Preacher – S04E10

Épisode 10 – End of the World – 17/20
Je suis triste de devoir dire au revoir à une série qui, si elle ne m’a pas toujours plu, a toujours su gagner mon affection par ses délires et sa réalisation assez dingue. La conclusion est à l’image de la série : elle a un bon rythme, mais des longueurs quand même, une bonne réalisation, de grands délires, des bastons chorégraphiées, des rebondissements dingues, du gore, de l’amour et de la haine, de la joie et de la tristesse. Oui, vraiment, elle me manquera !

> Saison 4


Spoilers

410

Kill us all, kill us all, kill us all, kill us all…

Pour son dernier épisode, la série nous sort un petit bonus de dix minutes et s’en va donc sur un épisode qui en dure 55. Voilà qui ne m’arrange pas pour clôturer une journée où je n’aurai pas vu assez de séries par rapport à ce que j’aurais dû. Y a des dimanches comme ça… J’ai tout de suite tiré un trait sur mon épisode de Fear the Walking Dead, en fait. Bon, ceci étant dit, le compte à rebours pour l’Apocalypse a commencé et il ne reste que sept heures avant de se lancer là-dedans.

L’épisode commence donc par un joli montage d’agents du Graal tuant des militaires ayant le contrôle de l’arme nucléaire et très vite on se retrouve à quelques minutes de la fin du monde. Le Messie commence à stresser de foirer sa danse, mais il peut compter sur Cassidy pour le remotiver, ainsi que sur Dieu lui-même. Celui-ci se rend finalement dans la salle avec tous les agents du Graal pour assister de lui-même à la fin du monde.

De son côté, Jesse se bat donc contre le Saint des Tueurs et ne fait clairement pas le poids. Il n’est pas tué pour autant : il est sauvé de justesse par le démon et l’ange qui sortent de nulle part et se mettent à se battre contre le Saint des Tueurs.

En parallèle, Lara est en larmes et elle raconte à Tulip tous les sacrifices qu’elle a fait pour en arriver à une trahison mal venue de son boss. Elle s’énerve aussi de voir que Tulip n’est toujours pas croyante, au point d’aller tirer des balles dans le corps de l’agent trucidé par Dieu… ce qui est une erreur puisqu’elle se retrouve sans balle pour se suicider.

Oui, elle en est à tenter de se suicider et à laisser son arme à feu (vide, certes) à Tulip. Quelle scène ! C’est assez dingue de voir Lara s’effondrer comme ça. Je m’attendais vraiment à une vengeance, moi, et finalement non, elle laisse Tulip se barrer seule. Je suis triste pour Lara, mais c’est une sacrée performance pour elle.

J’ai adoré tout de même voir Tulip débarquer dans les coulisses à temps pour constater que Cassidy est en train de gentiment provoquer la fin du monde. Elle ne compte pas le laisser faire et elle l’enferme donc. Hitler et Jésus sont toujours en train de se battre dans des scènes survitaminées sinon et Herr Starr n’arrive pas à stopper l’Apocalypse pour la réduire à une ou deux petites bombes nucléaires. Et le compte à rebours touche à sa fin, dans une ambiance digne de 24 heures chrono.

Le Saint des Tueurs vient finalement à bout de l’ange et de la démone, sur laquelle il s’acharne. Tués par lui, ils ne peuvent apparemment pas revenir à la vie, ce qui change la donne pour Jesse quand même. Pour s’en tirer, il ne peut plus compter que sur lui-même, et ça suffit : il est tout doux avec le Saint des Tueurs dont il pourrait être la toute dernière victime, si c’est ce qu’il veut. Et comme ce n‘est pas exactement ce qu’il désire, il finit par s’agenouiller devant Jesse qui n’hésite pas à nous tuer le Saint des Tueurs. Wow, ce fut rapide comme résolution pour un personnage pourtant exceptionnel depuis son introduction dans la série.

Du côté de Tulip et Cassidy, ça se passe plutôt mal : Tulip est forcée de le cogner pour qu’il revienne à lui, parce qu’il lui sort quand même qu’il s’en fiche de tuer le monde entier. Malgré ça, il refuse de s’écarter du chemin de Tulip qui a juste envie d’aller tuer le Messie. Tu m’étonnes. La scène entre eux est prenante, avec Tulip qui reconnait l’aimer comme son meilleur ami, puis Cassidy qui reconnaît l’aimer tout court. Malgré ça, il affirme qu’au prochain coup de Tulip, il la tuera. Et paf, ils se trouvent à se battre eux aussi. C’est un peu tout ce qu’il se passe dans cet épisode, honnêtement, des gens qui se battent.

