The Good Place – S04E11-12

Épisode 11 – Mondays Am I Right ? – 17/20
On sent déjà un vent de conclusion souffler sur cet épisode et ce n’est pas désagréable du tout. La série continue d’aller à un rythme très accéléré, mais ça lui a toujours réussi et ça ne change pas avec cet épisode qui résout quelques problèmes pour aller plus vite vers les épisodes de fin. J’étais en tout cas content d’en avoir un de plus à voir ce soir !

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Spoilers

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Think of it as flattening the penises of their heart.

Hors de question d’être en retard pour le dernier épisode quand même, j’ai trop peur d’être spoilé la semaine prochaine pour la toute fin, mais en attendant, il me faut donc voir les deux épisodes que j’ai ratés ces derniers jours. La série reprend cette fois dans la Bad Place où l’on rencontre de nouveaux personnages de démons qui regrettent de ne plus torturer d’humains.

Ils sont convoqués par nos héros qui leur présente le principe de la création d’un nouveau système pour lequel ils ont besoin d’architectes. C’est bien beau de recréer tout le fonctionnement de l’au-delà, mais il reste donc du travail pour tous les personnages.

Bref, il est temps pour les architectes de mettre au point un nouveau système. Nos héros font des films parodiques pas très réussis pour ça, alors que les démons sont totalement contre l’idée d’un nouveau système… Tous ? Non, il reste Vicky, comme toujours. C’est tellement chouette de la retrouver, elle aura vraiment eu un rôle important dans la série finalement, et j’aime l’avoir de retour comme ça pour se moquer de Tahani.

En plus, elle se débrouille vraiment bien pour être meilleure que Michael à expliquer aux démons comment faire pour tester les humains : c’est Tahani qui sert d’humain-test, et elle est motivée, parce qu’elle est confrontée à des ours avec des tronçonneuses quand les démons s’occupent d’elle ou à sa sœur et ses parents quand Vicky s’occupe d’elle. Il faut noter aussi que Michael est jaloux du succès de Vicky, préférant donc la virer…

Janet et Tahani se débrouillent toutefois pour lui faire voir qu’il est temps pour lui de voir que Vicky est capable de grandes choses. Il décide donc de mettre sa fierté de côté et de convaincre Vicky de reprendre l’opération en main, lui faisant organiser un coup d’état contre lui.

Pendant ce temps, Jason est toujours aussi comique en tout cas, parce qu’il n’est pas bien utile pour trouver de nouvelles idées de test pour savoir si les humains doivent aller au Paradis ou non. En revanche, il est utile pour lister les personnages de fiction qu’il pense être réel ou pour créer du stress en Eleanor en lui faisant comprendre qu’ils peuvent lire leurs propres dossiers.

Il n’en faut pas plus pour qu’Eleanor craigne que Chidi découvre des informations sur elle qu’il n’aimera plus, alors elle le force à lire le dossier… Il est ainsi convaincu qu’il est amoureux d’elle, mais il a peur de ne pas être assez pour elle. C’est bien du Chidi, ça, et le pire, c’est que dans son stress, il réussit à faire flipper Jason sur sa propre relation avec Janet. On sent tout de suite vers quoi ça va : Chidi remonte le moral de Jason…

En revanche, je n’aurais jamais deviné que Jason était capable d’un plan aussi intelligent : il a fait semblant d’être vexé pour retourner à Chidi les conseils qu’il lui donnait par rapport à Janet. C’est assez fou, quand même, mais j’imagine que ça veut dire que les personnages sont capables d’évoluer finalement. Et tant mieux parce qu’une éternité plus tard, tous nos héros se voient accepter au Bon Endroit sans passer le moindre test. Ils partent en montgolfière, parce qu’ils ont sauvé tous les esprits de l’humanité.


Épisode 12 – Patty – 17/20
Comme toujours, la série s’en tire bien parce qu’elle montre à quel point tout est réfléchi depuis un moment dans son schéma de saison. Mieux encore, elle propose une vraie réflexion sur l’au-delà, encore et toujours, après quatre années à le faire. Que demander de plus ? Peut-être un peu plus de gags… mais bon, le sentiment qu’on approche de la fin du voyage créé une nostalgie qui explique peut-être pourquoi j’ai moins ri alors qu’il y avait de très bonnes choses, notamment du côté des guests !

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We’ve invited Cosmic Coachella.

