HTGAWM – S06E14

Épisode 14 – Annalise Keating is Dead – 20/20
Ah ouais. La série ne se fout pas de nous avec un épisode de quarante minutes qui paraît en durer beaucoup plus tellement il y a tellement d’intrigues qui s’entrechoquent et de scènes magistrales, avec des twists bien amenés dans l’ensemble et un épisode qui prend déjà des allures de fin de série. Est-ce que pour une fois je vais aimer la fin d’une série Shonda Rhimes ? Comme quoi, tout arrive… En tout cas, c’était haletant, et sans même le rebondissement que j’attendais !

> Saison 6


Spoilers

614.jpg

Good people go to jail.

Pardon ? Comment ça, Annalise est stressée par son premier jour de procès ? Depuis quand est-elle capable d’émotions humaines ? La première scène est ainsi plutôt drôle avec Annalise hésitant énormément sur son look, sur sa coiffure et sur tout un tas de choses, mais jamais sur son make-up apparemment. En tout cas, il faut bien reconnaître que ça finit bien pour elle, elle est superbe. Comme toujours.

Bizarrement, ce n’est pas trop le cas de Michaela qui tente un look avec son père, là où Connor le fait avec Oliver. Le procès est prêt à commencer comme cela, même si on ajoute toutefois l’information de dernière minute que Connor a décidé d’aller en prison pour cinq ans lors de son nouveau deal, c’est dingue.

Enfin, presque, il y a encore quelques pistes à explorer du côté de l’inceste de la semaine dernière : Annalise refuse de dire à Frank la vérité, Bonnie est donc envoyée contacter l’avocat d’Hannah. Le but est assez simple : lui faire du chantage. Soit elle accepte de dire la vérité au tribunal – à savoir qu’elle a conspiré avec les Castillo ; soit toute la vérité éclate lors du procès. Evidemment qu’elle accepte, mais en échange d’une garantie que personne n’apprenne la vérité sur Frank – qui est du coup le demi-frère de Gabriel, notons-le.

Le procès commence par une sacrée trahison : on demande à Tegan de ne pas rester dans l’équipe d’Annalise. Et il y a un témoin gênant pour prouver qu’il y a bien collision d’intérêt : Laurel redébarque en sortant de nulle part. Comme je n’avais suivi aucune promo, je ne m’attendais pas à ce qu’elle revienne avant le dernier épisode, et j’ai donc adoré la retrouver de cette manière, pour montrer que Tegan est liée aux Castillo donc pas vraiment à même de représenter Annalise.

Tegan se fait finalement virer par Annalise elle-même grâce à Laurel. Au moins, c’est fait. Tegan trouve que c’est complètement con de tomber dans ce piège, mais cet épisode nous fait entendre les pensées d’Annalise et nous fait comprendre qu’elle n’a pas totalement confiance en son amie, finalement.

Laurel ? Elle est carrément revenue avec Christopher. Cela n’a tellement aucun sens. Elle était donc à Brooklyn pendant tout ce temps, comme elle le dit finalement à Michaela, Connor et Oliver quand elle les croise par hasard au palais de justice. Oliver est tellement chou quand il revoit Christopher, mais il y a tout de même d’autres choses à tirer de cette scène.

Par exemple, Laurel s’en tire sans la moindre peine de prison, contrairement aux autres. C’est une information qui change légèrement la donne, tout de même. Et ça, juste avant que Michaela ne jure de dire toute la vérité. Malheureusement, je ne la trouve pas si convaincante quand elle raconte une jolie histoire bien répétée nous informant que Wes est coupable du meurtre, sous l’influence d’Annalise, bien sûr.

Michaela va loin par contre, elle va jusqu’à dire que leur professeur couchait avec Wes. C’est la goutte de trop pour Annalise qui décide de détruire Michaela. C’est une sacrée scène à venir, et ça se confirme bien rapidement, quand Annalise n’hésite pas à balancer un crime que Michaela n’avait pas vu venir : le moment où elle a pris la décision complètement conne de trahir le groupe pour appeler l’ICE et faire déporter un camarade de promo. Voilà qui ne la met pas spécialement en valeur devant les jurés. En même temps, je ne sais pas trop à quoi elle s’attendait là…

Durant la soirée, Laurel reçoit une visite de Frank et est forcée de s’expliquer sur les raisons de sa trahison, et surtout de sa fuite. C’est quand même dingue : après quasiment une saison d’absence, Laurel revient et ça donne l’impression qu’elle n’est jamais partie. Elle retrouve sa place et son importance dans la série sans le moindre souci. Jolie écriture, cet épisode est une vraie démonstration de scénario réussi !

