Décryptage de Ready Player One

Salut les cinéphiles !

Promis, c’est mon dernier article sur Ready Player One, dont je vous ai déjà beaucoup parlé ces derniers temps ; avec mon article sur la promotion parisienne du film ou mon article de la rubrique « Faut-il aller voir ? ». Aujourd’hui, je vous propose une critique plus complète (en milieu d’article), mais pas avant un coup de projecteur sur un magazine bien utile pour prolonger l’expérience. Bref, ce n’est pas tout à fait ma faute si j’ai adoré ce film quand j’ai eu l’occasion de le voir, si j’envisage de le revoir et si la vie n’a pas arrêté de me le mettre en travers de mon chemin !

Si comme moi vous sortez donc du film avec l’envie de prolonger l’expérience, je ne peux que trop vous conseiller le dernier magazine Tout Savoir Arts & Média de Diverti Store. Ce cinquième numéro de la collection dont je vous ai déjà parlé ici (et ici aussi) explore cette fois « L’univers Spielberg ». On ne va pas se mentir, ce n’est pas spécialement ma tasse de thé parce que les films et moi, nous n’avons pas toujours été très amis…

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Cependant, c’est justement pour ça que ce magazine m’a été bien utile : en dressant un véritable catalogue complet des films de Spielberg, il m’a permis de repérer après coup des références qui étaient planquées dans Ready Player One, surtout du côté des créatures (que j’ai reconnues dans les pages du magazine après les avoir vues sur grand écran – j’ai reçu le magazine après visionnage du film).

Bien sûr, il va sans dire que le magazine contient une dizaine de pages sur Ready Player One, avec également une explication de ce qu’est un Easter Egg d’ailleurs, mais aussi des résumés de panels du Comic Con, des analyses filmiques, des pistes à explorer… Un concentré de tout ce qu’il y a à savoir sur le film réuni au même endroit, donc, ça m’a évité de nombreuses recherches Google qui n’auraient pas abouties sur autant de détails pertinents !

Mieux encore : beaucoup de critiques cinéphiles font le parallèle entre le film et la vie de Spielberg, et personnellement, je suis passé à côté à défaut de vraiment connaître sa vie. Ce magazine contient tout un dossier sur le producteur, et un autre sur la manière dont il a inspiré de nombreux autres projets. Un plus sacrément utile pour le visionnage de Ready Player One, et une fois que j’aurais fini de tout lire, je me sentirai mieux armé pour revoir le film. Parce que oui, je vais le revoir… et probablement relire ce magazine après pour redécouvrir encore de nouvelles choses, le film comme le magazine sont riches à ce point. Et puis, ce n’est pas comme si le magazine proposait aussi d’accéder à 18 heures de vidéo sur les différents films du producteur (bandes-annonces, interviews, extraits de film… j’ai à peine heurté le haut de l’iceberg pour le moment). Pour le commander, c’est par ici.

Cela dit, le reste de cet article a été initialement rédigé à chaud après visionnage du film, il part un peu dans tous les sens et est plein de spoilers sur le film : il s’agit d’un véritable décryptage de ce qui m’a plu ou non dans le film, et de quelques-uns des Easter Eggs que j’ai pu repérer (si vous ne savez pas ce que c’est, ça tombe bien : j’en ai parlé ce matin sur le blog #Toutélié). Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez au cinéma et pour les autres, voici la liste des raisons qui font que je l’ai adoré !

SPOILER ALERT

Équipez-vous, et c’est parti pour une liste pêle-mêle !

– Son univers futuriste. Si vous suivez le blog, vous savez que je suis fan de science-fiction et de futur plus ou moins apocalyptique, cela ne vous surprendra donc pas de savoir que j’ai adoré la scène d’introduction avec ce bidonville de bungalow et l’immersion dans ce nouvel univers futuristes. Les choses sont expliquées simplement et rapidement, et je n’ai jamais eu l’impression qu’il me manquait des explications.

– Son univers de jeu vidéo. Si l’introduction m’a par moment fait penser à la franchise Stargate (franchement, ces portails sont juste des Portes des Étoiles !), le long travelling en images de synthèse au début du film est bluffant. Là encore, on a une présentation d’univers et des règles du jeu parfaitement maîtrisée. Que ce soit dans la réalité ou dans le virtuel, on se prend une énorme claque visuelle toutes les deux minutes dans le film, et ça fait sacrément plaisir !

