Grand Hotel – S01E08

Épisode 8 – Long Night’s Journey Into Day – 14/20
Même si les intrigues sont vraiment sympathiques, je pense que j’en attendais trop de cet épisode qui, du coup, a eu du mal à tout à fait me convaincre. Si l’humour est toujours au top, les rebondissements sont en revanche trop gros pour moi cette semaine !

> Saison 1


Spoilers

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We never even slept together.

Après cet excellent cliffhanger de la semaine dernière, j’étais pressé de découvrir la suite, et lorsque cet épisode reprend, Javier a été retrouvé par les urgentistes et par son père. Santiago est complétement flippé pour son fils, tout en étant assailli de flashbacks de son accident précédent. Cela nous fait un bon thème pour l’épisode.

On a donc un flashback sur le dernier match de Javier, pendant que dans le présent il est entre la vie et la mort et que toute sa famille attende qu’il se remette. À l’époque du flashback en tout cas, il est amusant de remarquer qu’Alicia est fan de sa « tante Gigi » et que Javier aussi la trouve plutôt cool… jusqu’à ce qu’il la surprenne en train d’embrasser son père.

Voilà donc pourquoi Santiago se sent responsable : après ça, Javier bâcle son match et se bourre la gueule, et pas qu’un peu. Il finit même par expliquer à son père qu’il aurait préféré le voir mourir à la place de sa mère. C’est sympa comme tout et son père est tellement blessé qu’il lui balance des clés de voiture, juste avant son accident. Il a de bonnes raisons de s’en vouloir au moins !

Dans le présent, Danny débarque à l’hôtel et est rassuré de voir qu’Alicia n’était pas dans l’effondrement. Il apprend vite sa rupture, mais aussi la présence de Javier à l’hôpital. Du coup, il propose de la conduire là-bas pour simplifier les choses.

Ingrid aussi est à l’hôpital et elle est surprise de voir Mateo y débarquer et se déclarer père du bébé. Elle n’en profite pas vraiment, alors que c’est pourtant la seule chose positive qui lui arrivera dans cette journée : Alicia l’enverra chier quand elle verra Ingrid lui demander des nouvelles de Javier, Mrs P ne sera pas en état de lui redonner son job (on en parle plus bas) et Jason l’enverra bouler à son tour. Bon, il a de bonnes raisons de le faire quand il découvre enfin qu’Ingrid a menti sur sa grossesse non par accident, mais en sachant exactement ce qu’elle faisait.

Et quand en sortant de l’hôtel Alicia s’excuse auprès d’elle ? Ingrid a de soudaines douleurs au ventre et fait une fausse couche. Mateo la ramène à l’hôpital, mais c’est trop tard. Tout ça pour ça, voilà une intrigue qui commençait à gêner les scénaristes franchement.

Autrement, avant tout ça à l’hôpital, Mateo se fait bien sûr engueuler par Santiago pour l’effondrement du balcon qui a blessé Javier, néanmoins, le fils s’en sort sans trop de problème… mais les médecins le pensent addict. Bien sûr, Javier endort sa sœur sur le sujet, mais ça ne marche pas avec son père. Et à vrai dire, ça ne marche pas longtemps avec Alicia non plus, parce qu’elle va lui chercher des vêtements à l’hôtel pour mieux découvrir à quel point il y a des médicaments partout dans sa chambre.

Elle contacte donc le médecin de famille, avec Santiago, pour mieux découvrir qu’en fait son frère avait déjà eu un problème avec les médicaments par le passé. Maintenant, il n’y a plus qu’à convaincre Javier d’aller en centre de désintoxication. Son retour à l’hôtel n’est pas simple du tout, du coup, parce qu’il n’apprécie pas de voir sa famille s’occuper de lui comme ça. Et si Alicia fuit la chambre, le père décide de rester toute la nuit et la journée avec son fils, pour s’assurer que la drogue sorte de son organisme.

