Russian Doll – S02E07

Épisode 7 – Matryoshka – 17/20
L’épisode me laisse un goût de trop peu et j’ai l’impression que la saison aurait pu avoir deux ou trois épisodes de plus facilement pour faire vraiment le tour de toutes ses intrigues et des pistes qu’elle voulait explorer. Comme en saison 1, on termine avec quelques questions et de quoi réfléchir au sens de la vie et du temps, et je dois dire que j’aime beaucoup la manière dont tout se met en place pour en arriver à une conclusion plus poétique et littéraire que rationnelle et scientifique. Une bonne saison, un bon épisode – et une bonne fin, peut-être.

Spoilers

Alan et Nadia débattent encore et toujours de ce qu’il faut faire avec le voyage dans le temps – et avec bébé Nadia.

How, with all the time-travel stories about people accidentally obliterating themselves, do you find a way to make yourself double?

C’est déjà la fin de saison ? Gotta get up! On passe d’une suite de rails à la salle de bain de la saison 1, où Nadia essaie de convaincre Alan qu’elle a fait une bonne chose en kidnappant bébé Nadia de son époque pour l’amener avec elle. C’est compliqué d’être d’accord avec elle pour Alan quand il se rend compte qu’il est de nouveau coincé dans la soirée d’anniversaire interminable et horrible de Nadia, trois ans plus tôt. Oui, vraiment, ça ressemble à l’enfer pour lui.

Il se retrouve avec une amie qui n’hésite pas à kidnapper un bébé et détruire l’espace-temps, mais on note quand même que c’est plus qu’improbable qu’ils se retrouvent à nouveau dans la boucle temporelle si Nadia a été kidnappée : comment Maxine peut-elle lui organiser son anniversaire ? La série se joue de tous les paradoxes possibles et de références à d’autres films. C’est plutôt marrant, sincèrement.

On sait bien vers quoi on se dirige par contre : Alan cherche à quitter la salle de bain pour mieux découvrir que le décor a changé, et l’année aussi. Nadia referme vite la porte, menant Alan à imaginer qu’il vaut mieux remettre la bébé Nadia à sa place et à sa juste période pour éviter que le bordel ne continue à se produire autour d’eux. Parce que clairement, ça part en vrille. Nadia s’éclate à revenir à la partie d’anniversaire de la saison 1 qu’elle voulait tant éviter, Alan joue les babysitters et découvre que le poulet cuit de Maxine peut finir par être complètement cru, et les grands débats sur l’espace-temps peuvent reprendre entre les personnages.

Oh, ça va être compliqué de critiquer cet épisode, je sens. Je le savoure parce qu’il est génial, avec ses « uncook baby » et les amis de Nadia qui aiment le surréalisme. Le surréalisme, d’accord, mais de là à redevenir enfants en plein milieu d’une fête comme ça, je ne suis pas sûr qu’ils kiffent. Allez savoir pourquoi, Nadia décide donc de partir de la soirée, ce qui n’est pas évident quand elle doit prendre les escaliers qui l’ont tué quelques fois.

C’était plutôt marrant comme référence, et ça repart en vrille quand Nadia aperçoit Ruth dans les escaliers. Elle est contente de la voir, peut s’excuser de ne pas être à l’hôpital avec elle à une Ruth qui ne comprend rien… et remercie quand même Nadia ? Le problème, c’est que ce n’est qu’une Ruth parmi beaucoup d’autres en train de monter l’escalier. C’est un joli paradoxe auquel on assiste, et ça fait prendre conscience à Nadia qu’elle a vraiment fait n’importe quoi.

Elle décide donc de suivre le plan d’Alan : repartir en 1982 pour remettre en place le bébé et éviter que tout ne parte en vrille. C’est un plan sympa, mais pour ça, il faut encore réussir à choper un métro. Malheureusement, Alan se rend compte que le temps n’avance plus du tout, avec une montre dont les aiguilles ne bougent plus. Il décide donc de trouver un plan B, et c’est Nadia qui en a un quand elle aperçoit un homme en habits de travailleur du métro à l’autre bout du quai.

Après une course poursuite qui n’a aucun sens car il devrait les entendre, l’homme s’avère être Horse qui vivrait là avec sa femme. On ne s’en sort plus du grand n’importe quoi, ça donne plus l’impression que le but était de payer à nouveau tous les acteurs de la saison 1, mais après tout… pourquoi pas ? Il finit par leur faire payer les informations et l’accès au train, même si avant ça, il explique être papa lui aussi quand il voit Alan avec le bébé Nadia dans les mains – Nadia lui a donné pour le calmer, logique.

Le duo d’acteurs Alan/Nadia fonctionne toujours aussi bien et j’adore les voir jouer ensemble, parce qu’ils sont excellents tout simplement. Ils retrouvent donc le train de Nadia, le train 6622, retenons-le si jamais on va à New-York un jour, et rentrent dans celui-ci, coincé depuis une demi-heure d’après ses occupants.

A l’intérieur du train, Nadia et Alan découvrent que tous les amis de Nadia sont réunis pour se rendre à la cérémonie d’enterrement de Ruth. Un 30 avril. Après tout ce qu’il s’est passé, on découvre donc que Nadia ne peut être là pour la mort de Ruth, ou pour son enterrement. C’est violent, mais Alan refuse qu’elle s’y rende, préférant rendre le bébé à l’espace-temps si possible.

Les voilà donc qui sortent du métro comme ils peuvent. Ensemble, ils peuvent continuer les débats sur la possibilité de changer le passé, avec Alan qui finit par parler de Lenny avec Nadia. Bon, par contre, ils parlent de tout ça sur des rails, alors ça ne devrait pas être surprenant qu’ils finissent par se faire percuter par un train. Un train chacun. Deux trains qui entrent en collision. Ah, cette série, il faut toujours que sa fin de saison soit un enfer à comprendre.

