9-1-1 – S06E06

Épisode 6 – Tomorrow – 16/20
J’ai l’impression que l’épisode passe à côté de certaines opportunités et twists qui auraient pu être évidents, se contentant d’un suspense moins efficace. Pour autant, cet épisode marque un tournant dans la vie d’un des personnages principaux de la série et il le fait de manière plutôt réussie. Après, je ne suis pas le plus objectif sur le sujet : j’adore les personnages mis en avant dans l’épisode.

Spoilers

Une explosion au laboratoire de Karen est sur le point d’avoir lieu (et la série nous l’a déjà spoilée).


As long as we have tomorrow, it’s not too late.

On oublie le cliffhanger de l’épisode précédent pour revenir en 2010 avec la rencontre entre Karen et Hen. J’aime déjà cet épisode : du Lady Gaga, un rencard express et la promesse d’un épisode se centrant sur Karen, sachant que j’adore cette actrice dans tous ses rôles depuis que je la connais, ça me fait plaisir.

Bon, après, en 2010, Karen n’était pas une femme géniale, parce qu’elle est horrible avec Hen, en affirmant qu’elle n’a que vingt minutes pour la convaincre que c’est une bonne idée de faire ce rencard. Cela ne déstabilise pas trop Hen pour autant, alors même qu’elle ne savait pas qu’elle allait avoir un rencard : elle avait un rendez-vous avec Howie, qui a refusé de se pointer. Et pour cause : Karen est sa voisine, et il a fait en sorte que les deux se rencontrent parce qu’il était temps qu’Hen oublie enfin Eva.

J’aime bien cette petite backstory, mais je n’aime jamais trop quand on nous raconte le passé d’un personnage dans un épisode où on la sait en danger. En attendant, Hen a beau être énervée après ce rencard imposé par Chimney, elle lui téléphone, critique énormément Karen… mais lui annonce qu’elle a prévu de la revoir le vendredi suivant. Et hop, les voilà qui se mettent en couple, se marient, vivent ensemble, ont des enfants et se remarient.

On peut donc en revenir au présent, mais pas encore au cliffhanger de l’épisode précédent. C’est assez horrible parce qu’on découvre un petit-déjeuner tout sympathique pour la famille… Hen n’ose pas démissionner, parce que ça va rendre ça réel, et Karen s’apprête à se rendre au travail avec son fils. Oh bordel.

Voilà : c’est probablement Denny qui va être le blessé grave de cet épisode. En attendant, on découvre le bâtiment où bosse Karen. C’est plein de trucs scientifiques, de robots cherchant la présence de vie extraterrestre, de tableaux avec des formules scientifiques, etc. Inévitablement, le gamin trouve ça trop cool de voir sa mère bosser dans un tel bâtiment.

Quand elle arrive enfin à son laboratoire, on découvre que les collègues avec qui elle bosse tous les jours ont l’habitude de s’engueuler. Heureusement, elle est capable de les calmer, le tout devant son fils qui trouve ça cool de voir un boulot où il peut être question d’extraterrestres de manière sérieuse. Bref, c’est un peu longuet, mais on comprend bien : c’est COOL. Pourtant, il commence déjà à y avoir quelques dysfonctionnements dans les machines.

En parallèle, Hen reçoit la visite des services sociaux, non pas pour placer un autre enfant chez elles, mais pour lui rendre son dossier. En effet, Karen les a contactés pour expliquer qu’elles ne pourraient plus accueillir d’enfants. C’est problématique, parce que ça se fait dans le dos d’Hen, qui n’en avait aucune idée. Pourtant, c’est plutôt logique et l’argument de Karen est le bon : impossible d’accueillir des enfants alors qu’Hen entame sa troisième année de médecine (déjà !).

Hen appelle donc Karen une fois la conseillère partie, histoire d’en parler avec elle. Elle tombe sur Denny, parce que le portable est interdit et… le laboratoire explose. Ma foi, cet épisode ne prend pas la tournure que j’attendais et ça casse un peu le suspense : Denny n’est pas dans le laboratoire même quand il explose, l’explosion n’est même pas de sa faute et le suspense qui s’installe est plutôt pour la survie de Karen.

