Tales of the Walking Dead – S01E05

Épisode 5 – Davon – 14/20
J’aurais envie de mettre une meilleure note à un épisode qui a su me captiver, mais la vérité est que si je suis vraiment objectif, il devrait peut-être en avoir une moins bonne. J’ai accroché au mystère, mais sa résolution est plutôt décevante et il y a quelques entorses aux habitudes de la franchise pour y arriver, ce qui divisera à coup sûr les personnes regardant l’épisode. J’aime bien l’idée de base en tout cas et c’est une histoire plutôt intéressante, déjà vue plein de fois dans d’autres contextes, mais, en ce qui me concerne, jamais avec des zombies. Ca passe très bien pour un dimanche matin.

Spoilers

Devon se réveille amnésique, menotté à un zombie qui ne peut le mordre. Il n’a plus qu’à comprendre ce qui lui est arrivé.

Sometimes murder is mercy

Il y a des épisodes comme ça où ça commence mal – Internet qui plante, pas de sous-titres, le besoin d’aller faire une course alors que je viens juste de faire play qui s’ajoute à la liste des choses à faire avant de regarder et, bien sûr, un épisode vu ailleurs qu’au bord de la piscine contrairement au précédent. Cela faisait beaucoup, ce qui fait que j’abordais l’épisode avec beaucoup de mauvaise foi. Pourtant, il a su m’accrocher peu à peu.

L’épisode débute par un homme qui paraît sacrément chanceux : Devon, c’est son petit nom, est cherché dans les bois par tous ses potes, mais lui, il est occupé à être inconscient sous un zombie qui aurait bien envie de le bouffer. Cela dit, le zombie ne risque pas de le bouffer : il n’a pas de dents.

Bon. Très rapidement, on comprend que l’épisode prend le parti de nous balancer au milieu d’une situation catastrophique sans nous expliquer exactement ce qu’il s’est passé avant ; On aura donc droit à des flashbacks pendant que le personnage se remet de sa commotion cérébrale.

Ce petit côté flashback nous permet d’avoir une vibe film d’horreur dès le début, surtout que Davon est menotté à son zombie. Cela ne dit rien qui vaille, surtout quand il finit par halluciner un zombie doublement mort le traitant de meurtrier ou quand il comprend qu’il terrifie une petite fille. Finalement, ce ne sont peut-être pas ses potes qui le cherchent.

Terrifié, Davon essaie donc de se planquer, mais ce n’est pas évident quand on est menotté à un zombie. Il y parvient malgré tout. Une fois la battue le cherchant loin de lui, Davon peut donc sortir de sa cachette souterraine et traîner la femme zombie avec lui. Finalement, elle n’était pas doublement morte du coup, juste une fois. C’est déjà ça. Elle l’accuse d’être responsable de ce qui lui est arrivé, et il faut bien dire que ça permet d’ajouter une petite dose de mystère juste suffisante pour nous donner envie de voir la suite.

L’homme est clairement amnésique et ne se souvient de rien de ce qui lui est arrivé, mais il trouve dans ses affaires des photos et une clé – alors que la zombie lui donne un code chiffré. Il s’approche de ce qui ressemble à une petite ville bien gardée au milieu des bois. Bien gardée ? Non. Malgré des types avec des lanternes un peu partout, il parvient à s’y rendre et à retrouver la maison dont le numéro est soufflé en boucle par la zombie. Clairement, il la connaît assez pour s’infiltrer et retrouver le garage – ce qui semble indiquer qu’il est très familier des lieux.

Comme prévu, nous enchaînons alors sur un flashback. Sept semaines plus tôt, une femme s’est penchée sur lui pour savoir s’il allait bien. Française qui se contente de dire « ça va ? » et « bonjour » avant de passer à l’anglais, elle prend soin de lui en le ramenant chez elle et chez une autre femme. C’est l’occasion de découvrir que Devon était blessé à la jambe et qu’elles ont tout fait pour qu’il aille mieux.

Dans le présent, c’est toujours le cas apparemment : la zombie avec Devon est bien pratique pour le guider et lui indiquer son chemin. C’est marrant, cette affaire : ça aurait été dans une autre des séries de la franchise, j’aurais trouvé ce procédé d’hallucinations complètement débile. Pourtant, dans cette anthologie, tordre quelques règles ne fait pas de mal, surtout avec cette explication du coup sur la tête. Et puis, comme on ne connaît pas le personnage de toute manière, ça fait moins bizarre.

