The Good Place (S02)

Synopsis : La fin de la saison 1 avait totalement redistribué les cartes de la série quand (SPOILERS, évidemment) Eleanor avait compris qu’elle, Chidi, Tahani et Jason n’étaient pas du tout dans le Bon Endroit, mais en fait dans le Mauvais. Michael avait alors obtenu l’autorisation de ses supérieurs pour effacer la mémoire des âmes qu’il torturait afin de recommencer à zéro avec eux. Le nouveau plan avait pour but de les séparer, mais Eleanor, maline, s’est envoyée un message par l’intermédiaire de Janet : trouve Chidi.

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Pour commencer, je suis super impatient de reprendre la série et heureux de la retrouver sur Netflix, comme je vous le disais ce matin. L’an dernier, cette comédie m’avait mourir plus d’une fois pendant mes trajets en train et avait réussi à me retourner le cerveau pour son dernier épisode ; lui aussi vu dans le métro d’ailleurs, je m’en souviens bien.

Avec ce reboot improbable et imprévu, la série s’ouvre des dizaines de nouvelles pistes à explorer – et il était notamment question d’une attirance d’Eleanor pour les facteurs, d’où son âme-sœur, mais aussi pour Tahani. Jason et Janet doivent de nouveau tomber amoureux et Chidi… tiens, je ne sais pas trop ce qu’ils vont lui réserver à vrai dire. Peu importe, je suis prêt à découvrir cette nouvelle salve d’épisodes, et en HD s’il vous plaît !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

L’avis sans spoiler sur la reprise ? Foncez, c’est une transition parfaitement réussie ! Quant à la critique complète, il suffit de cliquer ici pour les épisodes 1 à 7, puis de cliquer sur le titre de chaque épisode ci-dessous :

S02E08 – Leap to Faith – 18/20
Un excellent épisode de retour pour cette deuxième partie de saison qui continue de jouer avec nos attentes pour proposer une série sacrément réfléchie et des rebondissements réguliers. L’histoire avance dans une toute nouvelle direction et je suis impatient de voir ce que ça donnera par la suite !
S02E09 – Best Self – 17/20
Si cet épisode n’a que pour but d’être une énorme transition vers la fin de saison, il n’empêche qu’il est tellement bien écrit qu’on ne s’en rend pas forcément compte immédiatement. Les gags sont là, les rebondissements toujours au rendez-vous et la série continue d’être remarquablement originale et rafraîchissante.
S02E10 – Rhonda, Diana, Jake, and Trent – 17/20
Encore un bon épisode, avec toujours de l’humour et du suspense. Comme d’habitude, la série avance vite et ne perd pas de temps, avançant d’un chapitre à l’autre avec toujours autant de fluidité. C’est à se demander s’ils auront le matériel pour leur saison 3, mais j’ai bon espoir avec eux, ils trouvent toujours le moyen de me surprendre.
S02E11 – The Burrito – 18/20
Les scénaristes semblent tout simplement n’être jamais à court d’idées et de rebondissements pour combler la saison, et c’est tant mieux. L’ensemble aura formé un joli voyage d’un point A à un point B, avec sa dose de surprise et de fun. Je suis impatient de découvrir la fin de saison, car si je doute qu’ils puissent encore nous retourner le cerveau, j’ai l’impression qu’ils y arrivent à chaque épisode.
S02E12 – Somewhere Else – 16/20
L’épisode manquait un chouilla de fun & d’humour, mais exactement comme l’an dernier, il parvient à défier toutes les attentes et emmener la série dans une toute nouvelle direction inattendue, à la limite du reboot. Rien que pour ça, il marque les esprits et est une étape du récit que j’adore. Vivement la saison 3 !

EN BREF – Une saison rondement menée qui, dès son premier épisode, a su nous emmener vers des territoires inexplorés et inattendus. Plutôt que de se contenter de choisir la voie la facilité, les scénaristes ont décidé de totalement réinventer la série. Et ça a fonctionné à merveille ! La saison a beau avoir été diffusée en six mois, j’ai l’impression qu’elle est passée à toute vitesse – et j’ai l’impression de tout avoir bingewatché malgré l’absence.

L’humour manque parfois à la série, mais dans l’ensemble, les personnages sont adorables et attachants. La fin de saison propose d’explorer de nouveau une nouvelle piste qui est de nouveau un reboot total de ce qu’il faut attendre de la série. Une sacrée prise de risque de la part des scénaristes, des expérimentations narratives qui me fascinent depuis 2016, je dis tout simplement oui, et me répète : vivement la saison 3 !!

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Quadras (S01)

Synopsis : Des amis se réunissent pour le mariage d’Alex et Agnès… et pour faire leur crise de la quarantaine.

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Pour commencer, je n’ai pas vraiment le temps de me lancer dans cette série, mais je le fais quand même. En effet, j’ai remarqué ces derniers temps un renouveau des comédies françaises très agréable et rafraîchissant. Je compte bien voir si la série est à la hauteur de ses promesses avec son casting super large. En plus, je n’en ai entendu que du positif depuis sa diffusion estivale en Belgique.

Je n’allais donc pas rater le coche de sa diffusion sur M6. Enfin, façon de parler, parce que moi les horaires de la télé, je n’y arrive pas trop, je me contente des replays. Je suis comme ça, ouais, mais je le vis bien parce que la série vaut clairement le coup et que ça me permet de zapper les publicités pour mieux savourer. Et oui, encore une série française qui me plaît beaucoup !

L’effet de réel est plaisant, la comédie fonctionne bien grâce à des répliques piquantes et l’histoire se met en place entre mariage et flashbacks. Tout ceci est bien courant dans les séries américaines, mais rarement vu et osé à la télévision française. Un casting de plus de sept personnages, ça ne court pas les rues.

Verdict : les deux premiers épisodes sont tout bonnement excellents et je suis pressé de voir la suite !

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Épisode 1 – Alex – 17/20

Elle est super angoissante cette famille !

Assez vite, la série enchaîne les répliques cassantes qui fusent à toute vitesse et promettent de bons moments et des tranches de fou rire. Tout le monde nous est présenté dans un enchaînement sympa entre les voitures du convoi des mariés. C’est excellent et ça crie le réalisme autant que les clichés : des ados qui en ont marre d’être là aux belles-mères qui s’engueulent, en passant par les mariés Agnès et Alex) un brin blasés et les inconnus forcés de monter dans la même voiture.

Une fois arrivé au lieu de réception, tout le monde est heureux néanmoins, au moins en apparence. Didier, l’organisateur (de toute évidence gay parce que bonjour les clichés), se charge de gérer le flux d’invités vers ses tables, et c’est marrant, tout en surfant parfaitement dans le cliché. Bref, un mariage plus vrai que nature, avec ses invités on ne peut plus réalistes et donc comiques.

Un an plus tôt, la série se concentre cependant sur Alex, le marié, qui couche avec Alex avant de devoir annoncé à sa femme qu’il veut la quitter. Ah, un an avant le remariage, c’est un peu violent pour un personnage principal. Il faut dire que celle qui sera son ex, Isabelle, a l’air assez insupportable dans le cliché de la nana étouffante avec l’accent parisien bien comme il faut.

Il est plutôt mal entouré, cet Alex, avec un meilleur ami, Julien, qui le met tellement sur un piédestal qu’il lui reproche de foirer son couple et lui briser tous les espoirs. Finalement, la moitié (au moins) de l’épisode se déroule en flashback, ce qui est assez logique et permet de rencontrer et comprendre chaque personnage.

On passe donc du mariage d’Alex avec Agnès à sa situation de couple en crise avec Isabelle, et ça fonctionne étonnamment bien. Cela joue sur notre curiosité qui est clairement piquée à vif. Alex refuse de parler à Isabelle pendant tout l’épisode alors qu’il annonce à tout le monde qu’il va la quitter. C’est elle qui finit par prendre les devants. Même si on connaît peu les personnages, force est de constater que les acteurs sont bons et que la scène est superbement touchante.

La galerie de personnages ne cesse de s’étoffer tout au long des 52 minutes d’épisode, mais je retiens surtout, pour l’instant, Julien, Anne et Gilles. Ce dernier est l’expert-comptable d’Alex, mais c’est aussi son ami, et il est à peu près sûr qu’il aimerait bien être plus que son ami. Oh, il faut aussi que je parle de Roxane, l’adolescente pas si ravie d’être là.

Beaucoup de sourires et quelques fous rires, c’est bel et bien la bonne surprise qu’on m’avait annoncé. Je suis content d’avoir testé, ne serait-ce que pour Anne, la dépressive sœur d’Agnès, forcément prof, qui est à mourir de rire dans son cliché. Oui, il y en a des clichés dans la série, mais tant mieux, car tout ça reflète à merveille la société et les personnages qu’on connaît beaucoup trop pour les croiser à chaque mariage après tout.

L’épisode se termine sur un merveilleux cliffhanger avec Agnès qui annonce qu’elle est enceinte, sans savoir qu’Alex est stérile, puisqu’il ne lui a pas dit. Oui, en revanche, une partie de sa famille est au courant, elle.

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Épisode 2 – Julien – 17/20

Au beau milieu du mariage, il va aller voir sa femme enceinte pour lui dire qu’il peut pas avoir d’enfant ? Vous voulez qu’on passe une soirée de merde ? Il est con celui-là…

Tous les invités viennent féliciter les mariés pour la bonne nouvelle et il n’y a pas à dire, le quiproquo qui s’installe est excellent. Jean-Robert, le médecin d’Alex, lui apprend qu’il y a 99,5% qu’il ne soit pas le père. Et il le fait devant la mère d’Alex, la belle idée. Myriam enchaîne les « putes » tellement de fois que ça devient sa punchline la plus récurrente.

De son côté, Anne est en pleine dépression de découvrir sa sœur enceinte, c’est excellent à voir. Les scénaristes prennent leur pied et ça fait plaisir à voir. Sérieusement, les répliques semblent venir d’elles-mêmes, c’est superbe niveau rythme et dynamique. Anne enchaîne les répliques tordantes dans cet épisode, essayant toujours de se débarrasser de Jackson qui rame bien avec elle. Oh, je les imagine bien finir ensemble malgré tout, mais c’est marrant, surtout qu’elle s’entend mieux avec Gilles. Je doute que Gilles soit intéressé, cela dit.

En arrière-plan, il est toujours question de cette voiture défoncée qui n’intéresse personne et soûle tout le monde.

Deux ans plus tôt, Julien a perdu la femme de sa vie, Séverine, qui était mariée avec lui, mais n’appréciait pas trop de le voir coucher avec tout ce qui bouge. Deux mois plus tard, Julien est en pleine dépression et se confie à Isabelle, qu’il va être de plus en plus dur de ne pas adorer… à l’inverse de Julien.

J’avais presque du mal à cerner si Julien était le pote d’Isabelle ou d’Alex avant le mariage, car sa relation avec Isabelle est géniale aussi, mais il est confirmé par la suite que c’est bien Alex qu’il a connu en premier. Alex est en même temps celui qui se coltine le poids mort en boîte, et je le plains. Le temps passe vite dans les flashbacks, ce qui est plutôt cool car ça évite d’avoir droit à un Julien en pleine dépression trop longtemps ; en revanche, c’est dommage car on arrive bien vite aux problèmes entre Isabelle et Alex.

Du coup, on contourne rapidement Julien pour en arriver à la rencontre Agnès/Alex au salon de coiffure dont il était question dans l’épisode 1. Il n’y a pas à dire, c’est un coup de foudre comme on en voit que dans les séries, mais c’est mignon, surtout quand on met en parallèle avec la rencontre entre Julien et Philippine, sa mannequin détail déjà vue dans le premier épisode.

Ensuite, nous les revoyons faire leur jogging et être espionné par une nana qui drague Alex au point de le stalker à fond. En parlant de stalker, Julien continue d’appeler Séverine deux ans plus tard, pour lui annoncer la rupture d’Isabelle et Alex, avant même qu’elle ne se fasse. Pas étonnant qu’Isabelle soit si inquiète après. Le parti pris de nous remontrer les mêmes scènes est un peu répétitif, mais c’est intéressant de découvrir de nouvelles pièces du puzzle. Il aurait été cool que celles-ci soient liées au personnage central de l’épisode, mais bon, je chipote alors que l’épisode passe bien et ne paraît pas trop long malgré ça.

Durant le mariage, Alex prend aussi le temps de parler à sa fille Jeanne, une scène qui a mis du temps à venir quand même.

C’est un épisode à la hauteur du précédent : les scénaristes réussissent le coup de maître de nous faire adorer autant Agnès et Isabelle, c’est bien joué. En revanche, j’aime moins les moments face caméra, type confessionnal. Cela aurait pu être un ressort comique, mais je n’accroche pas ; probablement parce qu’il est peu probable que les gens se tiennent si peu devant caméra. Il est sympa de connaître les pensées de chacun, mais ce n’est pas hyper crédible.

Le cliffhanger est très sympathique avec l’arrivée de Mélanie, la copine actuel de Julien, qui n’est autre que la cinglée qui stalkait Alex pendant leur jogging. Sympathique, donc, même s’il retombe vite quand Alex et Julien lui font reprendre un taxi alors que tout le monde attend de pouvoir enfin sortir de la salle, ne comprenant pas pourquoi Didier refuse de les faire sortir.

De toute manière, je sais déjà que je vais continuer à regarder la série ; pas besoin d’un énorme cliffhanger pour me convaincre de poursuivre après deux épisodes comme ça !

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Épisode 3 – Anne – 16/20

C’est vrai qu’on voit qu’elle aime la littérature… et les antiquités.

C’est reparti pour deux nouveaux épisodes de la série qui repart exactement sur la fin de l’épisode précédent ; avec Mélanie qui est virée.

Anne est insupportablement drôle et Jackson insupportable tout court. Ils font donc un très joli couple pour ce mariage, même si Roxane elle-même comprend bien qu’il est lourd. Quand Anne va s’excuser de l’avoir rembarré à plusieurs reprises, Jackson lui avoue qu’il s’appelle en fait Hervé, et ça casse l’ambiance.

Une fois Mélanie partie, Julien se sent stupide et seul, alors il rappelle Philippine pour qu’elle joue le rôle de cette Mélanie dont il a parlé à tout le monde. Pour reprendre ses mots : ce n’est pas gagné. Il a à peine le temps de se rasseoir à table que le bal est ouvert par les mariés et leur chorégraphie survoltée. C’est amusant et digne d’un mariage, même si ça retombe aussitôt avec un enchaînement sur le repas. Pas le meilleur des bals, quoi.

Surtout qu’Alex flippe totalement par rapport à la grossesse d’Agnes et n’arrête pas de la critiquer. Philippine débarque et apporte beaucoup d’humour à la cérémonie de mariage, ce qui est une excellente chose car je trouvais l’épisode un peu plus à bout de souffle que les premiers.

Comme l’indique le titre, les flashbacks se concentrent sur Anne et sa dépression. Nous la voyons complétement déborder par sa classe, ce qui est aussi drôle que déprimant. Une minute de sa vie, avec des écouteurs en plus, et j’ai envie de m’enfiler plus que sa coupe de champagne, je dois dire. Pourtant, elle continue d’affirmer que tout va bien, alors que personne ne pense à son anniversaire. Personne, sauf Martin, qu’elle apprécie a priori beaucoup.

Il décide donc de l’emmener au restaurant où tout le monde lui a prévu une énorme fête surprise, ce qui était grillé à l’avance quand Martin lui demande si elle est sûre de son pull. Le problème ? Martin, il est avec Agnès et la fête surprise vire au cauchemar.

Plus tard, et un an avant le mariage, Agnès organise un spectacle  avec sa classe et ça vire à la catastrophe : son spectacle est engagé, mais engagé à la Anne ; avec des cris contre la pollution et les gouvernements hypocrites. Elle est franchement allumée, c’est un cliché parfait.

