Evil – S01E04

Épisode 4 – Rose390 – 19/20
Qu’est-ce que cette série est excellente ! J’adore vraiment l’ambiance qu’elle instaure, le côté horrifique est efficace et je suis prêt à pardonner quelques-uns de ses personnages les plus insupportables de la télévision rien que pour ça. Ce qui est mis en place en quatre épisodes seulement est assez dingue, j’adore, c’est franchement osé. Et la fin… Pardon ? Sur un network, à heure de grande écoute ?

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Spoilers

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So you’re here to evaluate me?

J’ai l’impression d’avoir vu bien plus que trois épisodes, c’est fou. Pourtant, il faut bien que je me rende à l’évidence, j’en suis encore au début de la série. J’ai donc plein d’épisodes à savourer aujourd’hui. On verra bien si j’arrive à accrocher assez pour tout me dévorer pendant ce #WESéries ou si je freinerai le rythme à un moment.

Notre trio de héros arrive dans une maison tout ce qu’il y a de plus classique et normale… si l’on en excepte les verrous posés là par les parents inquiets pour la sécurité des enfants, sur les placards, le frigo, un peu partout. Ils enferment ainsi Eric, leur fils, terrifiés par lui. C’est assez dingue et on est tout de suite plongé dans l’ambiance horrifique de la série. Cette mise en place fonctionne totalement, honnêtement. C’est sacrément efficace aussi parce qu’il est question d’un enfant et que les enfants, c’est toujours flippant.

Comme on est encore au début de la série, reprendre après plusieurs mois n’est pas un souci : les personnages se présentent un à un à Eric, ce qui permet de vite se remettre dans l’ambiance. Quant à Eric, il reste à savoir s’il est possédé ou s’il a mordu sa sœur par plaisir. Il paraît un peu sociopathe tout de même, notamment lorsqu’il parle de ses camarades d’école. Le bonheur, il n’a pas l’air de connaître.

Pendant que Kristen et David l’interrogent, Ben vérifie les canalisations et la salle de bain. Pour lui, il est possible que le fils qui déraille le fasse à cause du métal oxydé. Moui.

En attendant, ses parents n’arrivent pas à le soigner ; malgré de nombreuses tentatives. Ils ne peuvent même pas s’en débarrasser, les pauvres : l’Etat le refuse. Tout ça nous laisse nos héros perplexes, mais l’enquête peut commencer au moins. Quant à Kristen, elle demande à Ben de passer checker ses canalisations maintenant qu’elle sait ça.

Pour en revenir à Eric, on suit ensuite des expérimentations psychologiques plus poussées de la part de Kristen, alors que David propose à Eric de se projeter à l’Eglise, ce qu’il n’aime pas faire dis-donc, c’est fou. Cela permet aussi de relancer les discussions métaphysiques de la série, parce qu’à quoi bon un Dieu si c’est pour créer des sociopathes de neuf ans ? La solution psy comme religieuse est en tout cas la même pour le moment : il faut faire comme si Eric était normal pour qu’il finisse par le devenir. Peut-être.

Le tout, en continuant d’enquêter, évidemment. Le problème de cette enquête, c’est que ça finit par être trop bavard et pas assez rythmé. Pourtant, tout ça finit par avoir un effet sur Eric : il prie durant la nuit, fait des corvées de jardinage, travaille ses maths comme il faut… et tente de noyer le bébé dans la piscine. Heureusement que David s’en rend compte à temps !

Il pensait avoir bien cerné Eric, mais là, son côté « je prie pour que Dieu me débarrasse de ma petite sœur » était glaçant. Cela le pousse à demander un exorcisme à son autorité, et même Kristen appuie sa demande, expliquant que la psychologie cherchera toujours à faire plus, mais que la famille sera tuée avant que de vrais résultats soient connus. David est tellement heureux qu’il finit par demander à Kristen de venir boire un verre avec lui un jour. Super, la vie continue quoi, mais… Les pauvres parents n’empêche, que faire d’un enfant comme ça ?

Eh bien… Ils s’en débarrassent. C’est terrible comme conclusion à cet épisode, mais c’est pourtant ce que les scénaristes choisissent de faire : le jour de l’exorcisme, la police est là pour constater la « disparition » d’Eric. Il est très clair, au discours de la mère, qu’Eric a été tué par ses parents, tout simplement. La scène est lourde, mais très efficace, avec un « pray for Eric, pray for us » qui résume tout. Je ne m’attendais pas à une fin comme ça pour une série de network.

