Quantico – S03E05

Épisode 5 – The Blood of Romeo – 14/20
Un épisode plutôt sympathique, toujours pas très original dans son écriture, mais assez efficace. La série est pleine de scènes peu crédibles, mais on est habitué à présent, et les thèmes choisis sont toujours assez originaux pour donner envie de rester malgré tout. En plus, on approche de la fin, ce serait dommage de s’arrêter maintenant.

Saison 3


Spoilers

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Find Elizabeth Nutting, find the uranium.

Allez, hop, petit épisode de Quantico pour commencer le week-end sans prise de tête… enfin, eux se prennent la tête sous une jolie lune jaune, mais pas moi. L’intro nous annonce une intrigue nucléaire, ce qui change un peu sans trop changer. Il est donc question d’un vol d’uranium par une prof de fac alors qu’un sommet sur le nucléaire entre l’Iran et le Pakistan a lieu… C’est une mission pour notre super équipe de bras cassés !

Ils enquêtent approximativement une minute avant que Shelby ne fasse un reproche à Alex, parce que franchement, tout ça est de sa faute, c’est sûr, elle était à moitié dans le coma, elle aurait pu éviter d’embrasser Ryan, hein. Pff. Leur amitié était bien jusque-là, rajouter cette jalousie complétement conne et inutile, c’est dommage de gâcher ça.

En revanche, ça améliore les choses pour Harry et Ryan qui parlent de nouveau de la situation de couple de ce dernier, eux aussi en menant l’enquête… Heureusement, il y a Owen, Celine et Jocelyn pour la mener également et avancer pour de vrai : Elizabeth Nutting, la voleuse d’uranium, agit clairement sous la menace dans la manière dont elle regarde les vidéos, mais elle leur laisse aussi un dossier dans lequel elle met une simple copie d’étudiant, celle d’Adnan Hamaja.

Et celui-ci, pakistanais, est clairement responsable de l’enlèvement du fils et du mari d’Elizabeth. C’est un bon début d’épisode, même si on n’est pas sur du très original.

Owen retourne auprès de Carmella, la directrice du FBI qui leur a donné cette mission, pour lui demander d’annuler le sommet international… ce que le président a refusé bien sûr, sinon il n’y aurait plus d’épisode. Owen et Jocelyn décident donc de cacher toutes les infos qu’ils ont : Alex, Mike et Deep sont en train de surveiller l’appartement d’Adnan grâce à une puce GPS.

C’est un trio intéressant qui réussit à mettre une caméra dans la pièce et à envoyer Deep livrer leur nourriture (indienne en plus, parce que les pakistanais ont un bon sens logique) et une oreillette à Elizabeth. Celle-ci confirme que l’uranium est dans l’appartement.

L’oreillette possède aussi un micro ultra-efficace apparemment, parce que même avec une main dessus, Elizabeth parvient à parler avec Alex lol. Elle apprend que son fils est toujours en vie, a eu sa dose d’insuline et accepte donc de bosser avec ce qu’elle pense être le FBI.

On notera que si le script nous dit que le van d’Alex, Deep et Ryan est censé être chauffé, les acteurs travaillent clairement dans le froid, parce que de la fumée sort de leur bouche chaque fois qu’ils parlent, surtout Mike. J’ai de la peine pour eux, la série n’a même plus de quoi les chauffer tellement ils sont en faillite.

Elizabeth s’arrange pour apprendre que la bombe sera à construire dans la journée. En toute logique, c’est Alex qui intervient pour apporter ce qu’il faut pour déclencher la bombe. C’est vrai que son visage n’est PAS DU TOUT connu à l’internationale et que des TERRORISTES ne connaissent probablement pas son histoire, hein.

Tout se passe assez bien pour qu’Elizabeth réclame une vidéo de sa famille permettant de faire avancer l’enquête… jusqu’à ce qu’un homme finisse par débarquer avec ce qu’il faut pour faire la bombe. Est-ce que notre équipe d’élite est composée d’assez d’amateurs pour que personne ne pense à stopper le vrai livreur ? Eh bien, oui, apparemment.