Ailleurs dans Masada, Lara retrouve le goût de la vie et se décide à aller tuer Herr Mann finalement. Elle prend quand même le temps de lui parler et il lui vend un joli plan de vie où ils survivraient tous les deux dans un sous-marin, à faire du yoga et des séances de Kâmasûtra, grosso modo. Cela ne suffit pas à convaincre Lara qui préfère donc tuer son ex-boss… mais elle se laisse assez distraire pour être celle qui se fait tuer. Je suis si triste pour elle. Survivre à tout ça pour mourir comme ça, sérieusement ? Je suis dégoûté.

Je ne suis pas le seul à être dégoûté : tout le public de Masada l’est aussi de constater que le Messie ne danse pas – et sans sa danse, personne ne détruira le monde. Sa danse ? Elle ne risque pas d’arriver : après un combat acharné, Cassidy ne parvient pas à tuer Tulip et il change donc d’avis une dernière fois. Il nous tue Hump et met fin à l’Apocalypse… ce qui rend triste tout le monde, parce qu’Hump était adoré de tous.

De tous, sauf peut-être de Jésus et d’Hitler. Ce dernier se fait étrangler par le premier qui, malheureusement survit. Oui, cette série parvient à nous faire regretter la mort d’Hitler et la survie de Jésus, parce que Dieu compte sur Jésus pour devenir le Messie. Ouep, sauf qu’il refuse, préférant la leçon à son Père pour qu’il redevienne bon, bienveillant et aimant. Le discours de Jésus, quoi. Dieu n’en a que faire et se barre, croisant au passage Herr Starr qui part en vacances. Dieu aussi se barre, en prenant sa moto et après avoir annoncé à Jésus qu’il pouvait détruire le monde quand il voulait.

En parallèle, Jesse annonce, en utilisant Genesis, que la fin du monde n’aura pas lieu et que tout le monde peut éteindre la télévision, avant de continuer son discours pour les agents du Graal uniquement. Il leur explique que Dieu est encore en fuite, pour changer. Il nous fait une crise de foi aussi et épuisé d’avoir à chercher Dieu par lui-même, il utilise Genesis pour que tous les agents se mettent à la recherche de Dieu. Et paf, on se retrouve sur un épisode plus calme et plus lent, alors que nous ne sommes qu’au milieu de celui-ci.

Loin de tout ça, Eugene est opéré par un médecin australien qui n’arrange pas son visage et souhaite ensuite l’aider à se suicider. Eugene ne l’entend pas comme ça, cependant, et il pète donc un câble contre le médecin. Refusant le suicide, Eugene se remet donc à faire la manche avec sa guitare raffistolée. Quelle histoire, les amis. Il pète finalement un câble et obtient un peu d’argent en partant sur un air de rock. Enfin bon, il en arrive à la même conclusion que Tulip : que faire à présent ?

La série reprend alors… deux ans plus tard ! Le monde n’est pas détruit et notre trio est toujours dans le même délire, avec une course poursuite en plein Texas. Tulip et Jesse sont coursés par des hispaniques qui veulent les tuer et sont rapidement dans une impasse. Rien qui ne les fasse flipper pour autant, bien au contraire : Jesse est heureux d’être là.

Il peut l(être : Tulip a sons propre garage désormais, où ils réparent de vieilles voitures. Et ils ont aussi WHAT THE FUCK ??? un enfant ! Une petite fille qui dort paisiblement dans son berceau et qu’ils veillent comme de bons parents qu’ils sont… jusqu’à ce qu’un coup de fil apprenne à Jesse que Dieu a enfin été retrouvé.

Il se sent forcé de se rendre sur place où des agents du Graal qui n’ont pas pris de douche depuis deux ans l’attendent, fiers d’avoir retrouvé Dieu. Ce dernier devient alors la marionnette de Jesse qui décide enfin d’utiliser Genesis sur lui. Et ça fonctionne ! Finalement, Jesse ne fait que poser quelques questions métaphysiques à Dieu qui y prend vite goût, lui parlant des autres religions et voulant lui en dire plus sur les mystères de l’univers, comme Stonehenge.

