The Rookie – S04E03

Épisode 3 – In the Line of Fire – 14/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode car les scénaristes retrouvent davantage leur rythme et tente d’ouvrir des perspectives en fil rouge pour la saison, mais tout de même, la majorité de ce qui est proposé dans cet épisode semble beaucoup trop forcée – et bien trop poussive d’ailleurs – pour que je lui mette une vraie bonne note. La série n’arrive pas à redresser totalement la barre, je trouve, et c’est un peu dommage.

Spoilers

La vie romantique de Nyla est plus intéressante que le fil rouge que les scénaristes imposent avec une étrange histoire d’incendie meurtrier justifiant la présence de Bailey au casting.


I came for the coffee, I stayed for the sniper.

Je sais bien que j’ai écrit dans l’article d’hier que je prenais sur moi pour apprendre à ne regarder qu’un épisode par semaine, mais j’ai envie de croire que la série peut redevenir bien. Et puis, j’ai envie de rentabiliser ma soirée aussi, et pas la motivation de me plonger dans une autre série honnêtement. Bon, après, il faut quand même de la motivation là, surtout que la série reprend avec une scène qui voit Nolan et Lucy foncer dans une maison en feu.

Ce n’est pas bien crédible que les flics arrivent deux minutes avant les pompiers, mais j’imagine que ça peut bien arriver dans certaines occasions puisque les flics sont en patrouille en ville. Quoiqu’il en soi, il est intéressant de voir l’enquête s’ouvrir comme ça : Nolan et Lucy sauvent un type avant de se faire engueuler par Bailey qui confirme le lendemain, dans la chambre de Nolan (!), qu’il s’agit bien d’une scène de crime. D’ailleurs, il y a même un cadavre dans les décombres. C’est embêtant.

Au moins, ça lui donne du travail à faire. Sinon, c’est la merde pour les audiences de la série. Vous savez comment je le sais ? Ils multiplient les scènes dans les vestiaires, et le nouveau bleu, Aaron, est déjà torse nu. Entre ça et les scènes Nolan/Bailey, il y a peu de doute. Bon, dans les vestiaires, Nolan conseille Aaron vis-à-vis de Nyla, ce qui est loin d’être sa plus brillante idée.

L’avantage, c’est que ça aide Aaron à s’intégrer mieux face à Nyla – peut-être un peu trop bien d’ailleurs. Celle-ci a clairement du mal à marquer certaines limites avec lui, surtout quand son mec du moment (ah, il est encore dans l’équation) vient lui demander de faire sauter une amende, alors même qu’elle ne peut rien pour lui.

La vie privée de Nyla se mêle donc à cette relation professionnelle entre elle et son bleu, et le bleu apprend à ses dépends que la vie privée doit rester autant que possible à l’écart de la vie professionnelle. La scène était très sympathique et rappelait les débuts de la série, avec une leçon facile à retenir. J’ai un peu jugé Aaron, parce que moi, j’ai capté que le central les appelait.

Ah, en parlant de jugement, Aaron juge pas mal Nyla quand il rencontre son deuxième type du moment, James (je crois que c’est son nom, et c’est mon préféré pour le coup). Tu m’étonnes. Bizarrement, ça finit par un chantage du bleu pour offrir à sa supérieur un dîner au restaurant afin qu’elle arrête de le torturer en l’emmenant à la morgue. Et les deux sympathisent énormément juste avant la première autopsie.

La série surprend en s’éloignant de l’incendie du début assez rapidement, et pour cause : un sniper d’élite interrompt la pause-déjeuner des flics en tuant une victime au passage, juste sous leur nez. Le type est sacrément fort et la scène de sa fuite était sympathique. On sait où part l’argent de la série au moins. Et c’est ce qui mène Nyla et Aaron à la morgue, où ils croisent Lucy et Nolan qui reprennent l’enquête sur l’incendie.

C’est loin d’être simple avec un témoin qui est perché et un type soupçonné d’avoir mis le feu qui est mort avant l’incendie. C’est problématique, mais le puzzle commence à se reconstituer et j’imagine qu’une fois de plus, tout sera lié dans cet épisode.

