regard qui m’attend sur ce sujet.

She'll be a household name, mark my words." - Scandal Gif-Cap ...

Je vais m’arrêter à ces exemples les plus marquants qui sont les premiers à me venir, mais qui sont loin, très loin, d’être les seuls. Ces séries ont toutes en commun de nous montrer à quel point ça dérape vite sur ces questions. Toutes ont aussi en commun de nous montrer à quel point les politiques ignorent un sujet douloureux et vivace depuis des décennies – on trouvait déjà des blagues sur le sujet dans Le Prince de Bel-Air. Oui, des blagues, chacun fait passer le message comme il peut, surtout à cette époque où nous étions collectivement moins éveillés et plus aveugles.

Toutes ne doivent pas nous faire oublier qu’Hollywood et les séries sont loin d’être clean sur le sujet, de The Rookie dont une actrice a démissionné à cause de comportements racistes et sexistes à 9-1-1 qui voit une polémique enfler autour de la fiancée d’un des acteurs ayant utilisé le « n-word » sur Twitter en 2011 et étant à présent défendu de bien mauvaise manière par son fiancé (Eddie dans la série), qui énerve ses collègues (notamment l’interprète de Buck).

Suits : top 10 des meilleures punchlines de la série
N’oublions pas Jessica Pearson de Suits arrivant au sommet en étant confronté à bien des problèmes de racisme.

Comment conclure cet article ? Eh bien, il n’y a pas de bonne conclusion, malheureusement. Éduquons-nous, c’est tout. Écoutons-nous, dialoguons. Allons vers un monde meilleur ensemble. Et soyons enfin égaux, sérieux. #BlackLivesMatter

You (Parfaite) – S02E10

Épisode 10 – Love, Actually – 18/20
C’est un très bon épisode qui me remet dans les rails par rapport à mes théories et par rapport à ce que j’attendais de cette saison. Pourtant, je trouve qu’il manque quelque chose dans cet épisode, au niveau de sa construction, pour tout fluidifier. Là, il y a des passages longuets et d’autres qui semblent être des raccourcis grossiers pour arriver à la situation voulue en fin de saison, ce qui fait que même si l’épisode était génial dans l’ensemble, il me laisse perplexe, avec un cliffhanger bien peu convaincant par rapport à l’an dernier. Une page se tourne, j’imagine.

> Saison 2


Spoilers

210-1

We can be together now.

Oula, grosse inspiration pour le titre de l’épisode, mais ça me redonne espoir d’avoir raison, alors que je devrais vraiment lâcher l’affaire à ce stade-là. On commence par une petite citation de Dostoievski qui me donne raison. Et putain, la première scène de l’épisode balance concrètement tout ce que j’espérais de Love.

Elle assure soudainement la narration de l’épisode, en racontant à Joe sa propre histoire. Evidemment, c’est elle qui a tué la première copine de Forty, en l’égorgeant, sa signature, clairement. J’avais peut-être quelques éléments à côté de la plaque, c’est sûr, mais dans l’ensemble, si on excepte Candace, j’avais tout bon. Et j’en suis content, même si la manière dont c’est dévoilé est quelque peu décevante, parce que Love n’éprouve aucune résistance à tout expliquer.

Bref, il est temps d’avoir enfin toute la vérité : elle a remarqué Joe avant qu’il ne la remarque dans le magasin au premier épisode – mais bon, Joe l’avait déjà remarquée à ce moment-là. Qu’importe, n’est-ce pas ? Elle a tout fait pour qu’il tombe amoureux d’elle et ça a fonctionné. Elle était elle-même amoureuse dès le départ, ça me blase. Deux vrais psychopathes qui se trouvent donc !

Love a vite compris que Joe pouvait être celui qui lui donnerait la deuxième famille qu’elle attendait, celle qu’elle veut protéger coûte que coûte, comme la première. Son ex ne pouvait lui donner, elle pensait être condamnée à se contenter de ses parents et Forty avant de voir Joe.