Bref, la zombie emmène Devon sur le lieu de son crime, là où il l’aurait tuée. Il n’y croit toujours pas, mais des flashbacks semblent confirmer que c’est possible quand il entend aussi Amanda lui rappeler que parfois le meurtre est une solution gentille pour abréger des souffrances. Or, vu la tronche du zombie, elle devait sacrément souffrir avant de mourir. Bien qu’il n’y croit toujours pas, il prend tout de même le soin de se séparer de la zombie avec une petite scie. C’est mieux.

Une fois que c’est fait, la zombie est de nouveau doublement morte, alors je me pose quelques questions sur la force du personnage qui a dû la trainer sur une belle distance. Un autre flashback nous révèle que la zombie est bien Amanda, mais aussi que Devon avait pas mal flirté avec celle qui l’avait sauvé. Bon. J’avoue avoir du mal à tout suivre des flashbacks (malgré une très jolie esthétique), parce que les deux femmes vivent ensemble avec un ado qui a perdu son père, mais je ne saisis pas bien les liens entre chacun.

Bien que nous sommes en pleine apocalypse zombie, Devon a pu apprendre le piano grâce à elle. S’ils étaient mignons tout plein, j’ai trouvé que la scène trainait un peu en longueur tout de même. C’était à peine mieux dans le présent où Devon erre dans la maison et se soigne, avant de récupérer un autre souvenir en voyant une affiche dans la maison.

Il se souvient de ce qu’il s’est passé avant la scène du piano, quand Amanda et sa future copine à lui se sont mises à s’occuper de lui et lui ont retrouvé des lunettes. Cela permet de mieux connaître les deux femmes, et principalement Amanda. Elle a une petite haine des américains tout de même, et elle semblait pas mal chiante de son vivant.

Dans le présent, Devon se met alors à attendre la voix d’un enfant en train de réciter des noms de fruits en français. Au moins, l’accent français est suffisamment bon pour qu’on reconnaisse la langue qu’il parle. Pourtant, l’enfant est mort – c’est un zombie. Devon l’achève avant d’avoir une autre hallucination d’Amanda qui lui rappelle que le meurtre peut être fait par merci avant de l’encagouler.

Bien, pourquoi pas ? Comme le personnage est assommé, on peut enchaîner sur un petit flashback tout mignon à base de fraise et d’amour avec sa copine – Nora.

Le problème, c’est que c’est elle qui l’a encagoulé finalement : elle le ramène sur la place du village où toute cette communauté semble vouloir mettre Devon à mort. Il faut dire qu’il est vu comme le meurtrier d’Amanda, et qu’Amanda était la leader du groupe. Forcément, ça ne donne pas envie d’être à la place de Devon.

En plus, il ne se souvient de rien lui, alors c’est encore plus compliqué d’être accusé de ce qu’il est sûr de ne pas avoir fait. Il se prend plein de haine en pleine face : le fils d’Amanda l’accuse du meurtre avant que tout le peuple ne se mette à demander où sont les enfants et où il les a cachés. Ah. Il n’est pas seulement le meurtrier d’Amanda, il serait aussi un kidnappeur et tueur d’enfants.

On devine assez vite et bien que ce n’est pas le cas, par contre : c’est Amanda qui a fait tout ce mal, c’est à peu près certain. Devon met trop de temps à le percuter cependant : il est condamné à mort avant. Pas de chaise électrique post-apocalypse, mais de quoi être écrasé dans un van avant d’être bouffé – encore en vie de préférence ? – par des zombies. Bon, tout ça, ça ne donne pas envie du tout.

Un flashback fait qu’il se souvient soudainement de la vérité sur Amanda, et c’est juste à temps pour le crier. En plus, il sait désormais qu’un des enfants est en vie car il s’est échappé, alors ça l’aide bien aussi de crier son prénom. Nora souhaite soudainement que la machine censée l’exécuter s’arrête, parce qu’elle voit bien qu’il ne ment pas. Enfin, en tout cas, elle veut le croire. Petit à petit, la foule se divise et ça part en mêlée générale quand certains essaient d’empêcher l’exécution tant voulue par d’autres. En attendant, notre personnage principal à de la chance et parvient à s’enfuir.

Une fois en-dehors du van, il peut s’enfuir et se rendre dans une cabane dans les bois où il retrouve le fils adolescent d’Amanda en train de s’occuper du fils de Nora. AH. C’est donc lui le vrai kidnappeur et meurtrier ? Bon, je le vois plus comme un travail d’équipe, mais c’est ce que la série affirme.