Pendant ce temps, la série se concentre également sur Wesley et sur une intrigue qui fait un brin peur. Il reprend le boulot avec un premier rendez-vous qui n’a rien de la légalité à laquelle il nous a habitué : il fait face à un dealer, Elijah, qui le menace et lui rappelle que s’il a encore un bébé sur lequel veiller, c’est parce qu’il a été là pour lui.

Wesley pense pouvoir se débarrasser de lui facilement grâce à son assistante, mais c’est loin d’être le cas. Très loin, même. Alors qu’il partage un dîner sympathique avec Angela, Elijah débarque pour menacer à nouveau Wesley, de manière plus efficace : il lui montre qu’il a pu hacker facilement le moniteur pour bébé qu’ils utilisaient. C’est l’occasion pour Wesley d’apercevoir un peu le rencard de Nolan et Bailey (c’est dingue, il l’embarque partout alors qu’ils sont en début de relation ??) alors qu’Angela est en train de consoler Nyla.

Oui, Nyla a besoin d’être consolée parce qu’elle a finalement donné rendez-vous à ses deux rencards au même moment : James ne lui répondant pas pour aller au restaurant, elle a demandé à son autre prétendant de se pointer. Ce n’était pas sa meilleure idée et elle s’est fait dégager par les deux, histoire de prendre conscience qu’elle faisait de la merde.

Après, vaut mieux sa merde à elle que celle de Wesley. Il se retrouve forcé de jeter ses moniteurs pour bébé, bien sûr, mais aussi de bosser pour Elijah qui est lié à toutes les enquêtes de l’épisode – le sniper, l’incendie. Lucy et Nolan arrêtent ainsi un type qui les menace avec une grenade pendant un court temps pour qu’il soit rapidement défendu par Wesley, forcé de lui apporter une enveloppe.

Ce sera un fil rouge intéressant avec Angela qui révèle en fin d’épisode qu’il y a un serial killer tuant ses victimes avant de foutre le feu, de même que cela sera un fil rouge intéressant de voir Lucy et Tim travailler de nouveau ensemble. Yep. Ils ont mis un peu de temps à en arriver là, à se tourner autour pendant tout l’épisode et à embaucher, dans le cas de Tim, Smitty comme assistant, mais on savait dès le départ que Tim voulait éviter les rumeurs concernant Lucy – et éviter qu’elle ne se sente en train revenir en arrière.

C’est efficace et j’ai hâte de voir la suite de cette relation, de même que je trouve sympathique la manière dont les scénaristes forcent à fond pour qu’on sympathise vis-à-vis d’Aaron. Allez, pourquoi pas, c’était mignon de le voir arranger la situation entre Nyla et James… mais bordel, qu’est-ce que c’était forcé ! Entre ça et Bailey qui se retrouve limite à enquêter avec Nolan alors que ce n’est pas son taf, on n’est pas sortis de l’auberge !

The Rookie – S04E02

Épisode 2 – Five Minutes – 13/20
La série parvient assez bien à justifier à nouveau son titre en ce début de saison, mais je reste sceptique vis-à-vis de la cohérence de tout ce qu’on nous raconte dans cet épisode. C’est un peu dommage de retrouver la série en si petite forme pour une nouvelle année. On sent que les scénaristes n’avaient pas tout prévu des rebondissements en coulisses et que les intrigues en pâtissent. Vraiment, zéro crédibilité la partie criminelle de l’épisode.

Spoilers

Un nouveau bleu intègre l’équipe et a cinq minutes pour prouver à Nyla sa valeur.


Just keeping it real.

Allez, il faut bien que je reprenne la série, et ça commence bizarrement par Lucy qui fait faire des travaux à Nolan dans la chambre de son ancien colocataire. Ben oui, Tamara prend la chambre vacante et ça pose problème à Lucy : il faut changer la couleur des murs, et elle n’arrive pas à se décider. Bien sûr, elle ne s’en rend pas compte et met ça sur le dos de Tamara. Moi, j’aime bien la décoration avec toutes les couleurs au mur sinon, je trouve ça plutôt sympathique.

Après, il n’est plus à prouver qu’il ne faut pas me faire confiance du côté des goûts, et il est intéressant de voir la série faire au moins semblant de se souvenir que West était un personnage essentiel à la série de bien des manières. Le temps qui a passé depuis son meurtre est frustrant pour qu’on puisse faire notre deuil du personnage, en plus.