Un chiot volant ? C’est ça, le Bon Endroit ? Bof, non ? Bon, nos héros arrivent donc enfin au Bon Endroit pour de vrai après quatre saisons et les attentes sont trop énormes pour que ce soit pleinement satisfaisant. En même temps, il y a de bonnes choses en stock : j’ai beaucoup aimé les bonbons avec des goûts sensationnels (au sens propre), les compliments dits dans nos dos, la fête qui s’organise selon nos propres envies ou les portes vertes menant où l’on veut quand on veut. Ca en fait des choses chouettes, non ?

Le seul problème, c’est que la série nous a habitué tellement de fois à tout ça qu’on le voit venir, quoi. Dans le même genre, tous les architectes du Bon Endroit acceptent tellement vite Michael que l’on sent que ça va tourner vite. Et ça ne manque pas : il est mis en charge du Bon Endroit avant de voir tous les architectes démissionner.

Bref, rien ne va dans ce Paradis et Michael s’en rend compte plus vite que nos héros qui découvrent pourtant d’eux-mêmes que quelque chose ne va pas. Ben oui, Tahani rencontre un homme blasé par les orgasmes du Paradis, Janet rencontre une autre Janet et est choquée de voir que les humains lui font des demandes sans problèmes…

Ce sont finalement Eleanor et Chidi qui mettent le doigt sur ce qui ne va pas, grâce à Chidi voulant rencontrer l’une de ses idoles philosophes, Patty, qui s’avèrent finalement être Phoebe de Friends. C’est fou vu le nombre de fois qu’il a été question de Friends en quatre saisons ! En tout cas, j’ai adoré l’idée de cet épisode qui est que le Paradis, ben… c’est chiant. Eh oui, quand on a tout ce qu’on veut, tout le temps, sans effort et sans problème, ce n’est pas si génial que ça.

Nos héros s’en rendent vite compte, surtout quand Jason lui-même finit par s’ennuyer bien rapidement de ses singes en kart. Ils tiennent donc une réunion de crise pour se décider sur la suite à donner aux choses, surtout maintenant que Michael est aux commandes. C’est une nouvelle fois Eleanor qui a une super idée et comme Michael est stressé par celle-ci, il fume un joint en cachette pour ne pas avoir à parler à la horde de zombies qui sont dans le Paradis. Ben oui, quand on a tout ce qu’on veut tout le temps, on devient un zombie.

L’idée d’Eleanor ? Une porte de plus, pour mettre un terme définitif à la vie et la mort de tout un chacun. Il n’en faut pas plus pour que tous les zombies reprennent goût à leur au-delà. Ouais, grosso modo, Eleanor vient d’inventer la mort au Paradis, et la possibilité du suicide règle tous les problèmes de ceux qui s’ennuyaient. Autrement dit, c’est important d’avoir une fin… Les scénaristes nous font passer un message, je crois !

La toute fin d’épisode voit alors nos héros rejoindre leur quartier, avec de nouvelles et belles maisons correspondant à ce dont ils rêvent depuis toujours. Tahani vit seule, Jason et Janet ensemble, Eleanor et Chidi ensemble, et Michael veille sur tout ce petit monde. Tous les problèmes sont réglés, tout est bien qui finit bien… mais il reste un épisode. Hâte de voir ce que les scénaristes nous réservent !

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This is us – S04E11

֤Épisode 11 – A Hell of a Week (part. 1) – 17/20
Voilà donc un épisode qui reprend les bonnes vieilles habitudes de la série et nous propose une première partie d’histoire se concentrant sur l’un des membres du Big Three. Le développement du personnage mis au cœur de l’histoire tout comme l’ambiance qui se développe dans ces quarante minutes sont vraiment réussis… par contre, je suis un peu frustré de l’absence de certaines storylines. Trop de choses sont développées dans la série, finalement !

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Spoilers

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How does it feel to be a hero?

Oui, j’ai quelques jours de retard, mais je ne peux pas patienter plus longtemps que ça avant de me remettre à cette série : il est hors de question de garder ce cliffhanger en tête plus longtemps, pas vrai ? Je frissonne encore de Randall en face à face avec cet inconnu… seulement la série décide de me faire patienter encore plus longtemps, elle. En effet, l’épisode met de côté cette intrigue pour reprendre d’abord par un flashback où les Big Three découvrent de nouveaux lits.

