The Rookie – S04E20 – Enervo – 15/20

Cette deuxième partie du double épisode réussit à me donner envie de tester le spin-off, et c’était quand même le but. On a passé trop de temps avec son personnage principal, mais les personnages secondaires peuvent avoir des côtés intéressants aussi. L’intrigue de l’épisode ? Elle néglige beaucoup trop les héros de The Rookie, mais c’est le problème avec les back-door pilots.

Spoilers

Le terroriste veut couper les accès à Los Angeles et faire souffrir la ville.


Les points forts

– L’épisode ne perd pas de temps à réintroduire son intrigue : le terroriste veut couper les accès autoroutiers de la ville et s’est servi de types un peu naïfs pour le faire, en échange d’argent. Et c’est efficace : très vite, l’épisode nous propose une explosion. Voilà une belle occasion de nous imposer Bailey sur place, pas vrai ? Eh bien, non, nous ne verrons rien de cet attentat si ce n’est un peu de fumée. Et ça, c’est un point fort.

– Même si l’attentat est rapidement interrompu, il y a tout de même 17 morts. L’intrigue peut donc continuer sur ce second épisode, et c’est plutôt chouette.

– Nathan ! Toujours un plaisir les guest-stars : le chef de la CIA nous vient donc tout droit de Heroes, et j’aime voir qu’il vieillit bien. Bon, son personnage est shady comme toujours, surtout qu’il couvre la raison pour laquelle le terroriste est lié à la zone 51. Bon, toute cette histoire d’Enervo et de chef de la CIA qui a un passé sombre n’est pas des plus crédibles, mais ça faisait une bonne histoire pour un double épisode.

– Le personnage de Fox me plaît toujours autant. Si elle est dans le spin-off, ça me fera une raison de regarder. On nous introduit également un laboratoire scientifique et tous les locaux du FBI. Pas si mal.

– J’ai aimé la petite scène d’action où Simone se fait dégommer par le terroriste : c’était plutôt crédible de la voir essayer de gagner du temps avec Ilya (le terroriste) et se faire avoir comme une bleue. Après tout, c’est ce qu’elle est : une bleue.

– Le personnage d’Ilya est vraiment top. C’est un bon méchant pour un double épisode. Je me répète, mais je l’ai bien aimé, du début à la fin.

Les points faibles

– Le méchant a des bombes qui se déclenchent quand elles atteignent un point GPS précis ? N’est-ce pas une bonne idée de COUPER LES PUTAIN D’AUTOROUTES pour la journée ? Le temps de trouver les camions, je veux dire. C’est problématique, je sais bien, mais ça peut servir, non ? Au moins pour une journée.

– Nolan décide de foncer dans un camion avec une bombe. C’est un accident de voiture, alors forcément, ça veut dire que BAILEY peut arriver pour l’engueuler. On y avait échappé à la base, pourtant.

– Fox est déjà beaucoup trop gentille et sympa avec Simone par rapport à l’épisode précédent. J’aimais bien la dynamique complémentaire qu’elles avaient en argumentant l’une contre l’autre. Si elles deviennent potes, je suis moins convaincu que ça me plaise. On verra bien. Simone s’avère d’un coup bisexuelle et Fox lesbienne, alors pourquoi pas.

– Simone passe son temps à critiquer le FBI, y compris devant sa future supérieure, parce qu’elle n’aime pas le système qui force à entrer dans un moule. À quoi s’attendait-elle exactement en intégrant le FBI, en fait ?

– Les scénaristes forcent trop sur le personnage de Simone. Je sais que c’est un double épisode pour intégrer le personnage, mais on passe trop de temps avec elle à mon goût, et pas assez avec les personnages de la série. Et le problème, c’est que si je trouve ça long au bout de deux épisodes, j’ai peur que la saison soit interminable derrière. The Rookie n’a jamais été centrée sur un seul personnage : j’espère que The Rookie Feds n’a pas fait cette erreur (ça expliquerait son annulation, remarque).

– Je n’ai pas trop aimé le retour de l’ex de Tim. J’ai trouvé que c’était plutôt mal géré et que ça n’était pas dingue pour lui d’en être réduit à nouveau cette image de type qui sacrifie les femmes pour sa carrière.