L’avantage, c’est que ça règle aussi un problème des scénaristes ce départ : Lucy et Nolan peuvent faire équipe ensemble pour arrêter une voleuse réputée dans tout Los Angeles. Enfin, une innocente, pardon. Elle est juste suspectée de plus d’une quarantaine de vol sans avoir jamais été arrêtée. C’est pas mal. Elle s’appelle Claire Ivey et on la reverra, c’est clair.

En attendant, Lucy et Nolan sont forcés de la laisser partir et de simplement appeler Angela pour avoir des infos sur elle. Angela est en arrêt à se renseigner sur le nouveau bleu de Nyla, et l’appel lui fait du bien apparemment. Elle m’a bien fait rire dans sa scène, et ça me rassure de voir que la série sait encore écrire des épisodes comme avant. On va dire que le précédent était un accident.

Bref, Lucy et Nolan se rendent ensuite sur une scène de crime qui est centrale pour l’épisode. Avant d’en parler, précisons que c’est là que Nolan retrouve Bailey pour la première fois depuis le mariage. Ah. J’avais totalement oublié l’existence de Bailey, mais j’aime bien l’idée de la voir revenir dans la série par la petite porte : c’est une pompier, donc on la verra toujours de toute manière. Savoir que sa relation avec Nolan a du mal à commencer suite au meurtre de West, c’est juste logique.

En revanche, j’ai toujours du mal à comprendre comment elle s’est incrustée si vite dans la vie de Nolan. J’ai beaucoup de mal à lui faire confiance, et voir Nolan l’embarquer dans une filature pour leur premier rencard – ou leur troisième paraît-il – c’était bizarre. Pas étonnant qu’elle veuille le dégager de sa vie ensuite, mais la série en a trop fait autour de Bailey pour que ça puisse se finir si vite entre eux.

Entre temps, Nolan effectue donc une filature de Claire Ivey et tente vraiment de l’arrêter par tous les moyens, en montrant à quel point il est sur son dos depuis le départ. C’est parfaitement insupportable de sa part, on est sur du harcèlement policier, surtout s’ils n’ont aucune preuve. La voleuse a aussi beaucoup trop tendance à être à deux doigts de reconnaître qu’elle a commis des vols, franchement.

Bon, bref, la scène de crime était centrale même si Lucy et Nolan n’y font rien d’autre que croiser Bailey. En effet, Nyla se récupère un nouveau bleu elle aussi, mais il y a un problème avec lui. Il s’agit en effet d’Aaron Thorsen, un homme plus connu pour avoir été accusé du meurtre de son colocataire à Paris que pour être un bon flic. Cela embête bien Nyla qui reste trop centrée sur les préjugés pendant tout l’épisode. Après, c’est vrai que c’est difficile d’imaginer que ce type de personnalité puisse être un bon flic, mais de là à menacer de le virer avant même de le rencontrer, de là à ne lui laisser que cinq minutes pour prouver qu’il peut être un bon flic et de là à attendre sa démission juste parce qu’il a eu du mal à supporter son premier cadavre en tant que flic… Irk. J’aime beaucoup Nyla, mais là, elle m’a soulé pour une bonne partie de l’épisode.

Heureusement que Gray était là pour la calmer et heureusement qu’Aaron Thorsen peut se permettre cent fois plus de choses que les bleus d’origine. C’est abusé, mais ça faisait du bien de voir ce bleu affirmer qu’il voulait vraiment faire partie du programme. Tout ça lui permet donc de retourner une deuxième fois sur la scène de crime centrale de l’épisode avec Nyla. En effet, quelqu’un a brisé les scellés ce jour-là : l’assistante de la victime.

Celle-ci révèle que sa patronne s’est fait voler son ordinateur, et ce n’est pas n’importe quel ordinateur, c’est un ordinateur avec du contenu sensible : l’emplacement d’un camion de bijoux précieux sur le point d’être livré pour un important gala de Los Angeles. Of course. Le bleu est suffisamment malin pour faire le lien avec Claire Ivey, alors même que Nyla ne le fait pas quand c’était pourtant évident. C’est un peu frustrant de voir Nyla si à l’ouest, honnêtement !