C’est l’occasion d’évoquer le passé et la culpabilité de Santiago, mais franchement, ça ne m’a pas passionné autant que je ne le pensais. Dommage. Javier accepte les excuses de son père, parce qu’il ne le considère pas tellement responsable, et prend même la décision d’aller en détox finalement.

En parallèle, Mrs P est complètement débordée par la jeune génération quand elle découvre qu’un influenceur veut rester à l’hôtel. C’était marrant à voir, même si ce n’était pas l’intrigue du siècle. Elle finit par bouffer le cookie de son fils, dans son frigo, et il s’agit évidemment d’un space cookie qu’il avait pris pour son père. Mrs P finit complétement droguée et il est évident qu’elle est là pour ajouter de l’humour à l’épisode.

Elle harcèle donc Justin Journeys ensuite, débarquant au spa quand il est nu ou lui chantant une chanson au bar. Le problème, c’est que Justin la filme. Jason et Gigi arrêtent à temps Mrs P, et Gigi demande donc à Mateo d’arranger le problème Justin, tout en essayant de comprendre pourquoi Santiago le garde si proche de lui.

Jason veille sur sa mère un moment, avant de la confier à Gigi qui en profite pour enfin obtenir les informations qu’elle cherchait sur lui : Mrs P complètement droguée lui explique donc que Mateo fait partie d’un deal signé dans l’emprunt d’une grosse somme d’argent par Santiago. Rien que ça.

Du coup, ce pauvre Santiago enchaîne la journée horrible avec son fils pour finir sur une soirée avec Gigi qui voudrait lui parler de ce deal peu clair. Elle comprend toutefois que ce n’est pas le bon moment et botte en touche…

Autrement, Danny se renseigne auprès du dealer de l’hôtel, Topher, un simple réceptionniste bien sûr, pour obtenir des informations sur Sky. Il s’avère donc qu’elle se contentait de faire semblant de se blesser pour avoir des ordonnances et des médicaments à revendre. Cela dit, l’information la plus importante que révèle Topher, c’est encore que Sky donnait des médicaments à Javier, et que celui-ci l’a mal pris quand elle a voulu sortir de ce business de drogue.

Javier devient aussitôt suspect aux yeux de Danny, qui s’imagine qu’il a pu tuer Sky s’il était en état de manque. Danny accepte donc d’aider Alicia à se débarrasser des médicaments de son frère, de manière à vérifier sa théorie. Et il n’a pas de mal à le faire, parce qu’il y a bien sûr la bouteille de médicaments de Sky dedans. Malgré tout, Jason innocente Javier auprès de Danny grâce à Ingrid qui a révélé que la nuit de l’ouragan, Javier était inconscient d’avoir trop bu. Cela tombe bien : c’est tout ce que Danny voulait découvrir. Savoir Javier innocent permet en effet à Danny de coucher avec Alicia sans culpabiliser : elle n’est pas de la famille de celui qui a possiblement tué sa sœur – si tant est qu’elle soit morte, parce que j’en doute encore. Bref, l’épisode se termine sur une coucherie entre Alicia et Danny. C’est vrai qu’il serait temps !

Sinon, pendant ce temps, les jumelles prennent le temps de venir voir leur père – interprété par Adrian Pasdar, un acteur qui est décidément partout. S’il y en a une qui est vraiment fan des retrouvailles avec son père, Yoli a beaucoup de rancœur envers lui, parce qu’il l’a abandonnée alors qu’il aurait pu simplifier son coming out.

Malgré tout, elle le couvre quand le FBI débarque dans le motel à la recherche du dangereux criminel qu’est le père des jumelles. Pire encore, elle propose de le planquer au Grand Hotel, rien que ça. C’est totalement abusé comme intrigue et ça empire quand il est révélé que le FBI n’était pas du tout après lui : le père s’est servi d’un pote pour se faire passer pour un agent, histoire que ses filles lui proposent de le couvrir. Drôle de manière de regagner leur confiance quand même, mais apparemment, ça fonctionne…

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Euphoria – S01E08

Épisode 8 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

> Saison 1


Spoilers

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If you ever fuck with them again, I’ll destroy your life.