C’est dommage, parce que l’on sait qu’elle survit, puisqu’elle passe l’appel au 911. Hen se rend sur place aussi vite qu’elle le peut, mais c’est quand même moins rapide que les pompiers. Bobby et ses hommes (il va vraiment falloir que Lucy revienne) sont déjà sur place. Le capitaine interdit à Hen de mettre son équipement de pompier, parce qu’elle ne l’est plus même si elle n’a pas encore démissionné, mais aussi parce qu’elle est trop proche de la situation. Et puis, Denny est rapidement évacué du bâtiment (vraiment, une occasion ratée), alors ce n’est pas comme si elle n’avait rien à faire non plus.

Les pompiers pénètrent rapidement dans le bâtiment et se frayent comme ils peuvent un chemin vers le laboratoire où l’incendie continue. Ils retrouvent rapidement Karen, et on comprend son regard de détresse : une de ses collègues a perdu son bras. Le bras est arraché, et ça doit faire peur à voir quand on n’y est pas prêt.

La vie est radicalement changée pour toutes les personnes présentes dans le laboratoire au moment de l’explosion. Après, la femme pourra s’estimer heureuse d’être en vie puisque c’est elle qui a provoqué, de manière accidentelle, l’explosion. Contre toute attente, les pompiers n’évacuent pas immédiatement Karen : ils la laissent les aider à s’occuper de sa collègue.

Je n’avais pourtant qu’une envie : qu’elle puisse être dégagée bien rapidement du bâtiment. Et j’avais raison, en plus : en-dehors du bâtiment, un homme réussit à sortir par une issue de secours non surveillée. Hen et Athena, venue en soutien, le retrouvent les premières et malgré sa mâchoire explosée dans… euh, ben, l’explosion ; l’homme parvient à les prévenir que le danger n’est pas encore passé.

Le problème, c’est qu’à l’intérieur, alors que Buck évacue Karen, un autre homme appelle à l’aide. Sans surprise, Karen l’entend et perd du temps à sortir du bâtiment. L’avantage, c’est qu’elle est avec Buck qui entend à la radio Athena faisant passer le message du scientifique qui les avertit du danger. C’est plutôt une bonne chose : Karen peut expliquer le risque, avec une porte qui ne doit surtout pas être ouverte pour prévenir une explosion.

C’était sympa de voir les pompiers bosser tous ensemble, mais pas bien crédible de voir Karen prendre la radio des mains de Buck pour parler à Athéna, pas en service. Allez, ça fonctionne tout de même, même si c’est gros qu’en plus de tout le reste, Hen soit en train d’opérer des procédures médicales complexes sur le scientifique.

Tout se poursuit pourtant bien : le scientifique est sauvé, Karen évacuée du bâtiment et, même si la seconde explosion a lieu, il n’y a pas d’autres blessés. Bref, ça pourrait être un happy ending, mais Karen est quand même recouverte de sang et de blessures, et personne ne s’occupe de la soigner. Je sais bien que c’est son caractère de courir partout et d’aller aider tous les autres avant qu’on s’occupe d’elle, mais n’ont-ils jamais vu la moindre série ?

Evidemment, Karen est essoufflée quand elle sort, et son happy end à retrouver Hen et Denny n’est que de courte durée avant qu’elle ne s’évanouisse. Elle a en fait une sacrée blessure dans le flanc, et comme elle est avec Hen, cette fois, personne n’a le moindre problème à laisser Hen gérer Karen, y compris dans l’ambulance.

C’est plutôt une bonne chose, parce qu’Hen ne s’arrête pas de lui faire un massage cardiaque même quand Bobby et Hen perdent espoir. C’est cette perte d’espoir, un peu trop rapide comme ils connaissent Karen, qui m’a rassuré immédiatement sur son sort. Après tout, c’est une série dans laquelle ils auraient pu oser la tuer. Ce n’est finalement pas le cas : Karen survit bien.