Après tout ça, Gabriel se sent forcé de confronter Michaela sur son témoignage. Il n’est pas très heureux de savoir que Michaela lui a menti tout ce temps, connaissant toute la vérité sur la mort de son père sans jamais lui en avoir parlé. Les soirées ne sont fun pour Michaela dans cet épisode, puisque le lendemain soir, c’est Connor qui décide de la confronter, devant Oliver, sur une information que Frank lui a donné au moment où il allait témoigner : Michaela aurait eu une meilleure offre de la part du FBI.

Ainsi, Connor nous refait donc une crise de panique avant de témoigner. Merci Frank pour ce grand moment d’acting de Connor qui veut que le FBI lui confirme l’information, ce qu’ils ne font pas. Il trahit donc à son tour Annalise, ce qu’on ne voit pas vraiment. En revanche, la scène suivante est encore un cas d’école magistral d’Annalise confrontant Connor à ses mensonges : l’essai qui lui a donné la possibilité d’entrer dans sa classe, mais aussi la manière dont il a rencontré Oliver. On a au passage une jolie déclaration de bisexualité d’Annalise – elle ne sait vraiment plus sur quel pied danser avec sa sexualité – et un brin d’homophobie des jurés.

En tout cas, la scène ne mène nulle part, si ce n’est à une dispute violente. Cela laisse Annalise dans une impasse, alors qu’Hannah a une nouvelle demande : qu’Annalise reconnaisse avoir tué Sam, alors même qu’elle ne l’a pas fait. C’en est trop pour Tegan de voir qu’Annalise est prête à accepter une telle demande, alors que ce n’est vraiment pas possible de gâcher à ce point sa réputation. Bonnie assiste à l’échange et reste boire un coup avec Tegan, alors qu’Annalise elle-même est clairement tentée par un retour à l’alcool.

J’ai beaucoup aimé la scène entre Tegan et Bonnie, cependant. Je crois que c’est une des rares fois dans la série où j’ai eu l’impression que Bonnie était un personnage cool, que je pouvais enfin comprendre. M’enfin, c’était encore faire abstraction du fait qu’elle ment toujours à Frank par rapport à Sam, alors même qu’ils sont en couple à présent et qu’elle sait qu’il voit Laurel parce qu’il est honnête avec elle.

Enfin, cela dit, c’est vers Frank qu’Annalise se tourne quand il est question de créer un nouveau rebondissement dans ce procès. Elle demande en effet à parler à Laurel, alors même que c’est concrètement impossible et illégal. Laurel assure qu’elle fait tout ça pour son fils, refusant de perdre Christopher, mais découvrant tout de même avec choc que Frank a failli se faire tuer par son frère.

Par conséquent, une fois à la barre, Laurel balance donc toute la vérité, ou en tout cas une portion intéressante du mensonge mis en commun pendant toutes ces années : elle insiste donc pour dire qu’Annalise n’a jamais tué Sam ou demandé à ce que Wes le fasse. Et mieux encore, elle dit que le FBI lui a demandé de mentir. C’est quand l’avocat s’acharne sur Annalise qu’elle change finalement d’avis, et je dois reconnaître que même si je suis plutôt du côté de Michaela et Connor, par principe, ça fait du bien de voir une part de la vérité triompher pour Annalise.

Tegan est très heureuse de cette victoire, mais Bonnie est rabat-joie à rappeler que Nate peut encore témoigner et tout renverser à cette victoire. Oh, en parallèle de tout ça, on a aussi eu une confrontation entre Nate et le père Castillo, mais très franchement, j’ai laissé tomber cette intrigue en cours de route. Il n’y a pas que Bonnie qui soit rabat-joie cela dit : Annalise aussi l’est, à demandé finalement à Bonnie de recontacter Hannah pour approuver le deal. C’est complètement con.

Le truc, c’est que Bonnie aussi est complètement conne : alors que Frank lui annonce être encore amoureux de Laurel, mais de l’être bien plus de la manière dont il se sent auprès d’elle, Bonnie se sent forcée de lui révéler que ses parents sont Sam et Hannah. La scène est magistrale, mais ça mène à une complication vraiment imprévue pour Annalise : Hannah est retrouvée morte à son domicile, suicidée. Yep, Bonnie a fait de la merde.

Pas autant que Michaela, qui finit par avouer à Connor et Laurel qu’elle a changé de deal et n’ira pas en prison non plus. Connor se retrouve donc à être le seul à avoir fait un parjure pour mieux aller en prison alors qu’il n’a rien fait dans cette histoire – du moins, il n’a tué personne – et alors qu’il était sûr de pouvoir faire une confiance aveugle à Michaela.