– Dommage d’introduire un personnage de bleue du FBI dans une affaire où elle ne respecte absolument aucun protocole en sachant très bien ce qu’elle fait. Au moins, les boulettes de Nolan, de Lucy et West étaient drôles et à peu près crédibles pour les personnages.

– Simone est un ancien crush de James ? Le monde est petit, je sais, mais là, c’est super bof d’apprendre que son père bosse avec James et Wesley, franchement.

– La fusillade finale est bien trop clichée.

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The Rookie – S04E19 – Simone – 15/20

J’avais vraiment envie d’aimer cet épisode avant de le commencer, parce que même si le spin-off est annulé, je me dis que le regarder pourrait être sympathique. Seulement voilà, je n’ai pas accroché au personnage de Simone, alors c’est mal parti pour le spin-off avec moi. Le reste de l’épisode avait heureusement des points forts et a largement sauvé les meubles, mais je vous laisse lire la critique pour en savoir plus.

Spoilers

Un terroriste s’en prend à Los Angeles, forçant le LAPD à bosser avec le FBI.


Les points faibles

– Une fois n’est pas coutume, je commence par les points faibles parce que ça me paraît compliqué de parler de l’épisode sans commencer par Simone, et pour moi, ça a été un point faible. Son introduction dans la voiture à aller à toute vitesse, c’était hyper cliché et pas franchement bien joué de la part de l’actrice. Je ne sais pas, je n’ai pas accroché du tout à l’idée qu’elle était en train de conduire cette voiture et tous ses grands gestes étaient un peu ridicules.

– Son caractère l’est tout autant : elle est une bleue qui est censée tout faire pour intégrer le FBI, mais au lieu de ça, on la voit se conduire comme une dingue sur la piste d’entraînement et rejeter son inspecteur… Elle est super douée dans une voiture, mais elle est incapable d’ouvrir une porte ? Et quand elle ouvre la porte d’une salle de réunion pleine de monde, personne ne lui vient en aide ou ne lui demande qui elle est ? Sincèrement, c’était n’importe quoi.

– La scène avec son père ? On veut trop nous la faire aimer, Simone, et ça paraît donc super artificiel. Elle a un père anti-flics et elle est dans le FBI, elle a des jumeaux, soit. J’ai tout de même l’impression que la série veut absolument que le personnage de Simone soit le moins possible à sa place au FBI. Cela a marché pour Nolan, pourquoi pas pour elle ? Je ne sais pas. Je trouve que Nolan avait quand même un côté flic dès le départ – dans sa manière de voir le monde. Simone, elle, est juste une sorte d’éternelle optimiste jamais désolée de ses erreurs, et bof. C’était mieux quand elle a donné le chiffre de 1% de femmes noires au FBI, au moins.

– L’enquête d’Angela et Nyla (parce que Nyla est détective pour s’éviter l’uniforme) sur le vieux qui voit un vaisseau spatial et un alien ? On voit tout de suite que ça va être lié à l’enquête principale, mais ça prend trop de temps à en arriver là – normal, c’est un double épisode, il fallait faire trainer, je pense. Et quand Simone s’en mêle, elle est insupportable. D’où une bleue s’occupe de donner des conseils à Nyla et Angela ? D’où les deux détectives se laissent faire, en plus ? Et puis, Simone donne au vieil homme toutes les indications pour « reconnaître » le terroriste, ça donne l’impression que ça pourrait être une erreur.

– Je sais que je le dis à chaque épisode, mais putain qu’est-ce que Bailey fout là ? On la voit dans cet épisode avec une mitraillette et un uniforme militaire ? Depuis quand les pompiers font ça ? Sincèrement, pourquoi ils se donnent tant de mal pour l’intégrer dans CHAQUE épisode ?

Les points forts

– Autant je critique Simone pour plein de raisons, autant j’aime beaucoup la manière dont elle s’intègre à l’épisode. Trop souvent ce genre de spin-off semble forcer les choses, mais là, ça passe plutôt pas mal qu’elle se retrouve à donner des infos sur son ancien étudiant puis reste peu à peu. (Bon, par contre, la faire venir pour donner des infos sur son étudiant, puis ne pas l’écouter sur lui ? Stupide).