Ce n’est pas la seule. En fait, il n’y a qu’un seul mort, un collègue plutôt cool de Karen – parce que tout son boulot est cool, non ? A son réveil, Karen demande de ses nouvelles, mais elle demande aussi de Denny et des autres. Elle insiste aussi pour que Denny ne soit pas laissé seul chez lui. Elle fait bien : le gamin est clairement traumatisé d’avoir vu sa mère s’effondrer comme ça. Hen s’occupe bien de lui et tout est bien qui finit bien… sauf qu’elle jette à la poubelle les papiers pour son transfert et sa démission.

Quand Karen rentre chez elle, c’est donc pour découvrir que sa femme a pris la décision de ne plus devenir médecin. Je suis un peu déçu, franchement, mais j’aime bien les raisons pour lesquelles elle prend cette décision : elle ne veut pas avoir à sacrifier sa vie de famille, parce que finalement, c’est ça son rêve.

Et alors que tout ça se déroule, nous continuons d’avoir des flashbacks tout au long de l’épisode, pour nous expliquer le début de la relation entre Hen et Karen. C’est plutôt mignon de les voir apprendre à se connaître, avec une Hen qui a peur de s’engager dans une relation sérieuse mais couche quand même avec Karen ou une Karen qui découvre le passé de sa nouvelle copine avec Eva. Vraiment, c’est une belle relation.

Karen accepte aussi l’existence de Denny, le fils d’Eva quand même. Bon, j’imagine que c’est quelques années plus tard, mais quand même, c’est beau de savoir comment tout ça va terminer. Pourtant, la vie qu’elles construisent ensemble est compliquée : franchement, un enfant en plus dans un couple qui débute – et un enfant qui n’est même pas le leur à la base ; c’est violent.

Les deux rompent… Mais Chimney est toujours là pour elles : il rappelle Karen au moment où elle s’apprête à prendre un avion l’emmenant loin de Los Angeles et donc d’Hen. Il lui fait croire une demi-seconde à la mort de Hen, et c’est par culpabilité que Karen reste finalement.

Hen a pour le coup vraiment eu un accident et Karen revient pour s’occuper d’elle, ayant peur de la perdre, ayant peur qu’elle meure. C’était une jolie scène, surtout mise en parallèle de Karen en arrêt cardiaque alors que dans ce flashback, Karen affirme qu’elles iront bien tant qu’elles ont un lendemain.

Et dans ce lendemain, elles deviennent maman et s’occupent du bébé – avec Karen prenant la décision de ne pas devenir astronaute parce qu’elle est très bien sur Terre désormais. C’est beau : Karen fait le choix de rester pour sa famille dans ce flashback et Hen fait le même dans le présent.

Ceci étant dit… Tout ça pour ça ? Cela faisait un moment que la série nous bassinait avec le rêve de devenir médecin et j’imaginais déjà des épisodes nous proposant des chirurgies intenses pour les victimes secourues par les pompiers du 911. Je pense que les scénaristes n’étaient pas motivés par un reboot de Grey’s Anatomy dans leur propre univers.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E05

Épisode 5 – Home Invasion – 16/20
La série reprend son souffle avec cet épisode qui correspond bien plus à ce qu’on peut attendre d’elle de manière générale : des interventions reliées entre elles, une intrigue comique, une autre plus dramatique et l’évolution à vitesse grand V d’un personnage en particulier. Ce cocktail explosif – c’est le mot – est divertissant et efficace.

Spoilers

Une série de cambriolages, une nourrice et un chien envahissants ainsi qu’une deuxième chance pour devenir médecin peuplent cet épisode.


The racoon definitely didn’t do this.

Je n’aime pas du tout ce début d’épisode, ça va tellement me créer des angoisses ! On commence dans une maison toute calme en pleine nuit – et la propriétaire se réveille en sursaut quand elle entend du fracas en bas de chez elle. Paniquée, elle appelle le 911 et tombe sur Josh qui lui explique comment se comporter.

Dans la panique, la femme fait tout le contraire de ce qu’on lui dit de faire et insiste pour s’enfuir. Ce n’est pas la meilleure des idées et ça se termine plutôt mal pour elle quand elle voit quelque chose, dans le placard de sa cuisine, qui la traumatise. Pourtant, quand Athéna arrive, elle ne trouve personne d’autre que la femme, inconsciente sur le sol de son entrée.