Par conséquent, Mike débarque et tue tout le monde sauf Alex, Elizabeth et l’étudiant de cette dernière, le gentil terroriste de l’épisode qui n’a aucune idée d’où sont les autres otages. L’avantage, c’est que ça force tout le monde à continuer à bosser sur le sommet. Oui, parce que bien sûr, ils apprennent qu’Adnan était en fait indien, pas pakistanais : toute l’opération avait pour but de provoquer un attentat qui paraitrait commis par des pakistanais pour que les États-Unis s’associent éternellement à l’Inde. Pas mal comme idée – même si je ne vois pas bien ce que vient faire cette intrigue politique, c’est original.

Rapidement, Elizabeth comprend que sa famille est plus en danger que jamais maintenant que ses ravisseurs sont morts. Elle braque donc Mike et Alex, des agents entraînés du FBI qui se laissent prendre en otage comme des bleus par Elizabeth et Adnan. Cela force Deep à intervenir, ce qui hurle à la mauvaise idée. Il arrive néanmoins trop tard, forcément.

Pendant ce temps, Celine réussit à trouver une piste pour l’enfant d’Elizabeth et Owen souhaite y envoyer Jocelyn, Ryan et Shelby… Mais cette dernière discute l’ordre, pour éviter Ryan. Cela ne fonctionne bien sûr pas. Elle se retrouve donc à enquêter à la pharmacie, faisant semblant d’être enceinte pour pouvoir aller aux toilettes. Pendant qu’elle enquête, Jocelyn donne des conseils de couple à Ryan, parce qu’elle est bien placée pour en donner évidemment (non).

Aux « toilettes », Shelby s’arrange pour restaurer la connexion wifi afin que Jocelyn puisse fouiller les vidéos, mais c’est une piste qui ne mène finalement nulle part. Heureusement, la vidéo demandée par Elizabeth les met sur une nouvelle piste et ils se retrouvent avec quelque chose à faire, c’est beau les coïncidences et la technologie impeccable permettant d’être au point dans une simple voiture pour faire pause sur un live piraté et zoomer à l’infini.

Ils se mettent à chercher toutes les entreprises vendant des pneus dans le Bronx, à trois avec une seule personne à chaque fois. Pas franchement hyper efficace donc, mais ça permet à Ryan et Shelby de se parler pour tenter de se réconcilier.

Ils finissent par retrouver les otages, heureusement et une rapide fusillade permet de tuer tous les méchants et de sauver les gentils comme dans une série américaine. Shelby est toutefois en danger, Ryan lui sauve la vie et oh lala la tension sexuelle est de retour entre eux.

De son côté, Owen arrive au sommet avec Celine et Harry, ces deux-là sous couverture. Bien sûr, c’est une couverture à risque car ils agissent secrètement au milieu d’un sommet international. Cela ne manque donc pas : Harry fouille la chambre d’un officiel, le passe à tabac en laissant volontairement son ADN sur place puisqu’il crache du sang et, c’est fou !, il se fait choper dis donc. On dirait bien qu’il a fait exprès, mais ça permet de justifier la présence de Celine.

Elle s’arrange pour récupérer Harry en créant du gaz somnolent, ce qu’elle a appris à faire plus tôt grâce à lui, qu’elle balance dans l’ascenseur. À son réveil, Harry découvre que l’épisode a changé du tout au tout : les pakistanais ne sont plus les méchants.

Hop, ils se rendent sur les lieux probables de la négociation et y retrouvent Alex, Mike, Elizabeth et Adnan. Rapidement, Elizabeth se fait désarmer, ce qui ne sauve pas sa famille et Alex finit par repérer Owen qui la prévient de la fusillade à venir. Harry snipe Adnan puis d’autres méchants, une nouvelle fusillade éclate et… Adnan parvient à s’échapper tranquilou avec la bombe. Normal.