– Le personnage de Fox, la future supérieure de Simone, j’imagine, m’a beaucoup plu. C’est l’agent totalement énervante et sûre d’avoir toujours raison à respecter ses protocoles. Pour le coup, ça fait un très bon duo avec Simone et ça peut donner une raison de regarder la série.

– L’épisode propose une vraie bonne enquête. J’ai aimé la scène d’introduction, avec la bombe trouvée un peu trop tard par Nolan et Lucy, aimé voir tous les flics bosser ensemble pour résoudre cette enquête.

– Le duo Nolan/Simone fonctionnait plutôt bien en début d’épisode. La scène où ils échangent sur ce que ça fait d’être un bleu au milieu de jeunes de vingt ans est plutôt efficace.

– Je suis un grand fan du méchant de cet épisode. Je trouve que c’est le genre de mastermind qu’on aimerait voir plus souvent dans les séries. Il est reconnaissable avec son accent et sa cicatrice, il a un plan machiavélique, il a tout ce qu’il faut pour détruire la ville… J’adore, tout simplement.

– En toute fin d’épisode, tous les personnages investissent une maison et Lucy se montre la plus maligne de tous. Chacun se met à partager son opinion, ses théories et tous écoute même Simone. Après un épisode à la voir être diminuée sans raison et pas écoutée, ça faisait du bien.

– Comment ça c’est un double épisode à ce stade de la saison ? Cela ne m’a pas arrangé du tout car je voulais arrêter mon visionnage juste après, mais en même temps, ça fait du bien de retrouver l’excitation de vouloir voir la suite d’une série juste après avoir fini un épisode. C’est le but de mon année 2024 de retrouver la passion pour les séries, et cet épisode parvient presque à le faire.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E08 – The Prophecy Comes True – 15/20

Une fin de saison anticlimatique au possible, parce qu’elle ne parvient pas à rendre surprenant les twists qui pourtant le sont et tente en permanence de nous assurer que tout est absolument évident dans leur récit, la preuve, ceci est arrivé sans qu’on le voie ou ceci a été dit. Bon. La série est sympathique, c’est pour les enfants après tout. J’aurais pu m’y attendre. Sûrement.

Spoilers 

Percy pourra-t-il arrêter la guerre ?

And you thought you were just a kid.

Je n’ai pas réussi à dégager du temps cette semaine pour voir des séries, et ce sera pire la semaine prochaine ! Je profite quand même d’un moment légèrement plus calme entre deux pour regarder cet épisode – c’est une fin de saison tout de même, et j’ai une élève qui a voulu me parler de la série aujourd’hui. Bref, ça m’a donné envie de voir ce qu’il allait en sortir de ce dernier épisode, même si je vois mal la série rattraper tous ses défauts en 40 minutes.

Arès

Et la preuve est là dès la première minute : alors que Percy s’apprête à se battre contre Arès, on découvre qu’il a eu le temps de s’entraîner à se battre à l’épée avec Luke. C’est typiquement le genre de scènes qu’il manquait dans le deuxième épisode – ou dans le troisième – pour qu’on comprenne à quel point ils étaient devenus potes.

Comme ils le sont devenus, Luke a pu expliquer à Percy comment demander un duel un contre un en mettant quelques règles pour avoir ce qu’on veut. Voilà donc Percy qui décide de défier le dieu de la guerre en duel parce qu’il a compris qu’il était manipulé par Cronos. Soit. Annabeth découvre tout ça elle aussi, mais il est trop tard pour stopper Percy. Celui-ci a pris sa décision.

Il se lance donc dans un duel en assurant que lorsqu’il ferait couler le sang d’Arès en premier, celui-ci serait forcé de laisser tomber son plan. Pas évident de gagner en duel contre le roi de la guerre, cependant. Percy se fait donc dégommer un moment, mais sans que le sang ne coule pour autant. Une énorme vague de tsunami débarque alors (Poseidon ? Ou Percy ? Peu clair) et permet à Percy de prendre le dessus. Hop, fin du combat en à peine une minute et Arès assure à Percy qu’il a gagné surtout un ennemi pour la vie. Le type s’énerve tout seul et est menaçant alors que c’était lui le bâtard depuis le départ ?

