9-1-1 – S03E15

Épisode 15 – Eddie Begins – 14/20
La série s’obstine à faire ce genre d’épisodes qui, je le sais, plaisent à certains… mais ce n’est pas mon cas. Heureusement, cette saison, la formule est un peu changée de manière à ce qu’il se passe tout de même dans le présent quelques aventures à suivre. Là, le suspense est bon, même s’il est un peu gâché par mon retard qui fait que je savais déjà comment l’épisode se terminait. Et comme j’écoute plus mon cerveau que mon cœur, je pensais un peu trop à la fin pendant l’épisode.

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Spoilers

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Thank us later, when we give you back your son.

Quatre épisodes qu’il n’a rien fait d’autre que tomber sous le charme de la prof de son fils (j’ai écrit son prénom quatre fois seulement dans les critiques, c’est dire), il était temps que l’on retrouve Eddie… Même si je m’en serais bien passé, parce que je n’aime pas trop les épisodes « Begins » et parce que j’ai du mal avec son personnage cette année, pas aidé non plus par le drama en coulisses qui le révèle comme quelqu’un de pas si fréquentable.

Cela n’empêche qu’il faut bien en passer par cet épisode qui commence à la naissance de Christopher. Finalement, c’est un Christopher begins ? Cela fait plaisir de revoir l’actrice jouant Shannon, la mère, cependant. Par contre, sa famille et belle-famille, merci, non merci. Je n’ai déjà pas accroché quand ils étaient là dans le présent !

En tout cas, Christopher était un bébé en bonne santé et tout respirait la joie de vivre dans cet hôpital. Le flashback suivant est très loin de ce moment de joie, avec une engueulade de couple tournant autour du travail d’Eddie qui lui prend tout son temps. Il faut dire que quand on le voit dans le flashback suivant, il est carrément parti pour la guerre en Afghanistan, en 2015. J’avais oublié que c’était un ancien militaire honnêtement, alors que j’ai l’impression que ça explique une partie de son évolution vers les combats de boxe.

En tout cas, la série met le budget dans les flashbacks avec un crash d’hélicoptère, quelques explosions, des coups de feu dans tous les sens et, évidemment, Eddie qui joue les héros. Après tout, le but est de découvrir comment il a eu la vocation de devenir un pompier, non ? On en est loin dans un épisode où il est en pleine guerre, donc chargé d’ôter des vies plus que d’en soigner.

Pourtant, même blessé, il reste altruiste et décide d’aider ses camarades de tranchée, trouvant de la force dans un médaillon censé lui apporter de l’aide religieuse et dans une photo de Christopher. Il est quand même un héros qui a sorti totalement de l’hélicoptère et il obtient une médaille pour cela, médaille de laquelle il ne retire aucune fierté, et plutôt un sentiment de culpabilité, forcément. Bon, et un autre clash avec sa femme au retour.

Franchement, ce n’est pas brillant, mais ça explique pourquoi Shannon s’est barrée comme ça, ne supportant plus son mari avec un petit égoïsme bien prononcé, malgré son héroïsme. Tout ça finit par le pousser à quitter le Texas pour devenir pompier, avec l’accord de Christopher, prêt à le suivre dans toutes ses aventures.

Dans le présent, on suit une journée tout ce qu’il y a de plus normal à la caserne 118, avec nos pompiers qui suivent leur petite routine malgré une visite de Christopher et sa baby-sitter.  Ils sont interrompus en partant sur une intervention pour retrouver un petit garçon, Hayden, probablement perdu dans un puits sur la propriété où il vit.

C’est évidemment Eddie qui le retrouve en premier, mais le petit est coincé très, très loin sous terre, dans un tuyau. Il va relativement bien, mais le temps manque. Un orage s’approche en effet, et ça craint beaucoup, car ça pourrait noyer le petit coincé sous terre. Quelle horreur cette intrigue. En plus, Athena ne reste pas les aider à contrôler la presse, alors on sent bien que ça craint.

Eddie est celui qui s’investit le plus dans le cas, se retrouvant à être celui qui est envoyé sous terre pour l’aider. La série n’y va pas de main morte sur les effets spéciaux et le matériel déployé, donnant une vraie dimension spectaculaire à cette intervention qui est évidemment risquée : l’orage éclate alors qu’ils utilisent une grande tour de fer pour forer le sol, tout de même.

Du coup, c’est une course contre la montre qui se met en place et Eddie est remonté au moment où il touche la main d’Hayden, en train de commencer à être submergé par l’eau de pluie dans son trou. C’est trop tôt pour lui, ce qui fait qu’il coupe volontairement la corde qui le ramenait à la sûreté de la terre ferme pour continuer à s’occuper d’Hayden. Par contre, ça inquiète énormément tout le monde à la surface, forcément.