Ce n’est pas tant Stonehenge qui intéresse Jesse cependant, c’est plutôt le sort de son père, qu’il apprend être bien au Paradis, finalement. Ce n’était pas gagné pourtant. Rapidement, Jesse comprend que le Grand Plan de Dieu dans tout ça est… d’être aimé. Et ça le fait rire. Dieu lui répond enfin à toutes ses questions et il suffit de lui dire qu’il l’aime pour que tout soit fini ?

C’est tellement simple que Jesse refuse de se laisser berner par cette idée. Il s’attaque donc à Dieu, lui demande de rester loin du Paradis et se débarrasse de Genesis dont il dit ne pas avoir besoin. Quelle horreur, se débarrasser d’un tel don ? C’est possible ça ? Dieu est bien énervé de voir que Jesse n’en a rien à faire de lui, mais il ne peut rien faire qui le fasse changer d’avis de toute manière, puisque tout ce qu’il dit, c’est qu’il a envie de le torturer.

Et la torture, ce n’est pas exactement ce qui permettre à Jesse de l’aimer. Bref, Dieu finit par péter un câble et tuer les animaux qui lui disent l’aimer. Tristesse ! La série prend alors le temps de conclure le destin de tous ses personnages : Jesus est devenu un vendeur de supermarché bienveillant, par exemple. Herr Starr est égal à lui-même : il est poursuivi par la police qui le retrouve mais ne parvient pas à l’arrêter, parce qu’il est plus malin qu’eux. Eugène ? Il devient une rockstar que les ados adorent au point de porter un t-shirt à son effigie.

Le Saint des Tueurs ? Il n’est pas envoyé en Enfer, parce qu’il s’est confessé auprès de Jesse le jour de la non-Apocalypse avant de mourir. C’est un sacré plan à long terme de Jesse : il a envoyé le Saint des Tueurs au Paradis pour qu’il puisse y accueillir Dieu quand il reviendra. Et c’est effectivement ce qu’il se passe. Finalement, après un échange verbal un peu trop long à mon goût, un duel s’engage entre les deux et c’est le Saint des Tueurs qui est le plus rapide. Il tue Dieu d’une balle dans la tête et s’assoit alors sur son trône !

Quarante ans plus tard, quarante ans plus tard putain !, on découvre les tombes de Jesse et Tulip… sur lesquelles se recueillent Cassidy et… Tulip ? Et non ! C’est un peu gros, mais cette Tulip est en fait la fille de Jesse et Tulip, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. J’ai eu du mal à le comprendre sur le moment, mais l’accent est légèrement différent et le dialogue ne laisse aucun doute.

C’est super triste comme scène en tout cas : on y apprend que Cassidy n’est jamais revenu voir ses amis, malgré quelques coups de fil – et eux ont vécu le parfait amour avec un petit ciné en famille par exemple. La fille de Jesse a beau aimer son père, elle explique quand même à Cassidy que Tulip l’aimait profondément. Et Cass aussi l’aimait profondément, étant encore blessé des fois où Tulip lui a tiré dessus. S’il promet à la fille de ses amis qu’il espère la revoir un jour, il a déjà pris sa décision finale : il se suicide en laissant son parapluie sur une tombe et en marchant au soleil. C’est donc à l’arrière-plan qu’on le voit brûler alors que la fille est toute souriante.

411

EN BREF – Cette série sera passée d’une saison 1 où je ne comprenais pas grand-chose à ce que je regardais au milieu d’un camping où la connexion déconnait à une saison 4 qui aura réussi à vraiment me plaire et me passionner. Il faut dire que malgré ses défauts et ses épisodes parfois beaucoup trop long, la série était capable du meilleur : un bon rythme, une bonne ambiance musicale, des bastons chorégraphiées qui me manquent déjà et des délires absolument dingues qu’on ne voyait nulle part ailleurs.

La série était finalement unique en son genre et je regrette déjà son départ : qu’est-ce que je regarderai l’été prochain, moi ? En quatre ans, la série s’est imposée comme étant parfaitement incontournable et c’était un vrai plaisir que de venir la regarder pour savoir ce que vaudrait l’épisode du jour.

