Future Man (S02)

Synopsis : En fin de saison 1, tout le monde pensait, et surtout Josh, que le futur était sauvé des Biotics et que tout allait bien qui finissait bien – même s’il était en prison. Pourtant, la dernière scène nous montrait qu’il s’apprêtait à recevoir de la visite… Alors qu’en est-il ?

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Pour commencer, je dois avouer que j’étais impatient de retrouver la série… mais que je ne sais pas pourquoi, maintenant que la saison 2, j’appréhende un peu de la lancer. Comme pour You’re the worst jeudi, je pense que c’est la peur d’être déçu, de tomber sur une saison moins bonne ou n’arrivant pas à me remettre dans le délire.

Oui, parce que quand même, cette série a son propre univers et son ambiance WTF, et il faut s’accrocher. J’ai donc mis un temps fou à faire play alors que j’avais pris le temps de faire un résumé de la saison 1 pour me remettre dedans. Je n’ai vu qu’une poignée d’épisodes de cette seconde saison pour le moment, et voici donc ce que j’en ai pensé…

Note moyenne de la saison : 18/20

S02E01 – Countdown to a Prologue – 20/20
Honnêtement, tout y est. Je retrouve avec plaisir les personnages et l’humour perché de la série, mais aussi et surtout sa propension à être extrêmement bavarde et à proposer de manière toute simple une intrigue hyper poussive. Cette saison 2 redémarre donc à merveille et je suis rassuré de voir que j’aime toujours autant la série !
S02E02 – The « i » of the Tiger – 17/20
Ce deuxième épisode continue le travail de présentation de cette saison avec toujours ce même humour, mais je le trouve un brin moins efficace dans sa manière d’amener les choses. Une chose est sûre, ils compactent en trente minutes l’équivalent d’un épisode complet de certains dramas, voire même d’un film. Il faut donc s’accrocher et ça nuit au rythme général ; mais ça reste une excellente série.
S02E03 – A Wolf in the Torque House – 16/20
Zut. Si l’épisode est bon, je ne suis pas ravi du schéma de construction de cette série. L’introduction est en effet sacrément longue avec ces trois épisodes, et ça casse totalement le rythme qu’ils auraient pu créer. Je ne sais pas, il aurait fallu mélanger au moins les épisodes deux et trois, je crois. Là, j’ai l’impression qu’on n’avance pas et il ne reste déjà plus que dix épisodes.
S02E04 – Guess Who’s Coming to Lunch ? – 16/20
Malgré quelques scènes tout bonnement insupportables, les surprises de cet épisode m’ont permis d’être très heureux de continuer cette saison 2. Si l’humour est toujours bien présent, je trouve qu’elle manque pour l’instant d’un but bien précis. Errer comme ça, ça finit par être long et j’espère que le prochain épisode saura trouver un nouvel élan !
S02E05 – J1. Judgement Day – 18/20
Apparemment, il suffisait de demander pour que ça se produise : la saison se trouve un but et si ce n’est pas aussi original qu’en saison 1, c’est bien suffisant pour justifier de nouveaux épisodes. Cela me convient donc très bien et l’épisode est passé assez vite. Il s’y déroule un tas de choses et le rythme est toujours aussi rapide – c’est fou.
S02E06 – The Binx Ultimatum – 16/20
Cette saison n’arrive pas à me convaincre autant que la précédente, car j’ai l’impression qu’elle part moins loin dans le délire. Peut-être que c’est la timeline qui me pose problème, peut-être que je suis trop fatigué pour tout suivre, mais en tout cas, j’ai la fâcheuse impression que ça pourrait être mieux. L’essentiel est que ce soit toujours très sympa à regarder, cela dit, sinon, j’aurais probablement arrêté pour passer à autre chose.
S02E07 – Homicide : Life in the Mons – 18/20