La pauvre a eu son lot de frayeur, pourtant, si elle est inconsciente. Buck s’amuse alors à aller jouer les détectives dans la cuisine, persuadé qu’il fera un meilleur travail qu’Athéna. Il n’a quand même pas peur quand il est question d’un monstre… mais de manière assez évidente, il trouve finalement un raton-laveur. C’était un début plutôt comique pour l’épisode.

La deuxième intervention voit Maddie au téléphone avec un homme dont la maison est cambriolée, lui aussi. Décidément, cet épisode veut vraiment nous faire stresser sur les cambriolages. C’est au beau milieu de la journée que le vieil homme qui l’appelle – ou en tout cas que Maddie imagine comme vieil homme dans sa tête – se fait alors tirer dessus par les cambrioleurs. S’il survit, Athéna est aussitôt sur l’enquête : l’homme est le mari de la première victime de l’épisode. Il était à l’étranger, mais est rentré au plus vite pour voir sa femme suite à son accident, tout ça pour finir lui aussi à l’hôpital.

J’espère qu’ils ont une bonne assurance, et un bon hôpital. D’ailleurs, cette histoire d’hôpital est le point commun entre ces victimes et toutes les autres victimes de cambriolage. C’était assez hilarant de voir Athéna, qui n’est pas détective, faire le lien plus rapidement que le vrai détective : toutes les victimes de cambriolage ont eu la bonne idée d’appeler le 911 avant de se faire cambrioler ; et bien sûr, les opérateurs ont posé plein de questions pour accéder à la maison en faisant le moins de dégâts possibles.

Une fois que cette intrigue est en place, il est logique qu’Athéna se rende au centre d’appels pour demander à Maddie d’enquêter depuis la base de données : elle se rend compte que les appels n’ont rien en commun… sauf le fait que quelqu’un accède aux logs des appels après coups, à plusieurs reprises. Le problème, c’est que ce quelqu’un s’avère être Maddie elle-même.

Bien qu’elle soit rapidement lavée de tout soupçon, il n’empêche que cette affaire la travaille, parce que c’est son mot de passe qui est utilisé pour commettre tous les cambriolages – et l’un de ces cambriolages a terminé en blessure par balle. Cela la perturbe et elle finit par monter avec les policiers une opération piège quand elle comprend que Noah, la nouvelle recrue, est probablement responsable de ce qu’il s’est passé.

Franchement, je suis dégoûté. Je me doutais que ça allait être lui, j’avais bien compris qu’elle le piégeait en faisant semblant d’être virée, mais j’espérais vraiment que ce serait sa nourrice la voleuse de mot de passe. L’intrigue avec Noah courait sur plusieurs épisodes, cependant, donc ça rendait son impact un peu plus grand, car il est difficile de ne pas compatir pour lui ou de ne pas être dégoûté de cette conclusion. Et c’est ce qu’ils voulaient. Bon, ben, adieu Noah, je t’aimais bien et j’avais espoir en toi pour être le nouveau May.

La troisième intervention de l’épisode n’est pas plus réjouissante : une femme fait des travaux chez elle après avoir changé les serrures… et entend un homme essayer de s’introduire chez elle. Finalement, il s’agit de son frère, alors tout va bien. Le problème, c’est qu’il insiste pour aider sa sœur à faire ses travaux. La pauvre va être servie : il fait ce qu’il peut pour insonoriser la maison avec de la maison, mais il a finalement un accident avec la machine.

Il se retrouve enseveli sous la mousse isolante, qui continue de couler et isole complètement le grenier. La sœur est ravie de devoir appeler les pompiers et de les voir éclater son plafond pour retrouver Vincent, le frère. C’était une bonne intervention, qui finit avec la survie de ce pauvre Vincent et la destruction d’une bonne partie de la maison. Rassurons-nous : Buck, Eddie et d’autres pompiers prennent sur leur temps libre pour venir aider la propriétaire à colmater les trous en fin d’épisode.

Une autre intrigue comique de l’épisode voit donc Chimney et Maddie embaucher une nourrice – ou plutôt une manager d’intérieur, selon ses termes. La nourrice est juste flippante à vouloir s’occuper de tout chez eux ; je ne pourrais juste pas supporter ça, perso. Après, je ne supporterais pas trop non plus les collègues de Maddie qui sont tous à vouloir donner un avis sur la question. Oh, boundaries, non ?