Chimney décide finalement de descendre à son tour pour checker la situation, et il est ainsi capable de sauver Hayden, déjà secouru par Eddie. Ce faisant, il abandonne Eddie derrière lui et on en revient à la scène annoncée au début de l’épisode : la foudre tombe sur la tour et hop, Eddie se retrouve enterré vivant. Oui, mais justement : il est vivant, alors qu’à la surface, Buck est déjà en train de commencer son deuil.

C’était déchirant à voir et le suspense était bon. Par contre, bon, même si je me suis tenu éloigné des news sur la série, je pense que je serais au courant si quelqu’un du casting avait été viré et qu’un personnage était mort, tout de même. J’avoue que j’ai eu un sacré doute avec les flashbacks et la chanson de Ruelle qui passait en fond. C’était très bien fait : on revoit toutes les intrigues d’Eddie depuis la saison 2, son lien avec Christopher, son lien avec Buck, et c’était très touchant.

C’est finalement ce qui le pousse à trouver un moyen de remonter à la surface par lui-même. La conclusion de l’épisode est un peu précipitée, mais c’est le problème d’avoir eu à gérer les flashbacks qui prennent la moitié de celui-ci. La conclusion est bien trouvée tout de même, avec la médaille de Saint Christophe et Christopher en classe avec sa maîtresse sexy.

Par contre, l’épisode ne fait pas tellement évoluer le personnage d’Eddie tout en étant centré sur lui. C’est dommage !

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9-1-1 – S03E14

Épisode 14 – The Taking of Dispatch 9-1-1 – 20/20
Si je m’attendais à un très bon épisode en le lançant, je ne m’attendais certainement pas à un épisode d’une telle qualité, avec de l’adrénaline comme il fallait et l’impression d’être devant un film. Oh, certes, il y avait dans l’écriture de l’épisode de quoi faire volontairement penser à un film, mais au-delà de ça, les performances d’acteurs et les rebondissements bien amenés participent à faire de cet épisode un des meilleurs de la série, même si on n’y voit malheureusement pas tout le monde !

> Saison 3


Spoilers

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We have to warn someone.

Etait-il vraiment utile de nous faire une parodie pour nous présenter la mise en place de l’attaque du centre d’appel 9-1-1 ? On a donc droit à toute une opération rondement menée pour arriver à cette attaque dont je ne comprends pas encore l’intérêt. Je m’en veux un peu d’avoir raté cette intrigue de prise d’otages : on a eu pas mal d’indices que ça se mettait en place, avec l’arrivée de Josh et d’un nouveau collègue, encore, dans l’épisode précédent.

Tout était mis en place, donc, exactement comme dans ce début d’épisode qui revient un peu en arrière pour nous présenter la situation catastrophique mise en place avec une prise d’otage qui est très bien menée et des coups de feu qui sont tirés sans qu’on ne sache exactement qui sont les victimes.

Tout le monde est pris en otage, les serveurs sont déconnectés quelques minutes, avant d’être remis en ligne. Les opérateurs peuvent partiellement reprendre le travail, par rotation, ce qui permet à Josh et Maddie de communiquer un peu : Josh lui explique que « Greg » est le preneur d’otage, comprenant qu’il s’en est pris à lui parce qu’il bossait au centre d’appel. Maddie, elle espère que Chimney a compris son message.

Ce n’est pas gagné comme espoir, mais c’est bien trouvé, y compris de la part des scénaristes, d’ailleurs. Quand elle peut reprendre le travail, Maddie apprend que tout est lié à un casse prévu en centre-ville. Elle ne peut rien faire de toute manière… contrairement à Josh qui profite de l’inattention de « Greg » pour envoyer quelqu’un en centre-ville. C’est pourtant risqué : les agresseurs sont très clairs en début d’épisode sur ce qu’ils feront aux héros. Ils tireront sur la personne à côté d’eux.

De son côté, Chimney est tout perturbé par le message laissé par Maddie avant de raccrocher. Il en arrive à se convaincre qu’il est juste paranoïaque, malheureusement. Quand elle ne lui répond pas, ni par SMS, ni au téléphone, il se décide d’appeler le 9-1-1… qui est trop occupé.

Il décide alors d’appeler Buck pour lui demander ce qu’il en pense. Après quelques minutes, les deux sont sacrément inquiets et décident d’appeler la police, au moment où Athena débarque chez Howie, grâce à Josh qui a la bonne idée de l’y envoyer. Athena a eu une sacrée matinée aussi, à patrouiller en ville sur des appels qui n’avaient aucun sens par rapport à son travail habituel, se retrouvant avec trois autres officiers sur un petit combat de rue, mais étant envoyée loin du centre-ville où elle voyait un couple en train de s’embrouiller.

OK, pendant ce temps, les braqueurs en profitent pour cambrioler un musée, et franchement, j’ai trouvé tout ça sacrément bien mené. On se serait cru devant un bon film d’action, avec le défaut qu’on est habitué avec les Ocean’s Eleven et autres à s’attacher aux méchants… alors que là, on aime les gentils, quoi.