Dans une autre série de flashbacks, Devon se souvient donc avoir entendu des enfants réciter la liste des fruits depuis sa chambre grâce à la ventilation. C’est ainsi qu’il a trouvé deux enfants prisonniers dans le sous-sol d’Amanda, qu’il a libéré le fils de Nora et qu’il s’est fait choper par Amanda en train de le faire. Les deux se sont battus, il a réussi à se menotter à une Amanda qui voulait s’enfuir mais il l’a aussi tué bien malgré lui au passage. L’accident qui voit la mort d’Amanda est plutôt réussi.

Par contre, je ne comprends pas trop la suite : le fils adolescent et meurtrier d’Amanda retrouve Devon et sa mère, assomme Devon… mais ne le tue pas ? Il voulait sûrement l’accuser de tous les crimes, mais c’est quand même risqué comme plan puisqu’il sait la vérité. Il y a un truc qui ne va pas dans cette résolution du mystère.

Toujours est-il qu’on peut revenir dans le présent pour la conclusion réussie de l’épisode : Devon se confronte à l’adolescent, se bat avec, retrouve deux zombies d’enfants et a toutes les preuves nécessaires pour l’accuser. Il est bien aidé par le fait que le fils de Nora soit encore en vie. Les motivations de l’adolescent pour tuer ? Il sait que grandir dans un monde de zombies est compliqué et force les enfants à agir différemment – à agir de manière tordue. Il les épargne donc en les tuant – parfois, le meurtre, c’est faire preuve de merci.

On a connu mieux comme motivation, mais pour un épisode de 45 minutes, difficile de développer autre chose. Devon appelle donc Nora et le reste des villageois pour qu’ils condamnent l’adolescent comme ils étaient prêts à le condamner lui. Bon, il faudra vivre avec, mais en soi, ils ne font jamais que tuer un meurtrier d’enfants qui pourrait facilement recommencer dans un monde post-apocalyptique où les prisons ne sont jamais 100% sûres. C’est un procès « œil pour œil » que je n’aime pas bien, mais dont on sait l’être humain plus que capable.

La conclusion de l’épisode voit ensuite Devon s’éloigner de tout ça, et j’aurais presque envie d’avoir quelques minutes de plus pour savoir ce que fera vraiment le personnage après un tel enchaînement d’événements.

Russian Doll (S02)

Synopsis : Trois ans après les événements de la saison 1, Nadia continue d’avoir peur de mourir le soir de son anniversaire – et passe donc tous ses anniversaires avec Alan. Cette année, cependant, ce n’est pas la mort que l’univers lui envoie comme cadeau.

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Pour commencer, je ne sais pas comment justifier que je regarde ça maintenant. Quand la série est sortie sur Netflix, j’avais énormément envie de me jeter dessus, seulement je n’ai pas pris le temps de la voir immédiatement. J’ai ensuite eu tendance à l’oublier… mais j’avais eu la bonne idée de la télécharger sur la plateforme, et j’ai donc encore les épisodes sur moi. J’ai un trajet en train qui devrait me permettre de défoncer au moins la moitié de la saison en un visionnage et la forte envie de surligner au moins une dernière série dans ma liste de tout ce que je voulais voir cet été (histoire de ne pas trop déprimer de mon intenable retard).

Finalement, je me rends compte que je reprends la série pour un tas de mauvaises raisons, mais ça me semble raccord malgré tout avec le ton de la série. Ceci étant dit, je suis curieux de savoir ce que les scénaristes vont proposer comme péripétie après le final étrange de la saison 1. La saison 1 ? Elle est super loin ! Heureusement, j’avais écrit un résumé sur le dernier épisode au moment de la reprise, alors je me souviens à peu près de l’histoire de Nadia et Alan.

Voir aussi : Qui se rappelle encore de Russian Doll ?