Pendant ce temps, la mère de Kristen offre des lunettes de réalité virtuelle à ses insupportables petites-filles qui les testent immédiatement. Il n’y en a que deux pour quatre, parce qu’il faut tout de même rester crédible niveau finance. Les petites sont toutes excitées et la série nous lance dans une deuxième intrigue pour cet épisode lorsqu’elles tentent un jeu vidéo d’horreur en réalité augmentée.

Des araignées, des monstres, tout ça dans la maison ? Bien joué, la grand-mère. Les gamines insupportables en temps normal se mettent à hurler encore plus qu’avant, mais cette fois, elles ont de bonnes raisons.

Personnellement, même à mon âge, ce n’est pas le genre de jeu que je testerais. Les petites aiment apparemment se faire peur, alors les grandes sœurs testent en première avant de passer les lunettes à leurs cadettes. Super aussi les grandes-sœurs, y en a pas une pour rattraper l’autre dans cette famille. Sans surprise, la benjamine est la plus terrifiées de toutes, particulièrement quand un monstre se met à la pourchasser.

Le jeu a beau être interrompu par Kristen et une plus grande sœur, la petite continue d’apercevoir le monstre… Ce n’est pas très rassurant. Après, même si on m’avait prévenu, les filles sont véritablement insupportables à s’engueuler en permanence et à parler toutes en même temps. Heureusement que Ben a un peu d’autorité sur elles…

Je veux bien que tout ça soit fait exprès, mais ça ne les rend pas attachantes du tout et ça m’a donné envie de couper le son plus d’une fois. Ben aussi a clairement envie de couper le son, mais heureusement qu’il ne le fait pas trop pour les surveiller même s’il n’est pas là pour ça, parce qu’elles recommencent à utiliser les lunettes.

Les filles acceptent alors de jouer en ligne avec une certaine Rose390 qui a tout d’une gamine de Shining. Cette série sait comment faire flipper, surtout que la petite fille en question peut quand même voir toute la maison sans le moindre problème. Quelle drôle d’idée. Elle attire les deux ainées dans la chambre de leur mère pour leur faire conjurer un monstre, et c’est la formule très inspirée qui finit par attirer Ben dans la chambre.

Une fois qu’un adulte est au courant, les filles finissent par dire la vérité à Kristen qui se met à flipper, inévitablement. Ben essaie donc de mettre en place le contrôle parental pour elle… mais ce n’est pas si évident quand Rose390 débarque à nouveau pour l’en empêcher. C’est creepy, la série est franchement efficace. D’ailleurs, elle l’est encore plus durant la nuit quand Rose390 revient parler aux filles malgré le filtre parental.

Elle leur annonce ainsi que leur père n’est pas sur l’Everest comme prévu, mais qu’il est en fait au Paradis. Cette fois, c’est sans hurler que les filles rejoignent leur mère pour leur demander des nouvelles de leur père. Je ne savais pas qu’il y avait encore un père dans l’équation normalement, mais j’aime bien l’idée d’un job dangereux et lointain pour lui, ça fonctionne parfaitement.

Inévitablement, Kristen interdit aux filles de jouer avec les lunettes et leur fait envoyer un message au père, et je reconnais que les filles étaient subitement beaucoup plus touchantes. Mais pas autant que leur mère en larmes en fin d’épisode suite à la mort d’Eric…

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Into the Dark – S01E05

Épisode 5 – Down – 16/20
C’est déjà mieux, ma foi, et un peu plus dans l’esprit de ce que j’attendais de cette série. J’ai lancé cet épisode-ci puisqu’on me vendait un huis-clos et qu’en période de confinement, c’est quand même plutôt adapté de regarder ça. Il y avait de bons moments et une bonne idée de base, le tout est prévisible avec des longueurs, mais aussi de bonnes scènes. J’ai bien aimé, c’était plus efficace que le premier épisode !

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Spoilers

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Fairly classic client.

Comme prévu, je ne me force pas à voir les épisodes dans l’ordre, puisque ça ne sert à rien sur une anthologie. J’avais envie de quelque chose de bien noté pour ne pas trop m’ennuyer, tout en ayant le temps d’écrire plus tranquillement que devant Charmed. Pour le coup, cette série le permet bien, avec des débuts très lents.

Il s’agit d’un épisode diffusé en février, pour la St Valentin donc. On y suit un homme et une femme dans une entreprise qui vont se retrouver bloquer dans un ascenseur un vendredi 13. Rien que ça, ça m’angoisse déjà, surtout qu’on a vu pendant le générique qu’un tueur s’amusait avec une arme. Ils ont une cinquantaine d’étages à descendre, alors c’est assez long pour qu’ils se rencontrent et papotent, faisant de l’humour sur les cadeaux qu’ils ont sur eux.