Rebecca étant malade et au lit, Jack se décide à regarder Shining et est terrifié de voir que Randall se relève. J’ai bien ri et c’est tant mieux, car l’épisode ne laisse que peu d’occasion de le faire finalement. En effet, Randall se dit terrifié, et paf, ça fait la transition toute trouvée pour revenir au présent.

Randall, face au voleur armé, se dépouille volontairement de son argent pour convaincre le voleur de s’enfuir au plus vite, avant l’arrivée de la police déjà alerté par des alarmes silencieuses. Une scène après, on découvre que c’est un mensonge quand la police lui conseille justement d’installer un système d’alarme, avant de lui expliquer que souvent ce genre de voleurs reviennent une deuxième fois, dans la même nuit ou la nuit suivante.

Comme il fait jour, il est très clair que c’est pour la nuit suivante, peut-être. Pas évident tout ça : Randall est flippé à cette idée, étant bien incapable alors de répondre à ses filles demandant à Beth comment elle peut être sûre que le méchant voleur ne reviendra pas. Tu m’étonnes. En plus, il avait un couteau, quoi. En tout cas, j’ai adoré voir Déjà répondre à la place de ses parents, prenant pleinement le rôle de la grande sœur. C’est une bonne idée de la part des scénaristes !

Randall prend malgré tout la décision de passer la nuit seul, ce qui ne me semble pas être l’idée la plus brillante qu’il puisse avoir sur ce coup-là. Bon, forcément être seul dans ce genre de cas, c’est flippant, alors Randall appelle son frère. Kevin a ses propres problèmes : Sophie l’a donc appelée pour lui annoncer le décès de sa mère… Les deux frères peuvent donc se parler un peu, mais Randall ne peut être à cœur ouvert quand il se rend compte qu’il est obligé de mentir sur ses activités de la nuit précédente : il rentrait de l’aéroport où il s’était occupé de sa mère. Seulement, cette dernière ne veut pas alerter sa famille, tout comme lui ne veut alerter personne avec leur voleur.

Après une nuit épuisante, il retourne au travail où il continue de nier son traumatisme. C’est du Randall : il a beau savoir qu’il est stressé de base dans la vie, il refuse de se poser et d’assumer ses faiblesses. C’est un peu con, à force : je sais que c’est son caractère, mais c’est frustrant qu’il n’apprenne pas de ses erreurs. En même temps, je dis ça, je suis super entêté aussi quand je m’y mets.

En tout cas, ça ne marche que moyennement sa stratégie : il est déconcentré au boulot, préférant checker régulièrement les notifications de son téléphone où il est tenu informé à la minute près des mouvements inhabituels autour de sa maison.

Il a été bien rapide à mettre en place un système de sécurité qui doit coûter une blinde quand même, je trouve ça gros, mais bon, admettons. Le lendemain, Beth se rend compte que ses boucles d’oreilles ont disparu, et Randall comprend aussitôt que le voleur était probablement dans leur chambre. Il se jette sur le téléphone pour appeler la police, terrifié par cette idée. Je le comprends, pour le coup, c’est angoissant à fond.

Beth le voit bien stressé immédiatement et prend des mesures radicales pour s’assurer qu’il se calme ; le forçant à vider son planning du lendemain pour prendre le temps de lui parler. Elle est si parfaite, encore et toujours. Le soir même, pourtant, elle est forcée de le laisser faire son travail de conseiller municipal. Il est tout stressé car il doit monter sur scène devant une foule assez énervée, et la sonnerie de son portable n’arrange pas non plus ses affaires. Tu parles d’un homme politique. Mais bon, on a tous des jours comme ça, quand on n’est pas au top, c’est compliqué de garder une salle calme. J’en sais quelque chose.

Durant la nuit, voilà Randall qui se met donc à cauchemarder d’imaginer le voleur rentrer dans sa chambre et commencer à toucher Beth. Pas évident tout ça, franchement. S’il peut compter sur l’aide de Beth, il ne la saisit pas vraiment, son égo travaillant contre lui. Contre toute attente, celui qui arrive finalement à percer sa carapace, c’est le père du copain de Déjà, Darnell. Admettons. Il lui conseille de parler, d’aller en thérapie, de faire quelque chose d’autre que simplement courir car clairement, ce n’est pas suffisant.