Bien évidemment, je me suis vu la saison d’une traite, mais ça met du temps de tout publier. C’est donc parti pour une critique par jour, à 18h, du 4 au 10 septembre. En attendant, vous pouvez découvrir les avis sans spoilers.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S02E01 – Nowhen – 16/20
Je sais que je suis sacrément bon public avec cette série, mais j’adore l’actrice. L’épisode a quelques longueurs malgré son temps court, mais quand on comprend enfin ce que sera l’intrigue de la saison, j’ai été happé bien vite comme lors des premiers épisodes. C’est une intrigue amusante, une ambiance qu’on ne trouve que dans cette série et avec un peu de chance, ça me donnera quelques points du Bingo Séries aussi.
s02e02 – Coney Island Baby – 15/20
C’est un deuxième épisode plutôt dans la lignée du premier. Si on passe beaucoup de temps sans mon personnage préféré, j’aime bien suivre Nadia dans sa quête pour l’instant. Elle est toujours odieuse avec tout le monde, comme il se doit, mais l’épisode suit un schéma logique qui ne perd pas de temps et reste divertissant. Quant au fait que Nadia soit parfois stupide dans ses actes, ce n’est pas une nouveauté, alors j’ai envie de dire que c’est simplement raccord avec la saison 1.
s02e03 – Brain Dead – 17/20
Il faut peut-être que je commence à me poser des questions sur moi-même car il y a un twist de cet épisode que j’adore et que j’adore chaque fois que je le vois dans une série. Au-delà de ça, je trouve que la série nuance beaucoup mieux ses mystères qu’en saison 1. Il y a une piste que l’on peut suivre clairement d’un épisode à l’autre, et ça aide à mieux comprendre ce qu’il se passe et à suivre vraiment Nadia dans toutes ses péripéties. Cependant, il y a encore une intrigue que les scénaristes se gardent en réserve, et j’ai hâte d’y arriver.
s02e04 – Station to Station – 17/20
Plus que les précédents, cet épisode a réussi à me mettre le smile en divisant enfin son intrigue en deux – et les deux étaient hyper intéressantes à suivre et offraient des perspectives que j’aime beaucoup pour la suite. Maintenant qu’on est enfin au cœur de la saison, on voit mieux vers quoi la série se dirige et c’est très efficace comme ça. Je retrouve le sentiment que j’avais en saison 1 : aucune envie de m’arrêter tellement c’est cool.
s02e05 – Exquisite Corpse – 15/20
Si cet épisode a quelques aspects cool et reste assez cohérent avec le reste de la saison, je ne peux m’empêcher de penser qu’il perd un peu notre temps par quelques détours pas forcément nécessaires et par un retour à une seule intrigue finalement pas assez développée pour rester cohérente tout du long avec un semblant de réalisme. Ce n’est pas si grave. Quant aux voyages temporels, ils restent cohérents, c’est top et je ne m’attendais pas à autre chose.
s02e06 – Schrödinger’s Ruth – 18/20
La série ne déçoit pas avec un épisode qui va de plus en plus vite et prépare le terrain pour une fin de saison inattendue. Le rythme de l’épisode est excellent, tout va très vite et on ne sait plus où donner de la tête. Franchement, ça promet une fin réussie et rien que pour cet épisode, je suis content d’avoir assisté à toute la mise en place et aux quelques longueurs qui précèdent. C’est fucked up, pour parler comme dans la série.
S02e07 – Matryoshka – 17/20
L’épisode me laisse un goût de trop peu et j’ai l’impression que la saison aurait pu avoir deux ou trois épisodes de plus facilement pour faire vraiment le tour de toutes ses intrigues et des pistes qu’elle voulait explorer. Comme en saison 1, on termine avec quelques questions et de quoi réfléchir au sens de la vie et du temps, et je dois dire que j’aime beaucoup la manière dont tout se met en place pour en arriver à une conclusion plus poétique et littéraire que rationnelle et scientifique. Une bonne saison, un bon épisode – et une bonne fin, peut-être.

The Cleaning Lady – S01E10

Épisode 10 – The Crown – 16/20
C’est un épisode final qui parvient à tenir toutes ses promesses, sans toutefois jamais aller beaucoup plus loin. Ce n’est pas si grave : même si tout est très convenu, ça fonctionne et ça divertit, en étant porté par une bonne performance des acteurs qui aide parfois à faire passer des moments d’écriture moins approfondis. Une conclusion satisfaisante, donc, et une certitude pour moi de continuer la série en saison 2.

Spoilers

Thony doit aider coûte que coûte le FBI à faire une arrestation – ou finir en prison.

 

What other choice do we have?

Ce fut un visionnage intensif cette saison, finalement, mais je dois bien avouer qu’enchaîner les épisodes se fait très bien et est plutôt agréable en fait. Ce dernier épisode commence par un flashback aux Philippines, avec Thony et Marco qui vivent un orage assez semblable à celui qui était annoncé pour le moment où je regarde cet épisode – et pourtant, je n’ai eu que quelques gouttes de pluie.

Fiona se comporte comme une voleuse chez elle, se débrouillant pour récupérer en douce son passeport et celui de son fils. Elle le trimballe en-dehors dans l’orage, l’emmenant avec elle loin de Marco, même si celui-ci se réveille et lui court après. C’est une scène assez violente, où elle finit par le rejeter et le mettre par terre : elle n’a pas le choix de l’abandonner pour sauver son fils. En gros, elle a un donneur pour lui, alors à quoi bon attendre le VISA de son mari si elle a un moyen de sauver son fils.