Vraiment, c’est trop. Il honore tout de même les règles du duel et se barre en laissant le casque d’Hadès derrière lui, ce qui permet comme toujours d’avancer dans l’intrigue. Percy entend alors une voix féminine qui l’appelle. Comme d’hab, ça semble tout de même sortir de nulle part cette histoire. Percy se dirige en tout cas vers la maison secondaire de sa mère, celle de l’épisode 1. À l’intérieur, il retrouve une adversaire qui n’était là que pour récupérer le casque d’Hadès depuis le départ, en s’en prenant à Percy.

L’Olympe

Il faut dire qu’Hadès pensait que c’était Percy qui l’avait. Drôle de théorie. En tout cas, Percy rend le casque d’Hadès en espérant que le dieu des Enfers respecte lui aussi sa part du marché. On n’a pas plus d’infos que ça en vrai, zéro garantie, mais voilà, Percy a confiance dans les dieux qui manquent tout le temps. Il a alors comme nouvel objectif de se rendre sur l’Olympe. Ses deux amis essaient de l’en empêcher, comprenant bien qu’il s’agit d’un lieu où Percy risquera sa vie car jamais Zeus ne le laissera vivre.

Et pourtant, Percy insiste et assure qu’il souhaite s’y rendre pour avertir le dieu du plan de Cronos. Cela fait à peu près sens, en vrai, jusqu’à ce que Percy explique qu’il ne l’envoie pas par mail parce qu’il cherche la gloire. Et puis, une fois de plus, les scénaristes nous disent que Percy a appris que la dernière guerre sur l’Olympe avait déclenché la seconde guerre mondiale… mais à aucun moment on a vu ça dans la série. C’est énervant à force : non seulement, j’ai l’impression qu’on nous retire des scènes de temps à autres, mais en plus, on nous dit que dans les scènes qu’on avait, on n’avait pas tout ? C’est énervant.

En deux secondes, Percy se retrouve ensuite prêt à se rendre sur l’Olympe, et vraiment : comment ? Comment s’y rend-il ? Après des jours à être traqué par tous il arrive à retraverser le pays comme si de rien n’était, et en se débarrassant en plus de ses amis (bon, Annabeth lui offre son collier en protection, mais…) ? C’est peu crédible, ça me sort trop de la série. C’est dommage en plus : c’est une série, il y aurait le temps de développer des choses normalement.

Finalement, on se retrouve trop vite avec un Percy qui grimpe dans l’ascenseur de l’Olympe et vient rendre l’éclair de Zeus à Zeus lui-même. Zeus (oh, j’adore Lance Reddick, quel plaisir de le retrouver dans un rôle si classe… dire que c’est son dernier rôle, je suis si triste !) laisse étonnamment Percy s’expliquer. Je m’attendais à un dieu un brin plus colérique – au lieu de ça, il est muet et calme, ne semblant même pas s’inquiéter de l’annonce que Cronos est en train d’émerger du Tartare. Bon, il décide tout de même de laisser Percy vivre parce qu’il lui a donné cette information.

Poseidon

Pourtant, Percy refuse de se barrer comme ça : il espère toujours mettre fin à la guerre. Ce n’est pas satisfaisant pour Zeus qui veut une victoire. C’est aussi énervant d’avoir un gamin qui veut absolument le remettre à sa place : Zeus essaie donc de le tuer, mais il est interrompu par Poseidon lui-même. Contre toute attente, le dieu de la mer vient donc sauver son fils interdit et capituler face à son frère, pour mettre un terme à la guerre. Pfiou. Des épisodes qu’on nous vend une guerre à venir pour ça ? C’est frustrant. Zeus accepte le marché de son frère, bien content d’avoir gagné la guerre et lui demande de faire en sorte qu’il ne revoit jamais Percy. Et c’est tout. Anticlimatique au possible, cette affaire !