Mike et Alex le pourchassent seuls, parce que… euh je sais pas bien, toute l’équipe est dispo maintenant. Adnan veut faire exploser la bombe quand même, surtout maintenant qu’il est blessé. Cela pousse Alex à le tuer, c’est con. Dans tout ça, il voulait tuer tout Manhattan juste pour venger la mort de son père par les pakistanais en leur faisant porter le chapeau… mais s’il avait fait exploser la bombe, tout le monde aurait su que c’était un indien qui avait fait exploser la ville ? Le FBI savait déjà. Où est la logique ?

Bref, il est mort, Elizabeth est bonne pour la prison parce qu’elle s’est transformée en terroriste pour sauver sa famille et il est une fois de plus question d’Andrea et Isabella entre Alex et Mike. Alex flirte avec plaisir mais ça ne mène nulle part pour l’instant, puisqu’elle préfère s’occuper un peu de Deep et ses désirs de revanche sur les pakistanais. C’est tout de même intéressant d’avoir une série parlant de l’immigration de cette manière. L’ensemble n’est pas brillant, mais il y a quelques moments sympathiques.

La fin d’épisode voit évidemment Ryan et Shelby se réconcilier au bureau, puis sur le bureau, pour ne pas changer. Quant à Owen et Jocelyn et bien il faudra attendre la semaine prochaine pour que ça se développe car les scénaristes semblent avoir oublié l’épisode de la semaine dernière.

Saison 3

X-Men : la première trilogie

Salut les sériephiles… et les cinéphiles !

Pas de jaloux : après avoir passé un mois à faire le récap du Marvel Cinematic Universe et mes avis film après film, il est temps de passer à l’univers X-Men dans lequel je ne suis pas tout à fait à jour, puisque je n’ai pas encore vu le dernier Deadpool – mais je me surprends moi-même à voir que j’ai regardé tout le reste, avec plus ou moins d’attention tout de même, mais vous découvrirez tout ça au fur et à mesure.

On remercie bien fort Laura pour l’idée et la demande après avoir vu le dernier film de cet univers, parce qu’elle voulait que je le fasse alors voilà je m’exécute. Je vous propose donc une critique rapide des films de la saga, sur plusieurs articles. On commence cette semaine avec la première trilogie, qui est celle que je connais le mieux.

X-Men (2000)

C’est l’un des tous premiers films que j’ai pu voir au cinéma en-dehors des Disney en famille. J’ai pu aller le voir avec ma grande sœur à ma demande et comme j’avais sept ou huit ans, c’est forcément un bon souvenir. Je retiens de ce film qu’il était très cool, qu’il m’a réconcilié avec Malicia parce qu’Anna Paquin y est magnifique (contrairement à sa version dessins animés dans X-Men Evolution) et que Bryan Singer a fait du très bon boulot. Et il n’y a pas que lui !

Je sais que la réplique a fait débat et a été l’occasion d’un clash entre Halle Berry et Joss Whedon, mais l’enfant en moi est juste beaucoup trop fan de « Que fait le Crapaud quand la foudre lui tombe sur la tête ? Il fait comme tout le monde, il dit aïe ». Ce n’est qu’après que j’ai découvert que c’était du Whedon, et j’adore.

Et sinon, ben c’est la découverte d’un univers, des personnages, des pouvoirs, tout ça, tout ça. C’est vraiment cool, quoi !

X-Men 2 (2003)

À ce jour, mon film X-Men préféré… Il faut dire qu’il se concentre énormément sur Malicia, Bobby et Diablo, mes trois X-Men préférés (avec Kitty, ça fait 4 OK), ça aide beaucoup. L’introduction du film reste une de mes scènes préférées avec l’attaque de la Maison Blanche hyper bien fichue et le générique des films qui filent des frissons.

Et puis bien sûr, le couple Malicia/Bobby. Je crois que j’en ai déjà parlé, mais je suis tout simplement fan de ce couple qui n’avait pas de grand-chose de canon en-dehors des films, mais bon. C’est le film qui m’a donné envie de me mettre aux comics (même s’il m’a fallu quelques années encore pour m’y mettre vraiment), un film avec d’excellents effets spéciaux, des acteurs au top et une conclusion qui m’avait laissé sur les fesses. Il fait partie des tous premiers films de super-héros, donc il y avait encore moyen d’être surpris.