Finalement, le personnage de Thony se résume assez simplement dans ses motivations et c’est dommage que le FBI ne soit pas capable de le comprendre. En effet, dans le présent, on retrouve Thony en cellule, mais pas pour longtemps : la cheffe de Garret lui donne rapidement un petit entretien, en présence de son agent chouchou. Garret n’est plus tout à fait un chouchou par contre : il risque tout simplement de se faire virer s’il ne parvient pas à arrêter quelqu’un avant qu’Arman ne vende les armes. La série laisse une porte de sortie pour la fin de saison là : Garret n’a même pas besoin d’arrêter Arman, finalement. Hayak, ça pourrait suffire.

Thony ? Elle est libre de circuler et d’aller voir sa famille, mais elle risque désormais la prison si elle n’aide pas le FBI à coincer quelqu’un – Arman de préférence… C’est trop simple cette affaire. Thony peut donc passer de bons moments avec son fils quand elle rentre, mais ils sont limités dans le temps.

Marco souhaite tout de même de lui parler, espérant pouvoir repartir au plus vite dans son pays. Ce n’est pas ce que souhaite faire Thony, et ce n’est pas non plus ce qu’elle peut faire : le FBI est clair, si elle tente de quitter le pays, elle sera arrêtée. C’est problématique, quand même. Thony parvient à se débarrasser de son mari, mais je l’imagine bien repartir sans elle, moi, malgré la surveillance de Fiona, de Jaz et de Chris. Personne ne semble vraiment marquer Marco sur place.

Thony n’a pas le temps de parler avec Marco de toute manière : elle veut rejoindre Arman au plus vite pour… Lui donner des informations, encore et toujours. Je trouve ça nul sa manière de vouloir doubler tout le monde. Je comprends son point de vue, j’aime qu’elle présente les choses pour arranger tout le monde, mais c’est risqué quand même.

Son nouveau plan ? Thony souhaite qu’Arman essaie de passer un deal avec Garret de manière à faire arrêter Hayak. Elle réfléchit comme moi, mais agit de manière bien peu discrète. J’aime quand même que ça mène à une scène où Thony fait le yoyo entre les hommes de sa vie. Elle passe de Marco à Arman, puis d’Arman à Garret. C’est l’occasion pour Garret de nous apprendre que Theo était son indic, on s’en doutait, et pour Thony de révéler qu’Arman n’a rien à voir avec le meurtre.

Garret ne semble pas plus affecté que ça par l’identité du meurtrier de Theo, ce qui prouve qu’il tient rigueur à Arman pour de mauvaises raisons depuis le départ. Malgré tout, Garret accepte de rencontrer Arman pour faire un deal.

Le deal ? Arman aide à arrêter Hayak en échange de sa liberté et de celle de Thony. Allez savoir comment la hiérarchie au FBI peut accepter un marché comme ça – mais ça sent la trahison de Garret. De toute manière, il y a une saison 2, alors Thony n’est pas près d’arrêter son travail d’indic’ pour le FBI, même s’ils font tout pour ne faire croire que la saison a avancé assez vite pour ça.

Avant d’en passer au deal, Thony se démerde pour assurer un rendez-vous avec Fiona afin de trouver des médicaments pour son fils – de manière illégale toujours. Il a l’air juteux ce marché noir des médicaments, quand même ! Cela ne plaît pas à Marco, forcément, mais c’est pourtant un joli moment qui montre à quel point Thony est dévouée à son fils.

Luca est toujours aussi chiant, mais il n’en est pas moins mignon pour autant. On peut comprendre que sa mère fasse tout pour le sauver. Ce ne semble pas être le cas de Marco, plus préoccupé à l’idée de quitter les USA le plus vite possible. Ce n’est pas ce que souhaite Thony, évidemment, parce que les USA, ça lui plaît bien. Le seul argument valable qu’elle trouve, par contre, c’est la présence de Fiona, Chris et Jaz… On a trouvé mieux.

De son côté, Arman met en place tout ce qu’il faut pour son deal, rassurant Nadia comme il peut et prévenant Isabel du risque qu’elle encourt. Son père a mêlé son nom aux affaires, alors elle est bien en danger. Il met ainsi en place son propre plan, et comme il n’a pas de micro le soir du deal, il a le temps de s’en confier à Thony.