Athena et Chimney se retrouvent donc à faire équipe ensemble, et Buck les rejoint avec un joli excès de vitesse forçant Athena à s’occuper de lui aussi. Son chef lui a pourtant dit de ne rien faire, mais ce n’est pas dans son caractère, ni dans celui de nos pompiers. Athena se rend donc au centre d’appel pour mieux poser problèmes à nos méchants dont le casse se déroule à merveille… jusque-là.

L’arrivée d’Athena les divise, puisqu’il est question de lui tirer dessus. Enfin, ça, c’est avant que la chef du centre passe un appel pour éloigner Athena, lui donnant le code d’une « embûche ». Elle s’en va, mais désactive son GPS, ce qui attire l’attention de nos méchants. C’est plutôt pas cool pour eux, qui sont déjà sur les dents parce qu’ils sont en retard sur leur programme.

L’ambiance part en vrille dans le centre d’appel avec des méchants qui commencent à se taper dessus et nos opérateurs qui tentent d’être des héros, sans être exactement entraînés pour ça. Josh prend encore un ou deux coups, Maddie retourne au travail et tous les flics de la ville désactivent les GPS. Ils veulent mener une opération discrète, mais ça n’est pas très discret. Tellement pas, en fait, que ça pousse les opérateurs à reprendre le dessus sur leurs agresseurs.

C’est Maddie qui lance les hostilités, aider par une collègue qui feint une réaction allergique pour s’assurer qu’elle puisse utiliser sa seringue contre « Greg ». C’est très efficace comme technique, mais ça lui fait faire un arrêt cardiaque qui révèle que Josh n’a pas envie de le voir mourir. Il s’arrange donc pour lui sauver la vie avec un massage cardiaque, pendant qu’Athena devine correctement l’endroit où ils commettent un casse.

Ce montage final est vraiment bien fait avec l’impression que se dénoue naturellement et de manière fluide. Quant à Jake, que l’on croyait mort à cause du coup de feu en début d’épisode, il s’avère qu’il ne l’est pas tellement finalement !

En effet, la fin d’épisode ne se calme pas pour autant après les retrouvailles entre Maddie et Chimney ! Non, loin de là, on suit Athena expliquer comment elle a su où aller, alors que Maddie raconte à tout le monde la fin de l’Histoire : Tiffany, la femme du groupe, était le cerveau qui avait prévu depuis le départ de trahir son équipe, alors que Jake, le réceptionniste du centre d’appel, est passé d’appât comme Josh l’est devenu, à complice, par amour. Sacré épisode !

Par contre, je me rends compte une fois de plus que la critique est plus courte que sur d’autres séries… Désolé, j’étais trop à fond dans l’épisode pour vraiment prendre des notes dessus, je crois ! Un vrai coup de cœur en tout cas.

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Gentleman Jack – S01E05

Épisode 5 – Let’s Have Another Look at Your Past Perfect – 18/20
J’ai plus accroché que la semaine dernière alors même que l’épisode m’a paru plus redondant et répétitif que jamais, allez comprendre. Je pense que le point le plus positif de cet épisode est qu’il se recentre sur la partie la plus intéressante de la série plutôt que sur les intrigues secondaires qui ne sont enfin plus que ça : des intrigues secondaires. Et c’est tant mieux. Comme quoi, la répétition peut avoir du bon, parfois.

> Saison 1


Spoilers

05

Miss Lister is unnatural, Miss Parkhill

Miss Walker fait une sacrée grasse mat pour ce début d’épisode : il est 10h22 quand elle se réveille. Quelle honte ! Non, je plaisante, c’est tout l’inverse en fait, la scène est super mignonne avec Anne qui réconforte Ann autant qu’elle peut par rapport à la situation et l’arrivée de son violeur, parce que bon, c’est ce dont il est question concrètement.

Le voilà donc qui arrive chez elle pour l’épouser, pour mieux découvrir qu’elle est plus bouleversée que lui par la mort de sa femme. Forcément. Il est très mauvais acteur ce personnage (pas comme l’acteur, hein), donc c’est drôle à voir franchement. Mr Ainsworth est très triste de voir Miss Walker trop malade pour le recevoir…

Les voisins (et la famille, donc) de Miss Walker, les Priestley, se chargent de le consoler comme ils peuvent et de le conseiller face à ce refus de la part de la jeune femme qui les met tous dans une position hyper délicate. Malgré les conseils d’y aller doucement, Ainsworth ne trouve rien de mieux à faire que d’insister autant que possible en se rendant alors à Crow Nest pour offrir un cadeau à Miss Walker, qu’il espère au moins entrevoir.