Pour ne rien arranger à sa semaine, alors qu’il fait son jogging, il entend une femme crier et découvre qu’elle se fait agresser. Il joue les héros et n’hésite pas à exploser la tronche de l’agresseur, mais clairement, Randall tombe dans ce qui ressemble à un horrible début de dépression. Il s’explose le poing contre la tronche du voleur, mais au moins, il est vu comme un héros par la femme qu’il sauve. Et par Beth qui fait ce qu’elle peut pour lui, mais est bien impuissante, ne pouvant que le laisser dormir aussi paisiblement que possible.

Un autre lendemain plus tard, il retourne au travail… où il n’assume plus tellement tout ce qu’il lui arrive. Il fuit donc sans explication et s’enferme dans sa chambre. Il appelle donc Kevin pour pleurer un coup et lui confier ses angoisses. L’acteur est excellent, mais par contre, j’ai directement déconnecté de la scène quand j’ai vu Kevin à moitié à poil dans un lit où il n’était clairement pas seul ! Sophie ? Cass ? On ne saura pas d’ici le prochain épisode…

Un autre flashback nous montre bien vite qu’il est question de se concentrer sur le stress de Randall. L’extrait de Shining suffisait à le comprendre pourtant : l’épisode va développer les angoisses de Randall, tout simplement, à tous les stades de ses vies. On le revoit notamment petit avec Jack le recouchant et restant à côté de lui et essayant de le rassurer, y compris quand il se relève une deuxième fois.

Cet autre flashback nous fait découvrir Randall à l’université, totalement stressé et flippé par un cauchemar où il n’arrive pas à éloigner Rebecca de l’orage. Il a heureusement Beth pour l’aider à gérer ce stress, mais c’est bien la seule. En effet, il continue de prendre soin de sa mère du mieux qu’il peut, et Rebecca est tellement débordée qu’elle ne parvient pas à le convaincre de lui parler de ses cauchemars.

Ainsi, Randall les évoque, mais ne les décrit pas plus que ça, expliquant à sa mère que ce n’est que passager, à cause des examens. Dur. Il faut dire que Rebecca doit gérer son nouveau boulot et ses trois enfants à la fois, alors ça fait beaucoup. L’épisode prend le temps de se consacrer aussi à une intrigue que j’avais oublié : Kate et son copain Mark, qui semblent ne plus filer le parfait amour. Il s’énerve clairement pour rien et je suis curieux d’avoir plus d’informations là-dessus. Pourtant, ce n’est pas le but de l’épisode de cette semaine.

J’ai beaucoup aimé comment l’épisode a pris la décision de développer les angoisses de Randall et surtout comment Beth apparaît encore et toujours comme la femme parfaite : dès l’université, elle est parfaite pour Randall, qui fait de nombreux cauchemars – notamment des cauchemars où il imagine Jack en vie. Elle l’inscrit alors à des sessions de thérapie de groupe, mais Randall ne peut s’y rendre… privilégiant plutôt une urgence familiale concernant Kate. Aïe.

Pourtant, le cliffhanger semble suggérer qu’il sera plutôt question de Kevin dans le prochain épisode, puisque c’est lui qui vient empêcher Jack de regarder Shining en fin d’épisode, pour lui dire qu’il n’arrive pas à dormir.

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The Magicians – S05E02

Épisode 2 – The Wrath of the Time Bees – 17/20
C’est un très bon épisode encore, surtout du point de vue du développement des personnages. C’est vraiment très efficace comme début de saison, même si certains détails de certaines intrigues me dérangent parce que ça manque d’explications à mon goût. Les trajectoires des personnages commencent à nouveau à se croiser, et c’est une excellente nouvelle si tôt dans la saison.

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Spoilers

02

Time is a motherfucker, isn’t it?

Je le regarderai au plus tard à 22h que je disais naïvement dans l’article du jour à propos de cet épisode. C’est raté et j’en arrive à le lancer en sachant parfaitement que je le terminerai trop tard pour que ce soit raisonnable et que je sois pleinement réveillé… mais bon, c’est pas grave, cette série, je refuse catégoriquement d’avoir le moindre épisode de retard : il est hors de question qu’on me spoile dessus.

Dès les premières secondes, l’épisode parvient encore à me rendre tout nostalgique avec une Alice qui parvient directement à me rendre triste : elle est toujours à essayer de ressusciter Quentin, et pour ce faire, elle brûle une photo de son amant dans l’espoir que la momie devant elle prenne vie. Et le pire, c’est encore que ça bouge bien rapidement.