Elle apprend au passage que ses parents divorcent, ce qui la dévaste encore un peu plus. Anne, c’est le genre de personne à fuir en cas de rupture, et c’est à elle que sa mère se confie. Anne la pousse encore plus au fond du gouffre. Agnès fait ce qu’elle peut pour défendre son père, mais elle est rapidement à court d’arguments quand elle apprend pour Bogdana. Il est sympa de voir les scènes où les sœurs ne croient pas trop à l’idylle de leur père par rapport au premier épisode.

Martin débarque un beau matin chez Anne, déprimé par le fait qu’Agnès soit avec Alex. Qui dit déprimé dit alcoolique. Il est tout bonnement horrible avec Anne, l’alcool n’aidant pas, et il refuse de coucher avec en lui balançant au passage qu’elle est un thon. La grande classe. Le lendemain, Anne lui ment. En retard pour le dîner avec son père, elle se venge et fait croire à Martin qu’ils ont couché ensemble et que ce n’était pas une réussite. Le dîner avec son père ? Celui du premier épisode où elle rencontre Alex.

Le lendemain bis, Anne se fait mettre en arrêt maladie après avoir pété un câble sur sa classe. Cela lui pendait au nez, mais sa dépression est touchante. Je suis vraiment partagé sur ce personnage et sur l’épisode en lui-même, parce que s’il y a des situations vraiment hilarantes, c’est aussi assez déprimant pour le reflet sociétal. Et puis, Anne est épuisante à ne pas s’arrêter de parler. En personnage secondaire, c’était fun ; en personnage principal, c’est crevant.

Pourtant, j’ai beaucoup ri quand même, alors je suis perdu. Dans l’ensemble, c’est donc très bon.

Pour terminer l’épisode, Alex se débrouille pour récupérer le portable d’Agnès afin de le fouiller, obsédé qu’il est de connaître l’identité du père du bébé ! Bien sûr, Anne reçoit un texto de Martin, jaloux de son mariage et lui annonçant qu’elle regrettera ce choix toute sa vie. Ah je vous jure, y a des ex qu’il faudrait pouvoir faire disparaître parfois !

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Épisode 4 – Katia et Damien – 16/20

Là, y a pas de prise de risque, y a une prise de thé vert.

Alex pète un câble et s’isole avec Julien pour lui montrer le MMS de Damien. Mélanie, la vraie, débarque au mariage et se fait passer pour une serveuse. Comme la vie dans les séries est bien faite, elle tombe sur Alex et Julien parlant de la stérilité de ce premier et de l’amant d’Agnès. Elle est aux anges et ça sent bon la situation de merde. Sans trop de surprise, elle raconte tout à sa « collègue » et ruine autant qu’elle peut le mariage, en s’en prenant par exemple à la déco du gâteau. Ça promet.

Gilles décide de boire beaucoup trop ce soir-là et de tout avouer de son homosexualité à Philippine, et peut-être aussi à d’autres au passage tant qu’à faire. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Philippine, c’est excellent. Gilles est donc totalement bourré sur la piste de danse, laissant Anne espérer une idylle avec lui. C’est tout simplement excellent à voir et super drôle. L’ambiance ressemble à celle d’un mariage, le drama en plus.

En parlant drama, Martin débarque au mariage et se fait aussitôt assommer par un coup de boule d’Alex. Cela permet de retarder l’inévitable et il ne se réveillera que pour la fin de l’épisode où Julien l’abandonnera un moment. Il y a fort à parier que Mélanie en profitera, mais ça, on ne le saura que la semaine prochaine.

En attendant, cet épisode se concentre dans ses flashbacks sur la meilleure d’amie d’Agnès, Katia, et son mec, Damien. Deux ans plus tôt, il s’est pris un pain d’Alex défendant Julien, ce que l’on avait vu dans l’épisode 2 sans que je ne capte que c’était lui – la coupe de cheveux, ça change tout.

Deux ans avant le mariage, Katia est en pleine dépression et en parle à Damien : elle ne supporte plus sa vie à Paris à supporter ses gamins et son mari bossant de nuit dans les boîtes. Du coup, ils prennent la décision de déménager à la campagne sur un coup de tête, pour retrouver le fun de leur couple. C’est assez magique à voir. L’annonce aux enfants se passe bien super mal – avec une Roxane hystérique. Elle finit gothique et menottée à un arbre, tout de même. La série y va parfois fort pour être sûre de faire rire, mais force est de constater que ça fonctionne ; j’ai eu un bon gros sourire devant l’arbre arraché et dans le coffre de la voiture, même si ça n’a aucune once de crédibilité. Voilà donc Katia et Damien qui débarquent à la campagne avec leurs enfants pour cultiver des légumes bio.

Le problème, c’est que Marcel, qui était censé les aider s’avère être un véritable poids pour leur exploitation, refusant totalement le bio. Six mois avant le mariage, Agnès leur présente Alex. Pendant ce temps, Roxane fugue avec son nouveau copain gothique parfaitement cliché, ce qui fait que le mariage de sa marraine, elle en a un peu rien à faire. À chaque fois qu’un truc me plaît moins dans la série (la scène « gothique » pas géniale avec la nécessaire visite du cimetière), les scénaristes pondent une super scène pour compenser (ici, Anne qui explose la tronche de Marcel).

Au mariage, la crise entre Katia et Damien ne semble pas si éloigné que ça. Damien n’est pas si heureux que ça à la campagne et très clairement, son métier de DJ lui manque. Katia se débrouille donc pour le faire mixer, mais il est vite interrompu par Gilles qui a une annonce importante à faire : il est fou amoureux d’Alex. L’annonce est violente, mais rendue super drôle par la réaction du fils de Katia et Damien, qui gère vraiment bien ses scènes comiques pour un jeune acteur.

Le cliffhanger se fait en flashback : deux jours avant le mariage, Agnès, en larmes, appelle Katia pour lui confier un secret « horrible ». Bon et bien, vivement la semaine prochaine ! La série garde une fraicheur et une originalité qui fait du bien pour une comédie française ; même si cette semaine a dévoilé quelques défauts, notamment dans la crédibilité générale de quelques gags. Quoiqu’il en soit, c’est un bon moment de divertissement et d’humour, alors je suis bien content d’avoir tenté cette série, sur les conseils de Rhomin notamment, qui en parle sur sa chaîne Youtube. Oui, j’ai oublié de faire sa pub la semaine dernière, je me rattrape aujourd’hui.

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Épisode 5 – Myriam et Gilles – 16/20

Alors ça c’est ce qu’on appelle avoir l’alcool gay, quand même.

Ce titre offre déjà une perspective intéressante. Après le cliffhanger de la semaine dernière, je m’attendais bien à un approfondissement du personnage de Gilles, mais pas forcément à sa relation avec Myriam.

Gilles fait donc son coming out et ça vire à la chanson générale avant qu’il ne s’effondre. Bon, je ne suis pas sûr de trouver la gestion de la scène aussi crédible niveau ambiance de mariage que les épisodes précédents, mais ça a l’avantage d’optimiser l’humour du moment. Alex doit donc gérer l’overdose d’alcool de Gilles, mais il le confie rapidement à sa mère car il a toujours l’intrigue Martin sur le feu.

Martin n’a pas le nez cassé et a la chance d’être soigné par le médecin le plus obsessionnel du petit-écran, Jean-Robert, toujours pas remis de sa voiture détruite. Quant à Martin, il feint l’amnésie pour s’en sortir comme il peut.

Et en parallèle de tout ça, Mélanie continue son petit jeu en cuisine, évitant à tout prix d’être vu d’Alex.

Anne poursuit sa soirée aux côtés de Jackson, et ça se passe mal pour eux. En effet, Jackson lui dit enfin ses quatre vérités et critique sa vision du monde. C’est violent, mais pas totalement faux qu’Anne est aigrie… Jackson nous renvoie aussitôt Anne en dépression.

En flashbacks, nous assistons à la rencontre entre Myriam et Agnès, et ça se passe de la plus merveilleuse des manières : Myriam déteste Agnès avant même de la rencontrer. Comme en plus, Agnès vit mal de passer après Isabelle. Le repas de rencontre avec Myriam se fait en compagnie de Gilles, de Julien et de Jennifer. Jennifer ? Oh, la dernière conquête de Julien, qui parle comme dans un sketch de Nicole Ferroni, avec quasiment autant d’humour, mais beaucoup moins de cerveau.

Le repas est une catastrophe : Alex et Agnès annoncent le mariage, qui est mal reçu par l’ensemble des invités. Gilles fond en larmes dans la cuisine, Myriam demande à son fils si Agnès est au courant de sa stérilité.

Quelques mois plus tard et quinze jours avant le mariage, Isabelle débarque chez Myriam, pas franchement ravie de la voir débarquer. Elle s’invente une excuse pour s’en débarrasser, prétextant une partie de Scrabble avec son club pour passer plus de temps avec son amant, Pascal… qu’elle a invité au mariage en expliquant à Alex que c’est un cousin éloigné. Après tout, on n’en est plus à un secret près dans la série, et c’est plutôt bien introduit, je trouve.

Il n’empêche que Myriam propose à Isabelle une solution pour se venger, donc nous n’en avons pas fini avec les rebondissements du mariage.

Pendant le mariage, Agnès fait une crise d’angoisse et Katia la réconforte comme elle peut. Difficile de savoir exactement pour l’instant la grosse connerie qu’elle a fait, mais ma théorie est qu’elle n’est pas enceinte. En tout cas, elle n’a rien à se reprocher avec Damien, qui fait écouter à Alex de nombreux messages où Agnès lui demande de lui foutre la paix. L’intrigue est expédiée vite fait, mais tant mieux car il y a d’autres choses à faire.

Gilles vit son coming-out comme il peut et Myriam le pousse à le faire aussi à ses parents. Cela se passe bien, histoire de se débarrasser plus vite de cette intrigue maintenant que les moments culminants sont passés.

Philippine décide de s’en aller car elle en a marre de passer la soirée toute seule, alors que Pascal décide d’embrasser Myriam au beau milieu de la piste de danse après avoir été suspecté par Alex d’être l’amant d’Agnès. Comme Pascal le résume, c’est cocasse, et il se filme en train de parler de l’amant d’Agnès. Il faut leur retirer cette caméra, ce n’est plus possible (même si je doute qu’elle survive au dernier épisode).

Le cliffhanger révèle qu’Agnès est toujours en contact avec Martin, ravi de la situation. Oh, je sens la migraine se pointer à force d’être baladé comme ça ! Cette intrigue en poupées russes finit par être un peu trop poussive, mais l’humour est toujours là et la musique d’ambiance fonctionne bien. En plus, cet épisode s’attardait moins dans les flashbacks et c’est tant mieux. La série reste une bonne découverte.

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Épisode 6 – Gérard et Bogdana – 18/20

Ben oui, je sais, y a déjà votre ami médecin qui n’arrête pas de me casser les couilles avec ça.

Je n’étais pas convaincu par le titre de l’épisode, mais il faut rester optimiste.

Philippine quitte le mariage car elle a une autre soirée (mais sérieux, il est quelle heure ?), mais Julien invite aussitôt Jennifer à venir le rejoindre. C’est l’occasion d’un moment avec Alex pour parler une fois de plus de Séverine, mais il tourne autant en boucle que le médecin avec sa voiture le coco.

Le début d’épisode passe du temps au mariage et j’ai l’impression que ce soir, nous passons plus d’un personnage à l’autre que d’habitude. Cela fonctionne très bien et il est agréable de retrouver tout le monde ; surtout qu’il y a beaucoup d’intrigues en parallèle. Le plus marrant reste celle de Pascal et Myriam, qui fait beaucoup parler d’elle. C’est une soirée coming out, comme le résume Alex, bien zen quand même.

Anne continue de se plaindre, cette fois à sa mère. Elle demande à revenir vivre à la maison, ce que sa mère n’a pas du tout envie de voir venir.

Pendant ce temps, Agnès stresse et se plaint à Katia, oreille attentive, mais pas trop. La meilleure amie de la mariée n’arrête pas de lui dire qu’elle a fait une connerie, qu’elle est conne et la laisse fumer. Cependant, ma théorie sur la non-grossesse d’Agnès tombe à l’eau vue l’inquiétude de Katia. Elles sont, histoire d’en rajouter une couche, écoutées par Mélanie depuis la cuisine.

Le plus hilarant dans cet épisode reste Didier qui pète de plus en plus un câble. Pourtant, l’organisation du mariage a l’air de plutôt bien se dérouler par rapport à tout le reste. Enfin, avait l’air, parce que le coup de la pièce montée, c’est vrai que ça fait beaucoup. Elle tarde à venir car Mélanie fait tout pour la ruiner et ne veut pas venir dans la salle de réception. Forcée de le faire, elle est aussitôt repérée par Alex et Julien, qui n’ont pas le temps de s’occuper du problème que Gérard, le père d’Agnès, s’écroule.

2 ans plus tôt, Gérard rencontre Bogdana dans un musée. Après tous les sous-entendus des épisodes précédents, cette rencontre est franchement très romantique et très jolie. Enfin… Gérard est un gros lourd, mais c’est toujours moins lourd que la rencontre sur internet où il l’aurait payée, quoi.

Nous assistons à la scène suivant celle du restaurant où Anne s’était barrée lorsque Gérard lui proposait de rencontrer Bogdana et je dois dire que je n’ai jamais autant ri devant la série que quand il s’est mis à s’énerver contre ses filles, résumant leur vie minable et leur faisant des doigts d’honneur. Tu parles d’un père ! Choquées, les filles acceptent de rencontrer Bogdana dans sa galerie de papiers peints.

Après le repas de famille, Martin se pointe auprès de Bogdana et Gérard pour prendre des nouvelles d’Agnès. Vu qu’on sait qu’il était avec Anne le matin, il y a fort à parier qu’il l’a suivi et attendu, ce qui n’est pas du tout flippant dans le genre.

2 jours avant le mariage, Bogdana et Gérard parlent voyage pendant les essayages d’Agnès. Elle reçoit un courrier recommandé qui la met dans tous ses états. Nous passons à ça d’en savoir plus sur le mystère qui l’a fait appeler Katia, mais non, ce sera pour les derniers épisodes (encore que, quitte à supposer, elle a appris qu’elle était enceinte). Cela ne fonctionne pas franchement comme supposition, car elle n’appelle pas que Katia mais aussi… Martin.

De retour au mariage, il n’y a pas d’inquiétude à se faire pour Gérard, qui n’a fait qu’un petit malaise. C’est l’occasion de créer un bon gros malaise à l’arrivée de Jennifer, ramenant aussitôt une dose de soleil et de bonne ambiance. Je retrouve les fous rires des premiers épisodes devant celui-ci, une vraie réussite.

Pour en rajouter une couche, Anne est terrifiée par la presque mort de son père et décide de coucher dans les toilettes avec Jackson. Voilà, ça c’est fait, je l’avais bien dit qu’il finirait ensemble… mais peut-être pas car quand Agnès découvre qu’Anne est avec Jackson, ça ne lui plaît pas, ni à elle, ni à Alex d’ailleurs. La bonne nouvelle, surtout pour Didier, c’est qu’ils servent la pièce montée.

Julien et Alex se précipitent dès qu’ils en ont l’occasion à la poursuite de Mélanie. Évidemment, celle-ci s’enfuit, mais comme ils la poursuivent, elle s’arrête pour leur raconter tout ce qu’elle a entendu. Ils décident malgré tout de s’en débarrasser et la renvoie en taxi. Elle s’arrange pour récupérer malgré tout le portefeuille de Julien dans lequel elle découvre une lettre pour Séverine. Inutile de dire qu’elle décide d’aller lui filer la lettre. Tout n’est pas perdu pour Julien et Séverine donc, et je vois déjà la possibilité d’une saison 2 sur leur mariage. Tant qu’à faire. Je sais que cette saison n’est pas encore terminée, mais elle était très chouette, et je ne serais pas contre une suite, même si je n’ai pas le fin mot de cette histoire.