Comme d’hab : j’adore parce que les mutants apprennent à travailler ensemble et combiner les pouvoirs et se battre dans des grands combats et puis… le sacrifice final ! Le seul gros défaut du film, finalement, c’est Logan, parce que Wolverine, je ne l’aime pas moi – même si je crois que je suis seul au monde.

X-Men : l’Affrontement final (2006)

Et d’un coup, c’est le drame. Bryan Singer quitte la barre et ça part en vrille. Tout le monde s’accorde à dire que ce film était une catastrophe : le trailer me motivait bien… mais il racontait tout le film ; j’ai commencé les comics à cette époque… et c’était décevant de voir le Phénix traité comme ça ; j’étais là pour Malicia/Bobby… et Bobby flirte avec Kitty ; j’adorais Kitty dans X-Men Evolution… et Ellen Page m’avait forcément déçu dans ce rôle (en plus, elle drague Bobby, mais non !).

Bref, ce film et moi, on n’est pas très amis, tout le monde se fait dégommer mais personne n’y prête la moindre attention par la suite, beaucoup perdent leur pouvoir… pour les retrouver dès la fin du film dans le cas de Magneto ! C’est bon, ils ont fait n’importe quoi et tout le monde est d’accord pour le dire de toute manière.

Et voilà pour la première trilogie qui finit bien mal, mais on se retrouve quand même la semaine prochaine pour la suite – il reste encore huit films dont je n’ai pas parlé !

Mes abandons de la saison 17-18

Salut les sériephiles !

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Faut qu’on m’explique où est passée la semaine, il paraît qu’on est déjà vendredi… Allez, on ne se laisse pas démotiver par ça surtout que je viens avec une bonne nouvelle. Et oui, nous sommes aussi le premier juin et c’est le jour du lancement de #SpotItDrama, un jeu inspiré du Bingo Séries qui vous propose une grille de points à trouver dans les dramas asiatiques que vous regardez. Je sais que j’ai quelques lecteurs qui en regardent, alors c’est avec plaisir que je fais de la pub à ce blog et ce nouveau jeu qui prend son envol : c’est par ici.

Et sinon ? Je voulais parler aujourd’hui des séries que j’ai pris la difficile décision d’abandonner : on est en juin, la saison est officiellement terminée et on passe aux séries d’été. Enfin, c’était plus ou moins difficile. L’an dernier, j’ai vu 69 saisons complètes de septembre à août et j’en ai abandonné quatre en cours de route (Atlanta, Better Things, Falling Water et Still Star-Crossed). Bon, Falling Water, je regarderai probablement un jour ou l’autre parce que je l’avais mise de côté pour tout voir d’un coup… et puis, je n’ai jamais repris.

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Cette année, j’en suis déjà à 62 saisons entamées… mais j’ai beaucoup de retard qui s’accumule, et dans celles entamées et dans celles comme Legion ou Les Orphelins Baudelaire que je n’ai pas pris le temps de commencer (alors que je les adore).

Autant dire que c’est déjà fichu pour tout voir d’ici la fin de l’été, surtout qu’il y en a d’autres sur le point d’arriver, comme j’en parlerai plus tard aujourd’hui dans le TFSA (mais oui, tout est lié sur le blog voyons). J’ai donc décidé pour le moment d’en sacrifier six. Il n’y a pas forcément de surprises, surtout que je l’ai déjà dit pour certaines, mais les voici donc.

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The Brave (S01) : Je savais que regarder cette série était une prise de risque, parce que ce n’est pas du tout le genre de séries que j’aime voir… Trop patriotique, trop procédurale, je ne le sentais pas, mais je voulais tester quand même comme c’était à la mode cette année de revenir au militaire. Et honnêtement, c’était plutôt une bonne surprise au moment du pilot, surtout que j’aimais bien le casting, mais c’est vite retombé et je me suis dit que je verrais la suite plus tard, et puis à la pause, et puis jamais. La série est annulée, alors à quoi bon s’y remettre alors qu’elle n’a pas de vraie fin. Abandonnée après 3 épisodes.