C’est déjà la fin de saison ? C’est fou comme c’est passé vite huit épisodes. Bon, il faut dire aussi qu’il y a eu des épisodes où je n’aimais pas encore la série, mais quand même. Cet épisode laisse de côté les débuts que j’aime tant pour se concentrer sur le séjour de Rue à l’hôpital. On essaie de lui donner du Vicodin, qu’elle refuse heureusement, et la voix off finit par nous informer que l’hôpital est un endroit qu’elle adore, parce qu’elle peut y vivre sans avoir la moindre responsabilité et avec des gens aux petits soins avec elle. Alors, certes, mais c’est pourtant horrible les hôpitaux. C’est parce qu’elle est adolescente qu’elle dit. C’est aussi parce qu’elle reçoit la visite de Jules, évidemment.

La série reprend ensuite dans la chambre de Jules où elle s’amuse à relooker Rue et à la maquiller à sa manière, c’est-à-dire de manière exubérante mais bien trop jolie malgré tout. Elle en profite pour lui raconter sa nuit en boîte et au lit avec l’amie de son amie, et même si elle ne dit rien, Rue est un peu jalouse, ça se voit sur son visage. Et pour en arriver au générique, on a le droit à un bon fantasme de Rue différent de ce qu’on attendait : elle s’imagine brûler et tuer Nate.

Après ça, on retrouve la mère de Rue en réunion dans un centre de détox, à lire une lettre écrite pour Rue sur les ravages de la drogue. La chronologie n’est pas bien claire dans cet épisode, mais l’idée est d’avoir une voix off différente pour le montage qui voit tous les personnages se préparer pour le bal de promo.

Celui-ci sort clairement de nulle part, mais admettons : c’est sympa de voir les préparatifs de chacun, comme dans toutes les séries américaines. Et la voix de la mère de Rue sur les difficultés d’être parents fonctionne bien dessus, surtout quand tous les adolescents se mettent à boire. Tous, à l’exception de Fez, encore chez lui bizarrement, mais à prier et préparer son flingue. Oula.

Au bal de promo, l’ambiance ne fait pas vraiment rêver, avec toutes les adolescentes principales réunies autour d’une table pour jouer la carte de la nostalgie et du « on s’en souviendra quand on aura 40 ans ». Soit. Elles étaient bien drôles aussi à commenter toutes les soirées ensuite, quitte à bitcher un peu.

Il est à noter surtout que Jules reçoit des messages photos de sa nouvelle copine, ce qui rend Rue complètement jalouse, particulièrement quand Jules s’enferme dans les toilettes. On a droit à un super plan sur les toilettes des filles, aussi, nous expliquant pourquoi ça prend de temps pour elle d’y aller, avec à peine une personne sur cinq qui pisse dans les cabines, hein.

Jules est rejointe par Rue dans les toilettes en tout cas, et elle lui demande de l’embrasser… mais Rue n’ose pas malgré tout. Il faut dire qu’elle n’a pas exactement le consentement de Jules qui s’amuse à ne pas lui donner. Et du coup, elles quittent les toilettes pour aller danser à la place.

Pendant ce temps, Nate se pointe au bal avec un rencard encore plus vulgaire que Madi, il faut le faire, mais il a littéralement la main sur le cul de celle-ci. Un flashback nous montre que la relation Nate/Madi est toujours aussi tordue : il a été incapable de garder une érection assez longtemps pour coucher avec Madi, à qui il a préféré reprocher de trop parler, avant de s’énerver contre elle quand elle l’a dit gay. Forcément. En repartant, elle vole dans un livre de Nate le DVD montrant son père ayant une relation avec un mineur, et elle tombe au passage sur le père. Quant à Nate, il finit sous la douche, à se masturber.

Et au bal, il est donc avec une autre cheerleader, pour faire chier Madi, qui décide de se venger avec un autre type. La scène de danse qui suit est excellente, surtout quand Jules et Rue rejoignent aussi la piste de danse. C’est un épisode qui se regarde et qui est drôle à voir pour tous les mouvements de danse, vraiment.