Je ne sais pas trop, j’ai eu du mal avec l’écriture de l’épisode du coup, je crois, même si j’ai aimé avoir toutes les intrigues qui se recoupent. D’ailleurs, de son côté, Tim a obtenu sa promotion pour devenir sergent. En théorie, c’est une bonne nouvelle. En pratique, ça veut surtout dire qu’il redevient un bleu aux yeux de ses collègues. Il est malgré tout leur supérieur, et c’était intéressant de le voir prendre la place de Gray pendant la réunion matinale habituelle ou pour toute l’enquête autour de Claire.

C’est lui qui finit par monter une bien belle opération où Nolan parvient à arrêter Claire, mais là encore, la série a du mal à se relever de l’épisode précédent. Je veux dire, ça manque de crédibilité de la voir se prendre une balle dans un décolleté plongeant, mais tenir debout menottée comme si de rien n’était. Eh, ça m’arrange bien pour le Bingo Séries, hein. Dans les choses qui manquent de sens autrement ?

Ecoutez, Nolan finit en couple avec Bailey qui avait juste peur de s’engager et de se faire dégager alors que Lucy accepte que Tamara détruise complètement la chambre de West avec des peintures étranges. Je n’oublie pas non plus Nyla qui redevient sympathique avec son bleu, en acceptant de changer son surnom qui lui rappelle le meurtre traumatique de son colocataire… Drôle d’histoire pour l’intégrer à l’équipe, tout de même.

Il s’intègre pourtant au casting de manière assez évidente et presque trop simple. Cela aurait pu être sympa de laisser passer un peu de temps avec plusieurs recrues virées avant de nous remplacer West, mais admettons. La série justifie en tout cas son titre avec ce nouveau bleu et avec Tim qui l’est aussi ; tout en préparant le terrain pour le moment où Nolan coachera à son tour un bleu.

Il n’empêche que du point de vue de l’intrigue et l’enquête policière, pour l’instant, on est assez clairement sur un épisode moyen qui peine à être crédible. Ils ont fait mieux. Beaucoup mieux. Le meilleur reste le cliché comique d’Angela et Wesley en congés pour s’occuper du bébé, quand même ! Enfin, soit ça, soit la relation Tim/Lucy qui sauve bien souvent la série de toute manière.

Atypical – S04E09

Épisode 9 – Player’s Ball – 20/20
À l’approche de la fin de la série, je suis content de voir que les scénaristes retrouvent le très bon équilibre qu’ils avaient il y a quelques temps : l’humour et l’évolution des personnages se font en parallèle et ça fonctionne à merveille. Non, vraiment, c’est une réussite cet épisode, et ça me fait bien plaisir. On pourrait presque s’arrêter là, du coup.

Spoilers

Zahid organise une fête avant son opération.

I have a secret I’m not supposed to have.

La fin de la série va clairement être la fermeture du magasin qui était le centre de plein d’intrigues de la série là. C’est triste, mais il fallait bien quelque chose pour marquer la fin. Et comme nous n’avons plus tellement d’intrigues sur Sam, c’est bien normal d’en arriver à la fin. On nous annonce ainsi l’organisation d’une grande fête pour dire adieu au testicule de Zahid, et accessoirement pour le départ de Sam aussi.

Eh oui, il part en Antarctique après tout. Il demande à Elsa d’organiser la soirée… mais celle-ci est trop occupée à faire l’inverse de ce que son fils lui a demandé : elle se renseigne sur le programme d’art qu’il a choisi pour partir. C’est une mauvaise idée, ça.

En parallèle, Casey vide définitivement son casier et retombe sur Izzie. Cette dernière étant invitée à la soirée de Sam, il est rapidement question de Doug et de ce qu’il a dit à Izzie. Il n’en faut pas plus pour que ça éclate à nouveau en dispute entre père et fille, alors que le mal-être de Casey est trop rapidement mis de côté. Et elle ne finit même pas en couple avec Izzie, ça me souuuuule.

De son côté, Paige prend cher à nouveau dans l’épisode : elle se retrouve obligée de renfiler son costume de patate quand la serveuse qui l’avait remplacée se casse la cheville. Cela remet en question ses choix de vie : tout le monde semble avancer dans la vie, mais pas elle. Elle devrait parler un peu avec Elsa, parce qu’elle se retrouve à danser avec son fils, et c’est gênant. Mignon, mais gênant.