Une fois percuté, les deux personnages font une sacrée chute, la même, mais en différent. De son côté, Alan tombe donc seul dans une pièce à moitié inondée. Il décide rapidement d’en sortir et se rend dans une salle à la lumière bleue bien étrange. On découvre alors que la grand-mère d’Alan, Agnes, est aussi la femme qui a aidé Lenora la nuit où elle a perdu son trésor.

Elle est là pour parler avec son petit-fils à présent, et elle lui explique qu’elle n’aurait jamais terminé avec Lenny de toute manière : il voulait partir, elle voulait rester. Le débat se déplace vite ailleurs, cependant : Alan se remet à culpabiliser de sa tentative de suicide, ne sachant plus comment va vire avec tout ça. Agnes le réconforte comme elle peut, avant de lui expliquer qu’ils sont dans un vide. Quand d’autres gens arrivent, Agnes demande à Alan de continuer de suivre les lumières bleues pour sortir.

De son côté, Nadia tombe elle aussi dans une salle inondée, seule. Elle reçoit assez vite bébé Nadia qui lui tombe dessus et la force à faire un choix draconien : en effet, elle aperçoit le sac perdu dans le métro, avec tout son argent dedans… mais elle ne peut pas porter le trésor de pièces, très lourd, et le bébé en même temps. Je vois bien la série se diriger vers une morale bateau comme quoi Nadia est le vrai trésor de la série.

En attendant, elle se débrouille pour sortir de la salle avec le bébé. Elle se retrouve dans une rame de métro, encore, avec seulement Lenora. Tout comme Alan, Nadia demande si elle est morte à sa mère, qui ne peut pas exactement lui répondre. Dans le train, elles sont entourées d’une Nadia enfant, d’une Ruth âgée et d’une Ruth jeune, et idem pour Vera. Nadia comprend qu’il est donc temps pour elle de choisir sa mère plutôt qu’elle-même.

Elle lui rend donc le bébé Nadia et se retrouve de nouveau dans un train qui avance. A l’intérieur de celui-ci, elle aperçoit sa grand-mère, sa mère, bébé Nadia et une jeune Ruth qui essaie de sortir du train. Elle en profite pour adresser la parole à sa mère une dernière fois, puis pour remercier Ruth de l’avoir aimée, même si elle n’avait aucune obligation à le faire.

Nadia arrive alors à sa station de métro habituelle, et elle en sort pour découvrir qu’elle a perdu un mois entier de son existence : elle est le 30 avril, la date de l’enterrement de Ruth. Et il est trop tard pour y aller. Nadia prend alors la décision de rentrer chez elle pour la veillée funéraire. En chemin, elle croise un Horse mort de rire de la voir.

A la veillée, par contre, elle voit une jolie collection de photos de Ruth et elle retrouve une bonne partie du casting, ses amis, qui sont là pour elle et pour son deuil. Il y a aussi Alan, dont l’intrigue aura vraiment été charcutée cette saison – il aurait pu avoir un ou deux épisodes de plus ? La saison (et la série ?) se termine alors sur Nadia qui admire la même porte de salle de bain qu’en saison 1, mais avec un sourire résigné un peu plus clair.

EN BREF – Je n’étais pas convaincu à l’idée d’une saison 2 car je ne voyais pas comment faire mieux que la saison 1 – ou comment continuer cette histoire tout simplement. Finalement, l’idée de reprendre trois ans plus tard était la bonne, de même que celle de changer le concept. Après la boucle temporelle, c’est donc le voyage dans le temps que la série explore de manière plutôt cohérente, avec ses propres paradoxes, avec ses métaphores et avec ses idées.

C’est efficace, et je dirais même que je vais en garder un meilleur souvenir encore que la saison 1, parce qu’elle m’a paru plus linéaire et simple à suivre – ou alors, j’ai juste abandonné l’idée de tout comprendre avant même de commencer la saison, parce que bon, tout n’est pas si compréhensible dans le dernier épisode. Une saison 3 reste possible après tout ça. Je ne sais pas si elle aura lieu, je ne sais pas si j’en souhaite une.

En tout cas, cette saison 2 était un petit bijou bien sympa à dévorer d’une traite pour mon dernier jour de vacances.

Les Anneaux de Pouvoir – S01E03

Épisode 3 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.

Spoilers

Arondir et Galadriel sont faits prisonniers, Nori aide toujours l’étranger.

I’m not the hero you seek.

Je sais bien qu’il est sublime, mais j’ai du mal avec le générique, sans arriver à déterminer ce qui me pose problème. Il est beau à regarder, la musique est chouette, mais c’est peut-être la liaison entre les deux qui me pose problème. Qu’importe, vous me direz : l’essentiel, c’est qu’un nouvel épisode est disponible aujourd’hui. Et maintenant que la journée de travail est enfin terminée, il est temps de le visionner.

L’épisode recommence avec Arondir, ce qui est une bonne chose, mais j’ai eu du mal à me resituer dans son intrigue. Il est en effet emmené dans un étrange souterrain par des orques. Il y a dans ce souterrain très lumineux des prisonniers, d’autres humains et elfes employés par les orques à… creuser des tunnels. Pour Adar. Bon, ça permet d’y voir plus clair sur ce qu’il s’est passé, mais j’ai des questions quand même, ça fait du bruit tout ça, pourquoi personne ne l’a remarqué avant ce souterrain ?