Cet épisode a continué à me balader dans son intrigue. Les scénaristes ont vraiment trouvé une bonne histoire à raconter et je suis curieux d’en avoir le fin mot avec un double épisode sur Agnès la semaine prochaine !

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Épisode 7 – Agnès (1) – 19/20

ET ON S’AIME PUTAIN !

Dernière semaine de diffusion pour cette série avec un double épisode centré sur Agnès que nous revoyons annoncer sa grossesse une fois de plus dans le résumé.

L’épisode commence pourtant sur Julien tentant désespérément de faire son discours de témoin, ce qui n’est pas un gros succès. Comme en plus Agnès nous fait une crise de bouffée de chaleur et va se changer, c’est quelque peu retardé. Le début de l’épisode est intrigant, repartons sur le mystère Agnès sans nous dire pour autant toute la vérité. Elle appelle donc Martin pour se réconforter, ce que Katia lui être « n’importe quoi » ; c’est un peu le principe du personnage.

Agnès redescend, ce qui permet à Julien de faire son discours, magnifique. Cela dit, l’ambiance du mariage est à deux doigts de repartir en vrille : Katia refuse de faire son discours. C’est l’heure d’une nouvelle confrontation entre Katia et Alex ; ce dernier lui disant clairement ses angoisses.

Gilles et Didier se retrouvent côte à côte à table et même si c’est on ne peut plus cliché, c’est bien drôle. Didier se met alors à se bourrer la gueule, déprimé par le mariage, et ce n’est que le début.

De leur côté, Anne et « Jackson » continuent leur flirt. C’est un peu lourd à force, surtout quand ils en sont déjà à parler enfants… Et que les flashbacks nous révèlent que Jackson est déjà papa et a une femme. Ah oui, quand même. Pas de quoi s’inquiéter, Agnès vient tout révéler pour protéger sa sœur.

En parallèle, Myriam et Pascal passent à leur tour dans le « confessionnal » du mariage. Ils sont possiblement les plus hilarants depuis Roxane, mais ce n’est rien par rapport à Jennifer, qui me plie en deux à chaque fois qu’elle ouvre la bouche, mais encore plus quand elle décide de chanter.

Les flashbacks concernant Agnès repartent carrément quatre ans plus tôt, lorsqu’elle a envie d’un bébé et que son copain du moment n’en veut pas. Elle se fait ainsi larguer au beau milieu d’un restau chinois, ce qui est toujours un plaisir, mais permet pas mal d’humour, surtout quand elle lui balance sa bouffe à la tronche. Ce n’est que le début de son calvaire et de nos fous rires, car elle recroise ce Karim un an plus tard.

Et un an plus tard, il a une femme enceinte de huit mois et demi, rien que ça. En pleine déprime, Agnès rencontre alors Martin dans une boîte de nuit où Damien mixe ; mais pas avant d’avoir re-balancé de la bouffe à la tronche de son ex. Martin se comporte comme un gros lourd, mais vu son état, ça suffit à créer plus entre eux, évidemment.

Bien plus tard, Agnès s’inquiète de ne pas pouvoir tomber enceinte. Elle va chez le médecin juste pour être rassurée, et comme tout va bien, elle est heureuse. Le problème étant qu’elle n’a pas parlé à Alex de ses désirs d’enfant, comme on le sait pour avoir eu la version d’Alex avant.

Les préparatifs du mariage avec Katia, Roxane, Anne et sa mère sont tous géniaux, c’est-à-dire qu’ils se passent bien mais tournent tous autour de l’envie d’Agnès d’avoir un enfant. Les bases d’un mariage serein donc, puisqu’elle n’en parle pas à Alex, mais à tout le monde autour d’elle. Cela ne nous avance pas beaucoup plus sur le mystère de la saison en tout cas, même si les scènes sont vraiment chouettes, bien écrites et toujours hilarantes.

Dans le présent, le mariage part encore un peu plus en vrille puisque Damien et les autres de la table d’honneur débarquent au beau milieu d’une engueulade entre Katia et Alex. Si ces deux derniers veulent calmer le jeu, Damien n’hésite pas à balancer à tout le monde qu’Alex pense qu’Agnès le trompe. Le ton monte et Damien finit carrément par foutre un pain à Alex, ce qui lui permet d’enfin reconnaître Damien et Julien comme les deux connards qui l’ont agressé en boîte de nuit.

C’est magique et ça finit forcément en baston. Tout le monde est tellement dépité que personne ne réagit, jusqu’à ce que Didier débarque et leur ordonne de retourner en salle. La pause suffit à ce que Damien retrouve ses esprits et remercie finalement Alex du coup de poing dans la boîte qui a changé sa vie et sauvé son couple avec Katia. Rien que ça.

Le mariage peut continuer avec un flirt Didier/Gilles, forcément, des explications de Jackson sur son mariage blanc (un drame de plus sympa et vite expédié) et Roxane qui récupère le discours de sa mère. Le discours est beau et commente l’amour qui unit Alex et Agnès ; espérant qu’ils ne se mentent jamais.

Katia reproche à Roxane d’avoir lu son discours et l’ado est tellement énervée qu’elle appelle son copain pour qu’il vienne la chercher. C’est une bonne chose, car Roxane est là pour les moments révélations entre Agnès et Alex.

Ce dernier lui reproche de lui mentir, mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité : Agnès sait depuis le début qu’Alex est stérile et… elle n’est pas enceinte. PUTAIN, je l’avais dit à l’épisode 4, j’en étais sûr… mais ils m’ont bien berné par la suite ! Je suis pressé de voir le dernier épisode pour tout comprendre maintenant, en tout cas, c’était sacrément bien amené et j’ai encore explosé de rire de nombreuses fois dans l’épisode.

Oh et au passage, Jackson et sa femme me valident une deuxième fois aujourd’hui le point 8 « faux couple » du Bingo Séries. Je ne m’y attendais pas à celle-là !

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Épisode 8 – Agnès (2) – 20/20

C’est un peu con de se mettre à genou pour être à la hauteur.

L’épisode reprend sur Mélanie que j’avais complétement oublié pendant tout l’épisode 7. Elle débarque chez Séverine et lui balance la lettre de Julien. Elle est complétement cinglée.

Roxane débarque au beau milieu de la salle de réception et balance à tout le monde qu’Agnès n’est pas enceinte. Tout le mariage apprend donc la vérité quasi en temps réel et c’est le moment des révélations, tellement attendues que j’avais peur qu’ils nous fassent la pirouette de les garder pour une possible deuxième saison.

Agnès entame un nouveau discours, ce qui lance le flashback de l’épisode. Tout reprend au moment de l’essayage de la robe de mariée avec Gérard et Bogdana. La visite surprise est en fait celle d’Isabelle, qui révèle à Agnès qu’Alex est stérile. Cela paraît tellement évident et logique désormais que ça m’énerve de ne pas l’avoir capté plus tôt – je pensais vraiment qu’Isabelle allait débarquer au mariage pour tout gâcher, pas avant. C’était pourtant plus logique comme ça.

Ce qui est génial avec ces flashbacks, c’est que nous avons droit aux réactions des invités, contrairement à d’habitude. Ce changement de formule dans l’écriture est excellent, surtout que Myriam est responsable de la visite d’Isabelle. Elle s’excuse, ce qui ajoute un bon moment d’humour à l’épisode.

Le flashback reprend avec l’arrivée de Katia et Martin chez Agnès. Martin, ce n’était pas la meilleure idée du monde, mais bon, elle est tellement brisée de l’intérieur que forcément, elle fait de la merde.

Martin a la merveilleuse idée de pourrir le mariage d’Agnès avec cette fausse grossesse, ce que Katia juge comme l’idée la plus conne du monde. Effectivement. Comme Alex est sur le point de rentrer, elle

Cet soirée est merveilleuse et me valide de nouveau un point du Bingo Séries, « un bouquet de fleurs est offert », de même que celui du personnage déguisé plus tard dans l’épisode.

Agnès demande de manière détournée à Alex ce qui la démange tant, se contentant de vouloir savoir s’il aimerait la voir enceinte. Celui-ci ment par omission, ce qui déclenche aussitôt toute la mécanique de la série. Cette scène nous manquait et était le pivot de toute l’histoire, si elle était venue plus tôt dans la série, elle aurait vraiment posé problème car nous aurions pu tout comprendre plus vite. À ce stade de la série, en revanche, elle entraîne la dynamique nécessaire pour conclure la soirée de mariage d’Agnès et Alex.

Perturbée par le mensonge de ce dernier, Agnès se rend péter un nouveau câble chez sa pauvre gynéco qui lui avoue la vérité sur Alex. Pas facile. Énervée, Agnès défonce la voiture de Jean-Robert. Voilà qui explique tout.

L’ensemble du mariage est d’ailleurs ré-expliqué à la lumière de ces nouvelles informations et les jeux des acteurs sont vraiment excellents. Je me demande comment les acteurs ont été mis au courant : au fur et à mesure comme nous ou à l’avance. Ces jeux semblent en tout cas indiquer une direction d’acteurs tout à fait au point et leur nouvelle lecture (notamment pour les scènes de Katia et Agnès, ensemble ou avec Alex) est savoureuse. Avoir autant de bouts de l’histoire déjà vus remontrés pourraient être lourd, mais c’est au contraire une vraie force de l’épisode et de la série de nous les montrer ainsi sous un jour nouveau. J’ai adoré.

La veille du mariage, Martin met donc au point le plus vicieux des plans et, du même coup, la meilleure des séries pour nous. Finalement, il suffisait de ce secret de base pour que la soirée soit si explosive et que les huit épisodes nous tiennent en haleine. J’ai beau eu me douter qu’Agnès n’était pas enceinte, je n’avais certainement pas tous les enjeux et je me suis fait balader comme tout le monde. Cela fait du bien par moment. J’aurais pu y réfléchir plus longuement et peut-être découvrir le pot-aux-roses ; mais je suis content de ne pas l’avoir fait. En plus, le fait de ne pas l’avoir découvert prouve que la série n’est pas trop évidente dès le départ.

Les invités du mariage s’éclatent de toutes ces informations et partent dans un débat en se demandant qui est le plus fou. Personnellement, j’ai la réponse : ce sont nous, les téléspectateurs, qui avons adoré suivre toutes ces mésaventures, assurément.

La conclusion est très sympa elle aussi, s’arrangeant pour pondre un happy ending à tous les protagonistes, comme dans tous les mariages qui se respectent. Roxane retrouve le sourire à l’arrivée de Rick, son copain on ne peut plus gothique et cliché (c’est peut-être ce qui m’aura le moins plu dans cette série).

Mélanie se pointe à son tour, faisant flipper tout le monde… mais tout ce qu’elle a avec elle, c’est Séverine. Elle l’a fait venir en menaçant de se suicider, ce qui a bien fonctionné, heureusement pour Julien qui peut lui réciter la lettre qu’elle n’a pas lu et qu’il a réécrit plus de 100 fois selon lui, 1000 selon Alex. Ce beau discours plein d’amour se termine par une demande en mariage spontanée et improbable, évidemment acceptée par Séverine. Nous la tenons la saison 2, je crois, ce sera un nouveau mariage et si on vise loin, la saison 3 peut même s’occuper du cas Anne/Jackson ou de Myriam et Pascal. Sans compter que les familles de Julien et Séverine pourraient venir grossir les rangs du casting, quitte à se séparer de certains autres qui n’ont plus rien à faire là. Encore que… Plus on est (de) fous, plus on rit après tout, et ça tombe bien car « Ce mariage est complétement fou » nous disent-ils. Cette fois, il est l’heure que tout le monde s’en aille.

La fête se termine au petit matin, comme tout mariage qui se respecte. Gilles ramène Didier, draguant tellement ouvertement que l’on peut partir du principe qu’ils sont couple, et… Jennifer, toujours aussi drôle qu’insupportable. Je n’aurais pas cru qu’ils pouvaient nous pondre mieux que Philippine, mais c’est réussi. Dans cette voiture, ça finit en chanson, ce qui est marrant.

En clin d’œil au début de la série, cette saison s’achève sur les départs en voiture de chacun, un cortège retour on ne peut plus différent car se passant dans la joie et la bonne humeur dans chacune des voitures. Ainsi, Roxane souhaite profiter du fait que sa mère mente bien, Anne et Jackson sont heureux de partir, Myriam, Pascal et la mère d’Agnès s’amusent à critiquer Bogdana, ce qui est aussi drôle que méchant, Bogdana est amoureuse de Gérard, Mélanie de… Jean-Robert. Le couple apparaît comme une évidence dans cette fin de saison, c’est génial.

L’autre évidence, c’est l’amour entre Alex et Agnès, malgré tout le mal qu’ils se sont faits. C’est un peu douteux tout de même, mais comme l’idée est clairement de faire un happy end, il faut accepter qu’ils s’aiment malgré tous les défauts entre eux… Et puis, c’est beau comme message, n’en déplaise à Jeanne et son cache-cache solitaire.

On notera tout de même que depuis le début Myriam devait se douter qu’Isabelle avait dit à Agnès la vérité, ce qui aurait pu nous éviter quelques détours, mais bon… ça aurait été moins savoureux tout de même. Finalement, ce 20/20, ils le méritent rien que pour tous les rires qu’ils ont su provoquer dans la série, tout en concluant sur un joli happy end et un romantisme réussi.

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EN BREF – Cette saison 1 est une petite merveille inattendue et je remercie encore Rhomin d’en avoir parlé, sinon je serais peut-être passé à côté. La bande-annonce m’avait bien plu, mais une production française avec des épisodes de 50 minutes en plein mois de retour des séries américaines, je sais que j’aurais probablement décidé de passer mon chemin sans sa critique hyper positive. En plus, je trouve que j’en ai peu entendu parler sur Twitter alors que les audiences sont globalement au RDV, malgré quelques baisses.

Quoiqu’il en soit, la saison 2 est déjà en cours d’écriture, François-Xavier Demaison l’a confirmé et clairement je serais là pour la voir (et probablement la critiquer). Cela fait du bien de voir sortir du lot une nouvelle pépite française avec un excellent humour qui n’hésite pas non plus à y aller à fond dans la critique sociétale. La série n’hésite pas à être parfois super violente, notamment avec le personnage d’Anne, mais chacun de ses personnages (ou presque) crient la vérité. Des mariages comme ça, on en connaît tous, certes moins fou, mais après tout, toutes les familles du monde sont dysfonctionnelles et déjantées. La force de Quadras est de réussir à en faire rire, même dans ses pires moments.

S’il y a eu quelques longueurs dans la deuxième soirée de diffusion, c’est vite pardonné car la qualité globale de la série est quand même incroyablement élevée, surtout pour un lancement. Une vraie bonne découverte dont j’espère découvrir la suite au plus vite – le rythme des séries françaises, ce n’est pas toujours ça et là, il y a quand même un gros casting à réunir (et Anne sera bien de la partie, l’actrice l’a confirmé) !

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Strike (S02)

Synopsis : Après une première enquête rondement menée, Robin et Cormoran sont de retour pour retrouver Owen Quine, un écrivain dont la femme leur signale la disparition mystérieuse.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, après une longue hésitation sur la numérotation des épisodes de la série, j’ai décide de suivre la BBC qui diffuse cette « saison 2 » de deux épisodes dans la foulée de la saison 1. D’abord saison 2, cette diffusion l’avait fait devenir partie intégrante de la saison 1 avant d’être annoncée de nouveau comme une saison 2. Bref, une série à l’anglaise, il ne faut pas trop chercher la logique, je crois.

Peu importe, vous me direz. J’avais adoré l’adaptation de The Cuckoo’s Calling, voici donc mon avis sur cette adaptation du second roman, The Silkworm.

Note moyenne de la saison : 16/20

04.pngÉpisode 1 – 16/20
He’s not a fan of short sentences.