C’est pire quand l’école finit par la rappeler pour lui annoncer que Sam ne pourra pas partir – c’est clairement le contenu du coup de téléphone. Elsa finit par en parler à Zahid : le voyage est annulé faute d’inscription. Ce pauvre Zahid n’avait pas spécialement besoin de savoir ça non plus. Pauvre Elsa… Vraiment la série me donne de la peine pour elle désormais. Je ne m’y attendais en commençant l’épisode.

Sam n’a bien sûr pas conscience de tout ça et il passe sa soirée dans sa chambre avec Paige – laissant ainsi Casey seule avec Abby. Cela ne me convient pas. J’adore Abby, mais je préfère quand même Izzie. J’étais presque content de voir Casey finalement seule à attendre Izzie, mais Izzie ne peut finalement pas venir à la soirée. C’est bien dommage. Casey finit par se rendre acheter des hot-dogs avec Abby, et je n’aimais pas ça du tout.

Pendant que ça se passait, Elsa se décidait à tout raconter à Sam… Pas de bol, elle est interrompue par un coup de fil de Doug au pire moment : bossant ce samedi soir, il a trouvé sa belle-mère pieds nus dans un parc. Aïe, elle perd vraiment la boule. Cela dit, Sam apprend quand même la vérité, par Zahid, ce boulet intergalactique. La scène était bien marrante, et ça fait du bien de voir que la série retrouve son équilibre à l’approche de la fin : Sam reproche à sa mère de s’être mêlée de son voyage en Antarctique, contrairement à ce qu’il avait demandé. Aïe.

Dure soirée pour Elsa qui rentre en panique chez elle pour retrouver sa mère. Elle va aussi bien que possible vu la situation, mais je ne sais pas trop comment ça va finir tout ça. En plus, de son côté, Casey demande à Abby de lui faire un tatouage. Au secours. Au moins, ça donne envie à Paige de démissionner. C’est cool.

L’épisode se termine alors sur une bien jolie scène : Sam se console en retournant sur son lieu de travail désormais vide de tous produits. C’est top, parce que Zahid et Casey le retrouvent assez vite. Cela permet à Casey d’assumer à voix haute son coming-out, à Zahid d’avouer qu’il a peur et à Paige de leur annoncer sa bonne nouvelle.

Evil – S02E13

Épisode 13 – C is for Cannibal – 16/20
J’aimerais sincèrement écrire que la série est plus claire après cet épisode et que les réponses que l’on obtient sur les intrigues de la saison sont suffisantes pour justifier les nombreux moments d’égarement de la saison, mais ce n’est pas le cas. On a un épisode qui paraît étonnamment fluide à la place, mais pas tellement de perspectives ou de direction limpide pour la suite. Je ne sais plus quoi penser de la série.

Spoilers

David s’apprête à recevoir son ordination.

Stop creating fiction to avoid God.

L’épisode commence par un entretien de David sur le point d’être ordonné prêtre, et je dois avouer que c’était intéressant de découvrir les coulisses de quelque chose que je ne connaissais pas du tout. Eh, il a un sacré niveau de latin et une réponse bien convenue à tout ce qu’on lui demande, y compris quand il est question de race ou quand il se retrouve en conversation visio avec Renée lui posant des questions sur sa vie sexuelle.

Chelou, étrange. C’est la sœur de son ex, franchement. Bon. Ce dernier entretien se passe bien pour lui, mais ça ravive apparemment des souvenirs sexuels pour David, dont on apprend (il me semble ?) qu’il a été dans un centre pour accro sexuel ? Euh ? OK. Tout ça semble sortir de nulle part, de même que l’intrigue de l’épisode sur les cannibales, donc.

Le trio se retrouve à interroger un jeune étudiant dont les parents s’inquiètent qu’il puisse être possédé par un démon. Il y a de quoi : sur son campus, il semble normal de se mettre à hurler tous ensemble sans vraie raison ; et dans la tête de ce type, Mitch, il y a des envies de manger des bouts de corps humains. Il en est à s’attacher à son lit par crainte de bouffer son colocataire pendant la nuit. Et le coloc semble plutôt à l’aise avec cette idée ? Genre… non ?