La série tente de nous l’expliquer par l’intermédiaire d’Arondir et d’un de ses potes, mais ce n’est pas exceptionnel. Les elfes profitent en tout cas de la lumière du soleil que les orques détestent pour bavarder tranquillement au lieu de creuser le tunnel : cela permet d’envisager une évasion, mais aussi de nous renseigner sur ce qu’il se passe. Adar serait donc le nouveau chef des orques – à moins que ce ne soit encore un nom pour Sauron.

La série n’hésite pas à nous rappeler que les orques sont détestables en tout cas : ils sont immondes à regarder et s’amusent bien avec les prisonniers. Quand ils sont surpris à parler, les elfes expliquent qu’ils parlent simplement d’un arbre qui les empêche de creuser le tunnel et qu’ils feraient mieux de contourner. Les orques en profitent pour faire semblant d’acquiescer et donner un peu d’eau aux prisonniers. Le troisième elfe qui boit se fait toutefois trancher la gorge. Allez savoir pourquoi ?

En tout cas, ça force Arondir à abattre l’arbre, malgré ce qu’il en pense. Son désir de revanche reste intact et le plan ne change pas pour autant : le but est simple, il suffit qu’un elfe parvienne à se libérer de ses chaînes pour aller chercher de l’aide. Ce n’est toutefois pas si évident. Il faut organiser toute une mutinerie…. Ce qu’ils parviennent à faire, bien aidé par le soleil : la scène d’action qui suit est géniale, tout simplement, avec une très belle utilisation des chaînes pour s’en prendre aux orques, aspirer des elfes vers une mort certaine ou comme trampoline.

Arondir est un elfe qui se respecte en ce qui concerne les cascades et l’ingéniosité. Il se débarrasse de quelques orques et n’hésite pas à détruire une partie du souterrain pour les forcer à se prendre le soleil en pleine tronche. Un premier elfe parvient à se libérer, mais il est rapidement tué par les orques. Dépassé par les elfes rebelles, les orques décident alors de faire appel au Warg, une sorte de chien (ou loup ?) qui n’hésite pas à déchiqueter quelques elfes.

Il en faut plus que ça pour arrêter Arondir que l’on découvre incroyable (non, vraiment, j’aime les elfes) : il parvient à nous enchaîner le Warg en l’enfermant dans les racines d’un arbre et en utilisant la chaîne avec laquelle les orques le retenaient prisonniers. Malin. La diversion est excellente, et suffisante pour qu’un autre elfe, un allié d’Arondir depuis longtemps, s’enfuit. Il manque d’être tué par le Warg, qu’Arondir n’hésite pas à éliminer.

Malheureusement, cet allié qui s’échappe enfin est percuté par une flèche après avoir fait seulement quelques pas. Tout ça pour ça ? C’est triste. Arondir est ramené en arrière par les orques qui sont prêts à le tuer… mais le commandant demande plutôt à ce qu’il soit amené auprès d’Adar. Alors, Adar sera-t-il Sauron ? Il y a des chances ! Nous en saurons toutefois plus au prochain épisode…

De son côté, Galadriel est dans la cale d’un bateau où elle est désormais traitée comme une prisonnière. Tout l’équipage la regarde d’un mauvais œil quand elle peut enfin sortir de la cale, mais nous, tout ce que nous voulons, c’est découvrir la tronche du capitaine, son sauveur… Histoire de savoir qui c’est. Ils en ont fait un cliffhanger après tout, ça doit être important.

C’est ce que je pensais, mais non : la tête du type ne nous en révèle pas plus sur lui. On sait juste qu’il est humain et qu’il ne semble pas beaucoup aimer les elfes. Malgré tout, il emmène Galadriel et son nouvel allié dans un port que Galadriel identifie comme le ryaume le plus à l’ouest de la Terre du Milieu, Numenor. Et c’est une fois de plus tout simplement magnifique comme paysage. La série met les moyens dans ses décors, on le savait déjà, mais ça se confirme.

L’arrivée d’une elfe sur l’île fait tout un tas de remous, mais Galadriel l’explique facilement à Halbrand : l’île de Numenor a été donnée aux humains par les elfes les ayant soutenus dans la guerre. Malheureusement, les liens géopolitiques entre les deux clans se sont distendus ensuite, sans qu’elle ne sache pourquoi. Bref, son arrivée est vue d’un mauvais œil, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

La série amène bien son suspense, je trouve, et c’est suffisamment prenant pour que l’on suive le chemin de Galadriel. Elle n’est pas du genre très diplomate, par contre : elle demande à la reine de Numenor de continuer de faire preuve de générosité avec elle et l’emmène désormais en Terre du Milieu. La reine ne l’entend pas exactement comme ça, parce que cela fait bien longtemps qu’un navire n’a pas été préparé pour aller en Terre du Milieu, surtout sous le commandement d’une elfe. Galadriel n’en a que faire, elle réclame qu’on l’emmène au plus vite à destination.

La reine n’apprécie pas ses manières et entend plutôt la faire prisonnière. Heureusement, Halbrand est là pour être un beau parleur et réclamer l’asile quelques jours, le temps de laisser aux conseillers la possibilité de décider quoi faire de Galadriel. La voilà donc invitée officielle du royaume, que ça lui plaise ou non. C’est toujours mieux que prisonnière, vous me direz.

La reine entend bien régler cette affaire malgré tout, mais pas forcément comme Galadriel le voudrait : on sent une certaine animosité. Elle se renseigne également sur le capitaine qui a pris la décision de les amener là, Elendil.