De bonnes surprises tout au long de l’épisode accompagnent une parodie qui aurait pu probablement être plus efficace. Cet épisode fait apparemment office de mi-saison, et on sent bien qu’il se dirige vers une fin intéressante dès le départ. Je ne m’attendais pas à une telle scène de fin ; et à vrai dire, je ne m’attendais pas non plus à une grosse partie de ce qui précède. Cela donne l’impression que ça vaut le coup de tourner en rond un bon moment.
S02E08 – The Last Orchata – 19/20
Ah, ça repart beaucoup mieux avec cet épisode qui s’éclate de nouveau et pousse toujours plus loin le délire. Mes quelques inquiétudes de voir la série prendre un coup de vieux s’envolent d’un coup avec cet épisode qui prouve qu’elle est toujours polymorphe, et que ses transformations amènent bien le meilleur d’elle-même à chaque fois.
S02E09 – The Ballad of Pup-E. Q. Barkington – 18/20
Dans la continuité des précédents, cet épisode réserve quelques bonnes surprises au milieu d’un nombre incroyable de bavardages – même les scènes d’action semblent vouloir parler. Alors même que cet épisode est plus court que les autres, il m’a paru plus long tant il y a d’informations données à la minute. Tant mieux.
S02E10 – Exes and OS – 18/20
Un bon épisode qui apporte de nombreuses réponses et boucle certaines boucles, tout en prenant soin de donner une bonne cohérence à l’ensemble de la saison. Toutefois, la cohérence ne m’empêche pas de me poser un certain nombre de questions qui sont pour le moment sans réponse. C’est donc bien… mais y a un mais ; et j’attends de voir la suite pour mieux tout appréhender.
S02E11 – Dia de Los Robots – 18/20
Dernier épisode de transition avant la fin de saison, cet épisode parvient assez bien à se servir de tous les éléments présentés jusqu’à maintenant dans la saison. On voit que l’écriture est toujours aussi maîtrisée puisque de nombreux détails finissent par devenir des parties importantes du plan de l’épisode, alors que d’autres gags fonctionnent bien grâce à une pré-introduction dans les épisodes précédents.
S02E12 – The Brain Job – 20/20
Je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode. Il se passe en 28 minutes tellement de choses que j’ai du mal à croire que ça n’a duré que 28 minutes. Comme toujours avec cette série, je suis bluffé par leur capacité à débiter les gags et les références, à enchaîner parodies et rebondissements et à proposer des scènes totalement jouissives à voir. Grosse réussite.
S02E13 – Ultra-Max – 20/20
Rien que pour cet épisode, la série vaut le coup d’être vue. Ce scénario d’épisode était aussi tordu que logique, imprévisible que prévisible, drôle que sérieux, etc, etc. Les scénaristes ont tout donné pour une fin de saison qui s’avère donc à la fois ouverte et fermée, qui peut faire office de fin de série ou non et qui, franchement, était possiblement leur meilleur épisode. Un coup de maître, l’air de rien ; mais peut-être que si moi j’ai accroché, ça n’aura pas été le cas de tout le monde.

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Preview – S01E08

Épisode 8 – #Crashtest – 20/20
La fin de saison (série ?) avait encore quelques rebondissements en réserve, et c’est tant mieux. Preview s’achève sur une très belle réflexion de ce qu’est Youtube aujourd’hui et semble même avoir anticipé la fin d’année 2018 lors de son tournage, preuve de la qualité et cohérence globale de la websérie. Une belle découverte, que je recommande vivement, aux sériephiles comme aux simples utilisateurs de Youtube.

> Saison 1


Tu peux tout arrêter, si tu veux.

Et voilà, c’est le dernier épisode de la saison… Je suis prêt à me faire retourner le cerveau une dernière fois, alors que c’est justement ce qui vient d’arriver à Arthur. Quant à Alice, elle se précipite pour retrouver Ben dans les loges de la salle de conférence. Elle découvre ainsi avec surprise que tout le flux vidéo de son portable (enfin, ce n’est pas le sien pour le coup, puisque c’est Arthur qui a le sien) est enregistré par Ben qui n’hésite pas à l’observer.