La scène est hyper prenante avec une Alice dont le visage est plein d’espoir de manière vraiment visible… jusqu’à ce que la peur gagne du terrain quand elle voit que ça bouge. Malheureusement pour elle, son sort fonctionne bien : elle ressuscite Quentin, mais pas celui qu’elle voulait. Elle ressuscite en effet une version enfant de lui, et je tire mon chapeau aux scénaristes qui réussissent bien leur coup : c’est super déprimant pour Alice, mais ça permet de retrouver les répliques du personnage qu’on adore. Et ça sublime la performance d’actrice d’Olivia Taylor Dudley.

En parallèle, Julia se rend à Brakebills pour avancer dans sa nouvelle quête. Elle interroge ainsi Fogg pour obtenir de nouvelles informations… Et quand il lui conseille d’aller parler au professeur X, la classe de celle-ci explose. Normal. Elle n’a pas trop le temps de s’en préoccuper cela dit parce qu’elle est vite détournée de sa quête par Alice à qui elle rend visite, découvrant donc qu’elle a ressuscité Quentin. Evidemment que quand elle l’aperçoit, elle sait immédiatement de qui il s’agit ; c’est son meilleur ami après tout.

Bien sûr, Julia est hyper énervée, mais on comprend au moins comment Alice a fait grâce à elle : elle a volé son livre de vie à la Bibliothèque ainsi que son Essence pour les mettre dans cette momie qui ne disparaîtra que lorsqu’elle aura accompli la mission pour laquelle Alice l’a réanimé : traduire une lettre qu’un Quentin de 12 ans ne peut pas lire. Au moins, il peut lire ses livres sur Fillory, parce qu’Alice a ceux de Plover aussi.

Et en plus, ça permet à Julia de retrouver un peu Quentin et d’avoir une jolie conversation avec lui. C’était si triste de voir Julia confrontée à son passé… et comprendre qu’Alice a très bien réussi son sort. La seule différence, c’est qu’elle ne pose pas la bonne question à Quentin : son corps, son cœur veut le voir répondre à une autre question. Outch.

Alice prend le temps de parler au petit Quentin, pour comprendre que ce dont elle a besoin, c’est d’un deuil accompli en lui disant au revoir. Les au revoir sont terribles et le petit est trop intelligent à cerner Alice sans même la connaître. J’ai aimé son côté refus de grandir autant que son côté fan de magie avec la pièce, déjà. C’était génial… et ça permet finalement à Alice d’être prête à aider Julia dans sa quête. Toute cette intrigue était exceptionnellement bonne et triste à la fois, avec tout ce qu’il faut pour être du grand Magicians.

Trois siècles plus tard, à Fillory, Eliott tombe sur le fantôme de Fen : il la voit donc se faire pendre avant de pouvoir lui parler. Elle est géniale à être toute heureuse et satisfaite de ce qui lui est arrivé… avant d’être soudainement frappée de lucidité de savoir qu’elle va mourir.

Eliott décide en tout cas de continuer sa quête pour remonter le temps, se rendant demander de l’aide à Jane Chatwin. Cette dernière refuse néanmoins, conseillant à Eliott de faire son deuil plutôt que de chercher à tout prix à remonter le temps pour sauver des morts et annuler les conséquences de leurs sacrifices. Il ne l’entend pas comme ça : il endort sa confiance et lui vole ses objets magiques. Comme ça, c’est fait.

De son côté, Margo tente de s’enfuir de sa cellule avec sa magie, ce qui ne fonctionne que moyennement. Si elle n’arrive pas à s’enfuir, elle trouve tout de même un message caché dans une brique, par Josh. Celui-ci peut donc raconter sa version de l’histoire et de l’attente des autres Grands Rois… qui a mené à une révolution du peuple de Fillory. Au moins, la lettre est plus ou moins adressée à Margo, c’est toujours ça de pris. Et c’est si triste.

Après ça, Eliott parvient à retrouver Margo et ensemble, ils mettent au point un super plan pour envoyer des abeilles dans le passé afin de faire passer le message que Josh et Fen vont mourir. Le seul bémol dans le plan, c’est que Margo oublie que Josh est allergique aux abeilles, alors elle le tue au moment où Fen filmait le tout sur Insta, oui, oui, à Fillory. Et bien sûr, Fen est morte juste après ça.

Le futur ne change donc pas plus que ça, parce que trois siècles, c’est long, et que de toute manière les rois sont morts dans les deux versions. Margo est toujours dans sa cellule, mais elle trouve dans le livre d’Histoire de Fillory ramené par Eliott trois timbres qui leur permettent d’envoyer une lettre à qui ils veulent, quand ils veulent.