Elle a un sac de St Valentin, il a une bouteille de vin pour un client. Ils remarquent un dessin pourri de quelqu’un coincé dans un carré, en train d’appeler à l’aide. Ca y est, on comprend bien que ça va être flippant pour eux. L’ascenseur s’arrête, mais pas l’électricité. Evidemment, les boutons d’alerte ne fonctionnent pas et ils sont quatre étages sous le sol, donc ils n’ont pas de réseaux. Voilà pour la situation initiale : deux personnages coincés dans un ascenseur, alors qu’ils ne se connaissent pas. Au moins, l’ascenseur est plutôt grand, c’est déjà ça.

Bon, rapidement, les personnages se font une raison. Il faut attendre qu’on vienne les secourir, donc ils peuvent passer au small talk, ces conversations où on apprend à se connaître. Ils arrivent vite à court de sujets, sans penser à donner pour autant les prénoms, ce qui est un peu la base. Forcément, ils tentent la courte échelle dans le premier quart d’heure, espérant une trappe en hauteur, qui n’existe pas. Quarante minutes plus tard, ils ont abandonné tout espoir et se présentent l’un à l’autre : Jennifer et Guy. Soit.

Par chance, ils ont du vin et de quoi l’ouvrir, mais aussi un peu d’eau à partager. S’ils en ont pour trois jours, il faut toutefois commencer à rationner. Ah ben oui : c’est un vendredi 13, mais c’est aussi un week-end prolongé sans travailler le lundi. Ils ont donc possiblement 80h à attendre comme cela, et c’est embêtant. Au moins, ils sont confinés, c’est une situation qu’on connaît bien désormais. Pas aussi bien qu’eux cela dit : ils sont confinés à deux dans un tout petit espace et Jennifer a envie de faire pipi.

Au moins, elle a un thermos vide dans lequel elle peut se soulager.

J’ai plus l’impression que les scénaristes gagnent du temps avant d’en arriver au cœur de ce qu’ils veulent nous montrer, mais bon, ça fonctionne à peu près, surtout quand Jennifer continue le dessin pour s’ajouter en train de crier pour sortir du fameux carré. Sympa.

Jennifer et Guy enchaînent donc avec quelque panier de basket avec des chocolats, et j’ai bien aimé les voir sympathiser de la sorte. Cela ne m’empêchait pas d’avoir envie d’en arriver au côté un peu plus horrifique… mais bon, évidemment que ça commence par toutes ces scènes permettant d’apprendre à connaître les personnages. Guy a un bon humour et ça marche bien. Et puis, j’ai eu de la peine pour ces workaholic que personne ne semble en mesure de chercher.

Allez, 80 heures ça passe vite, non ? Ils boivent un peu, se mettent à se dessiner l’un l’autre et à se réconforter quand la lumière de l’ascenseur faiblit. Niveau réconfort, Guy est top à lui avouer ensuite qu’en fait, il l’avait déjà vue et remarquée dans les couloirs de l’immeuble. OK. C’est mignon, mais ça devient longuet cette scène de drague. Heureusement, ils échangent vite les dessins puis se mettent à parler bouffe pour relancer l’intérêt. Mais bon, rien ne vaut une petite conversation sur le sexe filmé par Jennifer.

Euh, d’où tu fais ça en filmant ? D’où tu uses la batterie de ton portable pour ça alors que t’as encore 76h à tenir enfermé ? Ils sont bizarres ces personnages ! En tout cas, Guy finit avec une érection à force d’imaginer une histoire sexy, et ça vire au film porno. On voit pourquoi il y a une bonne note à cet épisode, hein. Par contre, d’où tu fais l’amour comme ça en sachant qu’il y a une caméra qui filme ? Et sans protection ? Merveilleux cet épisode !

Voilà qui m’a motivé à faire pause et me servir à manger… Ca n’a pas de lien avec ce qu’il se passe dans l’épisode, hein, à part que c’est là que j’ai vraiment décroché. Dommage. Dommage aussi pour Guy qui n’est pas super ravi d’entendre Jennifer lui dire juste après ça que c’était ponctuel et qu’elle veut se remettre avec son ex. Magique.

Il se met à tenter de la convaincre avec une histoire de destin, et franchement, pas ouf. Le twist auquel je m’attendais depuis le départ tombe alors : Guy est celui qui est responsable de cette panne d’ascenseur. Il est gardien d’accueil, le job le plus solitaire du monde. Bon. Dites bonjour aux gens à l’accueil au boulot quand vous serez déconfinés, hein.

