Russian Doll – S02E05

Épisode 5 – Exquisite Corpse – 15/20
Si cet épisode a quelques aspects cool et reste assez cohérent avec le reste de la saison, je ne peux m’empêcher de penser qu’il perd un peu notre temps par quelques détours pas forcément nécessaires et par un retour à une seule intrigue finalement pas assez développée pour rester cohérente tout du long avec un semblant de réalisme. Ce n’est pas si grave. Quant aux voyages temporels, ils restent cohérents, c’est top et je ne m’attendais pas à autre chose.

Spoilers

Nadia se retrouve coincée en 1944 dans le corps de sa grand-mère : l’occasion pour elle de chercher à retrouver la fortune familiale.

Welcome to fucking Budapest. At least, my Hungarian is getting better.

Que le temps passe vite : nous sommes déjà au cinquième épisode de la saison, et mon train approche de son terminus. Nadia aussi : son terminus, c’est 1944. Elle se retrouve en plein dans un pays envahi par les nazis et se comporte comme si de rien n’était, kiffant le reflet de sa grand-mère et donnant son nom juif au premier garde venu.

Elle a heureusement une amie pour s’occuper d’elle et lui rappeler qu’elle ne s’appelle plus Vera, mais Erzebet. Il faut ce qu’il faut pour se protéger des nazis. Si Nadia espérait retrouver son trésor de famille avant le départ du train, il n’en est rien finalement : le train d’or est déjà parti. Elle n’a d’autres choix que de retourner dans l’appartement de sa grand-mère, qui est majestueux… mais complètement pillé de tous ses biens. Evidemment.

Tous ou presque, en tout cas : une femme l’appelle et Nadia comprend vite qu’il s’agit de Delia, l’amie de sa grand-mère qui lui révèle un passage secret derrière une salle de bain. La bonne nouvelle pour nous c’est que Vera et Delia ont appris l’anglais ensemble, alors elle laisse tombe le hongrois pour l’anglais, même si Delia aimerait apprendre le russe maintenant.

Le train d’or ? Il n’est pas encore parti finalement : il est simplement dans un hangar. Delia est pleine d’informations utiles finalement, elle était une jeune femme plutôt cool. Nadia se renseigne et se débrouille donc pour se balader jusqu’au hangar qui est devenu une boutique. Le comportement qu’elle a, très normal pour 2022, est franchement inconscient pour une femme qui se promène en 1944, mais la série ne semble pas prendre la peine de le souligner autant qu’il le faudrait. Et puis, merde, arrêtez avec Nadia, rendez-moi Alan et dites-moi ce qu’il devient (oui, je sais, ça se voit que je ne regarde cette saison 2 presque que pour lui – et pourtant, j’adore Nadia aussi, c’est juste qu’on fait une overdose avec elle).

Toujours est-il que Nadia parvient dans l’arrière-salle de ce magasin/hangar. Cette fois, ça ressemble beaucoup plus à un hangar et elle parvient, à force de recherches, à retrouver le trésor familial de sa grand-mère. La scène est pleine d’émotions – et doit l’être encore plus pour les familles ayant une histoire impactée par les vols de nazis… mais je trouve ça bien trop facile.

Tout ça nous mène finalement à une scène que nous avions déjà vu en début de saison : Nadia se rend dans ce qui ressemble à un égout pour y enfouir les biens de famille et pouvoir les retrouver en 2022. Elle espère pouvoir s’y retrouver bien vite, mais quand elle s’endort, ce n’est pas en 2022 qu’elle termine. Elle se réveille au contraire au beau milieu d’une église – et vu le prestige de celle-ci, elle doit être un lieu touristique de dingue ; un lieu historique que je devrais connaître peut-être. Eh, je ne suis jamais allé à Budapest, ce n’est pas de ma faute.

Bref, dans l’Eglise, elle retrouve contre toute attente le prêtre juif dont elle a vu la tombe dans l’épisode précédent. Cela donne une scène marrante où elle lui annonce son futur, sa mort à un âge avancé et marié. Elle gagne ainsi sa confiance et c’est une excellente chose : quand elle retourne à la gare, une péripétie lui fait perdre le plan de son trésor, avec le nom de Vera dessus. Difficile de garder son calme quand on crie son nom au milieu de nazis.