La série enchaîne sur une autre scène magnifique à voir, mais qui m’a perturbé dans sa chronologie : on y découvre le personnage d’Imrahil, et on entend une voix lui murmurer, en mer, le nom d’Isildur. Nous revoilà en plein Seigneur des Anneaux. J’ai hésité un moment entre flashback sur Elendil ou aventures de son fils, et apparemment, il est bien question du fils d’Elendil : Isildur. AH. On le découvre d’abord dans un navire où les choses tournent mal pour son pote Imrahil avant de savoir qu’Isildur a une jolie sœur… Moi, je suis paumé entre ce qu’on sait d’Isildur dans la série et celui qu’on a présenté au tout début de la trilogie – (spoiler sur cette fin de paragraphe si vous n’avez pas vu les films, ma foi) celui qui parvient à battre Sauron et récupérer l’anneau… Avant d’être corrompu par son précieux.

Pendant ce temps, Elendil est interrogé par sa reine, et ça ne se passe pas forcément bien pour lui. Il faut dire qu’il a un nom qui peut signifier « ami des elfes » et qu’il vient d’emmener une elfe dans le royaume. La reine n’est pas ravie d’en avoir une dans son palais cependant, alors elle demande à Elendil un service qui lui fera avoir besoin d’une épée. Tuer Galadriel ? Pour la simple raison qu’elle existe ? Pas exceptionnelle cette reine.

Elle fait toutefois confiance à la bonne personne apparemment : sans surprise, Galadriel parvient à s’enfuir du palais dont elle n’est pas prisonnière, mettant tous les gardes en alerte. Elendil n’a toutefois aucun mal à la trouver. C’est un peu artificiel à mes yeux, mais ça leur permet de devenir rapidement allié ? Bon, d’accord, la reine se trompe possiblement d’allié – mais ça, on le saura plus tard, j’imagine. En attendant d’en savoir plus, il faut donc voir Galadriel se prendre pour Dolores de Westworld en robe bleu sur un cheval blanc.

En effet, Elendil lui révèle qu’il parle le langage elfique, comme tout le monde là d’où il vient. C’est intrigant et Galadriel veut tout de suite voir d’où il vient. Comme c’est à quelques heures en cheval, Elendil et Galadriel s’en vont ensuite, en galopant dans un paysage magnifique.

Si Galadriel est tant intéressée, c’est parce qu’elle compte sur les archives de Numenor pour obtenir peut-être de nouvelles informations sur le signe de Sauron. Et ça fonctionne : Galadriel apprend que l’ancien roi aimait encore les elfes. Il est encore en vie, ce qui fait qu’elle a toujours un allié sur place… Mais le principal de sa découverte est ailleurs : le symbole de Sauron n’est pas un symbole, c’est une carte.

Si elle m’a un peu perdu avec son « parler noir » et ses déductions faites rapidement grâce à un morceau de parchemin, Galadriel comprend que c’est pire que prévu : les Terres du Sud sont en danger, parce que Sauron serait de retour. Et s’il est vraiment de retour, les Terres du Sud, ce n’est que le début de la reconquête du mal.

Galadriel et Elendil rentrent au village. Elendil y retrouve ses enfants : Isildur et Eärien. Il y a aussi un grand frère dans le tas, mais on ne le voit pas. On découvre en tout cas un père autoritaire, content de rendre service à la reine en gardant un œil sur Galadriel. Il espère pouvoir devenir commandant grâce à ça. Bon, le père autoritaire fait taire sa fille sans trop de raison et veut nous exiler Isildur, si je suis bien tout ce qu’il se passe. Cette petite réunion de famille n’était toutefois pas si exceptionnelle. Les graines sont semées pour qu’Isildur finisse mal.

C’est bien beau tout ça, mais ça fait que Galadriel abandonne derrière elle Halbrand sans même se poser la question de ce qu’il devient. Lui, il essaie de bosser pour Numenor, mais personne ne semble vouloir l’accueillir comme il se doit. Pire : il a rapidement des ennemis, comme tous les étrangers. Il parle de voler les femmes des habitants de l’île, alors ça n’aide pas, mais quand il paie une tournée à tout le monde, c’est tout de suite beaucoup mieux.

Halbrand a des idées derrière la tête malgré tout : il vole la médaille d’un homme pour pouvoir bosser sur Numenor, mais est rapidement grillé. Si tout semble mal se passer pour lui, avec quelques habitants qui l’encerclent pour le tabasser, il se révèle beaucoup plus fort que prévu : Halbrand est capable de mettre KO tous ses agresseurs en quelques instants. Bon, il se fait ensuite arrêter par des gardes, évidemment.

Quand elle rentre de sa bibliothèque elfique avec Elendil, Galadriel peut donc rendre visite à Halbrand en prison. Elle lui fait part de ses découvertes, avant de le déclarer roi de son peuple. Rien que ça. Le type est en prison, il a peut-être d’autres rêves à avoir que celui de devenir roi… Et pourtant. Bon, ça va être le père d’Aragorn, c’est ça ?

Une fois de plus, elle compte sur le sang familial de ce nouvel ami pour le convaincre de devenir son allié et de venir avec elle dans les Terres du Milieu, pour repousser le mal. Une sacrée guerrière cette Galadriel quand même. Toutefois, elle a beau être pleine de détermination, elle ne se doute pas encore que la reine a un secret : elle va voir son père pour lui annoncer que le moment qu’ils redoutaient est arrivé, l’elfe est là. Intéressant.

En parallèle, et bien tardivement dans l’épisode, nous retrouvons aussi les hobbits. Les parents de Nori sont déprimés, et surtout sa mère : le père est encore blessé et il ne pourra pas porter la charrette lors de la prochaine migration du peuple des bois. C’est problématique, car ils risquent d’être laissés derrière sans pouvoir atteindre Grandverger. Ce n’est pas la vision du père de Nori : il compte sur la détermination de sa fille pour aider sa famille à s’en sortir en paix.