Pas autant que Nate aussi, réussissant à convaincre le père Castillo que son fils est mort à cause d’Annalise et qu’il n’a rien à voir avec ça. Comment ? En faisant en sorte que le corps soit retrouvé, histoire que tout le monde apprenne sa mort, y compris Laurel. Non mais quel épisode !

> Saison 6 Lire la suite de « HTGAWM – S06E14 » →

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E12

Épisode 12 – Zoey’s Extraordinary Dad – 20/20
Dingue, ils ont même réussi leur fin ! Et pour cause, il apparaît clairement que les onze épisodes précédents n’avaient que pour but d’en arriver à cet épisode qui conclue toutes les intrigues de manière parfaite et qui sert à la fois de fin de saison et de potentielle fin de série. C’est un exercice difficile que les scénaristes réussissent avec brio, fluidité et simplicité apparente. Bref, en douze épisodes, cette série s’impose tout bonnement comme une référence. À dévorer sans plus attendre…

> Saison 1


Spoilers

112.jpg

Zoey, if you’d like go to talk to your dad, I think now would be a good time.

Suis-je prêt pour cet épisode qui est le dernier de la saison et probablement le dernier de la série qui, de manière très visible, nous indique dès le titre que les jours de Mitch sont en danger ? La réponse est très clairement non, mais en même temps, j’attends depuis lundi, il faut bien que je me décide à un moment. Fuir ses problèmes, ce n’est pas tellement une solution.

Et d’ailleurs, c’est un peu ce que cet épisode essaie de nous faire comprendre lui aussi, avec une Zoey plus en alerte que jamais quand elle s’entend chanter chaque fois qu’elle croise son reflet dans le miroir. Elle entend Bad moon rising et se rend aussitôt chez Mo pour savoir ce que ça peut bien signifier, se persuadant que ça signifie qu’une catastrophe va arriver. Il n’en faut pas plus pour lancer le thème de l’épisode.

Plein de problèmes peuvent surgir et tomber sur Zoey dans cet épisode, et c’est très clair dès le départ avec Mo qui est en pleine dépression suite à sa rupture, même s’il refuse de se l’avouer. Zoey fait tout ce qu’elle peut pour les remettre ensemble, ce que Mo n’apprécie pas du tout quand ça se traduit par Zoey l’envoyant à l’autre bout de la ville pour rien – ou juste pour son mec, quoi. Tout ça se traduit par une des meilleures performances de Mo dans la série, lorsqu’on le voit chanter son amour pour Eddy auprès de Zoey. Mo finit donc par aller avouer ses sentiments à son mec, et tout est bien qui finit bien.

Zoey s’inquiète tout de même pour son père aussi dans cet épisode. Elle se rend donc chez elle et apprend de H que tout va bien, et même un peu mieux pour son père. Oh, c’est tellement mauvais signe. Elle n’a jamais entendu parler du chant du cygne ? OK, son père rit, mais ce n’est pas bon signe du tout. Pourtant, elle semble s’y faire bien vite…

Il faut dire qu’avec sa belle-sœur en train d’accoucher, elle a légèrement autre chose à gérer. Pas de panique, c’est une fausse alerte… mais ça déprime son frère qui espérait pouvoir présenter son enfant à son père. Tu m’étonnes.

En arrivant au travail, Zoey pense éviter la catastrophe en évitant la serpillère d’un homme de ménage, mais c’est loin d’être le cas : Leef lui annonce que Max vient de se faire virer. Elle se rend aussitôt auprès de Joan qui est plus inquiète pour son propre job – en même temps, sa propension nouvelle à balancer des informations confidentielles à Zoey l’air de rien, ce n’est pas rien.

Pourtant, ce n’est pas du tout ce qui est en train de se passer. Joan n’est pas du tout en train de se faire virer, c’est tout l’inverse : elle obtient en fait la promotion du siècle puisque son boss a toutes les chances de finir en prison – mais pas avant d’avoir accepté que Zoey rembauche Max.

Pour réconforter Max avant de le faire rembaucher, Zoey décide de l’emmener dans un nouvel endroit trop cool qui est certes bien cool, mais qui est aussi et surtout un endroit découvert avec Simon. Il n’est donc pas étonnant d’y voir débarquer Simon, de retour de Las Vegas, il n’y a bien qu’elle pour en être surprise. Elle, et Max, qui ne s’en doutait pas. Super le réconfort d’avoir été viré et d’avoir en plus le droit à Zoey et Simon ensemble.

Bien sûr, Simon s’éclipse bien vite, mais c’est pour mieux revenir chanter une ritournelle à Zoey qui n’entend donc rien des complaintes de Max. Les pauvres, tous, c’est un triangle qui me fait de la peine, franchement. Par contre, les scénaristes gagnent clairement du temps dans la scène en l’abrégeant ensuite avec une lampe qui s’effondre juste à côté de Max et Zoey. Dommage, parce que je suis désormais investi dans cette relation de couple, plus que dans celle de Simon et Zoey.