Cette fin de saison doit aussi gérer la relation Kat/Ethan, avec Kat qui prend la décision de s’excuser auprès d’Ethan. Elle a voulu le faire souffrir à la hauteur de ce qu’il aurait pu la souffrir. C’est top, parce que ça finit bien pour ce couple, avec un Ethan très patient et une Kat qui n’a pas fini de se culpabiliser de ce qu’elle a fait. Et alors qu’eux s’embrassent, Lexi finit en gueule de bois à demander à Cass comment elle choisit les personnes qu’elle veut embrasser. Rien que ça.

Puisqu’on parle de Cassie, l’épisode s’éloigne aussi du bal de promo pour nous montrer les conséquences de son intrigue de grossesse ; à savoir la gestion de l’avortement, en famille avec sa mère et sa sœur. Malgré leur présence, Cass doit quand même faire face seule au questionnaire sur les antécédents familiaux, et c’est violent psychologiquement. Artistiquement, c’est une vraie réussite, avec une reprise de « My body is a cage » toute lente et des images de Cass faisant du patinage pendant la procédure.

La série aborde directement le sujet, mais pas visuellement : les quelques plans sont choisis sont toutefois très marquants eux aussi. Et tout ça se fait en parallèle de l’intrigue de Fez qui enfile une cagoule et s’introduit dans une baraque pour voler de l’argent, histoire de pouvoir rembourser ses dettes j’imagine. Seulement, l’homme qu’il braque ne se laisse pas faire, même si son fils les regarde : il sort un flingue lui aussi pour s’attaquer à Fez qui garde le dessus malgré tout et tabasse le père, devant le fils.

Il s’enfuit ensuite, quand même marqué parce qu’il vient de faire, puisqu’il doit rentrer chez lui pour payer Mouse, qui souligne son retard évidemment. Restera à voir l’an prochain si le paiement aura été accepté sans conséquence par Mouse… J’espère quand même.

Bon, il faut quand même revenir sur le fil rouge de la saison : l’intrigue Jules/Nate. Quand elle voit Nate s’isoler, énervé par Madi, Rue prend la décision de le suivre pour le menacer. Oui, oui, le menacer. Elle lui demande de laisser en paix Jules et Fez, s’il ne veut pas qu’elle aille dénoncer son père à la police. Il lui fait donc comprendre qu’elle n’a pas toutes les cartes en main et lui annonce gentiment que Jules ne se souviendra même pas d’elle dix ans plus tard. Sympa le Nate, toujours. En réponse, Rue passe un peu plus de temps en extérieur avec Jules. Elle lui annonce son envie de se barrer de la ville, avant d’enfin l’embrasser ; un vrai baiser de cinéma.

Comme c’est le bordel dans la chronologie, on assiste aussi au dernier match de lycée de Nate, et on y revient deux fois dans l’épisode, pour le voir d’abord quasiment perdant et ensuite tout fier de lui… pourtant, son père n’est pas ravi, et il a raison : il a gagné, certes, mais en solo, sans se préoccuper de l’équipe. Le problème, c’est que son père lui fait la morale alors que Nate est simplement en caleçon, alors Nate en profite pour aller au conflit avec son père.

Il s’approche de lui, comme pour l’embrasser, puis le frappe, mais ça finit mal pour lui avec son père ayant le dessus sans mal, à deux reprises. La scène est une fois de plus bien violente et un rien traumatisante, avec Nate qui finit par hurler et s’éclater la tête contre le sol, à plusieurs reprises, alors que les images font vraiment penser à un viol, même si son père n’est pas incestueux. Par contre, la série n’oublie pas de nous rappeler de quoi il est question, avec un gros plan sur le tiroir des DVDs, puis avec Madi qui a visionné la vidéo du père de Nate.