Elle remet finalement le plan au prêtre, puis prend le premier train… qui l’emmène heureusement dans le futur, mais pas le sien. Elle se retrouve ainsi dans la peau de sa grand-mère à nouveau, en 1968 cette fois. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaitait, mais ça lui permet de retrouver le trésor familial une fois à Budapest avec sa meilleure amie. Malheureusement, cette dernière est celle qui prend en charge l’affaire et s’occupe de revendre tout le trésor… en échange de pièces d’or. Oh bordel.

Nadia comprend qu’elle est idiote et qu’elle n’a rien changé du tout avec ce trésor : elle n’a fait que s’assurer que la fortune familiale soit en place pour que sa mère – et même plutôt Nadia elle-même – puisse les voler et les perdre. La scène est un peu violente et mène à une conclusion d’épisode où Nadia avertit une jeune Lenora de tout ce qui leur arrivera.

C’est triste pour Nadia quand même : elle se rend compte qu’Alan avait raison et que le passé ne peut être changé. Je m’y attendais vraiment à ce rebondissement, c’était trop simple qu’elle obtienne une fortune comme ça, malgré tous les efforts que ça représente. En ce qui concerne Alan par contre, je suis à peu près sûr qu’il pensera tout le contraire, lui.

Nadia retourne finalement en 2022 où elle entend un homme proférer une injure raciste. Elle n’aime pas trop ça : elle décide d’aller à sa poursuite, et c’est la pire des idées. Chaque fois qu’elle change de wagon, elle remonte ainsi le temps, d’abord en tant que Lenora, puis en tant que Vera en 1968, puis en tant que celle de 1944. C’est pas mal du tout, franchement, mais l’épisode se termine alors qu’elle est en Lenora et qu’elle perd les eaux. Inattendu.

High School Musical: The Musical: The Series – S03E07

Épisode 7 – Camp Prom – 15/20
Si c’était un bon épisode et que je suis toujours ravi de cette saison, je dois dire que je suis sacrément frustré par la vitesse à laquelle elle a filé. Il est évident qu’elle aurait pu durer quelques épisodes de plus, mais qu’on se dirige vers une conclusion à l’épisode 8. Je ne comprends pas trop, parce que le rythme jusqu’à présent laissait présager plutôt dix épisodes tellement des pistes étaient ouvertes sans être vraiment explorées. Bref, j’ai eu l’impression que tout l’épisode était rushé : il l’est pour son intrigue, pour les fils rouges de la saison et pour les développements de certains personnages. Hâte quand même de voir la fin de saison, parce qu’elle promet des moments épiques – ou d’epic fails, au choix.

Spoilers

C’est l’heure du bal de promo du camp d’été.

– You can come out now.
– No, I already did that, Jet.

Cet épisode marque directement de bons points avec moi, proposant un résumé par Maddox. Cela commence au mieux… jusqu’à ce que Maddox annonce que la fin d’été approche. J’imagine que ça signifie que la fin de saison aussi, or, j’aurais bien continué de les voir se démener encore deux ou trois mois. Bon, à quoi bon me plaindre maintenant ? Il reste quelques épisodes encore, mais ça donne l’impression qu’ils sont passés à côté de ce que devait être la saison car il y avait trop de personnages.

Le début d’épisode enchaîne tout de suite par une scène marrante – ou pas – où Ricky tente toujours de finir sa bucket list, en mangeant trois pizzas d’un coup avant ses 18 ans. Drôle d’idée, mais bon, ça lance l’épisode en remettant les intrigues de la saison en avant. EJ débarque en effet pour les engueuler : ils sont en train de s’amuser alors qu’ils devraient préparer la soirée la plus importante de leur vie… Le bal de promo du camp d’été ?

Dans l’agitation, Carlos pense à demander à Ricky quand il avouera ce qui a été filmé à Gina : il sait qu’une bande-annonce sortira le mois suivant, avec du contenu juteux. Non mais attendez, une bande-annonce pour quel genre de documentaire ? Ils ont tourné une seule journée de contenu ? Ridicule, prolongez-moi cette saison d’encore au moins dix épisodes.