Cependant, tout le suspense repose sur la décision d’Arthur d’utiliser ou non Preview dans cet épisode : s’il l’utilise, Ben pourra prouver à Youtube que son invention vaut de l’or, s’il ne l’utilise pas, Arthur se retrouvera sans vidéo à présenter au public – la vidéo avec le public qu’il doit normalement tourner. Le fera-t-il ? Rien n’est sûr : il suffit de dire bonjour pour être accueilli avec plein d’applaudissements, donc peut-être qu’il n’en a pas besoin.

Alice a soudainement de grands espoirs en Arthur, espérant qu’il pourra résister. Sur scène, Arthur, lui, est paumé : il demande donc à tout le monde d’activer la géolocalisation pour… utiliser Preview. Ouep, il utilise le téléphone d’Alice et son fond d’écran licorne pour que Preview scanne l’ensemble des commentaires de sa chaîne, histoire de savoir quoi faire comme prochaine vidéo avec tout le public.

On sent directement la galère arriver : Arthur est ainsi mis face à ses neuf mois de commentaires horribles et Alice n’approuve pas du tout cette utilisation de l’algorithme. Ben est ravi, lui, parce qu’il voit le nombre de personnes regardant le live augmenter et passer à 200 000 personnes. C’est sûr que c’est un succès pour lui, mais l’analyse terminée est sans appel : « supprime ta chaîne ».

C’est problématique et pas si vendeur selon Alice : comment vendre à Youtube un outil qui propose de supprimer la chaîne. En plus, elle a aussi peur qu’Arthur ne soit en train d’en révéler trop sur Preview, même si Ben mise sur la naïveté du public qui peut très bien croire à un montage extrêmement bien fait.

Alice comprend d’un coup le problème de Ben, et de Preview : c’est bien beau de vouloir satisfaire les gens quoiqu’il arrive et « sous prétexte que ça marche », mais si c’est pour finalement proposer « la même merde » partout, ce ne peut qu’être voué à l’échec. Une histoire assez classique de what you need is not what you want, donc (ce dont tu as besoin n’est pas ce dont tu veux). J’adore la manière dont ça se met en place dans ce dernier épisode : la révélation est bonne, les mots n’y vont pas par quatre chemin et ça fait aussi réfléchir à ce qu’est Youtube. La série tombe d’autant plus juste que toute cette fin est exactement ce qu’il s’est passé avec le Youtube Rewind 2018 : à trop vouloir satisfaire tous les commentaires, ceux en charge de cette vidéo nous ont pondu une bouse où l’on sent pourtant le budget de dingue. Et quand je dis bouse, il n’a fallu que quelques jours pour qu’elle soit une des vidéos les plus dislikées de la plateforme.

Toute la réflexion est excellente, mais il n’empêche que pendant ce temps-là, Arthur envisage bel et bien de supprimer sa chaîne, devant cette fois 300 00 personnes – et une salle de conférence qui n’a pas du tout envie qu’il la supprime. De son côté, Alice devient de plus en plus suspicieuse de Ben maintenant qu’elle a compris qu’il se plantait dans ce qu’il voulait. Elle lui prend donc son ordinateur et découvre que David aussi était espionné par Preview. En fait, tout le monde était observé à son insu, histoire de connaître les réactions de chacun et d’analyser précisément ce que tout le monde voulait – d’où les challenges bidons des dernières vidéos.

Ben a changé en cours l’algorithme pour le perfectionner, et à vouloir satisfaire tout le monde, il a créé un outil qui ne satisfait personne. Pire, elle découvre que c’est lui qui a cramé les Lego de David. Et il est assez con pour s’être laissé filmer en train de le faire par une des caméras que Preview observait. Cela donne une arme à Alice qui n’hésite pas à s’en servir. Ainsi, elle projette la destruction des Lego par Ben, ce que David voit devant sa télévision et qu’Arthur voit sur sa scène.