Joe, son obsession la plus totale : elle s’est mise à enquêter sur lui grâce au détective privé, après avoir découvert Candace. Bien sûr, il n’a pas fallu longtemps pour qu’elle mette la main sur la vérité : le livre de Beck lui a permis de lire entre les lignes et la clé de la cage dans le vestiaire de Joe lui a permis de tout savoir de sa folie et de son génie maléfique. Ah, Love.

Passionnée, elle a ensuite suivi Joe quand il lui a annoncé qu’il voulait partir et qu’il avait perdu foi en leur couple. Bien lui en a pris : elle a trouvé Delilah dans la cage et elle l’a égorgée. JE. LE. SAVAIS. Pardon. Joe, lui, est plutôt en mode « What the fuck ? ». Ca, et bien sûr, Ellie.

Justement, Ellie. Elle est contactée par le pote flic de sa sœur qui vient lui parler de Delilah et d’Henderson, prêchant le faux pour savoir le vrai. Après, elle est assez maligne pour savoir ce qu’il fait : il est là pour l’accuser du meurtre. En même temps, quelle idée de ne pas avoir dit qu’elle était chez lui, il fallait bien que ça finisse par lui tomber dessus et qu’elle soit arrêtée.

Pendant ce temps, il est révélé que ce qui fait tomber Ellie est en fait Love, ayant fait en sorte de la faire accuser du meurtre. Le but est ensuite de lui fournir l’avocat de sa famille, pour que l’accusation devienne immédiatement risible. C’est à ce moment-là que le corps de Delilah pourrait être trouvé avec une note de suicide, histoire de balayer d’un revers de main toute l’accusation.

C’est gros, mais selon Love, ça peut marcher puisque sa famille a beaucoup d’argent et peut acheter les flics, comme avec le meurtre de Sophia lorsqu’elle était ado. Sympathique cette Love. Joe fait en revanche bien chier et critique tout alors qu’elle est en train de lui sauver les fesses. Vraiment, j’ai eu du mal à comprendre Joe, parce que c’est lourd de le voir retourner sa veste d’un coup et aller en prison…

Après, j’ai bien aimé sa volonté de protéger Ellie coûte que coûte, c’est clair, mais le plan de Love n’est pas si mauvais pour elle. Joe a peur qu’elle finisse comme Forty, ce que je comprends, mais c’est oublier que Love a fait croire à Forty qu’il était le meurtrier, contrairement à Ellie qui sortirait innocente pour de vrai.

Love reproche alors à Joe de ne pas avoir été fichu de voir qu’elle était sous son nez depuis le départ, préférant voir la fille parfaitement imparfaite qu’il désirait plutôt que la psychopathe qu’elle était. Je suis fier de moi, je l’avais cernée, moi ! Est-ce qu’il y a vraiment de quoi être fier ? Je ne sais pas : j’ai beaucoup ri quand Joe souligne qu’il ne pense pas que Love puisse avoir les intérêts d’Ellie à cœur en regardant le corps de Delilah, mais ça souligne la fragilité et l’instabilité psychologique de Love.

Joe les voit et il tire une leçon de son passé avec Beck pour savoir quoi faire quand elle l’abandonne dans la cage. J’ai bien aimé les flashbacks et références à Beck dans cet épisode, ça fonctionnait bien de voir Joe se reconnaître en sa situation.

De son côté et comme Love l’envisageait, Ellie se tourne vers Forty quand il est question de sortir de prison. Il lui envoie l’avocat de la famille pour s’occuper d’elle. Au moins, ce problème est réglé. Il est plus étonnant de suivre alors Forty alors qu’il recontacte le docteur Nicky en prison pour le meurtre de Beck. C’est… Fou. Je ne m’attendais pas du tout à un retour de Nicky dans la série, et surtout pas dans ce dernier épisode.