Pendant ce temps, les filles se préparent en se demandant d’où vient cette étrange tradition d’un bal de promo pour des vacances. Ma foi, la soirée dansante de fin de semaine existe bien en camping, pourquoi pas dans cette étrange colonie de vacances ? Etrange, peut-être, mais importante aussi pour que tout le monde puisse grandir. C’est le principe des vacances d’été après tout : on y grandit. Demandez à Ashlyn : elle est toute mignonne à comprendre qu’elle est bi, et bizarrement, elle s’en remet super vite, acceptant le fait comme l’évidence que c’est.

Mouais, ça peut prendre un peu plus de temps que ça, en vrai. Et puis, moi, je n’ai pas envie qu’elle soit amoureuse de Val ; je préférerais qu’elle soit fan de Maddox autant que moi. Ce n’est pas trop le plan, malheureusement : Jet débarque alors pour parler avec Maddox, seul à seul. La conversation ne reste pas « seul à seul » bien longtemps, cependant.

Jet a en effet eu la bonne idée de faire venir Madison pour le bal de promo, pensant que Maddox avait vraiment besoin d’une amie – et Madison a beau prendre la défense de Jet, la situation est compliquée à vivre pour Maddox. Il regrette aussitôt d’avoir planté totalement son plan. Il se barre un peu trop vite pour voir sa sœur se réconcilier vraiment avec Madison, un an après la rupture.

J’ai eu du mal avec Madison, j’ai du mal à la voir en couple avec Maddox… mais en voilà encore une qui a une sacrée voix, alors j’ai tout de suite espéré qu’on l’entendrait chanter. Avant toute chose cependant, il faut peut-être qu’elles se rendent au bal.

Alors que les filles ont dû finir de se préparer en vitesse pour laisser le champ libre à Maddox et Jet, les garçons prennent bien plus de temps, histoire de parler d’une tradition étrange de fin de soirée de promo incluant des torses nus et de la glace. Irk. Encore habillé, Ricky s’inquiète d’avoir à montrer son plus grand décolleté et… euh ? J’ai beaucoup de questions, parce que je pense bien que si. Rien que le maillot de sport là. Bref. La scène était marrante à voir, et Ricky a tenté de montrer autant de soutien que possible à Carlos : être torse nu, ce n’est pas son truc.

Carlos n’aura pas eu beaucoup de temps d’écran cette saison, finalement, alors les scénaristes tentent de rattraper le coup. Allez savoir comment et pourquoi, il est déjà au courant qu’Ashlyn a eu une vraie révélation sur sa sexualité. Il lui offre ainsi un pin’s LGBT, avant de découvrir que Seb a fait le déplacement pour le bal. On ne saura jamais comment il a été mis au courant puisque personne n’avait son téléphone, mais ça faisait plaisir de le revoir, en vrai. Le baiser entre lui et Carlos, aussi rapide soit-il, était très sympa aussi pour une série Disney !

Il faut encore que je prenne le temps de commenter un peu les costumes de tout le monde. Gina est incroyable, tout simplement, et je comprends tout à fait la réaction d’EJ et Ricky quand ils la voient. J’aime beaucoup aussi le look d’Ashlyn – et celui de Ricky, ça va sans dire. Et leur duo à danser ensemble comme au beau milieu des années 70 ? Ils sont géniaux, tout simplement. Bon, pardon, je vais vite en besogne… mais les scénaristes aussi, en vrai, tout le bal passe à une vitesse dingue.

Comme le reste de la saison, le bal est rapidement expédié par les scénaristes, et ça m’a un peu déçu – déjà qu’il n’a pas été vraiment annoncé et hypé avant. Je ne suis pas le seul à l’être : Gina passe la plus mauvaise soirée de sa vie, se rendant compte encore une fois qu’EJ ne s’est pas du tout occupé d’elle. Il passe sa soirée à vouloir faire réviser et répéter tous les Wildcats, ignorant totalement sa copine, y compris quand elle lui demande de danser avec elle.