Nori est toutefois déterminée à autre chose : elle veut aider son étranger. Pour cela, elle est prête à beaucoup, même faire du chantage à sa meilleure amie pour qu’elle fasse le guet pendant qu’elle ira chercher dans le livre du sage du village la constellation. L’expédition tourne un peu mal quand le chef du village débarque justement dans sa tente pile au moment où Nori y est.

Elle a le temps de se cacher sous la table, ce qui la retarde un peu… mais elle parvient tout de même à choper la carte, sans se faire prendre, sans voir ce qu’elle fait, guidée par sa meilleure amie qui est assez maligne pour jouer avec les mots et l’aider à savoir quoi faire de ses mains. Une fois la carte volée, les deux amies se rendent à une cérémonie pour rendre hommage à tous les hobbits morts depuis la dernière migration.

Pendant celle-ci, l’attention de tout le monde est assez détournée pour que l’étranger puisse entrer dans le village et observer la carte du ciel volée par Nori sans être repéré par les Hobbits. Cela ne dure qu’un temps cependant : c’est un boulet sans nom qui met le feu à sa carte avant de détruire une des habitations hobbit.

Tout le peuple se cache aussitôt, mais l’étranger se relève, fait peur à tout le monde et… appelle Nori. Si avec ça la famille ne se fait pas exiler par son peuple… En tout cas, Nori a droit à un procès de la part de tout le village, parce qu’elle a menti et fait venir un étranger dans le village. Les lois sont claires : elle devrait effectivement être dégagée de leur communauté. Par chance, le chef la prend quand même en pitié. C’est une enfant après tout.

Sa famille partira bien avec le reste des hobbits, mais elle se fait dégrader dans la hiérarchie : elle sera désormais à l’arrière du convoi. La mère de Nori s’inquiète aussitôt d’être laissée au bord de la route et fait plein de reproches à sa fille, pendant que personne ne semble vouloir s’occuper de l’étranger qui écoute tout dans son coin.

Je continue vraiment de penser que c’est Gandalf, car l’acteur lui ressemble tout simplement. Il devient en plus ami avec les hobbits dans cet épisode, se proposant de porter la caravane de la famille de Nori pour eux. Sympa… mais pas transcendant toute cette partie de l’intrigue.

Russian Doll – S02E06

Épisode 6 – Schrödinger’s Ruth – 18/20
La série ne déçoit pas avec un épisode qui va de plus en plus vite et prépare le terrain pour une fin de saison inattendue. Le rythme de l’épisode est excellent, tout va très vite et on ne sait plus où donner de la tête. Franchement, ça promet une fin réussie et rien que pour cet épisode, je suis content d’avoir assisté à toute la mise en place et aux quelques longueurs qui précèdent. C’est fucked up, pour parler comme dans la série.

Spoilers

Nadia se retrouve à devoir accoucher de… Nadia.

It’s a real subway baby.

La pauvre Nadia n’est vraiment pas aidée à l’univers : elle est coincée dans le corps de sa mère au moment d’accoucher d’elle-même et la pauvre se fait sortir du train par sa famille. Elle se retrouve donc sur son quai habituel de métro pour accoucher, et c’est bizarre comme tout car il n’y a ensuite aucun train pour passer. Par contre, il y a vraiment tout le casting avec elle, c’est dingue.

Je veux dire, elle se retrouve à accoucher aidée par Ruth, Vera, Delia, mais aussi Derek, le type au béret rouge. Il y a même un type qui retire son t-shirt pour avoir une couverture et hop, le miracle de la naissance est vite évacué de Nadia/Lenora. La pauvre Nadia assiste donc à sa naissance, et ce n’est pas glorieux. Au moins la naissance sur un quai de métro explique son obsession du métro plus tard dans sa vie, j’imagine ?

Par contre, vraiment l’accouchement est évacué de la série en moins d’une minute et bonjour le réalisme. En plus, peut-on rêver d’un endroit PIRE que le métro pour accoucher ? Avec des passants pour regarder en plus, au secours. Plus tard, Nadia reçoit à l’hôpital la visite de Chez, qui est toujours aussi insupportable. Il se montre certes plutôt très amical et cool avec elle, mais il est mal reçu par la famille de Nadia, forcément. Enfin, par les proches de Nora. BREF.

Nadia se réveille ensuite pour mieux entendre sa grand-mère – et donc la mère de Lenora – insister auprès de Ruth pour que le bébé aille chez elle plutôt que chez Lenora. Cette dernière n’est pas assez stable pour élever un bébé selon elle et selon Delia, et je suis bien forcé de leur donner raison. Toujours est-il que Nadia entend tout ça, et que ça ne doit pas être brillant de connaître la vérité sur sa naissance.

Elle laisse le temps à Vera de lui donner sa médaille en collier, puis se barre de l’hôpital avec la ferme intention d’élever elle-même ce Bébé Nadia. C’est n’importe quoi ? Elle m’a fait rire. Apparemment, elle n’apprend rien de la réalité dans laquelle elle vit : elle emmène le bébé dans le métro. Purée, elle a un sacré corps pour réussir à accoucher et si vite être sur pied pour aller dans le métro. C’est pourtant traumatique.

Le plan de Nadia fonctionne contre toute attente et nous mène au titre de l’épisode, avec la vie de Ruth en danger. Le chat de Schrödinger, c’est le chat qui est dans une boîte et est considéré comme à la fois vivant et mort tant que la boîte n’est pas ouverte, car il n’y a aucun moyen de savoir ce qu’il en est tant qu’elle n’est pas ouverte. Il se passe la même chose avec Ruth : Nadia apprend qu’elle a une embolie pulmonaire et se précipite à l’hôpital, portant toujours le bébé en main.