Très honnêtement, je suis paumé avec cette série. Selon les sites, cette adaptation de The Silkworm est une saison 2 ou non et elle est passée de quatre épisodes il y a un mois à deux aujourd’hui. C’est un vrai fouillis que les annonces autour de la série, mais bon, qu’importe, tant que ça n’impacte pas la qualité.

Comme je l’espérais, l’ambiance musicale change du tout au tout pour ces épisodes qui sont aussi beaucoup plus gores dès la première scène. C’est ce que j’en attendais : d’un livre à l’autre, Strike change complétement d’univers, tout en gardant Londres comme point d’ancrage. La série parvient à rendre cette atmosphère et c’est une excellente chose.

Les retrouvailles avec Robin et Cormoran sont plutôt sympathiques, avec un rêve de Cormoran se souvenant de son ex plutôt que de se préparer pour le travail. Le travail, justement, se passe beaucoup mieux que lors de la première enquête puisque Cormoran peut se permettre de refuser des clients.

L’intrigue de ces deux épisodes s’attarde sur la disparition d’Owen Quinn, un auteur à succès. Strike est embauché par sa femme qui assure que l’agent d’Owen, Liz, paiera… ce que celle-ci refuse bien sûr de faire. Toutefois, Strike choisit de mener l’enquête, faisant confiance à son instinct d’après le livre, sans vraie logique selon la série.

Assez vite, Strike comprend que la disparition est inquiétante car liée à la sortie du livre Bombyx Mori, qui a assez clairement une mauvaise réception auprès de ceux qui l’ont lu. Il ne résiste donc pas à l’idée de le lire et là pour le coup, les images qu’on en a sont loin de faire justice à ce que j’en imaginais, contrairement au cadavre d’Owen. Mon gros problème est que le meurtre est mis en scène avec les mêmes acteurs. C’est plutôt logique dans l’idée, mais je n’imaginais pas ça comme ça.

Bien sûr, la police se plante complètement d’après Cormoran : ils accusent presque aussitôt Leonara, la femme d’Owen. Seulement, Cormoran a un bon feeling avec elle et il ne voit pas pourquoi elle l’aurait embauché si elle était la meurtrière. C’est vrai que ce serait redondant après le premier bouquin.

J’ai aimé la scène de rencontre entre Cormoran et Matthew, c’était aussi gênant que ce que j’espérais ; peut-être même plus, avec un Cormoran qui ment et un Matthew totalement plat et inintéressant. Au moins, le côté personnel est parfaitement géré, l’invitation de mariage très jolie. Quant au casting, je le trouve une nouvelle fois très réussi, surtout pour Charlotte et pour Liz, qui sont l’une et l’autre exactement comme je les imaginais.

Cet épisode voit aussi Matthew perdre sa mère. C’est déjà difficile d’accrocher dans le roman, mais alors là, j’ai vraiment eu du mal avec la gestion de cette intrigue. Les acteurs le jouent bien, heureusement, mais on manque vraiment d’informations sur lui pour compatir à 100%. Ou je suis un monstre, au choix.

Robin fait donc le choix de rester travailler avec Strike plutôt que de soutenir Matthew, et ça me choque moins que dans le livre. Elle accompagne Strike interroger un suspect qui trouve que Bombyx Mori n’a pas pu être seulement écrit par Quine. Robin est mise de côté par le suspect et cette fois, c’est la goutte d’eau pour elle qui souhaite avoir une conversation à cœur ouvert avec son boss pour lui faire comprendre qu’elle veut continuer à bosser pour lui, mais aussi avec.

La discussion leur fait du bien à l’un comme à l’autre, mais ça ne se voit pas assez dans la série je trouve. Il faut ensuite que Robin arrive à temps pour prendre le train qui l’emmène à l’enterrement de la mère de Matthew et là aussi, ce n’est pas à la hauteur du stress du roman, même si c’est bien joué. J’ai adoré les deux dernières scènes toutefois, que ce soit l’arrestation de Leonara ou la pauvre passante que Strike arrête pour le ramener chez lui. C’était marrant, même si pas exactement conforme au roman.

Du côté de l’écriture, je trouve que la série s’est un peu trop éparpillée et a accéléré son rythme beaucoup trop pour son propre bien. Il est par exemple difficile de saisir au premier abord (surtout si l’on n’a pas lu le roman) que le magazine que regarde Strike a pour couverture son ex ou la raison pour laquelle on passe autant de temps avec des personnages qui ne sont ni Strike, ni Robin. Pourtant, je préfère largement le deuxième roman au premier, comme quoi, l’intrigue ne fait pas tout.

D’ailleurs, côté technique, j’ai apprécié le changement d’ambiance, l’omniprésence de livres un peu partout et le clin d’œil discret mais marrant à JK Rowling, avec un exemplaire des Animaux fantastiques visible à l’écran. Vous l’avez eu ? De manière moins évidente, j’ai cru apercevoir aussi les tranches de Cuckoo’s calling, The Silkworm et Casual Vacancy.

Un bon épisode, mais la qualité décline un peu je trouve, sûrement parce qu’il n’y a que deux épisodes au lieu de trois. Dommage !

05.pngÉpisode 2 – 16/20
Never trust a novelist.

L’introduction de cet épisode ne m’a pas spécialement convaincu, avec la découverte de Robin plutôt intéressante, mais une modification du roman de plus en plus visible. Il est dommage que la série ne reprenne pas là où elle s’était arrêtée. On sent bien que l’adaptation est réduite à deux épisodes, quoi.

Strike est harcelé par les journalistes qui s’intéressent désormais à l’affaire, forcément. Il se rend voir Leonora, effondrée par son arrestation. Il est accompagné de son avocate, devenue beaucoup plus sympathique et amicale que dans le roman, surtout quand Charlotte le contacte ou lorsqu’il est question d’un dîner. Il faut bien compenser l’absence de Nina, grande absente de cette adaptation.

Du côté de la vie personnelle qui continue d’être ce qui m’intéresse le plus dans la série, Matthew découvre que Robin lui a menti à propos de ses occupations en fin d’épisode précédent. Les choses s’arrangent vite entre eux, avec un Matthew extrêmement compréhensif et transformé en petit ami parfait pour le reste de l’épisode, où on ne le voit presque pas. Normal, il n’a que deux épisodes.

Cormoran se blesse à la jambe de manière stupide et Robin se retrouve obligée de l’aider à marcher, mais aussi à mener l’enquête et faire des filatures. C’est un peu comme ça qu’elle occupe son temps dans le roman, de mémoire, alors il était temps que ce soit vu dans la série. Cela permet de faire avancer l’enquête, en plus, c’est plutôt cool. C’est aussi l’anniversaire de Cormoran, mais tout cela est rapidement mis de côté.

L’enquête continue également avec un dîner entre Liz et Cormoran, qui se termine plutôt mal, puisque Liz termine en pleurs. Comme le souligne Strike, tout dans l’édition se résume à de l’alcool et des repas, la scène suivante voit nos enquêteurs à une soirée en plein air qui permet de progresser un peu dans les pièces du puzzle. Comme tout va vite et qu’il y a énormément de personnages, je trouve qu’il n’est pas simple de tout suivre dans cette adaptation.

Il faut bien reconnaître que j’avais eu un peu de mal aussi avec la version papier, cela dit, mais ça c’était arrangé au fur et à mesure, parce que ça aide de voir les noms écrits. À l’écran, c’est plus compliqué, car les visages s’enchaînent et le rythme ne laisse pas le temps de tout digérer des informations diffusées. Par exemple, Cormoran se sert de son frère pour parler avec une serveuse et obtenir des informations, alors que sa famille est vraiment laissée de côté dans la série.

En revanche, j’ai aimé retrouver Dodo dans cet épisode et sa scène avec Robin était bien écrite et bien interprétée. C’est cela qui permet d’arriver aux révélations finales concernant le tueur. Si je l’avais dans le roman et m’en souvenais parfaitement pour la série, je pense que le visionnage de l’adaptation seule m’aurait totalement surpris. Je ne sais pas si c’est une bonne chose du coup, parce que le plaisir de ce genre d’histoire est aussi de mener l’enquête et de trouver le coupable.

Là, il fallait s’accrocher pour mener l’enquête, et c’est dommage. L’adaptation a tout de même le bon goût de ne pas tout changer et garder le bon coupable. Rien de fou dans la révélation, néanmoins, avec une Liz Tassel coupable et qui a rédigé le Bombyx Mori à l’origine de tant de haine. Le littéraire en moins aime comment elle se fait griller, c’est certain, mais alors sa fuite est ridicule. J’aime que cela donne un meilleur rôle au personnage de Robin, mais je n’ai pas souvenir que c’était fait aussi grossièrement dans le roman.

Les scènes finales voient Dodo et Léonora être réunies et Robin obtenir la confirmation que Strike lui paiera des cours pour qu’elle devienne vraiment détective. OK, OK, j’ai trouvé la conclusion vraiment rapide, mais c’était aussi un sentiment de lecture, alors je vais essayer de ne pas trop le reprocher à la série.

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EN BREF – Cette adaptation en deux épisodes s’éloigne beaucoup plus du roman que ne le faisait la première saison. Cela pourrait être une bonne chose, mais dans l’ensemble, je trouve que le rendu est un peu confus. Pour le coup, trois épisodes auraient vraiment été nécessaires vu la complexité de l’intrigue et le nombre impressionnant de personnages. Je ne sais pas bien quelle explication donner à cette réduction de la commande, mais c’est dommage, surtout que l’on perd au passage de bons personnages (Nina) et que l’on a droit à des raccourcis téléphonés à la place, dommage.

La série ne remplace clairement pas la lecture du roman, donc, mais elle n’est pas mauvaise pour autant, loin de là. Son rythme trop vif est bon, le casting toujours excellent – avec une Liz très parfaite, notamment. J’ai aimé le changement d’ambiance musicale et je suis pressé de découvrir ce qui sera fait pour Career of Evil, mais force est de constater que la série a perdu en qualité sur cette saison 2.

La saison 3 (ou la suite de la saison 1, à vous de voir) sera apparemment diffusé la semaine prochaine. Pour la suite, il faudra être très, très patient puisque le quatrième roman n’est toujours pas disponible, malheureusement.

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12 Monkeys (S02)

Synopsis : Malgré une saison 1 mouvementée, Cole n’est toujours pas arrivé au bout de sa mission et n’a pas encore éradiqué la source du virus qui va tuer la population. Pire, Cassie se retrouve coincée en 2043 alors que lui et Ramse sont bloqués en 2015. Pas vraiment une grande réussite, ce qui laisse plein de choses à régler en saison 2 !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

14.pngPour commencer, je n’ai pas trop traîné à enchaîner sur les épisodes de cette saison, malgré un détour par la saison 2 de Chewing Gum, car j’avais peur d’oublier des éléments essentiels. La mythologie de la série est tout de même sacrément complexe, il suffit d’un rien pour en oublier des composantes (la forêt rouge, le témoin, tout ça, tout ça).

Toujours est-il que je me suis vite remis dans le bain, alors je ne vais pas traîner en introduction. La saison 2 étant également disponible sur Netflix, j’ai pu la voir dans une qualité globalement bonne, même si la version hors ligne des épisodes a parfois ses problèmes (et que la série est très sombre, donc ce n’est pas toujours pratique).

Allez, je ne fais pas plus de suspens et je vous balance les critiques de tous les épisodes. Bonne lecture !

Note moyenne de la saison : 17,5/20

Capture d'écran 2017-09-05 00.42.51.pngÉpisode 1 – Year of the Monkey – 15/20
I guess there’s a reason you call yourself monkeys.

L’introduction de cette saison est encore plus sympa que celle de la saison 1 avec Jones qui nous raconte un conte qui n’est autre que celui de la saison 1. J’ai bien aimé, ça remet tout en place assez vite. Par la suite, l’épisode se divise assez clairement en deux intrigues qui n’interagissent pas entre elles, ce qui provoque quelques problèmes de rythme.

En 2043, Cassie est bien arrivée et est soignée sans trop de mal par Jones. On nous réintroduit par quelques flashbacks les éléments de la saison 1, puis Jones apprend rapidement pour le double jeu de Ramse et sa trahison. Beaucoup d’indices sur la trame générale de la série sont délivrés dans ce futur où Cassie débarque et où elle devient progressivement alliée avec Deacon.

De son côté, Katarina n’est pas en reste car elle refuse d’envoyer un des singes dans le temps et le tue au passage grâce à la machine. Ils ne sont pas bien doués ces singes, mais bien sûr, ils menacent de tuer Cassie pour que Jones répare plus vite la machine. Du coup, il y a une réflexion sympathique sur la causalité : Jones est persuadée que Cassie doit envoyer le message dans le passé, donc qu’elle ne peut pas mourir. C’est effectivement le cas car les singes décryptent le problème de la machine par eux-mêmes.

Comme je le disais, Cassie fait en sorte de devenir l’alliée de Deacon. Pour cela, rien ne vaut un rapide diagnostic de sa maladie. J’avais eu un doute dans le final, je ne suis qu’à demi-surpris de le voir malade et je trouve ça sympathique. Tel qu’on est parti, j’imagine Cassie retourner dans le passé et contaminer tout le monde, devenant elle-même la source du virus. Nous verrons bien (le reste de l’épisode me contredit pour l’instant).

Bref, grâce à son nouvel allié qu’elle promet de guérir si elle retourne dans le passé, Cassie parvient à se débarrasser d’un singe, qu’elle tue elle-même. Hop, finit l’innocente petite Cassie, la voilà meurtrière. Par conséquent, ils réussissent à se débarrasser des singes : six d’entre eux sont renvoyés via la machine, l’un est tué par Cassie, l’un par la machine plus tôt dans l’épisode. Les quatre autres ? Ils sont achevés par l’explosion de la machine. Oups. Il faudra bien un an de réparation et c’est tout pour le futur. Mouais, c’est un peu gros cet épisode, en un épisode, on se débarrasse quand même de la moitié des 12 singes qu’on avait attendu pendant un an. Je sais qu’avec les histoires temporelles, ce n’est pas tout à fait le cas, mais quand même.

Bon, autrement, la série reprend en fait en 2016 avec Ramse et Cole qui sont traqués car les hommes de 12 singes veulent tuer Ramse. Là aussi, tout est réintroduit rapidement : les problèmes entre Cole et Ramse qui ont une vision différente (ce dernier voulant sauver son fils), l’existence du Témoin, l’âge de Ramse qui est sujet des moqueries de Cole, l’arrivée imminente du virus ; le tout sur fond d’explosion et fusillade. C’est rythmé et chouette à suivre.

Cole et Ramse décident de se séparer une fois Ramse débarrassé des 12 singes. Bon, malgré leur badassitude, ils ne sortent pas indemnes de l’embuscade du témoin : ils comprennent que Ramse est traqué via une puce GPS. Cole fait donc appel à un médecin pour aider Ramse, sans oublier de faire l’éloge de Cassie, histoire qu’on nous rappelle la relation naissante entre ces deux-là.

Le médecin réussit à retirer le GPS sans trop de mal, mais c’est pour mieux les livrer et se protéger. Avant cela, il profite de la paralysie qu’il inflige à Ramse pour lui raconter sa vie, et surtout l’arrivée prochaine du virus lors du nouvel an chinois (l’année du singe, tout s’explique !). Cole comprend heureusement la trahison à temps pour sauver son frère d’armes.

Hop, le moment des adieux arrive, mais pas vraiment en fait : Ramse choisit d’aider Cole en lui donnant les éléments dont il a besoin. Tous deux se rendent donc à New-York pour le nouvel an chinois où ils se mettent en quête de Jennifer : c’est elle qui a la souche du virus.

Effectivement, la saison 2 nous réintroduit une Jennifer complétement grillée du cerveau qui menace de faire exploser le virus en plein milieu d’un speed dating. Elle demande surtout à ce qu’il la tue, mais il refuse, préférant appeler les flics.