Cette idiote accepte l’idée d’un nouveau plan, assurant même qu’elle fait une confiance totale à Arman. Il est à peu près évident que doubler le FBI est la pire des idées. Je ne comprends pas non plus comment Arman et Thony peuvent circuler vraiment comme bon leur semble si peu de temps avant une intervention du FBI dont ils sont la clé.

En parallèle, Garret est enfin remis à sa place par sa boss qui lui souligne qu’ils ont beau être amis, ça ne l’a pas empêché d’abuser d’elle. Autant dire que Garret n’est pas dans la meilleure des positions le lendemain pour le deal. C’est aussi le cas pour Arman : il n’a pas toute l’autorité du deal. Quand Hayak décide finalement que le deal devra se passer dans une suite différente de celle qui était prévue par le FBI. Gênant.

Garret pète un câble pour rien comme d’habitude, alors que la série révèle avec astuce que la femme de ménage présente dans la chambre en question n’est donc pas Thony, forcément, mais Fiona. C’est logique de ramener Fiona au beau milieu d’un deal d’armes, évidemment… Je trouve que la série abuse parfois. Jamais de la vie Thony n’aurait mis en danger Fiona comme ça ?

Le deal a lieu quand même, en tout cas, et Garret peut ainsi faire en sorte de coincer Hayak, Arman et un autre homme avec qui ils faisaient affaire. Le stock d’armes est aussi récupéré en parallèle par une de ses collègues, ce qui signifie que l’affaire semble rondement menée. Pas de bol, Garret oublie un détail : il n’a pas encore trouvé l’argent de ce deal, la preuve dont il a vraiment besoin, en fait.

Arman se débrouille bien pour doubler le FBI : l’argent était de la cryptomonnaie sur une clé USB, et il dépose celle-ci sur le chariot de ménage de Fiona. Le temps que Garret comprenne l’entourloupe, il est déjà trop tard : Fiona est sortie de l’hôtel avec la clé, et elle la remet à Thony dans les rues de Vegas. Comme si elles pouvaient vraiment s’en sortir comme ça, si simplement.

C’est un échec pour Garret en tout cas – mais il est quand même consolé par sa cheffe qui lui apporte du bourbon des pièces à conviction. C’est un grand n’importe quoi, franchement, on sait bien que tout ça est beaucoup plus réglementé que ça. En tout cas, cette intrigue donne la possibilité à Garret de garder son job, c’est déjà ça. Il reçoit également la visite d’Isabel qui lui demande de la protéger, elle et son mari, en échange de toutes les informations qu’elle a sur son père. Ils vont finir par avoir des preuves, franchement.

De son côté, Arman souhaitait se débarrasser d’Hayak, et il y arrive plus ou moins. Il lui sauve la vie dans cet épisode, ce qui est bizarre, mais qui lui permet de récupérer tous ses business assez facilement. L’avocat d’Hayak est en effet certain qu’il pourra libérer Arman assez vite. Pas assez vite tout de même : il reçoit une visite de Thony qui lui promet de rester aux USA plutôt que de rentrer chez elle, parce qu’il est là. Bon, ben… Thony est donc amoureuse d’Arman, et inversement. Arman a une confiance aveugle en Thony : il lui file ainsi les codes d’Hayak…

Elle s’en sort super bien franchement, apportant en fin d’épisode les codes à une Nadia glaciale avec elle. Je commence à apprécier vraiment Nadia, elle a un excellent rôle, à rappeler à Thony qu’elle bosse toujours pour elle. Oui, c’est le cas, mais Thony est riche quand même : elle a décidé de rester aux USA et en parle à Fiona, mais ce n’est pas exceptionnel tout de même. Son plan ? Acheter et démarrer un nouveau business pour blanchir l’argent d’Arman et ouvrir une clinique clandestine. Franchement, qu’est-ce que c’est que cet abus ?

C’est difficile de ne pas donner raison à Marco qui préfèrerait quitter le pays avec son fils… et qui le fait. C’était évident que la saison allait finir là-dessus et Thony s’illusionnait vraiment à penser le contraire. Sans surprise, elle aura donc à faire pour retrouver son fils en saison 2 – et elle risque de passer par Garret pour cela. On verra bien, mais ça fait un bon rebondissement final, parce qu’Elodie Yung est toujours une actrice incroyable.

EN BREF – Je n’ai peut-être pas réussi à suivre la série lors de sa diffusion hebdomadaire, mais j’ai tout rattrapé avec plaisir dans un bon bingewatching de fin de vacances. Je trouve que dans les deux cas, la série fonctionne : j’aime assez l’actrice principale pour m’infliger les intrigues parfois grossières et les évolutions peu crédibles, le rythme est assez vif pour qu’on soit embarqués dans la vie de Thony et les personnages finissent par être attachants – même Arman que je n’aimais pas au début. Eh, j’ai toujours du mal avec Garret par contre.