C’est pourtant celle-ci qui est privilégié dans cet épisode, avec Simon qui reconnaît même qu’il est jaloux de Max quand Zoey vient le confronter à ce sujet. Il peut être jaloux puisque Zoey se débrouille pour faire en sorte que Max revienne au boulot… sauf que ce n’est pas du tout ce que Max veut : il n’a pas envie de se retrouver une nouvelle fois au quatrième étage.

Il fait bien de lui dire ça : il est tellement convaincu que ça lui fera du bien de ne pas revenir en arrière qu’il apparaît totalement sexy pour Zoey. C’est super frustrant : elle l’embrasse et toute la scène qui suit est super drôle. Les scénaristes réussissent donc parfaitement à nous faire oublier la catastrophe à venir, avec Max qui chante d’abord une chanson d’amour, puis une chanson sexy à Zoey.

Quand ils arrivent enfin à s’embrasser sans être interrompus par une chanson, c’est le téléphone de Zoey qui sonne et les empêche finalement d’aller plus loin : Mitch ne peut plus avaler la nourriture et c’est donc la fin pour lui, là, comme ça. Je sais qu’on s’y attendait tous, je sais que le titre de l’épisode le disait, je sais que les yeux de l’actrice étaient déjà défoncés dans certaines scènes qui précédaient parce qu’elle avait clairement pleuré sur d’autres scènes, mais tout de même. Les scénaristes rendent ça soudain, parce que j’étais encore mort de rire de la danse sexy de Max.

Il faut pourtant bien se rendre à l’évidence et faire face au fait que Mitch est sur le point de mourir. David prend ça super mal, puisque son père ne rencontrera pas son petit-fils, alors que Maggie et Zoey se retrouvent en plein silence. Cela nous permet de mieux entendre le merveilleux duo partagé entre David et Mitch. Une très jolie chanson d’adieux, franchement.

Max ? Après avoir amené Zoey, il prend la drôle de décision d’appeler Simon. Il est si amoureux de Zoey, c’est fou cette manière qu’il a de prendre soin d’elle comme ça et de lui dire de se concentrer sur elle. Simon, lui, ne fait que lui ramener des lasagnes. C’est très gentil de sa part, mais la comparaison est cruelle pour nous. J’espère que Zoey fera le bon choix…

Mais ce n’est clairement pas – plus – le sujet de l’épisode qui a pris le temps de conclure ses autres intrigues avant ; avec juste une petite frustration du côté de Leef. Difficile de leur en vouloir tant l’épisode est chargé en émotion, avec Maggie disant aussi adieu à Mitch avec un joli « Dream a little dream of me » pendant qu’Howie et Zoey partagent une glace. C’était une bonne idée de scène : Howie est le guide spirituel parfait pour Zoey, et pour n’importe qui, à vrai dire.

La dernière scène entre Zoey et Mitch ? Elle lui raconte sa vie comme à son habitude, son triangle amoureux comme les chansons qu’elle entend. Au moment où elle lui dit qu’elle ne va pas si mal dans sa vie, Mitch entame un râle qui est terrible, mais qui est celui d’une personne en quête de son dernier souffle. Quelle horreur.

Fini de rire : la série nous laisse entendre ce son et ne propose absolument aucune musique pour ce décès, parce qu’aucune musique ne ferait l’affaire. Puis, Zoey aperçoit son père dans le salon qui l’invite pour une dernière danse. Tout se passe dans la tête de Zoey, mais c’est drôlement poétique, avec un joli dialogue entre le père et la fille, et un True Colors déchirant, sans parole, qui laisse Mitch disparaître alors que Zoey s’amuse une dernière fois avec lui.

C’est terrible. C’est tout aussi terrible d’enchaîner avec l’enterrement classique de séries et films, sous une pluie battante. Maggie porte le deuil avec bien plus d’élégance qu’elle ne l’anticipait et elle guide sa famille dans la maison où se tient une dernière cérémonie en l’honneur de Mitch. Cela se fait en chanson bien évidemment, avec The Day the Music die. C’est un choix absolument parfait, pusique tout le casting peut chanter. C’est à se demander si toute la saison n’était pas construite en vue de cette scène.

Elle est parfaitement magique : c’est un seul plan-séquence, bien long (on doit frôler les cinq minutes), où l’on se balade dans toute la maison, avec tous les acteurs chantant un à un. Une belle chanson d’adieu, que je ne peux pas critiquer plus longuement que ça… Chaque personnage est là pour Zoey et sa famille, chacun a sa ligne au moins à chanter et le tout se termine, comme s’il y avait encore besoin de ça pour nous faire pleurer, par Zoey qui se met à chanter, chanter pour de vrai, à sa famille.