Une fois sur place, cependant, il y a une nouvelle altération de l’espace-temps. Normal, c’est le jour de son anniversaire, il fallait bien que ça déconne sérieusement. Elle se retrouve donc deux semaines plus tôt, bébé toujours en main, pour croiser Maxine et Je-ne-sais-plus-son-nom (Lizzie). Elle leur laisse bébé Nadia et va voir Ruth, inquiète de savoir dans quel état de santé elle la trouvera. Elle va très bien, comme le laissait supposer le début de saison.

Ca, c’est derrière le rideau numéro 3. Derrière le numéro 7, par contre, il y a une Ruth beaucoup plus mal en point. Nadia commence alors à comprendre ce qu’il se passe : c’est le bordel dans le temps parce que Ruth est sur le point de mourir. Elle est clairement en plein déni et le temps l’aide à faire face, lui présentant une autre Ruth, très mal en point, qui lui souhaite un joyeux anniversaire avec quelques jours d’avance. Je dirais donc que ça doit laisser un an à Ruth.

Nadia se laisse distraire alors par Lizzie et Maxine, qui ont toujours le bébé en pleine main, puis commence à faire une crise d’angoisse quand elle entend des médecins s’affairer auprès d’un corps en arrêt cardiaque. Il ne s’agit pas de Ruth, mais Nadia est dépitée d’être incapable de trouver la bonne Ruth.

Elle se rend finalement à la morgue, s’attendant à trouver le corps de Ruth… mais tout ce qu’elle trouve est finalement un cadavre d’elle-même. Et puis un autre. Et puis un autre. Et puis beaucoup trop en fait. En tout dernier, elle trouve toutefois un cadavre qui n’est pas le sien, mais celui d’Alan. Ah non, pas touche hein ! Elle cherche aussitôt à le contacter, en vain, et comprend que le temps est en train de partir en vrille quand elle arrive chez lui et tombe sur sa voisine qui lui explique avoir tué son poisson rouge. Deux fois. Et le poisson est encore en vie quand Nadia le regarde finalement.

Ah, changer le temps n’était pas une bonne idée, clairement, et elle le comprend en se rendant dans la salle de bain d’Alan. Joli self control, d’ailleurs, quand on sait ce qu’elle y voit.

De retour à Berlin en 1962, Alan cherche à retrouver Lenny comme il peut en se rendant à Berlin Ouest. Le trajet n’est toutefois pas évident pour lui, puisqu’il est coincé dans le corps d’Agnes. Un militaire l’arrête donc pour prendre ses papiers et lui faire remarquer qu’elle n’a pas le droit de se rendre là-bas comme ça, librement. Voilà qui est fait : Alan n’a plus d’autres choix que de faire demi-tour, le pauvre.

Il reprend un train et sort… en 1982, sur le quai de métro de Nadia, celui qu’elle a vu dans le premier épisode, au même moment. Bon, ça il ne le sait pas, mais il sent que le temps est en train de déconner. Ce n’est que le début : il se rend chez Nadia et constate que ce n’est plus chez elle. Il se rend dans leur boutique habituelle… et découvre que le père de son ami est de nouveau en vie, alors qu’il était mort trois ans plus tôt. Quand son pote lui présente son chat à nouveau, Alan comprend que le temps est complètement détraqué : son pote est en boucle et ce sont trois chats (on sent la galère des dresseurs !) qui arrivent l’un après l’autre (ou en même temps donc).

Quel enfer. Alors qu’il s’éloigne de la boutique, Alan tombe sur son lui passé, celui de la saison 1, mal en point après la rupture. La fin d’épisode nous réserve alors une bonne surprise : Alan se retrouve dans la salle de bain de la saison 1, mais pas la sienne, celle de Nadia. La musique ne trompe pas, les coups à la porte non plus. Les coups à la porte ? Nadia adulte et bébé l’attendent derrière celle-ci, parce que dans la salle de bain de l’appartement d’Alan, Nadia a retrouvé une vision qu’elle ne connaissait que trop bien. Le dernier épisode va être sacrément perché s’il doit tout résoudre.

Je suis aussi un peu déçu que l’intrigue d’Alan/Agnes soit si gâché et qu’on passe à côté de pas mal de sujets de réflexion ou d’humour sur le fait qu’Alan, un homme, se retrouve dans le corps d’une femme. Il faudra faire avec.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E04

Épisode 4 – Is This Not Real Magic ? – 18/20
Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.

Spoilers

Wong fait appel aux services de Jennifer pour une affaire improbable.

Did you just call me a specimen?

Je crois que j’aime me faire du mal, parce que j’ai lancé cet épisode à 23h. Autant dire que je n’étais pas tout à fait prêt pour écrire la critique complète comme il se doit. Ce n’est pas grave, c’était déjà comme ça la semaine dernière aussi… Cela dit, le début d’épisode était un peu soporifique aussi, avec un spectacle de magie de Donny Blaze sur scène.

Difficile de faire de la magie intéressante dans un monde de super-héros et de grands sorciers après. Le type n’est donc pas tout à fait acclamé quand tout ce qu’il est capable de faire, c’est de faire apparaître des roses sur scène, dans les mains d’une volontaire bourrée qui m’aura bien fait rire. Par contre, une fois poussé par son manager ou par le gérant de la salle, allez savoir, tout change de manière inattendue car dans sa poche… Il a de quoi se faire un portail ?

Oui, oui, Donny Blaze n’a aucun scrupule à utiliser de la vraie magie pour en faire un show en ville, et il ouvre un portail pour on ne sait où. Bien sûr, il ne le maîtrise pas tout à fait et la volontaire, Madisynn avec deux N et un Y là où on ne l’attend pas (euh si ?) débarque alors au Népal avec un cœur humain dans la main. Cela ne dit rien qui vaille et Wong le sait bien. Oui, oui, elle débarque chez Wong.