Malgré tout, au bal, celle-ci accepte de danser avec Nate, en larmes. Elle sait qu’elle ne devrait pas être avec lui, mais elle ne parvient pas à lui résister. On en a connu des couples dysfonctionnels dans les séries, mais celui-ci se place là quand même. En plus, l’autre cheerleader finit en larmes, forcément. Ce n’est pas la seule à pleurer en fin d’épisode : Jules est convaincue par le plan de Rue de quitter la ville, alors toutes les deux font leur sac et s’apprêtent à prendre le train… jusqu’à ce que Rue se sente finalement incapable d’aller au bout de son idée.

Les larmes coulent, le train s’en va avec Jules et Rue reste sur le quai, même si Jules lui a dit être amoureuse, même si elles étaient un bon couple, même si c’était l’idée de Rue. Elle finit dans un très sale état, forcément, et la série n’est pas des plus sympas avec nous, avec des flashbacks bien sentis sur l’historique de son addiction, de ses relations familiales (avec le deuil de son père et les disputes avec sa mère), de sa vie. Pour le dire à l’américaine, c’est bien fucked up tout ça !

Et Rue est en larmes, complétement déprimée, seule… prête à rentrer chez elle pour se droguer à nouveau. Pff. Je suis vraiment triste pour elle – déçu d’en arriver là après tout ça… Là ? Une ligne de cocaïne, et une souffrance imagée superbement interprété dans une chanson perchée et une chorégraphie nous montrant les malaises du personnage, son envie de se rattacher à sa mère et sa sœur, son slow avec son père, une foule de choristes qui nous montre l’overdose et le suicide du personnage… Sauf qu’il y a une saison 2, et j’espère vraiment qu’elle se fera avec Zendaya.

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EN BREF – C’est une série bien particulière, Euphoria, mais elle est très addictive quand on se lance dedans et qu’on s’attache aux personnages qui ont tous des failles assez importantes. Les épisodes ont une construction vraiment intéressante et un approfondissement psychologique des personnages bien foutu.

La saison en elle-même est assez réussie aussi : l’esthétique y est géniale – c’est peut-être le plus marquant de la série, la voix-off de Zendaya vraiment entraînante, les choix musicaux ambitieux et géniaux. Et puis, l’intrigue globale, malgré ses nombreux détours, fonctionne aussi. Les épisodes sont indépendants les uns des autres, se concentrant sur les personnages tour à tour, mais ils forment un tout cohérent.

La chronologie de la série, surtout dans les derniers épisodes, est vraiment perchée, mais ça n’empêche pas de suivre ce qu’il se passe heureusement. En tout cas, cette saison 1 aura réussi à me convaincre, puis à me fasciner, avec tous ses zooms et ses délires, ses flashbacks et ses apartés, ses montages et ses analyses brutes d’une réalité bien souvent crue. Ce n’est peut-être pas ma vie ni mon genre habituel, mais j’accroche beaucoup, surtout que les acteurs sont tous géniaux. Vivement la saison 2.

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> Saison 1

Preacher (S04)

Synopsis : En fin de saison 3, Cassidy était fait prisonnier par Herr Starr et ses hommes, alors que Tulip et Jesse se mettaient en route pour aller le libérer. En gros.

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Pour commencer, c’est la dernière fois qu’on retrouve Jesse, Cassidy et Tulip, alors je dois avouer qu’il y a une part de nostalgie à me relancer dans la série, ce qui explique sûrement pourquoi j’ai procrastiné toute la journée avant de commencer cette saison 4. La série a toujours été très inégale, mais je m’y suis attaché au cours de ces quatre derniers étés. La période de visionnage de la série fait qu’elle est souvent attachée à de bons souvenirs quand même, parce que l’été c’est cool. Quelques scènes resteront cultes après cette dernière salve d’épisode, et notamment le début de saison 2, avec LA scène dans la voiture.

Pourtant, il faut bien avouer qu’Atlanta aura plombé la série comme jamais et que je n’oublie pas que c’est aussi une production typique d’AMC, avec de longs moments où rien ne se passe. Par rapport aux comics, c’était donc assez lent et j’ai un peu peur de voir comment ils vont gérer cette saison de dix épisodes (je crois que c’est dix épisodes). L’avantage, c’est qu’elle va mener jusqu’à la semaine des reprises de saisons, ça évitera un septembre mort.