Quelle actrice, quelle performance, quel deuil porté avec brio. Quelle fin de saison, aussi ! L’image de cette famille sur le canapé, laissant naturellement la place de Mitch vide pour mieux se rendre compte de son absence, cette dernière réplique (de la série ?) qui est « American Pie » et quelque part, c’est encore pire, la révélation que tout ça est en l’honneur du père du créateur de la série, vraiment mort de cette maladie… Oui, vraiment, toute la saison a été construite autour de cette fin, c’est évident. Et beau.

112-2.jpg

EN BREF – Je sais que je suis toujours bon public des séries musicales, mais celle-ci s’est tout de même imposée cette année comme l’une des séries incontournables du genre. Du casting parfait grâce à ses imperfections en chant ou danse bien plus réelles et crédibles que n’importe quelle comédie musicale à l’écriture qui prend le temps de développer des personnages forts qu’on ne peut que tous adorer, en passant par des choix musicaux logiques et des intrigues géniales qui avaient quelque chose à dire… Il était difficile de faire son difficile, et j’adore, tout simplement.

Ce dernier épisode est un véritable coup de couteau. Je m’y attendais depuis le début de la saison et je n’étais pas particulièrement attaché à Mitch, mais la série fait le coup sournois de nous attacher à tous ses personnages, ce qui fait que la perte de Mitch est difficile.

Bon, et en ce qui concerne une saison 2… Cela fait des mois que j’espère un renouvellement, et je me retrouve à douter : la série a dit tout ce qu’elle voulait dire en douze épisodes et je ne sais pas si une saison 2 est une bonne idée, puisque toutes les intrigues majeures ont une très jolie résolution dans cet épisode – oui, oui, y compris le triangle amoureux, pourquoi faire un choix quand Zoey peut se choisir elle-même ?

Je serais ravi d’un renouvellement et je reviendrais évidemment… mais je serais aussi satisfait en cas d’annulation, car c’est une très belle fin de série.

112-3.jpg

> Saison 1

Riverdale – S01E04

Épisode 4 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.

> Saison 1


Spoilers

104.jpg

Bad? It sounds scandalous !

Mort de rire dès la première scène de cet épisode avec Jughead qui nous balance que le cinéma de la ville va fermer et que c’est bien triste ? Que c’est genre le truc le plus triste qui soit arrivé à Riverdale depuis un moment ? WTF. Je sais que j’ai dit en fin de critique précédente que je ne comprenais pas pourquoi personne ne s’intéressait davantage à Jughead chez les scénaristes, mais je me serais bien passé de cette intrigue.

Il passe tout son temps dans l’épisode à essayer de sauver le cinéma, en parlant au père d’Archie et à la maire, dont on découvre qu’elle fait en fait affaire avec Hermione. Bien, pourquoi pas. Cet épisode s’intéresse beaucoup à Hermione, mais ce n’est malheureusement pas une intrigue qui me passionne pour le moment. J’attends de savoir jusqu’où ça va aller, on va dire. Hermione se rend en tout cas avec le père d’Archie au cinéma pour la dernière projection d’un film en plein air, de même qu’une bonne partie de la ville. Elle agit suspicieusement, tout de même. Mais bon, j’y reviens plus tard, promis.

En attendant, Betty est maligne : elle a déjà compris que Géraldine était avec Archie le matin du 4 juillet. Il l’est aussi le jour de l’épisode, puisque son père l’y amène à un concert de la prof qui joue toujours du violon, pour ensuite inviter la prof chez eux. Non mais sérieux. Finalement, le repas se fait au diner où se trouvent justement Betty, Veronica, Jughead, Kevin et Cheryl, avec ses cheerleaders.

Forcément, Betty vient interroger Archie et le confronter sur sa relation possible avec la prof de musique. Il n’a d’autres choix que de dire la vérité, évidemment entendue aussitôt par Veronica qui venait faire sa curieuse. Betty a beaucoup de mal à comprendre Archie, et franchement, je trouve qu’on nous fait tout un pataquès d’une intrigue qui pourrait être bien vite réglée.

Betty est extraite de là par sa mère, alors que Cheryl continue d’être une bitch comme il se doit : elle prend en photo Hermione en pleine dispute avec un homme des Southside Serpents, un gang de bikers. Evidemment, elle en parle à Veronica dès le lendemain, qui va confronter sa mère, niant en bloc qu’il y a quelque chose à tirer de cette intrigue.