Avec une lettre, ils peuvent donc prévenir Josh de ce qui l’attend… Ainsi, avec Fen, notre roi parvient à empêcher l’invasion de Fillory. C’est en tout cas de qu’il croit, mais le château est aussitôt envahi et il est tué, au désespoir de Margo et Eliott qui lise tout ça dans leur Livre d’Histoire, comprenant que les timbres ne sont pas vraiment une solution viable car il y a trop de variables et qu’ils sont trois siècles plus tard.

Il est alors révélé qu’Eliott a utilisé un des timbres pour lui-même sans qu’on ne sache exactement ce qu’il en est ; mais bon, les possibilités sont claires. Margo n’a plus qu’un timbre à utiliser et elle comprend qu’elle ne peut que s’en servir pour dire adieu à Josh, alors qu’elle est coincée dans une cellule à attendre sa décapitation. L’angoisse.

Finalement, Margo voit Josh lui rendre visite : dans sa lettre, elle le prévenait de ce qui l’attendait et de comment faire pour… débarquer trois siècles plus tard. Alors niveau mindfuck et non linéarité du temps, l’épisode se place là, mais c’est très chouette de voir Josh retrouver Margo, lui offrir la clé qui la libère de sa cellule et lui expliquer que Fen et l’ensemble du gouvernement a pris la décision de se déplacer trois cent ans plus tard.

À défaut de retourner dans le passé, nos héros sont donc réunis dans le futur. Logique. Tout cela laisse donc Eliott confronté à un choix terrible : envoyer ou non une lettre à Quentin, juste avant qu’il ne se sacrifie pour le sauver… Sacré cliffhanger. Eliott est clairement en plein deuil de Quentin, mais il s’enferme dans une colère très néfaste, allant jusqu’à s’embrouiller avec Margo. Franchement, les scénaristes vont sur un terrain glissant avec cette intrigue – déjà qu’on leur reprochait le queerbaiting de l’an dernier, là, c’est pire car ils nous font du Quentinbaiting en plus. L’acteur a quitté la série… à moins que ce ne soit que pour une saison ? Eh, on peut rêver… mais ça fait souffrir !

Pendant ce temps, Kady et Pete passent la soirée dans un bar où ce dernier s’amuse à draguer une jolie inconnue alors que Kady est draguée par un autre Hedge, Eugene. La drague est tellement efficace qu’elle couche bien rapidement avec lui, pour mieux le regretter au matin. Mouais. La gueule de bois est regrettable, mais bon, j’imagine que si on le voit parler et au réveil, c’est qu’il aura peut-être un semblant d’importance.

L’intrigue du Kady croise contre toute attente celle de Penny 23 qui découvre donc que Kady est retombée dans l’alcool alors qu’elle devait être sobre. Le problème est alors que sa gueule de bois semble être autre chose qu’une gueule de bois parce qu’elle a une sacrée amnésie aussi. Kady remonte donc la seule piste qu’elle a : Eugene. Elle le drogue avec un sérum de vérité pour savoir s’il est celui qui lui a fait ça, et elle découvre vite que non.

Il est bien gênant à lui avouer qu’il est attiré par elle juste parce qu’elle ressemble à sa cousine, mais elle découvre aussi qu’il est perturbé d’avoir perdu quelques souvenirs. Ils mènent donc ensemble l’enquête pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, remontant dans leurs souvenirs grâce à l’aide de Penny 23. Ainsi donc, ils s’observent se rencontrer et faire l’amour (weeeeeird), avant de finalement voir Eugene se lever dans la nuit pour faire un sort d’oubli sur Kady qui se défend, partageant ainsi les effets du sort.

L’épisode permet donc à Kady de comprendre qu’Eugene est en fait un assassin endormi, réveillé lorsqu’il voit une carte de visite qui est en fait son ordre de mission : s’en prendre à Kady donc. Dans leurs souvenirs, l’Eugène du présent semble découvrir cette partie de sa soirée mais quand Kady lui montre la carte, il n’a aucun souci à s’en prendre de nouveau à elle, avant de finalement se suicider quand elle a le dessus sur elle.