Il est insupportable, tout simplement, et je la comprends à être dégoutée de sa soirée – et de son été. Elle remarque bien que son copain est dans un autre monde qu’elle maintenant qu’il a terminé le lycée. Alors bien sûr, elle a toujours Ricky pour lui proposer de danser sur la dernière danse ; et Ricky m’a fait rire, mais ça n’a rien changé au fait que Gina se retrouvait totalement seule pour la dernière chanson du bal.

Il était plus que temps qu’on en arrive alors à une explication entre elle et son copain. La scène est super longue, mais elle est importante aussi pour le développement de Gina : plus elle parle, plus elle se rend compte qu’il est temps de mettre un terme à sa relation avec EJ. Et donc elle le fait. L’actrice s’en sort incroyablement bien de cette scène éprouvante, contrairement à EJ qui a mis du temps à me faire de la peine. Bon, après, sa soudaine jalousie assumée envers Ricky alors que c’est lui qui s’est éloigné de Gina durant les vacances, ça n’a pas aidé.

Le pauvre Seb débarque en plein milieu de cette rupture parce qu’il vient d’apprendre le prénom complet d’EJ… et je n’ai pas eu le cœur à rire. Pourtant, il avait vraiment le bon timing. Gina s’enfuit évidemment puisqu’elle en a l’occasion ; et c’est bien sûr sur Ricky qu’elle tombe. Celui-ci tente bien de lui avouer qu’il s’est fait filmer à se dire amoureux d’elle, mais quand il la voit en larmes, il sait se raviser. Ils ont un joli moment et un regard complice… qui ne durent pas.

Pendant ce temps, Kourt passe un très mauvais moment au bal elle aussi : elle se met à stresser énormément pour sa performance du lendemain, surtout qu’EJ la fait réviser. Elle se rend compte qu’elle ne se souvient plus de ses répliques ; ce qui lui fait prendre conscience qu’elle n’est peut-être pas la meilleure pour le rôle.

Elle se rend donc dans la cabane des filles pour stresser toute seule, mais elle y est interrompue par Ashlyn. On ne sait pas trop pourquoi elle arrête sa soirée si tôt, mais elle fait bien : elle tombe sur Kourtney qui se chante une petite chanson à elle-même – une prière – pour se rassurer, parce qu’elle n’arrive plus à respirer. Ashlyn montre à quel point elle est une excellente amie au passage : elle refuse catégoriquement de prendre la place de Kourt en tant qu’Elsa.

Elles sont alors interrompues par Maddox qui est complètement ravagée par son au revoir avec Maddison. Oui, Maddison a juste fait un aller-retour express, allez savoir pourquoi. Malgré tout, elle demande à Maddox de la rappeler alors tout n’est peut-être pas terminé entre elles, surtout qu’elles ont enfin pu avoir leur bal de promo à danser ensemble. Pas le temps de vraiment en parler qu’elles sont interrompues par Gina, qui a pris congé de Ricky bien vite. Si elle annonce sa rupture avec EJ, elle annonce aussi qu’elle ne veut pas en parler.

Ashlyn a heureusement la bonne idée pour remonter le moral des troupes qui est au plus bas : elle commence à chanter la prière de Kourtney. De manière toute mignonne, elle décide d’inclure Maddox dans la chanson, finissant même celle-ci en affirmant qu’elle fait partie du groupe désormais. C’est mignon, parce que Maddox ne se sentait justement pas à sa place et que c’est un peu pour ça que Jet a fait venir Maddison. Oh, d’ailleurs, Maddison réussit l’exploit de faire se réconcilier le frère et la sœur sur une petite chanson toute cool – bien que parasitée par Seb et Carlos. C’était la seule et donc dernière chanson qu’on a eu pour le bal… Super.

La deuxième chanson de l’épisode est après le bal, et il s’agit donc de la prière de Kourtney, dont les chœurs sont chantés par Gina, Maddox et Ashlyn. Je m’attendais à un développement plus conséquent pour le stress de Kourtney, et je suis un peu frustré que ce soit si vite expédié. Il y avait matière à faire tellement plus d’épisodes, je ne comprends pas pourquoi la saison est si courte. Toujours est-il que Kourtney termine cette chanson en haut du mur d’escalade qu’elle refusait de monter dans l’épisode de la semaine dernière. C’était très sympa comme intrigue, malgré sa rapidité.