Cela dit, ça vaut aussi pour la « manager » qui demande à Chimney d’enlever ses chaussures dès qu’il rentre chez lui. C’est sans surprise qu’en toute fin d’épisode, la nourrice se fait virer par Maddie, mais ça aura donné un peu d’humour à l’épisode.

Pendant ce temps, May débarque à nouveau chez sa mère pour réviser. C’est une drôle d’idée d’aller chercher le calme chez ses parents, mais bon, elle en a pour son argent comme ça : elle apprend que Bobby a ramené un chien à sa mère – alors que celle-ci est allergique. Ce n’est pas la meilleure des cohabitations.

Comme May est allergique aussi, Bobby n’a d’autres choix que de trouver un nouveau foyer à Hoover, son chien. En théorie, face à ce genre de problème, on utilise les réseaux sociaux ou les associations. Dans cette série, toutefois, la solution qui apparaît la plus logique à Bobby est de confier le chien à sa collègue en congé. Hen est ravie de se retrouver avec un chien qu’elle n’a jamais demandé. Bon, c’est improbable comme intrigue et c’est plutôt son fils qui est le plus heureux, hein.

Le tout se fait la veille du concours de médecine qu’elle doit rattraper, mais ça ne semble déranger ni Hen, ni Karen. Elles se font vite à l’existence du chien, qu’elles autorisent à rester dans la chambre avec elles pour la nuit. Pour quelqu’un qui ne voulait pas de chien, franchement, Hen s’y fait vite. Pas si vite non plus : elle refuse de coucher avec Karen tant que le chien la regarde. Et comme le chien refuse d’être laissé à la porte, elles ne font pas l’amour.

Pfiou. On est vraiment sur une intrigue hyper classique pour un nouveau chien là. Tout aussi classique est le coup du chien qui détruit la moitié de la maison pendant la nuit sans que personne ne l’entende. Vraiment, cet épisode ne donne pas envie d’avoir une maison – entre les cambriolages et les chiens qui détruisent tout, hein.

Le chien se retrouve ainsi adopté par… Eddie. Je ne sais même pas si elles ont pris le temps de lui avouer tout ce qu’il s’est passé ; parce qu’Eddie aussi se retrouve avec une cuisine dévastée. Il tente donc de confier le chien à Chimney, en vain : sa manager d’intérieur refuse immédiatement le chien. Ce dernier se retrouve donc chez Buck qui découvre à son tour que le chien refuse d’être laissé seul et aboie beaucoup trop pour un appartement où les chiens sont interdits.

Le chien se retrouve à nouveau chez Bobby et Athéna… Avant que Bobby ne lui trouve un voisin pour s’en occuper : le couple de début d’épisode avec la maison cambriolée par le raton-laveur.

Autrement, la fin d’épisode voit tous les pompiers célébrer Hen : sa prof lui a laissé une seconde chance en lui laissant faire une ronde avec elle à l’hôpital ; et Hen s’est fait remarquer par son professionnalisme et ses diagnostics. La voilà donc qui quitte définitivement les pompiers pour devenir chirurgien. Cela donne l’occasion d’étendre un peu la série vers d’autres univers, mais avec les flashbacks sur la relation Chimney/Hen, ils ont réussi à me rendre triste.

Pas de quoi s’inquiéter : Hen restera bien dans la série puisque le cliffhanger de l’épisode (d’où y a un cliffhanger ?) se concentre sur un laboratoire ayant subi une explosion. Le rapport avec Hen ? La personne qui appelle le 911 n’est autre que Karen, et elle annonce qu’il y a des blessés et semble terrifiée par ce qu’elle voit – comme s’il y avait quelqu’un de blessé qu’on devrait connaître.