Ce n’était pas gagné, mais j’ai adoré, et je suis triste de lui dire au revoir ce soir, une froide soirée d’automne où il tombe des cordes, loin de la chaleur habituelle des épisodes de cette série. Au pire, il me reste toujours les comics à (re)découvrir, j’imagine. Quant à la conclusion de la série, elle était quand même pas mal pour répondre à toutes les questions. Tulip et Jesse ont eu la vie heureuse qu’ils méritaient, mais je suis triste pour Cassidy qui n’a apparemment jamais trouvé une raison de rester en vie. Enfin, bon, c’est comme ça.

412

> Saison 4

Why Women Kill – S01E07

Épisode 7 – I Found Out What the Secret to Murder Is : Friends. Best Friends. – 18/20
Voilà un épisode bourré de rebondissements que je n’ai pas vu arriver – soit que je n’ai pas vu arriver si vite, soit que je n’ai pas envisagé un seul instant avant qu’ils ne soient révélés. C’est assez rare qu’une série parvienne à me prendre totalement au dépourvu, surtout quand elle est du genre à me faire théoriser sur la suite. C’est le cas de cette série, mais je me suis tellement focalisé sur la triple identité à découvrir que j’en ai oublié de penser aux rebondissements qui attendaient certains personnages. Et du coup, c’était un épisode à la fois drôle et triste. C’est juste dommage qu’une partie soit moins à la hauteur que les autres…

> Saison 1


Spoilers

107.jpg

Asking for more Chardonnay is not really speaking French.

Il y a tellement de nouveautés cette semaine que j’en oublierai quasiment les séries qui s’étaient tranquillement installées plus tôt en ce mois de septembre. Et pourtant, en sept épisodes, la série m’a bien créé des habitudes, du genre me demander ce qui m’attendra pour l’introduction de l’épisode. Et cette semaine, c’est un trio de Gospel qui fonctionne très bien pour dénoncer les mensonges des personnages masculins de la série.

Les mensonges de Rob ? Ils concernent April, bien évidemment ! Il demande à sa secrétaire de lui dire qu’il est occupé, avant de lui envoyer des fleurs pour rompre avec elle sans la confronter. Lâche avant même l’invasion des SMS le pauvre. Le truc, c’est qu’une fois larguée, April se confie à Beth-Ann qui, même si elle est heureuse de ce retournement de situation, se met à culpabiliser pour elle. C’est marrant comme tout à voir…

Beth-Ann en parle donc à Sheila et les deux sont soudainement surprise d’apercevoir April dans l’allée menant à la maison de Beth-Ann. Celle-ci parvient à se planquer à temps et Sheila prend donc le rôle de Beth-Ann auprès d’April.

C’est plutôt cool comme idée, mais elles comprennent surtout qu’April ne laissera pas tomber Rob sans se battre un peu plus. Beth-Ann se rend alors auprès d’elle pour lui proposer de sortir avec son boucher et découvrir soudainement qu’April est… enceinte. Ma foi, c’est la suite logique, mais je ne l’avais pas vu venir. C’était bien écrit pour qu’on oublie cette possibilité et Beth-Ann qui explose un verre dans sa main, c’était une bonne idée aussi pour nous montrer la douleur du personnage.

C’est d’autant plus douloureux qu’elle a perdu sa fille et qu’elle n’a jamais réussi à retomber enceinte, alors qu’elle a tenté plus d’une fois. En tout cas, elle en parle à Sheila qui est comme toujours la meilleure des amies. Pour une voisine qui vient à peine de la rencontrer, elle est sacrément sympathique quand même. Et elle lui propose de révéler toute la vérité. Beth-Ann est trop terrifiée pour ça, mais elle prépare tout de même un grand dîner à Rob.

C’est complètement terrifiée qu’elle décide enfin de parler à son mari… mais comme elle galère à tout lui dire, il la croit soudainement malade. Elle profite donc de l’opportunité pour lui faire croire qu’elle a un cancer ! On était si proche de la fin pourtant.

En 1980, le mensonge est celui de Tommy qui explique à sa mère qu’il était sorti voir des amis la veille. Ben voyons. Pour Karl, la vie est belle ce matin-là : Simone s’est décidée à le torturer une dernière fois en le faisant stresser avant de lui révéler qu’elle a invité Hector chez eux.

