The Good Place (S04)

Synopsis : Pour cette quatrième et dernière saison, les scénaristes réinventent une dernière (peut-être ?) fois leur série et propose de faire d’Eleanor l’architecte du quartier où elle devra aider quatre humains à devenir une meilleure version d’eux-mêmes. Pas gagné !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

14.jpg

Pour commencer, il m’a peut-être fallu du temps pour m’y mettre, mais ça y est, j’ai pris le temps de voir le premier épisode de cette saison. Bizarrement, cette année, la chaîne a décidé de ne pas diffuser d’un coup les deux parties de ce double épisode. C’est un peu dommage je trouve, mais en même temps, ça veut dire que Netflix va arrêter de faire n’importe quoi avec la numérotation des épisodes, alors ça m’arrange.

En tout cas, j’avais hâte de découvrir cette nouvelle saison, alors je ne m’éterniserai pas en introduction ici. En plus, je n’arrête pas d’écrire des introductions de saison, ça devient lassant. Bref, c’est parti pour les résumés d’épisode en cliquant sur les titres et mes avis sans spoiler sur cette page !

Note moyenne de la saison : 17/20

Voir aussi : The Good Place revient une dernière fois (résumé)

S04E01 – A Girl from Arizona – 17/20
Cette dernière saison démarre à merveille sur les chapeaux de roue avec tout un tas de rebondissements et d’introduction. C’est efficace et ça reboot une dernière fois une série qui n’aura jamais cessé de se réinventer. J’ai hâte de voir où cette expérience mènera, mais ça mènera probablement à de très bons épisodes. J’ai retrouvé l’humour et l’ambiance de la saison 1 dans cet épisode, alors c’est très cool.
S04E02 – A Girl from Arizona (2) – 17/20
L’écriture des gags est toujours aussi prenante et cet épisode possède même une scène très touchante qui fait apparaître la faiblesse d’un personnage – ce qui permet de découvrir ce personnage sous un nouveau jour. La saison se poursuit et c’est de bonne augure pour l’instant, surtout que le rythme est vif et permet d’espérer quelques rebondissements surprenants pour la suite.
S04E03 – Chillaxing – 15/20
C’est un peu mieux que les premiers épisodes car j’ai trouvé l’équilibre entre les différents personnages beaucoup plus réussi : on retrouve enfin ceux qui étaient relégués au second plan. Pourtant, tout n’est pas parfait et j’ai du mal avec le nouveau mis en avant dans ce chapitre de la série. Il en faut pour tous les goûts, j’imagine, mais je trouve que ça manque un chouilla d’inventivité pour une dernière saison.
S04E04 – Tinker, Tailor, Demon, Spy – 16/20
Bien, il suffisait donc de demander pour que cette saison reprenne un peu de force de frappe et propose un épisode qui correspond beaucoup plus aux retournements de situation que j’attends de cette série. Tout fonctionne bien dans cet épisode, avec une révélation bien amenée et un cliffhanger qui relance l’action vers autre chose. J’ai hâte de voir la suite, et ce n’était pas forcément le cas à la fin du précédent, donc tout est pour le mieux cette fois.
S04E05 – Employee of the Bearimy – 14/20
Il y a de nouveaux de bons gags dans cet épisode et l’histoire avance toujours aussi vite, c’est sûr, mais j’ai l’impression que l’on perd du temps dans cette dernière saison qui ne nous révèle pas encore où elle veut aller. Un peu comme l’an dernier, la saison avance mollement et tourne en rond, semblant avoir soit du mal à se réinventer… soit nous avoir trop habitués à ses délires au point que ce ne soit plus si délirant.
S04E06 – A Chip Driver Mystery – 16/20
C’est un peu mieux cette semaine, je trouve, parce que j’aime les réponses que la série commence à apporter. C’est certes simpliste, mais c’est parfois les idées les plus simples qui fonctionnent le mieux et j’espère que la conclusion de cette semaine aura des conséquences positives pour la suite de la saison. Après, il reste des points moins bons cette année selon moi, mais c’est simplement qu’une série ne peut pas plaire à tout le monde tout le temps, j’imagine.
S04E07 – Help is Other People – 20/20