Il explique calmement à Forty qu’il est heureux d’être en prison parce qu’il a brisé sa famille. Euuuh. Tu parles d’un psy ! Il se dit heureux d’être avec Jésus, et apparemment ça lui suffit, même s’il n’a pas tué Beck, même s’il comprend que Joe – qu’il appelle toujours Paul, j’avais oublié cette sous-intrigue – est probablement le meurtrier. Je suis triste pour Forty, il se dirige droit vers son meurtre là aussi, surtout qu’il recontacte Candace pour lui parler, n’étant pas au courant que c’est Love qui voit ses messages alors qu’elle cherche à se débarrasser du corps.

Après ça, elle retourne auprès de Joe pour lui donner à manger… sans se douter qu’il a l’intention de la manipuler et possiblement de la tuer avec les menottes. Heureusement que la cage est en verre, elle voit ainsi son reflet et décide de lui avouer, juste avant un coup fatal, qu’elle est… enceinte. Ah, je ne m’y attendais pas à celle-là.

Joe non plus, il ne le voit pas venir ce coup-là et Love qui pressent être enceinte d’une petite fille. Tout ça lui fait reconsidérer les choses : elle a bien conscience qu’elle le dégoûte et Joe comprend qu’il est confronté à lui-même comme le voulait Candace. C’est plutôt rigolo à voir ça. Joe, en tout cas, change d’avis et finit par s’agenouiller pour expliquer à Love qu’il veut regagner sa confiance.

Pour cela, elle décide de l’emmener au mariage de ses meilleures amies, où Forty débarque pour l’avertir de se méfier de Joe. Lol. Gabe empêche toutefois Forty d’entrer, trop habitué aux catastrophes qu’il provoque en ce genre d’occasion et ne voulant pas que le mariage de ses amies ne soit gâché. Le mariage se déroule ainsi à merveille, avec Joe décidant d’avouer à Love qu’il est amoureux d’elle, parce qu’il s’en convainc lors de l’échange des vœux. Moui. C’est gros tout de même.

Ellie est libérée sous caution grâce à l’avocat de Forty, mais la police ne la lâche pas pour autant, le flic décidant de la prendre en filature alors qu’elle recontacte Forty. Le problème, c’est que Forty est en plein pétage de câble avec ce qu’il a découvert sur Joe. Il envoie plein de messages à Joe et Love, les forçant à quitter le mariage quand ils consultent enfin leurs portables.

Love se rend aussitôt auprès de son frère pour le calmer et le manipuler, alors que Joe aperçoit Ellie, apparemment flippée par sa présence, ce qui intrigue le flic. Face à ses yeux de cocker, il se sent forcé de s’avouer au moins partiellement coupable de ce qui est arrivé. C’est beau qu’elle soit une faiblesse de Joe à ce point. Il finit par lui expliquer que sa sœur est « partie » et qu’elle ferait mieux de partir avec lui plutôt que de se retrouver en foyer.

C’est assez dingue cette amitié entre Ellie et Joe. Elle sait tout de même qu’il a tué Beck, parce que Forty lui a tout raconté. Après, Forty fait peur honnêtement, donc je comprends qu’elle suive Joe, surtout qu’il lui donne pas mal d’argent pour qu’elle recommence sa vie ailleurs. J’ai tant de peine pour Ellie, qui est assez maligne pour accepter tout ce qui lui tombe dessus. Elle dit détester Joe, certes, mais elle sait aussi qu’il prend soin d’elle à présent, après avoir ruiné sa vie en lui présentant Forty et Love et en les mettant dans sa vie. Elle a tellement raison.

En parallèle, Forty et Love se disputent toujours, et l’arrivée de Joe entre eux n’arrangent rien. En effet, Forty se sent investi de la mission de protéger Love envers et contre tous, et surtout envers et contre Joe. Il sort donc un flingue pour le tuer et Love fait ce qu’elle peut pour protéger son amour : elle balance à son frère qu’elle refuse de sortir du magasin et qu’il ne la reverra plus elle ni son bébé s’il fait la connerie de tuer Joe.