Cet appel est un élément-clé qui permet à Cassie de débarquer pile au bon moment. Et oui, si la machine a explosé en 2043, il n’empêche que huit mois plus tard en 2044, elle est opérationnelle pour renvoyer Cassie à son époque avec la même mission que Cole.

Justement Cassie retrouve Cole et Jennifer en plein pourparler. Le problème ? Cassie n’est pas franchement là pour parler, elle veut simplement éliminer Jennifer, source du virus. Oui, mais Cole veut la protéger. Le cliffhanger est sympathique, même si Cole est une fois de plus plutôt relou et contradictoire (c’est lui qui voulait tuer tout le monde jusque-là). Le rythme est bon dans l’ensemble, la reprise réussie et je regrette jusque l’obscurité permanente car oui, j’ai vu cet épisode dans le train, avec des reflets bien gênants.

02.pngÉpisode 2 – Primary – 17/20
Not every caterpillar becomes a butterfly.

Ne s’occupant pas de son cliffhanger immédiatement, la série reprend en 2044 avec une Cassie beaucoup plus badass que prévu : nous la voyons se battre et tuer un homme (probablement un malade), puis rapporter une pièce manquante pour la machine. Hop, en quelques minutes, elle est donc de retour en 2016.

Mais là encore, la série s’attarde à nous raconter l’histoire de Ramse, mis K.O par Cassie quelques minutes avant, plutôt que son cliffhanger. La situation est clairement tendue, avec Ramse qui débarque lorsque Cole et Cassie échangent un regard tueur.

Jennifer hésite un temps, puis donne le virus à Cole prouvant donc qu’il avait raison. OK, admettons, donc le futur est changé… à moins que dans le futur quelqu’un décide de mentir sur l’origine du virus, tout simplement. Avec cette série, j’ai compris qu’on ne pouvait être certain de rien.

Cassie, Cole, Ramse et Jennifer composent donc une équipe improbable en mission pour détruire le virus et tout semble se passer plutôt bien, même si Ramse refuse de les aider. Cassie est un peu chiante avec Jennifer, mais dans l’ensemble tout se passe plutôt bien une fois le virus détruit, même si tout le monde saigne du nez. De toute façon, avec les six singes renvoyés dans le passé, à une période inconnu, il y a encore beaucoup à gérer.

En 2044, tout se met à trembler et à changer de place, avec des figurants flous en arrière-plan. Le temps change bel et bien, mais reste à savoir comment et dans quelle mesure et quelles en seront les conséquences. En 2016, Cassie renvoie Ramse dans le futur puisque Cole refuse de le tuer, avant qu’elle ne soit à son tour rappelée dans le futur. C’est excellent.

Jones raconte à Cassie que les injections ont fonctionné sur elles, Ramse et Cole : c’est pour cela qu’ils ont souvenir de la timeline précédente alors que celle-ci a changé. La série gagne du temps : le virus ne débarque qu’en 2018, avec une Cassie capable de le limiter. On peut donc dire adieu à la mort de Cassie en Tchétchénie en 2017 (pour l’instant). Ça va nous en faire des univers parallèles.

Pendant ce temps, Ramse se fait torturer par Deacon. Oui, mais Ramse a plus d’une carte dans sa main : il révèle qu’il a sauvé la vie de la mère de Deacon en 2013, à un moment de faiblesse de celui-ci. Deacon décide donc de le tuer, mais Cassie l’arrête à temps. Les deux ont développé une relation qui est parfaite pour les shippers potentiels.

Cassie se débrouille pour torturer Ramse d’une nouvelle manière : elle lui ramène son fils. Pendant ce temps, Katarina décide d’avertir les membres de son conseil du changement de timeline qu’elle a connu, pour mieux découvrir qu’elle a, dans cette réalité, un compagnon qui l’attendra le soir dans son lit. Magique.

La base est ensuite attaquée par les Daughters qui demandent à rencontrer Cole. Celui-ci n’a d’autre choix que de revenir en 2044.

En 2016, il a fait équipe avec Jennifer pour retrouver Katarina. Ils louent une chambre d’hôtel et je commence à comprendre (enfin) pourquoi Jennifer est si adulée par les fans, surtout qu’elle paraît légèrement moins cinglée avec ce nouveau passé qui est le sien. Bon, vraiment légèrement, car elle tente aussi de tuer Cole sans plus d’explications que sa folie. Donc bon. Sa folie est bien expliquée, mieux que d’habitude, et se conclut par un baiser inutile.

Et sinon, Katarina refuse de les aider quand Cole la contacte. À la réception de l’hôtel, Cole est reconnu car il a sa chambre réservée depuis 1944. Et oui, il est déjà venu dans l’hôtel (et pas encore) avec Cassie. Cela mène Jennifer à tenter de se suicider quand elle comprend qu’elle ne sera jamais avec Cole s’il se balade dans le temps avec Cassie.

C’est à ce moment-là que Cassie le ramène en 2044. Cole découvre tous les changements provoqués par le destin modifié de Jennifer, avec l’espoir de plus de survivants. Côté perso, Jones doit encore gérer son nouveau compagnon qui prend plaisir à devoir la reconquérir.

Cassie et Cole se retrouvent dans le QG pour discuter de tout ce qui les dépasse et surtout pour que Cole rappelle à Cassie que tuer les gens ne les a jamais aidés, alors que sauver Jennifer a tout changé. Il lui offre aussi la photo de 1944, pour lui prouver que leur mission n’est pas terminée.

03.pngÉpisode 3 – One Hundred Year – 19/20
Jennifer calls it being primary.

L’épisode débute en 1944 où Mrs Applebaum se fait tuer et remplacer par une des messagères des 12 singes, de même que son mari. Il n’est pas bien clair de la direction que prend la série, mais il est limpide que ces remplaçants sont là pour changer le monde.

En 2044, chacun a besoin d’un temps d’adaptation pour comprendre son nouveau monde : Jones avec son docteur qui la drague, Cole qui est énervé de voir Ramse enchaîné et s’en prend à Deacon. C’est de cette scène qu’on retire quelque chose : Ramse sait que le voyage en 1944 concernait un scientifique, puisque le cadavre de celui-ci était recherché par les 12 singes. Pas mal comme pirouette scénaristique, et au moins on ne traîne pas avec cette histoire de 1944.

Cassie refuse de voyager dans le temps, mais elle est rapidement convaincue que, si, elle est une voyageuse temporelle. Côté argent, ils sont assurés d’avoir ce qu’il faut grâce à des bijoux de Jones. Côté perso, Cassie semble clairement déchirée entre ses disputes avec Cole et son attachement à Deacon, ça promet.

Cassie se réveille au sein d’un monde en guerre et habillée comme en 2043. Comme la science est toujours aussi inexacte, elle arrive pas moins de deux mois après Cole, qui a dû bien se faire chier entre temps. Cela dit, ça permet de se débarrasser de beaucoup de problèmes logistiques, à commencer par les vêtements.

Si Cole s’amuse de son voyage temporel, Cassie a du mal à se dérider, allant jusqu’à déchirer la photo qui sera de toute manière prise le soir même, alors que Cole, clairement se la gardait de côté, mais bon.

La soirée arrive et se déroule comme elle se doit, commençant par la photo d’ailleurs. Cassie repère rapidement le docteur qu’ils veulent sauver en compagnie de la messagère, mais Cole et elle arrivent trop tard. Le docteur est tué selon le rituel des 12 singes (jasmin et autres fleurs). Plus étrange encore, ils découvrent un croquis du singe dans son bureau. Bien sûr, ils ignorent que les messagers des singes ont raté leur mission, tuant la mauvaise personne (mais le bon nom). À l’intérieur du cadre ? Les rapports sur le fils du docteur, qui porte son nom et est aussi fou que Jennifer.

L’enquête policière sur le meurtre du scientifique commence alors, mais Cole et Cassie se sont fait tellement remarquer qu’ils sont suspects. Loin de s’en douter, ils se disputent et se reprochent un tas de choses, de la rage de tuer de Cassie à la mort d’Aaron permise par Cole.

Le fils du docteur ? Tommy (aka Eric Knudsen, blond, bien sûr. Excellent, je ne l’attendais pas dans un tel rôle). Bizarrement, les messagers n’arrivent pas à le choper avant l’arrivée de Cole et Cassie. Tant pis, ils se contentent de Cole. Enfin « ils ». Cassie en tue un, mais la femme s’en prend à Cole, qu’elle torture pour récupérer Tommy. Son plan fonctionne, surtout que celui-ci est prêt à mourir pour la cause du temps.

C’est effectivement ce qui arrive, à grand renfort de paradoxe temporel : la messagère le tue en lui plantant un de ses propres os dans le corps. Cela créé un paradoxe qui fait exploser la pièce dans laquelle ils se trouvent tous, y compris Cassie et Cole.

En 2044, Ramse passe un peu de bon temps avec son fils, Samuel, jouant avec lui. C’est mignon tout plein de les voir se créer une relation. Celle-ci tourne court rapidement grâce à une Katarina insupportable qui reproche tout le virus à Ramse. Mouais, c’est un peu plus complexe que ça et elle ne gagne pas de points auprès de moi à lui annoncer qu’elle est prête à le laisser mourir faute de pouvoir (soi-disant) contenir Deacon.

Celui-ci attend Ramse à son réveil pour mieux l’assommer et l’emmener dans les bois, qui deviennent peu à peu rouge. Cela s’intensifie quand le paradoxe est créé par la mort de Tommy. Ramse, toujours aussi génial, décide de sauver Deacon qui lui faisait creuser sa tombe, voyant bien que le paradoxe de ces explosions rouges fait souffrir ceux qui se trouvent sur leur chemin.

C’était vraiment un bon épisode et je suis content de voir que cette saison 2 est à la hauteur de ses promesses. L’obsession des gens pour cette série est enfin quelque chose que j’arrive à comprendre. Comme quoi, tout arrive.

04.pngÉpisode 4 – Emergence – 16/20 
You’re looking it wrong.

Je ferais mieux de me coucher, mais je regarde cet épisode, accroché par le cliffhanger précédent. Il a intérêt à être bon.

En 2044, Ramse se retrouve face à Jones et son conseil qui lui promettent la liberté s’il réussit à ramener Cole et Cassie. Je l’ai senti mal pour Ramse, ça sentait la dernière mission et je n’aimais pas ça du tout. Je ne pouvais pas avoir plus raison : à peine arrivé, il se fait renverser par une voiture. Outch.

Pendant que Cassie arrive à l’Emerson Hotel, Ramse se réveille à l’hôpital, a la mauvaise idée de donner son nom et apprend qu’il doit être opéré. Il se débrouille pour appeler Cole, mais comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, il n’arrive pas à lui parler. J’espérais bien que ce serait Ramse, mais cela ne l’aide pas vraiment, car il se fait mettre sous anesthésie immédiatement.

Il finit par s’enfuir de l’hôpital un poil trop tard. Trop tard oui, mais assez tôt pour arriver à l’hôpital psychiatrique et parler à la messagère. Celle-ci l’appelle le « Traveler » (voyageur donc), confirmant ce que l’on sait de lui, mais prouvant que le Témoin parle beaucoup de lui. Il se fait mettre K.O beaucoup trop rapidement pour aider Cole et Cassie, qu’il voit être embarqués par la police.

Celle-ci les interroge rapidement, mais Ramse débarque pour les sauver. Cela fonctionne plutôt bien, mais ils en disent trop quand même, parlant de 2044 devant un inspecteur du passé qui aura probablement son rôle à jouer car ça fait deux épisodes qu’on le voit. Cela ne manque pas : alors que Ramse et Cassie sympathisent autour d’un peu d’alcool (ça aide toujours), Cole apprend que la messagère est encore en vie.

Il se rend donc à l’hôpital pour la voir et retombe sur l’inspecteur, qui a commencé à faire 1+1 et comprendre que James Cole vient du futur. Pas mal le type. Il fait donc un vrai saut de foi et accepte de l’amener auprès de la messagère qui, aussi cryptique soit-elle, fait à peu près sens. Elle a donc tué Tommy car c’était un Primary, un « primaire », les gens qui, comme Jennifer, entendent le temps et savent des choses qui les dépassent. Le tuer avait pour but d’arrêter la destruction cruelle du temps. Elle n’en dit pas beaucoup plus, s’échappant mais ne tuant pas Cole, parce que le Témoin l’en empêche.

Il est alors temps pour Ramse, Cole et Cassie de rentrer en 2044, sous les yeux de l’inspecteur qui écrit ensuite la date au dos de la photo de Cole et Cassie.

En 2044, il s’est aussi déroulé un tas de choses, bien sûr. Une fois Ramse envoyé dans le passé, Jones emmène Whitley et quelques hommes étudier la forêt… rouge. On en sait enfin plus sur celle-ci comme ça, mais pas sur l’orage rouge qui se profile. Les Daughters les espionnent et Katarina décide d’aller parler avec Jennifer. J’ai beaucoup aimé ses explications sur les fourmis qui ne connaissent que trois fourmis dans une ligne, je trouve que ça résume bien la série et notre position de spectateur paumé dans cette série.

Cette fois, Jones est complétement dépassée par les événements, frustrée et énervée. C’est plutôt une bonne chose, car ça permet de la voir se rapprocher de l’homme qui la connaît le mieux alors qu’elle ne sait pas qui il est. Il parvient à la calmer malgré tout et elle décide de retourner voir Jennifer, qui lui sert une infusion de feuilles de la forêt rouge.

Le but est de faire voir le temps différemment à Jones et ça marche : le temps a besoin des hommes pour survivre et pour l’évolution. Plus précisément, il a besoin des Primaires pour cela et leur destruction est problématique car elle provoque ce maintenant infini, entre naissance et mort, ce qui est bien problématique. Les 12 singes veulent donc détruire le temps en créant des paradoxes avec la mort des primaires. C’est problématique.

Jones retourne à la base et peut ramener les trois voyageurs en 2044. Il est alors temps de comprendre le plan des singes et surtout de s’engueuler pour les quatre héros de la série. C’est bien vu et plutôt pas mal de les voir tous s’embrouiller et devoir trouver un terrain d’entente, ce qui n’est clairement pas simple.

En 1971, la messagère meurt en parlant au fils qu’elle avait toujours voulu avoir mais ne pouvait pas avoir, normalement. Elle devait mourir en 1944, mais elle a survécu assez longtemps pour en faire un, grâce à Cole notamment et tout en ayant accompli la mission de tuer Tommy. Elle l’envoie en mission pour réparer les erreurs passées en écoutant toujours le témoin. En 2016, le fils s’avère être l’homme à la cicatrice, et il surveille Jennifer quand elle s’inscrit en hôpital psychiatrique. Ce n’est pas le plus énorme des cliffhangers, mais c’est sympathique.

Je suis pressé de voir la suite, surtout que je doute qu’Eric Knudsen ne soit là que pour deux épisodes, car j’ai vu son nom passer plus d’une fois sur Twitter en rapport à la série. Ouais, je suis un peu spoiler je crois, et ça me prend la tête d’avance.

05.pngÉpisode 5 – Bodies of Water – 16/20
You have no idea how exhaustive it is being crazy.

L’épisode débute sur Olivia qui cherche des réponses sur les modifications du temps et se voit confier la mission de retrouver Cassie. De son côté et en 2044, Cole décide d’aller parler à Jennifer pour avoir des indications. Elle lui en fournit : Cassie doit la retrouver en 2016 et elle la guidera à un nouveau Primaire. On voit bien ce qui est en train de se profiler pour cet épisode. Avant le départ de Cassie toutefois, une nouvelle menace pointe le bout de son nez en 2044 : le Foreman (contremaître, donc) a abattu quatre des hommes de Deacon. Celui-ci est apparemment recherché. Cela offre une occupation à Ramse qui est témoin du meurtre du seul survivant par… Deacon, qui n’apprécie pas la trahison évidente de ce survivant. Mouais.