Penny 23 et Kady assistent totalement impuissants à la mort d’Eugène, avant de se rendre auprès de Pete qui est leur dernière piste : il a quitté le bar avec la vieille amie d’Eugene qui lui a remis la carte. Seulement, Pete n’a pas plus d’infos que ça, et ils se retrouvent tous dans une impasse. C’est alors l’occasion pour les scénaristes de nous rappeler la souffrance de Kady vis-à-vis de Penny 23 parce qu’apparemment, cet épisode n’était pas encore assez violent et triste… Elle explique ainsi qu’elle s’était sentie soulagée d’avoir cassé sa sobriété avant de s’enfuir quand Penny veut lui prendre les mains. Dur, dur, dur.

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The Magicians (S05)

Synopsis : La saison 4 se terminait de manière douloureuse et triste avec la mort d’un des personnages principaux… Maintenant, les anciens étudiants de Brakebills vont devoir reprendre le cours de leur vie et affronter un certain nombre de changements : 300 ans ont passé à Fillory, la Bibliothèque est détruite et Penny 23 a décidé pour la sauver que Julia allait devoir renoncer à la magie (ou presque).

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Pour commencer, si vous me connaissez ne serait-ce qu’un tout petit peu après toutes ces années de blog, vous savez déjà que cette série s’est progressivement imposée comme l’une de mes préférées. Ce n’est pas pour rien si je dis d’elle qu’elle est l’une des meilleures séries de la décennie ailleurs sur le blog, ni si j’ai l’intégrale des quatre premières saisons en DVD à même pas deux mètres de moi (et juste à côté des livres…).

La série a mis le temps à être géniale, mais maintenant qu’elle l’est, je ne la conçois plus autrement que comme une série devant laquelle je sais que je vais passer un excellent moment. C’est un peu pour ça que je n’ai pas envie de traîner sur cette introduction : je meurs d’impatience de commencer cette cinquième saison et de savoir où elle nous emmènera.

Bref, c’est parti : sur cette page, mon avis sans spoiler ; en cliquant sur le titre d’un épisode, la critique complète et avec spoilers 😉

Note moyenne de la saison : 18/20

Voir aussi : Et si on révisait un peu The Magicians avant la saison 5 ?