Elle l’interrompt en plein visionnage des Sopranos, apparemment, sur Disney + évidemment, et lui spoiler complètement l’épisode au passage. Franchement, si Wong en veut à Donny Blaze de lui envoyer ce spoiler ambulant qui m’aura beaucoup fait rire, pour moi, c’est She-Hulk qui va payer pour ce spoiler. Quelle idée ? Après, j’étais tellement énervé que j’en ai oublié qu’on avait de nouveau un caméo avec l’arrivée de Wong – heureusement, Jennifer nous le rappelle dès qu’elle apparaît à l’écran.

Elle est ensuite interrompue dans la petite conversation qu’elle mène avec nous. En effet, le père de Jennifer débarque chez sa fille avec une pelle parce qu’il n’aime pas bien l’idée de voir sa fille se faire agresser. Les détails de la série me font rire quand même, parce qu’elle a bien sûr un costume trop grand pour elle et que le père se pointe avec une pelle – j’aimerais tellement le voir attaquer les agresseurs de sa fille.

On apprend rapidement qu’elle n’a pas porté plainte, là où je m’attendais à ce que ça se retourne contre elle et que ses agresseurs portent plainte puisqu’elle les a blessés. Ce n’est toutefois pas le cas et Jen peut donc aller au travail. C’est marrant, car c’est la première fois qu’on voit la série limiter son budget pour réduire la présence d’une She-Hulk verte : on ne la voit pas arriver dans le bâtiment et on ne la voit pas allumer son ordinateur, la série se contentant d’un plan large dans l’entreprise et de l’écran de l’ordinateur.

C’est suffisant pour comprendre ce qu’il se passe et pour limiter les frais. Nikki débarque alors pour proposer à Jen d’enfin regarder son interview de l’épisode précédent en entier. Malheureusement pour nous (et pour Jen qui n’a toujours pas regardé ça en entier), elles sont interrompues par l’arrivée inattendue et non annoncée de Wong. Il est toujours aussi énervé, et il décide de porter plainte contre Donny Blaze parce qu’il n’a pas respecté les arts de la magie ancestrale en l’utilisant dans un spectacle.

Bien sûr, Jennifer ne peut pas faire grand-chose pour lui : elle cherche des parades légales à quelque chose qui n’a rien à voir avec la légalité et les lois américaines. Pas évident de signer un contrat quand on vient être formé auprès d’un Sorcier Suprême. Parce que oui, Donny Blaze est un ancien étudiant de Wong. Tous ne peuvent pas avoir le même succès que les apprentis qu’on a pu connaître jusque-là après tout.

Jennifer et Nikki se rendent ensuite au bar pour travailler – et se faire draguer lourdement au passage. En même temps quelle idée d’aller dans un bar pour travailler ? Cela ne fonctionne pas. Et puisque ça ne fonctionne pas, Nikki décide d’aller sur le portable de Jen pour gérer son profil sur les applications de rencontre. Il y en a vraiment besoin, on ne va pas se mentir, mais bon, moi, la photo pro de Jen, elle suffirait à me donner envie de matcher avec elle, non ?

Le lendemain, Jennifer accepte de prendre l’affaire de Wong et s’en va donc avec son client pour prévenir Donny Blaze qu’il n’a plus le droit d’utiliser la magie. Il ne l’entend pas tout à fait de cette oreille et la série utilise quelques gags par rapport à la magie et aux tours les plus classiques. Cela ne prend pas du tout sur Jen qui est capable de garder son sérieux et de décrypter les tours qu’elle voit.  De manière tout aussi inefficace pour lui, elle se fait aussi draguer par Donny Blaze quand il se rend compte qu’elle utilise Matcher, l’application de rencontres, et franchement, la série gère bien l’humour dans cet épisode. Tout le côté She-Hulk célibataire n’a pas réussi à prendre tout à fait sur moi.

J’espérais que le côté rencard apporte du fun, mais c’est finalement un peu trop convenu pour ça. Que ce soit le commentaire sur l’application ou le premier rencard que l’on voit pour Jen avec un type absolument horrible, c’est prévisible et un peu insipide : il y a quelques gags qui fonctionnent, mais c’est tellement cliché qu’on finit par être un peu déçu. Enfin moi, en tout cas. Reste à savoir si le type paiera ou non l’addition. Et évidemment non. Et bim, pile quand je trouvais l’humour de la série marrant avec Donny Blaze, on tombe sur cette scène pas bien exceptionnelle.

Heureusement, on ne reste pas longtemps sur cette intrigue pour en revenir plutôt à celle de Wong : on le retrouve au tribunal avec Jen, face à Donny Blaze qui ne voit pas bien ce qu’on lui reproche. Pour montrer le danger à l’utilisation non appropriée de la magie dans un spectacle, She-Hulk décide de faire appel au seul témoin qu’elle peut avoir : Madisynn, avec deux n et un y, mais pas là où le pense (désolé greffier !). Elle est toujours bourrée et beaucoup drôle. Jennifer n’est plus si sûre de son coup quand elle l’entend parler : Madisynn a eu beaucoup de fun, malheureusement, dans son aventure à travers le portail de Donny. Pourtant, elle dit quand même avoir signé un pacte avec un démon.

La juge retient pourtant la notion de fun dans son discours, et quand même l’avocat s’avère magicien et que Donny fait des tours en plein milieu du tribunal (après avoir passé la sécurité avec des boules de fumée ?), ça devient compliqué de garder le sérieux de l’affaire en ligne de mire. Wong demande alors à prendre la parole, ce que Jen n’a pas envie de voir. Elle n’a pas vraiment le choix, cependant. Malgré son affirmation que l’utilisation de la magie peut mettre les univers en danger, parce que merde, on est quand même dans du Marvel, l’audience est décalée de deux semaines, le temps que la juge puisse se faire un avis (moi, ça pourrait me laisser le temps de me familiariser avec les procédures et les termes corrects concernant le boulot de Jen aux USA, mais bon).