Je trouve que la série fait un bon divertissement peu prise de tête. Dans l’ensemble, on a bien sûr l’impression d’être pris pour des jambons par moments, mais si on ne la regarde pas pour une histoire logique de bout en bout, on peut passer un vrai bon moment – de manière hebdomadaire comme en bingewatching.

Je suis donc content que la série revienne d’ici trois semaines, sans savoir encore si j’essaierai de la regarder en direct des US ou si j’attendrais une date ultérieure pour enchaîner les épisodes. Une certitude par contre : la série arrive bientôt en France, et j’espère qu’elle fonctionnera, parce qu’Elodie Yung mérite vraiment d’être plus reconnue encore. Son talent est excellent, elle porte une grosse partie de la série sur les épaules.

 

The Cleaning Lady – S01E09

Épisode 9 – Coming Home Again – 16/20
Il y a davantage de tensions dans cet épisode, et c’est bien plus agréable comme cela car ça permet d’éviter de trop se concentrer sur certaines décisions stupides ou certains choix peu crédibles du scénario. J’ai trouvé que certaines pistes de l’épisode fournissait même du suspense par rapport à d’habitude où l’ensemble est plus convenu : cette fois, la fin réservait quelques scènes que je n’attendais pas forcément, même si je me doutais bien qu’il fallait préparer l’épisode final d’une manière ou d’une autre.

Spoilers

Maintenant qu’Arman est victime d’une explosion, Thony doit trouver un moyen de passer la frontière avec son fils.

Whoops! How did she got in here?

Ca alors ! Arman survit à l’explosion de sa voiture et Nadia se précipite à son secours quand bien même elle venait de le larguer. Par conséquent, quand il rouvre les yeux, Arman imagine plutôt Thony venir à son secours plutôt que sa femme. C’est sympa. Thony, elle, elle est toujours au téléphone et elle comprend qu’elle est coincée au Mexique pour un moment. Nadia s’occupe bien d’Arman heureusement et il affirme ainsi qu’Hayak est forcément celui responsable de cet attentat sur sa vie.

Je n’en serais pas si sûr, même s’il a raison quand il remarque qu’Hayak a dû comprendre le deal d’armes qui avait lieu. Sans ce deal, la carte bleue d’Arman est refusée bien sûr, ce qui laisse Thony encore plus dans la merde pour quitter le Mexique, parce qu’elle y laisse des dettes. Cela ne semble pas l’empêcher de quitter l’hôpital bizarrement et de contacter un autre des contacts d’Arman qui lui fait des faux passeports en un claquement de doigts.

Thony prend de mauvaises décisions sur place, par contre. Elle accepte l’idée du faux passeport pour rentrer au plus vite aux USA et ça je le comprends, mais elle autorise aussi le passeur à mettre le passeport de Luca au nom de sa donneuse de foie, qui est citoyenne américaine. Elle prend la décision très rapidement, sans la consulter, et c’est une mauvaise idée : au mieux, la nana décide alors de garder Luca pour elle une fois aux USA. Au pire, elle se fait choper à la frontière et jetée en prison alors qu’elle a juste donné son foie, quoi.

Dara, la donneuse, est mise devant le fait accompli à la douane. Elle accepte malgré tout d’aider Thony à faire passer Luca à la douane, et c’est juste horrible comme situation. La donneuse passe évidemment sans problème la douane, mais ce n’est pas le cas de Thony. Elle devait passer avec un agent nommé Guillermo, peu regardant… sauf qu’il est remplacé au moment même où elle essaie de traverser la frontière.

Thony est forcée de faire demi-tour et d’abandonner son fils derrière elle. C’est assez violent comme scène en théorie, mais la situation fait que c’est rapidement évacué. Elle a tout de même de la chance dans son malheur : la nana de la frontière n’appelle pas son superviseur, ce qui fait qu’elle ne fait face à aucune conséquence judiciaire.

De manière assez logique, Thony fait alors ce qu’elle aurait dû faire depuis le départ : elle se tourne vers Garret pour obtenir de quoi passer la frontière légalement. Même si elle est clairement en train de jouer double jeu avec lui depuis le départ, Garret remue ciel et terre pour venir en aide à Thony, utilisant les ressources du FBI pour cela. L’abus !