La surprise est mal vécue par Forty qui ne comprend vraiment plus sa sœur : elle ferait une mauvaise mère selon lui, parce qu’ils ne sont pas un bon exemple familial. C’est clair que Forty est totalement détruit pas sa sœur en même temps, il est ainsi à la limite de frôler le suicide accidentel, avant de se retourner une nouvelle fois contre Joe.

Joe est décidément une vraie girouette dans cet épisode : il se laisse faire, cherchant à nouveau une sorte de rédemption et motivant encore un peu plus Forty à lui tirer une balle dans le crâne. C’est à ce moment-là que le flic débarque et tire sur Forty, qu’il voit être clairement menaçant pour le couple. Quelle horreur. Forty faisait peur à voir, je n’arrêtais pas de le dire, donc c’est bien normal que le flic lui tire dessus, mais c’est aussi bien triste pour lui. Et voilà pour conclure cette saison, donc.

Comme le reste de la saison, cet épisode boucle aussi les flashbacks sur l’enfance de Joe, auxquels je n’ai définitivement pas accroché, désolé. On y voit la mère de Joe lui dire qu’elle l’aime, mais ce n’est qu’un mensonge pour endormir son enfant meurtrier avant de le confier à un autre, parce qu’il a besoin d’un vrai père. On voit ce que ça donne.

La toute fin de saison voit Ellie vivre sa meilleure nouvelle vie en réclamant de l’argent régulièrement à Joe/Will. Il lui en envoie de toute évidence, mais vit lui aussi une nouvelle vie dans un lotissement chic, avec une Love enceinte jusqu’au cou. Ils sont aidés par la mère de celle-ci lors de l’emménagement et Joe n’a pas l’air si ravi, allant jusqu’à parler de cette situation comme d’un enfermement. Il va bien vivre son confinement pour coronavirus, lui. Pardon, on était loin d’imaginer cette situation lors de la diffusion de la saison, je suis en plein anachronisme.

En tout cas, cette petite vie pépère est loin de lui convenir… ce qu’il fait qu’il repart sur une nouvelle obsession bien rapidement : la voisine qui lit des tas de livres. Ben voyons.

210-2

EN BREF – Malgré un très bon début et une fin excellente, que j’ai sentie arriver alors qu’elle se voulait surprenante je pense, la saison possède un milieu très mou et les plus mauvais épisodes de la saison pour l’instant. J’ai regretté qu’on se centre beaucoup trop sur Joe et sur les gens autour de Love plutôt que sur Love elle-même, même si c’est ce qui fait finalement tout le sel de l’épisode final qui se concentre enfin sur elle pour nous révéler les pages manquantes de son histoire.

Concrètement, la saison est fondée sur un rebondissement qui passe bien, surtout pour un visionnage en binge-watching. Beaucoup d’éléments sont présents dès le départ pour nous retourner le cerveau et nous éloigner de la piste de Love, mais plus on avançait, plus son personnage semblait disparaître au milieu de la saison, ce qui a atténué la force de la série l’an dernier à mon sens : l’approfondissement des deux personnages du couple… et les conséquences du cliffhanger, aussi, parce que Candace est là, OK, mais elle est moins menaçante que prévue cette saison et l’exploration de son passé est vite oubliée, pour ne pas dire inexploitée.

Après, j’ai trouvé que la relation Love/Joe était limite moins dysfonctionnelle que celle Beck/Joe, ce qui me fait presque peur. La série est renouvelée pour une saison 3, pas d’inquiétude donc. Reste à voir quand elle sortira, j’imagine qu’elle sera bien retardée par le coronavirus, elle aussi. En même temps, ce n’est pas plus mal, parce que je ne suis pas convaincu par cette fin : Joe a eu ce qu’il voulait en récupérant Love, mais il n’apprend toujours pas de ses erreurs. Il n’apprend pas que ce qu’il cherche n’existe pas. Il ne trouvera jamais quelqu’un capable de l’aimer plus que ne l’aime Love. La série avait là une fin parfaite. La voisine ? J’ai peur que ça fasse une saison de trop, ça.