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Kevin Probably Saves the World (S01) : J’adore cette série et c’est donc une déception de ne pas finir cette saison, mais là aussi on est dans le cas d’une annulation sans conclusion alors tant pis, quoi. Abandonnée après 3 épisodes.

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Me, Myself & I (S01) : Même histoire que les précédentes, ma foi. J’ai beaucoup aimé les épisodes vus et j’aurais bien continué si j’avais pu, mais la chaîne l’a retirée de sa grille et bon… tant pis. Après quelques mois, mon deuil est fait, et je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie (Unbreakable Kimmy Schmidt l’a fait pour moi en embauchant un des acteurs de la série dans sa saison 4). Abandonnée après 4 épisodes.

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Krypton (S01) : Je ne sais pas trop pourquoi je suis resté devant le pilot. Enfin, si. En fait, après cinq ou six minutes, j’allais arrêter et passer mon chemin parce que ça ne me plaisait pas, mais j’ai repéré une paire de converse qui n’avait rien à faire là et je me suis trop demandé s’il y avait une explication logique à leur présence ou si c’était vraiment une aberration dans les costumes. Bon, il y avait une explication, la série avait une histoire originale, mais… sans moi, c’était mal joué, pas bien écrit, pas hyper bien réalisé. Il y a trop de choses à voir. Abandonnée après un épisode.

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Black Lightning (S01) : Contrairement aux précédentes, je ne dis pas que je ne la verrai jamais, car elle est renouvelée pour une saison 2, donc forcément, ça pousse ma curiosité. Et en même temps, je n’ai pas accroché plus que ça et rien ne me pousse à la continuer pour le moment. Je finirai par le regretter quand elle intégrera officiellement l’Arrowverse, mais comme pour l’instant, elle en est en-dehors, c’est next ! Abandonnée après 4 épisodes.

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SKAM France (S01) : Là aussi, c’est plus par manque de temps que je mets de côté. J’aimais bien, ça avait un côté soapesque sympa, mais ce n’était pas assez prenant je crois. Ou alors, je la verrai sans faire de critique. Ou alors, je verrai la version originale qui doit être mieux. Je ne sais pas, je suis passé à côté du phénomène malheureusement. Abandonnée après 3 épisodes.

Et voilà, j’ai beau dire que j’aime laisser cinq épisodes à une série pour me convaincre, aucune de celles-ci n’a réussi à me garder jusque-là ! Il y a de plus en plus de séries à voir, et il faut bien faire des choix à un moment ou un autre. Alors oui, je garde des trucs pas géniaux plusieurs années de suite (coucou Quantico ou Shadowhunters), mais j’ai compris que je ne pouvais pas accrocher à tout et il faut que je m’habitue à virer plus souvent les choses. Contrairement à l’an dernier, j’ai donc viré des séries qui n’avaient même pas eu droit à une note en-dessous de la moyenne…

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…et j’en garde qui en ont plus d’un en-dessous de la moyenne !

En revanche, on note tout de suite qu’il n’y a que des saisons 1 dans cet article… je n’ai pas encore passé le cap d’abandonner après plusieurs saisons, c’est plus fort que moi, je crois. C’est pour cela que, promis, je continuerai Silicon Valley un jour ou l’autre.

Reverie – S01E01

Épisode 1 – Apertus – 20/20
J’adore, tout simplement. C’est le coup de cœur que je voulais qu’elle soit. Que propose la série sur le long terme ? Assez clairement, un procédural original puisqu’il repose sur la science-fiction. C’est parfait. Il faudra bien pimenter tout ça avec quelques échecs et missions à risques, mais il y a déjà de quoi tenir toute la saison. En parallèle, la série ne néglige pas de mettre en place un fil rouge (voire même deux) histoire de donner envie de revenir chaque semaine pour percer le mystère. Je lui souhaite une longue vie : ce pilot la fait en tout cas entrer directement dans mes séries préférées… il faudra voir si ça se confirme sur le long terme.

> Saison 1


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That’s like a field trip to heaven.