Aussitôt, David se précipite et galère à entrer dans la salle de conférence, ce qui est finalement une bonne chose. En effet, Ben devient sacrément violent et agresse Alice, alors que la vidéo de lui brulant les Lego est projetée. David s’en rend compte et lui vient en aide, permettant l’un des meilleurs échanges de répliques de la série, entre David et Ben. Cela dit, c’est Alice qui prend finalement les choses en main avec un bon coup de genou dans l’entrejambe de David, comme ça, c’est fait.

Arthur a été arrêté dans sa suppression de chaîne par la projection des vidéos de Ben détruisant les Lego, puis de tous les flux vidéos de Preview concernant Arthur, mais il n’empêche qu’il est toujours sur scène et a une décision à prendre. Alice appelle donc Arthur et elle tente de lui redonner confiance en lui, lui expliquant que les premières vidéos de la semaine sont bien les siennes. Il a utilisé un algorithme, certes, mais pour les créer, il a utilisé sa propre inspiration ; notamment celle sur le cinéma. En d’autres termes, Preview ne voyait pas le futur, c’est Arthur lui-même qui recréait ce qu’il pensait être le futur. C’est joliment trouvé.

Bon, après, Arthur au téléphone, c’est du grand n’importe quoi : il est quand même sur scène et c’est un peu gros que personne ne le hue pour ça – en même temps, ils sont tous à regarder le flot d’images à l’écran, je sais. Alice parvient à lui dire d’être honnête… et de révéler en live l’existence de Preview, persuadée que les gens lui pardonneront.

Un technicien arrête enfin le flux de Preview et Arthur se retrouve à devoir prendre LA décision de cette fin de saison : faut-il révéler la vérité ? Sa décision est que non. Bim. Arthur qu’on nous présentait comme plutôt honnête en début de saison prend donc la décision de mentir sur scène et de parler d’un vaste prank. Le public semble ravi d’apprendre que son craquage aurait été une mise en scène et que tout était fait pour la blague. Youtube, quoi.

Il force donc Alice à monter sur scène à son tour pour participer au gros mensonge ; et elle n’a pas vraiment le choix d’accepter. Elle voulait jouer la carte de la sincérité, mais Arthur lui explique que ça ne fonctionne pas sur Youtube… qui n’est donc qu’un monde d’apparence. Et le public est heureux en plus.

David débarque à son tour et obtient son heure de gloire, alors qu’Arthur annonce carrément qu’il est en couple avec Alice, pour mieux faire passer la pilule de son mensonge – et affirmant à Alice qu’ils pourront faire une vidéo de rupture si ça ne lui plaît pas. Autrement dit, Arthur comprend parfaitement que pour atteindre son happy end, il lui faut déformer la réalité pour plaire à son public.

La conclusion laisse à réfléchir quand même, puisque David demande si Preview est bien. Arthur et Alice sont catégoriques à dire que non… mais Arthur ne peut s’empêcher d’ajouter : « mais ça marche ». Comme toute bonne œuvre de science-fiction, cette websérie pose donc une excellente question et se termine sur une fin ouverte, tout en ayant résolu l’ensemble des intrigues. Elle est géniale, tout simple.

EN BREF – Si le premier épisode m’avait plu, il m’avait laissé un peu sceptique sur la direction que pourrait prendre la série. Finalement, l’ensemble de cette saison s’avère hyper solide et avait des messages clairs à délivrer. Toutes les réflexions sur les attentes du public et sur Youtube en général sont on ne peut plus d’actualités et cette fin de saison semble même avoir prédit l’échec du Youtube Rewind, pas du tout disponible au moment de l’écriture et du tournage. Un grand chapeau bas à toute l’équipe qui propose donc là une excellente websérie.