Ouep, les voilà dans un « mariage intéressant » pour résumer l’idée de Tommy quand il découvre la nouvelle amitié entre Simone et Karl. C’est plutôt chouette parce que Simone et Karl se conseillent sur leurs rencards respectifs. On en est même au point où Tommy offre une broche à Simone alors que Karl est encore là, et où Tommy offre ses conseils vestimentaires à Karl. Comme tout va enfin bien dans le meilleur des mondes, il faut rapidement intégrer un nouveau problème pour les années 80.

C’est rapidement le cas, avec la mère de Tommy qui s’inquiète pour lui. Forcément. Il a dépensé 10 000$ pour acheter la broche de Simone, mais ça, sa mère ne le sait pas. Ce qu’elle sait, c’est qu’il a dépensé 10 000$ parce que la banque le lui a dit. Elle débarque donc chez Simone et Karl pour parler à sa meilleure amie de ses soupçons sur son fils qu’elle imagine en train de se droguer. Comme d’habitude, on joue de manière fine sur les quiproquos avec Simone qui manipule sa meilleure amie autant que possible.

Stressée de savoir qu’il a dépensé une telle somme, Simone reprend son meilleur déguisement – absolument pas discret – pour lui rendre le collier dans un lieu public, mais elle ne fait qu’empirer les choses pour la mère de Tommy qui apprend que son fils voit des femmes d’un certain âge pendant son entraînement, probablement pour leur vendre de la drogue. La mère décide donc de fouiller la chambre de son fils afin de trouver son journal intime.

Heureusement, elle en parle avant avec Simone qui parvient à l’interrompre juste avant qu’elle n’ouvre ledit journal, dans lequel se trouve tout de même un portrait de Simone nue. Et évidemment, il dessine super bien. Afin de stopper son amie, Simone est obligée de révéler que Karl est gay, ce qui constitue un potin tellement énorme que sa pote en oublie tous ses soucis jusqu’au retour de Tommy qui prend assez mal de découvrir que sa mère fouille ses affaires.

L’essentiel est donc en tout cas que leur secret reste intact et qu’il puisse proposer ensuite à Simone de partir avec lui pour l’été à Paris. Si elle hésite, elle s’en confie à Karl qui la presse de partir loin de lui. Il faut dire que la fin d’épisode est particulièrement déprimante dans ce segment : alors que jusque-là, c’est ce couple qui apporte le plus d’humour à la série, la tournure est particulièrement dramatique pour Karl qui se découvre subitement atteint du SIDA.

En effet, Hector a remarqué une tache dans son dos, et on sait bien ce que ça veut dire pour un homme gay, surtout dans les années 80. Karl aussi le sait, et il n’ose pas en parler à Simone. Comme en plus il se coupe et que Simone est à deux doigts de toucher à son sang, j’ai eu la même peur panique que lui. C’était magistralement joué et c’est un autre retournement de situation inattendu – après tant de fun, ça paraît encore plus triste.

Enfin, le mensonge d’Eli en 2019 ? Il dit à une voisine qu’il se rend faire un jogging alors qu’il recontacte en fait Bethany, une jeune mère d’une petite fille de deux ans qui est aussi et surtout… son dealer. Elle est heureuse de retrouver son client, mais Jade n’est pas si heureuse de se rendre compte qu’Eli continue de se droguer de manière si peu discrète : il rentre chez eux en reniflant.

Une fois de plus, Jade décide de prendre son côté et de ne rien dire à Taylor. Elle l’aide ainsi à cacher son secret alors même que Taylor est enfin honnête avec eux sur son ressenti. Elle leur demande donc de partir à une retraite polyamoureuse pour réussir à se mettre d’accord sur le fonctionnement de leur couple. Pfiou. C’est fou comme cette partie de la série est moins prenante. J’aime bien les acteurs et les personnages, mais ça n’est pas au niveau du reste.

Durant l’épisode, nous voyons donc Eli se droguer en cachette, y compris alors qu’il conduit les filles à la retraite en question. Au passage, il renverse toute sa drogue dans le coffre, à cause d’un camion qui le fait sursauter. On sent bien que son secret ne tiendra pas longtemps et les choses empirent pour lui quand il découvre un barrage avec des mesures de sécurité.