En tout cas, il débloque l’ascenseur, parce qu’il avait la clé depuis le départ. Elle s’énerve donc et lui dit qu’elle va appeler les flics, plutôt que de lui dire gentiment qu’elle lui pardonne et d’appeler les flics une fois sortie de là. Mais non. Elle préfère largement qu’il s’en prenne physiquement à elle, qu’elle casse la clé et qu’elle l’assomme à coups de talon. Prévisible. Mais très sympa.

Et puis bien sûr, ils sont habillés en blanc, alors le sang rouge ressort bien. Pas vraiment complètement assommé, il parvient à faire en sorte qu’elle s’évanouisse elle aussi. On reprend au réveil de Jennifer, après celui de Guy et l’action arrive enfin. Il lui révèle donc qu’il a tout organisé pour rester avec elle tout le week-end et qu’il est prêt à la tuer plutôt que de retourner en prison. Ah, c’est l’enfer pour Jennifer d’un coup. Les enfants, il ne faut pas coucher avec n’importe qui dans un ascenseur.

Complètement fou, Guy propose ensuite d’ouvrir les cadeaux de St Valentin et de continuer de torturer un peu Jennifer. C’est plutôt bien : il a des cigares et du feu, y a de quoi l’attaquer tout de même. Mais pas de quoi sortir, donc bon. Pour ça, il suffisait d’envisager de changer les néons. Contre toute attente, il trouve donc un moyen de sortir et décide de faire confiance à Jen pour les tirer de là.

Cette idiote ne pense pas à retirer ses chaussures pour faire la courte échelle ou pour escalader le conduit d’ascenseur, ni même pour les balancer à la tronche de Guy quand il finit par trouver un moyen de la suivre. Tout ça est une succession de mauvais choix de la part de Jen tout de même, et j’ai un peu de peine pour elle. En plus, Guy avait l’air si sympathique au début, t’aurais mieux fait de rester dans son jeu tout du long.

Il finit par les faire tomber tous les deux dans le conduit d’ascenseur et amortit la chute de Jennifer qui est la première à se réveiller. Elle utilise donc les cigares pour essayer d’activer l’alarme incendie. Elle aurait mieux fait, je ne sais pas, de d’abord ligoter Guy ? Bon, c’est finalement ce qu’elle fait quand il se lève, alors que son départ de feu met un temps fou à fonctionner.

Elle reprend sacrément du pouvoir là : Guy est ligoté et, pendant qu’elle attend les pompiers, elle se propose d’émasculer Guy… mais ne le fait finalement pas, pour le forcer à dire la vérité en vidéo. Il s’appelle donc John, mais ça prolonge l’épisode pour pas grand-chose. Il a une vie triste, John, puisqu’il a fini en prison pour homicide involontaire : il a bu de l’alcool avant de conduire et de tuer sa collègue sexy qui était dans la même voiture que lui.

Même s’il n’a fait que six mois de prison grâce à un bon avocat, la réinsertion professionnelle n’étais pas vraiment possible. C’est pourquoi il a mis en place tout ce stratagème pourri. Jen a juste eu la mauvaise idée d’avoir un manteau orange qui fait qu’on la remarquait de loin. Quant à son plan d’appeler les pompiers, ça n’a pas fonctionné du tout.

Ce n’est finalement que lundi matin, à 1h15, que quelqu’un se pointe dans le bâtiment. C’est le collègue de John/Guy qui veut épater sa copine avec la vue. Ils ne savent pas dans quoi ils s’embarquent là. Le collègue comprend vite que quelque chose ne va pas quand il ne trouve pas John. Il finit ar prendre contact avec l’ascenseur sans appeler les pompiers, malgré des images peu rassurantes, et cette idiote de Jennifer ne le prévient pas non plus de ce qu’il se passe.

John profite de son inattention pour se libérer et l’attaquer à nouveau, avant de parvenir à tuer Eddy, son collègue de manière bien conne : Eddy grimpe dans l’ascenseur pour les aider et se fait découper en deux.

Et voilà, John n’a plus qu’à effacer les preuves de ce super week-end. Il enferme Jen dans son coffre, se débarrasse du corps d’Eddy et de ses vêtements dans le conduit d’ascenseur. Le seul problème avec tout ça ? La copine d’Eddy est encore dans le bâtiment, même s’il ne le sait pas. La pauvre. Il s’en rend compte alors qu’il supprime tous les fichiers vidéos du week-end… et la tue, avant de la balancer à son tour au fond du conduit de l’ascenseur. Pas sûr que ce soit un bon endroit pour se débarrasser des corps : ils finiront bien par sentir et la maintenance par les trouver. Non ?