– Le jeu sur nos attentes. On se doute dès le départ que les personnages du jeu vidéo nous cachent leur vraie identité, alors j’ai impatiemment attendu la révélation de chacun des personnages… Si je n’ai pas spécialement été surpris, j’ai trouvé que c’était bien mené.

– Sa musique. C’est devenu un attendu de plus en plus grand au cinéma ces dernières années et particulièrement avec Les Gardiens de la Galaxie, les bande originales se doivent d’être réussies et de renvoyer dans les années 80, surtout quand il est question de pop culture. Comme a pu le faire la série Stranger Things avant lui, Ready Player One s’en tire bien avec des gros titres très connus et d’autres moins coûteux. Le petit plus de cette BO ? Recycler celles d’autres films lorsqu’ils inspirent directement le scénario ou la scène en question !

– Ses références constantes et ses innombrables Easter Eggs. De King Kong à The Shining, en passant par des références plus subtiles en arrière-plan de certaines scènes, le film enchaîne les références et le fait bien. Souvent, on les capte sans les capter, parfois, elles sont longtemps commentées par les personnages, mais toujours, elles sont introduites avec brio. À aucun moment une référence me manquant n’a été un handicap pour comprendre le film (contrairement à The Disaster Artist, par exemple) : soit elle enrichissait le film, soit elle était un détail futile qui ne jouait pas sur la qualité globale. Même si The Shining est très floue dans ma mémoire et que je ne me souvenais pas de tout, le fait qu’Aech n’ait pas vu le film suffit à nous faire comprendre que ce n’est pas essentiel. Oui, il y a eu des fous rires dans la salle qui se souvenait clairement mieux que moi du film d’horreur, mais je me sentais comme sur ce personnage que le film suivait dans ces moments-là : perdu dans un film d’horreur. Du coup, c’était efficace !

– Son actrice principale. « Bouuh, ça y est, voilà qu’il est encore tombé amoureux » allez-vous dire… et vous aurez raison. Si l’acteur principal était bon, j’ai trouvé que le personnage de Samantha était bien plus intéressant et l’actrice bien meilleure. J’adore sa voix et ses mimiques, surtout dans les dernières scènes du film avec le bon comique de répétition des portes du camion qui s’ouvrent. C’est une actrice de plus dont je surveillerai le travail avec attention, j’avoue !

– Sa morale à deux balles. Oui, il n’y a rien de plus réel que la réalité et franchement, on n’avait pas besoin de deux heures de film pour le savoir. Comme dans toute SF grand public, il fallait bien un message de ce genre, mais contrairement à The Circle, la morale finale tombe plutôt bien. Si je vois d’ici en quoi c’est un point faible du film qui risque de lui valoir quelques critiques, j’ai trouvé que ça participait à l’ambiance générale avec justesse. Certes, tout ceci est prévisible, mais comme ça s’inscrit dans un film visuellement réussi, ça se passe très bien !

– Son écriture, tout simplement. Aucun élément n’est placée au hasard dans le film, tout finit par servir à la quête globale, même le plus insignifiant (la pièce de 25 centimes), même le gag le plus stupide (le mot de passe sur la chaise) ; et ça permet de créer une super ambiance où les révélations tombent bien. Sans jamais être totalement surpris, j’ai aimé découvrir comment chaque partie du scénario prend sens en cours de route. Certes, cette pièce de 25 cts, c’était un peu gros ; mais on est devant un film grand public, donc la révélation fonctionne et c’est tout ce qu’on lui demande. Il n’y a pas besoin de bluffer en permanence pour fonctionner. Peut-être que je serais moins indulgent s’il s’agissait d’une série ou d’un autre genre, mais un film n’a pas le temps de construire autant de choses qu’une série et la science-fiction s’attire toujours ma sympathie même quand c’est pourri. Et on est loin du pourri avec ce film, vous l’aurez compris !

d8e34af6dc117e033e9ccd8211486f92f155b549Et comme il me faut bien critiquer quelque chose, je regretterai simplement le manque de représentation de personnages féminins, même si finalement, on en a trois assez badass, et dans les deux clans. Finalement, le film est de facture assez classique et prévisible, il a plein de petits défauts, mais j’ai passé un excellent moment à le visionner, et c’est après tout pour ça qu’il est fait.

Finalement, ce film est top pour ces différents niveaux de lecture : il plaira autant aux néophytes qu’aux experts cinéphiles, et c’est ce qui en fait une réussite. Oui, le divertissement est réussi, c’est un vrai coup de cœur car tous les petits défauts sont gommés par de jolies qualités et une plongée réussie dans un nouvel univers.