Ah ben enfin je retrouve totalement ce qui me plaisait dans cette série, à savoir le rythme de dingue, les gags qui fusent toutes les secondes et les rebondissements bien mis en place, avec des retournements de cerveaux au passage. Difficile de ne pas accrocher à cet épisode, difficile de ne pas avoir envie d’en voir beaucoup plus très rapidement. Allez, vivement vendredi prochain (je sais, je ne les regarde jamais le vendredi).
S04E08 – The Funerals to End All Funerals – 16/20
Cet épisode ne fonctionne pas aussi bien que les scénaristes semblent l’espérer, principalement parce qu’on sait que ce n’est pas le dernier de la saison. Forcément, il y a tout un tas de rebondissements à venir et forcément, ça s’avère prévisible puisqu’on sait ce qu’il en est. Cela dit, ce n’est pas parce que c’est prévisible que c’est mauvais, et j’ai bien aimé l’ambiance générale qui se dégage de la fin de l’épisode. C’est juste que la série m’a habitué à être plus brillante et surprenante que ça !
S04E09 – The Answer – 17/20
Typiquement, c’est le genre d’épisode qui parvient à justifier l’ensemble de ses longueurs avec brio et qui fait que, même si on n’était pas sur une comédie hyper drôle, je garderai longtemps un excellent souvenir de lui. La scène finale n’est pas du tout le cliffhanger que j’attendais d’une mi-saison, mais ça m’a convaincu. La suite en janvier maintenant, l’attente sera longue !
S04E10 – You’ve Changed, Man – 18/20
Retour réussi à quelques épisodes de la fin de la série. On sent bien que cette fois, on se dirige vers la fin naturelle de la série, même si les scénaristes en profitent à nouveau pour nous partager un tas de bonnes idées, de scénarii possibles et de répliques ou gags efficaces. C’est chouette comme tout, vraiment.
S04E11 – Mondays Am I Right ? – 17/20
On sent déjà un vent de conclusion souffler sur cet épisode et ce n’est pas désagréable du tout. La série continue d’aller à un rythme très accéléré, mais ça lui a toujours réussi et ça ne change pas avec cet épisode qui résout quelques problèmes pour aller plus vite vers les épisodes de fin. J’étais en tout cas content d’en avoir un de plus à voir ce soir !
S04E12 – Patty – 17/20
Comme toujours, la série s’en tire bien parce qu’elle montre à quel point tout est réfléchi depuis un moment dans son schéma de saison. Mieux encore, elle propose une vraie réflexion sur l’au-delà, encore et toujours, après quatre années à le faire. Que demander de plus ? Peut-être un peu plus de gags… mais bon, le sentiment qu’on approche de la fin du voyage créé une nostalgie qui explique peut-être pourquoi j’ai moins ri alors qu’il y avait de très bonnes choses, notamment du côté des guests !
S04E13 – Whenever You’re Ready – 20/20
C’est amusant car je trouvais la conclusion de la semaine dernière vraiment géniale, mais cet épisode parvient à la surpasser. Les scénaristes ont réussi un véritable coup de maître avec cette dernière heure (54 minutes) qui apporte une conclusion à l’ensemble des personnages. Tout est très fluide, les répliques s’enchaînent, les gags donnent le sourire et si on a envie de pleurer, c’est plutôt de joie que de vraie tristesse. Bref, cet épisode s’inscrit déjà dans la liste de mes fins préférées tant tout y est parfait.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

The Good Place – S04E01

Épisode 1 – A Girl from Arizona – 17/20
Cette dernière saison démarre à merveille sur les chapeaux de roue avec tout un tas de rebondissements et d’introduction. C’est efficace et ça reboot une dernière fois une série qui n’aura jamais cessé de se réinventer. J’ai hâte de voir où cette expérience mènera, mais ça mènera probablement à de très bons épisodes. J’ai retrouvé l’humour et l’ambiance de la saison 1 dans cet épisode, alors c’est très cool.

> Saison 4


Spoilers

401.jpg

Eleanor, Eleanor, now I will never forgot.

Eleanor se promène dans le quartier avec Chidi en lui présentant tout ce qu’il y a à savoir de ce Bon Endroit dont elle est supposée être l’architecte. Nous reprenons donc directement où la saison 3 nous a lâché. Et il y a directement de bons gags, avec la référence à Thor par exemple et Chidi qui oublie le prénom d’Eleanor. C’est de la torture, j’ai tellement de peine pour elle. Elle n’a pas spécialement le temps de s’en remettre puisque Tahani lui fait directement un câlin pour la consoler et parce qu’un nouveau résident s’apprête à arriver dans le quartier.