La fin est suffisamment fermée pour faire office de dernier épisode de série, mais une saison 2 pourrait être envisageable. Je surveillerais tout ça : si elle a lieu, je serai au rendez-vous parce qu’il y a de quoi faire avec le déploiement à venir de Preview (puisqu’Arthur a décidé de ne rien dire), mais je comprendrais aussi s’ils s’arrêtent là, car les messages sont passés. Quoiqu’ils décident, je suis donc satisfait ! En trois mots comme en cent : une belle découverte !

> Saison 1

The Good Place – S03E11

Épisode 11 – The Book of Dougs – 17/20
Si une intrigue plombait un peu l’épisode, toutes les autres étaient pleines de gags et de l’humour si bien trouvé de la série. La reprise est donc au point et ça fait plaisir de les retrouver en forme. En revanche, comme à chaque fois, je suis curieux de voir où tout ça est supposé nous mener. Vivement la suite la semaine prochaine !

> Saison 3


Spoilers

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We’re the good guys, we can’t just do stuff.

Et voilà, nos héros sont enfin arrivés au Bon Endroit. Il était plus que temps, quand même après trois saisons. On découvre que ça y sent forcément super bon, la meilleure odeur pour chacun et que… ils ne sont pas vraiment tout à fait au Bon Endroit, mais dans une sorte d’antichambre y menant. Ben oui, ce serait trop simple autrement : ils ont juste pris la voie des lettres arrivant au Bon Endroit, après tout, ils ne pouvaient pas finir en plein milieu du Paradis si simplement.

Et ils ne peuvent pas faire demi-tour non plus, puisque Janet détruit le passage qui aurait permis à d’autres d’arriver par la même voie. Elle le fait tellement discrètement (non) qu’ils rencontrent très rapidement Gwendolyn, une employée du Bon Endroit qui est tellement souriante qu’elle paraîtrait presque hypocrite. Malgré une grimace tordante de Tahani, elle croit ainsi Michael, Chidi, Eleanor et Jason quand ils expliquent que les quatre humains ont gagné un concours pour être ici et qu’ils étaient poursuivis par des démons et Dracula en arrivant. Dracula ! Merci Jason.

Enfin, cela dit, le concours, c’était pas mal non plus. Gwendolyn leur fait faire rapidement le tour de la Poste, et ça permet de leur montrer une porte qui mène au Bon Endroit, mais refuse bien sûr de s’ouvrir pour eux car les humains ne peuvent y entrer que par la porte principale…

Evidemment, Eleanor essaye de briser la porte pour entrer dans le Bon Endroit. Elle est en pleine crise et elle a besoin de Chidi pour la calmer. C’est plutôt sympa, mais elle y passe l’épisode : elle veut absolument entrer au Paradis. Pour la détourner de cette idée fixe, Chidi lui propose… un rencard à quelques centimètres de la porte du Paradis. C’est mignon comme tout ce rencard au champagne, et en plus, ça termine par Chidi acceptant de faire plaisir à Eleanor en se déguisant en postier.

Ouep, c’est le fantasme d’Eleanor depuis trois saisons après tout – ça et Tahani, au choix – et c’est top de voir que Chidi l’a remarqué ; même si c’était rappelé en début d’épisode puisqu’ils sont en plein milieu d’une Poste. Ce développement était plutôt bien géré et mène alors Chidi et Eleanor à faire l’amour dans un placard. Il est beau le Paradis ! Cela dit, un peu comme quand ils étaient dans la zone neutre, ils feraient mieux d’y rester car il y a moyen de passer l’éternité tranquilou dans cet endroit, non ?

Non, ce n’est pas l’avis de Michael qui est vraiment choqué par le système de points truqués. Tant mieux cela dit, Chidi et Eleanor ne m’ont pas passionné cette semaine. Comme Gwendolyn est complétement à l’Ouest tant elle est bienveillante, elle fournit à Michael toutes les informations dont il a besoin pour réunir le conseil du Bon Endroit. Est-ce que les bonnes personnes sont toutes aussi insupportables les unes que les autres ? Bien sûr que oui, et c’est gênant. Michael fait ce qu’il peut pour convaincre les cinq Bonnes Personnes qui débarquent du trucage du système.