En plus, et quitte à me répéter, il est tellement rare que je vois un film qui se suffise à lui-même et dont j’ai l’impression d’avoir fait le tour que je ne peux qu’en garder du positif et le classer parmi mes films préférés, oui, oui, rien que ça !

Unreal – S03E05

S03E05 – Gestalt – 18/20
La mi-saison fait avancer les différentes intrigues à grande-vitesse et semble proposer plus de résolutions que de problèmes. J’ai toutefois l’habitude d’être surpris par les épisodes 6 de cette série, alors je trouve que les personnages feraient mieux de rester sur leurs gardes tout du long, et ce n’est pas les cliffhangers qui me feront dire le contraire. Un excellent épisode, comme toujours, au titre énigmatique à première vue, mais très révélateur après quelques recherches Google.

> Saison 3

 


Spoilers

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I’m more than one pilot, I’m betting on you, I want you to bet on me.

Nous voilà déjà à la mi-saison, le temps passe vite, si vite (oui, je vais le dire toutes les deux semaines). Cette semaine entame par l’intrigue de Rachel qui veut désormais parler à son père pour obtenir la vérité sur son passé. Il n’est pas disponible pour lui parler, et elle passe le reste de l’épisode à louper ses appels à cause de son travail – elle voulait pourtant prendre un jour de congé, mais ce n’est pas toujours si facile.

Chet continue de vlogguer tout ce qu’il fait sur le plateau avec sa copine qui veut coucher avec lui, ce qui n’a pas grand intérêt pour le moment. J’ai eu peur de ce que sa caméra pouvait faire, mais ça ne donne finalement rien par la suite. Pendant ce temps, Quinn décide de virer Simon du cas Rachel pour qu’il s’occupe des candidats, comme n’importe quel psy, logique.

En début d’épisode, August vient également se plaindre à Quinn que Serena est au courant de leur liaison, et il la menace de porter plainte pour harcèlement sexuel. Voilà donc Rachel avec la mission de faire en sorte que personne ne croit ce qu’il puisse dire de Quinn.

C’est assez rapidement chose faite, puisqu’elle demande à la ranger présente sur le plateau ce jour-là de simuler une relation sexuelle avec lui, qu’elle s’arrange pour filmer devant Serena et les autres candidats. La nouvelle caméraman, Charlie, comprend dans quoi elle a mis les pieds et les pouvoirs de Rachel. Je sens qu’elle a du potentiel en tant que personnage cette Charlie, mais pour l’instant, elle est sous-exploitée et c’est drôlement frustrant.

Quinn et Jay ont cette semaine leur synopsis à présenter à Gary, ce qui fait une sous-intrigue toujours aussi intéressante qui pourrait en plus lancer un spin–off tant qu’on y est. Bien sûr, Gary les fait tourner en bourrique et refuse de les voir. C’est un coup dur pour Jay qui rentre désespéré chez lui auprès de son mec et un vrai déclic pour Quinn qui empêche toutes les équipes de travailler tant que Gary n’aura pas pris le temps de la recevoir ! Ce n’est pas du tout excessif, et ça brise un merveilleux rencard Jasper/Serena.

Madison reçoit aussitôt un appel de Gary qui lui demande de trahir Quinn une fois de plus, mais il a l’idiotie de ne pas avoir assez prêté attention à Madison et son pilot, ce qui ne peut que le desservir…

De son côté, Simon tente une approche auprès de Jeremy pour obtenir de nouvelles informations sur le double meurtre de l’an dernier, clairement. Jeremy préfère le mettre en garde contre le « vortex de Rachel » qui lui fait croire qu’il a le contrôle, alors qu’il est en train de se faire manipuler par elle, comme tous les hommes. Et c’est vrai qu’il est dur de savoir qui a raison.

Puisque Quinn refuse de travailler, Rachel en profite pour obtenir sa soirée de congés et enfin aller confronter son père. Avant toute chose, elle veut s’assurer que sa mère ne soit pas chez elle. Une fois que c’est fait, elle peut donc rendre visite à son père. Celui-ci se défend comme il peut, mais il reconnaît au moins qu’il était au courant et qu’il a bien tabassé Tom, l’homme avec qui Rachel a couché quand elle était adolescente, donc.