Le pauvre ne s’attendait clairement pas à entendre Miss Walker expliquer qu’elle ne voulait recevoir aucune visite, en-dehors de ces deux personnes déjà présentes. C’est super drôle à voir, parce que Miss Walker est évidemment entourée d’Anne et d’une autre amie. Alors que la porte est fermée au nez d’Ainsworth, on voit bien que la visiteuse comprend immédiatement ses intentions de mariage. C’est tant mieux : ça ajoute de l’humour et ça met une première graine pour la deuxième partie de l’épisode sur cette intrigue.

En attendant, Miss Walker doit tenir bon et refuser de voir Ainsworth, ce qui n’est pas si évident. Tant qu’Anne est avec elle, cependant, ça se passe bien. Si Miss Walker est contente de voir qu’Anne l’écoute et ne parle pas à Ainsworth, elle n’est pas au bout de ses peines parce qu’évidemment, Anne compte bien le faire quand il y aura besoin de le faire. Et la connaissant, même s’il n’y a pas besoin, elle le fera quand même, jalouse comme elle est.

Malgré sa jalousie, elle doit quand même rentrer à Shibden Hall. Miss Walker en profite pour lui donner les cadeaux d’Ainsworth dont elle veut se débarrasser, histoire d’énerver encore plus Anne après ce porc. Franchement, c’est tout ce qu’il est à ce stade. Bizarrement, si Anne doit rentrer, elle passe tout de même une bonne partie de la nuit dans le lit de Miss Walker.

Oh. Elle ne le fait pas que pour le plaisir du lit, hein, elle compte bien aussi lui demander un véritable mariage. Enfin aussi véritable que possible : elle lui propose tout simplement de jurer sur la Bible, en privé, pour avoir leur propre mariage. C’est une scène que je trouve drôlement intéressante, parce que ça montre que malgré tout son anticonformisme, Anne n’en reste pas moins une grande romantique qui veut ce que les autres ont : une relation fidèle et durable. Et ça, c’est beau, surtout pour l’époque et le contexte.

Quant à la manière dont ce mariage privé se déroulerait, eh bien, il suffirait de jurer sur la Bible, tout simplement. Si ça pouvait être si simple de rallier les religieux homophobes à la cause homosexuelle, le monde tournerait mieux, Anne !

Le lendemain matin, Ainsworth a donc la joie de voir revenir son colis de la veille (son propre livre sur lui, quel merveilleux homme), qu’il avait apporté personnellement, et il découvre au passage l’existence d’Anne Lister quand dans la missive qui accompagne le colis, Miss Walker lui explique qu’elle a demandé à Anne de lire toute sa correspondance. C’est inattendu pour lui qui pensait vraiment pouvoir se remarier en un instant. Il n’est en plus pas au bout de ses surprises puisqu’Anne débarque quasiment aussitôt chez les Priestley.

Ceux-ci ne s’y attendaient pas, mais elle a une faveur à leur demander… ou plutôt, elle a un bon prétexte pour passer chez eux. Elle fait comprendre que Rawson est responsable de l’accident de voiture du début de la série, jouant sur les sous-entendus et le suspense pour leur faire comprendre, tout en étant brillante dans sa manière de traiter Ainsworth comme un inconnu. Elle n’est là que pour lui, de toute manière. Le quiproquo qui s’installe l’air de rien avec les Priestley démontre une fois de plus que les scénaristes de la série sont vraiment brillants dans leur manière de mettre tout ça en place.

Bien sûr, quand elle s’en va, Ainsworth lui coure après pour lui parler. Rien d’étonnant à ça, vu la situation. Anne en profite pour lui faire comprendre qu’elle sait parfaitement qui il est et ce à quoi il joue, tout en lui expliquant qu’elle n’approuve pas spécialement la situation. Ainsworth en profite, lui, pour lui dire qu’il était juste sous l’influence de l’opium au moment d’écrire sa première lettre.

Aha, comme si c’était le problème. Anne est brillante dans cette scène où elle se montre hyper protective et juste très amoureuse de Miss Walker, finalement. Ainsworth ne se doute de rien pour autant, voyant en elle une amie zélée qui n’hésiterait pas à salir la réputation d’Ainsworth s’il allait trop loin dans ses demandes et se montrait trop insistant. Après tout, il l’a violée alors qu’il était encore marié, ce qui fait de lui un homme adultère et décadent. Non, vraiment, Anne est brillante dans ses menaces et la manière dont elle le domine. Je me répète beaucoup, on dirait que j’écris le scénario de cet épisode, hum hum.

Après tout ça, Mr Ainsworth n’a plus tellement envie de se marier avec Miss Walker, expliquant que le problème vient avant tout de son dédain, selon lui. Ah, mais quel connard, il sait comment capitaliser ma haine, lui. En tout cas, il se barre, et c’est bien la seule bonne chose qu’il fait de tout l’épisode.