En tout cas, Percy comprend uniquement le mot « Patros » dans la conversation entre les dieux, qui se fait en grec. Percy est suffisamment malin pour capter qu’il est donc face à son père Le casting est plutôt réussi, je trouve, c’est crédible de les imaginer père et fils. Le père n’est pas tout à fait sympa avec son fils pour autant, répondant brièvement à ses questions avant de le forcer à repartir pour le campement. Tout ça pour ça ? Je suis passé à côté des enjeux, encore ; je crois.

À la Colonie, Percy est énervé de découvrir que Clarisse, qui avait volé l’Eclair, est encore là comme si de rien n’était. Personne n’a osé la dénoncer sans preuve… Il s’agit là de la trahison annoncée par l’Oracle en début de saison : Luke est l’ami qui n’a pas expliqué à Chiron ce qu’avait fait Clarisse. Et oui, il a fait ça parce qu’il est le vrai traître de cette série et qu’il est de mèche avec Orion.

Luke continue de se dire ami de Percy, cependant. J’aime beaucoup ce personnage : il n’est pas tout blanc ou noir, mais bien dans la nuance. Il a son propre but, vouloir se cacher des dieux pour faire revenir Cronos. Contre toute attente, le grand méchant de la saison, le vrai combat climatique de cette fin, c’est donc un combat contre Luke. Le truc, c’est que c’est un twist qui devrait surprendre et être incroyable, et je suis sûr qu’il l’est dans le livre, mais dans la série… Meh. C’est balancé trop vite et avant d’avoir eu assez de scènes pour qu’on s’attache vraiment à Luke.

Et comme tous les combats de la série depuis le départ, ça se termine par une pseudo-défaite de Luke quand Annabeth révèle qu’elle était là pour toute leur conversation, invisible. C’est lourd. La trahison de son frère est à peine une surprise pour elle apparemment, on ne la voit pas vraiment choquée en tout cas. On passe donc très vite à la conclusion de la saison : Luke s’est barré pour rejoindre Cronos et il y aura donc une suite possible à la série avec l’émergence de Cronos qui se joue dans l’ombre.

La fin

Et voilà pour cette fin de saison, avec Percy qui affirme son nom dont il est fier, puis le départ de la Colonie. Dommage. Avant ça, on apprend tout de même que Grover a quant à lui eu son permis, ce qui fait qu’il peut reprendre la quête de Pan. Il aura donc sa propre quête pour la suite – fouillant les mers pour le trouver, mais quoiqu’il arrive, le trio promet de se retrouver un an plus tard. A dans un an pour une éventuelle saison 2 alors. En théorie. En pratique, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

En attendant, je termine tout de même cette saison où Percy revient chez sa mère, une fois de plus. Il fallait bien conclure cette intrigue aussi : la maman est en vie et l’y attend. Evidemment. Elle ne savait pas trop s’il était en vie, mais les retrouvailles sont charmantes au moins. En théorie. En pratique, il ne s’agissait que d’un rêve.

Pauvre Percy. L’autre grand méchant de la saison promet en tout cas à Percy que sa survie est la clé de son retour. Cronos n’a pas l’air sympathique du tout pour un grand-père. La bonne nouvelle, c’est qu’à son réveil, Percy retrouve bien sa mère. Ils sont de retour dans l’appartement du début et tout est bien qui finit bien – avec même le beau-père qui finit pétrifié par la tête coupée de Méduse. Je simplifie beaucoup, d’accord, mais c’est ça, non ?

En bref

Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en commençant cette série, mais ce qui est sûr, c’est que ce n’était pas à ça. C’est bien une série pour enfants, mais pas si manichéenne et pas si réussie. C’est très étrange, parce qu’on dirait vraiment que c’est écrit pour les enfants, mais en même temps, le récit est plein d’ellipses et de moments où la liaison entre les scènes/les épisodes n’est pas si évident à comprendre pour des enfants – ou alors, je suis plus bête que les enfants.

Du côté des qualités indéniables, il y a la qualité du casting. Les enfants sont vraiment géniaux, les adultes le sont encore plus, avec une réunion d’acteurs que j’adore dans les guests. Cela aide vraiment à revenir, à défaut d’accrocher à la série autant que je le voudrais.