L’intrigue en elle-même est intéressante pour toutes les questions qu’elle aborde sur le consentement et le passé de Rachel. Cette dernière continue de détester sa mère alors que son père en est plus que jamais amoureux. Il est persuadé que sa mère l’a guéri, l’a soigné avec les médicaments et les séances psy, alors que Rachel voit bien qu’elle n’a fait que le manipuler.

Elle réussit à convaincre son père de sa vérité – et c’est dur de savoir ce qu’il en est. Rachel réussit en tout cas à extirper son père des griffes de sa mère, littéralement. Cette intrigue est sortie de nulle part l’épisode précédent, mais je trouve ça intéressant de nous expliquer les ravages de Rachel de cette manière. Une adolescence brisée, une mère tyrannique et avec une armoire à pharmacie bien remplie… ça explique pas mal de ses problèmes, en fait.

Sur le plateau d’Everlasting où plus personne ne travaille, personne ne songe donc à surveiller Serena et Jasper, ce qui est du grand n’importe quoi : bien sûr, elle se rend dans sa chambre pour lui proposer un rencard loin des caméras. Les choses se déroulent à merveilles, de la plus romantique des manières, exactement comme lorsque les caméras étaient là, mais sans aucun contrôle des producteurs sur le pari de Jasper. Celui-ci en profite sans surprise pour coucher avec elle, et il ne fait plus de toute que Serena sera vite mise au courant du pari.

De son côté, Quinn tombe sur Madison encore en train de travailler, et elle sait très bien ce que Gary tente de faire avec elle, donc elle se met aussitôt à faire le contraire. La manipulation de Quinn est hyper efficace, avec une grosse part de vérité dans ce qu’elle fait.

Le problème, c’est que Madison est entre deux requins et qu’elle est difficile à lire. Il est sûr qu’elle veut en tirer son parti, mais il n’est pas évident de savoir comment : elle file le mot de passe des mails de Gary à Quinn, elle affirme à Gary que Quinn n’a aucun soupçon, et c’est louche. A priori, vu l’épisode précédent, je me sentais plutôt rassuré pour Quinn, mais j’avais un peu peur d’une révélation finale inattendue, qui n’est heureusement pas venue.

Comme d’habitude, Quinn met en scène sa conversation avec Gary, qui commence par la virer devant tout le monde avant d’être ridiculisé publiquement par Quinn au courant de détournements de fonds qu’il orchestre grâce aux mails offerts par Madison. Celle-ci prend définitivement le parti de Quinn, qui négocie quatre pilots pour le reste de la saison, dont l’émission de Jay. Cela permet de relancer le tournage et de se débarrasser de Gary. Comme nous n’en sommes qu’à la mi-saison, cependant, j’ai comme un certain doute : il va bien trouver le moyen de se venger…

En attendant, Chet recommence de bien moches avances sexuelles auprès de Quinn car il est totalement excitée par sa prise de pouvoir. Evidemment, elle décline malgré ses insistances qui nous montre que le sexe dans cette série est vraiment néfaste, toxique et question de pouvoir plus que d’attirance : toutes les relations sexuelles exploitées dans l’épisode tournent autour de cette narration, il n’y a pas le moindre havre de paix et ça en dit long sur le monde dépravé de la télé et d’Hollywood.

Quant à Madison, elle prend enfin une décision et il était temps après trois ans de lutte contre Quinn. La voilà sa nouvelle alliée et, finalement, sa plus grande arme. Gary aurait mieux fait de ne pas la négliger… Maintenant, j’espère que Madison sait dans quoi elle met les pieds elle aussi et qu’elle évoluera correctement par la suite !

Rachel ramène son père sur le plateau et elle demande à Simon de le surveiller, car c’est toute l’aide dont elle a besoin. Elle ne peut le faire elle-même puisque Quinn vient de relancer le tournage, pour une cérémonie qui ne se passe pas comme prévu. Toujours loin des caméras, August débarque dans la chambre de Serena et lui révèle la vérité sur le pari. Le but est clairement de garder sa place dans l’émission, et ça fonctionne puisque Serena décide de ne virer personne.

Rachel et Quinn sont contre à première vue, mais quand elle voit Serena révéler qu’elle est au courant pour le pari et que Jasper l’a perdu, c’est juste à mourir de rire et elles décident de suivre la décision de Serena. Il est rare de voir tout ce casting faire la fête en même temps, mais c’est pourtant ce qu’il se passe en fin d’épisode avec Jay qui décroche son pilot. Quinn décide d’aller faire la fête, sauf que Jay a son copain, Rachel ses « papiers » (donc son père) et Madison… n’est pas assez intéressante pour Quinn. C’était une excellente scène bien drôle.