> Saison 6

 

NCIS Hawai’i – S02E02

Épisode 2 – Blind Curves – 15/20
Je me rends compte que les personnages de la série me manquaient un peu : j’ai passé un bon moment devant cet épisode. Il est tout simple, l’enquête y est trop fluide et simple, mais ce n’est pas grave : c’est le genre de divertissement efficace dont j’ai besoin pour mes déjeuners solo. Ouais, c’est uniquement pour ça que j’ai repris cette saison 2… Et alors ? J’étais content d’enfin retrouver la série, parce que le crossover de début de saison m’avait déçu.

Spoilers

Un corps est retrouvé dans une casse.

Une fois n’est pas coutume, l’intrigue policière n’est vraiment pas ce qui m’a le plus fasciné avec cet épisode. Il faut dire que, comme trop souvent, le coupable était facile à deviner dès son introduction – et son introduction s’est fait à mon sens avant même qu’on voit son visage. Alors, certes, c’était chouette de voir quelques courses de voitures et d’avoir toutes les références à Fast & Furious, mais bon, j’aime bien quand la série propose des scènes d’action avec des chorégraphies de combat, et ce n’est pas ce que nous avions dans cet épisode.

Ceci étant dit, les scénaristes eux-mêmes semblent avoir eu conscience du problème puisque nous ne voyons même pas les aveux définitifs de la coupable. L’enquête était fluide, sans gros retournement de situation, et ça fait que de ce côté-là, l’épisode était sans plus. Après, c’est rarement les enquêtes qui me fascinent le plus et c’est bien pour ça que je ne fais que des critiques express : ça me permet de manger tranquillement devant mon épisode en sachant que la critique qui suivra ne sera pas interminable.

La critique, justement, ne peut que se concentrer sur les intrigues secondaires. C’est dans celles-ci que les personnages évoluent et j’ai beaucoup aimé avoir un approfondissement de la relation entre Lucy et Whistler. Pour le moment, leur relation est la seule différence notable entre les saisons 1 et 2. Forcément, j’adore Lucy, alors ce n’était pas compliqué de me vendre cette intrigue. J’ai plus de mal avec Whistler, cependant, et c’était intéressant de la voir sortir de son rôle habituel pour devenir une toute autre personne.

Dans cet épisode, en effet, nous la découvrons sur un terrain plus personnel quand elle souhaite parler de Lucy à son boss. Alors si on essaie d’être rationnel deux minutes, il n’y aurait normalement rien à faire : vu comment elles ont été remarquées du côté du NCIS, j’ai du mal à croire que Jane n’avertisse pas le FBI – ou juste que les ressources humaines du NCIS ne soient pas au courant.

Pour le bien de l’épisode, cependant, on met de côté ce détail et on voit Whistler stresser de perdre son poste d’agent de liaison avec le NCIS, tandis que Lucy stresse de ne plus bosser avec elle et donc de voir leur relation perso en être affecté. C’était mignon de les voir des ces états-là et j’aime bien que la série prenne le temps d’aborder ce que signifie une relation au travail.

En plus, cette intrigue permettait à Jesse de gagner quelques scènes lui aussi, et notamment une où il interagit, peut-être pour la première fois, de manière personnelle avec Whistler. Ils sortent du cadre du travail et même si je sais que nous sommes face à une série procédurale, j’ai trouvé ça intéressant de les voir briser la frontière entre simples collègues de travail et collègues qui se connaissent mieux. Whistler se confie donc à Jesse plutôt qu’à Lucy, et ça fonctionnait.

Si elle avait besoin de se confier, c’est parce que son coming-out n’était toujours pas fait au travail. J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode où Whistler reproche à demi-mots à Lucy l’aisance avec laquelle tout semble s’être si bien passé pour Lucy. Ce n’est pas toujours facile de faire son coming-out au travail, et trop de séries ont tendance à l’oublier. Cependant, j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Whistler stressait tant : son patron semble loin d’être homophobe et dans le monde parfait de la série, il ne fait même pas la moindre réflexion ou blague homophobe quand il rencontre Lucy.

Si ce n’est pas merveilleux ! Cela fait toujours du bien de voir ce genre de scènes très fluides, et je trouve ça sympa aussi que la série prenne du temps d’antenne pour présenter cette intrigue – même si ce n’est toujours pas censé être le sujet principal de la série.