Sur ce, trêve de blabla : c’est parti pour la saison 4 !

Note moyenne : 17/20

S04E01 – Masada – 17/20
La série revient en grande forme avec un épisode au cours duquel le temps passe vite. J’ai beaucoup aimé : on y retrouve l’humour habituel, des personnages plutôt en forme et, pour cette fois en tout cas, un rythme qui donne un début de saison assez endiablé. Cela promet pour la suite, s’ils arrivent à le conserver tout du long, ce qui reste leur plus grand problème en général.
S04E02 – Last Supper – 18/20
J’aime vraiment beaucoup l’ambiance de cette série : on ne sait jamais tout à fait à quoi s’attendre tellement l’humour y est étrange et les situations complètement rocambolesques. Cette dernière saison est bien partie, j’espère qu’ils la garderont à ce niveau tout du long, car c’est un plaisir à suivre pour le moment. J’aurais presque aimé pouvoir la bingewatcher, à vrai dire.
S04E03 – Deviant – 17/20
Il n’y a pas à dire, les épisodes de cette saison sont efficaces, avec une écriture fluide et un rythme vraiment bon, qui permet aux scénaristes de délirer toujours autant tout en faisant avancer les intrigues. Contrairement aux saisons précédentes, je trouve qu’on sent plus que l’on se dirige vers quelque chose : l’errance est terminée, désormais, les personnages ont des buts assez bien définis ; il suffit de se laisser porter.
S04E04 – Search and Rescue – 17/20
Pfiou, cette saison continue à bien déchirer franchement, c’est vraiment chouette. En plus, on sent bien qu’on est sur une dernière saison, déjà, parce que les enjeux sont en train de monter de plusieurs crans. Je veux dire, ça se voit avec les personnages de cet épisode et avec le cliffhanger que je n’en pouvais plus d’attendre et d’espérer. Tout arrive !
S04E05 – Bleak City – 15/20
Avec des scènes que j’attendais depuis plusieurs saisons, cet épisode ne pouvait que bien s’en tirer… Pourtant, cette intrigue tant attendue est accompagnée de deux autres intrigues en parallèle qui, elles, sont plutôt en train d’errer et de prendre leur temps comme la série sait si bien le faire. C’est dommage, même si, heureusement, c’est accompagné de pas mal d’humour pour maintenir mon attention qui a tendance à se relâcher…
S04E06 – The Lost Apostle – 15/20
D’accord, c’est peut-être parce que je suis fatigué, mais j’ai trouvé le rythme de cet épisode vraiment inégal, avec de nombreuses scènes trainant en longueur et d’autres qui accélèrent d’un coup l’intrigue de la série… difficile d’oublier qu’on est sur la dernière saison en tout cas, surtout avec le cliffhanger de cet épisode. Curieux de voir ce que réservera la fin de série maintenant !
S04E07 – Messiahs – 16/20
Aaah ! Des réponses que je n’attendais pas du tout et que je pensais même ne jamais avoir sont données dans cet épisode, et de manière hyper fluide. La série reprend de son intensité et le fait bien, tout en prenant le dernier virage qu’il lui faut prendre pour mener à la toute fin. Et comme souvent dans le cas des fins de série, je suis partagé entre l’envie de tout savoir et le désir que ça ne s’arrête pas.
S04E08 – Fear of the Lord – 17/20
Avec cet épisode, les scénaristes s’en donnent à cœur joie pour assouvir tous les fantasmes gores qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de faire dans la série. Honnêtement, je trouve que ça oscille entre le marrant et le too much, mais comme ça sert une intrigue qui est quant à elle impeccable, j’ai du mal à trouver à redire. La saison 1 où l’on ne comprenait pas grand-chose me paraît loin désormais, et j’adore ce qu’ils font de ces ultimes moments.
S04E09 – Overture – 19/20
On n’est pas loin de la perfection pour l’avant-dernier épisode de la saison qui laisse enfin de côté le trop gore et les délires les plus perchés des dernières semaines pour se concentrer sur l’essentiel, à savoir une intrigue pleine de bons rebondissements. Cette fois, plus de doute, l’histoire arrive à son terme. Malgré tout, ils arrivent encore à nous balader avec des scènes dont on peine à voir l’utilité et dont j’espère que l’intérêt sera révélé la semaine prochaine. Je suis triste de devoir me préparer à dire au revoir à cette série !
S04E10 – End of the World – 17/20
Je suis triste de devoir dire au revoir à une série qui, si elle ne m’a pas toujours plu, a toujours su gagner mon affection par ses délires et sa réalisation assez dingue. La conclusion est à l’image de la série : elle a un bon rythme, mais des longueurs quand même, une bonne réalisation, de grands délires, des bastons chorégraphiées, des rebondissements dingues, du gore, de l’amour et de la haine, de la joie et de la tristesse. Oui, vraiment, elle me manquera !