Il décide alors de faire le demi-tour le plus foiré de l’histoire, prétextant une envie urgente. Ce n’est pas bien crédible et ça devient louche, mais Taylor ne peut de toute manière plus ignorer le problème de son mari qui se met à saigner du nez, sans même s’en rendre compte. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Taylor se mette à ouvrir le coffre de la voiture et comprenne tout.

C’est d’une tristesse. Le trouple rentre donc chez eux où Taylor explique à Eli qu’elle veut le mettre en désintox, ce qui est effectivement la meilleure solution pour lui. Jade sert alors de jolie plante verte, n’osant trop rien dire : si elle sait que Taylor a raison, elle est plutôt du côté d’Eli. Qu’est-ce qu’elle est conne sur ce coup-là et sur cette fin d’épisode.

Elle prend en effet le parti de soutenir Eli plutôt que Taylor, expliquant à Taylor qu’elle veut rester le surveiller quand Taylor propose plutôt de partir de la maison pour lui faire un électrochoc dont il a besoin. Effectivement, ce serait plus efficace, parce que pour l’instant, Eli voit surtout que la drogue lui a permis d’écrire un script qui lui rapporte… 1,2 million de dollars ! Pas étonnant que Jade fasse le choix de rester avec lui, on voit ce qui l’intéresse… Mais de là à lui préparer sa ligne de coke, vraiment, quelle conne, j’insiste !

> Saison 1

Stumptown (S01)

Synopsis : La série suit la vie d’une vétéran de l’armée américaine qui se retrouve à devoir jouer de ses relations pour régler une dette de jeu et surtout résoudre des enquêtes. Héroïne badass, enquête de détective privée et répliques cassantes sont au rendez-vous !

Saison 1

100

Pour commencer, c’est déjà avec du retard que je commence cette série dont le pilot est disponible depuis jeudi. Oui, mais bon, que voulez-vous, il y a 150 séries à voir aussi ! Et dire que tout n’est même pas encore diffusé… J’ai eu des échos assez mitigés de ce retour de Cobie Smulders : certains ont adoré, d’autres ont détesté, tout le monde s’accorde à dire que le rythme est étonnant.

C’est donc une prise de risque que de me lancer dedans un samedi soir, j’en ai conscience, mais je ne me voyais pas attendre quelques jours de plus avant de faire play. En plus, je m’étais déjà fait la réflexion en voyant le trailer que la série prenait le risque d’être assez imbuvable en proposant plusieurs intrigues a priori différentes pour son personnage central. En plus, ce personnage central semble être un simple mélange de Veronica Mars et de Jessica Jones, alors bon…

Oui, je critique déjà avant même d’avoir vu, c’est n’importe quoi ! Bref, allez, je me lance, je parle pour ne rien dire.

S01E01 – Forget it Dex, it’s Stumptown – 17/20
Difficile de se faire une idée sur cette série qui ne nous laisse pas le temps de digérer les informations. C’est parti pour une sorte de procédural, avec pour seul fil rouge la vie privée de son héroïne… mais aussi une bonne playlist et des personnages en pagaille. Pagaille, c’est un peu le mot : tout va très vite, tout semble donné dans le désordre et malgré tout, ça forme un puzzle assez efficace. C’est un épisode aussi prenant qu’épuisant à suivre. C’est (d)étonnant, on va dire.

Saison 1

Stumptown – S01E01

Épisode 1 – Forget it Dex, it’s Stumptown – 17/20
Difficile de se faire une idée sur cette série qui ne nous laisse pas le temps de digérer les informations. C’est parti pour une sorte de procédural, avec pour seul fil rouge la vie privée de son héroïne… mais aussi une bonne playlist et des personnages en pagaille. Pagaille, c’est un peu le mot : tout va très vite, tout semble donné dans le désordre et malgré tout, ça forme un puzzle assez efficace. C’est un épisode aussi prenant qu’épuisant à suivre. C’est (d)étonnant, on va dire.

> Saison 1


Spoilers

101

– There is something wrong here…
– With you!

La première scène de la série est toujours aussi efficace : elle était déjà dans le trailer de la série, ce qui était tout de même assez original comme idée. On y rencontre le personnage principal de la série enfermée dans un coffre de voitures par deux malfrats fans malgré eux de Sweet Caroline. Malgré eux ? C’est qu’ils sont dans la voiture de l’héroïne dont l’autoradio est une K7 qui a tendance à se bloquer. C’est une excellente chose parce que j’adore la playlist de sa voiture dans cet épisode. Bon, cela dit, ce n’est pas la question du tout : la question, c’est plutôt qu’est-ce qu’elle fout dans le coffre de sa voiture ? Et s’en sortira-t-elle de l’accident dans lequel elle se retrouve impliquée, avec la voiture qui tombe d’un pont ?