En tout cas, Jennifer a bizarrement le droit à un autre traitement elle. J’imagine que c’est l’amour qui le fait agir de la sorte : il préfère la cramer à l’essence et l’enterrer en pleine nuit loin du bâtiment. Il prend tout de même le temps de lui dire qu’il était vraiment fou d’elle et triste de ce qui lui est arrivé… mais elle est a priori déjà morte dans le coffre de la voiture. OK, elle fait bien la morte, mais pas assez pour me convaincre, moi. J’ai vu trop de films d’horreur.

Plutôt que de s’enfuir quand elle obtient enfin un moyen de se barrer, elle décide de faire une petite marche arrière pour attaquer John. Ce n’est pas une bonne idée : se mettre en sécurité d’abord me paraît être la priorité, surtout qu’elle n’a plus aucune preuve de quoique ce soit. Elle n’hésite en tout cas pas une seconde à s’en prendre à John et envisager de le tuer avec un cigare et pas mal d’essence. Eh, ça fait une fin sympathique !

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Pas de Free Comic Book Day aujourd’hui…

Salut les sériephiles confinés,

Je fais une rapide pause dans mon challenge du #WESéries afin de vous parler de… Euh, beh, je ne sais pas en fait. Dans mon agenda, il est écrit depuis des mois qu’aujourd’hui, je vous parlerai du Free Comics Book Day, parce que depuis 2002, c’est tous les premiers samedis du mois de mai qu’il a lieu et que depuis un an ou deux, il s’est importé assez en France pour que je puisse en profiter (officiellement, il est arrivé en France en 2014).

Free Comic Book Day is 'Full Steam Ahead' For 2020, Despite ...
Oui, mais non. Et non, vous ne rêvez pas : c’est bien Astérix aux côtés de Spiderman sur cette image officielle de présentation… On rate vraiment quelque chose !

Voir aussi : Présentation du Free Comic Book Day (2018)

Malheureusement, il n’est pas évident de se rendre dans un magasin de comics en cette période de confinement et les organisateurs en ont bien conscience. C’est pour cela qu’ils ont décidé d’annuler l’édition 2020 après plusieurs péripéties. Ils ont notamment envisagé de faire un évènement durant tout le mois, une idée qui me plaisait beaucoup… mais qui n’a du tout rencontré de succès auprès des différents acteurs de l’organisation trouvant dommage de ne pas en faire quelque chose d’unique rassemblant tous les fans.

Bon, je comprends cette volonté de rassemblement, mais ça me fait de la peine de ne pas avoir ma dose de comics gratuits moi ! Il faudra attendre cet été pour vivre une nouvelle journée comme celle-ci, mais la date exacte n’a pas encore été communiquée. C’est plutôt logique : les organisateurs savent bien que ça dépasse les frontières des États-Unis, et il n’est pas facile de mettre au point une date mondiale de déconfinement permettant la réunion des fans. C’est dommage, parce que j’avais adoré y participer l’an dernier.

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Voir aussi : Mon 1er FCBD

Cette décision provoque tout un tas de remous sur l’industrie des comics en revanche : Diamond Comics, l’organisateur de cette journée spéciale, a décidé malgré tout d’envoyer des comics gratuits en mai pour ne pas mettre à mal le système de distribution, là ou pour d’autres maisons d’édition, le décalage de la journée spéciale va forcément entraîner le décalage de la publication de tous les titres liés au Free Comic Book Day. Pour rappel, les maisons d’éditions de comics ont tendance à capitaliser sur cette journée pour offrir des prologues gratuits à des arcs plus importants. C’était notamment le cas chez DC l’an dernier…

Astonishing X-Men: Gifteda [Import]: Amazon.fr: Joss Whedon, Joss ...Quelles décisions vont-ils prendre ? Pour l’instant, le mystère demeure, mais une chose est sûre, le Covid vient mettre à mal une industrie qui est certes juteuse par certains aspects, mais qui a surtout souvent la tête juste hors de l’eau. Au moment où j’écris, les éditeurs envisagent doucement la reprise de leurs activités : Diamond Comics l’a annoncé pour le 20 mai, alors que Marvel, un peu plus frileux, annonce le 27. Moi, j’ai hâte de cette reprise, parce que la première semaine de juin, Marvel sortira enfin un omnibus du run de Joss Whedon et John Cassaday sur Astonishing X-Men. Il sera donc peut-être temps pour de compléter ma collection Whedon en physique cette fois… Enfin, il me manque tellement de comics Buffy en même temps !