Du côté des garçons, Ricky et EJ se croisent et s’il est évident qu’EJ ne va pas super bien, Ricky n’a aucune idée de pourquoi. Seb débarque alors pour expliquer que Carlos veut le faire. Ce n’est pas tout à fait ce à quoi on pourrait s’attendre : il veut un bain de minuit, torse nu, dans des glaçons. Non merci ?

C’est étonnant comme tradition, mais c’est finalement un simple Ice Bucket Challenge. Une bonne occasion de voir tout le casting torse nu, les scénaristes y pensent bien, c’est évident – la caméra est toutefois beaucoup plus timide quand il s’agit de Carlos, allez savoir pourquoi.

C’est plutôt cool, parce que ça se termine avec Carlos remerciant Ricky de l’avoir poussé à respecter la tradition, allant jusqu’à lui dire qu’il est son héros. Et hop, Ricky peut compléter sa bucket list. Partiellement. Il reste toutefois quelque chose pour le dernier épisode qui sera l’anniversaire de Ricky ET la représentation du spectacle. J’imagine qu’il reste aussi quelque chose en rapport avec Gina en vrai.

Il la croise et à ça de lui raconter enfin ses sentiments, expliquant que Channing a réussi à le filmer quand il parlait avec Carlos. Il faut dire que Gina va beaucoup mieux après sa petite chanson avec Kourtney. Ils sont toutefois interrompus par EJ qui passe par là, sans pour autant venir parler à Gina, forcément. Ricky botte en touche, changeant totalement le cours de sa conversation avec Gina. C’est frustrant, mais il a raison. Elle vient juste de rompre, ce ne serait pas très juste de déclarer comme ça qu’il l’aime encore… mais wow, ça brise des cœurs ça. La tête de chien battu d’EJ était horrible, aussi.

Il termine l’épisode en demandant à Maddox comment ça s’est passé avec Maddison, si aucune autre fille des Wildcats ne lui plaît et… Ashlyn passe par là pile à ce moment-là. Je vous jure, les scénaristes jouent avec mes nerfs ! En plus, Maddox change totalement de sujet et parle ensuite de Val.

Mais pourquoi ? Bon, après, Maddox nous vend bien le prochain épisode, qui risque d’être une fin de saison : Channing a prévu de faire du show une vraie télé-réalité. Hâte de voir ça.

Russian Doll – S02E04

Épisode 4 – Station to Station – 17/20
Plus que les précédents, cet épisode a réussi à me mettre le smile en divisant enfin son intrigue en deux – et les deux étaient hyper intéressantes à suivre et offraient des perspectives que j’aime beaucoup pour la suite. Maintenant qu’on est enfin au cœur de la saison, on voit mieux vers quoi la série se dirige et c’est très efficace comme ça. Je retrouve le sentiment que j’avais en saison 1 : aucune envie de m’arrêter tellement c’est cool.

Spoilers

Alan aussi voyage dans le temps – mais lui, il est coincé dans un corps qui n’est pas celui de sa mère.

Literally every movie about time travel says don’t change things.

Le changement de couleur pour le titre de la série m’a tout de suite mis le smile car il indiquait enfin un épisode centré sur Alan. Il est de loin le personnage que je préfère dans cette série, et il a manqué jusque-là. On le retrouve donc dans son bain, ou plutôt… dans le bain de sa mère. Yuk. Le pauvre !

Comme en saison 1, il lui arrive donc exactement la même chose qu’à Nadia, et le voilà coincé dans la peau de sa mère, Agnes. Nous l’apprenons quand son copain de l’époque débarque pour lui reprocher d’être en retard une fois de plus en cours. C’est particulier, surtout quand la série révèle qu’il est en 1962. Oula, ce n’est pas sa mère donc, c’est sa grand-mère ? Noire. En Allemagne. En pleine guerre froide.

Et tout ça, ça fascine Alan. Qu’est-ce que je l’adore ? Il m’a fait trop rire à se balader dans le métro allemand avec un grand sourire, admirant tout ce qu’il se passe autour de lui. De retour en 2022, il parle tout de même avec Nadia et l’on comprend que son smile vient aussi du fait qu’il apprécie passer beaucoup de temps avec Lenny. Ah ben super, le voilà qui tombe amoureux de celui qui risque d’être son grand-père ?