S’il y arrive – recevant au passage une pluie de compliments – il découvre alors tout le problème d’un excès outrancier de bienveillance : il va leur falloir 400 ans pour déterminer qui sera apte à former un comité qui prendra bien 1 000 ans à agir en respectant toutes les règles et en étant de bonnes personnes. C’est pire que l’administration française tout ça, franchement, et ça en dit long, je pense.

En parallèle, Jason se demande à présent s’il aime ou non Janet : maintenant qu’il est au courant de son crush pour lui, il est tout perturbé et en parle à sa femme. Tahani est ravie de le conseiller, comme elle est toujours ravie de donner son avis sur tout : elle lui conseille donc de dire toute la vérité à Janet, qui est coincée dans un mauvais rôle de Janet neutre qu’elle peine à tenir.

Surtout quand Jason lui dit qu’il sait qu’elle l’aime ! Ouep, Janet est alors en plein pétage de câble : on dirait une vraie humaine, jusqu’à ce qu’elle s’inquiète que ses sentiments puissent sortir par son derrière. C’est une blague un peu lourde et facile, c’est bien, ça me prépare à la saison 2 de Future Man. Sinon, Tahani se rend compte qu’elle provoque bien des complications à la situation de ses deux amis.

Elle propose donc de rédiger un certificat « La mort nous a séparé », mais ça ne fonctionne pas du tout aussi bien qu’elle l’espérait : au contraire, même, ça angoisse Janet et Jason. Elle laisse donc tomber, vexée, et part se confier à Michael pour trouver une solution puisque chaque fois qu’elle fait ce qu’elle pense être une bonne action, il y a des conséquences qu’elle ne voit pas venir. Voilà Tahani qui apporte la solution à Michael, malgré elle, mais de manière toujours bien trop comique : il se rend compte que les bonnes actions dans le monde contemporain sont toujours associées à de mauvaises actions, aussi banales soient-elles.

Ouep, il n’est plus possible de faire une bonne action, car elle est toujours contrebalancée par le fait que le monde est pourri. Sympa la philosophie de la série, là ! En tout cas, ça confirme ce qu’on sait depuis la saison 1 : ce système de points ne tient pas du tout.

Cela mène alors à la fin d’épisode où Gwendolyn comprend qu’on lui a menti quand elle surprend Janet et Tahani pleurant en s’avouant leur amitié l’une à l’autre et être rejointes par Jason. Toutes ces larmes, de même que celles d’Eleanor dépassée par la perfection de sa relation à Chidi, sont probablement des signes de culpabilité ; je ne vois que ça.

Ce n’est toutefois pas grave : Michael a déjà contacté le Juge qu’il veut à présent aller voir avec Janet et nos quatre humains – forçant ce pauvre Chidi à rester en postier. On n’en saura pas beaucoup plus cette semaine, mais c’était déjà suffisant pour proposer un tas d’excellents gags.

> Saison 3

The Orville – S02E03

Épisode 3 – Home – 17/20
Dans l’ensemble, il est juste dommage que cet épisode sorte de nulle part alors qu’il aurait pu être introduit subtilement depuis le début de saison. Il est autrement un bon divertissement, avec une histoire qui n’invente rien, mais détourne bien les classiques et attentes du genre. La série continue son petit rythme pépère, donc, et ce n’est pas déplaisant du tout, et elle ose bouleverser son train-train avec cet épisode…

> Saison 2


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Your job will be waiting for you.