Malheureusement, il faut bien en revenir aux intrigues secondaires ensuite. Tout ce premier quart de l’épisode était pourtant génial et suffirait à en faire une série génialissime. Bref, Anne rentre à Shibden et a énormément de choses à faire déjà. Elle a plein de travail, a emprunté de l’argent à Miss Walker pour gérer ses affaires et doit encore réprimander Elisabeth, à sa manière, d’avoir gardé le secret d’Eugénie. Cette intrigue est totalement laissée de côté à présent, et vraiment, ça semble n’avoir été qu’un moyen de perdre du temps.

À l’inverse, l’accident de début de saison continue donc de faire des remous sans être pleinement exploité, et les affaires des Lister perturbent les Rawson, qui voient bien qu’elle est en train de prendre le dessus sur eux financièrement. C’est gênant, bien évidemment.

En parallèle, on continue de suivre aussi la vie sentimentale de Marian. Elle a beau vouloir être amoureuse, on voit bien qu’elle ne l’est pas tant que ça, parce que son prince charmant est un sacré boulet. La scène ajoute beaucoup d’humour à l’épisode, surtout quand Marian tente de le faire paraître sous le meilleur jour possible alors qu’il n’y a rien qui puisse apparemment le sauver aux yeux de sa famille. C’est la nouvelle intrigue à la Eugénie, je pense, mais c’est marrant, surtout qu’Anne s’arrange bien évidemment pour éviter de prendre le thé avec eux, hein.

Pendant ce temps, chez Thomas, oups, la boucle de ceinture du père est retrouvée par la mère parmi la terre des cochons. Evidemment qu’elle comprend aussitôt ce qu’il se passe. Elle en est réduite à attendre le retour de Thomas, pour mieux le confronter et lui expliquer calmement son erreur de ne pas avoir pensé au métal.

Elle est au bord des larmes et on ne sait pas bien si elle lui en veut ou non, mais en tout cas, elle le couvre autant que faire se peut quand on vient réclamer des nouvelles de son mari. Cela veut tout dire, j’imagine.

Cependant, tout ça, ce ne sont que des intrigues secondaires peu évoquées et très réparties dans l’épisode qui se concentre principalement sur Anne et Miss Walker, quitte à être un brin redondant. Ainsi, à Crow Nest, Miss Parkhill continue de ne pas comprendre le refus de Miss Walker de se marier avec Ainsworth, de même qu’elle ne comprend pas bien la maladie qui semble frapper Miss Walker un peu quand ça l’arrange. Malheureusement, ça l’arrange lorsque Mrs Priestley vient lui rendre visite, soi-disant pour prendre de ses nouvelles pendant qu’Ainsworth est à l’église. Bref, Priestley se retrouve seule avec les incompréhensions de Miss Parkhill qui sait uniquement que Miss Walker est amoureuse, probablement d’un homme, ce qui oblige Priestley à lui balancer la vérité, en tournant autour du pot autant que possible pour le bien du quiproquo, puis en lui expliquant ce qui arrive aux homosexuels vis-à-vis de la justice : ils sont pendus. Ah.

La pauvre Miss Parkhill ne s’en remet pas du tout et révèle toute son homophobie parfaitement naturelle, évidemment, à Ann dès qu’elle en a l’occasion. C’est ainsi sans la moindre surprise que Miss Walker recommence donc une fois de plus à changer d’avis. C’est une vraie girouette à force, mais je la comprends, vu la société dans laquelle elle évolue. Il faudrait juste qu’elle arrive à se tenir à une décision ferme et définitive… ce qui retirerait cependant 80% du drama de la série. Et au moins autant de lettres dans la correspondance des deux femmes.

Bien sûr, après une telle lettre lui faisant comprendre que Miss Walker change d’avis, c’est dès le lendemain matin qu’Anne Lister est de retour à Crow Nest. Cela pose bien problème à Miss Parkhill. Autant elle admirait Anne Lister en début d’épisode, autant elle est incapable de la regarder dans les yeux désormais. Cette réaction permet à Miss Walker de comprendre qu’elle n’est pas prête à assumer sa relation avec Anne, et elle le lui explique dès que Miss Parkhill les laisse seule un instant.

Anne se retrouve à reprendre toujours les mêmes arguments : il suffit de continuer à s’afficher en tant que très bonnes amies pour que tout le monde leur fiche la paix et que Mrs Priestley passe pour folle dans ce qu’elle pense avoir vu. Elle demande aussi à Miss Walker d’avoir un peu de courage face aux ragots du voisinage, avant de lui apprendre que l’homosexualité n’est qu’un crime que pour les hommes. Eh oui, charmante époque. L’homophobie est toujours plus marquée envers les hommes ; à l’époque, personne n’imaginait que deux femmes puissent céder ainsi aux plaisirs de la chair. Et quand bien même, ça reste toujours moins dérangeant, puisqu’il y a tout le fantasme masculin qui va avec.