Si tout ça concernait les États-Unis, il va sans dire que la France aussi est impactée et que les maisons d’édition ont mis la clé sous la porte pendant le confinement. Aucune annonce officielle n’est encore faite concernant le Free Comic Book Day, mais j’essaierai de me tenir informé des décisions à venir pour pouvoir en profiter quand il aura lieu. Rien ne dit que la date américaine sera la date française, puisque côté logistique ce serait compliqué à organiser… Mais bon, un Free Comic Book Day sans les comics VO gratuits, est-ce vraiment un FCBD ? Le casse-tête est compliqué ! On peut toujours se consoler avec les initiatives de premiers tomes numériques gratuits lancés chez quelques éditeurs, mais bon.

Into the Dark – S01E01

Épisode 1 – The Body – 13/20
Je suis venu pour de l’horreur, j’ai eu une série qui se prenait au sérieux sur la réalisation, mais qui proposait un scénario plus comique qu’horrifique. C’est dommage parce que je n’ai pas du tout accroché et que les acteurs sont pour certains dans le surjeu pour tenter de vendre un scénario pas si crédible. Bref, je continuerai probablement cette saison, mais pas sûr que ce soit tout de suite. Peut-être que si quand même pour le deuxième épisode, histoire de voir si c’est toujours comme ça ?

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Spoilers

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It wasn’t a costume.

Quel étonnant début ! Une jolie petite musique classique, une villa de fou et un meurtre, avec un assassin gastronome. Pourquoi pas, ma foi ? Mais honnêtement, quelle horreur ! Il bouffe du fromage avec des vers dedans ? C’est vraiment un concept qui existe ça, je suis sûr, du coup, ben c’est bon, dès sa première scène, la série nous plonge dans une vraie ambiance d’horreur, quoi.

Un compte à rebours de quatre heures commence alors, et l’on découvre que comme c’est Halloween, il n’y a aucun problème à se balader avec un corps. Ca passe pour un costume. Ce n’est jamais que la deuxième fois en deux semaines que je me fais la réflexion qu’Halloween aux États-Unis, c’est limite The Purge. Ben oui, outre le cadavre qu’on peut déplacer, les voitures sont complètement défoncées par des jeunes qui s’amusent, apparemment.

C’est gênant parce que ça attire l’attention de la police, alors ça force notre assassin à accepter de se rendre à une fête avec d’autres jeunes encore plus insupportables que ceux qui lui ont crevé les pneus. C’est absolument dingue, mais oui : il parvient à se rendre en boîte de nuit avec le cadavre, ni vu, ni connu. C’est bien pratique ça.

La boîte de nuit est on ne peut plus cliché de toutes les déviances possibles, drogues, alcool, costumes de dingue… Pas de toute, c’est Halloween. C’est bien beau tout ça, mais le compteur tourne : seulement un quart d’heure est passé depuis le début, alors que ça paraissait déjà tellement plus long. Non, vraiment. La série prend quand même tout son temps. Pas étonnant que l’épisode dure 1h22 quand on voit tous les plans qui s’éternisent sur les costumes.

L’avantage, c’est que ça me valide carrément le point perruque du Bingo Séries tous les costumes. Quant à notre héros, du haut de la boîte, il peut surveiller la police et draguer une certaine Maggie qui est magnifique. Non seulement ça, mais en plus elle est carrément intelligente. Trop bavarde pour notre anti-héros, certes, mais carrément attirante autrement, non ? Ce n’est pas le sujet, pardon !

Ce qui est génial, en tout cas, c’est que le tueur en série ne lui raconte que la vérité : il trimballe un vrai cadavre, pas un accessoire, et il réfléchit déjà à ce qui pourrait être le mobile du tueur. J’ai bien aimé la scène, vraiment, autant pour la drague foireuse de Maggie que pour la réflexion sur le meurtre en général.

En tout cas, Maggie finit par proposer au tueur de le ramener, mais ce n’est pas si simple. Elle doit d’abord récupérer la voiture de Jack, l’organisateur de la soirée qui propose plutôt de boire un verre et de sniffer un peu de drogue. Il ne sait pas à qui il a affaire, lui. En plus, non seulement il prend des risques, mais en plus, il pourrit la vie de ses amis. Il les enferme avec un tueur, ça promet. Par contre, c’est un peu le problème : ça fait dix-huit minutes et pour l’instant, ça ne fait que promettre.