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Preacher – S04E01

Épisode 1 – Masada – 17/20
La série revient en grande forme avec un épisode au cours duquel le temps passe vite. J’ai beaucoup aimé : on y retrouve l’humour habituel, des personnages plutôt en forme et, pour cette fois en tout cas, un rythme qui donne un début de saison assez endiablé. Cela promet pour la suite, s’ils arrivent à le conserver tout du long, ce qui reste leur plus grand problème en général.

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Spoilers

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There’s a door switch ?

Cette saison commence de manière sympa sur l’ouverture d’une bière puis d’un paquet de clopes par Tulip, suivi d’un « merde » de ma part quand j’ai compris qu’on n’avait pas le droit à un rapide résumé de la saison 3. Eh, c’était il y a un an, mince ! Bref, depuis, Tulip a bu plein de bières et Cassidy s’est coupé les cheveux. Il ne s’est pas acheté un super humour pour autant, mais c’est apparemment assez pour convaincre Tulip de l’embrasser. Et pas qu’un peu. Voilà, une scène et je ne comprends plus rien, c’est super. Par contre, j’ai tout de suite deviné qu’on était un peu dans le futur, et ça ne manque pas : la saison repart deux mois en arrière dans la scène suivante, mais pas avant d’avoir révélé que le corps de Jesse serait jeté depuis un avion en Australie. Sans parachute.

Deux mois avant cette mort (probablement provisoire), Jesse file pourtant le parfait amour Tulip, en voiture. Cassidy, lui, est dans un cachot au fond d’un puit en haut duquel il y a un ange retenu prisonnier lui aussi. Bien, admettons. Je me souviens en effet que Cassidy avait été fait prisonnier par les hommes d’Herr Starr, donc jusque-là, tout va bien, on reprend simplement là où on en était.

Il est en prison dans le bâtiment qu’on avait aperçu dans le cliffhanger : Masada, le QG du Graal. Il y a là tout un tas d’uniformes blancs et rouges, mais aussi pas mal de prisonniers et un vrai labyrinthe de galeries, avec une université du Graal. Comme son nom ne l’indique pas, l’idée est de former les agents à la torture, pas à la culture.

C’est là que l’on retrouve ensuite Cassidy, servant de torturé à un certain Frankie qui a tout de l’américain de base à être fan de son flingue. Faut dire, ça a l’air presque marrant cette idée de flinguer un vampire dans plein d’organes différents, juste parce qu’il se regénère derrière. Tristesse d’être un vampire, surtout face un bourreau juif qui a de bonnes idées de quoi faire à son entrejambe. L’acteur est bon cela dit, ses grimaces sont marrantes, même si c’est pas cool pour son personnage de perdre au moins une dizaine de fois son entrejambe dans le même épisode.

Pas loin de Masada, il y a aussi un bar pour les agents du Graal qui aime les bastons et les chants religieux. Bien. Il aura fallu dix minutes à peine (déjà dix minutes, mais il ne s’est rien passé ?) pour que la série parte en vrille comme elle sait si bien le faire. L’idée est de réintroduire comme ça le personnage de Jesse : il est de nouveau en possession de son pouvoir pour ordonner à tous ces hommes de faire ce qu’il veut. Et ce qu’il veut, pour le moment, c’est de faire en sorte que tous les agents du Graal bossent pour Tulip.