Bon, je m’égare, reprenons la critique : Anne est super touchante une fois de plus à dire qu’elle sait que Dieu l’a créée ainsi et elle se jette aux pieds d’Ann. Il est très clair qu’elle est amoureuse et qu’elle la veut pour femme, pour s’éviter une autre déconvenue encore. C’est tellement mignon.

Miss Walker a bien conscience qu’elle change d’avis chaque fois qu’Anne est là, mais elle finit par craquer une nouvelle fois. Leur relation est redondante, certes, mais elle est magistralement bien écrite et ça me convient parfaitement. On voit toute la faiblesse de Miss Walker face à ses sentiments.

Cependant, l’épisode se termine une fois de plus par… un changement d’avis de Miss Walker. Ben oui. Céder aux désirs d’Anne, c’est facile sur le moment, en théorie, quand elles échangent un baiser… En pratique, en revanche, c’est plus compliqué quand il faut faire face à Miss Parkhill qui n’est pas si naïve ni si dupe du jeu joué par les deux femmes.

Il faut dire qu’Anne ne tient pas du tout en place et essaie trop de vendre que tout va bien, avec un sourire et une hyperactivité pas si naturelle, si je peux me permettre l’expression qui passe mal (c’est comme ça que Mrs Priestley a présenté la situation à Miss Parkhill à la base). Miss Parkhill est excédée par la situation et fait comprendre à Anne qu’elle n’a qu’à aller se promener seule plutôt que forcer Miss Walker à céder à tous ses caprices, ce qui pousse Anne à lui dire de rentrer chez elle plutôt que de donner son avis.

Choquée, Miss Parkhill change simplement de pièce, ce qui permet aux amoureuses de sombrer dans une nouvelle querelle, inconscientes des oreilles indiscrètes qui pourraient traîner par là. Cette fois-ci, Miss Walker va trop loin cependant, à dire qu’elles vont à l’encontre de Dieu et qu’elle veut se marier à Ainsworth pour s’éviter bien des ennuis. Franchement, après un tel épisode, c’en est douloureux pour Anne. En amour, je n’aime pas tellement son caractère depuis le début de la série, mais là, elle ne peut qu’être blessée par des propos qui ne tiennent absolument pas compte de ses sentiments et du fait qu’elle est humaine aussi, en fait.

L’épisode se termine donc sur une Anne extrêmement énervée par sa compagne et future femme. Tu m’étonnes ! Comme cela ne suffisait toutefois pas à faire un cliffhanger suffisamment intéressant, apparemment, les scénaristes en rajoutent une couche en nous montrant que sur le chemin du retour, Anne est agressée par un homme. L’agression est hyper violente, l’homme lui demande de laisser tranquille Miss Walker, mais on passe à ça d’un viol (heureusement, Anne a de sacrés réflexes incroyables). Elle se prend quand même des coups de bâtons et poings hyper violents, ce qui fait qu’elle finit en sang.

Certes, l’homme prend la fuite… mais tout de même, le mal est fait. Et la scène est un tel contraste par rapport à celle où elle confrontait Ainsworth. C’est totalement voulu, c’est sûr, mais wow. C’est choquant comme fin d’épisode, surtout que parmi toutes les intrigues secondaires, celle-ci surgit de nulle part et vient contredire pas mal des théories de l’héroïne.

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Perry Mason – S01E02

Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.

> Saison 1


Spoilers

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The Devil put Charlie Dodson in this box!

1h04 d’épisode, je vois qu’HBO ne fait toujours pas dans la demi-mesure avec ses mini-séries. Espérons que j m’en tire mieux que la semaine dernière dans la compréhension de cet épisode, parce que le cliffhanger m’a laissé perplexe tout de même. Cette semaine, on recommence par un flashback où l’on suit notre héros sur le front en pleine guerre.

Bien sûr, les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais j’ai vu pas mal de films récemment et un certain nombre d’entre eux s’en sortaient mieux à recréer un front de guerre. En tout cas, l’idée, c’est que Perry vit super mal son expérience sur le front, forcément, et que ça a encore un impact aujourd’hui dans sa vie. Il faut dire qu’il s’est retrouvé à tuer des alliés blessés pour leur éviter les souffrances de la mort brûlé vif… et il n’a pas tué uniquement ceux qui lui demandaient d’abréger ses souffrances.

Dans le présent, Perry poursuit son enquête et j’ai eu du mal à raccrocher en début d’épisode. Heureusement, plus l’épisode a avancé, plus ça allait. C’est assez rapidement dans cet épisode que l’on retrouve enfin Tatiana Maslany. Elle incarne donc « Sœur Alice », une chrétienne qui réussit à réunir les foules avec son discours religieux, qui prêche la bonne parole en opposant les bons chrétiens au reste des américains, maléfiques, évidemment. Comme prévu, Tatiana Maslany est excellente dans cet épisode et dans ce rôle où elle peut s’éclater à jouer avec une folie encore différente de celles qu’on lui connaissait dans Orphan Black.