Les livres ? Je me demande si je les avais lus finalement, parce que peu de choses me disaient finalement quelque chose. Je retrouve l’aspect mythologie que j’avais en tête, mais je n’ai aucun souvenir des twists. En même temps, j’ai dû les lire une fois il y a vingt ans – et même certainement plus. Bref, je n’ai que moyennement accroché finalement. Il y avait plein de qualités, mais dans l’ensemble, je ne suis sûr que ça vaille le coup pour autant.

Bref, je ne sais pas, je suis pas convaincu d’être déçu si Disney n’annonce pas de saison 2. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas encore annoncé.

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Severance – S01E07 – Defiant Jazz – 17/20

Je dois bien avouer que je suis lancé dans le visionnage de la série et que j’ai à présent du mal à m’arrêter, je sens que je vais bingewatcher jusqu’à la fin. Le rythme est à présent excellent, avec juste ce qu’il faut pour maintenir devant l’écran à chaque fois. J’aime beaucoup les différentes intrigues de la série, chacune apporte une pièce du puzzle et une bonne dose de mystère. C’est bien foutu, vraiment.

Spoilers 

Mark rencontre Reghabi, mais aussi Graner…

We’ll finish what Petey started.

Graner

Je suis content que l’épisode ne perde pas trop de temps et nous ramène dès le départ au cliffhanger qui voyait Mark rencontrer Reghabi. Celle-ci le fait traverser la fac, déserte de nuit, et lui explique qu’elle est celle qui a fait la procédure à Petey pour désactiver sa puce. Elle lui explique aussi que Petey aurait pu vivre s’il n’avait pas eu peur de ses premiers symptômes.

Bref, Reghabi est un personnage-clé qui a plein de réponses. Elle a aussi de grandes théories sur les innies, qui sont comme des enfants à ses yeux : l’innie de Mark n’a que deux ans après tout. C’est un personnage très surprenant, qui a plein de réponses et propose à Mark de fusionner ses deux personnalités.

Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée de Graner, qui n’est pas une surprise puisqu’il était question qu’il vienne à la fac dans l’épisode précédent. En revanche, il n’était pas du tout question que la série se débarrasse de lui si vite. Pourtant, Reghabi le surprend et l’assomme avec une batte, avant de lui donner plusieurs coups et de le faire bien saigner.

Le tout se passe devant un Mark plus que confus de voir celui qui se présentait comme un collègue et ami être cogné de la sorte. Malgré tout, il accepte d’aider Reghabi à déplacer le corps, se retenant de vomir comme il peut. On aimerait tous avoir une Reghabi pour nous aider à gérer les situations stressantes, franchement : elle fait les choses avec beaucoup d’efficacité. Elle file ainsi à Mark le pass de sécurité de Graner, en assurant que son innie saura quoi en faire, puis lui ordonne de se barrer. Bon, Mark vomit en chemin, ça ne me paraît pas être son idée la plus brillante, mais j’imagine que ce n’est pas si simple de se retenir quand quelqu’un est en train de se faire tuer devant vous.

En tout cas, Mark rentre paniqué chez lui et suit les ordres de Reghabi, se débarrassant de ses vêtements dans un sac poubelle – même de ses chaussettes. Pourquoi les chaussettes alors qu’il avait des chaussures montantes ? Bref, on s’en fout. Ce qui compte, c’est qu’Alexa le surprend en caleçon dans sa cuisine et cherche à en savoir plus sur l’endroit où il était.

Cet abruti a pour premier réflexe de lui mentir, ce qui ne passe pas du tout quand elle révèle qu’elle est réveillée depuis une heure. Finalement, il se débarrasse d’elle, ce que j’ai trouvé triste : il lui dit donc qu’il a peut-être envie qu’elle se barre parce que tout ça, c’est beaucoup pour lui…

Le lendemain, il se débarrasse de son sac poubelle plus tôt que d’habitude, ce que Mrs Selvig constate aussitôt. Elle est si cinglée. Elle me fait penser aux voisins du Truman Show, en fait.