Il indique quand même à David et Ben que Mitch semble plus affamé quand il rentre d’un cours en particulier, dans un autre bâtiment. Le duo d’enquêteurs se met aussitôt en quête de comprendre ce qu’il peut se passer là-bas, et ils en profitent pour parler du célibat forcé de David tout en traquant une piste sanglante. Soit. Tout cela n’empêche le futur Père Acosta d’être obsédé par le sexe et des rêves érotiques.

Il faut pourtant qu’il en sorte assez vite, parce que Ben et Kristen lui ont organisé une petite fête surprise chez Ben avec à peu près tout le casting. Cela permet au psy de tenter de parler de sa vision bizarre à la nonne habituelle – et c’était génial, mais aussi à Sheryl et aux filles de Kristen de sauter sur le lit de Ben. Sérieusement ? J’étais juste gêné de voir des gens si mal éduqués. Et puis Sheryl qui parle à des prêtres, ça ne peut que mal tourner. Elle demande à ce que Leland soit embauché, finalement, ça pourrait être pire. Ca pourrait être Lexis – mais où est passée sa queue ??? – qui balance à sa mère qu’elle sent comme un cadavre. Sympa.

Je préfère ne pas savoir comment elle connaît l’odeur, mais ça ne semble inquiéter personne. Après, Kristen était à la fac de médecine lors de la dissection d’un cadavre dans la journée, donc en soi, ce n’est pas si bizarre ; mais personne d’autre ne sentant l’odeur, ça semble indiquer que Lexis a l’odorat fin quand même. Allez savoir. Comme toujours avec cette série, on enchaîne de toute manière sur tout autre chose : Kristen, David et Ben se rendent à la fac à trois heures du matin.

Ben et David y avaient trouvé une indication ensanglantée proposant de se rendre sur place à cette heure-ci, mais tout ce qu’ils trouvent, ce sont des étudiants qui font des défis stupides entre eux, du genre, dormir dans un tiroir de morgue. C’était très sympathique de voir Kristen flipper un coup, pour une fois ; et très sympathique comme réalisation. Par contre, ça ne ressemble pas tellement à une fin de saison… Au contraire, même : on a un épisode qui semble étonnamment bien construit autour des mêmes intrigues par rapport à d’habitude.

Bon, après, Kristen et Ben perdent de vue David qui se retrouve à errer seul dans cette fac abandonnée. Cela lui permet d’être face à face à ce qui ressemble à une gargouille cannibale, une créature capable de voler et de le chasser à travers la fac. Comme souvent, par contre, Kristen intervient pour aider David à passer une porte, et pouf, la vision démoniaque disparaît. Je parle de vision pour une bonne raison, parce que sœur Andrea finit par lui expliquer qu’il a un don bien particulier.

C’est un don que peu de gens ont et qu’elle a aussi : plus ils s’approchent de Dieu, plus les visions deviennent corporelles et réelles. Euh ? David ne semble pas prêt à signer pour ça, et j’avoue que ce n’est pas exactement ce qu’on attendait de la série jusqu’ici. Il faudra bien qu’elle bascule totalement dans le fantastique à un moment donné après. Le problème, pour l’instant, c’est qu’elle n’ose pas aller à fond dedans alors qu’elle y est déjà. Je crois.

Je veux dire, la sœur a aussi ses terreurs nocturnes à présent, et ses cauchemars dans lesquels elle voit la gargouille venir l’enfourcher. OK. C’est de plus en plus chelou tout ça. Sœur Andrea demande à la créature de laisser David tranquille, parce qu’il est protégé par Jésus, avant de poignarder avec un crucifix le thorax de cette créature. Puis, elle se réveille. C’est déjà ça ?

L’autre problème de la série, c’est la multiplication des intrigues, et cet épisode n’y coupe pas non plus : le psy annonce à Kristen qu’il va prendre deux mois de vacances et la référer à un autre psy en attendant. Le plus beau, c’est encore qu’il raconte toute sa vie à sa patiente et qu’il n’existe toujours aucune éthique professionnelle entre ces deux-là.

L’éthique professionnelle ne semble pas étouffer Kristen de toute manière. Cet épisode la voit se retrouver sous la surveillance de Leland envoyé par l’Eglise. C’est la pire des idées, mais la dispute entre ces deux-là était hilarante… jusqu’à ce que Kristen retire sa chaussure à talon pour éclater la tronche de Leland. Euh hein ? Les étudiants ne semblent pas s’en inquiéter autour d’eux, et Kristen n’a pas encore de vraie raison de l’éclater.