S05E01 – Do Something Crazy – 18/20
Vous voyez comme je suis difficile avec un épisode qui était à deux doigts de me faire pleurer et qui m’a fait éclater de rire, avec probablement toute la palette des émotions entre les deux ? C’est uniquement parce que je sais qu’ils savent et peuvent faire encore mieux que je ne mets pas 20 à cet épisode. Je suis tellement heureux de retrouver cette série ! Cet épisode prouve que les scénaristes en ont encore en réserve pour nous surprendre ; et ils le font déjà. Chaque personnage voit sa trajectoire être redéfinie pour cette nouvelle saison et je peux déjà affirmer que je vais rester aussi fan de la série que l’an dernier !
S05E02 – The Wrath of the Time Bees – 17/20
C’est un très bon épisode encore, surtout du point de vue du développement des personnages. C’est vraiment très efficace comme début de saison, même si certains détails de certaines intrigues me dérangent parce que ça manque d’explications à mon goût. Les trajectoires des personnages commencent à nouveau à se croiser, et c’est une excellente nouvelle si tôt dans la saison.
S05E03 – The Mountain of Ghosts – 19/20
Il y a toute une partie de l’épisode où j’ai cru que l’épisode allait uniquement jouer avec de bonnes idées sans réussir à les concrétiser pleinement. J’étais bien naïf : les scénaristes prennent leur temps, bien que les scènes soient rapides et vives, pour arriver finalement à deux scènes assez exceptionnelles. J’ai vu flou, et il y a un même rebondissement auquel je ne m’attendais pas vraiment tellement j’étais pris dans l’épisode et que je n’avais pas envie de deviner ce qui allait se passer. Ah, cette série, je vous jure !
S05E04 – Magicians Anonymous – 17/20
Comme bien souvent avec cette série, j’ai du mal à voir exactement où les scénaristes nous dirigent. Tout part dans tous les sens et ça manque parfois de contexte pour tout bien comprendre. C’est le prix à payer face à cette série intelligente, complexe et aux répliques toujours brillantes ; et ça me va bien comme prix à payer… même si du coup, j’ai l’impression que cet épisode aurait pu être meilleur en explicitant mieux certains aspects mis en scène.
S05E05 – Apocalypse… Now ? – 19/20
Yes ! La série n’est jamais meilleure que sur ce genre d’épisodes où les intrigues parviennent à se croiser et à progresser pour avancer d’un coup dans la même direction quand on n’imaginait pas que c’était possible si facilement et si rapidement. Bref, c’est un grand épisode pour la série, avec de très bons moments, des répliques dingues, une intrigue bien perchée et… un sentiment d’évidence qui se dégage de l’ensemble alors que clairement l’écriture n’a pas dû être si simple, malgré la fluidité apparente.
S05E06 – Oops I did it again – 20/20
Je le savais ! Je le savais que la série avait encore la capacité de pondre des épisodes à la hauteur de celui-ci, c’est-à-dire des épisodes absolument parfaits du début à la fin. Est-ce que je suis partial parce que cet épisode se concentre sur mes personnages préférés ? Probablement. Mais c’est un schéma d’épisode que j’adore, le titre est parfait, les blagues, les références, les répliques sont géniales. Vraiment, cet épisode est la raison pour laquelle je regarde cette série. Chaque saison, ils pondent des épisodes qui décrochent un 20/20 dans mon cœur et je suis heureux de l’avoir mis de côté pour cet épisode !
S05E07 – Acting Dean – 18/20
Si la pression retombe légèrement dans cet épisode, il n’en reste pas moins que c’est un excellent moment à passer avec ces personnages qui n’ont jamais de répit dans l’enchaînement de leurs quêtes. Tout cela est toutefois proposé de manière fluide et il est difficile de ne pas accrocher aux personnages et aux intrigues tant tout cet échiquier complexe apparaît finalement assez simple à comprendre grâce à une très bonne écriture de la part des scénaristes.
S05E08 – Garden Variety Homicide – 18/20
Mais oui, chers scénaristes, continuez comme cela, j’aime quand vous vous concentrez davantage sur mes personnages préférés de cette manière, avec leur intrigue étant carrément la meilleure. Après, tout était plutôt chouette dans cet épisode, même si j’ai eu un peu plus de mal avec une histoire qui apparaissait un peu trop détachée du reste… mais qui était pourtant à l’honneur dans le titre de l’épisode. Comme quoi, tout est une question de point de vue avec les séries.
S05E09 – Cello Squirrel Daffodil – 18/20
OK, j’en veux à SYFY d’annuler la série, mais force est de constater que cette saison semble vraiment construite comme une dernière saison. La mythologie de la série est ainsi en train de nous fournir une boucle savoureuse où l’on voit bien que tout est lié, même (surtout !) les détails des premières saisons. Ça se complexifie pour tout comprendre, mais c’est génial !
S05E10 – Purgatory – 19/20
Quel exemple d’écriture ! Cette série est géniale, avec des répliques parfaites et des intrigues qui s’emboîtent toujours à merveille en avançant à toute vitesse comme si de rien n’était. Un coup, je suis bluffé, l’autre, je suis mort de rire, l’autre, j’ai limite envie de pleurer. Non, vraiment, c’est tout simplement une série géniale, et puis c’est tout.
S05E11 – Be the Hyman – 17/20
La série continue de ramener de manière plutôt intelligente un maximum d’anciens personnages secondaires et construit à merveille son intrigue vers ce qui semble déjà être une fin pertinente pour l’histoire de Fillory et de nos magiciens. J’ai hâte de savoir exactement de quoi il en retourne, parce que chaque épisode est savoureux à apporter ses pièces du puzzle et ses quêtes intermédiaires toujours perchées, toujours parfaites.
S05E12 – The Balls – 17/20
Nous voilà à l’avant-dernier épisode de la série et il manque un tout petit peu de certaines dynamiques que j’adore. Pourtant, c’est un vrai plaisir d’avoir enfin le groupe réuni dans une même intrigue… mais justement, le groupe n’est pas encore au complet, donc il y avait une part de frustration tout au long de l’épisode. Bref, il est excellent, plein de très bons moments, mais je sais que les scénaristes peuvent faire encore mieux. J’imagine qu’ils se gardent des billes pour la toute fin !
S05E13 – Fillory and Further – 19/20
Il se passe tellement de choses dans cet épisode final qu’on a presque l’impression d’en avoir vu quatre ou cinq quand on arrive à la fin de ces 48 minutes. C’est une excellente fin de saison, mais pas tout à fait la fin de série qu’on aurait pu espérer, même si les intrigues sont bouclées. Je donnerais beaucoup pour une saison 6, même si je peux vivre avec cette fin. Je ne sais pas… Je ne me rends pas encore compte que tout est terminé, je crois.

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