La série commence immédiatement par une scène avec tellement de fond vert qu’on sait que nous sommes dans l’un des rêves vendus par la série : c’est l’anniversaire de mariage d’un homme qui s’avère être dans un coma à cause du programme Reverie. C’est intéressant comme intro, et c’est sacrément rapide. On rencontre ainsi Lexi, qui a créé le programme Reverie et s’inquiète de voir ses usagers tomber dans un coma dont ils ne se réveillent plus.

Le personnage de Sarah Shahi est ensuite introduit comme une prof faisant faire à ses élèves un exercice très classique d’impro théâtrale, avec tout le monde se baladant dans la pièce et alors qu’une étudiante est censée les tuer au fur et à mesure. C’est un exercice que j’adorais faire et qui demande effectivement un bon sens de l’orientation. Notre personnage principal s’appelle Mara et est interrompue dans le cours qu’elle donne par Charlie.

On enchaîne sur une scène hyper basique critiquant l’usage abusif du téléphone portable (c’est hyper basique parce que très cliché : ils sont dans la rue et personne ne se parle dans la vingtaine de figurants censés manger ensemble… n’abusons pas : ça n’arrive pas ; pas à ce point en tout cas). Et en même temps, la série semble se dérouler dans un futur proche, donc admettons.

Charlie nous présente alors la série : il gère un système de sécurité privée bossant pour Reverie et il a besoin de Mara pour libérer des otages, ceux qui sont donc otages d’eux-mêmes dans les comas. Reverie ? Un programme qui te permet de retrouver ton souvenir préféré et le revivre, tout en ressuscitant aussi des gens grâce à… leurs réseaux sociaux ? Moui, si tu ressuscites des gens dans tes rêves autant le faire avec tes souvenirs d’eux, je ne vois pas bien ce que les posts des réseaux sociaux peuvent apporter.

Bon, peu importe, vous me direz. Charlie veut donc que Mara aille voir les personnes coincées dans les rêves dont ils n’arrivent plus à se réveiller. Ben oui, tu m’étonnes aussi, Mara décrit ça comme le paradis, moi non plus, je ne suis pas sûr de vouloir me réveiller du paradis.

La série est introduite plutôt bien et de manière malgré tout classique : on a ensuite droit à un flashback nous montrant que Mara est complétement brisée car elle n’a pas réussi à sauver sa sœur de son mari violent et jaloux la braquant avec un flingue. J’adore déjà le personnage de Mara, pleine de sens de l’observation, de réparti et d’un bon humour – capable de mettre le stress de côté pour occuper comme elle peut son beau-frère. C’était donc difficile comme flashback, parce qu’on ne voulait pas la voir se planter, et on savait d’avance qu’elle allait se planter. C’est un peu dommage de commencer la série par là d’ailleurs, mais donc elle se plante, perd sa sœur et sa nièce de deux coups de feu et se retrouve à se bourrer de médicaments et d’alcool par la suite. Forcément, surtout qu’elle se sent coupable car les flics ont débarqué avec sirènes quand elle les a appelés. Inutile de dire aussi que son connard de beau-frère finit par se suicider sous ses yeux.

Un personnage brisé qu’on envoie dans les rêves des gens pour les ramener à la vie ? Humph, ça ne peut que virer à la catastrophe cette chose, mais c’est déjà passionnant. On note que la série a en dix minutes une énorme mythologie déjà en place ; avec un « Onira Tech » responsable de Reverie que j’imagine déjà se transformer en méchants dans le futur, Dylan l’intelligence artificielle qui ne peut que rappeler la Machine de Person of Interest et une technologie d’implant permettant aux gens de se connecter entre eux.

Mara accepte donc de bosser pour Reverie et rencontre Paul, un créateur de rêves qui propose de lui donner un cours de tout ce qu’elle peut faire une fois connectée aux rêves. C’est top, ça passe par l’emploi du latin comme formule magique et ça envoie Mara dans une forêt où nous apprenons les règles de ce nouveau monde dans lequel elle peut courir mais pas encore voler, dans lequel elle n’a plus peur du feu… mais peut encore être confrontée à ses peurs les plus profondes, comme se noyer. Par chance, il suffit de dire « Exitus » pour se barrer du programme, donc tout va bien pour elle.