Michael les remotive comme il peut avec un discours d’encouragement. De son côté, le grand méchant de la série fait aussi un petit discours pour remotiver ses troupes… en les descendant plus bas que terre. Vous me direz, c’est une vision de l’Enfer, c’est normal. C’est marrant à voir ce parallèle entre les deux équipes, parce que ça me rappelle un peu les deux types d’enseignant que l’on peut choisir d’être : le gentil ou le méchant, quoi.

Rapidement, la nouvelle arrive : elle s’appelle Linda et je l’adore immédiatement : c’est une sorte de grande blasée de la vie – et désormais blasée de la mort. Concrètement, elle ne réagit à rien et est obsédée par des bonbons à la menthe. C’est un cliché qui fonctionne à merveille, et en plus, Eleanor change de look au passage. Franchement, le costard va à merveille à Kristen Bell – même si ça m’a rappelé la saison 4 avortée de Veronica Mars au FBI (bien différente de la saison 4 diffusée cet été). J’imagine qu’il était inévitable de me souvenir de Veronica si peu de temps après la diffusion d’une nouvelle saison.

L’humain suivant à arriver s’appelle Brent et est un parfait cliché de connard : machiste, raciste, il n’y a pas un défaut qui ne lui corresponde pas, apparemment. Et du coup, il considère comme parfaitement normal d’être envoyé au paradis alors qu’il est évident qu’il n’y a pas sa place. Cette pauvre Eleanor va avoir du boulot en tout cas, parce que ce n’est pas gagné de faire de ce type une bonne personne !

Maintenant que les quatre humains sont là pour un an, il est intéressant de voir que le groupe se réfugie chez Mindy pour mettre au point la suite des opérations. J’aime particulièrement l’idée d’instaurer un type pour vérifier au fur et à mesure les résultats sans jamais les communiquer. On dirait une administration humaine, finalement. Mindy n’est quand même pas très heureuse de voir que son  salon se transforme en QG pour nos héros, surtout qu’ils ajoutent bien malgré eux une déco horrible et un tableau pour suivre leur progrès dans cette nouvelle mission.

Derek est encore dans le game lui aussi : il refuse de rester chez Mindy parce qu’il est toujours amoureux de Janet. Cela rend jaloux Jason qui n’aime pas bien le voir tourner autour de Janet en contemplant leur « bébé » à savoir tous les figurants du quartier. Jason tente donc de faire la paix avec lui durant la soirée d’accueil dans le quartier, mais Derek ne l’entend pas de cette oreille.

Comme il menace Jason, ce dernier se rend auprès de Mindy pour trouver l’interrupteur qui permettra de tuer Derek. Elle n’hésite pas une seule seconde à lui montrer comment faire, puisqu’elle le fait pas mal elle aussi. C’était marrant en tout cas de voir à quel point Jason n’hésite pas une seconde à se débarrasser de son rival.

Du côté des quatre nouveaux, Simone s’avère finalement plus compliquée que prévue finalement ! Eh oui, elle est persuadée que rien de tout ça n’est réel, qu’elle n’est pas morte mais simplement dans le coma. Il est alors décidé de faire en sorte de lui faire comprendre qu’elle est morte. Et pour cela, Tahani propose de lui présenter ses partenaires de raquette – que des grands noms, parce que c’est Tahani qui partage même son Xanax avec des stars – et Jason de lui présenter Chidi.

Oui, Jason a une bonne idée, comme quoi tout arrive, mais Eleanor n’en a pas spécialement envie. Quand Simone se pointe avec un déguisement horrible et sûre de tester son cerveau, Eleanor est toutefois forcée de se rendre à l’évidence. Elle présente donc Chidi à Simone, mais Chidi est terrifié par la folie certaine de Simone qui s’amuse à pousser des gens dans la piscine, renverser des plateaux ou chanter pour se réveiller. Il s’enfuit donc et Eleanor essaie de trouver un moyen de convaincre Simone d’arrêter de devenir une pire personne qu’elle n’était avant sa mort.