On verra bien en 2021 !

210-3
Des lectures hyper basiques qu’elle n’a même aps chez elle… Franchement, elle ne doit même pas être si intéressante si elle emprunte ça en bibliothèque.

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You (Parfaite) – S02E09

Épisode 9 – P.I. Joe – 20/20
L’épisode semble me donner totalement tort du côté des théories, mais ce n’est pas grave, j’adore totalement le rythme et l’intrigue de cet épisode, qui me rappelle qu’il y a une époque où j’attendais impatiemment chaque épisode de la série, chaque semaine. Pourquoi ai-je mis tant de temps à voir cette saison ? Pourquoi ce ventre mou en milieu de saison ? C’est bizarre. Et j’ai tellement hâte de voir le dernier épisode maintenant.

> Saison 2


Spoilers

209

I don’t think I did this to you.

Le titre de l’épisode n’est pas tellement subtil et nous explique directement vers quoi on se dirige : Joe va vouloir reconstruire les événements de la soirée de la veille, menant à la mort de Delilah, égorgée. J’ai tellement de peine pour elle. Je l’aimais bien, enfin.

Joe est paniqué d’avoir perdu le contrôle et commence aussitôt une enquête pour savoir qui a bien pu la tuer et si ça peut être lui. Il n’a pas longtemps devant lui, parce que la chaleur de Los Angeles fait que le corps va rapidement commencer à sentir. S’il tente de rassurer aussi Ellie, il se plante misérablement quand il fait tomber le portable de Delilah dans son sang et il comprend que la police va être rapidement mise sur le coup. Et sa fuite en cours ne va le rendre qu’encore plus suspect.

Ah oui, les suspects. Le premier que Joe envisage est Will, parce qu’après tout, il sait où est la cage. Malheureusement, Will vit désormais sa meilleure vie loin de Los Angeles. Il reste totalement en plein syndrome de Stockholm et explique à Joe qu’il l’aime bien et sait qu’il veut bien faire. WTF. Il lui propose ainsi son aide peu importe ce qu’il a fait et comprend vite que quelqu’un est mort dans la cage. Mais il n’en a rien à foutre.

Mon nouveau héros, ce Will. Joe rentre donc à son appartement pour mieux tomber sur Love qui attire toutes mes suspicions : elle est toujours motivée à quitter le pays avec Joe et Forty, mais elle veut un peu de temps pour le faire avant. Pourquoi pas, ça passait encore. Par contre, la tête qu’elle fait quand Ellie débarque dans l’appartement de Joe et parle de Delilah ne me trompe pas vraiment.

Elle n’est pas censée la connaître autant que ce qu’elle semble – même si elle se rattrape en parlant de l’article écrit par Delilah. Ah, et aussi : elle semble profondément emmerdée par la lettre de menace de mort reçue par Delilah. La lettre finit rapidement dans les mains du flic, où elle est remise par Joe qui est inconscient à garder le téléphone de sa victime (enfin, de celle de Love pas vrai ?). On continue d’ailleurs de fournir des indices à charge contre Love : elle adore toujours autant les couteaux et elle apprend à Ellie comment s’en servir… alors même qu’on sait que Delilah a été égorgée. Ce ne peut pas être une coïncidence.

De son côté, Joe remonte autant que possible la piste de sa soirée, commençant par le restaurant : il se rappelle que le bleu qu’il a dans le dos vient de son collègue, donc il apprend de sa part qu’il était en fait avec Forty quand il est sorti de la chambre de l’hôtel. On avance ainsi vers un Joe soupçonnant Forty du meurtre de Delilah, surtout qu’il a quelques souvenirs et indices qui vont dans ce sens, notamment lorsque la mère de Forty lui fait des menaces à peine voilées sur la divulgation possible de ses secrets.