Une fois que c’est fait, Jesse se rend seul à Masada, où il est accueilli par Herr Starr et ses casques anti-bruit, pour se protéger de Jesse. Il se sert ainsi d’une vieille dame pour faire la traduction en langue des signes. Jesse lui propose de libérer Cassidy, en échange de quoi il pourra à nouveau porter des chapeaux pour couvrir le vagin qu’il a sur le crâne. C’est un bon marché, mais Herr Starr le refuse bizarrement, loin de se douter que Jesse a un coup d’avance sur lui.

Rapidement, Jesse retrouve donc Cassidy et apprend ce qui lui est arrivé, avant de mieux se mettre à se battre contre les hommes du Graal qu’il pourrait stopper facilement. Jesse prend son pied et explose tranquillement la tronche de Frankie au passage ; tellement que même Cassidy n’a pas envie de se venger une fois libéré.

De son côté, Tulip fait ce qu’elle peut pour entrer aussi dans Masada, en tant que prisonnière… sauf que bon, le pouvoir de Jesse a ses limites : ainsi, la femme qu’elle envoie la présenter comme prisonnière finit bien malgré elle par se trahir. Bon, elle regrette vite d’avoir balancé la vérité, puisqu’elle se retrouve écrasée par les portes qu’elle devait conserver ouverte. C’est la seule qui survit vraiment cela dit, juste assez pour expliquer à Tulip qu’il y a un interrupteur à actionner pour ouvrir Masada.

Celui-ci se trouve au sommet d’une falaise qu’elle escalade sans mal. Et au sommet, elle retrouve Lara (Jenny) avec qui elle entame aussitôt un bon combat. De toute manière, les scènes de combat dans cette série, c’est toujours top. Finalement, Lara réussit à s’en sortir grâce à son uniforme qui lui permet de voler et Tulip peut ouvrir les portes pour Jesse et Cassidy.

Si ces deux-là ont buté de l’agent du Graal et pris l’ascenseur le plus lent du monde pour parvenir à s’échapper, ils ont aussi pris le temps de s’engueuler, évidemment à propos de Tulip. Quand les portes s’ouvrent donc, Cassidy explique qu’il n’a pas envie de s’enfuir. Et il reste avec son bourreau. Shalom.

En parallèle, Herr Starr a réussi à survivre à une énième fusillade en se protégeant derrière son interprète. Bon, il perd quand même une oreille au passage, mais on note qu’il demande à ce que Jesse ne soit pas tué.

Celui-ci rentre auprès d’une Tulip très énervée de voir que Cassidy n’est pas avec lui. Jesse demande donc à sa copine si elle a couché avec le vampire, et elle choisit de lui dire que non, avant une nuit bien agitée pour Jesse. Il rêve d’abord que Masada subit une explosion nucléaire et que son père lui dit de se remettre au travail, puis qu’Herr Starr essaie de le tuer, puis qu’il manque d’étrangler Tulip. C’est censé être son « wake-up call », mais tout ce que ça lui permet, c’est de prendre conscience qu’il doit partir.

Il abandonne donc Tulip en lui laissant une lettre, puis va faire du stop au bord de la route. Pour sauver le monde, il part donc dans un camion. Bien. Cela force Tulip à prendre la décision de porter à nouveau son uniforme du Graal… Hâte de voir vers où ça ira pour la suite de la saison.

À la fin en tout cas, on apprend que Dieu aime le Dr Pepper, une des ses plus grandes créations. Et, accessoirement, que Dieu est en contact avec Herr Starr, et qu’il approuve de voir Jesse souffrir. Euh… What the fuck ?

Autrement, le Saint des Tueurs et Eugène sont toujours ensemble, mais comme d’habitude, les scénaristes semblent n’en avoir rien à carrer de cette intrigue. On verra plus tard à quoi ça mène, hein.

> Saison 4