C’est la fin de semaine et je trouve qu’un épisode de The Orville pour la terminer – ou pour bien commencer le week-end, ce n’est pas une mauvaise idée du tout. Généralement, ça permet de poser son cerveau et de ne pas trop se prendre la tête. Bref, je ne vaux pas mieux que l’équipage du vaisseau qui s’amuse depuis trente vendredis (oui, quand même !) à organiser un match de bras de fer entre Isaac et Alara, puisqu’ils ont autant de force dans les bras l’un que l’autre.

Ce qui est bien, c’est que ça centre immédiatement la série sur les trois personnages que je préfère : Isaac, Alara et… Claire. Oui, parce qu’Alara se casse le bras au cours du combat. Elle a donc besoin d’un médecin (les bras sont réparés en trente minutes dans le futur, je veux y envoyer mon moi adolescent qui passait sa vie dans le plâtre). Inquiète, elle demande un check-up plus complet car elle ne comprend pas comment un petit bras de fer a pu lui casser le bras.

Le verdict de Claire est sans appel : elle a perdu de la masse musculaire et de la solidité générale en ce qui concerne ses os. La bonne nouvelle, c’est que Claire peut rapidement la diagnostiquer. La mauvaise, c’est qu’Alara perd de la force parce qu’elle est en gravité terrienne. Elle s’adapte progressivement à son environnement, et si elle continue, elle ne pourra jamais retourner sur sa planète. C’est triste comme tout, mais le seul remède est pour elle de retourner sur sa planète.

Enfin, ce qui est triste, la mauvaise nouvelle de tout ça, c’est que son retour ne peut durer que quelques heures. Il lui faudra au moins plusieurs semaines pour s’en remettre, possiblement des années. Pire : il y a même un cas qui ne s’en est jamais remis. Bref, Alara tombe en légère dépression dans ses quartiers et Ed la rassure comme il peut sur son job. Il a beau lui dire qu’elle le gardera, ce n’est pas gagné quand même.

Finalement, Alara prend donc la décision logique de retourner chez elle, parce que de toute manière, elle ne serait pas un chef de la sécurité très efficace sans ses pouvoirs. Le retour sur Xelayah est sympa et nous permet de suivre Alara un bon moment de l’épisode, alors j’étais content. J’étais bien le seul, parce qu’Alara a des parents totalement insupportables. Ils ne sont pas très pro-militaires en fait, et ils ne s’en cachent pas devant Ed quand il leur dépose Alara.

C’est chouette d’en découvrir plus sur une nouvelle planète où la gravité est mille fois plus forte que sur Terre. Et l’intelligence bien supérieure, apparemment, d’où l’aversion pour la flotte militaire. Finalement, cet épisode nous propose donc une crise familiale tout ce qu’il y a de plus habituelle : des parents sont déçus par la vie de leur fille, qu’elle trouve quant à elle géniale. Si elle aime être sur l’Orville, ses parents la préfèrent à la maison où ils aimeraient la voir reprendre ses études et trouver l’amour pour se marier, comme sa sœur parfaite, Solana.

Ils n’inventent pas l’eau chaude, mais la recyclent agréablement à la sauce extra-terrestre. Et si Alara n’aime pas être de retour sur Xelayah (en fauteuil roulant puisqu’elle supporte désormais mal la gravité, en plus !), elle est forcée de reconnaître que, oui, sa planète est aussi magnifique que ce que le dit le reste de l’Orville, particulièrement quand ses parents l’emmènent dans leur maison sur la plage, où elle s’imagine faire du galop à dos d’Eveek, une drôle de bestiole sauvage de Xelayah.

Sa rééducation prend du temps, et elle n’est pas fan du tout de son fauteuil roulant. Elle aimerait guérir plus vite que ne l’exige la nature. En attendant, elle s’occupe en enquêtant pour les nouveaux voisins qui sont bien embêtés de découvrir que quelqu’un s’est probablement introduit chez eux. Bref, elle fait son job. C’est l’occasion pour Alara de passer un peu de temps avec Solana qui essaye de s’intéresser sans être pour autant très douée pour ça. Elle a tout de même un discours différent de ces parents qui, tout en excluant Alara de la normalité de Xelayah, avec prétention et ton hautain, parvient à la réconforter et lui dire qu’elle est fière d’elle.