Cela dit, ça reste plus intéressant à développer que la dernière intrigue de cet épisode : on y voit Jane s’inquiéter pour son fils qui passe tout son temps sur son téléphone et qui a une mauvaise note. Après un déjeuner avec le père, Jane en arrive à la conclusion qu’il a une petite amie, ce que l’ado ne dément pas. Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y avait autre chose à creuser. S’il n’y avait pas déjà eu Lucy, j’aurais pu penser à un coming-out, mais bon, trois personnages homo dans une série CBS, ce serait surprenant.

J’imagine qu’un prochain épisode nous en apprendra plus sur le secret qu’il peut bien cacher à Jane. Je doute qu’il ne s’agisse que d’une petite-amie et ça ressemblait plutôt à une graine plantée là pour la suite. Si ce n’est pas le cas, eh bien, ce sera décevant, parce que pourquoi tant de chichis ?

Walker – S03E05

Épisode 5 – Mum’s the Word – 09/20
Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Je me suis posé plusieurs fois au cours de l’épisode la question et c’est le sentiment qui persiste après visionnage : c’est un énorme what the fuck à bien des niveaux. Cet épisode tente de mettre en place plein de nouvelles choses, mais très peu fonctionnent vraiment. Pire, les personnages semblent réagir en étant totalement à côté de ce qu’ils nous ont habitué à faire. Bref, c’était mal écrit.

Spoilers

Cordell et Cassie doivent transporter des preuves sensibles, August poursuit sa crise d’adolescence, Trey devient ranger (encore, oui).

C’est un épisode que je considère comme difficile à critiquer de manière objective, parce que j’ai été dérangé à plusieurs reprises pendant que je le regardais : il y a des gros soucis de lisibilité et de cohérence dans les décisions prises. Si je me concentre sur les aspects positifs, parce qu’il y en a quelques-uns, je dirais que ça faisait plaisir de réentendre parler de Micki à l’occasion de la cérémonie faisant de Trey un ranger.

C’était plaisant à voir, mais la carrière de James ne doit pas être dingue si l’un des moments les plus marquants est de donner une insigne à Trey, franchement. Et s’il devient ranger, il n’a pas pour autant d’enquête à gérer cette semaine. À la place, il a juste droit à l’inquiétude de sa mère et à James qui la rassure, dans des scènes longues (puisque la mère ne s’exprime pas) ou surprenante, dans le mauvais sens du terme, quand James semble trouver les mots justes pour la mère… Alors que… Ca n’avait rien de rassurant ?

Pendant ce temps, Cassie et Walker ont de gros événements familiaux à gérer – à savoir un match parce qu’August fait sa crise et un anniversaire de grand-mère – mais leur travail les empêche de le faire. Ils sont en effet missionnés pour transporter des preuves d’un endroit à l’autre, sans les ouvrir, sans s’arrêter et surtout sans jamais les ouvrir. C’est important de ne pas les ouvrir. Vraiment.

Dès que James en parle, il est donc facile de comprendre que les rangers vont ouvrir la boîte contenant les preuves… mais la raison trouvée pour expliquer qu’ils le font n’a pas trop de sens. Il faut m’expliquer comment ces rangers peuvent avoir une voiture sans radio ou comment ils peuvent avoir peur d’approcher de la boîte, mais prendre le temps de la poser en plein milieu de la route. Et puis, pour une boîte de preuves possiblement sensibles, ils ne sont pas vraiment précautionneux de la poser au milieu de nulle part comme ça.

Il ne faut pas trop se prendre la tête pour autant : le but était évidemment de mener Cordell et Cassie à l’ouverture de cette boîte afin qu’ils découvrent… quoi au juste ? Les méchants qui ont enlevé Cordell ont une fascination pour les montres. Et pour lui. Big surprise. Cassie n’a aucun détail dans le dossier que les méchants montaient sur eux – sa vie se résume à une page rapidement écrite (alors que l’affaire Miles semblait importante et liée à tout ça ??) quand Cordell a un dossier complet, remontant à la naissance de Stella au moins.