Milchick

Pendant ce temps, à Lumon, Milchick commence tôt la journée, pour avoir le temps de checker ce qui a été fait durant la nuit et de récupérer la carte volée par Dylan la veille. Il lui a indiqué l’avoir mis dans les toilettes, alors Milchick la retrouve vite. Il l’apporte rapidement à Burt, avant de lui ordonner de se remettre au travail – tout en promettant au passage une récompense. Souffler le chaud et le froid, à la manière de Lumon, quoi.

La journée de Milchick commence à peine, mais elle est déjà bien remplie. Il doit ensuite s’assurer d’être présent pour l’arrivée de Dylan au travail. Il lui indique donc que la procédure de la veille est parfaitement normale, mais fait surtout en sorte d’être certain que Dylan ne parle de rien à ses collègues. Il refuse aussi de lui donner le nom de son fils. Cela me parait une sacrée mauvaise idée. L’ignorance a des bienfaits, je veux bien, mais ça ne peut que ronger Dylan de ne pas savoir ça et de ne pas en savoir plus sur son enfant.

Une fois que Dylan est installé à son poste de travail, Milchick se débrouille pour aller chercher chacun de ses collègues à l’ascenseur, et pour cause : de nouvelles mesures sont mises en place désormais, avec notamment la maintenance qui a changé les portes du bureau. Nos héros sont donc enfermés pour la journée.

Et l’Enfer, c’est les autres. Dylan est plus grognon que d’habitude, s’énervant même contre Irving, qui est lui-même inquiet comme jamais pour son amant. Pour détourner cette attention bien morose, Milchick propose donc de fêter les 75% de réussite d’Helly (finalement, 73) et d’organiser une petite fête dansante. C’est la procédure MDE : ils ont cinq minutes pour danser sur du jazz car c’est ce que Kelly a décidé.

Elle a aussi droit à une maraca et un éclairage tout spécial. C’est un grand wtf cette série. Helly est riante, souriante, de bonne humeur… Et ? Pourquoi ? Elle voulait se suicider deux jours plus tôt, tout de même, qu’y a-t-il de si drôle à voir Milchick danser ? Les acteurs s’éclatent, en tout cas, c’est très clair.

Par contre, Dylan refuse de profiter de ce moment festif, préférant continuer de travailler. Marc, lui, découvre le pass de Graner dans sa poche et… toute la fête change totalement d’ambiance. Dylan pète subitement un câble contre Milchick, décidant de lui sauter dessus et de le mordre jusqu’au sang. Voilà qui met un terme au moment de danse exceptionnel, hein.

Selvig

En parallèle de tout ça, Cobel vit sa meilleure journée en tant que Miss Selvig. Elle passe donc du temps avec Devon pour l’aider à s’organiser dans sa vie de nouvelle maman. Elle explique à Devon comment gérer l’allaitement, par exemple. Si elles s’amusent bien, ça tourne vite au désastre : Devon se confie à sa nouvelle amie. Bordel, elle joue bien Patricia Arquette, c’est terrifiant. Elle s’arrange donc pour détourner les soupçons de Devon qui pense tout comme moi que la femme rencontrée il y a deux épisodes pourrait bien être dissociée, elle aussi.

Le plan

Milchick, qui ne voulait rien dire de tout ce qu’il s’est passé avec Dylan à Cobel, de toute manière absente toute la journée, se retrouve bien con quand Dylan le mord, en tout cas. Il se barre énervé, pensant enfermer les personnages ensemble. Ce n’est pas le cas : Mark a la carte de Graner. Bon, il faut attendre encore une minute ou deux avant d’en arriver à cette révélation, le temps pour Dylan d’expliquer à ses collègues qu’il a un fils et qu’il existe une procédure nommée « Astreinte externe » pour les réveiller chez eux.

Helly a aussitôt l’idée de partir en exploration dans Lumon et de se servir de ça pour découvrir qui est sa vraie personnalité, en se réveillant en-dehors de l’entreprise. Bref, heureusement que Mark a une carte. Le plan est rapidement mis en place par toute l’équipe en tout cas. Ils décident d’utiliser le pass de Graner pour sortir du bureau où ils sont et se rendre dans celui de Graner.