Forcément, Betty ne laisse pas tomber le scoop qu’elle pense tenir. Elle interroge donc la prof de musique pour le journal du lycée sous de faux prétextes. C’est l’occasion de découvrir que Geraldine donnait des cours particuliers à Jason avant d’en donner à Archie. D’un coup, elle a un mobile. On sait que le coup de feu n’est pas celui qui a tué Jason, puisque Cheryl l’a entendu et que c’est celui d’un scout… Mais là, Geraldine y va fort avec ce mobile.

Betty se sent forcée de prévenir immédiatement Archie, toujours en compagnie de Veronica qui est décidément partout. Betty accepte d’arrêter de fouiner, mais maintenant Archie est suspicieux : il interroge Geraldine sur sa vie pour savoir qui elle est vraiment. La scène est plus gênante qu’autre chose, mais bon. Pendant qu’il l’embrasse, Betty et Veronica fouillent sa voiture pour découvrir qu’elle a une carte d’identité au nom de « Jennifer Gibson » et un flingue. C’est un gros faisceau de suspicion d’un coup…

Oui, mais ça va trop vite pour qu’elle soit vraiment coupable du coup. En tout cas, plutôt que d’appeler la police pour baver sur leur prof comme n’importe quelle personne normalement constituée, les filles décident de prévenir Archie de ce qu’elles ont trouvé. Mais pourquoi ? Ne peuvent-ils pas avoir des réactions intelligentes et censées pour une fois ?

Archie décide ainsi d’aller confronter Geraldine, qui en retire ses lunettes dis donc. Elle explique donc qu’elle était mariée à un homme qui abusait d’elle, d’où le changement d’identité et le déménagement. Franchement, je veux pas blâmer la victime ou quoi, mai selle n’a pas vraiment l’air d’avoir eu une clavicule cassée, j’en sais quelque chose.

Bon après, les personnages de séries n’ont jamais vraiment de cicatrice après tout… Mais tenir un violon après une clavicule cassée, c’est pas si évident, ça exige une sacrée rééducation… BREF. Archie la croit, bien sûr. Et elle est divorcée en plus, donc tout va bien. Archie va tout répéter Betty, parce qu’il est sûr que tout va bien et qu’elle ne ment pas ; le tout sans se douter que les parents de Betty – sa mère s’appelle Alice, il faut que je le retienne – viennent de demander au père d’Archie, Fred, que les enfants ne se fréquente plus. Bon courage, ce sont des lycéens, allô ?

Après, je comprends Alice pensant que sa fille a de mauvaises relations… surtout qu’elle trouve ensuite le flingue de Géraldine dans les affaires de Betty. Il n’en faut pas plus pour qu’elle lise son journal intime. Magique. Le soir, Alice traîne donc sa fille au ciné plein air et va également déranger Fred, parce que pourquoi pas.

Là-bas, il se passe plein de choses : Hermione voit un biker et est surprise par sa fille qui vient écouter ce qu’il se passe. Sa mère semble avoir repris les affaires d’Hiram, ce qui craint un peu. Veronica y va fort elle-même avec les bikers, se fichant pas mal de peut-être mettre en danger Kevin qui prend cher en voyant son fantasme embrasser à pleine bouche sa copine-alibi. Pas grave : Kevin s’est fait remarquer par un biker beau gosse qui l’embrasse lui aussi à pleine bouche. Ben oui, le fils du shérif, c’est sûr que c’est une sacrée bonne idée.

En plus, le soir quand ils rentrent chez lui avec son père, Kevin découvre que le bureau de son père a été cambriolé. C’est con. Quant à Hermione, elle explique à Veronica qu’Hiram a racheté le cinéma depuis sa cellule de prison.

Loin du cinéma, Archie retourne voir Geraldine pour lui offrir un cadeau de remerciement et d’adieu, parce qu’il ne veut pas continuer leurs leçons particulières. Il sait très bien que ce n’est pas une bonne idée de continuer à se voir… mais c’est trop tard pour lui : Alice, Fred et Betty débarquent pour savoir ce qu’il se passe exactement.

C’est compliqué ensuite, parce que ça provoque tout un tas de réactions et de chantages odieux. Geraldine finit par décider de démissionner et quitter la ville, plus ou moins à la demande d’Alice, qui est tout de même prise en otage par sa fille prête à se faire passer pour folle pour protéger Archie et sa prof qu’elle aime bien tout de même, surtout qu’elle se sent coupable de ce qui leur arrive…

L’épisode se termine donc sur Archie en larmes, probablement parce qu’il n’a pas eu l’occasion d’apparaître à moitié nu dans cet épisode. Il est consolé par son père qui ne le trouve ni égoïste ni stupide comme il a dit l’être. C’est débile, dans quel monde il le console après ce qu’il vient de découvrir ?