La conduite de Deacon continue de poser problème à tout le monde, même Cassie, seulement il est un mal nécessaire pour protéger la base. Cassie retourne dans le passé, sous la surveillance de Deacon et Cole, clairement en train d’essayer de la conquérir chacun de son côté. C’était rigolo.

Cole et Ramse essaient de convaincre Katarina de virer Deacon, mais ça ne fonctionne pas. Ils font donc alliance pour le faire eux-mêmes. Ils le piègent en lui faisant croire qu’ils vont checker une nouvelle anomalie… et ça, ça fonctionne sans problème alors que ça pue le piège à des kilomètres.

Cole et Ramse livrent Deacon au contremaître, c’est sympathique.

Sympathique, mais pas suffisant pour tuer Deacon qui revient à la base très très salement amoché au moment où Cole et Ramse sont en train de se faire engueuler par Jones. Il est sacrément doué parce qu’il n’avait pas de voiture pour rentrer quand même.

Bref, le fait qu’il survive fait de Deacon un allié de poids sur la base, surtout qu’il réclame table rase à Cole et Ramse. Cole semble accepter, prévoyant même de lui ramener une bouteille de whisky.

En 2016, Jennifer est de plus en plus appréciable, réintroduite dans sa vie de tous les jours où, grâce au médicament, elle ne paraît plus si folle, au moins pour un temps. Elle a même des amies désormais ! Il n’empêche qu’elle continue de se rendre régulièrement à l’Emerson Hotel, dans l’espoir d’une visite de Cole. Pas de bol, c’est donc sur Cassie qu’elle tombe, et ça ne lui plaît pas du tout. Moi, je suis au contraire plutôt content de retrouver ces deux-là, puisque ça donne l’espoir que l’épisode va régler enfin leur différend.

Bien sûr, ça n’en prend d’abord pas le chemin, surtout que Jennifer est soignée désormais, mais lorsqu’une des amies de Jennifer s’avère être des 12 singes, ça change tout. Cassie se débrouille pour réactiver les visions de Jennifer. Elle décide de l’emmener dans la maison d’été de sa famille.

Là-bas, Jennifer retrouve sa chambre, pleine de dessins des singes, du témoin et d’éléments qui peupleront sûrement la série par la suite. C’est sympathique et ça annonce un passage par 1975 pour retrouver un autre primaire. Pendant ce temps, Olivia et l’homme à la cicatrice (qui n’est pas mort dans le paradoxe temporel de la boutique) ont mené leur enquête pour retrouver Cassie, dont ils comprennent la mission.

L’homme à la cicatrice n’a aucun souci à retrouver Cassie et Jennifer et, malgré un bluff de la blonde, il les ramène à Olivia. Celle-ci se débarrasse de lui en l’envoyant reconstruire le virus. Quant à Cassie, elle s’est clairement attachée à Jennifer et il était temps.

Cassie est de nouveau torturée par Olivia qui lui parle de la forêt rouge et lui rappelle qu’elle n’est importante que pour le témoin. Il était marrant de voir Cassie en position de faiblesse refuser de reconnaître sa défaite. Dans sa torture, elle se retrouve à parler au temps et à voir… Aaron, tête brûlée mais clairement en vie. Il pourrait ainsi être le témoin, ce qui serait plutôt intéressant.

De son côté, Jennifer n’a aucun mal à mettre K.O Stacey, son « amie » et à découvrir les mots du Témoin, dont elle retire un tas d’informations sur Cole, des épisodes passés et à venir et surtout, surtout, sa date de mort : le 23 septembre 2044.

Elle débarque finalement pour sauver Cassie au milieu de sa torture et réussit à tuer Olivia… ou du moins c’est ce qu’elles croient. Elles la laissent en fait paralysée au fond d’une piscine vidée. L’homme à la cicatrice revient alors pour la narguer… et l’abandonner là. Il décide à son tour d’aller parler au temps pour savoir ce qu’il en est, ayant la même vision que Cassie d’une maison mal en point. C’est lui qui reprend les rênes de la mission.

Cassie demande à Cole de la rejoindre à l’Emerson Hotel pour lui annoncer qu’elle a décidé de ne pas repartir dans le futur. Elle préfère rester dans son époque d’origine pour s’occuper de Jennifer, elle-même occupée à dessiner 1975, où le primaire attend l’arrivée de Cole.

J’ai bien aimé cet épisode, même si je ne suis pas entièrement convaincu par sa conclusion. En effet, la série avait trouvé son rythme avec les multiples voyages, le fil rouge changeant d’époque à chaque fois et surtout Cassie. Autant je ne la supportais pas en saison 1, autant cette saison 2 nous la dévoile sous un nouveau jour et une nouvelle personnalité beaucoup plus sympathiques. La voir rester en 2016 risque de la ramener du côté chiant de la force, surtout qu’elle décide de cacher à Cole qu’elle a eu une vision d’Aaron…

06.pngÉpisode 6 – Immortal – 16/20 
Oh I’m an idiot. I’m an idiot.

Voilà un titre qui ne me dit rien qui vaille, je dois dire.

En 2044, Katarina continue de déprimer sur son toit, ce qui semble être son activité préférée cette année. Je préfère de loin celle de Cole et Ramse qui décident de jouer un peu avec Samuel, bizarrement au courant de toute l’histoire désormais. J’aurais aimé une scène où on le voyait tout apprendre. Toujours est-il que c’est Samuel qui arrive à convaincre de Ramse d’accompagner Cole en mission.

En 2016, nous continuons de suivre Jennifer et Cassie, cette dernière s’occupant de la première, blessée par Olivia. L’avantage, c’est que si Jennifer est folle, Cassie n’est pas tout à fait saine non plus après sa torture. Elle se retrouve à avoir des hallucinations d’Aaron, c’est problématique.

Enfin, le vrai problème, c’est qu’on ne sait pas bien s’il s’agit d’une hallucination ou de la réalité. Il lui révèle que le véritable ennemi est le temps et que les 12 singes veulent simplement créer un lieu où le temps n’existe pas ; un paradis éternel. La forêt rouge est donc un moyen d’arriver à ce paradis. Sacrée révélation.

En 2044, puisque Ramse décide d’accompagne Cole, Katarina les envoie tous les deux en 1975, avec une bande son parfaite, je n’en demandais pas plus. Ils se retrouvent donc dans un café à surveiller Victoria, une femme destinée à mourir, tuée par un primaire, que Cole et Ramse sont censés protéger.

Bien qu’ils ne puissent techniquement pas protéger Victoria, Cole ne réussit pas à rester sans intervenir. Pof, il change le temps juste comme ça.

Le primaire de la semaine s’appelle Kyle et il pose bien des problèmes, car c’est un serial killer. Toutefois, si les messagers le tuent en créant un nouveau paradoxe, on peut dire adieu à la réalité et au temps, la Terre devenant alors un Enfer. C’est problématique.

Grâce aux brochures de journaux qu’ils ont, Ramse et Cole parviennent à aider des flics qui sont après Kyle et à le retrouver. Celui-ci leur dit qu’il sait où se trouve le Témoin, créateur de l’armée des douze singes, juste avant de se faire arrêter. Il n’en faut pas plus pour que Cole et Ramse volent une voiture de police pour stopper les vrais inspecteurs qui détiennent Kyle.

Le problème, c’est que Ramse, loin d’être stupide, refuse fortement de se joindre à Cole pour rencontrer le Témoin. Il retourne à l’hôtel Emerson où il est confronté au messager qui s’en est pris à Victoria. Avec l’aide de celle-ci, il parvient à tuer le messager. Bon, il n’en reste plus que trois, à ce rythme-là, on ne va pas finir la saison avec eux.

Pendant ce temps, Cole apprend de Kyle que ce primaire ne tuait pas n’importe qui, mais d’autres Primaires ou personnes liées à ceux-ci, afin de… combattre le temps et amener la Forêt rouge à exister, pour créer un moment éternel sans passé ni futur.

Kyle révèle surtout que Victoria était un moyen de faire venir Cole à lui car il avait besoin d’aide pour gérer le Témoin, un homme venu d’un futur encore plus lointain et évolué que celui de Cole. Le problème, c’est que pour tuer le Témoin, il faut utiliser l’os de Kyle et que Kyle ne peut pas le toucher sans créer l’ultime paradoxe. Cole comprend soudainement qu’il n’a pas affaire au Témoin, mais à un messager.

Et effectivement, le Témoin est trop occupé à parler à… Cassie, en 2016. Il a simplement pris l’apparence d’Aaron pour la convaincre de l’aider, mais ça n’a pas fonctionné car elle est plus maline que ça. Cassie est terrifiée par l’information et décide que Jennifer doit se protéger d’elle, même si elle est bien décidée à être une hyène pour les singes. Elle réussit à convaincre Cassie que le temps est une bonne chose qui rend les humains meilleurs.

En 1975, les inspecteurs font exploser un piège et débloque la situation dans laquelle se trouvait Cole avec le messager et Kyle. Grâce à cette explosion, Cole peut tuer Kyle tranquillement avant de rentrer chez lui avec Ramse en 2044. La relation entre eux est tout simplement géniale, j’adore.

En 2016, Jennifer décide de se barrer malgré tout, proposant à Cassie de retourner dans le futur. Alors qu’elle hésite, le temps vacille autour d’elle et suite à une rapide hallucination, elle se retrouve avec les yeux noirs qu’avaient Aaron (puis Cole) quand ils étaient le Témoin en train de parler à Cassie. Oh, oh. On sait qu’elle a un rôle à jouer, mais celui-ci est en train de me dépasser totalement !

Capture d'écran 2017-09-09 15.18.50.pngÉpisode 7 – Meltdown – 20/20
I prefer to correct my mistakes, not repeat them.

Difficile de ne pas enchaîner les épisodes de cette saison, qui est bien meilleure que prévue. L’introduction de cet épisode se déroule en 1959 dans la base qui servira en 2043 et laquelle quatre soldats disparaissent à cause de perturbations temporelles. Bien.

En 2016, Cassie est toujours à l’hôtel Emerson  et victime de quelques perturbations. Elle décide de retourner en 2044 où Katarina passe du bon temps avec son Docteur Adler. C’est mignon tout plein de la voir charmée, mais ce n’est pas trop l’intérêt de l’épisode, bien sûr, qui s’attarde sur le retour de Cassie en 2044, déclarant qu’elle a vu le Témoin.

Cela entraîne une énième réunion de crise où Cassie a du mal à convaincre tout le monde que ce qu’elle a vu est réel. Il faut dire qu’elle est toujours perturbée par pas mal d’interférences temporelles, donnant par moments des allures de thriller plutôt réussi à la série.

J’ai moins aimé la relation Cassie/Cole dans cet épisode, me donnant une impression d’un retour aux bavardages de la saison 1. Katarina mène l’enquête pour savoir si le témoin était avec elle, s’il y avait un autre voyageur avec elle, etc. Le problème, c’est qu’elle ferait mieux de se concentrer sur 2044 où Cassie continue de voir apparaître le témoin.

D’ailleurs, elle s’en rend rapidement compte car la machine pète un câble et envoie des rayons dans tous les sens, provoquant des dégâts sur la base et ramenant les premiers volontaires défigurés dans la base. Cela met tout le monde en danger, y compris Samuel, ce qui n’aide pas cet épisode à se débarrasser de son allure de thriller. Cassie comprend que le témoin qu’elle voit depuis le début n’est d’ailleurs pas une hallucination.

Nos différents héros se séparent et disparaissent un à un : Cassie à quelques pas de Cole et d’un autre rat de laboratoire, Samuel pendant que son père se fait attaquer par un chien. Il est alors révélé qu’un voyageur temporel s’est emparé du corps de Cassie et a enlevé Samuel, pour s’assurer que personne n’arrive à stopper l’auto-destruction de la machine.

Deacon et David Adler se retrouvent quant à eux… nez à nez avec deux des soldats de 1959, qui ont donc fait un petit voyage de 85 ans. Adler se fait bien sûr tirer dessus et leur renvoie leur grenade, les tuant. Blessé, il est ramené auprès de Katarina qui sans s’en rendre compte l’envoie à l’ultime sacrifice pour réparer la machine. Il le fait en déclarant son amour pour Katarina. Bon, je me doutais bien qu’il mourrait d’une manière ou d’une autre, mais pas si vite ni comme ça.

Il se sacrifie et Katarina en est bien triste, surtout qu’il le fait par amour pour elle alors qu’elle le connaît à peine. Son sacrifice calme la machine, mais aide aussi Cole qui était en position délicate à cause des deux derniers soldats de 1959. En effet, Cole passe par les souterrains, sur une idée de Sam, pour retrouver Cassie et Samuel. Pendant ce temps, Cassie est enfermée dans une pièce, dans son esprit. En regardant par la fenêtre, elle découvre une ville en pleine tempête rouge, avec un joli indice pour la suite de la série : Titan.

Cole peut ainsi enfin parler avec le témoin, toujours aussi cryptique avec ses histoires de forêt rouge. Il finit par comprendre qu’il doit surtout parler à Cassie et la retrouver comme ça. Il demande à Ramse de lui tirer dessus, ce qui fonctionne effectivement. C’est très bien joué de la part des scénaristes : Ramse peut ainsi désactiver le cœur de la machine… et voir son fils se faire happer par un retour de radiations temporelles. Wow. La scène est extrêmement violente.

Ramse décide de quitter la base pendant que Cole est en train d’être soigné.

Cet épisode tue donc David et fait disparaître Samuel, ce qui bouleverse totalement le nouvel ordre établi. Avec un Cole blessé, il ne reste donc plus que Cassie à peu près en état de marche, mais elle est terrifiée parce qu’elle a fait. C’était drôlement violent et tout est de la faute de Cassie, qui était possédée pendant tout ce temps. Katarina a beau faire la femme forte, on voit bien qu’elle est également brisée. Cette saison est quand même sacrément bien écrite.

L’épisode se conclue à l’an… mystère, où Samuel se trouve dans une forêt qui a tout de la forêt rouge et accepte de suivre un inconnu qui lui tend la main. Bien. Je n’étais pas prêt, je dois dire.

08.pngÉpisode 8 – Lullaby – 19/20
Feels like a déjà vu, right ?

Cette saison n’en finit plus de nous proposer de nouvelles dates avec un épisode qui débute cette fois-ci en 2020 quand Katarina chante une berceuse (au moins le titre de l’épisode s’explique toutefois) pour sa fille morte et se fait abattre de sang-froid par une Cassie qui a quand même la sympathie de s’excuser. Oh, c’est sympathique mais WHAT ?

En 2044, Jones est toujours en vie et raconte Hamlet à Cole qui est en convalescence pendant que Ramse se balade. Un peu plus tard, Jones envoie Cassie mettre fin à sa vie pour s’assurer que les voyages dans le temps soient rendus impossibles et mettre fin à la série. En effet, sans voyage dans le temps, plus de perturbation temporelle et tout va bien. J’adore l’idée, mais je doute que cela suffise vraiment, car ça se saurait si c’était le dernier épisode de la saison.

En 2020, Cassie arrive à Spearhade, la base vue en saison 1 où Katarina avait récupéré le cœur. C’est sympathique de la voir en fonctionnement et ça donne envie d’une série qui se passerait par-là dans le temps. Ce n’est toutefois pas le propos de l’épisode, malheureusement, et toute l’histoire des scavengers est laissée de côté. Cassie tue Jones…

Et se retrouve au début de l’épisode, mais cette fois avec Cole, puisque Deacon lui a suggéré de rejoindre Casie. Elle est un peu longue à la compréhension, refusant de croire qu’elle n’a pas déjà tué Jones, puisque ça vient juste de se produire. C’est un peu longuet, comme tous les épisodes qui s’amusent des boucles temporelles, mais ça met en place des intrigues sympathiques et ça leur permet de parler avec Jennifer, qui a totalement conscience de ce qui est en train de se passer.