Par contre, comme d’habitude, les deux personnages de Nadia et Alan sont en désaccord : Nadia considère que voyager dans le temps, ça ne sert à rien si ce n’est pas pour changer le passé ; Alan pense tout le contraire, forcément. Le désaccord, ils y sont habitués : elle ne veut plus avoir à faire au passé, lui veut continuer de voir Lenny dans le passé. Chacun sa piste, j’imagine. Tant qu’à faire, je préfère qu’on enchaîne sur lui… mais ce n’est pas le cas.

Il faut encore que Nadia prenne le temps d’expliquer à Ruth ce qu’elle compte faire – et prendre quelques informations au passage sur sa grand-mère. Ruth n’en a pas tant que ça finalement, mais ça n’empêche pas Nadia de partir à Budapest, accompagnée de Maxine. Je dois dire qu’elle a réussi un peu plus à me faire rire dans cet épisode que d’habitude, avec ses envies improbables concernant Hitler (je préfère ne pas savoir) ou avec ses rêves lucides à la Nicotine.

C’est l’humour habituel de la série, un bon gros wtf classique qui ne l’empêche pas pour autant de proposer des épisodes bien écrits et super logiques dans le paradoxe temporel. Oh, ils justifient aussi les origines hongroises de Nadia, parce qu’on la pensait russe jusque-là, au moins pour justifier le titre de la série. Le russe, c’était son père (au moins en partie), sa mère, elle, elle était donc d’origine hongroise.

Bref, une fois à Budapest, Nadia se renseigne sur le descendant du garde du train, le retrouvant facilement sur Internet. En fait, avec Internet, elle connaît toute la vie de Kristof.

Par chance pour elle, il est bien de son genre à elle aussi : il est super riche, alors il invite Maxine et Nadia à le suivre à l’une de ses « soirées ». Il a carrément un club chez lui ? Et Nadia l’emmerde avec une histoire de train datant d’un passé bien trop ancien pour lui ? Autant dire que Nadia va perdre son temps. Par contre, Maxine se demande s’il ne ferait pas un super papa.

Pendant que Maxine se jette dans les bras de Kristof, Nadia fouille ses affaires et découvre qu’il est toujours aussi nazi que son grand-père, parce qu’il a plein d’affaires nazies dans sa chambre. Flippant. Pour se faire pardonner, il offre de nouvelles perspectives à Nadia, c’est-à-dire du LSD. Putain, Nadia. Faut toujours qu’elle se fasse avoir dès qu’il est question de drogue, et c’est un peu chiant. Cela mène à une jolie scène d’effets spéciaux, avec des reprises d’images de la saison 1 aussi, avec une vision de Lenora, avec Alan et Lenny qui s’embrassent ; non franchement, on s’amuse bien. Et Lenny/Alan, j’avoue que ça donne envie de shiper, même si tout ça se fonde sur un mariage.

Finalement, Maxine et Nadia se réveillent ensemble… au beau milieu d’un cimetière hongrois. Elles se recueillent sur la tombe d’un prêtre hongrois et juif, mais ça ne mène finalement à aucune piste sérieuse pour Nadia. Cela ne l’empêche pas de rentrer chez elle malgré tout. Elle y téléphone à Ruth où Nadia peut enfin reconnaître que sa mère avait tout à faire dans un asile psychiatrique finalement.  Alors que Nadia n’avait plus aucune piste, Ruth lui en donne une finalement, avec un plancher d’appartement de Lenora qui avait encore quelques secrets.

99 Luftballons se met à jouer en fond sonore alors que Nadia souhaite prendre le train pour retourner en 1982… mais elle se retrouve un petit plus loin dans le temps que ça : elle est clairement dans un train nazi pour Budapest quand elle se réveille enfin. Oups.

Pendant ce temps, Alan retourne dans le passé et découvre que Nadia avait peut-être raison : il n’est pas là pour simplement savourer le voyage, parce que le voyage prend une tournure désagréable, même s’il aimait bien son côté du mur de Berlin. En effet, Alan/Agnes rencontre Bruno et Lukas, deux amis de Lenny qui l’aident à creuser un tunnel sous le mur de Berlin, pour passer de l’autre côté. Cela fait six mois que c’est en cours, alors Agnes n’est pas censée le découvrir.