Il suffisait de demander, en tout cas. Le « cadavre » de notre tueur se met soudainement à bouger et tout le monde continue de trouver le costume super bien fait et drôle, jusqu’à ce que Jack lui écrase la face et finisse par comprendre que c’est un vrai cadavre. Voilà, bienvenue à Halloween : il ne faut pas faire confiance aux inconnus avec des cadavres, apparemment. C’est toujours une leçon bonne à retenir.

Le tueur nous tue alors l’ami geek un peu boulet du groupe parce qu’on lui dit qu’on ne tue pas les gens comme ça. C’est sympa, ça met dans l’ambiance horreur… avant d’en sortir tout de suite parce que le tueur parle et parle et parle et non, sérieux. En plus, Maggie est complètement fascinée par lui, sans qu’on ne sache trop pourquoi. Elle est toute heureuse de venir en aide aux tueurs, ignorant qu’elle va juste permettre à Jack et deux de ses amis de s’enfuir avec le cadavre… du début de l’épisode ? Ils laissent le cadavre du pote derrière eux, mais ils prennent le cadavre d’un inconnu parce qu’il n’est peut-être pas mort ?

Ce n’est pas très logique tout ça, surtout quand ils comprennent qu’ils n’ont pas de clé. Et ils sont complètement cons, puissance un milliard : Jack essaie de prévenir les gens invités à sa soirée que quelqu’un veut les tuer, mais personne ne le croit, ils trimballent un cadavre, mais refusent d’appeler les flics, préférant aller chercher un pauvre type en patrouille seul (d’où il fait sa patrouille seul ?). Bien sûr, le flic les prend pour des drogués, ce qu’ils sont, donc il ne les croit pas tant qu’ils n’ouvrent pas le scotch autour de la star… Et là, la série m’a perdu définitivement : les personnages se mettent à nous dire que la star qui est morte est belle. Alors euh… on vire dans la parodie, mais ça m’a détaché du peu d’ambiance horreur qu’il y avait. Moi, j’étais là pour de l’horreur…

Pendant ce temps, le tueur et Maggie sont coincés dans une pièce qui s’avère être un escape game. Ils ne mettent pas bien longtemps à sortir, puisqu’on nous a déjà dit qu’ils étaient intelligents. Ils débarquent donc dans le parking et le flic ne parvient pas à faire grand-chose pour les arrêter. Il tire dans l’épaule de Maggie pendant que le reste des jeunes se barre, toujours avec le cadavre.

Mais… Dans quel monde tu te tires avec un cadavre comme ça, franchement ? Tout ça n’a aucun sens, mais bon, ils sont contents d’être avec une célébrité. OOOOK. On est au milieu de l’épisode seulement et je suis totalement détaché. Les voilà qui se mettent à voler le caddie d’un SDF pour transporter le corps alors que Maggie est soignée par le tueur. Allez, au moins, la réalisation est jolie, on va dire ; et Maggie me fait bien rire à accuser les trois autres de meurtre, surtout que ça enchaîne sur une dispute prévisible entre eux parce qu’ils ne savent pas bien quoi faire et envisagent chaque fois les pires idées du monde comme des trucs sérieux.

Non, vraiment, je n’accroche pas trop, mais ce n’est pas pire que le couple Maggie/tueur qui se mettent à échanger des regards intenses et des récits de vie pas terrible. La série est plus marrante que flippante, puisqu’elle enchaîne carrément sur Maggie aux toilettes en train de se convaincre que le tueur est un bon parti. WTF ?

Pendant ce temps, le trio se décide à se débarrasser du corps de manière à éviter la présence de preuves gênantes, et ça se fait en suivant tout un tas de clichés, notamment la pince à cheveux pour faire sauter un verrou ou le type qui veut se servir d’une machette pour démembrer un corps, ou encore les trois amateurs qui savent exactement comment se débarrasser d’un corps et trouvent tout ce qu’il faut pour le faire. Le tout en s’engueulant.

En parallèle, le couple de tueurs papote tranquillement, avec Maggie qui totalement envie de sauter le tueur plutôt que de trouver le reste du trio – ce n’est pas totalement réciproque, pas de bol. Franchement, je me suis complètement détaché de l’épisode et j’ai arrêté de suivre ce qu’il se passait jusqu’à ce que le tueur reçoive un appel du commanditaire de sa soirée.