Elles sont finalement interrompues par Derek : puisqu’il vient d’être tué par Jason, il sonne l’alerte. Cela rajoute du boulot à Janet, mais aussi à Eleanor qui comprend qu’elle ne s’en sortira pas simplement de Simone. Eleanor décide donc de demander à Janet de tenir Simone à l’écart des autres. La pauvre Janet est débordée de nouveau avec ces quatre nouveaux arrivants, et tout le monde n’hésite pas à lui en rajouter en permanence : Eleanor lui demande par exemple une rivière de popcorn et Michael un jour où tout le monde pourra voler dans le quartier.

L’idée est de réussir à rendre heureuse Linda, et voilà donc Eleanor et Michael qui se plient en quatre pour cela. Seulement, Linda pète soudainement un câble et s’amuse à leur mettre des pains avant de s’envoler et créer un tas d’accidents. C’était hyper drôle de voir Linda soudainement craquer comme ça et il est alors révélé que Linda est en fait un démon. C’était bien mené, surtout la révélation du démon à moitié à poil sous le costume de Linda – pour le plaisir des yeux d’Eleanor.

Le demon est donc viré, c’est bien dommage : j’adorais le personnage de Linda moi, j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps, parce que ce ne sont pas John et Brent qui me feront autant rire qu’elle. Je comprends la décision de la juge de virer le démon de l’expérience, cela dit. En plus, ça simplifie la vie de nos héros : le quatrième humain qui devra s’améliorer est ainsi Chidi, tout simplement.

La fin d’épisode voit la mauvaise Janet venir chercher le démon dans une scène finale qui aurait pu être plus comique que cela, mais bon, l’ensemble de l’épisode était déjà vraiment bien.

> Saison 4

Evil (S01)

Synopsis : Une psychologue clinicienne se retrouve malgré elle embarquée à faire équipe avec un prêtre en formation et un entrepreneur afin de déterminer la véracité de cas de possessions ou de miracles soumis à validation par l’Eglise.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

100

Pour commencer, rien de tel que de terminer la semaine par une pointe d’horreur et d’angoisse, non ? J’ai beaucoup hésité entre le regarder ce soir ou attendre demain, mais ce pilot me rend trop curieux pour attendre. Un grand network qui propose un synopsis plat au possible mais avec un trailer ambitieux et titillant ma curiosité tant le côté horrifique semble bien rendu ? Il n’en fallait pas plus pour me décider ! Vraiment, sur le papier, ça ne vend pas du rêve, mais pourtant, je sentais qu’il y avait un quelque chose.

Je ne me souvenais pas de grand-chose avant de me lancer – j’espérais juste que je ne regretterais pas mon choix car il faut bien dire la vérité : le retard s’accumule déjà dans les inédits pour cette première semaine de la rentrée des séries ! C’est dingue, tout va si vite… mais là, on parle d’une série de Robert et Michelle King, qui étaient déjà derrière l’excellente Braindead, alors j’avais bon espoir ! Et puis, j’ai redécouvert le casting, et c’était tout bon !

Moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 20/20
Je crois qu’on tient là un possible coup de cœur pour la saison ! Il est encore tôt pour l’affirmer, surtout que la série va clairement suivre un format procédural… mais elle me paraît être une sorte de God Friended me version horrifique. J’ai beaucoup accroché, en tout cas : j’adore le casting, les idées sont plutôt originales, l’ambiance oscille très bien entre les frissons et une forme de délire. Reste à voir si ça pourra tenir dans la durée, mais ce pilot est tout simplement excellent.
S01E02 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.
S01E03 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.
S01E04 – Rose390 – 19/20
Qu’est-ce que cette série est excellente ! J’adore vraiment l’ambiance qu’elle instaure, le côté horrifique est efficace et je suis prêt à pardonner quelques-uns de ses personnages les plus insupportables de la télévision rien que pour ça. Ce qui est mis en place en quatre épisodes seulement est assez dingue, j’adore, c’est franchement osé. Et la fin… Pardon ? Sur un network, à heure de grande écoute ?
S01E05 – October 31 – 15/20
Trois intrigues en une ? C’est osé, une fois de plus, parce que ça veut dire que la série change de formule. Malheureusement, ça ne lui réussit pas tellement : l’épisode est moins flippant que d’autres, verse un peu trop d’un côté pour être purement fantastique au sens littéraire du terme et propose des conclusions bâclées. Trop d’ambition et d’histoires pour quarante minutes, quoi.
S01E06 – 790 – 16/20
J’ai beaucoup aimé l’épisode, mais on reste totalement sur notre faim avec les conclusions des intrigues qui n’en sont pas vraiment. J’ai du mal à parler de cliffhanger, car ce n’en est pas vraiment non plus. Non, c’est juste étonnant et surprenant comme fin, mais pas dans le bon sens du terme. Et c’est dommage, car autrement la série se poursuit avec de très bonnes intrigues.
S01E07 – Vatican III – 18/20
Les choses avancent vite dans cette courte saison et c’est plutôt une bonne chose car les intrigues en fil rouge sont particulièrement intéressantes, par rapport à des cas de la semaine plus classiques, mais sacrément bien joués. Cela donne envie d’enchaîner les épisodes, alors que j’avais un peu peur ce matin que le liant entre eux ne soit pas assez fort pour ça.
S01E08 – 2 Fathers – 15/20
Ils ne se foulent pas pour le titre de l’épisode, là, honnêtement… J’aime toujours bien la série, mais j’ai souvent du mal avec les conclusions de ses épisodes. Franchement, certaines choses restent ouvertes pour le prochain épisode alors qu’on s’attendrait vraiment à ce que ça fasse partie de la fin de l’épisode… Le cliffhanger choisi pour cet épisode est logique vis-à-vis d’une intrigue, mais pas bien crédible vis-à-vis d’un événement laissé sans suite dans l’autre alors que ça en appelle très clairement une. Bizarre.
S01E09 – Exorcism Part.2 – 18/20
On ne sait jamais à quoi s’attendre avec cette série tout de même, c’est fou. Chaque épisode a une ambiance bien différente et c’est chouette comme cela, parce que les personnages sont attachants et que les différentes intrigues avancent toujours. Bref, j’aime beaucoup et ça passe bien en binge-watching cette diversité déconcertante…
S01E10 – Swan’s.a.Singin – 20/20
Na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala, na lalala laaahalalala…
S01E11 – Room – 17/20
Bon, je ne mets plus jamais les pieds à l’hôpital après cet épisode. Bonjour le malaise ! C’était excellent à suivre et j’ai beaucoup aimé la manière dont les choses étaient mises en place dans cet épisode. Il y a de très bonnes surprises, notamment dans les twists, mais aussi des passages plus longuets qui font qu’il a été difficile de me fixer sur une note reflétant vraiment ce que j’en pensais.
S01E12 – Justice X2 – 16/20
C’est amusant comme l’épisode est inégal avec des intrigues qui ne se valent pas. L’une est un simple cas de la semaine franchement peu intéressant quand tout le reste semble déjà être une fin de saison, avec même des cliffhangers qui pourraient nous laisser là quelques mois tant ils sont prenants et nous font nous poser bien des questions. Bref, j’enchaîne avec le dernier, désolé pour tout le flood d’articles en ce jour !
S01E13 – Book 23 – 19/20
Très franchement, je suis surpris car je m’attendais à un épisode final plus explosif après autant d’épisodes dans la journée. Si la fin l’est, vraiment, toute la première partie est lente et peine à se mettre en place. En plus, il faut bien reconnaître que la saison 1 a beaucoup de pistes qui restent inexplorées. Chaque épisode est solide, porté par un très bon casting et avec de sacrées histoires, mais il y a quelques défauts ici et là qui fragilise parfois l’ensemble…

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Evil – S01E01

S01E01 – Pilot – 20/20
Je crois qu’on tient là un possible coup de cœur pour la saison ! Il est encore tôt pour l’affirmer, surtout que la série va clairement suivre un format procédural… mais elle me paraît être une sorte de God Friended me version horrifique. J’ai beaucoup accroché, en tout cas : j’adore le casting, les idées sont plutôt originales, l’ambiance oscille très bien entre les frissons et une forme de délire. Reste à voir si ça pourra tenir dans la durée, mais ce pilot est tout simplement excellent.

> Saison 1


Spoilers

101

You killed Santa Claus for her.

Une maison vide et une voix off un peu stressante d’un acteur que je déteste ? Un interrogatoire d’Orson LeRoux, un meurtrier aimant les maison vide et accusé d’avoir poignardé trois familles ? Un égorgement, un meurtre, un viol dès la première minute ? Cette série est clairement étonnante pour un grand network américain, mais elle est donc aussitôt extrêmement prenante.