Rapidement, Cassie se fait tirer dessus et Cole se sent obligé d’aller tuer Katarina, ce qui provoque la boucle temporelle, comme prévu. Dans une nouvelle boucle, Cassie décide donc ne pas tuer Katarina, mais à la place d’empêcher sa fille de mourir. C’est joliment exécuté et elle ne met pas longtemps à sauver Hannah qui n’est pas malade du virus.

Le problème, c’est que ça ne suffit pas à changer la boucle, car le temps ne veut pas voir Jones changer. C’est intrigant cette nouvelle mythologie sur le temps qui ne se laisse pas changer, j’aime beaucoup l’idée.

Bien sûr, Cole et Cassie en profitent pour se rapprocher pendant toute la journée suivante, tentant de ne rien faire. Le lendemain, qui est toujours le même jour donc, Cole se rend de nouveau voir Jennifer, car c’est elle qui a toutes les réponses en tant que Primaire. C’est plutôt cool comme concept.

Il lui faut donc changer le temps sans le changer, ce qui n’est pas si simple que ça en a l’air, ça en dit long.

Il décide donc de balancer sa véritable identité, celle de Jennifer et celle de Cassie au dirigeant de Spearhead. Les voilà donc prêts à être exécutés, mais cela suffit à les sortir de leur boucle, car Cole a redonné de l’espoir à Katarina, et c’est suffisant.

De retour en 2044, Katarina réserve un accueil glaçant à Cole et Cassie. Ceux-ci l’emmènent à Jennifer pour tout lui expliquer : pour ne rien changer, ils ont laissé Katarina croire que sa fille était morte… pour tout changer, Cassie lui a sauvé la vie une fois Katarina hors de vue. Oui, Hannah est encore en vie et elle a été élevée par Jennifer et son groupe, bien évidemment. Ce retournement de situation, je dois avouer que je ne l’ai pas vu venir du tout, mais alors je l’ai adoré. Il m’a retourné le cerveau et les émotions, difficile de ne pas être fan.

Cole et Cassie se réconcilient une fois pour toute et Cassie retourne dans sa chambre, pour tomber sur un Ramse alcoolisé et motivé à la tuer pour se suicider ensuite. Elle réussit à lui retourner le cerveau en affirmant que le Témoin se trouve à Titan et s’y sent bien. Les deux décident donc d’aller tuer le Témoin, un virage sombre mais bienvenue dans la série.

Franchement, la fin mériterait presque un 20/20, mais si je suis tout à fait honnête, je n’ai pas accroché plus que ça à la boucle temporelle. La manière d’en sortir était superbe, oui, mais c’était un peu longuet. En tout cas, Jennifer continue de remonter dans mon estime, Katarina récupère sa fille et quelques points de sympathie au passage et Ramse continue d’être mon personnage préféré. Même Cassie me paraît géniale cette saison !

09.pngÉpisode 9 – Hyena – 16/20
This is a new level of crazy.

L’épisode commence bien mystérieusement dans un asile dont on ne nous communique pas la date mais qu’on imagine en 2016 grâce à la présence de l’homme à la cicatrice. L’action est rapidement mise au centre de cet épisode avec une Jennifer qui s’évade de l’asile et fait s’évader tout le monde. C’est sanglant et elle reparle des hyènes qui lui sont si chères et qu’elle avait annoncé à Cole et Cassie dans l’épisode 8, ça tombe bien.

En 2044, Whitley s’inquiète des tornades rouges qui continuent de faire des dégâts temporels sur de pauvres gens. On le comprend, parce que Jones n’a pas trop l’air sûre de ce qu’elle raconte à force. Bon, d’après elle, ils sont à un primaire près de réussir, alors forcément…

Cole découvre que Ramse est revenu et apprend pour Titan, puisqu’il lui raconte tout pour qu’il demande à Jennifer si elle connaît cet endroit. Il se rend en effet voir Jennifer, mais sur ce sujet elle est radicale : Titan = mort. Elle lui explique aussi que c’est en 2016 qu’il découvrira où chercher le dernier Primaire en demandant au Grand Homme. Pourquoi pas, mais j’aimais bien l’appeler l’homme à la cicatrice.

Cole ment donc à Cassie & Ramse et leur annonce que Jennifer ne sait rien de Titan. Ce n’est pas bien crédible et ils le savent bien. Le problème pour eux, c’est que Cole a une mission et s’en va sans les aider.

De retour en 2016, Cole découvre que Jennifer s’est entourée des évadées de l’asile psychiatriques : les hyènes sont les premières filles de Jennifer. Parmi les hyènes, nous avons droit à une Maia de The 100 qui a bien changé et s’appelle ici Vanessa. Elle est décidément partout celle-là, et un peu trop souvent perchée dans sa tête.

Bon, les hyènes sont hyper organisées et peuvent donc aider Cole sans trop de mal à retrouver l’homme qu’il cherche, puisque Jennifer était elle-même en train de le chercher. L’intrigue était sympathique, nous ramenant le créateur du virus, Peters, que Cole décide d’utiliser comme appât. Cela fonctionne bien sûr, même si en parallèle Olivia est en train d’avoir une crise de foi envers son témoin. Olivia est sacrément affaiblie dans cet épisode et son frère, l’homme à la cicatrice, qui fait exprès de la menacer et de la torturer.

Jennifer perd le contrôle de ses hyènes, toutes mentalement instables et voulant tuer l’homme à la cicatrice pour mieux annoncer au monde qu’il est sur le point d’être détruit. Sans trop de surprises, Jennifer et Cole parviennent à s’enfuir et capturer l’homme à la cicatrice.

Cette fois, l’épisode va jusqu’à la torture de l’homme par Cole pour savoir où se trouve le dernier Primaire. Il va donc falloir se rendre en 1957 pour arrêter le dernier Primaire. S’il révèle ça, il n’empêche pas moins qu’il garde le contrôle de la situation et fait exploser Peters, Vanessa et tout un hôpital. Pas mal.

La diversion suffit à ce qu’il s’enfuit et à laisser Cole & Jennifer bredouilles. La pauvre Jennifer se retrouve en pleine dépression et Cole se sent forcé de créer une boucle temporelle en lui disant qu’il y a plusieurs fins et que la bonne fin est celle qu’elle choisit… une phrase que Jennifer lui avait dit en début d’épisode. Je m’y attendais un peu, de même que l’arrivée d’un autre Cole juste après le départ du premier promettant à Jennifer de la revoir bientôt. Trop simple comme cliffhanger.

En 2044, Hannah débarque pour rencontrer Katarina. Les retrouvailles ne sont pas si sympathiques que ça, Hannah reprochant à sa mère d’avoir détruit le monde avec sa machine. Bien vu de la part des scénaristes, ce retournement de situation est précisément ce que j’en attendais. En revanche, je n’avais pas vu venir l’idée d’utiliser Claire comme moyen de donner à Cassie et Ramse des infos pour leur quête de vengeance.

Elle les envoie à la Domus Veritatis pour obtenir des informations sur Titan, mais là-bas, personne ne ment. En effet, le gardien n’aime pas qu’on lui mente car ce sont les menteurs qui ont précipité le monde dans le chaos. C’est sympathique comme idée et ça permet à Ramse et Cassie d’apprendre à se connaître : ils se détestent car l’un comme l’autre considèrent que Cole préfère l’autre. Du coup, ça me donne envie d’une saison 3 sans Cole, pour voir ce que ça donnerait.

Bref, Ramse et Cole découvrent qu’ils doivent se rendre en 1961 en Allemagne.

À la base des opérations, Katarina réussit finalement à créer une relation avec Hannah, que Jennifer appelait Zeist.

De son côté et en 2016, l’homme à la cicatrice entre en contact avec l’ex-mari de Jones pour un projet incertain, probablement une machine à remonter le temps… Un projet qui a pour nom… Titan. Ah la la, cette saison est vraiment très solide du côté de sa construction générale, je ne regrette pas de m’être lancé dedans car le puzzle est très sympathique. Je me fais balader par deux trois trucs, c’est très appréciable et j’espère que ça va continuer comme ça.

10.pngÉpisode 10 – Fatherland – 16/20
We must prevent this last paradox

L’épisode débute avec une intro inutile sur Olivia. Bon, je me méfie, l’inutile dans cette série recèle parfois des petits secrets.

En 2044, Deacon, Withley et quelques hommes patrouillent, croisent un enfant (Samuel ?) et sont interrompus par une tempête de temps. Ils comprennent donc qu’ils sont à court de temps et cela stresse tous nos héros qui ne sont pas d’accord. En effet, Cole veut aller en 1957 alors que Ramse et Cassie préfèrent partir en 1961 pour se venger du témoin. Ils pourraient bien sûr se séparer, mais non, Cole a envie d’y aller avec ses deux amis alors ils se disputent.

Jones finit par accepter les arguments de Cole et Ramse comme Cassie n’ont d’autres choix que de se plier à cette mission qui est probablement leur dernier saut, la base n’étant plus en sécurité à cause des tempêtes temporelles. Cela sonne bien quand même.

Deacon débarque parler à Cassie pour lui avouer qu’il fantasmait sur elle quand il était jeune et qu’il la voyait à la télévision. Flippant et pas très utile a priori, mais ça en dit long sur la relation entre les deux. J’imagine que cette relation servira dans la suite de la saison.

Cole, Ramse et Cassie sont donc renvoyés dans le passé en 1957 et passent du bon temps dans un bar… du moins, c’est ce que pense Cole. En vérité, Ramse et Cassie se sont débrouillés pour atterrir en 1961, ce qui se grille à des kilomètres, et il drogue Cole pour l’empêcher de les interrompre dans leur vengeance.

Mis de côté, Cole contacte l’inspecteur qui l’avait aidé en 1944 et qui est désormais au FBI. Grâce à lui, il obtient tout un tas d’informations et ne capte même pas que celui-ci sous-entend qu’ils se sont revus depuis 1944. J’adore l’idée. Cole et l’inspecteur font en tout cas équipe pour retrouver Cassie et Ramse avant qu’ils ne fassent de la merde.

Le reste de l’épisode nous amène donc en Allemagne à la poursuite d’un nazi à tuer avant que le Mossad ne le fasse. Voici donc comment Cassie et Ramse se retrouvent capturés par le Mossad pour protéger un nazi susceptible d’avoir des infos sur Titan et le témoin. C’est con.

Ils sont rapidement secourus malgré tout par Cole et son nouveau coéquipier, Gale. J’ai bien aimé que l’épisode nous fasse croire que Cassie et Ramse avaient créé eux-mêmes l’indice qu’ils poursuivaient, mais bien sûr, le nazi a un médaillon du témoin. Il leur révèle que le témoin est venu le voir quand il était encore étudiant et l’a poussé à faire certains travaux, parmi lesquels la création d’êtres humains plus forts et résistants au virus… oui, oui, création : il est le père des messagers, déjà évoqué en 1944.

Gale les mène ensuite à un passage de Berlin où ils peuvent passer le mur pour continuer l’enquête et détruire le travail du nazi. Bien sûr, il ne survit pas à ce passage, mais il semblait assez clairement y être préparé depuis le début de l’épisode. C’est un suicide programmé je pense, et on en saura plus quand Cole le recroisera dans le passé.

Le nazi les emmène dans son laboratoire où son travail s’avère être… une enfant. Il leur montre aussi les mots du témoin, la fameuse fresque observée par Jennifer il y a quelques épisodes. Si proches des réponses, ils devraient se méfier de ce qui s’apprête à se dérouler. Comme dans toute bonne série, c’est en effet là que débute la fusillade et qu’ils sont rappelés à la maison.

Ils ne parviennent pas à récupérer la fille, mais Ramse s’empare d’un bout de la fresque avec les coordonnées de Titan, contre l’avis de Cole. La fille finit dans les bras du Messager, après avoir entendu son père se faire tirer dessus. La petite est emmenée auprès de sa mère par la messagère qui lui révèle qu’elle est plus forte que la moyenne, immunisée, qu’elle vieillira moins vite que les autres et qu’elle sera leur guide. Son nom ? Olivia, bien sûr. Et voilà pourquoi l’intro ne servait pas à rien.

Olivia parvient en effet à sortir de son fauteuil roulant et décide de se rebeller contre le témoin et contre sa mission, puisque de toute manière, tout le monde lui ment depuis le début.

En 2044, le retour est on ne peut plus violent. Katarina engueule Cassie et Ramse pour leur décision stupide d’aller en 1961 qui n’a servi à rien. Cole décide de faire enfermer ses meilleurs amis alors que la tempête rouge est aux portes de la base. Bien, il reste encore trois épisodes, mais j’ai comme l’impression que la fin de saison est déjà là.

11.pngÉpisode 11 – Resurrection – 20/20
They are many endings. Today is one of them.

Et c’est dimanche dernier que je me suis enchaîné les trois derniers épisodes de cette excellente saison (oui, il m’a fallu tout ce temps pour vous publier l’article parce que je me fixe un article du challenge par semaine). J’ai bien fait de le voir d’un coup, car je crois que c’est fait pour.

Cet épisode débute sur une Jennifer résignée à voir le monde s’effondrer et à mourir, au grand désespoir d’Hannah.

Voyant la tempête se rapprocher, Cole se sent impatient de repartir en 1957, mais c’est le docteur Adler qui effectue habituellement les calculs. Or, celui-ci est emprisonné parce qu’il a aidé Ramse et Cassie dans l’épisode précédent. Enfin, la prison, c’est la théorie, parce qu’en pratique, toute la base n’est pas du côté de Cole et Jones. Par conséquent, Cassie, Ramse et Adler réussissent à être libérés et s’assignent leur propre mission : se téléporter directement chez le témoin ; en utilisant la machine et alors que l’évacuation de la base commence.

Bon, il n’empêche que Cassie culpabilise de ne pas prévenir Cole. Elle tente de le faire, sentant qu’elle peut le convaincre… mais ce n’est bien sûr pas le cas. Il la menotte et part à la recherche de Ramse pour le prévenir que Jennifer lui a dit de ne pas y aller car il n’y a que la mort là-bas. Cela ne suffit pas, évidemment.

Pendant ce temps, Deacon déprime et se bourre totalement nu. C’est bien drôle à voir et j’ai presque eu de la peine pour lui, c’est un personnage vraiment écrit à merveille… et pourtant, il partait de loin. Deacon accepte finalement d’aider Cole à stopper Ramse, qu’ils pensent être au niveau du cœur.

En fait, non, du côté de la salle des opérations, Marcus Whitley s’avère être le traite qui a libéré Cassie et les autres. C’est supposé être une surprise, mais vu l’écriture de l’épisode, je m’y attendais complétement. Cole est rapidement neutralisé, mais parvient à s’enfuir pour se rendre… auprès de Jennifer, cherchant conseil. Celle-ci prend la décision d’emmener ses Filles… directement au cœur de la tempête : à la base, pour arrêter Ramse et Cassie.

Ceux-ci s’attendent au retour de Cole et se pensent en sécurité, ne sachant pas que Deacon est encore là pour neutraliser Whitley. Ce qui est génial, c’est que l’arrivée de Cole et Jennifer à la base nous tease une romance entre Deacon et Jennifer, mais aussi l’utilisation de la machine par Jennifer. C’est dingue.

Cassie comprend que Deacon est responsable de leur échec. Toujours aussi instable, Deacon s’en prend ensuite à Ramse qui détourne le flingue de celui-ci juste à temps pour se sauver la vie. Ma joie de voir Ramse s’en sortir vivant n’a duré qu’une demi-seconde, puisque c’est Jennifer qui se prend la balle de Deacon en plein ventre.

Il n’en faut pas plus pour qu’Hannah s’en prenne à Deacon et lui arrache un bout du visage au couteau – expliquant la scène cryptique entre Jennifer et lui quelques secondes plus tôt. C’est à Cassie d’aider Jennifer, mais il n’y a pas grand-chose à faire. Jennifer est mourante, mais elle le savait : c’est le 23 septembre 2044.