La bataille n’est pas gagnée, il leur restera la guerre. En attendant, Madisynn peut passer un peu de temps avec Wongers – c’est comme ça qu’elle a décidé de l’appeler oui. Le soir, Jen reçoit une notification lui apprenant qu’elle n’a pas de match sur son application. Cela m’a fait rire, et ça la pousse à suivre l’idée et blague de Nikki : elle se créé un profil avec une photo de She-Hulk, avant d’aller liker plein de types au hasard. Les expressions de Tatiana Maslany sont toujours aussi dingues, il faut bien le dire, son petit sourire au milieu des matchs là, elle m’a tué. Par contre, jamais de la vie on me fera croire qu’elle n’avait aucun match en Jennifer. Les matchs juste parce qu’elle est She-Hulk ? Bof.

Là encore, on repart sur des rencards insipides – ça me donne l’impression d’en avoir vu des tas et des tas dans des séries et films. Cela finit par être intéressant tout de même, quand elle rencontre un cardio-chirurgien après quelques blagues (et je ne vais pas mentir, certains des mecs qu’elle rencontre étaient drôles malgré eux, c’est peut-être juste moi qui suis blasé trop facilement). Malheureusement, ce rencard avec le chirurgien a beau se passer à merveille, il est interrompu par un coup de fil professionnel… qu’elle ignore. Elle n’aurait peut-être pas dû ; mais le rencard était vraiment intéressant.

Pendant ce temps, Donny continue lui de faire ses spectacles de magie, mais le coup du portail commence à lasser son petit public qui le connaît par cœur et en connaît les défauts – du genre se retrouver dans un parking miteux loin de tout. Pour convaincre à nouveau son public qu’il vaut le détour, Donny fait apparaître une colombe qui vient pondre un œuf dans la main de sa volontaire. Si ce n’est pas mignon comme symbole.

Le problème, c’est que l’’œuf finit par éclore. Cela laisse apparaître une sorte de gobelin ou de lutin – un démon qui n’hésite pas à s’attaquer à la volontaire. Alors que Wong enchaîne sur This is us, et j’avoue que j’ai eu peur d’être spoilé à ce stade, il est donc interrompu parce que Donny débarque chez lui : le gobelin, il a réussi à le maîtriser ; mais il a ramené plein de ses potes dans le théâtre et a attaqué tout son public. Face à une situation qui le dépasse, Wong décide de faire appel à son avocate, quitte à interrompre son rencard en utilisant un portail.

Avec tous les contacts que Wong doit avoir, c’est un peu étonnant de faire appel à son avocate, mais pourquoi pas, ça avait un petit côté marrant. Wong l’emmène donc malgré elle sur le lieu de la bataille où il lui demande de se la jouer Hulk, mais c’est compliqué quand les créatures refusent de mourir et qu’il y a toujours un portail ouvert vers le monde de ces démons.

Wong finit par réussir à fermer le portail, mais il faut encore se débarrasser de tous les démons. Il décide de les envoyer en Antarctique, et je ne suis pas sûr que ce soit une solution vraiment viable à long terme. Une chose est sûre, il s’éclate avec sa magie et la série bascule soudainement dans une très bonne scène d’action voyant Jen aux prises avec les démons. Pour une nana qui voulait rester loin de la vie de super-héros, elle est servie.

Elle ne perd pas le Nord, toutefois, elle reste avocate avant tout : elle entend bien se servir de cette crise pour gagner l’affaire de Wong vs Donny. Rapide et efficace, cette avocate. Une fois que c’est réglé, elle peut se débarrasser de la bave de démon comme elle peut, avant de retourner auprès de son rencard – ou plutôt sur son rencard, parce que le portail que Wong ouvre est sympa pour ça. She-Hulk peut alors porter le chirurgien jusqu’à son lit. C’était bien marrant à voir – et je me dis que la série perd l’occasion d’une scène au lit marrante, mais bon, c’est une série familiale.

La fin de l’épisode est surprenante : il est de nouveau question de Titania. Il était temps parce qu’on m’avait vendu la présence de l’actrice au casting et on ne la voit quasiment pas finalement. C’est super frustrant. Toujours est-il que ce n’est qu’à ce moment-là que le beau chirurgien découvre la vraie Jen… et décide de se barrer, en laissant son pull derrière lui. Attendez, mais à quel moment il se barre après une nuit avec She-Hulk ? Ah, c’est d’un frustrant.

Et alors que Jen essaie de se convaincre – et nous avec – qu’elle s’y attendait et que les chirurgiens, c’est surfait, on sonne à sa porte. Il ne s’agit toutefois pas du chirurgien comme elle l’espérait (moi, je ne l’attendais plus), mais d’un huissier. En effet, Titania décide de l’attaquer en justice parce qu’elle utilise une marque déposée par elle : She-Hulk. C’est mal barré cette affaire, mais ça devrait permettre quelques bonnes blagues par la suite.

Le générique de fin est toujours aussi cool, surtout que ça permet de suivre davantage Madisynn et son pacte ave le démon. C’était marrant. Quant à la scène post-générique, annoncée par Jennifer, elle aura réussi à me faire rire par son existence, malgré sa lourdeur : devant This is us, Madisynn interroge Wong sur ses cocktails préférés. C’est bon, j’ai une nouvelle personnage préférée dans l’univers Marvel !