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, Chris se rend compte que sa mère est en train de se faire arnaquer par son avocat. Il charge les factures et se fait plein de fric sur son dos, ce qui énerve Chris. Fiona et lui tentent donc d’aller voir l’avocat, qui les ghoste, loin d’être idiot. Malheureusement pour lui, c’est sans compter sur la détermination de Fiona.

Elle débarque au milieu d’une de ses réunions pour taper un scandale qui lui donne raison et qui force l’avocat à la rembourser. Mouais. Elle n’est pourtant pas vraiment en position de négocier, puisqu’elle n’a aucun papier pour lui faire le procès dont elle le menace – et il le sait bien. Pourtant ça semble fonctionner, et ça permet à Fiona d’avoir Thony au téléphone. Elle lui explique ce qu’il s’est passé, mais elles sont interrompues par Marco qui veut avoir des nouvelles de Thony.

Il est difficile de l’apprécier quand il se comporte de manière aussi toxique avec sa femme ; pourtant, j’avais bien envie d’être de son côté jusque-là moi. Tant pis pour lui. Toujours est-il que les choses se déroulent bien pour Thony : elle parvient assez vite à entrer en contact avec Garret qui vient la chercher au Mexique. Malheureusement, faire passer une clandestine à la frontière, ce n’est pas facile, même pour le FBI. Sa cheffe ne parvient pas à obtenir des papiers pour Thony en moins de 24h, alors que Thony n’a aucune patience : elle veut retrouver son fils au plus vite – j’en profite pour rappeler qu’elle ne connaît pas du tout Dara et qu’elle a pris un risque monumental sur ce coup-là.

Garret lui propose donc de passer la frontière dans son coffre… et c’est la pire des idées du monde. Bien sûr, Garret se fait choper en étant hyper anxieux et pas du tout discret ou logique dans ses réponses au garde-frontière. Hop, Thony et Garret se retrouvent derrière les barreaux et moi, je me retrouve blasé par la situation. Après, je comprends l’idée des scénaristes : c’est une bonne idée pour que Thony et Garret puissent enfin parler de tout ce qu’il se passe.

Thony en profite aussi pour appeler Fiona – son seul coup de fil possible – et lui donner des nouvelles, tout en s’assurant que Fiona récupérera bien Luca. Je n’y crois toujours pas. Marco s’énerve de ne pas avoir de nouvelles de sa femme via sa sœur, parce qu’il sait que Fiona lui ment. Bien sûr, Chris prend aussitôt la défense de sa mère… Cette dispute de famille est un peu blasante franchement, je ne vois pas bien l’intérêt.

En cellule, Thony et Garret passent la nuit à se disputer – l’agent du FBI essayant de comprendre pourquoi Thony prend tant de risques pour Arman. Bon, clairement, il est juste jaloux d’Arman et est ridicule, alors Thony a bien raison de s’énerver, mais bon, on va faire comme si de rien n’était. Il est persuadé que tout s’arrangera au petit matin et il nourrit de faux espoirs en Thony.

En vérité, c’est la merde au petit matin : Thony est arrêtée par la cheffe de Garret pour l’aide qu’elle a pu apporter à Garret et tout le reste, tandis qu’un officier lui ajoute des chefs d’inculpation pour la tentative d’entrer aux USA illégalement. C’est bête tout ça. Garret ? Il risque juste d’être viré, rien de plus, c’est peu cher payé franchement, mais c’est bien fait, ça lui apprendra à se laisser manipuler débilement par Thony.

Dans tout ça, on termine donc l’épisode avec une Thony derrière les barreaux. Les scénaristes me donnent tort également : Dara est vraiment quelqu’un de bien qui ramène Luca sain et sauf chez lui. Ca, c’est beau. Ce qui est moins beau dans les cliffhangers de fin d’épisode, c’est la situation d’Arman. Il passe l’épisode en convalescence avec Nadia, mais aussi à essayer d’arranger son cas. Il se rend donc auprès d’Hayak pour lui faire penser qu’il croit qu’un autre gang a voulu mettre fin à ses jours.

Hayak le croit quand il comprend que le deal d’armes peut de nouveau avoir lieu sans qu’Arman ne le double cette fois – il voulait lui voler l’argent du marché. Toutefois, quand Arman et Nadia rentrent enfin dans leur villa en fin d’épisode, c’est pour mieux trouver la dépouille congelée de Carlos, le bras droit d’Arman tué dans l’épisode précédent. C’est triste pour Arman, parce qu’il n’aura même pas besoin de sa femme de ménage pour lui venir en aide sur ce coup. Il ne semble plus tellement s’inquiéter d’elle pour l’instant ; et il ne peut même pas le faire sans que Nadia le quitte de toute manière.