Cela peine clairement Alan qui tente alors d’empêcher Lenny de faire n’importe quoi : il sait que le mur tombera en 1989, alors il ne veut pas voir Lenny prendre le risque de mourir. Autant attendre 27 ans ? Lenny ne le voit pas exactement comme ça, bien sûr, et ça l’énerve de voir qu’Agnes part en délire sur des informations venues du futur. Il est à présent persuadé qu’elle est en train de les trahir, si elle ne l’a pas déjà fait. Tout ça mène finalement à une rupture entre eux : Lenny remarque qu’ils sont simplement à une intersection.

Alan rentre donc en 2022 pour se renseigner davantage sur ce qui a pu arriver à Lenny, en commençant par téléphoner à sa mère. Celle-ci n’a évidemment pas les informations que son fils lui demande, mais elle profite de l’avoir au téléphone pour en savoir plus sur son rencard datant déjà d’il y a trois semaines. Le temps passe vite.

Finalement, Alan retourne en 1962 pour se balader dans Berlin. Il est amusant de voir Alan se faire siffler – ça inverse un peu le harcèlement de rue, surtout qu’il a l’air de trouver ça cool, même quand ça l’emmerde comme à ce moment-là. Malheureusement, Alan arrive finalement trop tard chez Lenny : Lenny est déjà passé sous le tunnel.

Russian Doll – S02E03

Épisode 3 – Brain Dead – 17/20
Il faut peut-être que je commence à me poser des questions sur moi-même car il y a un twist de cet épisode que j’adore et que j’adore chaque fois que je le vois dans une série. Au-delà de ça, je trouve que la série nuance beaucoup mieux ses mystères qu’en saison 1. Il y a une piste que l’on peut suivre clairement d’un épisode à l’autre, et ça aide à mieux comprendre ce qu’il se passe et à suivre vraiment Nadia dans toutes ses péripéties. Cependant, il y a encore une intrigue que les scénaristes se gardent en réserve, et j’ai hâte d’y arriver.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Well inexplicable things happening is my entire modus operandi.

Nadia/Lenora passe la nuit dans le métro, dépitée d’avoir perdu son argent. Enceinte, elle attire les regards de tout le monde : bonnes sœurs, enfants, passagers… Elle finit par se réveiller au dernier arrêt parce qu’une femme s’occupe d’elle, la prenant en pitié – et aussi parce que c’est son job dans le métro. Je l’aime bien cette femme qui parle avec Nadia avec beaucoup d’honnêteté et de sympathie.

Nadia finit par comprendre qu’elle doit vraiment quitter le métro et se rend chez… Ruth. La pauvre voit débarquer sa meilleure amie qui se met à lui parler de 2022 et de sa volonté de réconcilier absolument Vera (sa grand-mère) et Nora (sa mère). Pour Ruth, en revanche, cela donne juste l’impression que sa meilleure amie est complètement schizo et se met à parler d’elle à la troisième personne.

Malgré tout, Nadia assure les examens médicaux de sa mère concernant la grossesse, tout en promettant encore et toujours qu’elle retrouvera l’or. Au passage, elle se rend compte qu’elle est en train de fusionner encore plus avec sa mère : elle se met à comprendre le hongrois, comme sa mère. En parlant un peu avec Vera, Nadia se rend également compte que sa grand-mère aussi avait perdu l’argent dans un train et qu’elle a peur de lui raconter pour ne pas passer pour folle. Ah, tout ce délire spatio-temporel serait finalement génétique ?

Le rendez-vous médical de Lenora la fait inévitablement passer une échographie, permettant à Nadia de s’admirer elle-même. C’est un peu tordu comme idée, mais venant de cette série, ce n’est pas une surprise. On pourrait penser que ça lui ferait un électrochoc, mais non : Nadia ne comprend toujours pas que l’alcool qu’elle boit en tant que Lenora est probablement mauvais pour elle. Cela me fait rire de me dire que si elle est aussi fuked up, c’est partiellement de sa faute. Les années 80 l’aident bien aussi à faire n’importe quoi de sa grossesse, j’imagine.