Quant à Betty, elle poursuit son insupportable crise d’adolescence, sans arrêter d’écrire son journal intime malgré le fait que sa mère le lise quand ça lui chante. Pardon ? Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus rire entre ça, le départ de Geraldine-devenue-chaudasse ou Jughead qui quitte le cinéma plein air dans lequel il vivait, croisant au passage son père… membre des Southside Serpents.

Compteur d’Archie à poil : 5 – pas de changement !

> Saison 1

Riverdale – S01E03

Épisode 3 – Body Double – 14/20
Bon, ben, ça risque d’être long de voir toute cette série parce qu’honnêtement les épisodes partent déjà en vrille et s’amusent plus à surfer sur l’actualité qu’à résoudre l’intrigue conductrice de la série. C’est dommage, il y a du potentiel, mais tout est tellement surfait que ça donne l’impression de faire face à une parodie. Sauf que ça n’en est pas une : ça se prend même plutôt au sérieux. Sans ça, ça serait beaucoup mieux. On peut refaire la même chose, mais en parodie ?

> Saison 1


Spoilers

103.jpg

Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

Allez, je m’aère l’esprit dans mon #WESéries avec un épisode de Riverdale. On reprend directement dans le cœur de l’action avec le témoignage de Cheryl. Bien sûr, elle n’est pas coupable du meurtre de son frère, mais elle s’accuse d’avoir menti : Jason lui avait demandé de le couvrir et de dire qu’il s’était noyé, parce qu’il voulait s’enfuir de la ville sans que ses parents ne le suivent. Ah, ça change tout cette version de l’histoire… Mais rien ne dit qu’elle avoue la vérité, là.

Son témoignage est interrompu par l’arrivée de ses parents, évidemment. Il ne faudrait pas qu’on en sache trop d’un coup, et c’est bien dommage. Elle n’est pas accusée, en tout cas, puisqu’elle peut rentrer chez elle.

Archie finit par témoigner à son tour, affirmant qu’il a entendu le coup de feu pendant qu’il composait une chanson, en compagnie de son chien. Plutôt de sa chienne, hum. Ouh, elle était facile celle-ci ! En tout cas, ça énerve son père d’apprendre qu’il lui a menti sur le 4 juillet, et il le punit directement.

Ce n’est pas bien grave pour Archie qui est remercié par Cheryl en cours le lendemain, et Cheryl est clairement en train de flirter avec lui. Elle lui demande tout ce qu’il veut d’elle, et tout ce qu’il veut d’elle, c’est une nouvelle prof de musique puisque Geraldine ne veut plus entendre parler de lui. Elle a trop peur que leur relation ne soit découverte. C’est débile.

Un peu comme Archie, qui décide de fuguer le soir même pour apporter ses chansons aux Pussycat qui sont prêtes à l’écouter uniquement parce que Cheryl leur a demandé. Pfiou. Franchement, c’est quoi l’intérêt, là ? Il écrit donc une chanson avec Josie et son trio de chanteuses, puis rentre chez lui où son père est énervé et le punit un peu plus, l’empêchant d’aller au concert où sa chanson sera jouée. Archie en profite alors pour faire la morale à son père parce qu’il ne l’aurait pas empêché d’aller à un match de foot. Non mais lol, c’est une blague, sérieusement ? D’où le père se laisse sermonner comme ça ? Je croyais qu’il était un bon exemple de père ? Faudrait savoir.

On arrive vite au lendemain soir, en tout cas, avec encore une soirée municipale où le père rencontre Géraldine pour la première fois. Celle-ci répond avec plaisir aux questions du père sur le talent d’Archie, qu’elle juge énorme alors que… bon.

En parallèle, la maire assiste à une super scène : la mère de Cheryl qui baffe celle de Betty qui a osé publier l’autopsie du fils. Pas très sympathique, tout ça. La mère de Betty est de toute manière vraiment pas une femme recommandable : elle balance à celle de Veronica que sa fille est salie sur les réseaux sociaux… Elle n’a que ça à foutre franchement.

Et oui, pendant ce temps, Veronica s’intègre de mieux en mieux au lycée, obtenant même un rencard avec une des stars du lycée. Evidemment. Tout ça sort d’absolument nulle part, mais je ne sais pas pourquoi ça me surprend avec une série adolescente. Ni pourquoi ça surprend Veronica que Chuck est un connard ruinant sa réputation immédiatement en postant une photo d’elle avec du sirop d’érable sur le visage.