Elle a déjà la solution : elle demande à Cole de retourner en 2016 et de la ramener, ce qu’il fait sans hésiter. Jennifer débarque donc en 2044 et provoque la plus chouette des boucles temporelles. Ses filles la reconnaissent et Jennifer a le droit à une petite conversation avec… elle-même.

C’est passionnant à voir et la Jennifer de 2044 est on ne peut plus cryptique avec son moi passé, lui affirmant qu’elle l’aime, qu’il faut qu’elle s’en souvienne et qu’elle a un choix à faire ; entre sauver le monde et se planquer. La Jennifer de 2016 comprend ce qu’elle doit faire grâce à tout cela : elle demande à ce que Cole soit renvoyé en 1957 et promet d’emmener elle-même Cassie & Ramse à Titan.

Autrement dit, cet épisode 11 était une véritable fin de saison superbement écrite et entraînante, alors qu’il reste encore deux épisodes.

Cassie décide au dernier moment de faire demi-tour et d’être envoyée elle aussi en 1957 auprès de Cole. Les retrouvailles sont on ne peut plus cool entre les deux, mais suivent… la mort de Katarina, explosée dans le temps avec sa machine. Hannah survit seule et s’enfuit à cheval.

C’était… intense.

12.pngÉpisode 12 – Blood Washed Away – 19/20
We only have two days left to stop a paradox that will destroy the world and we don’t have a single lead.

J’ai donc enchaîné sur cet épisode qui se déroule cette fois en 1957. Cassie et Cole ont onze mois pour réussir à découvrir qui est le Primaire qu’ils doivent empêcher de mourir pour sauver le temps. La mission est claire : retrouver un schizophrénique, ou un fan de dessins de singes.

Le truc, c’est que onze mois, ça passe super vite dans cette série. Cassie et Cole se retrouvent donc sans la moindre piste à deux jours du paradoxe. Ils se retrouvent à s’engueuler sans avancer pour la mission, une constante cette saison.

Il tombe au bar de l’hôtel sur un homme déprimé par la mort proche de celle qu’il aime qui lui conseille de déclarer sa flamme à Cassie avant qu’il ne soit trop tard. Pendant que Cole boit, Cassie travaille et découvre que de nouveaux employés arriveront le lendemain à l’usine et pourraient être leur primaire.

Oh, bien sûr, il y aura probablement des fausses pistes, mais c’est ce qui est intéressant. Cole repère dès le lendemain un certain Depuy, qui semble avoir toutes les qualités d’un Primaire. Et effectivement, Cassie retrouve son dossier avec un joli dessin de singe. Perso, j’ai immédiatement soupçonné la personne en charge des dossiers plutôt que Reggie Depuy. Peu importe, puisque Cole est prêt à le tuer quand il comprend qu’il a fait une erreur.

Et en effet, dans l’usine, une femme débarque à la recherche de son mari, Charlie, le fameux qui pleurait la mort à venir de sa femme. C’était elle la primaire et lui le messager, mais ils sont tombés amoureux et se sont mariés. C’est une jolie intrigue et je n’avais pas tout deviné à l’avance, alors c’est cool.

Malheureusement, Cole débarque trop tard pour stopper le paradoxe : Charlie tue sa femme et le temps… est dans la merde ? Je crois qu’on peut le dire comme ça.

Dix-neuf jours plus tard, Cassie est dans le coma et Cole lui rend visite, plus en forme qu’elle. Il s’excuse et lui souhaite de se réveiller en oubliant son existence. Il faut toujours qu’ils soient maudits ces deux-là. Dans son coma, Cassie voit la forêt rouge et finit par se réveiller… Six mois plus tard, en 1958. Elle se précipite à l’Emerson Hotel qu’elle retrouve vite.

Six mois plus tard, Cassie travaille à l’hôpital et soigne tous les patients, avec des diagnostics venus du futur bien souvent. Elle recherche surtout Cole. En 1959, elle retrouve la piste d’un Morris Morrison qui la mène… directement à la maison de la forêt rouge. Voilà qui est… problématique.

Elle y retrouve Cole, évidemment en train de saigner. Il n’a pas la moindre idée de ce que représente la maison, mais elle si, c’est… violent. La voilà à vivre son souvenir de demain, laissant peu de doute sur l’identité du témoin : soit Cole, soit elle-même. J’avais théorisé que ce pourrait être Cole en saison 1, mais je trouve que tout cela est sacrément bien amené. Il y a eu tellement de tours et détours qu’il était difficile d’en être encore certain. Pour le couple, cela les pousse finalement à reconnaître l’un l’autre qu’ils s’aiment. Ils s’embrassent et couchent enfin ensemble.

Sinon, l’intrigue se déroule aussi en 2044, loin de la tempête rouge, où les choses ne sont pas aussi calmes qu’elles l’étaient à la base. Au contraire, même, nous retrouvons l’ensemble du casting au beau milieu d’une fusillade. Jennifer assiste ainsi à la mort de certaines de ses filles. Elle en est totalement bouleversée, forcément. Deacon a le droit à une nouvelle cicatrice bien badass et Ramse est le leader naturel de ce nouveau groupe.

OK, je vois parfaitement comment le couple Deacon/Jennifer va être mon nouveau ship préféré, une bonne partie des filles voulant tuer Deacon qui a tué Jennifer, mais Jennifer (de 2016) refusant qu’il ne soit tué.

Hannah/Zeist débarque pour annoncer que Titan n’existe pas – en tout cas, pas aux coordonnées de Ramse. C’est problématique et ça mène une vraie guerre civile entre nos groupes, avec un duel entre Ramse et la plus guerrière des Filles.

Jennifer perdant le contrôle de ses filles se fait remettre en place par Hannah qui décide d’accompagner Ramse à la recherche de Titan. Ils ne mettent pas longtemps à découvrir qu’une ville a poussé par magie (grâce au paradoxe non arrêté en 1957) et s’y rendent.

Ramse se retrouve donc face à face avec le témoin, de même que Marcus, Hannah et Deacon. Le témoin s’avère finalement être… son meurtrier. Bordel de merde, non, sérieux, je ne veux pas qu’il meure moi ! La série sacrifie ensuite, coup sur coup, Marcus, Hannah et Deacon. Sérieusement ? Après tout ça… cela ne peut pas se terminer comme ça pour tous ces personnages. C’est une putain de fin de saison, et toujours pas en fait, car il reste un dernier épisode.

13.pngÉpisode 13 – Memory of Tomorrow – 20/20
I’m insane and you’re my insanity.

L’introduction de l’épisode fait écho au début de saison avec le même conte pour enfants, auquel se superpose désormais les images de cette saison et les échecs de Cole et Cassie.

L’épisode reprend à Noël 1959, donc environ un mois après l’épisode précédent si je m’en réfère à la chronologie approximative des « six mois plus tard ». Cassie et Cole s’offrent des cadeaux : un rasoir (qui ne servira pas), un bijou-papillon et… un bébé à venir. Cassie est bien évidemment enceinte et c’est le moment que choisit Cole pour avoir des visions d’une femme que je ne connais que trop bien après la saison 6 de Once Upon a Time (ou accessoirement pour être la Cassie du film 12 Monkeys que je n’ai pas vu).

Il la retrouve un peu après dans un hôpital psychiatrique : elle est diagnostiquée schizophrénique, mais Lilian est évidemment une Primaire. Elle lui apprend que ses amis sont morts à Titan et lui confie une mission, même s’il refuse finalement de discuter avec elle car les nouvelles qu’elle lui apprend sont trop… perturbantes.

Bon, le problème, c’est qu’effectivement, elle l’emmène directement à un début de forêt rouge, au cœur de 1959. C’est problématique. Il retourne la voir aussitôt et elle lui conseille de boire les feuilles rouges pour se retrouver en-dehors du temps. Cela lui permettra de retourner en 1957 et l’empêchera de faire des erreurs. Cela signifie aussi effacer Cassie et son enfant, quand même. Il se refuse à le dire à Cassie, mais accepte son destin, écrivant au mur de chez lui que ce fut sa maison entre 1957 et 1959. Son écriture ? Celle du témoin… C’en est presque trop simple.

Et la tisane aux plantes rouges le conduit directement dans les visions que Cassie avait… puis dans son passé. C’est une jolie manière pour la série de faire le tour de ce qu’il s’est passé en deux saisons : la rencontre avec Cassie, celle avec Jennifer, à qui il demande d’arrêter de l’appeler « otter eyes », se donnant lui-même son surnom, les conversations avec Ramse… et finalement, 1957.

Là-bas, il répare son erreur et tue le messager… avant de retourner en 2044, avec la Cassie de 1957, celle qui n’est jamais tombée enceinte, celle qui n’a jamais eu à découvrir ce que représentait la cabane, donc.

Voilà que Katarina s’avère être en vie : elle a survécu à la tempête, d’une manière ou d’une autre, même si elle ne peut l’expliquer concrètement. C’est louche. Elle a ensuite protégé la base pendant longtemps, attendant le retour de Cole et Cassie. Une fois le récit de Katarina fait, Cole apprend à celle-ci et à Cassie ce qu’il a vécu – oubliant forcément une partie de l’histoire, mais bon.

Convaincus de pouvoir sauver Ramse, Hannah et Deacon (et Marcus, mais who cares ?), Cole, Katarina et Cassie décident donc d’utiliser la machine pour se téléporter directement à Titan. Pourtant, Lilian, la primaire de 1959 était claire : Cole ne devait surtout pas aller aider Ramse mais, au contraire, le laisser mourir. Cela sent on ne peut plus mauvais, donc.

Près de Titan, ils tombent sur les Filles, puis sur Jennifer. Cette dernière parvient à remotiver ses troupes, un peu malgré elle. Grâce à cela, Ramse et les autres sont rapidement sauvés et la secte du témoin est massacrée. Pour autant, le Témoin n’est pas retrouvé. Jennifer n’a plus qu’une envie : se barrer. Elle est soutenue par… Deacon, bien sûr !

Ils n’ont pas le temps de beaucoup débattre : l’ensemble de Titan s’avère en fait être une machine temporelle ayant pour but de ramener quelque chose en 2044… Du moins, c’est encore ce que tout le monde pense à ce moment-là. Le but de l’opération est tout autre, mais ce n’est pas pour tout de suite.

Quand tout le monde évacue, il se passe énormément de choses pour chacun des personnages principaux, parce qu’après tout, c’est une fin de saison.

Ramse décide de rester au cœur de Titan pour avoir le cœur net de ce qu’il se passe. Il est alors sauvé par un vieil homme que j’ai pensé être Samuel, mais qui se contente d’amener Ramse auprès d’Olivia. C’est cette dernière qui a recueilli Samuel pendant tout ce temps. Elle a donc survécu jusqu’en 2044 (ou a trouvé le moyen de s’y rendre) et ne travaille pas plus pour les 12 singes, comme nous l’avions vu précédemment. Bonjour la prise de tête et l’intrigue ouverte super sympa.

Deacon décide lui de se sacrifier pour permettre à Jennifer et quelques-unes de ses filles de se barrer. Je suis dégoûté s’il meurt comme ça (bis, oui). J’ai espoir qu’il y en aura un peu plus vu la réaction de Jennifer quand elle le rencontre en 2044, car elle semblait le connaître bien plus. Je shippe, moi !

Le sacrifice de Deacon est en plus presqu’inutile. Oui, il sauve Jennifer, mais celle-ci redécouvre les fusils et détruit une partie de Titan qui l’envoie, par incident technique on va dire, et… France. En 1917. Pendant la guerre, donc, au beau milieu d’un champ de combat alors que son français est très, très, approximatif. Pressé de voir comment elle reviendra à un moment ou un autre dans sa ligne de temps, mais en tout cas, en voilà encore une qui a une vie bien mouvementée et sait déménager comme il se doit. On note aussi que les incidents techniques de Titan, c’est pire que ceux du RER A, quand même, elle est envoyée presqu’un siècle et demi en arrière !

Marcus, Katarina et les filles, y compris Hannah (qui a retrouvé sa vraie mère donc) parviennent à s’échapper de Titan.

Pendant ce temps, Cassie a soudainement un flash et se souvient de ses années passées auprès de Cole entre 1957 et 1959. Ce n’est pas trop possible, a priori, pas plus que ce qui suit. Quand ils se rendent compte que Ramse n’est pas sorti de Titan, Cole et elle retourne à l’intérieur pour tenter de le sauver. Abandonnant, ils refont demi-tour mais sont arrêtés par des hommes masqués bossant pour le témoin. Cole est éjecté de Titan, mais Cassie est soigneusement conservée à l’intérieur du périmètre de la machine-ville qui disparaît et se rend… dans le futur, laissant un énorme cratère sur place.

Comme ils ont utilisés la machine pour se rendre à Titan, Cole et Katarina sont ramenés à la base et espèrent y retrouver Cassie, mais ce n’est pas le cas. Katarina comprend, on ne sait pas trop comment, mais ce sont les joies de la science, que Cassie se trouve désormais en… 2163. En toute logique, Cole décide de partir à la recherche de Cassie et s’y rend à son tour, grâce à la machine et malgré la désapprobation première de Katarina.

L’avantage de 2163, c’est que nous n’avons aucune idée de ce qui nous y attend… et Cassie non plus. Elle tombe nez à nez avec l’homme à la cicatrice (bon, il n’en a plu et je collerai en saison 3 avec son nom d’ « Homme pâle/livide/blême » donné en fin de générique), au beau milieu d’une sorte de tribunal. Tout le monde l’y regarde et quand elle demande à rencontrer le témoin, elle apprend enfin son identité : il s’agit de son fils (ou de sa fille ?), encore dans son ventre. Une partie de moi sentait bien que c’était obligé – surtout que Titan s’est activé précisément quand elle s’est souvenue de 1959, comme si la ville était liée à elle ! Cela dit, je reste incertain de la logique derrière ce choix qui soulève de nombreuses questions.

Je veux dire, j’aurais pu me contenter de savoir que c’était Cole ou que c’était Cassie, ça m’allait bien. Savoir que leur enfant provoque tout ça, c’est quand même étrange niveau but. Comme bien souvent avec la série, il faudra voir la suite et comment elle redéfinit toute la série pour comprendre.

Bon, je vais clairement enchaîner avec la saison 3, hein.

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EN BREF – Finies les approximations paradoxales de la saison 1, 12 Monkeys joue désormais très clairement dans la cour des grands et montre qu’elle sait dès son début de saison très exactement où elle veut aller. Cette saison 2 est l’une des meilleures saisons que j’ai pu voir cette année ! Outre l’action et les émotions, les prises de tête dans le voyage temporel sont époustouflantes et incroyablement justes.

D’un paradoxe à l’autre, la saison s’engloutit très facilement et le chemin parcouru en treize épisodes est impressionnant : il est dur de se souvenir de l’époque où Cassie était coincée en 2015, ou de celle où elle disait ne pas vouloir voyager dans le temps. Effectivement, quand elle meurt dans les bras de Cole en 2018 et lui dit qu’il n’a aucune idée de tout ce qui l’attend, elle ne mentait pas. En revanche, si comme elle le suggère cette scène aura bien lieu malgré le changement temporel de début de saison, ça veut tout de même dire qu’elle ne vivra pas très longtemps… elle a juste au moins neuf mois de répit là ; mais elle a bien déjà vécu près de deux ans cette saison. Ils s’en sortiront toujours avec le sérum qui ralentit le vieillissement, je pense.

Je pourrai continuer à écrire encore longtemps tellement la série propose des pistes nouvelles dans sa fin de saison. La troisième salve d’épisodes devra couvrir une période vaste (1917-2163) et je sais qu’elle est écrite pour être bingewatchée (avec une diffusion US en trois soirées). Je ne sais pas comment je vais faire avec la semaine chargée que j’ai, mais je compte bien m’engloutir la saison très vite. J’espère donc vous retrouver dimanche prochain avec un nouvel article sur la saison 3 !

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