Cela empire ensuite : pendant l’ordination de David – il ne fait que penser au sexe, super – Leland se lève et laisse à Lexis un étrange mo, Daffodil. Bon, c’est le nom d’une fleur, qui était aussi le nom de code laissé à Sheryl pour aller baffer Asa dans l’épisode précédent. Les intrigues se recoupent, peu à peu. Lexis avoue ainsi à sa mère qu’elle a revu Leland plusieurs fois à l’école, ce qui fait flipper Kristen.

On s’y attendait, mais elle décide donc de récupérer son arme préférée dans le placard pour aller chez Leland. Seulement voilà, Leland est déjà occupé : il a convaincu le cannibale qu’il était parfaitement normal de manger de la viande humaine.

C’était une tâche facile, parce qu’il s’affirmait appelé par un des cadavres de l’université la nuit précédente. Ben et David avaient eu bien du mal à l’empêcher de bouffer un cadavre dont le crâne avait été tatoué d’un sigil… et ça ne sert finalement à rien, car Mitch est invité chez Leland qui lui a organisé une jolie fête pour bouffer le cadavre. Et sur place, on découvre que Sheryl est là aussi, mais qu’elle fait tout ce qu’elle fait pour protéger ses petites-filles. C’est à peu près logique, mais ça manque encore d’une vraie explication, je trouve. La sœur Andrea tente bien de nous la donner avec une révélation sur les sigils avec la carte qui représenterait soixante décennies de soixante maisons démoniaques, mais… Je n’ai pas compris ce que ça apportait au schmilblick, en fait. Grosso modo, on apprend quand même que quand l’un des soixante meurt, il doit être remplacé en étant mangé par son successeur. Sheryl a donc fait ça ? Et Mitch est en train de le faire lui aussi.

Et Kristen dans tout ça ? Elle ne se rend pas chez Leland, mais chez David. Maintenant qu’il est prêtre, il peut écouter sa confession, et il l’accepte. Le pauvre ne sait pas ce qui l’attend par contre : Kristen lui confesse le meurtre de Leroux et le fait que les flics l’ont laissée s’en tirer sans rien lui dire. Bordel, quelle actrice ! Elle est merveilleuse et m’a foutu des frissons… par contre la série m’a tellement révolté ensuite. Genre… Non. Ca m’énerve ce cliffhanger, parce que je ne vois pas du tout l’alchimie qu’on nous vend entre les acteurs et parce que ça n’a aucun sens que David ou Kristen fassent ça, surtout dans un moment de vulnérabilité et d’émotions comme celui-ci, c’est totalement hors propos.

La saison se termine sur David assurant le pardon de Dieu à Kristen… avant qu’il ne l’embrasse. Le soir où il devient prêtre ? Et Andy ? Et bordel où sont les débuts de réponse ? Où est la queue de Lexis ? Qu’est-ce que cette gargouille géante ? Et ce livre que lit finalement Lexis dans son lit ? Et Eddie, la poupée de l’épisode précédent qu’on a vu toute la saison ? Et les rêves de Ben qui ont cessé ? Et… bordel.

EN BREF – Je suis vraiment perplexe. J’adore l’ambiance de la série, j’adore ce que la saison 1 a proposé, j’adore les moments WTF qui peuplent la série… mais je suis blasé de voir que cette saison 2 a multiplié les intrigues sans jamais chercher à vraiment les terminer. Certes, il y a des moments où l’on a l’impression d’avancer et d’avoir des explications, mais à chaque fois, c’est pour mieux reculer ou pour mieux découvrir quinze autres pistes.

Et attendez, quand je dis ça, on dirait que je parle de LOST, mais pas du tout : là, les quinze autres pistes n’ont juste rien à voir avec ce qui précédait et ce qui suivra. À chaque fois. Cela me laisse totalement perplexe : j’adore la série, son ambiance, ses acteurs, sa réalisation, ses moments flippants, oui, définitivement oui. C’est une des meilleures séries du genre, définitivement oui. Par contre, il faut vraiment que ça se reprenne et qu’on offre à la série une vraie direction claire et définie, parce qu’à partir dans tous les sens comme ça, elle ne sait plus ce qu’elle raconte.

Et moi non plus je ne sais plus bien.

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