Veronica embarque aussitôt Betty dans les vestiaires pour engueuler Chuck, mais aussi pour qu’on puisse voir Archie à poil, sinon ce ne serait pas drôle comme épisode. Et en plus, cette fois, il l’est totalement, même si une serviette le protège. Chuck est dans la même tenue, mais ça ne l’empêche pas du tout d’être arrogant avec Veronica et lui dire qu’elle devrait être heureuse de ce qu’il fait, car ça lui permet d’être une star. Ca énerve Betty au point qu’elle ose l’insulter. C’est fou, si Betty se met à dire des insultes…

Et comme en parallèle, la mère de Betty est heureuse des développements de l’affaire Jason, Betty est sacrément inspirée dans cet épisode. La mère de Betty n’hésite pas à utiliser la Une du journal pour accuser directement Cheryl. C’est tellement naze comme comportement, on dirait une adolescente de douze ans frustrée. Eh, on m’avait prévenu : les adultes se comportent comme des enfants. Du coup, les adolescents se comportent comme des adultes : Betty décide de rouvrir le journal du lycée, avec l’aide de Jughead. Il lui faut encore le convaincre, mais bon.

Avec ce qui arrive à Veronica, Betty tient en plus son premier sujet : l’équipe de sportifs stars du lycée ment sur les réseaux sociaux et pourrit la relation de quelques filles avec qui ils sont sortis en les traitant de salopes et filles faciles. L’enquête avance vite pour elle, et clairement on n’est pas dans un épisode de Veronica Mars (ni de Stranger Things malgré la présence d’une actrice qui a bien mérité sa présence ici à cause de ce qui lui est arrivé dans cette série). Ethel connaît quelqu’un qui a quitté l’équipe du lycée juste après avoir vu le carnet de conquêtes de Chuck et de l’équipe.

Pendant la nuit, Kevin, Betty, Veronica et Ethel se rendent au lycée pour retrouver ce carnet. Ils sont surpris par Cheryl qui est surtout là pour savoir si son frère trempait dans ces pratiques lui aussi. Pas de bol : elle a beau le défendre corps et âmes, évidemment qu’il est coupable et a lui aussi participé à ruiner la réputation de filles… comme Polly, par exemple.

Ca avance à une vitesse, ça n’a genre zéro crédibilité comme intrigue, malgré un message très juste sur les relations garçons/filles au lycée. Journaliste comme il faut, Betty enchaîne par un rencard qu’elle improvise avec Chuck, s’habillant de manière sexy… et obtenant bien malgré elle, d’abord les conseils inutiles de sa mère, ensuite des infos sur Polly. Bien sûr que Chuck est trop con pour réfléchir à ce qu’il dit ou pour sentir le piège que lui pond Betty en l’invitant le lendemain chez Ethel.

C’est un adolescent, heureusement, parce que sinon je m’acharnerais vraiment sur sa connerie. Il est tellement débile : il tombe sur Veronica en maillot de bain, puis sur Betty avec une perruque, et il ne se doute de rien ? Mais le foutage de gueule est total dans cette série ! Betty n’hésite donc pas à droguer Chuck ensuite pour avoir toute la vérité sur ses pratiques. Bien vite, il se retrouve menotté dans un jacuzzi. L’idée est donc de le torturer pour qu’il dise la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Veronica, à savoir qu’ils se sont juste embrassés.

Betty prend goût à la torture, en tout cas et n’hésite pas à lui renverser ensuite du sirop d’érable, voulant l’entendre s’excuser pour Polly également, même s’il n’est pas Jason. C’était rigolo, mais alors absolument pas crédible. Elle perd la boule, Betty, mais c’est marrant à voir, avec ensuite une fin d’épisode qui nous balance que Betty est restée éveillée toute la nuit pour écrire un article – elle est pire que moi, celle-là.

Après, je n’ai pas de trouble de la personnalité comme elle, moi. En tout cas, elle gagne totalement sur ce tableau-là : Chuck est renvoyé de l’équipe de foot du collège, Cheryl reconnaît que son frère n’était pas un ange. Un autre grand gagnant de l’épisode est Archie, qui réussit contre toute attente à obtenir de son père d’avoir le garage pour faire de la musique. Oh, et Geraldine veut carrément coucher avec lui.

De son côté, Jughead fait une meilleure enquête que la police, découvrant que le coup de feu entendu le 4 juillet vient en fait des scouts. Ben voyons. Il en profite ensuite pour faire du chantage au chef des scouts, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi cette intrigue principale est traitée par-dessus la jambe comme ça par les scénaristes. En plus, le scout apporte la problématique information que Géraldine était là le 4 juillet au matin à Jughead, qui le savait déjà, et à… Betty. L’info est connue, c’est foutu désormais.

Compteur d’Archie à poil : 5

> Saison 1