Après cette légèreté, on reprend ensuite dans la noirceur avec Rachel décidant de couper son père de tous les médicaments, contre tout avis médical, à commencer par celui de Simon, qui a toutefois pris le soin de mettre une caméra dans le camion de Rachel. Ah lala, ils sont tous sacrément pervers et perdus dans cette série !

En même temps, toute la réflexion lancée autour de Rachel et de son père permet de comprendre le titre de l’épisode, puisque « Gestalt » fait référence à une méthode de Merleau-Ponty, philosophe, distinguant la structure, la forme, des perceptions humaines. Autrement dit, c’est toute la structure psychique de ces personnages que la série se propose d’exploiter et d’explorer ; même si elle le fait cette semaine avec moins de recherches techniques sur le plan filmique.

De son côté, Quinn se rend dans un club où elle retombe sur une amie – et bizarrement, ça ne me dit rien qui vaille.

La fin d’épisode voit Alexi demander à Jay plus de drogue, en en profitant au passage pour lui tailler une pipe en échange. Je crois bien qu’il n’a plus trop le choix, ou en tout cas qu’il le sent comme ça, alors qu’on assiste au viol de Jay. C’était… inattendu.

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Silicon Valley (S05)

Synopsis : En saison 5, le succès financier de Richard et le brevet qu’il a obtenu de Gavin permettent à Pied Piper de grandir et rencontrer (peut-être) le succès. Pour le meilleur et pour le pire.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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Pour commencer, je ne suis pas très impatient de reprendre la série, dont la structure a fini par devenir prévisible en saison 4, avec toujours au moins deux rebondissements imprévisibles par épisode. Ce rythme fou m’avait lassé, surtout que l’humour un peu particulier de la série ne prenait pas toujours. Je garde un souvenir mitigé de la saison passée, avec un excellent début, une très bonne fin et un gros passage à vide dans son dernier tiers.

Qu’importe aujourd’hui : du temps est passé et a coulé sous les ponts, je repars certes sur un mauvais a priori, mais je suis aussi heureux de retrouver tous les personnages de cette série, en espérant qu’elle sache me surprendre encore de nombreuses fois cette année… et se diriger vers sa fin, car toutes les bonnes choses ont une fin, et cinq saisons pourraient peut-être bien leur suffire. C’était déjà mon avis à la fin de la saison 4 et le premier épisode de la saison 5 n’y change rien.

Je vais trop vite en besogne et avant d’envisager la fin, je vais déjà me concentrer sur le début de cette saison. Pas de spoiler sur cette page, la critique complète d’un épisode en cliquant sur son titre, bonne lecture !

Épisode 1 – Grow Fast or Die Slow – 16/20
La série revient sur son rythme de 150 rebondissements par épisode et avec son humour décalé. Cela fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Si j’avais fini la saison 4 lassé par tout ça, j’ai trouvé ce début de saison déjà plus à la hauteur : c’était rafraichissant en terme d’intrigue et ça continuait de jouer avec les clichés. Quelques rires et une intrigue qui accroche, on est reparti comme dans les beaux jours de la série, même si ça manquait encore de quelques blagues.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

 

Silicon Valley – S05E01

Épisode 1 – Grow Fast or Die Slow – 16/20
La série revient sur son rythme de 150 rebondissements par épisode et avec son humour décalé. Cela fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Si j’avais fini la saison 4 lassé par tout ça, j’ai trouvé ce début de saison déjà plus à la hauteur : c’était rafraichissant en terme d’intrigue et ça continuait de jouer avec les clichés. Quelques rires et une intrigue qui accroche, on est reparti comme dans les beaux jours de la série, même si ça manquait encore de quelques blagues.

> Saison 5

 


Spoilers

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Your inability to stop us from sucking is a failure of leadership.

Je comptais beaucoup sur le résumé en début d’épisode pour me souvenir de toute la saison précédente, parce qu’à force de faire des retournements de situation à chaque épisode, j’avais un peu perdu certaines bases de la série… et ce résumé faisait le tour des intrigues, certes, mais tellement rapidement qu’il m’a fallu du temps pour m’y retrouver, j’avoue.