Très franchement, j’ai eu du mal à décrocher de l’écran pour prendre des notes. La série est très bavarde, mais c’est le type de bavardages qui permettent de mieux approfondir la psychologie des personnages. L’héroïne qui interroge le meurtrier s’appelle Mrs Bouchard, et elle sert de consultante pour le bureau du procureur dans cette affaire, comme dans 34 autres.

Kristen Bouchard refuse en tout cas de considérer LeRoux comme fou, n’aimant pas bien son idée de déclarer qu’il avait des trous de mémoire. Par contre, elle s’offusque de découvrir pendant le procès que la défense essaie de faire croire qu’il se disait possédé. Pour elle, cela n’a d’autant plus pas de sens qu’elle a passé du temps avec lui et qu’il n’a jamais dit être possédé.

En même temps, quand elle retourne le voir, elle le trouve en pleine discussion avec un prêtre qu’elle soupçonne aussitôt d’être en train d’essayer de l’influencer. L’idée est bonne, je trouve. Kristen parle donc au collègue du prêtre pour lui dire que leur boulot n’est pas de coacher les criminels. Avant de retourner interroger LeRoux, elle échange tout de même deux mots avec le prêtre qui lui demande si elle connaît le Notre Père.

Il faut croire qu’il plante la graine du doute en elle car après avoir réinterrogé le criminel qui confirme la version des faits comme quoi il ne se souvient de rien et n’a jamais été possédé par le moindre démon, elle se met à parler religion et réciter le Notre Père. Et là, d’un coup, LeRoux est beaucoup plus réactif, lui sautant dessus de manière brutale pour l’agresser.

Bon, on est dans une prison donc il n’arrive rien de bien grave à Kristen, mais elle est tout de même très perturbée et refuse donc de témoigner pour dire que le type n’est pas fou. Elle demande plus de temps au bureau du procureur qui refuse, lui demandant plus ou moins de mentir à la barre.

Elle refuse catégoriquement rentre donc chez elle où l’attentent ses quatre filles, gardés par sa mère qui semble bien rock’n’roll par rapport à la fille. Bouchard est également séparée, mais ça ne l’empêche pas d’avoir une immense maison avec un jardin tout aussi grand. Elle y fête l’anniversaire d’une de ses filles. Quant à la maison, elle est immense, mais elle est aussi très mal située, avec un train passant régulièrement juste au-dessus.

Durant la nuit, sa fille lui apprend qu’elles ont eu un appel de créancier réclamant son argent du prêt étudiant de Kristen, puis elle reçoit la visite de David Acosta, le prêtre vu précédemment. Celui-ci travaille avec Ben et tous les deux ont pour job de distinguer les cas de possession des cas de démence. David vient voir Kristen pour l’embaucher puisque LeRoux refuse de parler à quelqu’un d’autre. Bien que non-croyante et bien que David bosse pour l’Eglise, Kristen a besoin d’argent, alors elle accepte cet étrange job. Et paf, générique.

Tellement efficace, putain ! Après le court mais très bon générique, on retrouve donc le trio David, Kristen et Ben en train d’interroger l’épouse LeRoux. Celle-ci est assez convaincante avec un enregistrement audio sur son portable de murmures qui répondraient à son mari, Orson, pendant la nuit. Cela met mal à l’aise Kristen, qui apprend toutefois qu’il a fait une mauvaise chute avant les premiers meurtres. Et ça l’intéresse beaucoup, parce que des blessures au lobe frontal peuvent provoquer des excès de violence.

J’aime beaucoup la discussion qui suit entre Kristen et David. Ils ne sont pas d’accord entre eux, mais ce que j’ai surtout aimé, c’est de voir Kristen parler de miracles scientifiques et David lui répondre que la science ne sert qu’à expliquer des répétitions. Bref, on est sur un bon vieux débat foi/science, sauf que ça fonctionne bien car les personnages s’écoutent sans être trop butés.

On suit alors Kristen pendant qu’elle rentre chez elle et fait des recherches sur les crises de démence ressemblant à des possessions et sur David. Là encore, on est sur du simple et efficace, avec une petite ambiance angoissante : des plans d’une maison vide avec une musique sourde, rien de tel pour filer des frissons. Oh, le coup de la terreur nocturne avec paralysie du sommeil qui lui arrive cette nuit-là, c’est aussi super efficace pour glacer le sang de quelqu’un qui en a déjà fait – et c’est mon cas comme je vous l’avais raconté en mars dernier dans cet article.