Et sans surprise, on tombe dans le cliché du commanditaire qui surveille le tueur. Par chance pour lui, Maggie est une sorte de magicienne de l’internet capable de télécharger les images des caméras de vidéosurveillance de la ville et d’envoyer au trio en train de se débarrasser du corps le moment où ils se sont présentés au flic. Non mais, sérieux ! Et ça permet à Jack de comprendre que Maggie est en train d’aider le tueur, non mais… LOL. Puis qu’est-ce qu’ils me saoulent à s’engueuler ce trio !

Dorothée se la joue soudainement leader du groupe et prend des décisions parvenant à convaincre les deux autres de faire tout ce qu’elle veut en parlant de plan à trois sur la plage. Et le plus génial, c’est encore qu’ils se mettent à déplacer le corps sans même se rendre compte qu’ils laissent une énorme coulée de sang derrière eux. Ils sont faciles à rattraper au moins.

Leur nouvel objectif ? De quoi incinérer le corps au milieu d’un cimetière. Ils sont ainsi suivis par Maggie et le tueur qui décide, alors qu’il ne lui reste plus qu’une heure de se débarrasser de Maggie. Il n’a absolument pas besoin d’elle, même si c’était apparemment cool de lui donner un baiser pour la poignarder. La musique s’emballe alors que Maggie comprend qu’elle s’est faite manipuler par un type qui lui a toujours dit la vérité, et elle agonise lentement en comprenant toutes les erreurs faites. Dommage.

La parodie est encore de mise ensuite avec le tueur qui rattrape le trio pile au moment où ils trouvaient un nouveau flic pour les aider. Celui-ci se fait tuer, le trio se barricade dans un bâtiment funéraire, Jack en profite pour se casser et Alan pour tenter d’embrasser Dorothée. Non, mais stop ! Je vais finir par avoir des crampes à force de rire, moi.

Ce n’est pourtant pas fini, avec ensuite le tueur qui peut entrer dans le bâtiment grâce aux clés du gardien qu’il a récupéré sans mal alors que Dorothée était persuadée qu’il ne pourrait pas les suivre. Non mais… Sérieusement ? Et le pire, c’est que malgré tout ça, elle continue de vouloir brûler le corps, parce qu’apparemment, c’est la priorité ?? C’est toujours mieux que la priorité de Jack qui est de faire du bruit à prier… avant de se cacher logiquement dans un cercueil.

Hum, personne n’a envie que ça lui arrive, mais ça simplifie le travail pour le tueur au moins. Il n’a aucun mal à le buter en lui crevant les yeux, comme ça, et à cacher directement le corps dans le cercueil.

Dans tout ça, le temps passe pour eux, plus vite que pour moi je peux vous le dire. Le tueur nous retrouve sans mal Alan et tombe rapidement dans le piège de Dorothée… mais celle-ci n’est pas fichue de tuer le tueur assez vite. Alan fait ce qu’il peut pour prendre le dessus, mais tout ce qu’il y gagne, c’est de perdre un bout de petit doigt bouffé par le tueur. Rapidement, ce dernier reprend donc le dessus et s’amuse bien à nous tuer nos héros d’un soir qui étaient plus bouffons qu’héros. Alan apprend à quoi ressemble la mort au moment de douiller sévère sur son dernier souffle.

C’est ensuite au tour de Dorothée d’y passer, dans la scène la plus drôle de l’épisode : elle tire sur le tueur, pensant s’en tirer, mais celui-ci s’en tire sans mal en se protégeant avec un plateau en métal qui renvoie la balle directement en plein dans son crâne. Non mais genre !

Pour se débarrasser des corps ? C’est simple, ils ont déjà allumé le four après tout. J’ai presque de la peine pour eux, mais bon, ils étaient si cons ! Il reste même 25 minutes au tueur pour se rendre à son point de rendez-vous rendre le corps de la star – bon, sans ses dents ou ses empreintes, mais c’est toujours ça de pris. Il le rend aussi sans ses fringues pour faire une photo au commanditaire, ravi d’apprendre qu’il ne reste aucun témoin.

Et comme il dit ça, on sait tout de suite que Maggie est toujours en vie : ne pas vérifier qu’elle était morte, c’était très con. Sans surprise, Maggie qui savait exactement où serait notre tueur à 2h du matin débarque et tire un coup dans le dos du tueur qui n’a plus la force de lui résister et finit par se faire trimballer à son tour dans du scotch, comme son cadavre de début d’épisode. Tout ça pour ça, donc.

Ma foi, je n’ai pas du tout eu la dose d’horreur que j’espérais avec cet épisode, mais au moins, j’ai beaucoup ri. Ce n’était pas le but, par contre, c’est dommage…

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