C’est chaud. Forty avoue bien sa culpabilité à Joe, mais c’est une culpabilité toute autre : il a couché avec Candace, la veille. Tant qu’on ne voit pas que c’est arrivé, je n’y crois pas, par contre… Donc, il a couché avec Candace, abandonnant Joe en pleine ville à un carrefour où il a prétendu que Delilah voulait coucher avec lui. So much for « on ne peut pas quitter la chambre d’hôtel sans se faire tuer par Dimitri ».

En tout cas, l’épisode se dirige vers une culpabilité de Joe, mais je refuse d’y croire. Tout semble y mener, surtout qu’on voit Forty en visio avec quelqu’un dans les souvenirs de Joe. A-t-il pu confondre Candace et sa sœur ? C’est peu probable. Love rappelle à ce moment de l’épisode, ayant besoin de Joe pour calmer Ellie. Oui, Love ne sert que de baby-sitter pendant tout l’épisode, mais tout semble tellement mener à me donner raison quand elle pleure en voyant comment Joe réconforte Ellie, comme si elle se sentait coupable du meurtre de Delilah – dont elle n’est pourtant pas au courant.

Ah, merde. Tout ne me donne pas raison : Candace est toujours en vie. C’est pourtant sa disparition qui m’avait mis sur la piste de Love, quand j’ai vu l’épisode après le départ de Candace. Zut, si Love lui a vraiment donné de l’argent pour qu’elle dégage, peut-être qu’elle n’est pas si psychopathe que je voudrais qu’elle soit.

Quant à Candace… Bon, elle, l’est. Elle débarque auprès de Forty pour le féliciter d’avoir trouvé le vrai coupable du meurtre de Beck : Joe. Elle réussit à le faire douter, même si elle paraît complètement dingue. J’ai de la peine pour elle, parce qu’on sait qu’elle a raison, mais la manière dont elle s’y prend est tellement naze que personne ne peut la croire. Vraiment personne.

Candace est aussi efficace pour remonter la piste de Delilah, du coup. Quand Forty mentionne que Joe était avec elle la veille, elle commence à s’inquiéter, surtout qu’elle remarque elle aussi sa disparition. Candace remonte bien vite la piste de la cage grâce à une vidéo envoyée par Forty (c’est un tout petit trop gros qu’elle trouve si vite le local).

Cela lui permet de maîtriser Joe et de l’enfermer dans la cage à son tour avant… d’appeler Love pour qu’elle vienne voir ce que Joe a fait. Oups. C’est une erreur de débutante, bordel. Appelle les flics. Sois plus maligne que Delilah. Ce n’est pas ce qu’elle fait, et ce n’est pas non plus ce que fait Love quand elle arrive. Elle veut entendre Joe dire qu’il n’a rien fait et que Candace est responsable de tout, mais étrangement, Joe est enfin prêt à assumer tout ce qu’il a fait. Eh, il jette même la clé qu’il avait planqué dans la cage, au cas où – dur de croire que Will n’ait jamais trouvé cette clé, d’ailleurs, vu le temps qu’il a passé dans la cage.

Love s’enfuit donc, n’assumant pas tout ce qu’elle entend et mettant vraiment à mal ma théorie. À défaut d’être la mastermind derrière toute cette saison comme je l’espérais (sauf si les scénaristes gardent cette carte maîtresse pour la fin, c’est encore possible, mais j’ai plutôt l’impression de me rattacher à mes espoirs) elle est au moins celle qui va tuer Candace, l’air de rien.

D’autres flashbacks continuent autrement de polluer cet épisode, comme dans le précédent. Je ne suis pas sympa, parce que j’adore l’actrice jouant la mère et poussant dans l’épisode précédent au crime, voulant le voir tuer Forty. Enfin bon, qu’importe, cet épisode revient au meurtre originel de la vie de Joe : son beau-père, avec une arme à feu. C’était un homme violent qui frappait sa mère, et sa mère lui a dit après le meurtre qu’il était un bon garçon qui avait fait ce qu’il fallait pour la protéger.

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