Trois jours plus tôt, on la retrouve dans un bar où elle se fait draguer par un mythomane qui veut juste tromper sa femme en se faisant passer pour un soldat qui ne serait pas du coin. Bien. Cela permet une bonne scène où l’héroïne ne nous apprend toujours pas son nom, mais s’avère superbement maligne. Elle devine les intentions de ce charmant monsieur et elle le ridiculise assez vite. Et on note à quel point l’actrice est géniale dans ce rôle, aussi.

Elle joue ensuite au casino où elle perd plein d’argent, mais comme c’est une habituée, ce n’est pas bien grave : elle est juste convoquée dans le bureau de la gérante, Sue-Lynn. Cela permet de découvrir que l’héroïne est une ancienne de l’armée, qu’elle a eu une relation (mais quel genre ?) avec Benny, le fils de Sue-Lynn et que celle-ci lui demande de l’aide pour retrouver sa petite-fille, fille de Benny, Nina, à défaut de faire confiance à la police.

Dex, c’est le prénom de l’héroïne !, refuse un temps, mais après une rapide conversation avec Ansel, son frère handicapé, elle finit par accepter ce job, en échange de l’effacement de sa dette. Elle confie donc son frère à son meilleur ami, Grey, un barman, et se rend chez Lucy, la meilleure amie de Nina. Elle découvre assez vite que Lucy n’est pas très coopérative, mais il en faut plus que ça pour décourager Dex.

On ne peut même pas parler de ruse cette fois, elle vole le portable de Lucy une fois que celle-ci est en ligne et cela lui permet de retrouver très rapidement Nina dans les bras de Michael, son copain et fiancé avec qui elle veut se marier dans un autre Etat. Elle ne met pas beaucoup de temps à ramener Nina dans sa voiture et tout pourrait s’arrêter là… si elles n’étaient pas percutées par une autre voiture comprenant deux malfrats.

On enchaîne sur une bonne scène de baston où Dex a bien du mal à se relever : ses agresseurs l’attaquent par surprise, alors forcément, elle est perturbée, pleine de flashbacks de son temps dans l’armée et terrifiée à la fois. Les malfrats finissent par kidnapper pour de bon Nina et la police est finalement mêlée à cette affaire. À défaut de simplement chercher Nina, les flics arrêtent aussi Dex, puisqu’un mandat à son nom existe à cause de… ses amendes non payées.

C’est un flic nommé Hoffmann qui l’arrête et il est évident qu’ils vont être amis sous peu. En revanche, c’est moins gagné pour la boss d’Hoffmann, Cosgrove, qui n’aime pas beaucoup Dex. Elle aurait préféré que la police soit sur le coup bien avant que Nina soit kidnappée pour de vrai. Elle traite surtout Dex d’amatrice, puisque les malfrats l’ont apparemment suivie pour retrouver Nina, tout en la pensant possiblement coupable : Dex est l’ex de Benny, qui s’est marié à une autre.

C’est intéressant de découvrir cette nouvelle information sur elle et j’aime l’actrice choisie pour incarner Cosgrove, alors tout ça fonctionne bien. Finalement, Dex est libérée et récupérée par Grey qui s’est bien occupé d’Ansel en son absence. Comme prévu, Dex sympathise avec Hoffmann, puis reprend son enquête.

Elle interroge Michael et apprend que Sue Lynn est en affaire avec un chef de gang, Baxter Hall. Dex remonte sa piste assez rapidement, utilisant ses relations avec un barman, puis un garde de sécurité avec qui elle a couché (Todd, pas Ted). Cela la mène sans problème à Baxter Hall à qui elle souhaite acheter « la fille ». Il est rapidement dévoilé que la fille n’est pas Nina, mais une voiture. Le plan de Dex est de lui soutirer des informations, mais suite à un quiproquo, elle se retrouve à acheter une voiture, pas Nina. Et elle préfère encore voler la voiture devant sa véritable acheteuse plutôt que de la payer, espérant probablement obtenir des informations comme cela.