Je ne sais absolument pas quoi faire de ces informations, et les scénaristes non plus apparemment. Ils en profitent juste pour faire en sorte que Cordell prenne la décision irrationnelle et absolument incompréhensible quand on connaît le personnage de dévier de sa route pour se rendre à l’anniversaire de la grand-mère de Cassie. Allez, ça donnait l’occasion de scènes funs (mais putain, qu’est-ce que je regardais quand ils dansaient ?) et surtout de développement pour Liam et Ben.

Après avoir un peu insisté pour les mettre en couple, les scénaristes prennent conscience qu’ils sont allés vite en besogne et donnent à ces deux-là l’occasion de parler un peu. C’est plutôt sympa comme temps d’écran, mais pas révolutionnaire non plus. Cependant, vu tout le reste de l’épisode, c’est plutôt génial ce qu’ils ont proposé pour Liam et Ben. Ils s’écoutent beaucoup, au moins – désolé, mais le « I hear you », je n’en peux plus, j’ai envie d’en faire un jeu à boire avec cette série, j’ai l’impression que ça revient de plus en plus souvent dès que deux personnages sont en désaccord.

Toujours pas d’Abby dans cet épisode, mais je ne peux pas dire qu’elle me manque plus que ça. Les Davidson me manquent davantage, à vrai dire ; ce qui ne m’empêche pas de me demander ce que devient l’actrice. C’est rarement bon signe autant d’épisodes sans un personnage.

Je l’écris histoire que ce soit écrit quelque part, mais elle n’est même pas mentionnée dans cet épisode. La dernière intrigue consistait en un énième événement au lycée de la ville, avec Geri qui s’y rend pour se porter volontaire, comme d’habitude. Cette fois cependant, elle est accompagnée de Stella et les deux sont moquées par une ancienne camarade de Geri – je pensais qu’ils allaient faire quelque chose de cette intrigue, genre que la fille de la nana draguerait August ou quoi, mais non.

À vrai dire, Stella n’était pas trop chiante dans l’épisode et elle était même plutôt de bons conseils envers August. Ce boulet est toutefois en pleine crise d’ado et ouin ouin, alors il décide d’organiser une grande fête au Side Step, le bar de Geri, quand celle-ci reçoit un appel qui la force à fermer le bar. Non, on ne saura pas la raison qui la force à fermer le bar. Pour l’instant, ça ne fait que confirmer que tout était mal écrit – j’espère au moins qu’on aura une explication dans le prochain épisode.

En attendant, il fallait supporter August organisant une fête clandestine et se retrouvant enfermé dans la réserve de Side Step. Ce n’était pas dingue du tout comme intrigue, mais les scénaristes ont pourtant trouvé le moyen de faire encore pire !

En effet, en fin d’épisode, Cordell apprend que ses deux mômes sont encore en cellule suite à une fête clandestine… et il accuse aussitôt Stella d’avoir entraîné son frère sur la mauvaise pente. Il est juste évident que c’est August qui est en crise depuis deux ou trois épisodes, Cordell l’a très bien vu ; il semblait enfin apaisé (les scènes de réconciliation avec Liam !) et… on le retrouve super froid et cassant avec Stella ?

Limite, je me suis dit qu’il avait un jumeau maléfique tellement la scène n’avait aucun sens. Il a toujours tout passé à August comme à Stella, mais là, d’un coup, sans qu’on ne sache pourquoi, c’est trop pour Stella ? Alors qu’elle n’a rien fait, qu’elle lui dit et qu’il ne vérifie même pas si elle est responsable ou non ?

Il décide de la faire passer la nuit en cellule, en plus : c’est ridicule. Genre, August ne va pas demander où est sa sœur ? Genre, ils n’ont pas 36 SMS prouvant qu’il était enfermé et qu’il a demandé à Stella de venir le chercher ? Et Cordell qui s’énerve d’un coup alors que le personnage n’a jamais fait ça avant ? Cela aurait pu passer avec son choc post-kidnapping, je ne dis pas ; mais le problème, c’est que ça fait deux épisodes qu’ils nous disent qu’il est apaisé avec ça ?

Bref. Cela fait une longue critique, du coup, parce que ça m’a laissé bouche bée d’incompréhension et qu’il fallait que je partage ça avec vous. Je suis de plus en plus déçu par cette saison – et je ne pensais pas que c’était possible !