Alara en est touchée et fait son job comme elle peut, partant à la recherche de Serris, un employé de ses parents qui semblent être le coupable tout désigné du vol de la maison des voisins… enfin, jusqu’à ce que les voisins s’avèrent être des psychopathes qui cassent un dîner mondain plein de mise en avant de l’intellect des deux familles.

Ouep, psychopathe : le mari sort un flingue pour braquer le père d’Alara afin qu’il lui serve une sauce bouillante… à la main. Pas si charmants que ça les voisins, finalement. En fait, ils en veulent à Ildis, le père d’Ilara, parce qu’il a poussé leur fils Galdus au suicide en démontant ses recherches qui faisaient d’un vaccin sain un danger public. Les voisins prennent donc en otage toute la famille et Alara ne peut pas faire grand-chose, à part voir sa sœur risquer de perdre son petit doigt.

Pendant ce temps, dans l’espace, Ed et Kelly sont forcés d’accueillir le Lieutenant Tharl, un remplaçant par intérim d’Alara. Cela nous permet de découvrir une nouvelle espèce dont on ne veut pas savoir comment elle respire, clairement, parce qu’elle a une trompe servant d’œsophage. Rien de bien glamour, donc. Heureusement, Claire a une merveilleuse idée pour aider Alara à guérir plus vite ou à s’adapter à l’espace.

Par conséquent, Ed et Gordon retournent chercher Alara pile au bon moment pour tomber en plein pendant la prise d’otage. Ed insiste tellement pour parler à Alara qu’il finit par se faire tirer dessus par le voisin, le mettant en danger de mort car sa jauge de gravité baisse d’un coup : il n’a que trois minutes de réserve et il est déjà cloué au sol. Gordon ? Il ne peut pas faire grand-chose depuis le vaisseau.

Alara, en revanche, décide de passer à l’action malgré la maladie toujours présente. Ah, voilà donc la petite dose d’action que j’attendais depuis le début de l’épisode et que je savais que j’aurais : elle s’attaque à la femme et lui tire dessus. Cela énerve assez le mari pour qu’il arrête de s’en prendre à Ed et pourchasse Alara à travers la maison. Malgré ses faiblesses, elle gère à fond et force à son père à s’occuper d’Ed, ce qu’il fait malgré sa main brûlée. Ed perd quelques os au passage, mais rien d’inquiétant dans cette série.

Alara ? Elle parvient à se débarrasser du voisin en le tuant et Serris est mort, tout simplement. Il n’empêche que pour la première fois, elle parvient à s’entendre avec son père, et lui à être admiratif de sa fille. Elle retourne ensuite sur l’Orville pour apprendre que Claire lui a trouvé un traitement… mais elle n’en veut pas.

Alors là, je suis dégoûté. Je le sentais bien que cet épisode avait ce risque de donner une porte de sortie à Alara, mais j’avais bon espoir qu’elle ne la prenne pas franchement. Pourtant, elle décide de démissionner et de dire adieu à l’équipe. C’est tout naze ça, franchement, elle avait toujours de bonnes intrigues et l’épisode centré sur elle était mon préféré en saison 1. Les adieux se font en musique et sans parole, mais avec beaucoup de larmes. Et elle laisse à Ed des cornichons, super le cadeau d’adieu, comment il l’ouvrira sans elle, hein ?

Je suis frustré. Je ne m’y attendais pas, franchement, c’est naze et elle manquera à la série si elle ne revient pas vite. Je ne la vois pas s’adapter définitivement à la vie sur sa planète. Elle finira bien par le regretter… J’espère. Après, ça peut être lié aux rumeurs qui disaient qu’elle a flirté un temps avec McFarlane, mais j’y crois moyen. Qu’elle revienne vite 😥

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