Dylan reste dans le bureau pour les couvrir, Irving abandonne vite ses amis pour aller voir si Burt va bien et Mark se retrouve donc avec Helly pour aller vérifier ce qu’il se passe dans la salle de sécurité, repéré un an plus tôt par Petey. La salle de sécurité est digne de l’expérience Dharma de LOST, avec de vieux moniteurs et des boutons dans tous les sens. Et surtout : la salle est déserte, confirmant qu’il n’y avait que Graner pour les surveiller.

Helly se précipite sur les guides et protocoles, alors que Mark se concentre sur les écrans. Cela lui permet de constater que Cobel est en train d’arriver dans le bâtiment. C’est gênant comme tout : il a peur qu’elle vienne directement dans cette salle. En vérité, Cobel est interrompue : son intermédiaire vers la hiérarchie débarque pour lui annoncer la mort de Graner. C’est déroutant comme tout pour elle, évidemment, mais ça lui permet d’avoir enfin une occasion de rencontrer le conseil au-dessus d’elle : elle leur annonce que la procédure Severance n’est pas irréversible et qu’elle a des preuves, mais elle veut les rencontrer en personne pour leur prouver. On le lui accorde : elle devra se rendre à un gala de la famille Eagan.

Irving

De son côté, Irving parvient à se rendre au département O&D pour mieux être perturbé par ce qu’il y trouve. Milchick a bien organisé une surprise à Burt : sa fête de départ en retraite. Le message de son outie est effroyable, à affirmer qu’il se souviendra de chacun de ses collègues même s’il ne les connaît pas, et Irving est dépité de ce qu’il se passe. Il comprend que Burt va mourir – en tout cas, celui qu’il connaît.

Irving pète un câble sur Milchick et sur les employés d’O&D, mais est vite interrompu par Milchick lui-même. Alors que ce dernier, à qui on vient de reprocher de ne pas avoir la procédure Severance, ordonne à Irving de retourner dans son service, Burt parvient à s’assurer que son crush du moment puisse rester à sa fête d’adieu. C’est terrible cette procédure Severance, sincèrement. Leurs adieux sont observés par Milchick qui s’assure qu’on en reste à une poignée de mains.

Irving peut alors retourner à son bureau, le cœur brisé. La chanson choisie est déprimante et digne d’un enterrement (je ne connaissais pas Paul Anka, en plus), mais cela permet à Irving de revenir dans son bureau avec une rage nouvelle. Il souhaite détruire complètement Lumon, ce qui correspond à peu près au plan de Mark et Helly de toute manière. Ces derniers sont revenus auprès de Dylan et ont trouvé comment faire pour réactiver leur innie hors de Lumon. Il faut en revanche être deux à rester à Lumon pour cela. Oups.

Cliffhanger

Le soir, Mark rentre chez lui et se bourre complètement la gueule. Il demande à Alexa de revenir chez lui pour récupérer son téléphone qu’elle a oublié chez lui. Elle n’est pas franchement ravie et ne souhaite pas s’éterniser. Je la comprends. Mark a l’air complètement fou, sincèrement. En plus, il décide de déchirer une photo de Gemma, persuadé que c’est le problème entre eux. Oh la pauvre. Elle abandonne donc Mark, qui la suit en plein milieu de la route pour tenter de la retenir. Mais à quoi s’attendait-il ?

J’ai du mal à comprendre ce personnage quand il est l’outtie. L’innie est plus simple à comprendre. Pour l’instant, on suit toutefois un Mark qui regrette Gemma et qui regrette avoir découpé la photo de ex-femme aussi. C’est frustrant de sentir qu’on approche de la fin de l’épisode, en tout cas, parce que j’ai vraiment envie d’en savoir beaucoup, beaucoup plus. En attendant, Mark décide de scotcher à nouveau la photographie de Gemma.

Le cliffhanger est alors très efficace : il met tellement de temps à scotcher la photo, le visage est tellement caché qu’on s’en doute… Sa femme, on la connaît déjà : il s’agit de Miss Casey. Oh le bordel ! J’ai vraiment hâte maintenant de voir combien de temps Mark mettra à le savoir. Pour l’instant, tous les twists de la série nous sont réservés et Mark n’est au courant de rien de ce que l’on sait. C’est particulièrement frustrant.

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