Après, si elle s’éclate, je ne suis pas encore convaincu par son rôle : elle a la carrure de saisir mieux que ça, non ? J’ai hâte de voir ce que la série réserve à son personnage, parce que pour l’instant, ce n’est pas exactement renversant. Les parents du petit Charlie sont évidemment dans le public et Alice les repère, parce qu’ils sont populaires dans les médias. De là à dire qu’elle fait de la récupération avec sa secte (pardon, son Église) qui paie l’enterrement, il n’y a qu’un pas.

Elle leur propose ainsi un rendez-vous privé où elle apprend à les connaître, jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par la police venue chercher le couple Dodson, soi-disant pour leur montrer des suspects potentiels. On sent bien qu’il y a autre chose de prévu…

Ailleurs en ville, nous suivons un homme noir qui menace sa femme avec un flingue. C’est très décousu comme début d’épisode, franchement, et il n’y a absolument aucun lien avec le reste de la série. En fait, c’est juste une bonne manière de nous introduire un nouveau personnage, l’officier Drake, qui m’intéresse déjà plus que Perry Mason, désolé pour les fans. Disons qu’il a plus la carrure d’un personnage que je pourrais vraiment aimer !

Il est donc embarqué par un voisin qui l’emmène dans l’appartement où il découvre les cadavres de l’épisode précédent – ceux qui ont eu lieu en plein feu d’artifice. Il est forcé de suivre la piste des gouttes de sang, mais il ne trouve pas le dernier corps, celui tombé de l’immeuble.

Il en parle tout de même à ses supérieurs, sauf qu’il y a un sacré problème avec eux : il s’agit des sergents du premier épisode, et notamment Ennis, le meurtrier, précisément. C’est légèrement problématique et la scène s’enferme inévitablement dans un racisme qui permet de faire taire Drake. Arf. Cela perturbe l’officier qui en parle à sa femme le soir même, mais il change tout de même le contenu de son rapport pour coller aux dires de ses supérieurs. Bien. Enfin, non, justement : pas bien. Il n’a pas vraiment le choix, cela dit.

En parallèle, on continue de suivre toujours plus de personnages avec une enquête qui patine et qui commence à soupçonner les Dodson eux-mêmes. On s’en doutait, c’est toujours par là que ça commence et bien sûr, Mr Dodson a des choses à cacher. La police a en effet découvert que le père de Charlie n’était autre que le fils de Herman Baggerly. Au moins, ça explique pourquoi il était introduit avec tant d’insistance.

Sans surprise, Matthew – c’est son nom – est arrêté par la police, sans que EB, son avocat présent pour l’interrogatoire, ne puisse rien y faire. Bien sûr, son arrestation se fait devant la presse et devant la pauvre Emily qui ne parvient pas à comprendre ce qui arrive.

Le problème, c’est qu’EB découvre assez vite que la découverte de la police est juste : Matthew Dodson est bien le fils d’Herman Baggerly. C’est gênant. Bon, ce n’est pas aussi gênant que Baggerly qui s’en prend ensuite à Perry, parce qu’il n’aime pas le ton que notre héros emploie avec lui. C’est l’occasion d’apprendre pour nous qu’il n’est pas un héros de guerre, mais juste qu’il a été relâché avec un ticket bleu, réservé aux noirs et aux homosexuels. Etonnant.

Malgré tout, Perry décide de retourner interroger Emily à la lumière de ces événements. La scène ne mène pas à grand-chose, même si j’aime bien la relation qui se tisse entre ces deux-là, qui permet bien de voir qu’Emily contourne certaines questions et lui cache des choses. Ce n’était pas aussi flagrant la semaine dernière.

Perry enchaîne donc avec une enquête de voisinage qui est bien plus intéressante : Mrs Trotter lui apprend ainsi qu’Emily n’était pas endormie mais qu’elle était au téléphone toute la nuit lors de l’enlèvement de son fils. Voilà qui change quelques circonstances de l’enlèvement : pourquoi mentir à ce sujet ?

La vie est tout de même bien compliquée pour Emily qui doit faire face aux affronts constants de la police et de la presse. Ces derniers sont sûrement les pires, franchement. Elle se rend alors à un déjeuner avec Della, dont elle s’éclipse pour passer un coup de téléphone. C’est exactement ce que Perry espérait en suivant Emily, de manière peu discrète d’après Della qui s’énerve de le voir, mais de manière assez discrète tout de même, puisqu’Emily ne se rend compte de rien. Perry en profite pour récupérer le numéro, donc, et l’adresse associée à ce numéro, pour mieux comprendre Emily.

La nuit, il décide de se rendre sur place et de s’infiltrer dans la maison, sans autorisation. Voilà qui n’est pas du tout risqué. Problème : tout ce qu’il trouve, c’est un cadavre avec une lettre de suicide disant qu’il ne pouvait plus vivre avec ce qu’il a fait… et qu’on peut en trouver deux autres à telle adresse. Ah. L’intrigue avance, donc.