Tout commence bien pour Richard et Pied Piper qui s’installe dans de nouveaux bureaux choisis par Richard… si le bâtiment est magnifique, il a choisi un bureau blanc sans fenêtre qui ne plaît pas du tout à ses collaborateurs – tu m’étonnes ! L’espace d’un instant, j’ai pourtant cru que la série s’était mise à dépenser des fortunes pour la saison, mais non. Au moins, les remarques de Dinesh et Gilfoyle continuent d’être drôles et l’écriture jusqu’à la crise de panique de Jared fonctionne bien.

Un mois plus tard, Richard et les autres tentent désespérément d’embaucher les 50 codeurs dont ils ont besoin et sur lesquels il s’était mis d’accord. Il est intéressant de voir que la série avance quelque peu dans le temps, avec une Laurie enceinte de 7 mois et Pied Piper installée dans de nouveaux bureaux plus modestes que le bâtiment de fou du début d’épisode. Cette taille humaine pour la compagnie est une bonne chose, surtout que ça change un peu de la maison d’Erlich.

De son côté, Gavin Belson est toujours très en forme et aime se moquer de Richard en lui annonçant qu’il a embauché les 53 codeurs qu’il avait reçu en entretien, juste pour le plaisir de le voir se décomposer. Et ça ne manque pas, forcément ; ce qui fait un bon gag pour nous qui sommes confortablement installés dans notre canapé, surtout qu’on sentait bien que les innombrables hésitations de Gilfoyle et Dinesh n’allaient pas mener à quelque chose de positif !

Comme d’habitude, Pied Piper trouve une solution assez rapidement grâce à Jared : ils proposent à Kira, une ancienne connaissance, de les rejoindre avec une partie de ses codeurs maintenant que sa société est en ruine. Suite à une rencontre malencontreuse digne de Richard, Kira découvre toutefois qu’ils ne sont pas en mesure de négocier non plus et se débrouille pour faire embaucher tout le monde, car elle ne veut pas se séparer de sa famille. Comme Richard traîne un peu trop, elle finit par choisir de rejoindre « Slice Line » à la place de Pied Piper, Slice Line étant la compagnie de la rencontre malencontreuse citée plus haut.

Fort heureusement, Richard se rend compte que le modèle financier de Slice Line ne tient pas la route : ils perdent de l’argent à chaque pizza vendue. Grâce aux trois codeurs et l’argent qu’il a, il se débrouille pour acheter 9000$ de pizza en une soirée, s’assurant donc de ruiner le créateur.

Bon, cela signifie que Richard est devenu le genre de requin qu’il combattait en saison 1 et ça me laisse quand même perplexe : il n’hésite pas à se faire des ennemis juste pour les besoins de Pied Piper. Mettre Slice Line en ruine lui permet de récupérer tous les employés de la boîte, après un rapide détour dans le bureau de Monica et Laurie (beaucoup trop absentes cette semaine). Au passage, Laurie a accouché le matin même, évidemment, puisque l’actrice n’est plus enceinte.

Richard parvient donc à réambaucher tout le monde et se retrouve à devoir faire un discours devant toute la compagnie. Le voilà qui stresse et fait le pire discours du monde, perturbé de tout un tas de bruits de bouche bien sympathiques (non). Il finit par aller vomir dans son bureau… aux yeux de tous ses employés. Voilà qui promet pour la suite de la saison, mais les choses vont tellement vite dans Silicon Valley que ça ne durera pas forcément !

Pendant ce temps, Erlich est toujours aux abonnés absents, normal vu que l’acteur a quitté la série, et Jian Yang en profite pour prendre le contrôle de la maison et inviter tous ses amis. Il contacte également l’avocat de Pied Piper, Ron, pour s’assurer de pouvoir en avoir le contrôle. Cela lui permet d’obtenir sa propre sous-intrigue, avec la nécessité de faire passer Erlich pour mort afin d’utiliser un faux testament pour en hériter. C’est malin, j’imagine.

Enfin, Gavin continue de réinventer l’internet avec cette fois une envie de recréer une box internet, la box 2.0. C’est une catastrophe quand il propose ce projet à tous les codeurs qu’il a réembauché au nez de Pied Piper. Cela lui permet toutefois de se rendre compte qu’Hooli vieillit, et qu’elle vieillit mal. Il cherche donc un moyen de se renouveler, virant facilement au passage, avant d’apprendre que si sa box sera désuète une fois le projet de Pied Piper en place, elle sera en attendant le meilleur produit vendu par Hooli. Et cela suffit à le remotiver dans ce projet.

> Saison 5