Après, sa terreur nocturne est quand même drôlement réaliste avec un monstre qui s’appelle George, qui pisse dans un coin de sa chambre (à moins que ce ne soit que l’eau de pluie ?) et qui s’amuse ensuite à aller lui retirer ses sous-vêtements. What the fuck ? Je ne peux pas dire que ça me surprenne venant des King.

Le lendemain, elle va voir un psy qui ne la croit pas vraiment, puis retourne au boulot où Ben lui explique que David n’est pas prêtre mais s’entraîne pour le devenir – il en est à sa deuxième année sur cinq. Ben est aussi celui qui trouve l’explication des murmures entendus par l’épouse LeRoux : cela vient de son lave-vaisselle, tout simplement. C’est assez fou, mais bien foutu.

David et Kristen retournent ensemble voir LeRoux pour continuer de mener leur enquête ensemble, et ça ne mène pas vraiment quelque part, même si ces scènes sont vraiment bien fichues et intrigantes. Durant la nuit, Kristen aperçoit de nouveau George qui grimpe dans son lit. Mon problème avec lui, c’est que je le trouve presque sympathique, y compris quand il menace de lui couper un doigt s’il ne répond aux 567 questions qu’il pose et qui sont les mêmes que celles de Kristen… jusqu’à ce qu’il lui demande si elle est attirée par David et qu’elle mente.

C’est plutôt chouette, elle finit avec un doigt coupé et se réveille finalement quand elle se rend compte qu’elle n’arrive pas à lire le panneau qu’elle a placé au-dessus de son lit juste pour vérifier si elle dormait ou non. Elle se réveille donc sans que George ne puisse rien faire contre elle… mais le lendemain, LeRoux lui parle très précisément de son cauchemar et de George, un démon dont il finit même par dire, en latin, qu’il coupera la gorge de ses filles.

Cela fait froid dans le dos, surtout qu’il n’est pas censé parler latin. Kristen ne se démonte pas pour autant et retourne auprès de son psy, le seul à savoir ce qu’il en est de George. Elle mène une rapide enquête qui lui permet de remonter la piste d’un certain Dr Townsend qui a volé les notes de son psy pour les donner à LeRoux, tout en témoignant pour lui en assurant qu’il est possédé par un démon nommé Roy.

Comme il est interprété par Michael Emerson, il n’a pas mis longtemps à me glacer le sang non plus ce Dr Townsend, qui est un pur psychopathe. C’est à lui que l’on doit le nom de la série, en fait : Leland Townsend est un homme que David connaît bien et qu’il décrit comme un être malfaisant (un Evil) qui ne cherche qu’à faire le mal et pousser les autres à faire le mal. J’aime l’idée d’avoir ce trio d’enquêteurs improbable qui sera confronté à un certain nombre d’Evil poussant les autres à faire le mal – Leland parle quand même d’un groupe nommé « les 60 », ça laisse une marge de manœuvre considérable. J’ai hâte aussi d’en arriver à un vrai cas de possession, s’ils en trouvent un un jour.

Ben oui, parce que dans tout ça, LeRoux est juste un tueur, pas du tout un type possédé. En fait, grâce à l’enregistrement audio de son épouse, David et Kristen parviennent à déterminer qu’il utilisait le compte internet de sa femme pour aller sur 4chan et parler nécrophilie. C’est là que Leland l’a trouvé et lui a appris quelques phrases de latin pour faire croire qu’il pouvait être possédé. Tout ça fait un peu froid dans le dos, mais ça permet à Kristen de venir à bout de ce cas.

Elle explique donc tranquillement à LeRoux qu’il ne verra jamais plus le moindre lever de soleil et qu’il restera en prison jusqu’à ses cent ans avant d’inviter ses deux collègues de quelques jours chez elle pour fêter la fin de cette enquête. Le truc, c’est que David en profite pour parler de leur nouvelle enquête, pour confirmer ou infirmer un miracle filmé… et qu’elle est très tentée à l’idée d’y jeter un œil. Le cliffhanger est encore petit, mais franchement, ça marche bien.

> Saison 1