Le seul problème, c’est que c’est inutile, parce qu’elle apprend après avoir volé la voiture que Nina est rentrée chez elle. C’est Hoffmann qui lui apprend la bonne nouvelle, mais ça n’a pas trop de sens pour Dex. Cela n’en a pas pour la police non plus, alors même qu’ils devaient bosser avec les hommes de Sue Lynn, parce que celle-ci refuse en fait de les laisser approcher de Nina. C’est curieux : personne ne peut parler à l’ex kidnappée.

Dans tout ça, Dex est assaillie à nouveau par ses souvenirs d’Afghanistan et décide d’aller les oublier dans les bras d’Hoffmann avec qui elle couche bien rapidement. Une fois que c’est fait, elle reprend son enquête en l’interrogeant l’air de rien, le tout en se faisant psychanalyser par le flic qui analyse ses remords d’avoir été incapable de protéger Benny de son accident en Afghanistan. En fait, il ne s’est jamais marié à une autre : il a quitté sa femme et sa fille pour rejoindre Dex là-bas, mais il est mort avant de la retrouver. Et on est sûr qu’il voulait la retrouver puisqu’il avait une bague de fiançailles sur lui.

En tout cas, découvrir que Nina n’a pas été vue par la police intrigue fortement Dex. Elle décide donc de continuer son enquête et en parle à Grey, qui ne l’entend pas de cette oreille. Il n’hésite pas à lui dire sa manière de penser : pour lui, le seul problème dans cette affaire, c’est elle, pas Nina ou le kidnapping. Forcément, les deux amis sont en désaccord profond. Le lendemain de cette dispute, Dex se retrouve à parler avec son petit frère qui a un t-shirt avec un marteau dessus. C’est une référence à Thor pas vrai ? C’est parce que c’est une actrice Marvel, ça, obligé !

Dex décide en tout cas d’emmener son frère au motel de Michael où elle veut suivre son intuition : elle l’interroge en prétendant lui offrir une bague de fiançailles – parce qu’il économisait pour en offrir une à Nina. Il est alors révélé que Michael est derrière le kidnapping de Nina : c’est pour cela que les malfrats ont suivi Dex depuis le motel, c’est tout de suite plus logique. Et c’est comme cela que Dex se retrouve assommée dans le coffre de sa voiture : elle a confronté Michael bien trop vite.

On en revient donc au début de la série, avec Dex qui se sort du coffre sans mal et provoque ainsi un accident. Après celui-ci, elle n’a aucun mal à maîtriser les malfaiteurs et les mettre dans son coffre. Le seul truc, c’est qu’entre temps, son frère a appelé Grey et Grey a appelé Hoffmann pour signaler le possible kidnapping de Dex car ça ne lui ressemble pas de partir sans son frère.

Hoffmann met ainsi les voitures de police à la recherche de celle de Dex, et comme elle a repris le volant, elle n’a aucun mal à les mener jusqu’au lieu où Nina est retenue en otage par Michael. Celui-ci pense un temps mener à bien son kidnapping : il parvient à la rendre à Sue-Lynn qui lui donne l’argent après avoir fait croire qu’elle avait déjà récupéré Nina pour satisfaire à la demande de ce ravisseur. Une fois que c’est fait, Michael envisage de tuer Sue-Lynn et Nina dont il n’est décidément pas amoureux, mais c’est sans compter sur Dex qui débarque avec quelques voitures de police à ses trousses.

Et hop, tout est bien qui finit bien, avec Michael arrêté et Dex qui se réconcilie avec Sue-Lynn, avec Nina fan de son travail et avec Grey. Elle se réconcilie même avec Hoffmann qui lui rapporte sa bague de fiançailles et lui propose de contacter un de ses amis qui a besoin d’une détective privée. C’est ainsi que Dex se retrouve à envisager une nouvelle carrière, au comptoir du bar de son meilleur ami, le Bad Alibi.

Ben purée, j’avais entendu beaucoup parler du rythme de la série, je confirme qu’il est épuisant. Les scènes sont courtes, les personnages innombrables et j’ai l’impression qu’un tas d’éléments nous ont été donnés en seulement 42 minutes. Franchement, il y avait de quoi tenir un double-épisode avec ce qu’ils donnaient là (ou même trois épisodes sur Netflix d’ailleurs) !

> Saison 1