Mara décide ainsi qu’elle a tout ce qu’il faut pour enchaîner directement sur sa première mission, contre l’avis de Charlie et de tout le monde n’étant pas Lexi. C’est bien la seule à penser que Mara doit se précipiter et se connecter à un patient dans le coma. Paul est surtout inquiet car aucun test n’a jamais été réalisé sur la version permettant à deux rêveurs de se connecter.

Charlie rend des comptes à une femme que l’on ne connaît pas encore, Mara continue de s’entraîner et réussit tellement bien et tellement plus vite que tout le monde qu’elle obtient rapidement sa récompense (revivre son plus beau souvenir – qui n’est pas avec sa sœur et sa nièce), et elle rentre rapidement dans le rêve de Tony après une rapide enquête sur les réseaux sociaux de celui-ci : il a rejoint sa femme décédée dans un rêve, abandonnant derrière lui sa fille.

Celui-ci la repère vite et ne veut pas d’elle dans son coin de paradis… Elle le pourchasse à travers plusieurs lieux, aperçoit sa propre nièce (oho, fil rouge ?) et explore tout le rêve de l’anniversaire comme elle peut. Elle finit par être nez à nez avec Tony et ça se passe bien mal : il a de sacrés pouvoirs dans son rêve et est capable de la virer en la faisant tomber d’un immeuble. Reste à savoir si elle peut mourir dans Reverie, ce qui ajouterait du suspense quand même (enfin dans quelques épisodes/saisons quand ils seront plusieurs à se rendre dans les rêves en même temps).

Mara mène ainsi son enquête dans la réalité auprès d’Iris, la fille de Tony, qui lui donne plus d’informations sur son père – et ses parents en général. Elle finit par retrouver le papillon qui semblait perturber Tony dans sa rêverie grâce à Dylan et les photos des réseaux sociaux. C’est assez flippant de voir une intelligence artificielle si développée, mais ça permet de voir que les scénaristes ne rigolent pas avec leur intrigue et ses moindres détails, jusqu’au nom du personnage principal.

Grâce au papillon et à quelques interrogatoires avec les amis de Tony, Mara parvient à comprendre que Tony se sent coupable et compte profiter de cette culpabilité pour le réveiller. C’est rapide et brillant : elle parvient à gagner sa confiance en lui disant la vérité et en orientant aussi vite que possible la conversation sur sa femme, sa demande en mariage et ses regrets. Oui, parce que sa femme était malade, ce qu’on a appris grâce à la meilleure amie de celle-ci.

En fait, Tony a tué sa femme : il se droguait – une drogue papillon – et a eu un accident alors qu’il l’emmenait à l’hôpital. Évidemment, elle en est morte et évidemment, il se sent coupable et son deuil n’est pas terminé. Mara lui parle de son propre deuil qu’elle a du mal à faire, mais c’est surtout une stratégie pour lui apprendre qu’il est dans le coma et qu’Iris l’attend à son chevet.

Tony se décide donc à dire adieu à sa femme, cette version rêvée de sa femme qu’il abandonne sur un toit de San Franciso et… il se réveille dans sa chambre d’hôpital, à l’indifférence totale de Lexi.

C’est donc un happy end – mais n’oublions pas que Charlie a appris que Mara avait quelques troubles psychologiques, à cause d’un test médical de Paul. La femme contactant Charlie tout l’épisode ? Un futur investisseur pour Onira Tech, apparemment. Vous voyez, je l’avais dit qu’il y aurait une intrigue louche là-dessous.

Lexi a encore beaucoup à gérer et se met à jouer aux dames avec Dylan – qu’elle prend pour son petit frère aussi perdu ? Mystère – elle a possiblement créé l’IA à l’image de son frère volontairement. De retour chez elle, Mara décide de se débarrasser de l’alcool et des médicaments… pour mieux entendre le rire de sa nièce, Brynn, et l’apercevoir dans un couloir de son appartement.

> Saison 1