Tant qu’elle est dans le passé, Nadia se renseigne aussi sur sa famille et sur cette fameuse histoire de train, toujours en vain. Personne ne semble lui dire exactement ce qu’il en est. La voir fouiller tout l’appartement et voler sa propre famille, c’est étrange, mais bon, avec cette série et Nadia, plus rien ne peut être surprenant. Nadia surprend tout de même des réactions allergiques étonnantes et, franchement, inquiétante, sur les poignets de sa mère.

Nadia se rend ensuite à la bibliothèque municipale pour faire quelques recherches sur le dernier train d’or de Budapest, celui dont parle souvent sa grand-mère et qui serait peut-être une clé de ce qui lui arrive. Finalement, elle est capable de suivre un fil d’idées plus longtemps que ce que j’imaginais Nadia.

Elle se rend ensuite auprès de Danny, qu’elle avait rencontré dans le bar lors du premier épisode. C’est plutôt une bonne chose pour elle, il fallait que ce genre de détails soit important pour la suite après tout : Danny vend des télévisions, des caméras et aussi de quoi lire des diapositives, ce dont elle a besoin pour ses recherches, car il y a des diapositives intéressantes pour elle à la bibliothèque.

En attendant de pouvoir y retourner le lendemain, Nadia prend la décision de rentrer chez elle (ou chez Lenora plutôt, à force, je m’y perds aussi) afin de fouiller les affaires volées chez Vera. Elle y découvre une lettre familiale sur ses arrières-grands-parents arrêtés par des nazis, mais aussi que sa mère vivait dans une moisissure incroyable.

Les réactions allergiques sur la peau de Lenora/Nadia ? Nadia retrouve carrément un insecte sur sa peau, ou dans sa peau ? Et ça termine en délire encore plus dingue : Nadia se met à voir Lenora et lui parler. La schizophrénie est de pire en pire, et, bon, encore quand elle est seule dans l’appartement à dire qu’elle préfère croire sa mère, ça passe, mais quand il est question d’aller carrément acheter des cigarettes, c’est du grand n’importe quoi.

Tout ça ne doit pas nous détourner du fait que Nadia finit par voir ce qu’elle souhaitait voir avec le projecteur et que l’intrigue avance enfin : le train existe réellement. La femme de la bibliothèque qui devait se renseigner le fait rapidement. Elle rappelle Nadia pour lui expliquer que les familles hongroises juives ont dû mettre tous les biens de valeur dans un train allemand, avec un ticket pour les récupérer ensuite.

Bien sûr, elles n’ont jamais pu récupérer quoique ce soit, surtout que le train a lui-même disparu d’après les rapports nazis. Par contre, la schizophrénie de Nadia/Lenora empire vraiment : elles voient toutes les deux des insectes qui ne sont peut-être pas là et se parlent de plus en plus. Cela ne passe pas inaperçu, même pour Ruth.

Ainsi, Nadia termine dans un hôpital psychiatrique en fin d’épisode. C’était assez inévitable, et j’ai adoré la manière dont c’était filmé, avec une disparition de l’une et de l’autre par moments, avec les deux ensemble parfois, avec Nadia qui assure au médecin que sa mère est dans la pièce, avant de lui dire toute la vérité. La vérité est impossible à croire, par contre. C’est une vision comme une autre de la schizophrénie, après tout.

Bien sûr, Nadia ne compte pas rester de manière définitive dans cet hôpital psychiatrique : elle utilise donc sa mère pour réussir à s’échapper avec une succession de draps noués. Pourquoi pas… sauf que c’est impossible car elle est censée être seule. La série nous confirme en tout cas que Lenora s’est échappée de l’hôpital, alors que Nadia rentre enfin chez elle en 2022. Elle y trouve une note d’Alan lui demandant de la rappeler absolument – vivement l’épisode suivant ?

Elle ne le fait pas immédiatement, trop prise dans ses propres recherches familiales. Au dos d’une photo de sa mère, elle découvre en effet un ticket de reçu des biens du train d’or de Budapest, signé par un certain Marton Halasz. Nadia décide donc d’aller à Budapest pour retrouver la trace de son or familial. Normal.