Problème numéro 2 : en poursuivant sa visite de la maison de ce George Gannon, il trouve des lettres d’amour de la part d’Emily. Perry décide d’aller confronter Emily pour savoir de qui il s’agit exactement et il ne se comporte pas spécialement en gentleman avec elle : le fait qu’elle ose avoir un amant semble à ses yeux la rendre coupable du crime. Ah ben oui, évidement, George, c’est son amant. Enfin, c’était, parce que là, elle apprend sa mort.

C’est trop simple tout ça comme résolution, mais ça semble contenter Perry… jusqu’à ce que Della soit celle qui fasse remarquer que ça manque d’un vrai mobile tout ça. Après, l’avis de Della, tous ses collègues s’en foutent royalement, parce qu’ils préfèrent qu’elle réponde au téléphone en bonne secrétaire plutôt qu’elle ne défende leur accusée parfaite – et accessoirement plus ou moins cliente, tout de même.

Il y a bien sûr toujours autant de sexisme dans la série. Sexisme, racisme, je sais que ça se passe à l’époque, mais finalement, justement, quitte à faire un reboot, ça aurait pu être sympa d’en faire un plus moderne plutôt que de s’enfermer à cette époque aussi problématique. Je ne sais pas, je crois que je perds patience. J’ai du mal avec un certain nombre de choses dans cet épisode qui semblent être mises là gratuitement. Certes, Della comme Drake militent pour faire changer les choses, mais la représentation reste peu moderne. On touche là un vrai sujet de débat, je sais : on ne va pas s’empêcher de faire des dramas historiques parce que le monde a évolué… mais en même temps, je trouve qu’on a déjà encore assez à faire sur ces sujets-là pour ne pas toujours proposé des divertissements qui s’enferment là-dedans.

En plus, tout ça semble juste être une bonne excuse sans prêter à plus de débats ou évolution des pensées autour de ces questions… Ce qui, vraiment, est la partie que je trouve un peu odieuse : c’est uniquement se cacher derrière le passé en continuant de représenter ce qui ne va pas dans la société… pour le moment, en tout cas ! Wow, je me suis totalement éloigné du sujet de base-là, non ?

Pour en revenir à la critique, donc, EB est forcé d’insister pour défendre Matthew auprès de Baggerly. Le problème, c’est qu’il est accusé publiquement par la police d’être le kidnappeur de son propre fils. Cela commence à poser problème aussi pour l’Eglise de Sœur Alice qui n’apprécie pas bien d’apporter son soutien (financier, en plus) à cette famille s’il devait s’avérer que Matthew était le meurtrier de son propre fils.

Malgré tout, l’enterrement a lieu et est mené par Alice qui fait ce qu’elle peut pour soutenir Emily dans l’épreuve, alors que Matthew ne peut y assister. Bien que les circonstances ne soient pas censées s’y prêter, Alice est heureuse aussi de voir qu’elle a un nouveau public pour écouter son discours, avec une bonne partie des hommes importants de la ville. Elle en profite aussitôt pour improviser un discours expliquant que le Diable est en ville, sous la forme de ceux qui ont kidnappé et tué Charlie.

Quant au scénario et au montage, il se fait un petit plaisir à nous montrer qui elle désigne à chaque fois qu’elle parle du Diable en lui donnant un rôle différent dans cette affaire. Cela permet de découvrir les relations de tout le monde à l’affaire… Et ça ne plaît pas spécialement à la personne qui gère Alice dans l’ombre, qui voit bien qu’elle ameute les foules sans bonne raison.

L’épisode pourrait presque s’arrêter ici, mais non. Emily est alors arrêtée au beau milieu de l’enterrement de son fils, grâce à Perry qui a dénoncé son affaire. C’est du grand n’importe quoi cette arrestation publique qui l’empêche d’assister à l’enterrement, franchement. Reste un dernier problème : Perry pense finalement qu’Emily n’est pas si coupable, à cause de Della. Après tout, Emily est juste infidèle, ça ne fait pas d’elle une meurtrière. Sans blague.

Comme on est qu’au début de la série, on sait bien que l’affaire est trop vite réglée pour que ce soit le cas, en plus. Comme Perry, on se retrouve donc à avoir des doutes pour la suite, mais il faudra attendre une semaine de plus pour avancer, alors qu’il semble continuer de se chercher un autre travail alors qu’Emily est soutenue par Della, révoltée par son arrestation.

De son côté, Drake poursuit son enquête : il a raison de suivre son intuition, puisqu’il trouve évidemment des preuves de ce qu’il soupçonnait. Enfin, je pense : la série est en train de se constituer une tradition de cliffhanger aussi peu clair que possible, je crois.

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